{"id":15053,"date":"2022-03-10T10:16:39","date_gmt":"2022-03-10T09:16:39","guid":{"rendered":"https:\/\/www.worldpolicyconference.com\/?p=15053"},"modified":"2022-03-10T10:16:39","modified_gmt":"2022-03-10T09:16:39","slug":"serge-ekue-president-de-la-boad-lactualite-nous-pousse-a-faire-les-choses-et-a-les-faire-vite","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.worldpolicyconference.com\/fr\/serge-ekue-president-de-la-boad-lactualite-nous-pousse-a-faire-les-choses-et-a-les-faire-vite\/","title":{"rendered":"Serge Eku\u00e9 \u2013 Pr\u00e9sident de la BOAD : \u00ab L\u2019actualit\u00e9 nous pousse \u00e0 faire les choses et \u00e0 les faire vite \u00bb"},"content":{"rendered":"<p><\/p>\n<div class=\"td-author-by\">Par<span style=\"font-size: 1rem;\"> <strong>Rachelle SEKONGO\u00a0<\/strong><\/span>&#8211;\u00a0<span style=\"font-size: 1rem;\">3 mars 2022<\/span><\/div>\n<div><img decoding=\"async\" src=\"https:\/\/bankassurafrik.com\/wp-content\/uploads\/2022\/03\/Serge-ekue-696x392.jpg\" \/><\/div>\n<div>\n<p>Le B\u00e9ninois Serge Eku\u00e9, pr\u00e9sident de la Banque ouest-africaine de d\u00e9veloppement (BOAD) a initi\u00e9 -depuis son arriv\u00e9e \u00e0 t\u00eate de l\u2019institution en ao\u00fbt 2020- un plan strat\u00e9gique (plan \u00ab Djoliba \u00bb) qui inclus une augmentation de capital de 1,5 milliard de dollars. Il vient d\u2019en franchir la premi\u00e8re \u00e9tape en s\u2019arrachant l\u2019accord des actionnaires. Dans cet entretien avec La Tribune Afrique, le principal financier du d\u00e9veloppement de l\u2019UEMOA bas\u00e9 \u00e0 Lom\u00e9 (Togo) revient sur cette actualit\u00e9, \u00e9voquant notamment le cas particulier du Mali, mais aussi sa philosophie d\u2019investissement en temps de crise, le sujet des droits de tirage sp\u00e9ciaux (DTS) ou encore la valeur des PPP dans le contexte de relance \u00e9conomique.<\/p>\n<figure class=\"wp-block-image\"><img decoding=\"async\" class=\"td-animation-stack-type0-2\" src=\"https:\/\/static.latribune.fr\/full_width\/1878903\/serge-ekue-pdt-boad.jpg\" alt=\"\u00ab La BOAD est une maison de faiseurs et non de diseurs \u00bb, affirme Serge Eku\u00e9, Pr\u00e9sident de la Banque ouest-africaine de d\u00e9veloppement (BOAD).\" \/><figcaption>\u00ab La BOAD est une maison de faiseurs et non de diseurs \u00bb, affirme Serge Eku\u00e9, Pr\u00e9sident de la Banque ouest-africaine de d\u00e9veloppement (BOAD).\u00a0(Cr\u00e9dits : DR)<\/figcaption><\/figure>\n<p><strong>La BOAD vient de franchir la premi\u00e8re \u00e9tape vers sa recapitalisation. Qu\u2019est-ce que cela repr\u00e9sente pour vous qui avez initi\u00e9 ce projet d\u00e8s votre arriv\u00e9e \u00e0 la pr\u00e9sidence de la Banque ?<\/strong><\/p>\n<p><strong>SERGE EKUE \u2013<\/strong>\u00a0Le sujet de l\u2019augmentation de capital \u00e9tait au c\u0153ur de toutes les batailles \u00e0 la BOAD et je pense que l\u2019histoire nous donne raison. Aujourd\u2019hui, le constat est que notre banque devrait disposer de suffisamment de fonds propres pour pouvoir lever de la dette et financer efficacement le d\u00e9veloppement. Nous aurons une meilleure capacit\u00e9 d\u2019absorption des chocs, donc une plus grande r\u00e9silience \u00e0 l\u2019avenir.<\/p>\n<p>Nous voyons bien que la situation dans la r\u00e9gion s\u2019est d\u00e9grad\u00e9e assez vite, avec notamment les cas du Mali et du Burkina Faso. Tr\u00e8s clairement, l\u2019augmentation de capital de la Banque offre un facteur de stabilisation suppl\u00e9mentaire au c\u0153ur de cette crise dans notre r\u00e9gion.. Cette op\u00e9ration nous permettra d\u2019avoir les moyens de faire face \u00e0 une d\u00e9gradation possible, mais pas av\u00e9r\u00e9e encore -je suis tr\u00e8s pr\u00e9cis sur ces termes-, de la situation.