Ofensiva da Turquia contra curdos na Síria causa temor de retorno do Estado Islâmico

11.10.2019

RFI

A ofensiva da Turquia contra uma milícia curda no norte da Síria preocupa os europeus e é analisada pela imprensa francesa nesta sexta-feira

Fotomontagem RFI

Os franceses acompanham com profunda preocupação a ofensiva militar lançada na quarta-feira (9) pela Turquia contra a milícia curda YPG, braço sírio do Partido dos Trabalhadores do Curdistão (PKK), na região nordeste da Síria.

Os curdos derrotaram o grupo Estado Islâmico (EI) na Síria com o apoio da coalizão internacional liderada pelos Estados Unidos (EUA) e países europeus. Cerca de 12 mil jihadistas, sendo 2 mil cidadãos europeus (britânicos, franceses, belgas), estão detidos nas prisões do Curdistão Ocidental, uma região autônoma « de fato » situada na porção norte-nordeste da Síria. Ante os bombardeios turcos, o maior temor da União Europeia é que haja uma fuga dos extremistas e a reorganização do grupo fundamentalista islâmico, derrotado há apenas seis meses.

Nesta sexta-feira (11), o jornal conservador Le Figaro publica um editorial crítico ao presidente dos EUA, Donald Trump. Ao retirar os soldados americanos da região e dar apoio implícito à ofensiva turca, Trump fez pouco caso dos 11.000 curdos mortos no combate aos jihadistas do EI. A proteção dos curdos tornou-se uma questão ética para os europeus.

O diário diz que o presidente turco, Recep Erdogan, tem em mãos uma arma de dissuasão de massa e 3,5 milhões de refugiados sírios que podem, a qualquer hora, ser enviados às portas da Europa. Erdogan, enfraquecido pela crise econômica em seu país, decidiu apostar no caos, enquanto o russo Vladimir Putin está na espreita para recuperar os curdos para seu aliado Bashar al-Assad.

Qual tratamento para Erdogan?

O diário católico La Croix considera que adotar sanções contra a Turquia e enviar sinais de isolamento do país são instrumentos legítimos para pressionar Erdogan a suspender a ofensiva contra os curdos. Mas é preciso tomar o cuidado de não cortar os laços com o governo turco, senão as consequências para a Europa seriam amargas, adverte o jornal. Deixar o assunto para ser resolvido entre a Rússia e a Turquia seria um erro, alerta La Croix.

A imprensa francesa trata Erdogan com desprezo. O jornal comunista L’Humanité evoca os « sonhos demoníacos do sultão de Ancara », que tem como estratégia aparente ressuscitar o poderio do Império Otomano no século 21. Erdogan quer fazer da Turquia uma potência regional e instrumentaliza, sem o menor pudor, a massa de 3,5 milhões de refugiados sírios em seu território, condena L’Humanité.

Nas páginas do Les Echos, o fundador do Instituto Francês de Relações Internacionais, Thierry de Montbrial, observa que os conflitos se propagam nas fronteiras, nas instituições internacionais e talvez, em breve, nos mercados. O caos ambiente é uma ocasião para os Estados se emanciparem de antigas alianças e tentarem construir uma nova ordem mundial.

 

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L’EUROPE DOIT SE RAPPROCHER DAVANTAGE DES PAYS DU SUD

12.10.2019

APS – Agence de Presse Sénégalaise

De l’envoyée spéciale de l’APS : Sokhna Bator Sall

Marrakech, 12 oct (APS)- Thierry de Montbrial, fondateur et président de la ‘’World policy conference’’, une conférence annuelle sur la gouvernance mondiale, a souhaité un plus grand rapprochement de l’Europe avec les pays du Sud, en matière économique et dans la lutte contre le terrorisme.

‘’Nous sollicitons une Europe qui se rapproche des pays du sud pour un modèle géopolitique mondial pacifique. Il est nécessaire pour les puissances moyennes de comprendre la réalité internationale telle qu’elle est, afin de mieux prendre en main leur destin’’, a-t-il indiqué.

Il s’exprimait samedi à Marrakech à l’ouverture de la 12e édition de cette conférence sur la politique mondiale (12 au 14 octobre).

Le président de la WPC n’a pas manqué de souligner ’’un durcissement nationaliste dans le monde, auquel, l’Europe même n’échappe pas avec le phénomène des démocraties libérales, des chocs politiques qui affectent le monde’’.

