{"id":1990,"date":"2014-07-13T17:53:02","date_gmt":"2014-07-13T16:53:02","guid":{"rendered":"http:\/\/www.worldpolicyconference.com\/?p=1990"},"modified":"2015-06-17T16:45:48","modified_gmt":"2015-06-17T15:45:48","slug":"2012-themes","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.worldpolicyconference.com\/fr\/2012-themes\/","title":{"rendered":"Th\u00e8mes 2012"},"content":{"rendered":"<p><\/p>\n<h2>S\u00e9ance pl\u00e9ni\u00e8re 1 : \u00abGouvernance \u00e9conomique mondiale\u00bb<\/h2>\n<p>La mondialisation a \u00e9t\u00e9 initialement per\u00e7ue comme une transformation irr\u00e9versible vers un monde uniforme et plat, mais prosp\u00e8re. C&rsquo;\u00e9tait comme si, du moins d\u2019un point de vue \u00e9conomique, les pr\u00e9tendus \u00ab obstacles \u00bb des identit\u00e9s nationales ou r\u00e9gionales devaient \u00eatre abolis. Comme si le monde entier \u00e9tait destin\u00e9 \u00e0 devenir un march\u00e9 unique, r\u00e9gul\u00e9 par des organisations internationales et dirig\u00e9 par des technocrates suppos\u00e9s comp\u00e9tents. Depuis la crise financi\u00e8re et \u00e9conomique des cinq derni\u00e8res ann\u00e9es, nous observons des tendances bien diff\u00e9rentes : davantage d&rsquo;agressivit\u00e9 dans l&rsquo;affirmation des identit\u00e9s collectives, une demande accrue de renationalisation des politiques \u00e9conomiques, des pressions protectionnistes, etc. Cette \u00e9volution est perceptible, m\u00eame dans le cadre tr\u00e8s int\u00e9gr\u00e9 de l&rsquo;Union europ\u00e9enne. L&rsquo;id\u00e9e que la mondialisation est irr\u00e9versible ne peut plus \u00eatre consid\u00e9r\u00e9e comme juste. L\u2019objet de cette session est d&rsquo;\u00e9valuer la stabilit\u00e9 du syst\u00e8me \u00e9conomique mondial et de faire des recommandations sur la fa\u00e7on de la renforcer, afin de pr\u00e9server les b\u00e9n\u00e9fices d&rsquo;un monde ouvert, tout en r\u00e9pondant aux revendications politiques de pr\u00e9servation des identit\u00e9s collectives et de justice sociale.<\/p>\n<h2>S\u00e9ance pl\u00e9ni\u00e8re 2 : \u00abG2 ?\u00bb<\/h2>\n<p>M\u00eame s\u2019il est probable que les \u00c9tats-Unis vont rester la seule superpuissance dans l\u2019avenir pr\u00e9visible, la Chine est devenue un challenger cr\u00e9dible. Elle est maintenant la deuxi\u00e8me \u00e9conomie du monde et, sauf accident \u00e9conomique ou politique, elle pourrait passer au premier rang dans les prochaines d\u00e9cennies. Non seulement elle se dote de tous les attributs de la puissance, mais elle se comporte de plus en plus comme une puissance, au sens classique du terme, du moins vis-\u00e0-vis de ses voisins. Les deux pays sont assez allergiques au multilat\u00e9ralisme, mais alors que les \u00c9tats-Unis ont d\u00e9velopp\u00e9 un sens du leadership au cours du XXe si\u00e8cle, la Chine n&rsquo;a pas eu une telle exp\u00e9rience historique. Ils se font une rude concurrence \u00e9conomique, mais aussi politique, en particulier, mais pas exclusivement, en Asie. Se dirigent-ils vers une confrontation ? Ou, au contraire, pourrait-il y avoir une sorte de \u00ab d\u00e9tente, entente, et coop\u00e9ration\u00bb, pour reprendre l\u2019ancien vocabulaire de la guerre froide &#8211; c&rsquo;est \u00e0 dire une sorte de G2 ? Comment un tel G2 pourrait-il \u00eatre acceptable pour le reste du monde ? Quelles forces d\u00e9cideront de l\u2019option qui l&#8217;emportera ?<\/p>\n<h2>S\u00e9ance pl\u00e9ni\u00e8re 3<\/h2>\n<p>Le pr\u00e9sident Mario Monti nous pr\u00e9sentera sa vision de la gouvernance mondiale.