<\/p>\n<p>Par ailleurs, les enjeux en mati\u00e8re de d\u00e9veloppement du continent africain en g\u00e9n\u00e9ral et de notre zone en particulier nous introduisent dans une situation d\u2019urgence. La population ouest-africaine est aujourd\u2019hui de 110 \u00e0 120 millions d\u2019habitants. Nous allons doubler de population dans 25 ans, avec une moyenne d\u2019\u00e2ge de 20 ans. Pour faire face \u00e0 cette croissance d\u00e9mographique, les besoins en termes de ressources financi\u00e8res sont massifs. Rien qu\u2019en mati\u00e8re d\u2019\u00e9nergie, le gap de financement sur les prochaines ann\u00e9es est de 100 milliards de dollars annuel en ce qui concerne les infrastructures de mani\u00e8re g\u00e9n\u00e9rale sur le continent.<\/p>\n<p>Face \u00e0 cette situation d\u2019urgence, il s\u2019agit pour nous d\u2019acc\u00e9l\u00e9rer notre action. C\u2019est la raison pour laquelle la premi\u00e8re d\u00e9cision que j\u2019ai prise en arrivant \u00e0 la t\u00eate de la BOAD c\u2019\u00e9tait de concentrer nos efforts sur notre augmentation de capital.<\/p>\n<p><strong>L\u2019Afrique de l\u2019Ouest vit effectivement une situation particuli\u00e8re. Les pays membres sont les premiers \u00e0 prendre des engagements pour cette augmentation de capital. Mais qu\u2019en est-il du Mali qui est sous sanctions ?<\/strong><\/p>\n<p>La chose n\u2019est pas simple. Quand nous travaillons sur une op\u00e9ration de dette, c\u2019est tr\u00e8s simple. Mais une op\u00e9ration d\u2019<em>equity<\/em>\u00a0est plus complexe, car elle int\u00e8gre un process de validation, de souscription et de lib\u00e9ration de capital qui est propre \u00e0 chaque actionnaire. La premi\u00e8re \u00e9tape \u00e9tait de travailler sur la souscription afin d\u2019obtenir le soutien des actionnaires \u00e0 notre plan d\u2019augmentation de capital.<\/p>\n<p>Aujourd\u2019hui, nous travaillons avec chaque pays pour d\u00e9finir les modalit\u00e9s de lib\u00e9ration. Dans certains Etats, cela va passer par la loi de finances d\u00e9battue tant\u00f4t \u00e0 l\u2019Assembl\u00e9e nationale tant\u00f4t au Parlement. Cela prendra donc un peu de temps. Chaque pays va proc\u00e9der selon les dispositions qui lui sont propres.<\/p>\n<p>Le Mali est aujourd\u2019hui sous sanctions, nous ne pouvons pas regarder ce dossier avec eux. En revanche, le Mali nous avait donn\u00e9 son accord avant que les sanctions ne soient prises. Lorsque ces derni\u00e8res seront lev\u00e9es, nous reprendrons naturellement le processus. J\u2019insiste sur le fait que ce qui est important ce sont les intentions exprim\u00e9es par chaque actionnaire. Et de ce point de vue, \u00e0 une exception pr\u00e8s qui est l\u2019Inde, tous les actionnaires nous ont apport\u00e9 leur soutien.<\/p>\n<p><strong>Concernant les actionnaires non r\u00e9gionaux, la Banque africaine de d\u00e9veloppement (BAD), la France et le Maroc pr\u00e9voient de souscrire d\u00e8s cette ann\u00e9e 2022. Pouvez-vous nous en dire un peu plus ?<\/strong><\/p>\n<p>Nous avons les actionnaires de cat\u00e9gorie A qui sont les pays de la zone, auxquels s\u2019ajoute la Banque centrale des Etats de l\u2019Afrique de l\u2019Ouest (BCEAO). Nous avons \u00e9galement les actionnaires de cat\u00e9gorie B qui sont non-r\u00e9gionaux dont la France qui a effectivement fait passer par vote dans sa loi de finances, d\u00e8s cette ann\u00e9e, notre augmentation de capital. La Banque Africaine de D\u00e9veloppement (BAD) a \u00e9galement soumis en conseil des gouverneurs l\u2019augmentation de capital, qui a \u00e9t\u00e9 valid\u00e9e. Nous sommes en train de finaliser notre accord avec le Royaume du Maroc.<\/p>\n<p><strong>Le monde traverse une crise sans pr\u00e9c\u00e9dent depuis deux ans suite \u00e0 la pand\u00e9mie de Covid-19. En Afrique de l\u2019Ouest, comment cette crise a-t-elle influenc\u00e9 votre philosophie d\u2019investissement ?<\/strong><\/p>\n<p>La crise que nous traversons constitue un choc exog\u00e8ne. Certes dans notre m\u00e9tier, les chocs \u00e9conomiques ne sont pas forc\u00e9ment pr\u00e9visibles, mais les pr\u00e9c\u00e9dentes crises de 1995, de 1999, celle des\u00a0<em>subprimes<\/em>\u00a0en 2008, celle de l\u2019euro en 2011\u2026et maintenant la Covid-19, t\u00e9moignent bien de ce que la vie \u00e9conomique et financi\u00e8re n\u2019est pas un long fleuve tranquille.