‘’J’insiste encore une fois, sur l’enjeu de l’Union européenne (UE) car l’Europe est intimement liée à celle de ses flancs. Je suis de ceux qui se félicitent à cet égard de la perspective d’un rapprochement possible avec la Russie’’, a-t-il fait savoir.

Il a également mis en avant l’impératif pour l’UE de pratiquer une politique étrangère véritablement commune dans la perspective d’un renforcement de la coopération pour le développement et la sécurité des pays du Sud, le Maghreb et le Sahel notamment.

La WPC, est une conférence annuelle sur la gouvernance mondiale, initiée depuis 2008 par son fondateur et en collaboration avec l’institut français des relations internationales.

Cette 12ème édition est marquée par la présence du premier ministre ivoirien Amadou Gon Coulibaly et de plusieurs délégations venant de divers pays du monde.

Lire l’article sur le site de l’APS

« Personne ne peut compter durablement sur les Etats-Unis »

11.10.2019 

Les Echos

Virginie Robert, Nicolas Barré, Jacques Hubert-Rodier

Pour sa douzième édition, la World Policy Conference, créée Thierry de Montbrial, fondateur de l’Institut français des relations internationales, va rassembler près de 250 experts des relations internationales à Marrakech ce week-end. La montée de la Chine, la guerre commerciale, l’avenir du système financier international ou la cybermenace sont autant de sujets qui seront abordés.

La nouvelle présidente de la Commission, Ursula Von der Leyen, pourra-t-elle mettre en oeuvre une Europe puissance ?

L’Europe puissance est une locution équivoque. Toutefois, il y a une prise de conscience croissante que si l’Europe ne s’émancipe pas des Etats-Unis, elle deviendra une proie dans la compétition sino-américaine. On se pose la même question ailleurs dans le monde, que ce soit au Moyen-Orient ou en Asie de l’Est. De mon point de vue, l’Alliance atlantique au sens fort n’a pas survécu à la fin de la guerre froide. Les Européens doivent donc reformuler leur projet et élaborer progressivement une capacité de sécurité et de défense dans un sens très large. Cela commence par l’économie. Les Allemands, qui naguère encore rejetaient le concept de politique industrielle, y ont maintenant recours. Ils admettent désormais la nécessité d’élaborer sur le long terme un projet sécuritaire, certes sans rompre avec les Etats-Unis, mais largement autonome.

L’Europe en a-t-elle la force politique ?

Sur le court terme, il est réconfortant que les élections au Parlement européen n’aient pas conduit à une victoire du populisme simpliste. A moyen terme, il est vital que l’Union européenne reformule un projet commun auquel les pays membres adhèrent réellement. L’entrée des pays ex-communistes de l’Est a révélé qu’ils étaient loin de partager la vision des pères fondateurs et que certains, comme la Pologne, ont un tropisme américain. Les prochaines décennies seront dominées par la compétition entre les Etats-Unis et la Chine, avec une dimension technologique fondamentale. Comment éviter de se trouver assujettis à ce nouveau monde bipolaire ? Plus que bien d’autres régions du monde, l’Europe a de grands atouts. N’ayant aucune visée impérialiste, elle a une réelle capacité d’attraction vis-à-vis du nouveau tiers-monde, même en Asie.

La crise du Brexit en Grande-Bretagne illustre-t-elle la faillite d’une démocratie parlementaire ?

La légitimité d’un régime politique est corrélée à son efficacité. Il ne s’agit pas seulement de l’aspect économique, mais plus généralement de la façon de prendre les bonnes mesures engageant le long terme et de les appliquer. Les Chinois l’ont parfaitement compris. Le coeur de leur politique est le développement économique et social à l’intérieur. Ils savent que la dynastie communiste ne survivrait pas à un échec. Le problème de la démocratie libérale, c’est son inefficacité. En conséquence, c’est le principe même de la démocratie qui est relativisé un peu partout dans le monde. Elle n’est plus nécessairement perçue comme le plus mauvais des régimes « à l’exception de tous les autres ».

Il y a aussi un risque de rupture interne ?

