L’Afrique dispose désormais d’une nouvelle génération de dirigeants politiques dotée d’une vision économique claire (Présidente de la CGEM)

4.11.2017
by Atlasinfo avec MAP

Les deux dernières décennies se caractérisent en Afrique par l’émergence d’une nouvelle génération de dirigeants politiques, consciente des défis du développement économique et social, et dotée de politiques publiques et d’une vision économique claires, a affirmé à Marrakech, la présidente de la Confédération générale des entreprises du Maroc (CGEM), Mme Miriem Bensaleh-Chaqroun.

« Avec une expérience de 20 ans d’entreprises marocaines dans 30 pays, nous pouvons mesurer l’amélioration du paysage d’investissement (taxes et tarifs attractifs, réglementation, partenaires de co-investissement, stratégies sectorielles et administration plus réceptive) », a fait remarquer Mme Bensaleh-Chaqroun lors d’une session plénière tenue dans le cadre de la 10è édition de la World Policy Conference (WPC) sous le thème « Investir en Afrique ».

Elle a, en outre, relevé que le continent africain, doté d’un « fabuleux capital humain » (40% de la population a moins de 15 ans), commence à offrir une visibilité aux investisseurs.

La président de la CGEM a passé en revue les principaux secteurs qui proposent de véritables opportunités pour les investisseurs. Il s’agit des secteurs des infrastructures, où les besoins de l’Afrique sont estimés à 100 milliards de dollars par an, de l’Agriculture et l’agroalimentaire, deux secteurs dont le potentiel atteindra un billion de dollars d’ici 2030.

Il existe aussi des opportunités d’investissement dans l’éducation, la formation professionnelle, la santé entre autres, a-t-elle ajouté.

Le vice-président de l’Agence allemande de coopération internationale (GIZ), Christoph Beier, a pour sa part, relevé que les économies africaines connaissent un grand changement susceptible de créer 20 millions d’emplois actuellement alors que l’Afrique, dont le nombre d’habitants doublera d’ici 2050, aura besoin de générer plus de 400 millions d’emplois.

Le président-directeur général du Groupe Office chérifien des phosphates (OCP), Mostafa Terrab, a, de son côté, appelé à corriger cette perception qui coupe l’Afrique en deux: le nord et le sud, et qui considère le Maroc comme pays faisant partie uniquement de la région MENA.

Il a, de même, appelé à faire la corrélation entre le développement de l’agriculture et la protection de l’environnement comme c’est le cas pour le Maroc, considérant que l’un des problèmes majeurs du continent consiste en le financement de l’agriculture.

Le directeur de l’Agence française de développement (AFD) et président de l’International development club (IDFC), Rémy Rioux, a, quant à lui, indiqué que la moitié de l’activité de l’AFD est consacrée à l’Afrique, mettant l’accent sur le rôle que joue le Maroc dans le domaine de l’intégration économique dans le continent.

Pour sa part, le président de Japan cooperation agency (JICA), Shinichi Kitaoka, a relevé que l’aide japonaise aux pays africains se concentre sur des domaines prioritaires tels que l’agriculture, dont le coût des produits restent encore élevés en Afrique, la santé et l’éducation.

Placée sous le Haut Patronage du Roi Mohammed VI, la 10ème édition de la World Policy Conference, offre l’opportunité de débattre des grands enjeux régionaux et internationaux.

Au programme de cette conférence figurent pas moins de 16 sessions plénières portant notamment sur  »L’avenir de l’Europe du Sud-Est »,  »Investir en Afrique »,  »Tendances au Moyen-Orient »,  »L’économie mondiale »,  »L’Amérique et le monde un an après l’élection de Donald Trump »,  »L’Union européenne et le monde »,  »le développement de l’Afrique », en plus de quatre ateliers sur  »Finance et économie »,  »Energie et climat »,  »La Chine » et  »la Russie dans vingt ans ».

La cérémonie d’ouverture de cet événement a été marquée par un message Royal adressé aux participants, dont lecture a été donnée par le conseiller du Souverain, M. Yassir Znagui.

VIDEO. DSK: Macron, Trump, le PS… A Marrakech, l’ancien patron du FMI sort de son silence

by Manon Aublanc

MAROC – DSK s’exprimait en marge d’une conférence mondiale sur « L’Amérique et le monde un an après l’élection de Trump »…

Certains attendaient cette prise de parole depuis longtemps. Retiré de la vie politique depuis 2011, DSK est sorti de son silence ce samedi, en marge de la World Policy Conference à Marrakech au Maroc où il réside, selon une vidéo partagée par le JDD.

Interrogé par un journaliste anglo-saxon, Dominique Strauss-Kahn a livré son opinion sur Emmanuel Macron, Donald Trump ou encore l’avenir du Parti socialiste.

« Je voudrais qu’il soit de gauche et de droite »
« Macron, il n’est ni de gauche ni de droite. Je voudrais qu’il soit de gauche et de droite », a d’abord expliqué DSK, avant de livrer un constat plutôt positif sur le président français : « Je crois que c’est une bonne chose que par moments, comme le fait Macron, parce que c’est l’intérêt du pays, les deux (gauche et droite, ndlr) puissent travailler ensemble ».

« Si Emmanuel Macron saisit bien sa chance, il peut faire en cinq ans beaucoup de changements en France qui n’ont pas existé pendant les trente précédentes années », a expliqué l’ancien patron du FMI.

« Le temps est venu de renouveler le centre-gauche français »
Alors que le journaliste lui demandait si le Parti socialiste peut avoir un avenir, DSK a livré une réponse sans équivoque : « Non, je crois qu’il n’y en a pas et je crois que c’est une bonne chose. Le temps est venu de renouveler le centre-gauche français. »

L’ancien homme politique de gauche suggère à la création d’une nouvelle force pour renouveler la gauche française : « L’élection d’Emmanuel Macron a créé une sorte de tremblement de terre dans la politique française. Ce parti qui est le mien, je le dis avec un petit peu de tristesse, mais c’est comme ça, n’a pas su accompagner la mondialisation, se transformer quand le monde se transformait. Il est temps qu’il disparaisse et qu’une autre force, peut-être avec une partie des mêmes membres, apparaisse », a-t-il détaillé.

« Les États-Unis ont élu un homme qui ne me semble pas adapté à cette tâche »

L’ancien candidat à la primaire socialiste a expliqué qu’il était « délicat pour un étranger de faire un commentaire sur un chef d’Etat qui n’est pas le sien » tout en avouant son « pessimisme » face au président américain : « Je suis inquiet de la façon dont les États-Unis ont élu un homme qui ne me semble pas adapté à cette tâche », a-t-il dit.

« Je ne crois pas obligatoirement qu’il faille toujours avoir des politiciens. Il peut y avoir des gens qui viennent de la société civile pour gouverner un pays. Mais à ce moment-là, il faut quand même respecter les règles, les codes, le fonctionnement de la vie politique, ce que Trump ne fait pas », avant de conclure : « Je pense que ça peut finir de façon assez dangereuse ».

Οικουμενικός Πατριάρχης: Η αληθινή ειρήνη δεν επιτυγχάνεται με την δύναμιν των όπλων, αλλά μόνον δια μέσου της αγάπης (VIDEO)

3.11.2017
από το Γραφείο Τύπου του Οικουμενικού Πατριαρχείου

Η σημασία του διαλόγου των θρησκειών για την επικράτηση της ειρήνης και της καταλλαγής μεταξύ διαφορετικών λαών και πολιτισμών βρέθηκε στο επίκεντρο της ομιλίας που πραγματοποίησε ο Οικουμενικός Πατριάρχης Βαρθολομαίος κατά την έναρξη της 10ης διεθνούς Συναντήσεως του «World Policy Conference», η οποία ξεκίνησε τις εργασίες της σήμερα το πρωί στο Μαρακές του Μαρόκου. «Δυστυχώς η θρησκεία μετετράπη καθ΄όλη την διάρκεια του εικοστού αιώνα σε όργανο επιβολής εξουσίας, καταφέρνοντας να εκτρέψει ακόμα και αυτή τη φύση του θρησκευτικού λειτουργήματος: το να είναι δηλαδή παράγοντας ειρήνης, συμφιλιώσεως και διαλόγου», σημείωσε, μεταξύ άλλων, ο Οικουμενικός Πατριάρχης και πρόσθεσε: «Για να καταλάβουμε αυτό που συμβαίνει σήμερα στον κόσμο, πρέπει να αναλογιστούμε τον ρόλο της θρησκείας μέσα στην ανθρωπότητα. Αυτό που κάποιοι ονομάζουν “επιστροφή στην θρησκεία” ή “επιστροφή στον Θεό” μέσα σε μια κοινωνία “μετά- κοσμική” δεν είναι παρά η ενεργοποίηση μιας ουσιαστικής διάστασης της ανθρωπότητας που, αν και είναι πολύ στενά συνδεδεμένη με την ταυτότητα, δεν αποτελεί τόσο σημείο ταύτισης, όσο σημείο διάστασης μεταφυσικής και πνευματικής. Εξάλλου, η Αγία και Μεγάλη Σύνοδος της Ορθόδοξης Εκκλησίας, που έγινε τον Ιούνιο του 2016, μας υπενθύμισε τη σημασία του διαθρησκειακού διαλόγου: Ο ειλικρινής διαθρησκειακός διάλογος συμβάλλει στην ανάπτυξη αμοιβαίας εμπιστοσύνης, στην προώθηση της ειρήνης και της καταλλαγής. Η Εκκλησία αγωνίζεται για να καταστήσει αισθητή την “άνωθεν ειρήνην” επί της γης. Η αληθινή ειρήνη δεν επιτυγχάνεται με την δύναμιν των όπλων, αλλά μόνον δια μέσου της αγάπης, ήτις “ου ζητεί τα εαυτής”. Ανάμεσα στους μεγάλους θρησκευτικούς θεσμούς, το Οικουμενικό Πατριαρχείο Κωνσταντινουπόλεως κατέχει, εκ της ιστορίας του, μία θέση ιδιαίτερη. Παρά το γεγονός ότι κατά τη διάρκεια δύο χιλιετιών αντιμετώπισε βαθιές ανατροπές και ρήξεις, οι οποίες υπήρξαν συχνά τραυματικές, το Πατριαρχείο μας παρέμεινε πάντοτε ενεργό, απόδειξη του ότι μπορεί να επιζήσει και να αποτελέσει φορέα πολιτισμού στο πέρασμα των αιώνων. Από την ύπαρξή της και μόνον, η Ορθόδοξη Εκκλησία συμβάλλει στο να δώσει νόημα και ελπίδα σε ένα κόσμο που αγωνιά, που αναζητεί σήμερα τον δρόμο του». Αξίζει να σημειωθεί ότι ο Οικουμενικός Πατριάρχης είναι ο μόνος θρησκευτικός ηγέτης που προσκλήθηκε και εφέτος να μιλήσει στην έναρξη του «World Policy Conference». Προηγουμένως τους συμμετέχοντες υποδέχθηκε ο Πρόεδρος του Ιδρύματος IFRI (Institut Franҫais des Relations Internationales), που έχει την ευθύνη διοργάνωσης του εν λόγω Διεθνούς Συνεδρίου, κ. Thierry de Montbrial και αναγνώσθηκαν χαιρετισμοί του Βασιλιά του Μαρόκο Μοχάμεντ Στ’ και του Προέδρου της Γαλλικής Δημοκρατίας κ.Εμμανουέλ Μακρόν. Στο Διεθνές Συνέδριο, οι εργασίες του οποίου θα ολοκληρωθούν την Κυριακή, 5 Νοεμβρίου, συμμετέχουν σημαντικές προσωπικότητες από τον πολιτικό, ακαδημαϊκό και επιχειρηματικό κόσμο. Τον Οικουμενικό Πατριάρχη, στην πρώτη επίσκεψή του στο Μαρόκο, συνοδεύουν ο Μητροπολίτης Γαλλίας Εμμανουήλ και ο κ.Παντελεήμων Βίγκας, Άρχων Μ. Χαρτοφύλαξ της Μ.τ.Χ.Ε

World Policy Conference: SM le Roi adresse un message aux participants de la 10è édition

3.11.17

By 2M.ma

Les travaux de la 10e édition de la World Policy Conference (WPC) se sont ouverts ce vendredi à Marrakech, en présence d’éminentes personnalités mondiales. La cérémonie d’ouverture de cet événement d’envergure internationale a été marquée par un message royal adressé aux participants, dont la lecture a été donnée par le conseiller du Souverain, M. Yassir Znagui.

Dans son message, le Souverain a tenu à souligner l’importance de cette rencontre qui offre l’opportunité de débattre des grands enjeux régionaux et internationaux, et contribue à améliorer la gouvernance dans ses dimensions de réflexion, de décision et de contrôle, afin de promouvoir un monde plus ouvert et plus respectueux de la diversité.

« Des programmes de développement humain et économique inclusifs pour concrétiser les grandes aspirations des citoyens »
Sa Majesté le Roi a fait valoir à cet égard le rôle d’un débat constructif dans l’émergence d’idées nouvelles et de solutions susceptibles d’améliorer encore le modèle de développement de nos pays. »Certes, la voie vers la prospérité est un processus complexe et de longue haleine. Néanmoins, les grandes aspirations des citoyens, notamment africains, ne peuvent se concrétiser qu’à travers des programmes de développement humain et économique inclusifs qui s’inscrivent dans une dimension régionale ou continentale », a fait savoir le Souverain.

Et SM le Roi de rappeler les avancées indéniables et reconnues de l’Afrique qui ne sont pas passées inaperçues et qui ont été suivies avec un intérêt croissant par la Communauté internationale
« Le capital humain, un atout majeur pour accompagner l’Afrique vers le développement »
Le Souverain a fait également part de sa conviction quant aux atouts dont jouit le continent en mesure de le positionner sur la scène internationale.

