Vers une “ère de pénurie énergétique” en France si rien ne change d’ici “deux ou trois mois”, selon le patron de TotalEnergies

04.25.2026

Vers une “ère de pénurie énergétique” en France si rien ne change d’ici “deux ou trois mois”, selon le patron de TotalEnergies

Face au blocus du détroit d’Ormuz, qui paralyse depuis le début du conflit au Moyen-Orient le transit d’un cinquième du pétrole et du gaz mondiaux, le PDG de TotalEnergies Patrick Pouyanné a appelé vendredi 24 avril à investir dans des alternatives pour sécuriser les approvisionnements énergétiques.

Le patron de TotalEnergies Patrick Pouyanné a appelé vendredi 24 avril à la “résilience” face au blocage du détroit d’Ormuz, évoquant des investissements “probablement dans de nouveaux pipelines” afin de réduire la dépendance à ce passage maritime stratégique.

Affirmant qu’il sera difficile de se passer du pétrole issu du Golfe, “très bon marché”, M. Pouyanné a plaidé pour l‘émergence d’alternatives au détroit d’Ormuz.

De nouveaux pipelines depuis le Moyen-Orient

“Ce qui est sûr – et nous n’avons pas été très bons dans ce domaine – c’est que si nous investissons au Moyen-Orient, nous devons investir dans la résilience du système”, a-t-il affirmé lors d’une intervention à la World Policy Conference organisée par l’Institut français des relations internationales (Ifri) à Chantilly, près de Paris.

“Le fait qu’aujourd’hui, il n’y ait pas assez de voies de sortie du détroit d’Ormuz est un problème majeur (…) Nous devons commencer à envisager la résilience comme un investissement, probablement dans de nouveaux pipelines afin de constituer un réseau de pipelines”, a ajouté le patron de la compagnie pétrolière française.

Depuis le début de la guerre au Moyen-Orient fin février, la navigation dans le détroit d’Ormuz

– où transite habituellement un cinquième du pétrole et du gaz consommés dans le monde – est quasiment paralysée par l’Iran, un blocus auquel s’ajoute celui décidé par le président américain Donald Trump sur les ports iraniens.

Par Sana Eddibi avec AFP