{"id":11887,"date":"2018-10-29T00:00:04","date_gmt":"2018-10-28T23:00:04","guid":{"rendered":"https:\/\/www.worldpolicyconference.com\/?p=11887"},"modified":"2018-11-08T17:06:11","modified_gmt":"2018-11-08T16:06:11","slug":"carlos-ghosn-met-le-turbo-a-somaca","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.worldpolicyconference.com\/fr\/carlos-ghosn-met-le-turbo-a-somaca\/","title":{"rendered":"Carlos Ghosn met le turbo \u00e0 Somaca"},"content":{"rendered":"<p><span style=\"font-weight: 400;\">L\u2019\u00e9conomiste.com <\/span><\/p>\n<p><span style=\"font-weight: 400;\">Par <\/span><a href=\"http:\/\/www.leconomiste.com\/content\/amin-rboub\"><span style=\"font-weight: 400;\">Amin RBOUB<\/span><\/a><span style=\"font-weight: 400;\"> | Le 29\/10\/2018 | <\/span><\/p>\n<h2><strong>Doublement des capacit\u00e9s pour monter \u00e0 160.000 unit\u00e9s en 2022<\/strong><\/h2>\n<p><strong>Possibilit\u00e9 d\u2019extension de Tanger avec des constructeurs de l\u2019Alliance<\/strong><\/p>\n<p><span style=\"font-weight: 400;\">Audacieux, r\u00e9aliste et autocritique. Au lendemain d\u2019une rencontre avec le Souverain, Carlos Ghosn, PDG de l\u2019Alliance Renault-Nissan-Mitsubishi, d\u00e9voile de nouvelles ambitions au Maroc. Il s\u2019agit d\u2019une d\u00e9cision strat\u00e9gique du constructeur fran\u00e7ais de doubler les capacit\u00e9s de production de Somaca \u00e0 l\u2019horizon 2022. C\u2019\u00e9tait en marge de la 11e \u00e9dition de la World Policy Conference, tenue du 26 au 28 octobre \u00e0 Rabat. Le site industriel casablancais devra monter \u00e0 160.000 unit\u00e9s \u00e0 l\u2019horizon 2022.<\/span><\/p>\n<p><span style=\"font-weight: 400;\">Pour l\u2019heure, la capacit\u00e9 de production de Somaca tourne autour de 80.000 v\u00e9hicules (Logan, Sandero\u2026). Le doublement des capacit\u00e9s vient en r\u00e9ponse \u00e0 la demande croissante de v\u00e9hicules de la gamme Global Access. \u00a0Cette d\u00e9cision vient aussi apporter un soutien ind\u00e9fectible au plan d\u2019acc\u00e9l\u00e9ration industrielle initi\u00e9 par le gouvernement marocain et renforcer le positionnement du Maroc en tant que base de production pour la gamme de v\u00e9hicules produits \u00e0 la fois \u00e0 Tanger et \u00e0 Casablanca.<\/span><\/p>\n<p><span style=\"font-weight: 400;\">\u00abSi nous avons d\u00e9cid\u00e9 de doubler les capacit\u00e9s de production de Somaca, c\u2019est parce que le site industriel a d\u00e9ploy\u00e9 tous les efforts n\u00e9cessaires pour devenir comp\u00e9titif. Et le gouvernement marocain a facilit\u00e9 cette comp\u00e9titivit\u00e9\u00bb, soutient Carlos Ghosn tout en confiant que le \u00abgouvernement marocain \u00e9tait un tant soit peu inquiet que le d\u00e9veloppement du site de Tanger se fasse au d\u00e9triment de Somaca\u00bb.<\/span><\/p>\n<p><span style=\"font-weight: 400;\">Pour rappel, le Groupe Renault Maroc a produit pr\u00e8s de \u00a0380.000 v\u00e9hicules en 2017, r\u00e9partis entre 300.476 unit\u00e9s \u00e0 Tanger et 75.808 \u00e0 Casablanca avec un volume global \u00e0 l\u2019export de l\u2019ordre de 333.189 voitures livr\u00e9es dans 74 pays. La filiale marocaine du constructeur fran\u00e7ais est aussi le num\u00e9ro 1 des ventes sur le march\u00e9 marocain (28,6% de part de march\u00e9 pour Dacia et 14,4% pour Renault \u00e0 fin septembre).<\/span><\/p>\n<p><span style=\"font-weight: 400;\">Pour le cas du site de Tanger, m\u00eame s\u2019il a atteint une forte capacit\u00e9 de plus de 340.000 unit\u00e9s (plus de 80% \u00e0 l\u2019export), il y a encore du potentiel \u00e0 son extension, confirme Ghosn: \u00abComme le site de Tanger appartient au groupe Renault, la priorit\u00e9 en cas d\u2019extension devra \u00eatre accord\u00e9e d\u2019abord \u00e0 Renault-Dacia. Mais le site est capable de servir n\u2019importe quelle marque de l\u2019Alliance (ndlr: Nissan et Mitsubishi), qui peuvent entrer en jeu\u2026 Il n\u2019y a pas d\u2019interdiction \u00e0 ce que Nissan ou Mitsubishi le fassent. Mais pour l\u2019heure, il n\u2019y a pas encore de plan dans ce sens\u00bb.