<\/p>\n<h2>Session pl\u00e9ni\u00e8re 4 : \u00ab l&rsquo;avenir de l&rsquo;UE \u00bb<\/h2>\n<p>L&rsquo;Union europ\u00e9enne est, au niveau r\u00e9gional, un laboratoire unique pour la gouvernance mondiale. Pourtant, au cours des derni\u00e8res ann\u00e9es, elle a subi deux d\u00e9convenues majeures : la crise de la zone euro et une crise d&rsquo;identit\u00e9. En d\u00e9pit d&rsquo;un certain nombre de mesures importantes, la premi\u00e8re crise n&rsquo;est pas encore termin\u00e9e. Si elle survit, la zone euro devrait se renforcer et constituer le c\u0153ur naturel d\u2019une Union restaur\u00e9e. Combien de temps doit-on accorder au processus de sauvetage ? Pourrait-il \u00e9chouer, et l&rsquo;UE pourrait-elle r\u00e9sister \u00e0 un tel choc ? La seconde crise est illustr\u00e9e par la tentation britannique de s\u2019\u00e9loigner de l\u2019UE et par des mouvements nationalistes qui se renforcent, en particulier, mais non exclusivement, dans certains pays r\u00e9cemment devenus membres. L&rsquo;esprit des p\u00e8res fondateurs a disparu, et l&rsquo;UE semble bien avoir perdu son sens d&rsquo;identit\u00e9. Ses institutions sont largement per\u00e7ues comme non d\u00e9mocratiques et inefficaces. Pourtant, sa contribution extraordinaire \u00e0 la paix et \u00e0 la prosp\u00e9rit\u00e9 est reconnue par beaucoup dans le monde entier. Son attribution du prix Nobel de la paix, cette ann\u00e9e, est un symbole significatif \u00e0 cet \u00e9gard. Comment les membres de l&rsquo;UE pourront-ils se mettre d&rsquo;accord sur une vision commune de leur avenir commun? Un tel accord doit-il constituer un pr\u00e9alable \u00e0 un \u00e9largissement futur ?<\/p>\n<h2>Session pl\u00e9ni\u00e8re 5 : \u00ab Bonne gouvernance et r\u00e9ussite \u00e9conomique \u00bb<\/h2>\n<p>Le concept de gouvernance est pertinent \u00e0 diff\u00e9rents niveaux. Il se r\u00e9f\u00e8re \u00e0 l&rsquo;art et la science de fixer et d\u2019atteindre des objectifs dans des syst\u00e8mes complexes. Une r\u00e9ussite \u00e9conomique durable suppose une \u00abbonne gouvernance\u00bb \u00e0 au moins trois niveaux : (1) au niveau de l&rsquo;entreprise, ce qui signifie une bonne gestion ; (2) au niveau national, ce qui signifie de bonnes politiques publiques pour assurer un climat qui favorise la croissance et l&#8217;emploi dans le court, moyen et long terme, tout en restant socialement acceptable et en pr\u00e9servant l&rsquo;environnement ; (3) au niveau international, ce qui signifie optimiser la coordination entre les politiques nationales, g\u00e9rer les externalit\u00e9s et r\u00e9duire les risques syst\u00e9miques. Le troisi\u00e8me niveau est crucial si la mondialisation doit survivre. Le but de cette session est d&rsquo;explorer les relations entre les trois niveaux, et donc les liens entre les affaires et la politique. Comment devrait-on d\u00e9finir la responsabilit\u00e9 sociale des entreprises dans ce contexte ? La diversit\u00e9 des cultures et des valeurs est-elle un atout ou un obstacle ? Les m\u00e9dias ont-ils un r\u00f4le sp\u00e9cifique \u00e0 jouer ?