Les divisions en Grande-Bretagne sont profondes. Un nouveau référendum sur l’Ecosse est possible dans les prochaines années. On évoque même la réunification de l’Irlande. Il se peut que la monarchie soit fragile. Le jour où la reine Elizabeth II disparaîtra, je ne doute pas qu’une énorme vague d’émotion submergera le monde entier. On prendra alors pleinement conscience du déclin de la Grande-Bretagne. Walter Bagehot [1826-1857, rédacteur en chef de « The Economist », NDLR] divisait le pouvoir en deux branches : l’« efficient » [le pouvoir exécutif, NDLR] et le « dignified » [la monarchie et le décorum parlementaire, NDLR]. La reine Elizabeth II aura réussi ce tour de force d’incarner la grandeur du royaume, et de lui conserver un halo victorien. Après elle, le « dignified » survivra-t-il avec autant de majesté ? Le Brexit n’est pas seulement un épisode peu glorieux de la démocratie en Grande-Bretagne. Il est surtout un échec du pays qui aura longtemps incarné la démocratie. C’est beaucoup plus grave.

Que pensez-vous du tournant de la diplomatie française vers la Russie ?

Le fait de ne pas avoir pris en compte les intérêts fondamentaux de la Russie après la chute de l’URSS en 1991 a généré une chaîne d’événements dont l’aboutissement n’est pas dans l’intérêt de l’Europe. La Russie se tourne aujourd’hui vers la Chine. L’acquis de la maîtrise des armements pendant la guerre froide est détruit et la défiance s’est profondément installée entre la Russie et les Occidentaux. Mais Emmanuel Macron a justement souligné, lors de la conférence des ambassadeurs, que la Russie ne pouvait se contenter d’un rôle de « junior partner » de la Chine. Elle a aussi des difficultés économiques considérables. Tout cela peut aller dans le sens d’un « reset ».

Est-ce qu’il peut y avoir une position commune en Europe sur ce sujet ? On a vu que cela suscitait énormément de tensions…

Les Britanniques sont très durs, les Allemands restent beaucoup plus ambivalents. Et, pour des raisons historiques évidentes, des pays comme la Pologne ou la Lituanie sont particulièrement fermés à la Russie. Les constantes géopolitiques sont manifestes. La diplomatie britannique, par exemple, n’a jamais cessé d’agir pour empêcher des rapprochements trop étroits sur le continent. Le cas de la Russie illustre bien la grande difficulté de préciser la notion d’intérêts européens, et donc de défense européenne, puisqu’on défend toujours des intérêts, dont les valeurs ne sont qu’une des composantes.

Paris peut-il être efficace dans une médiation avec l’Iran ?

La politique américaine est dans une impasse. Les Pasdarans [les Gardiens de la révolution, NDLR] qui sont au centre de tous les trafics en Iran, bénéficient des sanctions. La France fait partie du très petit nombre de pays qui ont une vraie capacité diplomatique au niveau mondial. Et pas uniquement à cause de notre siège permanent au Conseil de sécurité. Il y a aussi notre tradition militaire. Il est difficile de ne pas tirer un coup de chapeau après l’initiative du président Macron au G7, puis aux Nations unies. Mais on ne peut pas en espérer trop, car l’Europe est actuellement hors circuit au Moyen-Orient. Je pense cependant que notre position équilibrée pourrait être utile au moment propice.

Où l’Iran veut-il en venir avec l’attaque sur les installations pétrolières saoudiennes ?

Cela fait des années que les Iraniens disent : « Ce n’est pas notre souhait, mais si l’on nous cherche trop, nous avons des capacités de créer le désordre partout. » Le but est de démontrer que la politique actuelle des Etats-Unis de casser, faire s’agenouiller l’Iran, la faire renoncer à l’arme nucléaire sans compromis, ainsi que de rejeter toute idée que l’Iran puisse avoir une influence dans d’autres pays, ne marchera pas. Cette politique américaine a adopté la vision israélienne et saoudienne, avec une alliance improbable entre les Etats-Unis, l’Arabie saoudite, l’Egypte et Israël.

L’objectif de l’Iran est de revenir à la politique dans laquelle il s’était engagé et qui avait conduit à l’accord sur le nucléaire de juillet 2015 [JCPOA]. Il faut rappeler que la question d’une grande négociation [sur les missiles et les ingérences iraniennes dans la région NDLR] avait été posée avant la conclusion de cet accord. Il s’agissait alors de négocier d’abord sur le nucléaire quitte à élargir ensuite les discussions. Ce qui est choquant, c’est la dénonciation unilatérale de l’accord de Vienne par Donald Trump, au lieu de dire : « Maintenant, commençons à élargir les négociations aux autres sujets. »

Les Etats-Unis viendraient au secours de quel pays aujourd’hui ?