« Africain convaincu, Je plaiderai donc, une nouvelle fois, pour l’accompagnement de cette Afrique qui a su se forger sa propre destinée, à la faveur de réformes structurelles audacieuses engagées, à moyen et long termes, dans de multiples secteurs », a dit le Souverain, qui a également évoqué en tant qu’outils de réforme, la nécessité de mettre en oeuvre les stratégies novatrices et des politiques ambitieuses, fondées sur les succès d’ores et déjà acquis et s’inspirant d’initiatives mondiales réussies, adaptées à la diversité de nos réalités sociales, économiques et culturelles.

« Il s’agira notamment, de renforcer le fonctionnement des institutions, de conforter la bonne gouvernance et d’améliorer substantiellement la qualité de l’utilisation des fonds publics » a expliqué SM le roi, tout en appelant à se focaliser sur le capital humain lequel constitue, aujourd’hui, « une opportunité unique pour le développement. de l’Afrique. Participant pleinement à une transformation économique vertueuse du Continent, la jeunesse africaine, loin de constituer un handicap, s’avère un atout majeur », ajoute le message royal.

Des politiques judicieuses en matière d’éducation, de formation professionnelle et de santé, pour une meilleure insertion des jeunes dans les tissus socio-économiques de leurs pays
Le souverain a insisté sur l’élaboration et la mise en œuvre de politiques judicieuses en matière d’éducation, de formation professionnelle et de santé afin de garantir une meilleure insertion de ces jeunes dans le tissu socio-économique de leurs pays. « Ces initiatives se traduiront par une croissance accrue, inclusive et soutenue, qui engendrera création d’emplois et augmentation de productivité », précise Sa Majesté.
Une revalorisation des ressources naturelles pour créer des emplois et satisfaire les besoins alimentaires de tous les Africains
SM le Roi a tenu dans son message, à faire valoir les énormes ressources naturelles dont regorge le continent qu’il importe de valoriser pleinement.

« La transformation du secteur agricole, la mise en place de passerelles et de synergies avec son pendant industriel permettront également de créer des emplois », a souligné le souverain.

Et de préciser , »la transformation de l’agriculture africaine devra s’opérer à tous les niveaux, de la production primaire à la valorisation agro-industrielle. Elle permettra de mieux exploiter le potentiel agricole considérable de notre Continent, en l’occurrence ses terres arables, et de pallier les difficultés socio-économiques subies par les acteurs de ce secteur, difficultés liées notamment à une productivité relativement faible ».

Sa Majesté a fait allusion dans ce sens au concept de la « Révolution verte ». « Cette révolution verte que nous souhaitons repose sur le renouvellement profond des technologies, des modes de production, adapté au contexte africain et au changement climatique »,a dit le Souverain, se félicitant des engagements pris par le Maroc, en vue d’accélérer la croissance agricole et de réaliser un développement durable en Afrique, contribuent utilement à satisfaire, à l’échelle continentale, les besoins alimentaires de tous les Africains.

Développer des activités innovantes et former une main-d’œuvre qualifiée pour une industrie africaine compétitive
« L’industrie africaine, quant à elle, manque encore de compétitivité. Ses deux principaux défis sont le développement d’activités innovantes et la formation d’une main-d’œuvre qualifiée », a affirmé SM le roi, insistant sur la nécessité de développer graduellement en même temps que l’investissement privé, des formes nouvelles de financement et de partenariats, et ce afin de favoriser la multiplication de projets porteurs de transformation et d’accélérer leur rythme d’exécution.

Le Souverain a souligné l’impérativité de régler définitivement et avec pragmatisme le manque d’infrastructures sur le Continent. « Nous savons tous que là où sont établis des routes, des connections et des réseaux, le développement passe et la précarité disparaît », a expliqué SM le roi.

Un partenariat Nord-Sud rénové pour positionner le continent au centre de l’échiquier mondial
Dans le cadre des efforts déployés par le continent afin de consolider ses partenariats conclus dans tous les domaines, SM le roi a indiqué que l’Afrique était ouverte à des partenariats multidimensionnels couvrant les domaines institutionnels et politiques, économiques, sociaux et environnementaux, aussi bien que les sphères liées à la prévention de la radicalisation et à la lutte contre le terrorisme.

« Il est temps de reconfigurer les priorités stratégiques de la Communauté internationale en reconsidérant l’apport de l’Afrique. A la lumière des récents développements et des avancées reconnues du Continent, il est primordial que notre Continent soit au centre d’un échiquier mondial redessiné et qu’il se fasse entendre sur la scène internationale », a dit le souverain, appelant à conjuguer le potentiel de la coopération Nord-Sud et les expériences des uns et des autres, pour permettre aux décideurs de construire une coopération plus solide, plus réaliste et surtout plus équitable.

« C’est en ce sens qu’un partenariat Nord-Sud rénové prend toute sa mesure », a affirmé le Souverain qui entend relever la volonté commune d’aboutir à une plus grande intégration entre pays africains. Une intégration possible si les intervenants, publics et privés, se saisissent avec pragmatisme de toutes les opportunités qu’ils répondent solidairement aux défis et aux menaces.

« Aujourd’hui, l’ère d’une Afrique passive qui pâtit de son environnement complexe est dépassée. Une Afrique qui s’engage se substitue à une Afrique qui subit », dit le Souverain, mettant en avant les potentialités et les atouts du Continent.

SM le roi a enfin appelé dans son message à canaliser les effort pour préparer le futur des jeunes générations africaines. « Au-delà des partenariats traditionnels, Sud-Sud ou Nord-Sud, toujours plus nombreux et plus dynamiques, Je vous invite à réfléchir à de nouveaux cadres d’échanges et de partenariats, au service d’un meilleur avenir à nos populations », a conclu le Souverain.

Le Liban fortement représenté au congrès sur la gouvernance mondiale

3.11.17

Par Michel Touma

C’est aujourd’hui, vendredi, en début de matinée que doit s’ouvrir à Marrakech, au Maroc, la 10e édition de la conférence sur la gouvernance mondiale (« World Policy Conference », WPC), organisée par l’Institut français des relations internationales (IFRI), sous l’impulsion du président de l’IFRI et fondateur de la WPC, Thierry de Montbrial. L’IFRI, convient-il de noter sur ce plan, a été classé à la 3e place des think tanks les plus influents au monde dans le classement Global Go-To Think Tanks, index 2016, de l’Université américaine de Pennsylvanie.
Le congrès annuel de la World Policy Conference aborde chaque année un vaste éventail de thèmes de l’actualité portant, notamment, sur la géopolitique mondiale, les avancées technologiques, les enjeux écologiques, la situation dans certaines régions du globe, la conjoncture économique internationale et le degré de développement économique dans certaines grandes zones du monde. De très nombreuses personnalités internationales de haut rang, des ambassadeurs, des ministres, des intellectuels et des experts dans des domaines spécialisés participent à ce congrès. Des panels, des rencontres-débats et des ateliers de travail sont organisés pour permettre aux participants d’effectuer des échanges sur ces différents thèmes.

À l’instar des éditions précédentes, les travaux du congrès de cette année s’étaleront sur trois jours, de vendredi à dimanche. Le Liban sera fortement présent à la conférence, en la personne, notamment, du gouverneur de la Banque du Liban, Riad Salamé, qui sera demain, samedi, l’invité d’honneur d’un déjeuner-débat. Le premier vice-gouverneur de la Banque centrale, Raed Charafeddine, participera en outre, également demain samedi, à un atelier de travail sur le thème « Finance et économie ». La délégation libanaise comprend aussi l’homme d’affaires Riad Tabet, l’un des pôles de l’IFRI, ainsi que Samir Nasr, fondateur et directeur général du centre Études et consultations économiques (ECE). L’ancien ministre Jihad Azour participera, par ailleurs, à un panel ayant pour thème « Tendances au Moyen-Orient », en sa qualité de directeur du département du Moyen-Orient et de l’Asie centrale au Fonds monétaire international (FMI).

La séance d’ouverture, ce matin, sera marquée par des allocutions du chef du Quai d’Orsay, Jean-Yves Le Drian, de Thierry de Montbrial et de l’archevêque de Constantinople, Bartholomée 1er. D’autres personnalités prestigieuses sont également attendues à ce congrès, dont les anciens ministres des Affaires étrangères d’Espagne Miguel Angel Moratinos, de France Hubert Védrine et d’Allemagne Joschka Fischer, Jean-David Levitte (ancien proche collaborateur du président Nicolas Sarkozy), Élisabeth Guigou, ancienne ministre française, et Meir Sheetrit, député israélien.

アルバニア首相、カタルーニャを不支持

03.11.17

Par Nikkei

【マラケシュ=白石透冴】バルカン半島にあるアルバニアのラマ首相は3日、独立を宣言したスペイン北東部カタルーニャ州について「同情するが、支持はできない」と語った。アルバニア人が9割を占める隣国コソボもセルビアから独立した過去を持つが、欧州連合(EU)と足並みをそろえてスペイン政府を支持した。シンクタンクの仏国際関係研究所がモロッコのマラケシュで3日から開催している「世界政策会議」で表明した。

Maroc: Ouverture à Marrakech des travaux de la 10e édition de la World Policy Conférence

3.11.2017
by Xinhua

Les travaux de la 10e édition de la World Policy Conférence (WPC), se sont ouverts, vendredi à Marrakech (sud du Maroc), en présence d’éminentes personnalités mondiales issues d’horizons divers.
Cette rencontre, qui offre l’opportunité de débattre des grands enjeux régionaux et internationaux, contribue également à améliorer la gouvernance dans ses dimensions de réflexion, de décision et de contrôle, afin de promouvoir un monde plus ouvert et plus respectueux de la diversité, souligne-t-on du côté des organisateurs.
Cette conférence offre également l’opportunité d’une réflexion approfondie dans le cadre d’ un débat constructif pour l’émergence d’idées nouvelles et de solutions susceptibles d’ améliorer encore le modèle de développement des pays.
Au programme de cette conférence figurent pas moins de 16 sessions plénières portant notamment sur « L’avenir de l’Europe du Sud-Est », « Investir en Afrique », « Tendances au Moyen-Orient « , « L’économie mondiale », « L’Amérique et le monde un an après l’élection de Donald Trump », « L’Union européenne et le monde », « le développement de l’Afrique », en plus de 4 ateliers sur « Finance et économie « , « Energie et climat », « La Chine » et « la Russie dans vingt ans ».

Dans un message au participant, le Roi Mohammed VI du Maroc, a souligné l’impératif de reconfigurer les priorités stratégiques de la Communauté internationale en reconsidérant l’apport de l’Afrique.
« A la lumière des récents développements et des avancées reconnues du Continent, il est primordial que notre Continent soit au centre d’un échiquier mondial redessiné et qu’il se fasse entendre sur la scène internationale », a-t-il affirmé.
Il a souligné que L’Afrique est ouverte à des partenariats multidimensionnels couvrant les domaines institutionnels et politiques, économiques, sociaux et environnementaux, aussi bien que les sphères liées à la prévention de la radicalisation et à la lutte contre le terrorisme.
De son côté le président français, M. Emmanuel Macron, a appelé à « réfléchir aux moyens de conserver une gouvernance mondiale raisonnablement ouverte, capable d’ absorber les chocs tout en facilitant les changements désirables ».

« Les innombrables défis de court terme auxquels fait face le monde, n’iront qu’en se multipliant si nous ne traitons pas les problèmes de fond », a averti le président français dans un message lu par l’ambassadeur de France au Maroc, Jean-François Girault, en passant en revue les principaux défis que le monde se doit de relever.
Il s’agit en premier lieu du développement pour lequel le président français a fixé l’objectif de consacrer 0,55% du revenu national français d’ ici cinq ans, en prêtant une attention particulière à l’efficacité de l’aide : plus d’ innovations, d’intelligence, de partenariats locaux et une plus grande responsabilité sur le terrain.
Dans ce cadre, le président français a relevé que l’ Alliance pour le Sahel, que la France a lancée avec l’ Union européenne, la Banque mondiale et le PNUD, est un exemple de cette exigence renforcée.
« Le deuxième défi est celui de l’éducation et de la santé », a poursuivi M. Macron, qui a appelé la communauté internationale à être au rendez-vous en février 2018 à Dakar pour la reconstitution du partenariat mondial pour l’éducation que la France coprésidera avec le Sénégal.
Le président français a appelé aussi à redoubler d’efforts en faveur de la santé, à l’heure où des maladies qu’on croyait oubliées comme la peste, sont revenues.

Brnabić:Srbija snažno posvećena regionalnoj saradnji

03.12.2017

Par Studio B, Tanjug

Zapadni Balkan, uprkos političkim, ekonomskim i društvenim izazovima sa kojima se suočava, mora da se posveti izgradnji dobrih odnosa, stabilnosti i napretku, zaključak je razgovora predsednika Vlada Srbije i Albanije, Ane Brnabić i Edija Rame na Konferenciji o svetskoj poltici u Maroku. „Srbija je snažno posvećena regionalnoj saradnji i ekonomskom povezivanju, jer je ekonomija ključni pokretač svih integrativnih procesa i daljeg razvoja zemalja regiona“, istakla je Brnabićeva.

„Region Jugoistočne Evrpe, ili kako ga još nazivaju Zapadnog Balkana, ne samo da se pojavljuje kao region koji ima odlične ekonomske rezultate i polako se ekonomski reformiše u region na koji može da se računa, već i kao region koji se politički reformiše i ima pozitivne stvari da pokaže i Evropi i celom svetu“, rekla je Brnabić nakon učešća na uvodnom panelu Konferencije o svetskoj politici (World Policy Conference – WPC), koja se održava u Marakešu.

