04.24.2026
Le patron de TotalEnergies Patrick Pouyanné s’est exprimé lors d’une conférence organisée par l’Institut français des relations internationales (Ifri) sur la fermeture du détroit d’Ormuz. Il a notamment parlé de réaliser de nouveaux investissements dans le Golfe pour réduire la dépendance mondiale envers ce passage maritime actuellement bloqué par l’Iran.
Le patron de TotalEnergies Patrick Pouyanné a appelé vendredi 24 avril à la résilience face au blocage du détroit d’Ormuz, évoquant des investissements probablement dans de nouveaux pipelines afin de réduire la dépendance à ce passage maritime stratégique.
Affirmant qu’il sera difficile de se passer du pétrole issu du Golfe, très bon marché, Patrick
Pouyanné a plaidé pour l’émergence d’alternatives au détroit d’Ormuz.
Ce qui est sûr – et nous n’avons pas été très bons dans ce domaine – c’est que si nous investissons au Moyen-Orient, nous devons investir dans la résilience du système, a-t-il affirmé lors d’une intervention à la World policy conference organisée par l’Institut français des relations internationales (Ifri) à Chantilly, près de Paris.
Constituer un nouveau réseau
Le fait qu’aujourd’hui, il n’y ait pas assez de voies de sortie du détroit d’Ormuz est un problème majeur […] Nous devons commencer à envisager la résilience comme un investissement, probablement dans de nouveaux pipelines afin de constituer un réseau de pipelines, a ajouté le patron de la compagnie pétrolière française.
Nous avons désormais absorbé tout le surplus (des stocks, ndlr). Si la situation perdure encore deux ou trois mois, nous entrerons dans une ère de pénurie énergétique, comme celle que subissent déjà certains pays asiatiques, a ajouté Patrick Pouyanné.
Seuls quelques navires, en majorité liés à l’Iran, ont emprunté ce couloir stratégique pour les exportations d’hydrocarbures du Golfe. La pénurie n’est pas encore présente dans le bassin atlantique […] mais on ne peut pas se permettre de laisser 20 % des réserves mondiales de pétrole et de gaz inaccessibles sans conséquences majeures, a-t-il dit.
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