<\/p>\n<h2>Session pl\u00e9ni\u00e8re 6 : \u00abL&rsquo;avenir du Moyen-Orient\u00bb<\/h2>\n<p>Quelles qu\u2019en soient les causes imm\u00e9diates, l\u2019origine fondamentale du \u00abprintemps arabe\u00bb est la non-viabilit\u00e9 de l&rsquo;ordre qui a \u00e9merg\u00e9 dans la r\u00e9gion MOAN (Moyen-Orient &#8211; Afrique du Nord) \u00e0 la suite de la d\u00e9colonisation et dans le contexte de la guerre froide. Le \u00abprintemps arabe\u00bb a lib\u00e9r\u00e9 des forces centrifuges puissantes, qui sont maintenant \u00e0 l&rsquo;\u0153uvre entre et dans les pays de la r\u00e9gion. L&rsquo;\u00e9mergence d&rsquo;un nouvel ordre n\u00e9cessitera sans doute au moins une g\u00e9n\u00e9ration. Des puissances ext\u00e9rieures vont s\u00fbrement exercer une influence sur le processus, du fait que leurs grands int\u00e9r\u00eats \u00e9conomiques et s\u00e9curitaires sont impliqu\u00e9s. En outre, il existe des signes d&rsquo;un nouveau type de rivalit\u00e9 Est-Ouest dans la r\u00e9gion. Ainsi, les membres permanents du Conseil de s\u00e9curit\u00e9 sont-ils ouvertement divis\u00e9s sur la Syrie. Quoi qu&rsquo;il en soit, le sort de la r\u00e9gion MOAN sera probablement d\u00e9termin\u00e9 principalement par des facteurs internes, parmi lesquels la culture et l&rsquo;id\u00e9ologie joueront un r\u00f4le essentiel. Le but de cette session est d&rsquo;examiner l&rsquo;avenir du Moyen-Orient au sens large, essentiellement du point de vue de la r\u00e9gion elle-m\u00eame. Quels seront les risques et les opportunit\u00e9s, dans la r\u00e9gion et aussi au-del\u00e0, dans l&rsquo;\u00e8re post-printemps arabe ?<\/p>\n<h2>S\u00e9ance pl\u00e9ni\u00e8re 7 : \u00abL\u2019Afrique\u00bb<\/h2>\n<p>L&rsquo;Afrique n&rsquo;est plus per\u00e7ue comme un continent perdu. Elle b\u00e9n\u00e9ficie d&rsquo;une croissance durable (5% en moyenne sur la derni\u00e8re d\u00e9cennie), avec des ressources naturelles et humaines importantes (bonus d\u00e9mographique). Une immense classe moyenne (300 millions de personnes) est en train d\u2019\u00e9merger, en m\u00eame temps que l&rsquo;urbanisation. \u00c0 long terme, la bonne gouvernance et l&rsquo;\u00e9ducation &#8211; deux facteurs connexes &#8211; seront les principaux d\u00e9terminants de la r\u00e9ussite \u00e9conomique et sociale. Pour le moment, la gouvernance fait quelques progr\u00e8s, bien que trop souvent des r\u00e9gimes pr\u00e9sidentiels forts continuent de coexister avec des \u00c9tats faibles. Une telle situation alimente \u00e0 la fois la grande et la petite corruption. La fragilit\u00e9 de nombreux \u00c9tats est \u00e9galement une cause majeure de conflits locaux ou r\u00e9gionaux. Il faut reconna\u00eetre, cependant, que le nombre et la l\u00e9talit\u00e9 des conflits en Afrique sont moindres que durant la guerre froide. Dans le m\u00eame temps, leurs effets externes sont devenus plus importants dans certains cas (Mali). Le but de cette session est d&rsquo;examiner l&rsquo;\u00e9tat de l&rsquo;Afrique dans le contexte de la mondialisation et de la gouvernance mondiale, tant du point de vue politique qu\u2019\u00e9conomique.<\/p>\n<h2>S\u00e9ance pl\u00e9ni\u00e8re 8 : \u00abD\u00e9bat g\u00e9n\u00e9ral\u00bb<\/h2>\n<p>Comme dans les \u00e9ditions pr\u00e9c\u00e9dentes de la WPC, le d\u00e9bat g\u00e9n\u00e9ral portera sur les enjeux actuels, en relation avec la gouvernance mondiale. Ce qui rev\u00eat une importance particuli\u00e8re cette ann\u00e9e, c&rsquo;est la perspective d\u2019un leadership stable, \u00e0 moyen terme, dans trois grands pays : les \u00c9tats-Unis, la Chine et la Russie.<\/p>\n<h2><em>WORKSHOPS<\/em><\/h2>\n<h2>Atelier \u00abfinance\u00bb<\/h2>\n<p>L&rsquo;atelier \u00ab  finance \u00bb examinera l&rsquo;\u00e9tat des r\u00e9formes de la r\u00e9glementation financi\u00e8re lanc\u00e9es par la communaut\u00e9 internationale pour \u00e9viter une nouvelle crise financi\u00e8re mondiale.