Brnabić je napomenula da je razgovarala da kolegom premijerom Albanije Edijem Ramom kako Evropa i svet mogu da uče o tome šta se u poslednje tri godine dešava na relaciji Srbija – Albanija.

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Brnabić:Nema više Srba u Prištini, duplih standarda ima
Studio B, Tanjug
PolitikaPolitika Pocetna 03. 11. 2017. 21:09:58
Predsednica Vlade Srbije Ana Brnabić ocenila je danas da jednostrano proglašenje nezavisnosti Kosova nije bilo u skladu sa međunarodnim pravom i standardima, i da ne vidi zašto su ga određene države odobrile.

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Istakla je i da posle toga u Prištini više nema Srba, kao i da su nakon toga srpske crkve i manastiri spaljeni.

„Jednostrano proglašenje nezavisnosti Kosova nije se dogodilo u toku rata, dogodilo se kada su Ujedinjene nacije garantovale da je ono deo Srbije, a kada je Srbija bila već osam godina na putu demokratskih promena. Dakle ne za vreme vladavine Slobodana Miloševića, nego kada je demokratski premijer ubijen, posle toga, tako da ja zaista ne vidim nikakvu logiku u tome zašto je UDI (jednostrano proglašenje nezavisnosti) bilo u skladu sa međunarodnim zakonom i standardima ili zašto je bilo odobreno od strane određenih država“, rekla je Branbić u Marakešu gde od danas učestvuje na Konferenciji o svetskoj politici (World Policy Conference – WPC).

Ona je istakla da su nakon toga „Srbi izbačeni, i ne samo da su izbačeni, srpski manastiri su spaljeni, crkve su spaljene. Da li je Evropa reagovala, da li je NATO reagovao? Nije. Srbi se ne vraćaju. Srba više nema u Prištini“.

Brnabić je rekla da Srbija pokušava da pomogne i da pruži podršku i istakla da su prioritetni interesi kvalitet života, bezbednost i sigurnost.

„I mi pokušavamo da imamo konstruktivnu ulogu. Da li smo zadovoljni? Zasigurno da nismo. Niko ne bi bio zadovoljan“, rekla je Brnabić.

Ona je podsetila da je Srbija koja je pre četiri i po godine uspostavila „veoma težak“ Briselski sporazum ispunila skoro sve što je njime propisano osim dela koji se tiče energije, dok Priština ne ispunjava osnovnu tačku sporazuma.

„Priština nije ispunila jednu tačku koja je u osnovi srž Briselskog sporazuma. Osnova briselskog sporazuma jeste formiranje Zajednice srpskih opština. Četiri i po godine kasnije – još ništa“, istakla je Brnabić.

„Očigledno nismo zadovoljni, pokušavamo da budemo pragmatični, ali opet to je složeno pitanje i ja bih se složila da su postojali dupli standardi i postoje i dalje“, rekla je Brnabić.

Brnabić je danas učestvovala na prvom plenarnom skupu Konferencije o svetskoj politici (World Policy Conference – WPC), koja se do 5. novembra održava u Marakešu, a na kojoj je učestvovao i albanski premijer Edi Rama.

Brnabić:Srbija snažno posvećena regionalnoj saradnji
Zapadni Balkan, uprkos političkim, ekonomskim i društvenim izazovima sa kojima se suočava, mora da se posveti izgradnji dobrih odnosa, stabilnosti i napretku, zaključak je razgovora predsednika Vlada Srbije i Albanije, Ane Brnabić i Edija Rame na Konferenciji o svetskoj poltici u Maroku. „Srbija je snažno posvećena regionalnoj saradnji i ekonomskom povezivanju, jer je ekonomija ključni pokretač svih integrativnih procesa i daljeg razvoja zemalja regiona“, istakla je Brnabićeva.

„Region Jugoistočne Evrpe, ili kako ga još nazivaju Zapadnog Balkana, ne samo da se pojavljuje kao region koji ima odlične ekonomske rezultate i polako se ekonomski reformiše u region na koji može da se računa, već i kao region koji se politički reformiše i ima pozitivne stvari da pokaže i Evropi i celom svetu“, rekla je Brnabić nakon učešća na uvodnom panelu Konferencije o svetskoj politici (World Policy Conference – WPC), koja se održava u Marakešu.

Brnabić je napomenula da je razgovarala da kolegom premijerom Albanije Edijem Ramom kako Evropa i svet mogu da uče o tome šta se u poslednje tri godine dešava na relaciji Srbija – Albanija.

„O onome što je pokrenuo predsednik (Srbije Aleksandar) Vučić u svojoj ulozi predsednika vlade i ono što je krenulo da se dešava kao veći dijalog prvi put posle šest decenija. To je nešto što je danas prepoznato“,. navela je Brnabić.

Sa Ramom je, kako je dodala, pričala i o tome kakve razlike imaju Srbija i Albanija, kako politički možemo da rešimo naše razlike, i kako pitanje Kosova i Metohije, na koje u potpunosti različito gledamo, može da bude prepreka u našim daljim odnosima, ali i u stabilnosti zapadnog balkana.

Takođe je podsetila na važnost berlinskog procesa, zbog ekonomskog i infrastrukturnog povezivanja zemalja Zapadnog Balkana u okviru EU.

World Policy Conference, Sa Toute-Sainteté, le Patriarche œcuménique Bartholomée, Marrakech (Maroc), 3-5 novembre 2017

3.11.17

Par Patriarchat Oecuménique

Mesdames et Messieurs,
Chers amis,

Permettez-nous d’introduire notre propos par une citation : « Le monde où nous vivons aujourd’hui a besoin des valeurs de la religion, qui recèlent les vertus dont nous devons nous armer pour être dans les bonnes grâces de Notre Créateur, Dieu Tout-Puissant, et qui renforcent en nous la propension à la tolérance, à l’amour et à la coopération marquée du sceau de la charité et de la piété humaines. »

Ces mots, nous les devons à Sa Majesté, le Roi Mohammed VI, Amir Al-Mouminine, dont le monde connaît l’ouverture, la sagesse et le désir de bâtir des ponts d’un côté à l’autre de la Méditerranée, tout en combattant avec courage et détermination le fondamentalisme religieux. Ce dernier ne se nourrit pas que d’un désenchantement du monde, que de la faillite de la « modernité heureuse », que d’une opposition à la mondialisation. Le fait religieux s’est transformé tout au long du 20e siècle et sa manipulation, pour ne pas dire son instrumentalisation à des fins hégémoniques, a détourné la nature même de sa vocation : être un acteur de paix, de réconciliation et de dialogue.

La scène internationale connaît aujourd’hui de profonds bouleversements. Les conflits identitaires se lient à la montée en puissance des injustices sociales. Parallèlement, la perception des inégalités va croissante. Dans ce contexte d’insécurité, la religion peut avoir un rôle positif, si tant est qu’elle devienne capable de se réapproprier la nature de son propre message. Un message détourné. Un message violé. Un message piégé par le bellicisme des fondamentalismes. Bien qu’il soit vrai que de nombreux malentendus sur le fondamentalisme religieux circulent, la religion a sans aucun doute été utilisée comme un moyen à des fins politiques ou à des intérêts personnels qui lui sont par essence contradictoires.

Aussi, faut-il bien remarquer la nécessité impérieuse du dialogue pour répondre aux conflits contemporains, au-delà de la nature religieuse ou non de ces conflits. Le dialogue n’est pas une négociation. Ce n’est pas non plus une controverse. Il s’agit d’une caractéristique de l’être par laquelle se constitue la qualité relationnelle de la personne humaine. Pour comprendre ce qui se passe dans notre monde aujourd’hui, il nous faut réfléchir au rôle de la religion dans l’humanité. Ce que d’aucuns appellent le « retour du religieux » dans un monde « post-séculier » n’est en fait que la réactivation d’une dimension essentielle de l’humanité qui, même si elle est puissamment liée à l’identité, n’en est pas pour autant identitaire, mais métaphysique et spirituelle.

En ce sens, les fonctions du religieux peuvent nous paraître évidentes, elles n’en sont pas moins cruciales pour l’existence et la co-existence humaines : a. La religion est liée aux préoccupations de l’être humain et nous aide à élaborer des réponses aux questions existentielles en rapport avec la vie et son sens, la vérité et l’éternité. b. La religion est liée à l’identité des peuples et des civilisations. C’est la raison pour laquelle les traditions religieuses d’autrui doivent non seulement être connues, reconnues, mais aussi appréciées. Cette connaissance est une condition préalable indispensable à tout dialogue. c. La religion a participé à la réalisation des grandes aventures culturelles et civilisationnelles de l’humanité. d. Enfin, la religion est un facteur essentiel du processus de paix. Ainsi que l’écrivait saint Paul : « Car Dieu n’est pas un Dieu de désordre, mais un Dieu de paix. » (1 Co 14, 33)

C’est d’ailleurs ce que le Saint et Grand Concile de l’Église orthodoxe, en juin 2016, a rappelé s’agissant de l’importance du dialogue interreligieux : « Le dialogue interreligieux franc contribue au développement d’une confiance mutuelle dans la promotion de la paix et de la réconciliation. L’Église lutte pour rendre plus tangible sur terre la ‘paix d’en-haut’. La véritable paix n’est pas obtenue par la force des armes, mais uniquement par l’amour qui ‘ne cherche pas son intérêt’ (I Co 13, 5). Le baume de la foi doit servir à panser et à guérir les plaies anciennes d’autrui et non pas à raviver de nouveaux foyers de haine. » (par.17)

Mesdames et Messieurs,
Chers amis,

Le Maroc a été un pays précurseur en matière de dialogue interreligieux, à l’avant-garde de la lutte contre le fondamentalisme. Comme vous le savez, le bassin méditerranéen a connu pendant les siècles passés une cohabitation pacifique entre juifs, chrétiens et musulman. Cette expérience démontre bien, s’il le fallait encore, que les croyants de traditions religieuses différentes peuvent vivre ensemble autour d’un projet commun : celui de l’unité de l’humanité et de la paix.

Parmi les grandes institutions religieuses, le Patriarcat œcuménique de Constantinople occupe, par son histoire, une place unique. Au fil des profonds bouleversements souvent traumatisants qu’il a dû affronter en deux millénaires, notre Patriarcat a toujours su rester actif, preuve s’il en est qu’il est possible de survivre et de transmettre un témoignage de civilisation à travers les âges. Par sa seule existence, l’Église orthodoxe contribue à donner du sens et de l’espoir à un monde angoissé, qui cherche aujourd’hui son chemin.

La légitimité des religions aujourd’hui dépend de leur attitude claire à l’égard de la protection de la liberté et de la dignité humaines comme des principes fondateurs dans l’établissement de la paix. Aucun défi, soit-il personnel ou international, ne trouvera de solution dans la solitude et l’isolement. Nous avons besoin les uns des autres, car nous sommes des êtres de relation, des êtres de communion qui, à mesure que nous nous rapprochons, devenons de véritables acteurs de paix.

Nous ne pouvons que nous réjouir de la tenue, dans ce pays, de cette nouvelle édition du World Policy Conference. En nous invitant à exprimer ces quelques pensées lors de la séance d’ouverture, ses organisateurs – et nous souhaitons ici remercier de tout cœur le professeur Thierry de Montbrial de son amitié – ont souligné l’importance fondamentale que prend la religion dans la réflexion sur les affaires du monde, ou, pour parler autrement, sur les enjeux internationaux. Le Patriarcat œcuménique que nous avons l’honneur de représenter les en remercie, tout en leur souhaitant un plein succès dans leur entreprise.

МГИМО на World Policy Conference 2017

3.11.17

Par MGIMO University

3 ноября в г. Марракеш, Марокко, открылась X юбилейная Конференция по вопросам мировой политики World Policy Conference.

С приветственным словом к участникам обратились председатель конференции, президент IFRI Тьерри де Монбриаль, Архиепископ Константинополя — Нового Рима и Вселенский Патриарх Варфоломей I и председатель Комиссии Африканского союза Муса Факи Махамат.

В этом году МГИМО выступил в качестве организатора круглого стола «Россия: обзор 20 последних лет» (Russia in twenty years). В экспертной дискуссии принимают участие президент ИМЭМО РАН А.А.Дынкин, заведующий кафедрой дипломатии А.Н.Панов, проректор А.В.Мальгин, главный экономист ЕАБР Я.Д.Лисоволик. Модератор круглого стола — председатель Правления Института современного развития И.Ю.Юргенс.

MGIMO at World Policy Conference 2017

3.11.17

Par MGIMO University

The Founder and Chairman of the World Policy Conference, IFRI President Thierry de Montbrial, the Archbishop of Constantinople-New Rome and Ecumenical Patriarch Bartholomew 1st and the Chairman the African Union Commission Moussa Faki Mahamat all gave welcome speeches to the audience.

This year, MGIMO organized a round table entitled «Russia in Twenty Years» which was moderated by Igor Yurgens, Chairman of the Management Board of the Institute of Contemporary Development (Russia) and comprised as speakers Alexander Dynkin, President of the Institute of World Economy and International Relations (Russia), Donald Johnston, Chair of the McCall MacBain Foundation and Former Secretary-General of the OECD and Yaroslav Lissovolik, Chief Economist at the Eurasian Development Bank. MGIMO was represented at this session by its Vice-Rector for General Affairs Artem Malgin and the Head of the Department of Diplomacy Alexander Panov.

— See the MGIMO web-site for russian version

Brnabić sutra sa predsednikom Vlade Maroka

3.11.2017

Par Pink.rs

Predsednica Vlade Srbije Ana Brnabić koja u Maroku učestvuje na Konferenciji o svetskoj politici (World Policy Conference – WPC), sastaće se sutra u Rabatu sa premijerom Maroka Sadedinom El Otmanijem.

