Dongsil Park

Ambassador of the Republic of Korea to the Kingdom of Morocco since 2015. He was among others Ambassador to the Dominican Republic (2011-2014) and to Italy (2008-2011). He was also seconded to the Supreme Court of Korea (2006-2008). He held different positions in Canada, Sweden and Indonesia. He joined the Ministry of Foreign Affairs and Trade (MOFAT) in 1981. He graduated from Korea University, Seoul, from the University of Illinois and from the University of Michigan.

Sekou Koureissy Condé : « L’Europe n’est plus le centre du monde et se rapproche de l’Afrique »

20.11.2017

By MOËZ BHAR

Lors du rassemblement World Policy Conference, qui s’est tenu du 3 au 5 novembre 2017 à Marrakech, au Maroc, nous avons rencontré Sekou Koureissy Condé, qui a notamment été ministre de la Sécurité en République de Guinée. Aujourd’hui président de l’African Crisis Group, à Ouagadougou, Sekou Koureissy Condé est aujourd’hui reconnu comme un expert de la prévention et de la résolution des conflits en Afrique. Le Guinéen nous répond en tant qu’ambassadeur de paix.

Revue-Afrique : En tant qu’acteur de la société civile africaine, lors de la World Policy Conference, quel message adressez-vous à tous vos collègues africains ?

La World Policy Conference est un espace de rencontres. Je voudrais dire aux organisations civiles de la société civile africaine et aux citoyens africains que l’Afrique aborde en ce moment une phase importante, nouvelle et décisive de son évolution.Le centre du monde s’est déplacé. L’Europe n’est plus le centre du monde, l’Amérique n’est plus le centre du monde. Le centre du monde c’est aujourd’hui l’Asie et, du coup, l’Europe s’approche un peu plus de l’Afrique. Cela nous met tous d’une certaine manière en banlieue du monde et nous devenons des partenaires. Et qu’est-ce que l’Afrique offre à cet égard ? Nous offrons la démographie. Un capital humain important et immense des ressources humaines expérimentées et valorisées. Aujourd’hui, plus qu’en 1945 ou que pendant la guerre froide, nous conservons et préservons les ressources naturelles que nous avons. L’Afrique, aujourd’hui, avec un 1 milliard — et bientôt 1,5 milliard — d’habitants comptera, dans 35 ans, 2 milliards d’habitants. Et au regard des parcours des États africains, il manque la présence des organisations de la société civile. Donc je voudrais appeler ces organisations de la société civile africaine à la mobilisation, au rassemblement, à la citoyenneté, et au panafricanisme. C’est-à-dire faire de l’Afrique les États-Unis d’Afrique, les citoyens unis de l’Afrique.

L’Afrique a de gigantesques ressources, des richesses que nous pouvons mettre à disposition afin de nous préparer pour la fin du millénaire. L’Afrique doit donc être au rendez-vous. Il faut que les organisation de la société civile africaine abordent les questions africaines, les questions de paix, les questions de développement, les questions d’éducation, les questions de protection de l’environnement, de santé publique et d’autres questions de façon transfrontalière et transnationale. Il faut aujourd’hui considérer l’Afrique comme une et indivisible.

« La montée du terrorisme n’est pas l’apanage des pays africains »

Vous êtes le président de l’African Crisis Group, groupe africain de gestion de crises reconnu dans le domaine de la médiation en Afrique. Que pensez-vous de la montée du terrorisme en Afrique et quelle solution proposez-vous aux leaders africains ?

La montée du terrorisme n’est pas l’apanage des pays africains mais c’est la violence qui semble embraser le monde, nous « unir », d’une certaine manière, montrer que l’être humain est fragile et que la solidarité réelle est nécessaire et indispensable. Qu’est-ce que les occidentaux offrent ? Ils offrent la haute technologie, le renseignement sophistiqué, et les conditions de vie très améliorées. Par rapport à ça, qu’est-ce que l’Afrique offre ? L’Afrique offre l’énergie sociale, les liens sociaux, les réalités culturelles et traditionnelles, et ceci est une réalité qui n’a pas été suffisamment exploitée. Donc les frontières africaines sont fragiles, et le fonctionnement des États en Afrique porte des germes de conflit et l’administration dont nous avons hérité du droit positif les porte aussi, avec notamment le système politique et la démocratie africaine.