<br \/>\nLes probl\u00e8mes suivants seront examin\u00e9s en vue d\u2019apporter des r\u00e9ponses \u00e0 trois questions :<\/p>\n<ul>\n<li>\u00b7 Quels progr\u00e8s ont \u00e9t\u00e9 accomplis \u00e0 ce jour ?<\/li>\n<li>\u00b7 Quelles sont les principales faiblesses qui subsistent du point de vue de la stabilit\u00e9 financi\u00e8re ?<\/li>\n<li>\u00b7 Quelles sont les voies appropri\u00e9es pour corriger la situation dans une perspective \u00e0 moyen terme ?<\/li>\n<\/ul>\n<ol>\n<li><strong>Construire des banques solides<\/strong>\n<p>Un premier point important est d&rsquo;\u00e9valuer la mise en \u0153uvre actuelle des d\u00e9cisions de B\u00e2le III ; jusqu\u2019\u00e0 maintenant, seuls 8 des 22 pays membres du Comit\u00e9 de B\u00e2le ont adopt\u00e9 l&rsquo;ensemble de la r\u00e9glementation de B\u00e2le III.<br \/>\n\t\tIl est essentiel d\u2019adopter une l\u00e9gislation appropri\u00e9e le plus vite possible dans toutes les juridictions.<br \/>\n\t\tUne autre question majeure est celle des risques syst\u00e9miques et des risques moraux associ\u00e9s aux institutions financi\u00e8res d&rsquo;importance syst\u00e9mique (IFIS). Pour mettre fin au concept de \u00ab trop gros pour faillir \u00bb il faut progresser dans un certain nombre de dimensions : les r\u00e9formes des r\u00e9gimes nationaux de r\u00e9solution ; les plans propres \u00e0 chaque IFIS ; une surveillance plus soutenue et plus efficace ; des exigences de fonds propres au-dessus des normes minimales. Une attention particuli\u00e8re devrait \u00e9galement \u00eatre accord\u00e9e aux banques ayant une importance syst\u00e9mique au niveau national (D-SIB).\n\t\t<\/p>\n<\/li>\n<li><strong>La question des \u00ab shadow banking \u00bb et des non banques<\/strong>\n<p>L&rsquo;objectif de la communaut\u00e9 internationale est de s&rsquo;assurer que ces formes de finance soient soumises \u00e0 une surveillance et une r\u00e9gulation appropri\u00e9es afin de pr\u00e9venir une crise qui pourrait survenir en dehors du syst\u00e8me bancaire r\u00e9glement\u00e9.<br \/>\n\tLes points suivants devront \u00eatre particuli\u00e8rement examin\u00e9s : l&rsquo;att\u00e9nuation de l&rsquo;effet d&rsquo;entra\u00eenement entre les non banques et le syst\u00e8me bancaire, la r\u00e9duction de la vuln\u00e9rabilit\u00e9 des march\u00e9s mon\u00e9taires ; l\u2019harmonisation des mesures d\u2019incitation li\u00e9es \u00e0 la titrisation pour \u00e9viter des effets de levier excessifs dans le syst\u00e8me financier ; la supervision vigilante des nouvelles activit\u00e9s de \u00ab shadow banking \u00bb issues des mutations du march\u00e9.<\/p>\n<\/li>\n<li><strong>Faire face \u00e0 la procyclicit\u00e9 dans de nombreux aspects du fonctionnement des march\u00e9s financiers<\/strong>\n<p>Le fonctionnement stable des march\u00e9s financiers repose non seulement sur des institutions financi\u00e8res solides, qu&rsquo;il s&rsquo;agisse de banques ou non, mais aussi sur une s\u00e9rie de facteurs comme, par exemple, les r\u00e8gles comptables, les agences de notation de cr\u00e9dit, l\u2019identification des personnes morales, l&rsquo;infrastructure des march\u00e9s \u2013 notamment en ce qui concerne la r\u00e9forme du march\u00e9 des d\u00e9riv\u00e9s de gr\u00e9 \u00e0 gr\u00e9. La communaut\u00e9 internationale doit veiller \u00e0 ce que nous fassions tout ce qui est possible pour r\u00e9duire au minimum la tendance du syst\u00e8me financier \u00e0 g\u00e9n\u00e9rer endog\u00e8nement des alternances d\u2019emballements et d\u2019effondrements et, ce faisant, pour renforcer la stabilit\u00e9 du syst\u00e8me financier mondial.