Aucun, si leurs intérêts n’étaient pas frappés au coeur. Je pense d’ailleurs que l’Arabie saoudite ne se fait pas trop d’illusions. Une des caractéristiques des Américains, c’est qu’ils peuvent laisser tomber leurs partenaires ou même leurs alliés du jour au lendemain. Le lâchage de Moubarak [en Egypte], en 2011, a provoqué un séisme en Arabie saoudite et même au Maroc. En dépit du caractère erratique de sa politique, on constate que Donald Trump recule quand le danger se rapproche. Surtout, nous sommes dans une phase historique où les Etats-Unis sont non pas isolationnistes, mais où leurs intérêts nationaux sont étroitement conçus. Un peu comme au tout début du XXe siècle. Pendant la guerre froide, leur conception de l’intérêt national était beaucoup plus large. Il s’agissait d’empêcher l’expansion du communisme dans le monde.

Donald Trump a promis le retrait des troupes américaines d’Afghanistan. Est-ce qu’il peut y arriver après l’interruption des négociations avec les talibans ?

Il est intéressant de relever que, pour remplacer John Bolton comme conseiller à la sécurité nationale, Donald Trump a choisi Robert O’Brien, le négociateur du département d’Etat lors des prises d’otages. Ce point est révélateur de son approche : la négociation, le marchandage. La méthode s’applique à l’Afghanistan, mais aussi à l’Iran. Donald Trump croit qu’il peut mettre n’importe qui dans sa poche, les talibans, Kim Jong-un… Du fait de leur puissance, les Etats-Unis se croient plus forts que tous les autres. Mais on devrait savoir, depuis le XIXe siècle, qu’on ne se tire pas facilement d’affaires en Afghanistan. Je ne vois pas les Américains se retirer complètement de ce bourbier.

Quels risques fait peser la politique de Donald Trump sur l’économie mondiale ?

Il y a un an, le paysage économique était plutôt dégagé. Les nuages aujourd’hui ne sont pas directement liés à l’économie. En revanche, les risques géopolitiques n’ont fait qu’augmenter. Si, d’ici aux élections présidentielles américaines de 2020, la politique étrangère de Washington ne se traduit que par une dégradation de la situation économique mondiale, Donald Trump s’en rendra évidemment compte. L’absence probable de grandes percées diplomatiques sur l’Iran ou la Corée dans les prochains mois pourrait inciter Washington à calmer le jeu sur le plan commercial. C’est aussi l’intérêt de Pékin. Et si Trump est réélu fin 2020, il serait parfaitement capable de changer totalement de position sur les grands dossiers internationaux. Nous n’en sommes pas là.

 

Lire l’article en ligne sur le site des Echos : https://www.lesechos.fr/monde/enjeux-internationaux/personne-ne-peut-compter-durablement-sur-les-etats-unis-1139153

Ali Zerouali

Directeur de la coopération et du développement international de Masen depuis septembre 2015. Entre autres responsabilités, Ali est responsable de la conception et de la mise en œuvre de la stratégie de projection internationale pour Masen. Au cours de ses premières fonctions au sein de BNP Paribas, Accenture et UTC, Ali a acquis une vaste expérience de la gestion de projets de restructuration d’entreprises et de développement commercial à vocation internationale. A son retour au Maroc, Ali fonde Next Management, société spécialisée dans les projets de restructuration et de transformation, puis prend la direction générale de MCS, filiale d’UTC. Ali Zerouali est ingénieur diplômé en gestion des organisations de l’Ecole des Mines de Paris & HEC Paris.

Jihane Ajijti

Jihane Ajijti est Responsable du développement commercial, du numérique et de la communication chez OCP Africa. Elle gère les partenariats et projets de développement qui visent à améliorer l’écosystème autour des petits exploitants agricoles, notamment en offrant une gamme plus large d’agro-services innovants (formation, inclusion financière, liens commerciaux). Elle a rejoint le Groupe OCP en 2014 et est basée à Casablanca. Avant de rejoindre OCP, elle a été collaboratrice dans un cabinet international de conseil en stratégie où elle a travaillé sur plusieurs projets d’envergure dans différents secteurs d’activité. Née au Maroc, elle est titulaire d’un Master en Management de HEC Paris et d’un Executive MBA de l’Africa Business School en partenariat avec Columbia Business School.