• Izvor: Beta, Foto: Tanjug

• pre 9 dana

Predsednica Vlade Srbije večeras će biti počasni gost na večeri koju povodom Konferencije o svetskoj politici, organizuje ministar spoljnih poslova Maroka Naser Bourita, navodi se u saopštenju Vlade Srbije.
Skup se od 3. do 5. novembra održava u Marakešu, a predsednica Vlade Srbije Ana Brnabić i premijer Albanije Edi Rama na planarnoj sednici razgovarali su o regionalnoj saradnji i budućnosti Jugoistočne Evrope i Zapadnog Balkana.

Rama pohvalio Vučića i Brnabić zbog politike dijaloga

3.11.17

Par N1

Premijeri Srbije i Albanije, Ana Brnabić i Edi Rama, ocenili su na konferenciji u Maroku da Zapadni Balkan, uprkos izazovima, mora da se posveti izgradnji dobrih odnosa i napretku, i da bez stabilnosti u regionu nema stabilnosti ni u EU, ali su dodali da Kosovo ostaje tačka neslaganja Albanije i Srbije.

Kosovo i jednostrano proglašena nezavisnost koju Srbija ne priznaje, ostaje tačka neslaganja Srbije i Albanije, navedeno je u saopštenju Vlade Srbije koja dodaje da su se Brnabić i Rama složili da ipak postoje mnoge teme o kojima ima saglasnosti i saradnje.

Na prvoj plenarnoj sednici Konferencije o svetskoj politici (World Policy Conference – WPC) koja će trajati do 5. novembra u Marakešu, Brnabić i Rama su sa osnivačem i predsedavajućim Konferencije Tijeriem de Monbrijlom govorili o izazovima pred Zapadnim Balkanom i Jugoistočnom Evropom i o zajedničkoj budućnosti u EU.
« Region Zapadnog Balkana, uprkos političkim, ekonomskim i društvenim izazovima sa kojima se suočava, mora da se posveti izgradnji dobrih odnosa, stabilnosti i napretku », zaključili su premijeri Srbije i Albanije, navedeno je u saopštenju.

Njih dvoje su se složili da je potrebno nastaviti i produbiti saradnju na osnovu zajedničkih interesa i ciljeva o evropskoj budućnosti regiona.

« Srbija je snažno posvećena regionalnoj saradnji i ekonomskom povezivanju, jer je ekonomija ključni pokretač svih integrativnih procesa i daljeg razvoja svih zemalja regiona », rekla je Ana Brnabić.

U saopštenju je navedeno da je na panelu posebno istaknuto da je put saradnje i pomirenja koji su nakon više od šest decenija pokrenuli predsednik Srbije Aleksandar Vučić i Edi Rama, primer odgovorne politike i pozitivnih promena.

« Iako se ne slažemo oko pitanja jednostrano proglašene nezavisnosti Kosova, dajemo sve od sebe da to ne utiče na konstruktivnost naših odnosa i dijalog koji smo uspostavili », izjavila je Brnabić na panelu.

VIDEO: http://rs.n1info.com/a339476/Vesti/Vesti/Rama-pohvalio-Vucica-i-Brnabic-zbog-politike-dijaloga.html

Srbija upozoravala na « Pandorinu kutiju »

Brnabić je kazala da se Srbija « uvek čvrsto zalagala da se u međunarodnoj politici moraju poštovati međunarodno pravo i standardi ».

« Oduvek smo govorili da će se ‘otvoriti Pandorina kutija’ ukoliko se prihvati jednostrano proglašena nezavisnost. Međunarodno pravo je tu da osigura stabilniji, predvidiviji i bezbedniji svetski poredak i svakako stabilniju i sigurniju Evropu », rekla je ona.

Dodala je da će Srbija uvek prvo brinuti o kvalitetu života svih građana i njihovoj bezbednosti i da se upravo zato vodi otvoren dijalog sa Prištinom.

Predsednik Vlade Albanije Edi Rama pohvalio je napore predsednika Srbije Aleksandra Vučića i odgovornu politiku dijaloga koju je on inicirao i dodao da je dobro što je Vlada koju vodi Ana Brnabić nastavila tu politiku i što se neguju prijateljski odnosi dve zemlje.

Govoreći o spoljnopolitičkim prioritetima Srbije, predsednica Vlade je naglasila da je « članstvo u EU ključni spoljnopolitički cilj Srbije », i dodala da reforme koje Srbija sprovodi na putu ka EU « treba da pokažu ne samo posvećenost evropskom putu, već pre svega da poboljšaju kvalitet života svih gradjana ».

« Koliko je EU potrebna regionu, toliko je i region Zapadnog Balkana potreban Evropi, jer bez stabilnog regiona, nema ni stabilnosti u EU », ocenila je Brnabić.

U sklopu posete Maroku, predsednica Vlade Srbije sastaće se u Rabatu s premijerom Sadedinom El Otmanijem, a predvidjena je i svečana večera koju za učesnike Konferencije o svetskoj politici priredjuje ministar spoljnih poslova Maroka Naser Bourita.

Na 10. Konferenciji o svetskoj politici učestvuje više od 120 visokih svetskih zvaničnika sa svih kontinenata.

Brnabić počasna gošća na svečanoj večeri naftne kompanije

3.11.17

By N1

Premijerka Srbije Ana Brnabić, koja se nalazi u Maroku, bila je počasna gošća na svečanoj večeri koju je priredio predsedavajući i generalni direktor naftne kompanije « Total » Patrik Pujane, saopštila je Vlada Srbije.
Pored Ane Brnabić, kao počasni gosti večeri su prisustvovali, između ostalih, patrijarh vaseljenski Vartolomej Prvi i premijer Albanije Edi Rama.

POVEZANA VEST

Premijerka Srbije učestvuje na Konferenciji o svetskoj politici (World Policy Conference – WPC) koja će trajati do 5. novembra u Marakešu.

Premijeri Srbije i Albanije su na konferenciji ocenili da Zapadni Balkan, uprkos izazovima, mora da se posveti izgradnji dobrih odnosa i napretku, i da bez stabilnosti u regionu nema stabilnosti ni u EU, ali su dodali da Kosovo ostaje tačka neslaganja Albanije i Srbije.

Serbian and Albanian PMs speak at panel in Morocco

3.11.17

Par B92

Prime Minister Ana Brnabic participated on Friday at the first plenary session of the World Policy Conference (WPC) in Marrakesh, Morocco.

Brnabic, along with Albanian Prime Minister Edi Rama, who also participated in the panel, spoke with Thierry de Montbrial, the founder and chairman of the World Policy Conference, about the challenges that the Western Balkans and Southeast Europe are facing, as well as their common future in the EU, the Serbian government announced on its website.
The prime ministers of Serbia and Albania concluded that the Western Balkan region, despite the political, economic and social challenges it faces, must focus on building good relations, stability and progress.

Serbia is strongly committed to regional cooperation and economic integration, because the economy is a key driver of all integration processes and the further development of all countries in the region, Brnabic pointed out.

Kosovo and the unilaterally declared independence, which Serbia does not recognize, remains a point of disagreement between Serbia and Albania. Brnabic and Rama agreed though that there are a number of topics about which there is consensus and cooperation, the Serbian government said on its website, and added that « the path of cooperation and reconciliation, initiated after more than six decades was by Aleksandar Vucic and Edi Rama, is an example of responsible politics and positive changes. »

« Serbia is deeply committed to this process and the deepening of cooperation and understanding with Albania. Although we do not agree on the issue of unilaterally proclaimed independence of Kosovo, we do our best not to affect the constructiveness of our relations and the dialogue we have established, » Brnabic pointed out at the panel.

Serbia has always firmly advocated the respect for international law and standards in international politics, as we have also always said that Pandora’s box will be opened if the one-sided declared independence of Kosovo is accepted, the prime minister stated.

She added that international law is here to ensure a more stable, predictable and safer world order, and certainly a more stable and secure Europe.

Brnabic stated that regardless of differences, Serbia will always first take care of the quality of life of all its citizens and their security, and that is why we are conducting an open dialogue with Pristina in order to solve the most important issues for citizens by mutual agreement between the two sides.

Rama « praised the efforts of Serbian President Aleksandar Vucic and the responsible policy of the dialogue he initiated, adding that it is good that the government led by Brnabic continued this policy and is fostering friendly relations between the two countries. »

Speaking about the foreign policy priorities of Serbia, the Prime Minister stressed that EU membership is a key foreign policy goal of Serbia, adding that the reforms that Serbia is pursuing on the road to the EU should show not only our commitment to the European path, but above all improve the quality of life of all our citizens.

The prime minister recalled that Serbia has opened 10 chapters in the negotiations with the EU, and that the government of Serbia will continue on the European path to responsibly implement political and economic reforms.

Just as the region of the Western Balkans needs the EU, the EU also needs the region because without a stable region there is no stability in the EU either, she said, concluding that Serbia will continue to build relations that lead us all together in the future and provide better living conditions and a higher standard and quality of life to all citizens.

The World Policy Conference (WPC) is taking place November 3-5, with participation of more than 120 senior officials from around the world.

While in Morocco, Brnabic will also meet with her Moroccan counterpart Saadeddine Othmani.

Pour comprendre notre monde, “il nous faut réfléchir au rôle de la religion”, soutient le patriarche Bartholomée à la World Policy Conference

3.11.2017
by La Croix

3 novembre 2017, discours du patriarche Bartholomée à la Xe World Policy Conference

Patriarcat de Constantinople (*)

Le 3 novembre 2017 à Marrakech (Maroc), le patriarche œcuménique Bartholomée a été invité à s’exprimer lors de la journée d’ouverture de la XeWorld Policy Conference (1), conférence qui s’est tenue jusqu’au 5 novembre. Dans son intervention, il a tout d’abord constaté les « profonds bouleversements » qui marquent la scène internationale aujourd’hui où « les conflits identitaires se lient à la montée en puissance des injustices sociales ». Pour le patriarche de Constantinople, dans un tel contexte d’insécurité, « la religion peut avoir un rôle positif, si tant est qu’elle devienne capable de se réapproprier la nature de son propre message ». « Un message détourné. Un message violé. Un message piégé par le bellicisme des fondamentalismes », a-t-il insisté. Rappelant l’impérieuse nécessité du dialogue pour répondre aux conflits contemporains – dialogue qui n’est ni « négociation », ni « controverse », mais « constitue la qualité relationnelle de la personne humaine » –, il a affirmé que pour « comprendre ce qui se passe dans notre monde, il nous faut réfléchir au rôle de la religion dans l’humanité ». Cependant, pour le patriarche Bartholomée, la légitimité des religions aujourd’hui « dépend de leur attitude claire à l’égard de la protection de la liberté et de la dignité humaines comme des principes fondateurs dans l’établissement de la paix ». « Aucun défi, soit-il personnel ou international, ne trouvera de solution dans la solitude et l’isolement, a-t-il souligné. Nous avons besoin les uns des autres… »

La DC

Mesdames et Messieurs, chers amis,
Permettez-nous d’introduire notre propos par une citation : « Le monde où nous vivons aujourd’hui a besoin des valeurs de la religion, qui recèlent les vertus dont nous devons nous armer pour être dans les bonnes grâces de Notre Créateur, Dieu Tout-Puissant, et qui renforcent en nous la propension à la tolérance, à l’amour et à la coopération marquée du sceau de la charité et de la piété humaines ».

Ces mots, nous les devons à Sa Majesté, le Roi Mohammed VI, Amir Al-Mouminine, dont le monde connaît l’ouverture, la sagesse et le désir de bâtir des ponts d’un côté à l’autre de la Méditerranée, tout en combattant avec courage et détermination le fondamentalisme religieux. Ce dernier ne se nourrit pas que d’un désenchantement du monde, que de la faillite de la « modernité heureuse », que d’une opposition à la mondialisation. Le fait religieux s’est transformé tout au long du XXe siècle et sa manipulation, pour ne pas dire son instrumentalisation à des fins hégémoniques, a détourné la nature même de sa vocation : être un acteur de paix, de réconciliation et de dialogue.

La scène internationale connaît aujourd’hui de profonds bouleversements. Les conflits identitaires se lient à la montée en puissance des injustices sociales. Parallèlement, la perception des inégalités va croissante. Dans ce contexte d’insécurité, la religion peut avoir un rôle positif, si tant est qu’elle devienne capable de se réapproprier la nature de son propre message. Un message détourné. Un message violé. Un message piégé par le bellicisme des fondamentalismes. Bien qu’il soit vrai que de nombreux malentendus sur le fondamentalisme religieux circulent, la religion a sans aucun doute été utilisée comme un moyen à des fins politiques ou à des intérêts personnels qui lui sont par essence contradictoires.

Aussi, faut-il bien remarquer la nécessité impérieuse du dialogue pour répondre aux conflits contemporains, au-delà de la nature religieuse ou non de ces conflits. Le dialogue n’est pas une négociation. Ce n’est pas non plus une controverse. Il s’agit d’une caractéristique de l’être par laquelle se constitue la qualité relationnelle de la personne humaine. Pour comprendre ce qui se passe dans notre monde aujourd’hui, il nous faut réfléchir au rôle de la religion dans l’humanité. Ce que d’aucuns appellent le « retour du religieux » dans un monde « post-séculier » n’est en fait que la réactivation d’une dimension essentielle de l’humanité qui, même si elle est puissamment liée à l’identité, n’en est pas pour autant identitaire, mais métaphysique et spirituelle.