<\/p>\n<p>Nous consid\u00e9rons que cette crise a plus que jamais mis en avant les probl\u00e8mes de sant\u00e9 et d\u2019\u00e9ducation dans notre r\u00e9gion en particulier. Et un des premiers engagements pris au dernier Sommet Union africaine \u2013 Union europ\u00e9enne, a port\u00e9 sur le d\u00e9fi de sant\u00e9 publique de mani\u00e8re plus g\u00e9n\u00e9rale avec la cr\u00e9ation de hubs r\u00e9gionaux pour les vaccins et ARN messagers, notamment la question de la production \u00e0 domicile de vaccins, non seulement pour la Covid-19, mais \u00e9galement pour d\u2019autres virus.<\/p>\n<p>Le deuxi\u00e8me point est celui de l\u2019agriculture. Cette crise a compl\u00e8tement d\u00e9stabilis\u00e9 les cha\u00eenes d\u2019approvisionnement dans le monde et nous en subissons encore les cons\u00e9quences aujourd\u2019hui. Les prix des transports ont substantiellement augment\u00e9. On peut discuter de l\u2019impact sur l\u2019inflation, mais c\u2019est un autre sujet. A partir du moment o\u00f9 les fronti\u00e8res se sont ferm\u00e9es, les pays de notre r\u00e9gion se sont retrouv\u00e9s du jour au lendemain coup\u00e9s du monde. Ainsi, la vraie le\u00e7on \u00e0 tirer de la crise est que les productions domestiques doivent \u00eatre privil\u00e9gi\u00e9es, afin d\u2019\u00e9viter d\u2019\u00eatre soumis ainsi \u00e0 la d\u00e9stabilisation des cha\u00eenes d\u2019approvisionnement mondiales. Il va donc de soi que la BOAD jouera sa partition dans le soutien au secteur de la sant\u00e9, de l\u2019agriculture, de l\u2019\u00e9ducation, des infrastructures et de l\u2019\u00e9nergie<\/p>\n<p>Dans le contexte actuel, il y a vraiment mati\u00e8re \u00e0 travailler dans une id\u00e9e d\u2019acc\u00e9l\u00e9ration dans l\u2019urgence. Nous n\u2019avons pas beaucoup de temps pour contempler les choses, nous devons agir. Lorsque la Banque centrale a pens\u00e9 \u00e0 la cr\u00e9ation de la BOAD, c\u2019\u00e9tait en termes d\u2019instrument de financement du d\u00e9veloppement. L\u2019actualit\u00e9 nous pousse \u00e0 faire les choses et \u00e0 les faire vite. La BOAD est une maison de faiseurs et non de diseurs.<\/p>\n<p><strong>Le Sommet UA-UE que vous \u00e9voquiez tant\u00f4t a \u00e9t\u00e9 l\u2019occasion pour les dirigeants d\u2019Afrique et d\u2019Europe de revenir sur des sujets cl\u00e9s li\u00e9s au d\u00e9veloppement comme celui des Droits de tirage sp\u00e9ciaux (DTS) du Fonds mon\u00e9taire international (FMI). Aux 650 milliards de dollars octroy\u00e9s \u00e0 l\u2019Afrique, le continent, apr\u00e8s r\u00e9clamation d\u2019une augmentation, a obtenu une promesse de 100 milliards suppl\u00e9mentaires. A ce stade, quel est votre point au sujet des DTS ?<\/strong><\/p>\n<p>Nous d\u00e9fendons l\u2019id\u00e9e qu\u2019il faut trouver toutes les voies et moyens qui permettront au continent africain d\u2019avoir les moyens de son d\u00e9veloppement. C\u2019est ce message que nous portons au niveau international et dont nous nous sommes fait \u00e9cho au Sommet Union africaine- Union europ\u00e9enne de Bruxelles. Nous soutenons \u00e0 nouveau l\u2019id\u00e9e de la redirection des Droits de tirages sp\u00e9ciaux au profit des banques de d\u00e9veloppement. Nous avons trouv\u00e9 des solutions alternatives, mais il \u00e9tait effectivement important que le volume des DTS soit augment\u00e9 au profit du continent africain de mani\u00e8re g\u00e9n\u00e9rale et au profit de l\u2019Afrique de l\u2019Ouest en particulier. A l\u2019origine, des d\u00e9bats se sont tenus autour des 33 milliards de dollars de DTS, avant l\u2019octroie de 100 milliards suppl\u00e9mentaires. Au moment o\u00f9 nous parlons, nous ne les avons pas encore atteints, nous sommes \u00e0 60 milliards de dollars.