Hamid Asghar

Ambassadeur du Pakistan depuis juin 2019. Hamid Asghar a commencé sa carrière diplomatique au ministère des Affaires étrangères du Pakistan en 1992. Au cours des 24 dernières années, il a occupé de nombreux postes à travers le monde : Vice-consul à Dubaï, deuxième secrétaire en Allemagne, coordinateur des médias et du protocole à Londres, chef adjoint du protocole pour le Pendjab à Lahore et chef adjoint du protocole d’État chargé des visites VVIP à Islamabad. Il a également été chef de chancellerie et consul général par intérim à Londres, conseiller et consul général par intérim en Australie et consul général à Los Angeles. Il est titulaire d’un Master en Business Administration, d’IBA Lahore, spécialisé en Marketing et Management.

Mehdi Tazi

Diplômé de Télécom Paris Sud en 1999 et titulaire d’un MBA de l’INSEAD en 2004, Mehdi Tazi a démarré sa carrière chez KPMG Consulting France. Il a successivement été Directeur du Développement du Groupe Saham, Directeur Général Adjoint puis Directeur Général d’Isaaf Mondial Assistance. Mehdi Tazi a ensuite été nommé Président Directeur Général de Saham Assurance après en avoir assuré la Direction Générale.  Il a également occupé la fonction de CEO par intérim de GA Angola Seguros ainsi qu’administrateur de plusieurs compagnies d’assurances de Saham Group, de Taslif, CAT au Maroc. Depuis 2017, il dirige le cabinet Beassur. En 2013, M. Tazi a été distingué par Jeune Afrique parmi les 25 jeunes leaders africains, et en 2014, 2015 et 2016 par l’institut Choiseul 7eme, 4eme, puis 2eme parmi les 100 leaders africains de moins de 40 ans.

Abdelkader Zraih

Ancien parlementaire de la Chambre des Conseils, président du CDT, ancien vice-président de la commission mixte Maroc-France de la Chambre. Il a été Président de la Commission régionale des droits de l’Homme à Rabat-Salé-Kenitra. Il est conseiller du président du Conseil national des droits de l’Homme, secrétaire général conjoint de la Fondation Euro-Med, membre du secrétariat international du Forum mondial des droits de l’Homme et membre de « Enterprise and Human Rights » à Londres. En outre, il est membre de la Commission nationale marocaine de la Charte de l’éducation nationale et de la formation professionnelle et président de la Fondation Safi.

Hamid Tawfiki

Administrateur et Directeur Général de CDG Capital, Membre du Comité Exécutif de CDG, Président de la Bourse de Casablanca, Président de Maghreb Titrisation. M. Tawfiki a été Président-Directeur Général et Co-fondateur d’Avenir Global Investment Advisors et a occupé des postes de direction au sein du Groupe Suez et du Groupe Crédit Agricole. Il est membre du Comité de Bretton Woods, Sherpa de l’International Development Finance Club et du Long Term Investor Club, membre du Comité scientifique de la COP22. Diplômé de l’Ecole Polytechnique et de l’Ecole des Mines de Paris, il est également titulaire d’un DEA en mathématiques (Université Paris Dauphine).

Vlad Stoica

Avocat et associé, Ionescu si Sava, un cabinet d’avocats basé à Bucarest, qui fournit à la fois des services de conseil et de contentieux pour un large éventail de secteurs (bancaire, financier, automobile, pharmaceutique, immobilier et des infrastructures). Auparavant, il a été chef de la Chancellerie du Premier ministre (sous le gouvernement de Victor Ponta), où il était chargé, entre autres, de l’intégration entre les ministères et de la coordination des projets développés par le Premier ministre. Il possède une licence en droit roumain et est membre du Barreau de Bucarest depuis 2009. Il a également suivi des études supérieures de gestion politique. 

Hassane Saoudi

M. Hassane Saoudi est un Colonel de la gendarmerie royale Retraité et consultant/directeur de securi-consulting. Il a occupé le poste de Chef de service des études et de la législation à l’état major de la Gendarmerie royale ainsi que le titre de Commandant du centre de perfectionnement de la gendarmerie royale à Marrakech. Il était Commandant de régions de Kenitra et Meknès. Il a obtenue son diplôme de master en Intelligence Economique et Sécurité des Entreprises de l’institut National des Hautes Etudes de la Sécurité et de la Justice en 2012 et un diplôme de sécurité globale de l’Institut National des Hautes Etudes de la Sécurité et de la Justice de Paris en 2010 et en même année, il a eu un certificat d’expertise en psychocriminologie de l’Institut de Hautes Etudes de Criminologie de Paris.