En ce sens, les fonctions du religieux peuvent nous paraître évidentes, elles n’en sont pas moins cruciales pour l’existence et la coexistence humaines :

a) La religion est liée aux préoccupations de l’être humain et nous aide à élaborer des réponses aux questions existentielles en rapport avec la vie et son sens, la vérité et l’éternité.

b) La religion est liée à l’identité des peuples et des civilisations. C’est la raison pour laquelle les traditions religieuses d’autrui doivent non seulement être connues, reconnues, mais aussi appréciées. Cette connaissance est une condition préalable indispensable à tout dialogue.

c) La religion a participé à la réalisation des grandes aventures culturelles et civilisationnelles de l’humanité.

d) Enfin, la religion est un facteur essentiel du processus de paix. Ainsi que l’écrivait saint Paul : « Car Dieu n’est pas un Dieu de désordre, mais un Dieu de paix » (1 Co 14, 33).

C’est d’ailleurs ce que le saint et grand Concile de l’Église orthodoxe, en juin 2016 (2), a rappelé s’agissant de l’importance du dialogue interreligieux : « Le dialogue interreligieux franc contribue au développement d’une confiance mutuelle dans la promotion de la paix et de la réconciliation. L’Église lutte pour rendre plus tangible sur terre la “paix d’en-haut”. La véritable paix n’est pas obtenue par la force des armes, mais uniquement par l’amour qui “ne cherche pas son intérêt” (I Co 13, 5). Le baume de la foi doit servir à panser et à guérir les plaies anciennes d’autrui et non pas à raviver de nouveaux foyers de haine » (Encyclique de l’Église orthodoxe après le saint et grand Concile, n. 17).

Mesdames et Messieurs, chers amis,
Le Maroc a été un pays précurseur en matière de dialogue interreligieux, à l’avant-garde de la lutte contre le fondamentalisme. Comme vous le savez, le bassin méditerranéen a connu pendant les siècles passés une cohabitation pacifique entre juifs, chrétiens et musulmans. Cette expérience démontre bien, s’il le fallait encore, que les croyants de traditions religieuses différentes peuvent vivre ensemble autour d’un projet commun : celui de l’unité de l’humanité et de la paix.

Parmi les grandes institutions religieuses, le Patriarcat œcuménique de Constantinople occupe, par son histoire, une place unique. Au fil des profonds bouleversements souvent traumatisants qu’il a dû affronter en deux millénaires, notre Patriarcat a toujours su rester actif, preuve s’il en est qu’il est possible de survivre et de transmettre un témoignage de civilisation à travers les âges. Par sa seule existence, l’Église orthodoxe contribue à donner du sens et de l’espoir à un monde angoissé, qui cherche aujourd’hui son chemin.
La légitimité des religions aujourd’hui dépend de leur attitude claire à l’égard de la protection de la liberté et de la dignité humaines comme des principes fondateurs dans l’établissement de la paix. Aucun défi, soit-il personnel ou international, ne trouvera de solution dans la solitude et l’isolement. Nous avons besoin les uns des autres, car nous sommes des êtres de relation, des êtres de communion qui, à mesure que nous nous rapprochons, devenons de véritables acteurs de paix.

Nous ne pouvons que nous réjouir de la tenue, dans ce pays, de cette nouvelle édition de la World Policy Conference. En nous invitant à exprimer ces quelques pensées lors de la séance d’ouverture, ses organisateurs – et nous souhaitons ici remercier de tout cœur le professeur Thierry de Montbrial de son amitié – ont souligné l’importance fondamentale que prend la religion dans la réflexion sur les affaires du monde, ou, pour parler autrement, sur les enjeux internationaux. Le Patriarcat œcuménique que nous avons l’honneur de représenter les en remercie, tout en leur souhaitant un plein succès dans leur entreprise.

(*) Titre et notes de La DC.
(1) Fondée en 2008, la World Policy Conference (WPC) est une organisation indépendante qui a pour objectif de contribuer à améliorer la gouvernance dans tous ses aspects, afin de promouvoir un monde plus ouvert, plus prospère, plus juste et respectueux de la diversité des États et des nations (source, World Policy Conference).
(2) DC 2016, n. 2524, p. 129.

Morocco’s King Calls for ‘Green Revolution’ in Africa

03.11.17

Par The North Africa Post

King Mohammed VI of Morocco stressed the need for a “Green Revolution” in Africa that is based on a large-scale overhaul of technology and production methods suited to the African context and consistent with the requirements of climate change.

The call was made in a message to the participants in the 10th edition of the “World Policy Conference”, which kicked off Friday in Marrakech.

The message, read out by the King’s advisor Yassir Znagui, calls for achieving a transformation of African agriculture at all levels, from primary production to agro-industrial value chains.

“This should help us make the most of the Continent’s enormous agricultural potential – particularly arable land – and offset the socio-economic difficulties faced by agricultural stakeholders, which are mostly due to relatively low outputs,” the Monarch underscored.

The Monarch also pointed out to the challenges facing the development of the African industry’s competitiveness. “The two main challenges facing Africa’s industry are the development of innovative activities and the training of a skilled workforce,” he said.

In this respect, the King drew attention to the need for new forms of financing and partnerships to encourage the growth of transformative projects and speed up their implementation without ignoring the development of infrastructure.

King Mohammed VI also called for fostering innovative strategies and ambitious policies, which, he said “should not only be based on the accomplishments that have already been made, but which should also draw inspiration from successful initiatives at global level”.

“These strategies and policies should be adapted to our diverse social, economic and cultural realities,” he said, insisting on the need “to streamline our institutions, promote good governance and significantly improve the way public funds are used”.

He said that Africa’s tremendous assets in terms of human capital “offer an exceptional opportunity to achieve progress,” insisting, however, that “Africa’s potential and its assets are better harnessed when firm growth benefits all segments of the population”.

The King went on to highlight that “a proactive Africa is replacing a submissive Continent,” and that the Continent has resolutely embarked on a path towards prosperity. “Today, Africa is rapidly changing as it builds on its own model as well as on a vast array of partnerships. An ‘Africa of options’ – instead of an ‘Africa of constraints’ – is taking shape”.

However, to lay the groundwork for the future of young African generations, the Monarch said efforts must be properly guided and objectives firmly pursued. “Over and above classical South-South and North-South partnerships – which have become more dynamic and more numerous – I invite you to consider new forums and mechanisms for exchange and partnership, in order to ensure a brighter future for our populations,” the king underlined.

The event offers eminent figures from a wide range of backgrounds the opportunity to discuss major regional and global issues. It is also aimed at contributing to improve governance in terms of thinking, decision-making and control.

Président français : L’ouverture du Maroc sur le monde, notamment l’Afrique, se renforce chaque année

3.11.17

Par Maroc.ma

L’ouverture du Maroc sur le monde, notamment l’Afrique se renforce chaque année, a souligné, vendredi à Marrakech, le président français, M. Emmanuel Macron, dans un message aux participants à la World Policy Conference (WPC).

« L’ouverture du Maroc sur le monde, notamment l’Afrique, se renforce chaque année, recoupant les efforts français d’un lien d’intégration plus intense entre l’Europe et le continent africain », a indiqué le Président Macron dans ce message lu par l’ambassadeur de France au Maroc, Jean-François Girault.

M. Macron a appelé à « réfléchir aux moyens de conserver une gouvernance mondiale raisonnablement ouverte, capable d’absorber les chocs tout en facilitant les changements désirables ».

« Les innombrables défis de court terme auxquels fait face le monde, n’iront qu’en se multipliant si nous ne traitons pas les problèmes de fond », a averti le président français en passant en revue les principaux défis que le monde se doit de relever.

Il s’agit en premier lieu du développement pour lequel le président français a fixé l’objectif de consacrer 0,55% du revenu national français d’ici cinq ans, en prêtant une attention particulière à l’efficacité de l’aide : plus d’innovations, d’intelligence, de partenariats locaux et une plus grande responsabilité sur le terrain.

Dans ce cadre, le président français a relevé que l’Alliance pour le Sahel, que la France a lancée avec l’Union européenne, la Banque mondiale et le PNUD, est un exemple de cette exigence renforcée.

« Le deuxième défi est celui de l’éducation et de la santé », a poursuivi M. Macron, qui a appelé la communauté internationale à être au rendez-vous en février 2018 à Dakar pour la reconstitution du partenariat mondial pour l’éducation que la France coprésidera avec le Sénégal.

Le président français a appelé aussi à redoubler d’efforts en faveur de la santé, à l’heure où des maladies qu’on croyait oubliées comme la peste, sont revenues.

M. Macron a fait remarquer que le troisième défi est celui du climat, « pour lequel la France et le Maroc se sont mobilisés successivement, avec le succès de la COP21 à Paris puis de la COP22 à Marrakech ». « Le combat n’est pas gagné pour autant, et j’essaierai de mobiliser la communauté internationale le mois prochain à Paris autour de solutions concrètes en mobilisant les financements publics et privés », a dit M. Macron.

Placée sous le Haut Patronage de SM le Roi Mohammed VI, la 10ème édition de la World Policy Conference, offre l’opportunité de débattre des grands enjeux régionaux et internationaux. Cette rencontre internationale de grande envergure contribue également à améliorer la gouvernance dans ses dimensions de réflexion, de décision et de contrôle, afin de promouvoir un monde plus ouvert et plus respectueux de la diversité, souligne-t-on du côté des organisateurs.

Elle offre également l’opportunité d’une réflexion approfondie dans le cadre d’un débat constructif pour l’émergence d’idées nouvelles et de solutions susceptibles d’améliorer encore le modèle de développement des pays.

Au programme de cette conférence figurent pas moins de 16 sessions plénières portant notamment sur  »L’avenir de l’Europe du Sud-Est »,  »Investir en Afrique »,  »Tendances au Moyen-Orient »,  »L’économie mondiale »,  »L’Amérique et le monde un an après l’élection de Donald Trump »,  »L’Union européenne et le monde »,  »le développement de l’Afrique », en plus de 4 ateliers sur « Finance et économie », « Energie et climat », « La Chine » et « la Russie dans vingt ans ».

La cérémonie d’ouverture de cet événement a été marquée par un message royal adressé aux participants, dont lecture a été donnée par le conseiller du Souverain, M. Yassir Znagui.

Ouverture à Marrakech des travaux de la 10è édition de la World Policy Conference

Les travaux de la 10e édition de la World Policy Conference (WPC), un événement placé sous le Haut Patronage de SM le Roi Mohammed VI, se sont ouverts, vendredi à Marrakech, en présence d’éminentes personnalités mondiales issues d’horizons divers.

La cérémonie d’ouverture de cet événement d’envergure internationale a été marquée par un message royal adressé aux participants, dont lecture a été donnée par le conseiller du Souverain, M. Yassir Znagui.
Cette rencontre, qui offre l’opportunité de débattre des grands enjeux régionaux et internationaux, contribue également à améliorer la gouvernance dans ses dimensions de réflexion, de décision et de contrôle, afin de promouvoir un monde plus ouvert et plus respectueux de la diversité, souligne-t-on du côté des organisateurs.
Cette conférence offre également l’opportunité d’une réflexion approfondie dans le cadre d’un débat constructif pour l’émergence d’idées nouvelles et de solutions susceptibles d’améliorer encore le modèle de développement des pays.

Au programme de cette conférence figurent pas moins de 16 sessions plénières portant notamment sur  »L’avenir de l’Europe du Sud-Est »,  »Investir en Afrique »,  »Tendances au Moyen-Orient »,  »L’économie mondiale »,  »L’Amérique et le monde un an après l’élection de Donald Trump »,  »L’Union européenne et le monde »,  »le développement de l’Afrique », en plus de 4 ateliers sur « Finance et économie », « Energie et climat », « La Chine » et « la Russie dans vingt ans ».

(MAP 03/11/2017)

King Mohammed VI Calls for Inclusive Development in Africa

3.11.17

Par Hafid El Fassy
Medafrica

King Mohammed VI has called for the elaboration of inclusive human and economic development programs in Africa, based on a regional or continental vision.

In a message read out on his behalf by royal adviser Yassir Znagui at the 10th “World Policy Conference”, convened Friday in Marrakech, the Moroccan Sovereign stressed the need to support the African Continent, which “has managed to shape its own destiny thanks to the bold medium and long-term structural reforms undertaken in various sectors”.

“It is our responsibility to foster innovative strategies and ambitious policies which should not only be based on the accomplishments that have already been made, but which should also draw inspiration from successful initiatives at global level”, the Monarch added in his message.

These strategies and policies should be adapted to “our diverse social, economic and cultural realities”, he underlined, stressing the need to streamline institutions, promote good governance and significantly improve the way public funds are used.

“Today, Africa’s tremendous assets in terms of human capital offer an exceptional opportunity to achieve progress. Being part and parcel of a constructive drive to transform the Continent’s economy, young Africans, far from being a handicap, are a major asset in this regard”, the King argued.

Through the development and implementation of sound educational, vocational training and health policies, “we should be able to ensure better integration of these young people into the socio-economic fabric of our countries. This would result in stronger, inclusive, and sustained growth that would create jobs and boost productivity”, he went on to say.

Touching on the economic input of agriculture, King Mohammed VI deplored that the continent’s abundant natural resources are not fully exploited, and called for changes in the farming sector at all levels, from primary production to agro-industrial value chains. This would unleash the full potentials of the agricultural sector and lead to the “Green Revolution”, based on a large-scale overhaul of technology and production methods suited to the African context and consistent with the requirements of climate change.

“It is gratifying to see that Morocco’s commitments in terms of accelerating agricultural growth and achieving sustainable development in Africa are helping to meet food needs of Africans on a continental scale”, said King Mohammed VI.

As for Africa’s industrial sector, “it is still not competitive. The two main challenges facing Africa’s industry are the development of innovative activities and the training of a skilled workforce”, explained the Sovereign.
Alongside private investment, “new forms of financing and partnerships must gradually be developed in order to encourage the growth of transformative projects and speed up their implementation”, he said.