<\/p>\n<p>A la BOAD, nous avons mis en place une organisation ciblant cinq secteurs prioritaires qui sont des secteurs de base du d\u00e9veloppement \u00e0 savoir les infrastructures, les \u00e9nergies, l\u2019agriculture, l\u2019immobilier notamment l\u2019habitat social, la sant\u00e9 et l\u2019\u00e9ducation. Nous devons continuer de faire en sorte que ces probl\u00e8mes soient r\u00e9gl\u00e9s. Et notre banque a vocation \u00e0 aller chercher de la ressource, et \u00e0 la d\u00e9dier aux besoins des populations. Il faut que nous arrivions \u00e0 ce que je disais au d\u00e9part : r\u00e9duire le gap de financement afin de r\u00e9pondre efficacement aux besoins d\u2019une population croissante. Cela est fondamental.<\/p>\n<p><strong>Dans le contexte actuel, et en dehors de leur engagement \u00e0 augmenter le capital de la Banque, avez-vous des attentes vis-\u00e0-vis des gouvernements ?<\/strong><\/p>\n<p>Nous sommes une banque tr\u00e8s impliqu\u00e9e dans nos relations avec le secteur souverain, nos principaux actionnaires directs ou indirects \u00e9tant les \u00c9tats de notre zone. Nous avons \u00e9galement une relation tr\u00e8s forte avec le secteur priv\u00e9 -notamment les PME et PMI- que nous soutenons \u00e0 travers les banques commerciales. La mani\u00e8re dont nos \u00e9conomies \u00e9voluent fait que nous arrivons aujourd\u2019hui \u00e0 un point o\u00f9 le secteur priv\u00e9 doit progressivement prendre le relais du secteur souverain. Le secteur public doit jouer sa partition dans les grandes infrastructures, mais on voit bien que le concept de Partenariat public-priv\u00e9 (PPP) se d\u00e9veloppe beaucoup. Nous sommes dans une zone o\u00f9 le souverain aujourd\u2019hui, se nourrit de plus en plus du priv\u00e9 et o\u00f9 le secteur priv\u00e9 -qui est indispensable pour la relance \u00e9conomique- peut difficilement faire fi du secteur souverain.<\/p>\n<p>La BOAD s\u2019inscrit donc dans ce mouvement. C\u2019est l\u2019\u00e9mergence de culture du client. Ce terme m\u2019importe beaucoup\u00a0: comme il s\u2019agit de clients, ce qui les emp\u00eache de dormir la nuit, doit m\u2019emp\u00eacher aussi de dormir.<\/p>\n<p>Lire l&rsquo;article original sur le site de <a href=\"https:\/\/bankassurafrik.com\/2022\/03\/03\/serge-ekue-president-de-la-boad-lactualite-nous-pousse-a-faire-les-choses-et-a-les-faire-vite\/\">BankassurAfrik<\/a>.<\/p>\n<\/div>\n<p><\/p>","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Par Rachelle SEKONGO\u00a0&#8211;\u00a03 mars 2022 Le B\u00e9ninois Serge Eku\u00e9, pr\u00e9sident de la Banque ouest-africaine de d\u00e9veloppement (BOAD) a initi\u00e9 -depuis son arriv\u00e9e \u00e0 t\u00eate de l\u2019institution en ao\u00fbt 2020- un<\/p>\n","protected":false},"author":3,"featured_media":15054,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[23],"tags":[153],"class_list":["post-15053","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-news-room","tag-153"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.worldpolicyconference.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/15053","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.worldpolicyconference.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.worldpolicyconference.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.worldpolicyconference.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/3"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.worldpolicyconference.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=15053"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.worldpolicyconference.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/15053\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.worldpolicyconference.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media\/15054"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.worldpolicyconference.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=15053"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.worldpolicyconference.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=15053"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.worldpolicyconference.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=15053"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}