Mohammed Sadiki

Président du Centre international des hautes études agronomiques méditerranéennes et Secrétaire général du Ministère de l’agriculture, des pêches maritimes, du développement rural et des forêts du Maroc. Docteur en sciences agricoles et ingénieur agronome, Dr Sadiki est également professeur de génétique à l’Institut Hassan II d’agronomie et de médecine vétérinaire. Il est membre du conseil d’administration de la Plate-forme internationale pour la recherche en agrobiodiversité et membre du conseil scientifique du Centre international pour la recherche et le développement agricoles. Il représente le Maroc au Conseil des gouverneurs du Fonds international de développement agricole.

Abdellah Saaf

Abdallah Saaf est professeur de sciences politiques à l’Université Mohamed V Rabat, directeur du Centre d’études de recherche en sciences sociales, fondateur de l’Association marocaine des sciences politiques, directeur de Abhath Review, ainsi que chercheur principal au Policy Center for the New South, qui se consacre aux sciences politiques, relations internationales, politiques et stratégies de développement. Le Professeur Saaf a été membre de la commission chargée de la révision de la Constitution en juillet 2011, et membre du Comité scientifique du Forum mondial des droits de l’homme. Il est un ancien ministre de l’Éducation. Il gère également le Rapport stratégique du Maroc, une publication annuelle.

Bouchra Rahmouni

Directrice de la recherche, des partenariats et des événements au Policy Center for the New South. Mme Rahmouni est professeure affiliée à NYU (USA) ainsi que professeur invité à la Holy Spirit University (Liban) et à l’International Trade and Law Institute de la Pusan National University (Corée du Sud). Elle enseigne la géopolitique à l’Ecole Supérieure de Management de Grenoble (France). Elle a contribué à de nombreux ouvrages, dont Femme et entrepreneur : c’est possible ! (Pearson, 2012), Géopolitique de la Méditerranée et Géopolitique de la condition féminine (PUF, 2013). Bouchra a donné des conférences dans des forums mondiaux et des institutions prestigieuses en France, à Hong Kong, aux Etats-Unis, en Corée du Sud, au Liban et en Suisse.

Bouchra Outaghani

Bouchra Outaghani, Directrice Générale de l’agence de conseil en communication Par3com, dispose d’une expertise de plus de 20 ans en audit et stratégie marketing et de communication. Au cours de sa carrière, elle a accompagné et conseillé plus d’une centaine d’institutions publiques et privées dans la mise en valeur de projets stratégiques au niveau national et international. Madame Bouchra Outaghani est à la fois  vice-présidente et secrétaire générale à l’Association Marocaines des Exportateurs (ASMEX), membre du conseil d’administration de la Fondation Marocaine de l’Etudiant, et actuellement la Présidente de la Fédération de commerce et services de la CGEM qui compte plus de 1780 membres.

Nadia Motii

Professeur de gestion d’entreprise et de ressources humaines à l’Université Mohammed V, à Rabat. Elle a été conseillère du Président de l’Université Mohammed V et a été consultante sur des projets relatifs au développement, à l’éducation et à la gouvernance auprès d’ONG et d’institutions telles que le PNUD, Africa Humanitarian Action, le Ministère de la fonction publique et de la réforme administrative où elle a été membre du Cabinet du Ministre chargé des projets des Nations Unies et du PNUD dans la région MENA. Mme Motii est titulaire d’une maîtrise en affaires publiques de l’American University de Washington DC et d’un doctorat d’État en sciences économiques de la faculté des sciences juridiques, économiques et sociales de Casablanca.

Jasna Mileta

Jasna Mileta est Ambassadrice extraordinaire et plénipotentiaire de la République de Croatie auprès du Royaume du Maroc. Egalement Ambassadrice non résident auprès des pays : la Tunisie, la Mauritanie, le Sénégal, le Burkina Faso, la Côte d’Ivoire, le Cameroun et le Gabon. De 2013 à 2017, elle était Ministre plénipotentiaire et Coordinateur de l’Union pour la Méditerranée au sein du Comité des hauts fonctionnaires de l’Union pour la Méditerranée (nommée par le ministre des Affaires étrangères et européennes); ainsi que représentant de la Croatie au sein du Conseil des gouverneurs de la Fondation euro-méditerranéenne Anna Lindh pour le Dialogue des Cultures (ALF).