He also stressed the urgent need to solve, definitively and pragmatically, the issue of the lack of infrastructure on the Continent. “We all know that where there are roads, connectivity and networks, development takes hold and precariousness ceases to exist”.

The 10th World Policy Conference, convening this November 3 through 5, is attended by eminent figures from a wide range of backgrounds who gathered in Marrakech to discuss major regional and global issues.
Founded in 2008, the World Policy Conference (WPC) is an independent organization, which aims to contribute to improving all aspects of governance, with a view to promoting a world that is more open, more prosperous, fairer and more respectful of the diversity of States and Nations.

Its annual meeting brings together leading figures from all five continents – political and business leaders, representatives of civil society, academics and journalists – in a climate of trust and a spirit of tolerance to examine, discuss, and suggest constructive solutions to major regional and international challenges.

Full Text of HM the King’s Message to Participants in 10th ‘World Policy Conference’

3.11.17

Par MAP

Marrakech – HM King Mohammed VI sent a message to the participants in the 10th edition of the « World Policy Conference », which kicked off Friday in Marrakech.

Here follows the full text of the royal message, which was read out by HM the King’s advisor Yassir Znagui.

« Praise be to God

May peace and blessings be upon The Prophet, His Kith and Kin

Your Excellencies,
Ladies and Gentlemen,

It gives me great pleasure to send this message to the participants in the tenth annual meeting of the World Policy Conference, which has been convened in Marrakech.

Placed under my patronage, this important meeting in the Ocher City offers eminent figures from a wide range of backgrounds the opportunity to discuss major regional and global issues. It also contributes to improving governance in terms of thinking, decision-making and control. The aim is to promote the advent of a more open world which respects diversity.

In-depth reflection and constructive debate will certainly lead to the emergence of new ideas and fresh solutions that will further improve our countries’ development models.

The undeniable progress that Africa has made has not gone unnoticed. In fact, it has been followed with growing interest by the international community.

Needless to say, the path to prosperity is a lengthy, complex process. We can say, however, that citizens’ main aspirations – especially Africans’ – can be fulfilled only through inclusive human and economic development programs that are based on a regional or continental vision.

Your Excellencies,
Ladies and Gentlemen,

As a convinced son of Africa, I plead, once again, for the need to support the Continent, which has managed to shape its own destiny thanks to the bold medium and long-term structural reforms undertaken in various sectors.

It is our responsibility to foster innovative strategies and ambitious policies which should not only be based on the accomplishments that have already been made, but which should also draw inspiration from successful initiatives at global level. These strategies and policies should be adapted to our diverse social, economic and cultural realities.

In this regard, it will be necessary to streamline our institutions, promote good governance and significantly improve the way public funds are used.

Today, Africa’s tremendous assets in terms of human capital offer an exceptional opportunity to achieve progress. Being part and parcel of a constructive drive to transform the Continent’s economy, young Africans, far from being a handicap, are a major asset in this regard.

Through the development and implementation of sound educational, vocational training and health policies, we should be able to ensure better integration of these young people into the socio-economic fabric of our countries. This would result in stronger, inclusive and sustained growth that would create jobs and boost productivity.

Your Excellencies,
Ladies and Gentlemen,

There is an abundance of natural resources in our Continent that are yet to be fully exploited.
In this regard, bringing about a paradigm shift in the farming sector and establishing bridges and synergies with industry would also create jobs.

This transformation of African agriculture should happen at all levels, from primary production to agro-industrial value chains. This should help us make the most of the Continent’s enormous agricultural potential – particularly arable land – and offset the socio-economic difficulties faced by agricultural stakeholders, which are mostly due to relatively low outputs.

This leads me to mention the concept of « Green Revolution » – a revolution we want based on a large-scale overhaul of technology and production methods suited to the African context and consistent with the requirements of climate change.

It is gratifying to see that Morocco’s commitments in terms of accelerating agricultural growth and achieving sustainable development in Africa are helping to meet food needs of Africans on a continental scale.

As for Africa’s industrial sector, it is still not competitive. The two main challenges facing Africa’s industry are the development of innovative activities and the training of a skilled workforce.

Alongside private investment, new forms of financing and partnerships must gradually be developed in order to encourage the growth of transformative projects and speed up their implementation.

Finally, there is no ignoring the fact that we urgently need to solve, definitively and pragmatically, the issue of the lack of infrastructure on our Continent. We all know that where there are roads, connectivity and networks, development takes hold and precariousness ceases to exist.

Your Excellencies,
Ladies and Gentlemen,

It is high time the strategic priorities of the international community were recast by revisiting Africa’s contribution. Given the recent developments and the clear progress made by Africa, it is of the utmost importance that our Continent be front and center of a redesigned world stage, and that its voice be heard at global level.

Africa is open to multi-dimensional partnerships covering the institutional, political, economic, social and environmental spheres as well as other areas relating to the prevention of radicalization and the fight against terrorism.

As they capitalize on the potential for North-South cooperation as well as on each other’s experiences, policymakers can build stronger, more realistic and – above all – more equitable cooperation relations. This is what would give a revamped North-South partnership its full meaning.

There is no doubt in my mind that by being united, cohesive and pragmatic, Africa will be able to hold its rightful place in such a process. I am pleased to note, in this respect, that there is a common desire among all African countries to achieve greater integration.

Such a goal requires that all stakeholders – public as well as private – avail themselves in a pragmatic way of all the opportunities that arise, and that they face up to challenges and threats together.

Ladies and Gentlemen,

Today, the era of a passive Africa suffering from a complex environment is over. A proactive Africa is replacing a submissive Continent.

In that light, Africa’s potential and its assets are better harnessed when firm growth benefits all segments of the population.

The Continent has resolutely embarked on a path towards prosperity. Today, Africa is rapidly changing as it builds on its own model as well as on a vast array of partnerships. An ‘Africa of options’ – instead of an ‘Africa of constraints’ – is taking shape.

However, to lay the groundwork for the future of young African generations, efforts must be properly guided and objectives firmly pursued.

Over and above classical South-South and North-South partnerships – which have become more dynamic and more numerous – I invite you to consider new forums and mechanisms for exchange and partnership, in order to ensure a brighter future for our populations.

Thank you. »

L’ouverture du Maroc sur le monde, notamment l’Afrique, se renforce chaque année (président français)

03.11.17

Par MAP

Marrakech – L’ouverture du Maroc sur le monde, notamment l’Afrique se renforce chaque année, a souligné, vendredi à Marrakech, le président français, M. Emmanuel Macron, dans un message aux participants à la World Policy Conference (WPC).

“L’ouverture du Maroc sur le monde, notamment l’Afrique, se renforce chaque année, recoupant les efforts français d’un lien d’intégration plus intense entre l’Europe et le continent africain”, a indiqué le Président Macron dans ce message lu par l’ambassadeur de France au Maroc, Jean-François Girault.

M. Macron a appelé à « réfléchir aux moyens de conserver une gouvernance mondiale raisonnablement ouverte, capable d’absorber les chocs tout en facilitant les changements désirables ».

« Les innombrables défis de court terme auxquels fait face le monde, n’iront qu’en se multipliant si nous ne traitons pas les problèmes de fond », a averti le président français en passant en revue les principaux défis que le monde se doit de relever.

Il s’agit en premier lieu du développement pour lequel le président français a fixé l’objectif de consacrer 0,55% du revenu national français d’ici cinq ans, en prêtant une attention particulière à l’efficacité de l’aide : plus d’innovations, d’intelligence, de partenariats locaux et une plus grande responsabilité sur le terrain.

Dans ce cadre, le président français a relevé que l’Alliance pour le Sahel, que la France a lancée avec l’Union européenne, la Banque mondiale et le PNUD, est un exemple de cette exigence renforcée.

« Le deuxième défi est celui de l’éducation et de la santé », a poursuivi M. Macron, qui a appelé la communauté internationale à être au rendez-vous en février 2018 à Dakar pour la reconstitution du partenariat mondial pour l’éducation que la France coprésidera avec le Sénégal.

Le président français a appelé aussi à redoubler d’efforts en faveur de la santé, à l’heure où des maladies qu’on croyait oubliées comme la peste, sont revenues.

M. Macron a fait remarquer que le troisième défi est celui du climat, « pour lequel la France et le Maroc se sont mobilisés successivement, avec le succès de la COP21 à Paris puis de la COP22 à Marrakech ». « Le combat n’est pas gagné pour autant, et j’essaierai de mobiliser la communauté internationale le mois prochain à Paris autour de solutions concrètes en mobilisant les financements publics et privés », a dit M. Macron.

Placée sous le Haut Patronage de SM le Roi Mohammed VI, la 10ème édition de la World Policy Conference, offre l’opportunité de débattre des grands enjeux régionaux et internationaux. Cette rencontre internationale de grande envergure contribue également à améliorer la gouvernance dans ses dimensions de réflexion, de décision et de contrôle, afin de promouvoir un monde plus ouvert et plus respectueux de la diversité, souligne-t-on du côté des organisateurs.

Elle offre également l’opportunité d’une réflexion approfondie dans le cadre d’un débat constructif pour l’émergence d’idées nouvelles et de solutions susceptibles d’améliorer encore le modèle de développement des pays.

Au programme de cette conférence figurent pas moins de 16 sessions plénières portant notamment sur ”L’avenir de l’Europe du Sud-Est”, ”Investir en Afrique”, ”Tendances au Moyen-Orient », ”L’économie mondiale”, ”L’Amérique et le monde un an après l’élection de Donald Trump”, ”L’Union européenne et le monde”, ”le développement de l’Afrique”, en plus de 4 ateliers sur « Finance et économie », « Energie et climat », « La Chine » et « la Russie dans vingt ans ».

La cérémonie d’ouverture de cet événement a été marquée par un message royal adressé aux participants, dont lecture a été donnée par le conseiller du Souverain, M. Yassir Znagui.

Βαρθολομαίος: Η αληθινή ειρήνη επιτυγχάνεται μόνο δια μέσου της αγάπης

03.11.17

Par Parapolitika

Η σημασία του διαλόγου των θρησκειών για την επικράτηση της ειρήνης και της καταλλαγής μεταξύ διαφορετικών λαών και πολιτισμών βρέθηκε στο επίκεντρο της ομιλίας που πραγματοποίησε ο Οικουμενικός Πατριάρχης Βαρθολομαίος κατά την έναρξη της 10ης διεθνούς Συναντήσεως του «World Policy Conference», η οποία ξεκίνησε τις εργασίες της σήμερα το πρωί στο Μαρακές του Μαρόκου.

«Δυστυχώς η θρησκεία μετετράπη καθ΄όλη την διάρκεια του εικοστού αιώνα σε όργανο επιβολής εξουσίας, καταφέρνοντας να εκτρέψει ακόμα και αυτή τη φύση του θρησκευτικού λειτουργήματος: το να είναι δηλαδή παράγοντας ειρήνης, συμφιλιώσεως και διαλόγου», σημείωσε, μεταξύ άλλων, ο Οικουμενικός Πατριάρχης και πρόσθεσε: «Για να καταλάβουμε αυτό που συμβαίνει σήμερα στον κόσμο, πρέπει να αναλογιστούμε τον ρόλο της θρησκείας μέσα στην ανθρωπότητα. Αυτό που κάποιοι ονομάζουν “επιστροφή στην θρησκεία” ή “επιστροφή στον Θεό” μέσα σε μια κοινωνία “μετά-κοσμική” δεν είναι παρά η ενεργοποίηση μιας ουσιαστικής διάστασης της ανθρωπότητας που, αν και είναι πολύ στενά συνδεδεμένη με την ταυτότητα, δεν αποτελεί τόσο σημείο ταύτισης, όσο σημείο διάστασης μεταφυσικής και πνευματικής. Εξάλλου, η Αγία και Μεγάλη Σύνοδος της Ορθόδοξης Εκκλησίας, που έγινε τον Ιούνιο του 2016, μας υπενθύμισε τη σημασία του διαθρησκειακού διαλόγου: Ο ειλικρινής διαθρησκειακός διάλογος συμβάλλει στην ανάπτυξη αμοιβαίας εμπιστοσύνης, στην προώθηση της ειρήνης και της καταλλαγής. Η Εκκλησία αγωνίζεται για να καταστήσει αισθητή την “άνωθεν ειρήνην” επί της γης. Η αληθινή ειρήνη δεν επιτυγχάνεται με την δύναμιν των όπλων, αλλά μόνον δια μέσου της αγάπης, ήτις “ου ζητεί τα εαυτής”. Ανάμεσα στους μεγάλους θρησκευτικούς θεσμούς, το Οικουμενικό Πατριαρχείο Κωνσταντινουπόλεως κατέχει, εκ της ιστορίας του, μία θέση ιδιαίτερη. Παρά το γεγονός ότι κατά τη διάρκεια δύο χιλιετιών αντιμετώπισε βαθιές ανατροπές και ρήξεις, οι οποίες υπήρξαν συχνά τραυματικές, το Πατριαρχείο μας παρέμεινε πάντοτε ενεργό, απόδειξη του ότι μπορεί να επιζήσει και να αποτελέσει φορέα πολιτισμού στο πέρασμα των αιώνων. Από την ύπαρξή της και μόνον, η Ορθόδοξη Εκκλησία συμβάλλει στο να δώσει νόημα και ελπίδα σε ένα κόσμο που αγωνιά, που αναζητεί σήμερα τον δρόμο του».