<\/p>\n<\/li>\n<li><strong>Pr\u00e9vention des risques syst\u00e9miques et renforcement de la surveillance macroprudentielle<\/strong>\n<p>\n\t\tToutes les dispositions pr\u00e9c\u00e9dentes sont importantes pour minimiser les risques syst\u00e9miques au niveau des \u00e9conomies prises individuellement, des r\u00e9gions comme la zone euro et l&rsquo;Union europ\u00e9enne, et de l&rsquo;\u00e9conomie mondiale dans son ensemble. Il est \u00e9galement n\u00e9cessaire de faire le point sur les actions des nouvelles institutions cr\u00e9\u00e9es sp\u00e9cifiquement pour pr\u00e9venir des risques syst\u00e9miques, des deux c\u00f4t\u00e9s de l&rsquo;Atlantique, comme le \u00ab Conseil europ\u00e9en du risque syst\u00e9mique \u00bb (CERS) et le \u00ab Conseil de surveillance de la stabilit\u00e9 financi\u00e8re \u00bb.<br \/>\n\tParmi bien d\u2019autres sujets, il est essentiel d\u2019am\u00e9liorer la gestion macroprudentielle et d\u2019approfondir la compr\u00e9hension des aspects endog\u00e8nes de l&rsquo;instabilit\u00e9 syst\u00e9mique de la finance mondiale ainsi que de la rapidit\u00e9, devenue extr\u00eame, de la transmission des chocs, enfin de l&rsquo;instabilit\u00e9 financi\u00e8re issue des d\u00e9s\u00e9quilibres macro\u00e9conomiques.<\/p>\n<\/li>\n<\/ol>\n<h2>Atelier \u00ab\u00c9nergie et environnement\u00bb<\/h2>\n<p>La qu\u00eate de l&rsquo;\u00e9nergie a toujours \u00e9t\u00e9 un \u00e9l\u00e9ment cl\u00e9 des relations internationales, aussi bien en temps de guerre qu\u2019en temps de paix. La p\u00e9rennit\u00e9 d&rsquo;un monde ouvert n&rsquo;est donc pas pensable sans une forme de gouvernance mondiale qui garantisse l&rsquo;acc\u00e8s de tous les pays \u00e0 diff\u00e9rentes sources d&rsquo;\u00e9nergie et \u00e0 des prix \u00e9quitables. Avec les pr\u00e9occupations croissantes concernant le changement climatique, cette n\u00e9cessit\u00e9 fondamentale a pris une nouvelle dimension. Jusqu&rsquo;\u00e0 pr\u00e9sent, la \u00abcommunaut\u00e9 internationale\u00bb n&rsquo;a pas r\u00e9ussi \u00e0 parvenir \u00e0 un consensus sur la fa\u00e7on de coop\u00e9rer \u00e0 cet \u00e9gard. Cet atelier sera organis\u00e9 en trois parties (la majorit\u00e9 du temps sera allou\u00e9 \u00e0 la partie III). La partie I donnera un aper\u00e7u de l\u2019\u00e9tat actuel de la question de l&rsquo;\u00e9nergie, du point de vue politique, \u00e9conomique et environnemental. La partie II portera sp\u00e9cifiquement sur la question essentielle des incoh\u00e9rences dans les politiques \u00e9nerg\u00e9tiques, au niveau mondial, mais aussi au niveau r\u00e9gional. Par exemple, l&rsquo;Union europ\u00e9enne s&rsquo;est r\u00e9v\u00e9l\u00e9e incapable jusqu&rsquo;\u00e0 pr\u00e9sent de d\u00e9finir une politique \u00e9nerg\u00e9tique commune, m\u00eame si, historiquement, la communaut\u00e9 du charbon et de l&rsquo;acier a \u00e9t\u00e9 au c\u0153ur de sa fondation. La partie III se concentrera sur l\u2019offre d\u2019\u00e9nergie en mettant l&rsquo;accent sur les nouvelles sources dans le contexte du changement climatique. Cinq th\u00e8mes seront abord\u00e9s : deux techniques (p\u00e9trole et gaz non conventionnels, et \u00e9nergies renouvelables), un social et politique (\u00abl&rsquo;acceptabilit\u00e9\u00bb), un \u00e9conomique (co\u00fbts de l&rsquo;\u00e9nergie et comp\u00e9titivit\u00e9 \u00e9conomique), et un international (la g\u00e9opolitique de l&rsquo;\u00e9nergie). Les deux derniers th\u00e8mes nous conduiront \u00e0 nous interroger sur la r\u00e9alit\u00e9 de l&rsquo;int\u00e9gration \u00e9conomique et, plus g\u00e9n\u00e9ralement, sur la mondialisation.