<\/span><\/p>\n<p><span style=\"font-weight: 400;\">Sur l\u2019\u00e9lectrique, le groupe Renault nourrit de fortes ambitions. Sauf que c\u2019est encore pr\u00e9matur\u00e9 pour le Maroc. \u00abAujourd\u2019hui, il n\u2019y a pas de plan pour le v\u00e9hicule \u00e9lectrique \u00e0 Tanger, aucune d\u00e9cision n\u2019a encore \u00e9t\u00e9 prise dans ce sens. Mais ce n\u2019est pas exclu de le d\u00e9velopper \u00e0 l\u2019avenir\u00bb, soutient le top management. Il va sans dire que s\u2019il y a une forte demande sur les v\u00e9hicules \u00e9lectriques et si le Maroc met en place l\u2019infrastructure et les subventions, le constructeur dit \u00eatre pr\u00eat \u00e0 investir sur la mobilit\u00e9 propre.<\/span><\/p>\n<p><span style=\"font-weight: 400;\">Pour l\u2019heure, ce qui est tr\u00e8s important et fondamental aux yeux du PDG Ghosn, c\u2019est ce mod\u00e8le de partenariat qui permet \u00e0 l\u2019Etat marocain de s\u2019assurer de la comp\u00e9titivit\u00e9 de son industrie. Et en m\u00eame temps, le groupe Renault en tant qu\u2019industriel qui s\u2019assure de la comp\u00e9titivit\u00e9 de ses sites. \u00abC\u2019est la condition de base du succ\u00e8s de nos usines\u00bb, insiste Ghosn. Bien \u00e9videmment, les challenges restent encore multiples.<\/span><\/p>\n<p><span style=\"font-weight: 400;\">D\u2019abord l\u2019Etat marocain doit relever le d\u00e9fi d\u2019optimiser l\u2019attractivit\u00e9 des investisseurs (IDE) ainsi que les cr\u00e9ations d\u2019emplois \u00a0ou encore l\u2019infrastructure\u2026 Quant au groupe Renault, son patron admet qu\u2019il y a encore des gisements d\u2019am\u00e9lioration sur \u00abl\u2019int\u00e9gration locale (voir encadr\u00e9), la comp\u00e9titivit\u00e9, la qualit\u00e9\u2026 Malgr\u00e9 le succ\u00e8s r\u00e9alis\u00e9, il y a encore plein de choses \u00e0 am\u00e9liorer\u00bb.<\/span><\/p>\n<p><span style=\"font-weight: 400;\">Et d\u2019ajouter: \u00abNos \u00e9quipes locale et r\u00e9gionale savent tr\u00e8s bien que pour s\u00e9curiser l\u2019avenir, il va falloir que l\u2019on soit tr\u00e8s exigeant sur notre propre performance\u00bb, insiste Carlos Ghosn. Il en veut pour arguments que les sites de Tanger et Casablanca produisent essentiellement pour l\u2019export pour 74 pays-march\u00e9s, dans une concurrence acerbe avec tous les grands constructeurs mondiaux. Autrement dit, pas droit \u00e0 l\u2019erreur. \u00abIl faut que nous soyons au top niveau de la comp\u00e9titivit\u00e9 de l\u2019industrie mondiale\u00bb, soutient le PDG.<\/span><\/p>\n<p><span style=\"font-weight: 400;\">En termes de bilan de l\u2019exp\u00e9rience industrielle de Renault au Maroc, un satisfecit se d\u00e9gage aupr\u00e8s de Ghosn dans le sens o\u00f9 l\u2019automobile (composants et v\u00e9hicules) est devenue le premier exportateur du Maroc, loin devant les phosphates. \u00abC\u2019est assez significatif. \u00a0Il y a 8 ans, il n\u2019y avait pas d\u2019industrie automobile au Maroc. Aujourd\u2019hui, le pays est d\u00e9j\u00e0 un hub \u00e0 l\u2019export de v\u00e9hicules. Et nous n\u2019avons aucune objection \u00e0 ce que d\u2019autres constructeurs viennent s\u2019implanter au Maroc. Mais nous ne voudrions pas qu\u2019ils viennent \u00e0 Tanger\u00bb, glisse Ghosn, sourire en coin. L\u2019arriv\u00e9e de nouveaux constructeurs devra favoriser l\u2019installation