Αξίζει να σημειωθεί ότι ο Οικουμενικός Πατριάρχης είναι ο μόνος θρησκευτικός ηγέτης που προσκλήθηκε και εφέτος να μιλήσει στην έναρξη του «World Policy Conference». Προηγουμένως τους συμμετέχοντες υποδέχθηκε ο Πρόεδρος του Ιδρύματος IFRI (Institut Franҫais des Relations Internationales), που έχει την ευθύνη διοργάνωσης του εν λόγω Διεθνούς Συνεδρίου, κ. Thierry de Montbrial και αναγνώσθηκαν χαιρετισμοί του Βασιλιά του Μαρόκο Μοχάμεντ Στ’ και του Προέδρου της Γαλλικής Δημοκρατίας κ.Εμμανουέλ Μακρόν.

Στο Διεθνές Συνέδριο, οι εργασίες του οποίου θα ολοκληρωθούν την Κυριακή, 5 Νοεμβρίου, συμμετέχουν σημαντικές προσωπικότητες από τον πολιτικό, ακαδημαϊκό και επιχειρηματικό κόσμο.

Τον Οικουμενικό Πατριάρχη, στην πρώτη επίσκεψή του στο Μαρόκο, συνοδεύουν ο Μητροπολίτης Γαλλίας Εμμανουήλ και ο κ.Παντελεήμων Βίγκας, Άρχων Μ. Χαρτοφύλαξ της Μ.τ.Χ.Ε.

Παρακολουθείστε την ομιλία του Οικουμενικού Πατριάρχη κατά την έναρξη των εργασιών της 10ης Συνάντησης του «World Policy Conference»

Στὸ World Policy Conference προσεκλήθη ὁ Οἰκουμενικὸς Πατριάρχης

03.11.17

Par Orthodoxia Ellhnismos

Ἐπληροφορήθημεν ἀπὸ τὸ ἐπίσημον ἀνακοινωθὲν τοῦ Πατριαρχείου Κων/λεως τὴν μετάβασι τοῦ Πατριάρχου εἰς τὸ Μαρόκον προκειμένου νὰ μετάσχη εἰς διεθνῆ πολιτικοκοινωνικοοικονομικὴν συνδιάσκεψι. Τὸ ἀνακοινωθὲν ἐπιχαίρει ὅτι ὁ Πατριάρχης ἐπελέγη «ὡς ὁ μόνος ἐκπρόσωπος ἐκ τοῦ θρησκευτικοῦ κόσμου» καὶ μάλιστα «κατόπιν προσκλήσεως τοῦ Ἐντιμ. κ. Thierry de Montbrial, Προέδρου τοῦ Ἱδρύματος IFRI (Institut Francais de Relations Internationales)».
Ἐνημερώνουμε ὅτι ὁ κ. Montbrial ὑπῆρξε μέλος τῆς Διευθύνουσας Ἐπιτροπῆς τῶν Συνεδριάσεων τῆς Λέσχης Bilderberg διὰ 35 ἔτη, ἀπὸ τὸ 1976 ὡς τὸ 2011. Ἀνέλαβε τοιαῦτα καθήκοντα εἰς ἡλικίαν μόλις 33 ἐτῶν! Κατέχει ἐπίσης τὸν τίτλον τοῦ «Διοικητῆ» τῆς «Λεγεώνας τῆς Τιμῆς», ποὺ ἵδρυσε ὁ ἔχων σχέσεις μὲ τὴν μασωνίαν Ναπολέων Βοναπαρτης, καὶ ἔχει λάβει ποικίλας βραβεύσεις ἀπὸ κρατικὰ τάγματα τῶν γαλλικῶν καὶ ἄλλων κυβερνήσεων. Μήπως διὰ τοῦτο συνοδεύει τὸν Πατριάρχην ὁ Σέβ. Γαλλίας;
Τὸ 2008, ὄντας μέλος τῆς λέσχης, ὁ κ. Montbrial ἵδρυσε τὴν Παγκόσμιαν Διάσκεψι Πολιτικῆς (WPC). Ἡ ἐτήσια συνάντησι αὐτῆς τῆς Διασκέψεως ἀσχολεῖται μὲ….
ζητήματα παγκοσμίου διακυβερνήσεως καὶ συγκεντρώνει πολιτικούς, οἰκονομικοὺς καὶ κοινωνικοὺς ἡγέτες. Ἐργάζεται μάλιστα κυρίως πρὸς τὴν κατεύθυνσι τῆς ἀναπτύξεως διεθνοῦς διακυβερνήσεως, ποὺ ἐπικεντρώνει τὸ ἐνδιαφέρον τῆς βεβαίως εἰς τὴν οἰκονομικὴν σφαίραν.
Τὴν μαρτυρίαν τῆς Ὀρθοδοξίας θὰ δώση ὁ Πατριάρχης εἰς τὴν… Bilderberg; Πῶς ἀποδέχεται νὰ εὑρίσκεται εἰς αὐτὸ τὸ φόρουμ μαζὶ μὲ τὸν Πρωθυπουργὸν τῆς Ἀλβανίας κ. Edi Rama, ὅταν ἡ κατάστασις εἰς τὴν Β. Ἤπειρον εἶναι τεταμένη;

Is Lebanon over-represented at the World Policy Conference?

3.11.2017

by Juli Choquet

The annual World Policy Congress is taking place in Marrakech, Morocco. This year the expertise of Lebanon will be honoured with Riad Salamé the central bank governor in front of a prestigious decision makers community around the Mediterranean.

Today is the 10th edition of the World Policy Conference organised by the French International Relation Institute (IFRI). Indeed Lebanon is playing a central role in the Syrian crisis. With a shy economic growth recovery of 2% by 2017, Lebanon is one of the focal points of the regional power.
The IFRI is ranked as the 3rd most powerful think tank in the world. This year prestigious guess are invited as Jean Yves Le Drian the current French Foreign Minister, Miguel Angel Moratinos previous Spanish Foreign Minister, Joschka Fischer previous German Foreign Minister or the Constantinople Archbishop Bartholomee the First. Many ambassadors, ministers, academics and intellectuals will come to Rabat, Morocco this weekend to debates into workshops on « Finance and Economy » and on « Middle east Tendencies ».

Riad Salamé the Lebanese Central Bank Governor will be the speaker at the workshops on « Finance and Economy ». Jihad Azour the previous Finance Minister of Lebanon will participate in the workshop as an economist. Indeed Jihad Azour is today the director of the Middle East and Central Asia department of the International Monetary Fund. Riad Tabet one of the best Lebanese Businessman is coming to share his own experience on economy and trade as well as Samir Nasr, the founder of the ECE: an Economic Research Center making recommendations.
We can note down the presence of Meir Sheetrit an Israeli MP (Member of Parliament) born in Morocco who was Minister into many governments until 2009.
Lebanese personalities appear today as the key understanding of the economic issue that the Middle East is going through.

MARRAKECH ABRITE LA 10E ÉDITION DU WPC

3.11.17

Par Ayoub Naîm
Les Eco.ma

Grand-messe de la gouvernance mondiale, le World Policy Conference se tient du 3 au 5 novembre à Marrakech. L’Afrique a été un point saillant de la rencontre avec notamment un discours du roi Mohammed VI mettant en avant le positionnement du continent dans le cadre de l’effort de gouvernance mondiale.

D’Évian à Marrakech, 10 ans du WPC, voici ce qu’indique la grande pancarte affichée à l’entrée de l’Hôtel Four Seasons à Marrakech où se tient du 3 au 5 novembre la 10e édition du World Poliy Conference (WPC). Ce grand événement qui réunit annuellement les grands responsables, chefs d’État et décideurs du monde politique et économique, pose pied pour la 3e fois dans la ville ocre après les éditions 2009 et 2010, cette dernière édition se tient dans un contexte géopolitique, économique et civilisationnel tendu. La montée des nationalismes, le retour à une sorte de protectionnisme commercial, le raffermissement des extrémismes religieux et la montée en puissance de la Chine sont autant de nouveaux défis.

La cérémonie d’ouverture de cet événement d’envergure internationale a été marquée par un message royal adressé aux participants, dont lecture a été donnée par le conseiller du souverain, Yassir Zenagui. Le roi Mohammed VI a affirmé que l’ère d’une Afrique passive qui pâtit de son environnement complexe est dépassée. Une Afrique qui s’engage et se substitue à une Afrique qui subit. «Le continent se dirige résolument vers la prospérité ; il se transforme rapidement selon son propre modèle et des partenariats aujourd’hui très diversifiés. Ainsi se dessine une Afrique des alternatives et non pas des contraintes».

Dans ce sens, le roi Mohammed VI a d’abord insisté sur l’importance du développement économique et humain du continent africain. Le souverain a notamment mis l’accent sur l’importance du développement et de la valorisation agricole dans les pays d’Afrique. Le double défi étant d’assurer l’autosuffisance et la sécurité alimentaire tout en réussissant la transformation industrielle.

Concernant ce point, le roi Mohammed VI a insisté sur l’importance de l’innovation et de la formation comme clés de voûte pour l’émergence du continent. Sur le plan de la gouvernance mondiale, le souverain a insisté sur l’importance de faire entendre la voix du continent sur l’échiquier mondial.

«Je suis persuadé qu’en étant soudée, solide et pragmatique, l’Afrique pourra se positionner dans un tel processus. À cet égard, Je relève avec satisfaction la volonté commune d’aboutir à une plus grande intégration entre pays africains». La rencontre a également permis d’explorer dans le cadre de ses ateliers l’état de la gouvernance, le climat des affaires et les opportunités d’investissements sur le continent.

Cette rencontre qui offre l’opportunité de débattre des grands enjeux régionaux et internationaux, contribue également à améliorer la gouvernance dans ses dimensions de réflexion, de décision et de contrôle afin de promouvoir un monde plus ouvert et plus respectueux de la diversité.

Cette conférence offre également l’opportunité d’une réflexion approfondie dans le cadre d’un débat constructif pour l’émergence d’idées nouvelles et de solutions susceptibles d’améliorer encore le modèle de développement des pays. Au programme de cette conférence figurent pas moins de 16 sessions plénières portant notamment sur «L’avenir de l’Europe du Sud-Est», «Investir en Afrique», «Tendances au Moyen-Orient», «L’économie mondiale», «L’Amérique et le monde un an après l’élection de Donald Trump», «L’Union européenne et le monde», «Le développement de l’Afrique», en plus de 4 ateliers sur «Finance et économie», «Énergie et climat», «La Chine» et «la Russie dans vingt ans».

El Aynaoui DG d’OCP Policy Center : Nous avons besoin d’une COP de la confiance

3.11.17

Par Nawfal Laarabi
L’intelligence de l’information

En marge de la 10ème édition de la World Policy Conference, organisée du 3 au 5 novembre à Marrakech, Karim El Aynaoui, Directeur Général d’OCP Policy Center, s’est confié à The Economist.

Nos partenaires historiques trop occupés par leurs problèmes internes

Interviewé par John Andrews éditorialiste pour The Economist, Karim El Aynaoui, Directeur Général d’OCP Policy Center, qui participait aux travaux de la World Policy Conference, a déclaré que le secret de la réussite de la Chine, en termes d’investissements en Afrique, résidait dans la capacité de Pékin à comprendre les besoins et les problématiques des pays africains y compris les pays à faibles revenus. Tandis que les partenaires historiques du continent, en l’occurrence les Etats-Unis et l’Europe, occupés par leurs propres problèmes se font distancés année après année.

Nous avons besoin d’une COP de la confiance

Face aux changements majeurs que connait le Monde, l’élection de Donald Trump, le Brexit et l’émergence de la Chine en tant que puissance économique, Karim El Aynaoui a proposé de tenir un événement mondial, une sorte de COP pour faire réinstaller la confiance dans le monde.

L’Afrique et la transition climatique, les clés de la croissance mondiale

Selon le Directeur Général d’OCP Policy Center, l’Afrique et la transition climatique constituent des sources formidables de développement de l’économie mondiale, surtout pour l’Europe. Une croissance qui a pour condition l’intégration de l’Afrique dans la chaîne mondiale de création de valeur et le sérieux quant à un investissement massif dans le continent.

Emmanuel Macron : «L’ouverture du Maroc sur le monde, notamment l’Afrique, se renforce chaque année»

3.11.17

Par Le Matin

L’ouverture du Maroc sur le monde, notamment l’Afrique, se renforce chaque année, a souligné, vendredi à Marrakech, le Président français, Emmanuel Macron, dans un message aux participants à la World Policy Conference (WPC). «L’ouverture du Maroc sur le monde, notamment l’Afrique, se renforce chaque année, recoupant les efforts français d’un lien d’intégration plus intense entre l’Europe et le continent africain», a indiqué le Président Macron dans ce message lu par l’ambassadeur de France au Maroc, Jean-François
Girault.

M. Macron a appelé à «réfléchir aux moyens de conserver une gouvernance mondiale raisonnablement ouverte, capable d’absorber les chocs tout en facilitant les changements désirables». «Les innombrables défis de court terme auxquels fait face le monde n’iront qu’en se multipliant si nous ne traitons pas les problèmes de fond», a averti le Président français en passant en revue les principaux défis que le monde se doit de relever. Il s’agit en premier lieu du développement pour lequel le Président français a fixé l’objectif de consacrer 0,55% du revenu national français d’ici cinq ans, en prêtant une attention particulière à l’efficacité de l’aide : plus d’innovations, d’intelligence, de partenariats locaux et une plus grande responsabilité sur le terrain. Dans ce cadre, le Président français a relevé que l’Alliance pour le Sahel, que la France a lancée avec l’Union européenne, la Banque mondiale et le PNUD, est un exemple de cette exigence renforcée. «Le deuxième défi est celui de l’éducation et de la santé», a poursuivi M. Macron, qui a appelé la communauté internationale à être au rendez-vous en février 2018 à Dakar pour la reconstitution du partenariat mondial pour l’éducation que la France coprésidera avec le Sénégal. Le Président français a aussi appelé à redoubler d’efforts en faveur de la santé, à l’heure où des maladies qu’on croyait oubliées, comme la peste, sont revenues. M. Macron a fait remarquer que le troisième défi est celui du climat, «pour lequel la France et le Maroc se sont mobilisés successivement, avec le succès de la COP 21 à Paris puis de la COP 22 à Marrakech». «Le combat n’est pas gagné pour autant, et j’essaierai de mobiliser la communauté internationale le mois prochain à Paris autour de solutions concrètes en mobilisant les financements publics et privés», a dit M. Macron.