Mustapha Metaich

Mustapha Metaich est diplômé de l’Ecole Centrale de Paris et docteur en génie industriel. Il est cofondateur et associé directeur d’EMC. Il enseigne les sciences de l’information à l’Ecole centrale de Casablanca. Il a débuté sa carrière en France en tant qu’ingénieur dans de nombreuses multinationales telles que TECHNIP et EDF avant de rejoindre des sociétés internationales de conseil en management. Parallèlement, il est professeur invité à l’Ecole Centrale de Paris, à l’Université de Paris 13 et à l’ISCAE. Il est également président de l’Association des anciens étudiants du Centre au Maroc. Il a été administrateur de l’Ecole Centrale de Casablanca et président du groupe de réflexion « Forum Centralien ».

Mostapha Mellouk

Président et fondateur de Casablanca Media Partners Group. Mostapha Mellouk a commencé sa carrière dans les médias avec le lancement de 2M TV Channel où il a géré les programmes, les nouvelles et les sports. Il a créé et dirigé Media Com avant de rejoindre le groupe Lagardère en tant que Directeur des chaînes de télévision éducative appartenant à Qatar Foundation et au groupe Aljazeera. Il a été président de Medi1Sat TV. Il est également créateur de Smart Studio et co-fondateur de Copeam. Il a été nommé African Media Leader en 2012 et a été élu membre de l’Académie internationale de la télévision, des arts et des sciences à New York. Il préside la commission communication de la CGEM.

Hicham Masmoudi

Hicham Masmoudi est depuis 2007 responsable du service de la conjoncture internationale au sein de Bank Al-Maghrib à Rabat. Il était également statisticien au sein de Nielsen Company et enseignant vacataire à l’Université Hassan II de Casablanca : Master 1ère année et 2ème année ‘‘Econométrie Appliquée à la Modélisation Macro et Microéconomique’’. Il est d’une formation Master (DESA) en Econométrie Appliquée à la Modélisation Macro et Micro-économique à l’Université Hassan II de Casablanca et a obtenu sa Licence Appliquée en Econométrie à l’Université Hassan II.

Taoufik Marrakchi

Prof. Taoufik Marrakchi est un colonel-major retraité des forces armées royales. Né à Sfax, en Tunisie, il a obtenu son doctorat en droit international et relations internationales. Il a rejoint l’Académie militaire royale de Meknès et a obtenu son diplôme en 1976, puis son diplôme de chef d’état-major militaire à l’école militaire de Kénitra en 1988. Il a obtenu un autre certificat du Joint Defense College à Paris en 1997. Il a enseigné la géopolitique, la stratégie, la sécurité et la défense et ses institutions internationales ainsi que l’histoire des crises et des conflits contemporains dans de nombreuses institutions, telles que l’Académie marocaine de diplomatie (AMED), l’École royale des officiers de gendarmerie (EROG) et l’École royale navale (ERN).

Li Li

S.E.M. Li est Ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire de la République populaire de Chine au Maroc après une longue carrière et des responsabilités au Ministère des Affaires étrangères de la République populaire de Chine. S.E.M. Li a accumulé, à travers ses missions diplomatiques, une vaste expérience sur le continent africain, notamment au Mali, en République de Maurice et au Royaume du Maroc. S.E.M. Li est titulaire d’une maîtrise en droit.

Ahmed Laamoumri

Secrétaire général du ministère de la réforme de l’administration et de la fonction publique. M. Ahmed Laamoumri a débuté sa carrière au ministère du Commerce et de l’Industrie, au ministère de l’Économie et des Finances, puis au ministère de la Fonction publique et de la Modernisation de l’Administration. Il est ensuite devenu Directeur des études, de la communication et de la coopération au Ministère chargé de la modernisation de l’administration et Secrétaire général du Ministère de la réforme de l’administration et de la fonction publique. Il est titulaire d’un diplôme d’ingénieur en management de la qualité de l’Ecole des Mines en France et d’un autre en métrologie légale et industrielle de l’Ecole Supérieure de Métrologie à Paris.

Kim Hong Kyun

Ancien représentant spécial pour les questions de paix et de sécurité dans la péninsule coréenne et chef de la délégation aux pourparlers à six de la République de Corée (Corée du Sud). Avant d’occuper ce poste, l’Ambassadeur Kim était Vice-Ministre des affaires politiques au Ministère des affaires étrangères de la République de Corée. Auparavant, il a été Secrétaire du Président pour la coordination des politiques et Secrétaire général adjoint du Secrétariat du Conseil national de sécurité, au Bureau de la sécurité nationale. L’ambassadeur Kim est diplômé de l’Université de Virginie, où il a obtenu une maîtrise en affaires étrangères, et de l’Université nationale de Séoul, où il a obtenu une licence en langue et littérature anglaises.