<\/p>\n<h2>Atelier \u00abrisques majeurs\u00bb<\/h2>\n<p>L&rsquo;interd\u00e9pendance croissante s\u2019accompagne de risques croissants, et parfois impr\u00e9visibles. En effet,  le nombre des relations non lin\u00e9aires augmente, ce qui signifie une non proportionnalit\u00e9 entre les causes et les cons\u00e9quences (ce qu\u2019on nomme \u00abl&rsquo;effet papillon\u00bb). Dans un tel contexte, il arrive souvent que l\u2019on ne puisse plus appliquer les m\u00e9thodes statistiques classiques \u2013 plus ou moins bas\u00e9es sur la loi dite normale, ou loi de Gauss (courbe en cloche). Des catastrophes majeures sont susceptibles de se produire, alors que dans un contexte classique leur probabilit\u00e9 serait consid\u00e9r\u00e9e comme n\u00e9gligeable. Ces ph\u00e9nom\u00e8nes soul\u00e8vent des questions essentielles sur la pr\u00e9vention et le partage des risques, en particulier pour l&rsquo;\u00e9conomie de l&rsquo;assurance. L&rsquo;atelier sera organis\u00e9 en trois parties. La partie I abordera la question des risques majeurs du point de vue de la recherche. La partie II discutera de la myopie des \u00c9tats. En effet, historiquement parlant, les gouvernements se sont souvent r\u00e9v\u00e9l\u00e9s incapables de pr\u00e9venir les catastrophes, m\u00eame dans des contextes favorables lorsque les risques pouvaient \u00eatre clairement identifi\u00e9s, ce qui est typiquement le cas pour de nombreuses questions li\u00e9es \u00e0 la d\u00e9mographie. Comment est-il possible d&rsquo;am\u00e9liorer \u00e0 long terme la prise de d\u00e9cision publique concernant des risques plus ou moins bien identifi\u00e9s, sans tomber dans le pi\u00e8ge de la pusillanimit\u00e9, comme avec certaines interpr\u00e9tations du principe de pr\u00e9caution ? Y a-t-il une corr\u00e9lation entre la prise de risque collective et les r\u00e9gimes politiques ? Est-ce que la notion de bien public mondial a encore un sens dans le contexte de risques majeurs ? La partie III traitera de trois exemples tr\u00e8s diff\u00e9rents : la cybers\u00e9curit\u00e9, qui est maintenant largement reconnue comme un sujet explosif ; le vieillissement, avec ses potentiellement graves cons\u00e9quences \u00e9conomiques et financi\u00e8res ; et la s\u00e9curit\u00e9 alimentaire, qui, au m\u00eame titre que l&rsquo;\u00e9nergie, doit \u00eatre consid\u00e9r\u00e9e comme un \u00e9l\u00e9ment cl\u00e9 de la gouvernance mondiale. Ce ne sont que des exemples. Beaucoup d&rsquo;autres pourraient \u00eatre choisis, comme les migrations climatiques, les pand\u00e9mies ou la s\u00e9curit\u00e9 nucl\u00e9aire. Il convient \u00e9galement de noter que dans les deux autres ateliers de cette \u00e9dition de la WPC (en particulier l&rsquo;atelier \u00abFinances\u00bb) on parlera \u00e9galement des risques majeurs.<\/p>","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>S\u00e9ance pl\u00e9ni\u00e8re 1 : \u00abGouvernance \u00e9conomique mondiale\u00bb La mondialisation a \u00e9t\u00e9 initialement per\u00e7ue comme une transformation irr\u00e9versible vers un monde uniforme et plat, mais prosp\u00e8re. 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