Ceci étant dit, la violence qui est liée à la pauvreté, qui est une forme de corruption des valeurs, est en train de se multiplier. Les leaders africains doivent prendre conscience du rôle du social, du rôle de l’Homme, du capital humain dans la résolution des conflits et la lutte contre le terrorisme. Il faut revaloriser les familles, l’école, les systèmes de régulation informels, il faut se parler, il faut du dialogue, et il faut faire de l’éducation civique et morale une priorité des gouvernements, il faut que les personnes se parlent. Nous sommes devenus très égoïstes et individualistes, et finalement les malfaiteurs en profitent. L’Afrique a une solution ! Cette solution est sociale, il faut le regroupement et le rassemblement des organisation de la société civile autours de cette priorité, c’est pourquoi pendant la World Policy Conference j’ai proposé deux choses.

La première, c’est l’organisation et la mise en place d’un parlement ouest-africain des organisations de la société civile qui est une innovation en termes de recommandation, qui sera un parlement qui ne légifère pas, proposant des solutions innovantes. Nous avons fait un premier pas, nous avons rencontré la société civile sénégalaise, nous sommes en train de continuer les consultations, et le moment venu, nous déciderons ensemble la formes que cela prendra. Et d’ici là, nous nous réunirons de façon consultative et volontaire dans les différents endroits, et nous allons aussi élargir à d’autres parties de l’Afrique, étape par étape. C’est une innovation que j’ai présentée et qui a été saluée.

La deuxième chose, c’est la rencontre africaine des organisations de la société civile que j’ai appelée la « RISCA ». Il faut que ces organisations africaines prennent le temps pour se retrouver comme les gouvernements se retrouvent, comme les ministres des Affaires étrangères aussi, et comme les représentants des armées se retrouvent quand il y a des conflits, et pas seulement à travers les think-tanks que nous saluons et que nous allons promouvoir, mais aussi en termes de rencontres formelles pour choisir des thématiques que nous allons étudier, examiner et discuter pour dispatcher au niveau des différents pays et permettre à la société civile d’être au même palier et niveau d’information.

« La question de la jeunesse est une question de formation, d’éducation et de suivi »

La population africaine est majoritairement jeune. Mais nous assistons à un trouble et un manque de repère de cette jeunesse. Qu’en pensez-vous ?

La jeunesse est notre avenir, elle est aussi notre devenir. Vous avez parfaitement raison, aujourd’hui la jeunesse a un manque de repères. C’est un problème de leadership. Nos gouvernants ne prennent pas le temps de projeter une vision qui puisse promettre et faire rêver les jeunes. Lorsque vous prenez par exemple les sociétés occidentales, vous allez voir qu’elles n’ont rien inventé. Elles ont hérité d’une culture, d’une architecture, d’un mode de vie et de situations qu’elles ont améliorées et progressivement renforcées et consolidées, et c’est ça qui manque chez nous en Afrique. C’est l’État qui doit s’emparer de ces questions.

La question de la jeunesse est une question de formation, d’éducation et de suivi. Aujourd’hui c’est la consommation d’abord avant l’éducation et la formation. Il y a à peine 15 ans, c’était la l’éducation, l’instruction et la formation. Le monde africain était encore dans la résistance. Aujourd’hui les jeunes sont plus performants, sont dans la globalisation à travers les outils informatique et numérique. Ils font des effortds énormes par rapport à d’autres générations, mais je dis bien qu’il manque un encadrement et un accompagnement des États, et ceci constitue une véritable menace. La vraie menace c’est l’abandon de la jeunesse à elle-même, et c’est le manque d’encadrement et le renforcement des capacités d’apprentissage des jeunes en vue de construire une Afrique positive et valorisée.

Interview de Moëz Bhar pour Afrika-News.

Modèle de développement: quelles pistes pour le Maroc? Des experts internationaux répondent

18.11.2017
by ZAKARIA BOULAHYA

La nécessité de construire un nouveau modèle de développement se fait pressante au Maroc. Médias 24 a interrogé à ce sujet des experts connus, en marge des travaux de la 10ème édition du World Policy Conference. Voici leurs points de vue.