Placée sous le Haut Patronage de S.M. le Roi Mohammed VI, la dixième édition de la World Policy Conference offre l’opportunité de débattre des grands enjeux régionaux et internationaux. Cette rencontre internationale de grande envergure contribue également à améliorer la gouvernance dans ses dimensions de réflexion, de décision et de contrôle, afin de promouvoir un monde plus ouvert et plus respectueux de la diversité, souligne-t-on du côté des organisateurs. Elle offre également l’opportunité d’une réflexion approfondie dans le cadre d’un débat constructif pour l’émergence d’idées nouvelles et de solutions susceptibles d’améliorer encore le modèle de développement des pays. Au programme de cette conférence figurent pas moins de 16 sessions plénières portant notamment sur «L’avenir de l’Europe du Sud-Est», «Investir en Afrique», «Tendances au Moyen-Orient», «L’économie mondiale», «L’Amérique et le monde un an après l’élection de Donald Trump», «L’Union européenne et le monde», «le développement de l’Afrique», en plus de 4 ateliers sur «Finance et économie», «Énergie et climat», «La Chine» et «la Russie dans vingt ans». La cérémonie d’ouverture de cet événement a été marquée par un message royal adressé aux participants, dont lecture a été donnée par le conseiller du Souverain, Yassir Znagui.

Dans un message aux participants à la réunion annuelle de la «World Policy Conference», qui tient sa dixième édition à Marrakech

3.11.17

Par Le Matin

S.M. le Roi souligne l’impératif de reconfigurer les priorités stratégiques de la Communauté internationale en reconsidérant l’apport de l’Afrique

La cérémonie d’ouverture de cet événement d’envergure internationale a été marquée par un message royal adressé aux participants, dont lecture a été donnée par le conseiller du Souverain, M. Yassir Znagui.

Cette rencontre, qui offre l’opportunité de débattre des grands enjeux régionaux et internationaux, contribue également à améliorer la gouvernance dans ses dimensions de réflexion, de décision et de contrôle, afin de promouvoir un monde plus ouvert et plus respectueux de la diversité, souligne-t-on du côté des organisateurs.

Cette conférence offre également l’opportunité d’une réflexion approfondie dans le cadre d’un débat constructif pour l’émergence d’idées nouvelles et de solutions susceptibles d’améliorer encore le modèle de développement des pays.

Au programme de cette conférence figurent pas moins de 16 sessions plénières portant notamment sur  »L’avenir de l’Europe du Sud-Est »,  »Investir en Afrique »,  »Tendances au Moyen-Orient »,  »L’économie mondiale »,  »L’Amérique et le monde un an après l’élection de Donald Trump »,  »L’Union européenne et le monde »,  »le développement de l’Afrique », en plus de 4 ateliers sur « Finance et économie », « Energie et climat », « La Chine » et « la Russie dans vingt ans ».

LE MESSAGE DU ROI MOHAMMED VI AUX PARTICIPANTS DE LA «WORLD POLICY CONFERENCE»

3.11.17

Par Le360 (avec MAP)

Le roi Mohammed VI a adressé un message aux participants à la 10e édition de la «World Policy Conference» qui a entamé ses travaux vendredi 3 novembre à Marrakech.

Voici le texte intégral du message royal dont lecture a été donnée par le conseiller du souverain, Yassir Znagui.

‘’Louanges à Dieu, Que la prière et la paix soient sur le Prophète, Sa famille et Ses compagnons, Excellences,

Excellences, Mesdames et Messieurs,

Il m’est agréable de m’adresser aux participants à la réunion annuelle de la «World Policy Conference», qui tient sa dixième édition, à Marrakech.

Placée sous Notre Haut Patronage, cette importante rencontre dans la ville ocre offre, à d’éminentes personnalités issues d’horizons divers, l’opportunité de débattre des grands enjeux régionaux et internationaux. Elle contribue également à améliorer la gouvernance dans ses dimensions de réflexion, de décision et de contrôle, afin de promouvoir un monde plus ouvert et plus respectueux de la diversité.

La réflexion approfondie dans le cadre d’un débat constructif permettra, sans nul doute, l’émergence d’idées nouvelles et de solutions susceptibles d’améliorer encore le modèle de développement de nos pays.

Les avancées indéniables et reconnues de l’Afrique ne sont pas passées inaperçues et ont été suivies avec un intérêt croissant par la Communauté internationale.

Certes, la voie vers la prospérité est un processus complexe et de longue haleine. Néanmoins, les grandes aspirations des citoyens, notamment africains, ne peuvent se concrétiser qu’à travers des programmes de développement humain et économique inclusifs qui s’inscrivent dans une dimension régionale ou continentale.

Excellences, Mesdames et Messieurs,

Africain convaincu, Je plaiderai donc, une nouvelle fois, pour l’accompagnement de cette Afrique qui a su se forger sa propre destinée, à la faveur de réformes structurelles audacieuses engagées, à moyen et long termes, dans de multiples secteurs.

Il est de notre devoir de promouvoir des stratégies novatrices et des politiques ambitieuses, fondées sur les succès d’ores et déjà acquis et s’inspirant d’initiatives mondiales réussies, adaptées à la diversité de nos réalités sociales, économiques et culturelles.

Il s’agira notamment, de renforcer le fonctionnement des institutions, de conforter la bonne gouvernance et d’améliorer substantiellement la qualité de l’utilisation des fonds publics.

Par ailleurs, la richesse de l’Afrique en capital humain constitue, aujourd’hui, une opportunité unique pour son développement. Participant pleinement à une transformation économique vertueuse du Continent, la jeunesse africaine, loin de constituer un handicap, s’avère un atout majeur.

Aussi l’élaboration et la mise en œuvre de politiques judicieuses en matière d’éducation, de formation professionnelle et de santé, permettront-elles une meilleure insertion de ces jeunes dans le tissu socio-économique de nos pays. Ces initiatives se traduiront par une croissance accrue, inclusive et soutenue, qui engendrera création d’emplois et augmentation de productivité.

Excellences, Mesdames et Messieurs,

Notre Continent regorge également d’énormes ressources naturelles qu’il importe de valoriser pleinement.

Dans ce sens, la transformation du secteur agricole, la mise en place de passerelles et de synergies avec son pendant industriel permettront également de créer des emplois.

La transformation de l’agriculture africaine devra s’opérer à tous les niveaux, de la production primaire à la valorisation agro-industrielle. Elle permettra de mieux exploiter le potentiel agricole considérable de notre Continent, en l’occurrence ses terres arables, et de pallier les difficultés socio-économiques subies par les acteurs de ce secteur, difficultés liées notamment à une productivité relativement faible.

Cela nous conduit à évoquer le concept de «Révolution verte». Cette révolution verte que nous souhaitons repose sur le renouvellement profond des technologies, des modes de production, adapté au contexte africain et au changement climatique.

Je suis heureux de voir que les engagements pris par le Maroc, en vue d’accélérer la croissance agricole et de réaliser un développement durable en Afrique, contribuent utilement à satisfaire, à l’échelle continentale, les besoins alimentaires de tous les Africains.

L’industrie africaine, quant à elle, manque encore de compétitivité. Ses deux principaux défis sont le développement d’activités innovantes et la formation d’une main-d’œuvre qualifiée.

En même temps que l’investissement privé, des formes nouvelles de financement et de partenariats doivent graduellement se développer afin de favoriser la multiplication de projets porteurs de transformation et d’accélérer leur rythme d’exécution.

Enfin, nous ne pouvons ignorer qu’il est urgent de régler définitivement et avec pragmatisme le manque d’infrastructures sur notre Continent. Nous savons tous que là où sont établis des routes, des connections et des réseaux, le développement passe et la précarité disparaît.

Excellences, Mesdames, Messieurs,

Il est temps de reconfigurer les priorités stratégiques de la Communauté internationale en reconsidérant l’apport de l’Afrique. A la lumière des récents développements et des avancées reconnues du Continent, il est primordial que notre Continent soit au centre d’un échiquier mondial redessiné et qu’il se fasse entendre sur la scène internationale.

L’Afrique est ouverte à des partenariats multidimensionnels couvrant les domaines institutionnels et politiques, économiques, sociaux et environnementaux, aussi bien que les sphères liées à la prévention de la radicalisation et à la lutte contre le terrorisme.

En conjuguant le potentiel de la coopération Nord-Sud et les expériences des uns et des autres, les décideurs peuvent construire une coopération plus solide, plus réaliste et surtout plus équitable. C’est en ce sens qu’un partenariat Nord-Sud rénové prend toute sa mesure.

Je suis persuadé que, en étant soudée, solide et pragmatique, l’Afrique pourra se positionner dans un tel processus. A cet égard, Je relève, avec satisfaction, la volonté commune d’aboutir à une plus grande intégration entre pays africains.

Cette intégration nécessite que l’ensemble des intervenants, publics et privés, se saisissent avec pragmatisme de toutes les opportunités qu’ils répondent solidairement aux défis et aux menaces.

Mesdames, Messieurs,

Aujourd’hui, l’ère d’une Afrique passive qui pâtit de son environnement complexe est dépassée. Une Afrique qui s’engage se substitue à une Afrique qui subit.

A cet égard, les potentialités et les atouts du Continent sont mieux exploités et appréhendés quand une croissance à forte intensité rejaillit sur l’ensemble de la population.

Le Continent se dirige résolument vers la prospérité; il se transforme rapidement selon son propre modèle et des partenariats aujourd’hui très diversifiés. Ainsi se dessine une Afrique des alternatives et non pas des contraintes.

Néanmoins, pour préparer le futur des jeunes générations africaines, les efforts doivent être canalisés et les objectifs arrêtés fermement poursuivis.

Au-delà des partenariats traditionnels, Sud-Sud ou Nord-Sud, toujours plus nombreux et plus dynamiques, Je vous invite à réfléchir à de nouveaux cadres d’échanges et de partenariats, au service d’un meilleur avenir à nos populations.

Je vous remercie ».

Macron : L’ouverture du Maroc sur le monde se renforce chaque année

3.11.17

Par La Nouvelle Tribune

L’ouverture du Maroc sur le monde, notamment l’Afrique se renforce chaque année, a souligné, vendredi à Marrakech, le président français, M. Emmanuel Macron, dans un message aux participants à la World Policy Conference (WPC).

« L’ouverture du Maroc sur le monde, notamment l’Afrique, se renforce chaque année, recoupant les efforts français d’un lien d’intégration plus intense entre l’Europe et le continent africain », a indiqué le Président Macron dans ce message lu par l’ambassadeur de France au Maroc, Jean-François Girault.

M. Macron a appelé à « réfléchir aux moyens de conserver une gouvernance mondiale raisonnablement ouverte, capable d’absorber les chocs tout en facilitant les changements désirables ».

« Les innombrables défis de court terme auxquels fait face le monde, n’iront qu’en se multipliant si nous ne traitons pas les problèmes de fond », a averti le président français en passant en revue les principaux défis que le monde se doit de relever.

Il s’agit en premier lieu du développement pour lequel le président français a fixé l’objectif de consacrer 0,55% du revenu national français d’ici cinq ans, en prêtant une attention particulière à l’efficacité de l’aide : plus d’innovations, d’intelligence, de partenariats locaux et une plus grande responsabilité sur le terrain.
Dans ce cadre, le président français a relevé que l’Alliance pour le Sahel, que la France a lancée avec l’Union européenne, la Banque mondiale et le PNUD, est un exemple de cette exigence renforcée.

« Le deuxième défi est celui de l’éducation et de la santé », a poursuivi M. Macron, qui a appelé la communauté internationale à être au rendez-vous en février 2018 à Dakar pour la reconstitution du partenariat mondial pour l’éducation que la France coprésidera avec le Sénégal.

Le président français a appelé aussi à redoubler d’efforts en faveur de la santé, à l’heure où des maladies qu’on croyait oubliées comme la peste, sont revenues.

M. Macron a fait remarquer que le troisième défi est celui du climat, « pour lequel la France et le Maroc se sont mobilisés successivement, avec le succès de la COP21 à Paris puis de la COP22 à Marrakech ». « Le combat n’est pas gagné pour autant, et j’essaierai de mobiliser la communauté internationale le mois prochain à Paris autour de solutions concrètes en mobilisant les financements publics et privés », a dit M. Macron.

La 10ème édition de la World Policy Conference, offre l’opportunité de débattre des grands enjeux régionaux et internationaux. Cette rencontre internationale de grande envergure contribue également à améliorer la gouvernance dans ses dimensions de réflexion, de décision et de contrôle, afin de promouvoir un monde plus ouvert et plus respectueux de la diversité, souligne-t-on du côté des organisateurs.

Elle offre également l’opportunité d’une réflexion approfondie dans le cadre d’un débat constructif pour l’émergence d’idées nouvelles et de solutions susceptibles d’améliorer encore le modèle de développement des pays.

Au programme de cette conférence figurent pas moins de 16 sessions plénières portant notamment sur »L’avenir de l’Europe du Sud-Est », »Investir en Afrique », »Tendances au Moyen-Orient », »L’économie mondiale », »L’Amérique et le monde un an après l’élection de Donald Trump », »L’Union européenne et le monde », »le développement de l’Afrique », en plus de 4 ateliers sur « Finance et économie », « Energie et climat », « La Chine » et « la Russie dans vingt ans ».

LNT avec Map