de fournisseurs tout autour ainsi que la localisation de pi\u00e8ces (int\u00e9gration) ou encore les investissements en infrastructures, lesquels devront favoriser non seulement la production et l\u2019emploi par milliers mais aussi l\u2019export, fait valoir Carlos Ghosn. <\/span><\/p>\n<p><span style=\"font-weight: 400;\">Il encha\u00eene: \u00abNous sommes contents que la concurrence arrive. Mais c\u2019est Renault qui a cru le premier au site Maroc. Nous avons bien vu avant tout le monde le potentiel du pays \u2026 Nous sommes les Ice Breakers. Il faut accorder du cr\u00e9dit \u00e0 cela. Aujourd\u2019hui, la production industrielle automobile au Maroc est \u00e0 100% r\u00e9alis\u00e9e par nous, l\u2019export c\u2019est nous et le march\u00e9 marocain des voitures, c\u2019est aussi nous. Il ne faut pas l\u2019oublier, nous avons \u00e9t\u00e9 les premiers \u00e0 miser sur le Maroc. C\u2019est nous qui avons amen\u00e9 les fournisseurs et qui avons r\u00e9tabli la cr\u00e9dibilit\u00e9 du Maroc\u2026 Aujourd\u2019hui, c\u2019est Renault la r\u00e9alit\u00e9 du Maroc, il faut l\u2019admettre\u00bb, fait valoir Ghosn en r\u00e9action \u00e0 une question sur les ambitions sup\u00e9rieures annonc\u00e9es par PSA (80% d\u2019int\u00e9gration locale \u00e0 \u00a0terme, 200.000 moteurs et autant de v\u00e9hicules).<\/span><\/p>\n<p><span style=\"font-weight: 400;\">Le dirigeant ne cache pas que le groupe au losange est en train de d\u00e9velopper de nouveaux v\u00e9hicules \u00abtr\u00e8s modernes\u00bb pour le renouvellement des gammes produites au Maroc. \u00abLe site de Tanger est une usine moderne dans laquelle nous avons beaucoup investi. Elle est configur\u00e9e pour fabriquer des produits modernes. Ce n\u2019est pas une usine low cost, mais plut\u00f4t un site que nous voulons comp\u00e9titif, \u00e0 m\u00eame de fabriquer tous types de produits, sans limitation aucune. Des v\u00e9hicules que le Marocain pr\u00e9f\u00e8re et que les march\u00e9s \u00e0 l\u2019export demandent\u00bb. <\/span><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>L\u2019\u00e9conomiste.com Par Amin RBOUB | Le 29\/10\/2018 | Doublement des capacit\u00e9s pour monter \u00e0 160.000 unit\u00e9s en 2022 Possibilit\u00e9 d\u2019extension de Tanger avec des constructeurs de l\u2019Alliance Audacieux, r\u00e9aliste et<\/p>\n","protected":false},"author":3,"featured_media":0,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[4],"tags":[25],"class_list":["post-11887","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-press-review","tag-25"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.worldpolicyconference.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/11887","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.worldpolicyconference.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.worldpolicyconference.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.worldpolicyconference.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/3"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.worldpolicyconference.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=11887"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.worldpolicyconference.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/11887\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.worldpolicyconference.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=11887"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.worldpolicyconference.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=11887"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.worldpolicyconference.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=11887"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}