Pr Thierry de Montbrial – Fondateur et président de la World Policy Conference

J’estime que le meilleur levier est de s’orienter vers une économie du savoir, qui permet de quasiment gagner une génération. Le Maroc a une réelle carte à jouer en ce domaine, d’autant plus qu’il a déjà commencé dans cette voie avec l’université polytechnique Mohammed VI par exemple.
Les créneaux les plus porteurs sont principalement les technologies de l’information et les technologies liées aux énergies renouvelables. Un autre levier est l’adaptation de ces nouvelles technologies aux besoins spécifiques du Maroc et du continent africain. C’est un choix intelligent et porteur d’avenir.
En matière de développement, il est clair que les efforts doivent se concentrer sur le niveau d’éducation et de formation, avec l’appropriation locale de best practices à l’international.

Pr Yi Xiaozhun, DG adjoint de l’OMC (Organisation mondiale du Commerce)

Au sein de l’OMC, nous encourageons les pays similaires au Maroc à maintenir leur économie ouverte, en instaurant une politique et un climat propices aux affaires.
Parallèlement, le Maroc doit aussi adapter sa politique en matière d’emploi, principalement en renforçant la formation – aussi bien initiale que continue, ce qui permet de disposer d’une force de travail ayant les atouts nécessaires pour être compétitive à l’international.
En complément de ce dispositif, il faut instaurer un système de sécurité sociale qui permet de protéger les employés et, par extension, de consolider la croissance.
Je recommande aussi au Maroc de rejoindre les pays africains qui ont déjà intégré l’initiative de l’OMC en faveur de la facilitation des investissements. Actuellement, le royaume étudie cette option mais n’a pas encore confirmé son adhésion. Cela peut créer de meilleures opportunités de croissance pour le pays, en diversifiant sa capacité d’exportation pour une meilleure intégration dans l’économie mondiale.

Kemal Dervis – vice-président de la Brookings Institution, ancien ministre de l’Economie de Turquie

Le socle d’un modèle de croissance soutenable doit reposer sur un équilibre entre création de richesse et redistribution des revenus, qui est souvent inéquitable. On constate partout dans le monde que les grandes compagnies améliorent leur rendement et leurs bénéfices, alors que les PME souffrent de l’inverse.
A mon avis, il faut se focaliser sur les TPE/PME qui assurent une redistribution plus équitable de la richesse entre différentes couches de la société. La stagnation des salaires est aussi un problème à résoudre pour assurer une croissance équitable et homogène.
On peut par exemple mettre en place une politique fiscale avantageuse, mais cela ne portera vraiment ses fruits que si l’on résout le problème des inégalités. Ce qui m’amène au second point: combattre l’inégalité en matière d’éducation, pas seulement en termes d’accès mais aussi en termes de qualité de l’enseignement dispensé.
Sur un plan macroéconomique, les économies qui s’appuient pour une grande part sur les financements extérieurs ont tout intérêt à rééquilibrer leur modèle et s’orienter davantage vers une croissance inclusive. Sinon, ce sera insoutenable.
De manière générale, il faut garder à l’esprit que les conséquences sociales d’une mauvaise distribution des richesses peuvent être dramatiques, surtout pour un pays en développement.

Jung Sung-Chun, vice-président de l’Institut coréen de politique économique internationale

Le premier axe consiste à développer de nouveaux secteurs de croissance – particulièrement dans l’industrie, en mettant l’accent sur les technologies et les ressources humaines. C’est ce qu’a fait la Corée pendant 30 ans avec les résultats qu’on voit aujourd’hui.
Le gouvernement doit aussi mener une politique fiscale volontariste et avantageuse pour les entreprises, tout en leur demandant d’agir en faveur de l’augmentation des salaires. Cela aura pour conséquence la réduction des inégalités sociales par le renforcement du pouvoir d’achat, ce qui au final bénéficie à l’économie toute entière.