Jawad Kerdoudi

Diplômé d’HEC Paris, Jawad Kerdoudi devient représentant de l’Office de Commercialisation et d’Exportation du Maroc à Hambourg et à New York où il est également en charge du Consulat du Maroc. Par la suite, il a travaillé au siège de l’OCE à Casablanca où il a, entre autres responsabilités, dirigé la filiale viticole du Groupe. En 2003, il a créé l’Institut marocain des relations internationales. Il enseigne le commerce international et les relations internationales à Casablanca et Rabat. Il a écrit de nombreux articles et plusieurs livres sur le commerce extérieur marocain, le Maghreb et le modèle espagnol. Il a participé à plusieurs études sur la région euro-méditerranéenne.

Achraf Ibrahim

Ambassadeur de la République d’Egypte au Maroc. Chef de mission adjoint à l’ambassade d’Égypte au Kenya, il a été chef de mission adjoint à l’ambassade d’Égypte à Varsovie avant de devenir représentant permanent adjoint de l’Égypte auprès de la Ligue arabe. Ambassadeur en République démocratique du Congo, il est ensuite devenu Vice-Ministre des Affaires étrangères pour les Affaires économiques internationales. Achraf Ibrahim est titulaire d’une maîtrise en économie et sciences politiques de l’Université du Caire, diplômé de l’Institut international d’administration publique de Paris et a un diplôme approfondi en commerce international de l’Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne.

Peje Emilsson

Fondateur et propriétaire de Kreab Worldwide (1970), un cabinet de conseil international avec des consultants de 40 nationalités dans 25 pays, et de Kunskapsskolan Education (2000), un enseignement personnalisé pour 30 000 étudiants dans 6 pays. Il est membre du conseil d’administration de Nobel Prize Outreach depuis 2011 et de l’Académie royale suédoise des sciences de l’ingénieur, l’IVA. Il a été chef de cabinet de l’ICC, l’organisation mondiale des entreprises (1973-1981) et président de la Chambre de commerce de Stockholm (2010-2014). Il a reçu la Médaille du Roi de Suède de la Douzième Dimension en Ruban Bleu pour ses réalisations en tant que chef d’entreprise et entrepreneur. Il est titulaire d’un BA de l’Université de Stockholm et est diplômé du Owner/President Management Program de la Harvard Business School.

Thami Ghorfi

Doyen de l’ESCA Ecole de Management de Casablanca au Maroc, il enseigne la stratégie de communication et le management du changement. Conseiller de plusieurs organisations, il a également été l’éditeur et l’auteur de plusieurs livres. En 2011, Thami Ghorfi a été nommé membre expert du Conseil économique, social et environnemental. Il est vice-président de la fondation AL AMANA et membre du conseil d’administration du Conseil de développement et de solidarité, de l’Institut Amadeus et du conseil consultatif universitaire du GBSN. Il préside le Conseil consultatif MENA de l’AACSB et fait partie du Comité académique international membre du Comité EDAF de l’EFMD. Il est diplômé de l’ISG-Paris et de l’ESSEC.

Farid El Bacha

Doyen de la faculté de droit de Rabat-Agdal. Il a été conseiller du Secrétariat général du Conseil national de la jeunesse et de l’avenir. Il est le fondateur et président du Centre marocain d’études juridiques, ainsi que le fondateur de l’Institut juridique marocain. Président exécutif du Centre d’études et de recherches en droit hébreu au Maroc, il a écrit de nombreux articles sur le droit des affaires. Président délégué de l’Association Ribat Al Fath pour le développement durable, le Professeur El Bacha assure la préparation des rencontres scientifiques nationales et internationales, dont la conférence annuelle sur les relations maroco-européennes en partenariat avec la Fondation Konrad Adenauer.

Nouzha Chekrouni

Nouzha Chekrouni a fait une longue carrière en tant que politicienne, diplomate et professeure. Elle a été ambassadrice du Royaume du Maroc au Canada de 2009 à 2016. Mme Chekrouni a été Ministre de la communauté marocaine résidant à l’étranger, membre du Parlement et Ministre de la condition féminine et des questions sociales. Elle est titulaire d’une licence de la Faculté de Philologie de l’Université de Fès, d’un diplôme de troisième cycle et d’un doctorat en linguistique de l’Université Sorbonne Nouvelle à Paris. Dr. Chekrouni a également obtenu un certificat en éthique et en relations internationales de l’Université Harvard. Elle est Senior Fellow 2016 en leadership avancé à l’Université Harvard.