Leila Mokaddem

Leila Mokaddem joined the African Development Bank in 2002 as Head of the Financial Institutions Division. The current Country Director for Morocco has lead the implementation of the African Guarantee Fund and the Trade Finance Initiative before becoming resident representative to the regional office in Senegal. Prior to ADB, she worked at the Tunisian Ministry of Economy and the IMF. She was also counselor of the Minister of Finance in Haiti before being named counselor of the Presidential Commission in charge of drafting the new Investment Code. Graduate from the Institute of High Trade Studies in Tunis, she also has a Master’s degree in International Trade.

Arielle Malard de Rothschild

Managing Director, Rothschild & Co. She started her career at Lazard Frères in 1989. She joined Rothschild in 1999 where she started the emerging markets division. Managing director since 2006, she is also a member of the board of Lucien Barrière Group, Rothschild & Co and Electrica S.A. She has also been President of CARE France from 2007 to 2018 and sits currently on the Supervisory Board of CARE International. She holds a PhD in international economics from the Institut d’Etudes politiques de Paris and a DEA in Monnaie Banque  Finance from Université de Paris  II Assas.

Razvan Nicolescu

Energy and Sustainability Industry Leader of Deloitte Central Europe. He has almost 20 years of experience in the energy sector, holding positions both in the public and private sectors. In 2014, he was the Romanian minister for energy. Between 2006-2008 he was the Energy Attaché of Romania to the European Union. From 2008 to 2014 he held the position of director for Public and Regulatory Affairs of Petrom. He has been the Chairman of the Administrative Board of the European Agency for the Cooperation of Energy Regulators (ACER). He graduated from Solvay Brussels School of Economics and Management, Brussels, Belgium.

Mohamed Hafnaoui

Deputy Chief Executive Officer of CDG Développement Group since 2014. He joined CDG Développement in 2007. He began his professional career in 1989 as Technical Director at Pechiney in Morocco. In 1996, he became General Manager of SOMACOPA. From 1999 to 2002, he held the position of General Manager of the Compagnie Industrielle des Fibres in Tangiers. He was appointed Deputy Director of the Tanger Med Special Agency (TMSA) and member of the Management Board in 2002. He graduated from the Ecole Nationale Supérieure des Techniques Avancées (ENSTA) in Paris. He obtained a DEA in Fluid Mechanics from Paris VI University.

Abdellatif Zaghnoun

General Director of Caisse de Dépôt et de Gestion (CDG) since 2015. He began his career in 1982 at Office Chérifien des Phosphates (OCP) where he held several executive positions. In 2004, he was named Director General of the Customs and Indirect Taxes Administration. In parallel, he was elected in 2007 Vice-President of the World Customs Organization (WCO), President of the Organization for the MENA region, and in 2008 he was also elected Chairman of the Audit Committee of the WCO. In 2010, he was General Director of the Directorate General of Taxes. He graduated from the Mohammedia Engineering School (EMI), Morocco.

El Mostafa Rezrazi

Professor of Crisis Management, and Security Studies and Senior Fellow at the Policy Center for the New South. His area of expertise covers Afro-Asian affairs, strategic and security studies, terrorism, extremism and deradicalization. He got his Ph.D. in Regional & International Affairs from the University of Tokyo and a Doctorate from the University of Mohammed V on the psychological dynamisms of suicide bombers. He is the Executive Director of the Moroccan Observatory on Extremism and Violence, Director of the African Center for Asian Studies, Rabat, Visiting Professor at the University Mohammed V and president of the Moroccan Association for Asian Studies.

Jean-Paul Kimonyo

Senior Policy Advisor, Office of the President of Rwanda. He is also the representative of Rwanda to the New Partnership for Africa’s Development (NEPAD) and the African Peer Review Mechanism (APRM). He has just completed a book on Rwanda’s post-genocide reconstruction released in October 2017 in French, untitled “Rwanda Tomorrow: A long Walk to Transformation” (Editions Karthala).

Nezha Hayat

President of AMMC, Morocco’s Capital Market Authority, since 2016. She was elected Vice-Chair of the Africa and Middle East Committee (AMERC) within the International Organization of Financial Market Regulators (IOSCO). She was chairperson and CEO of Sogelease (Société Générale Morocco group). She started her career in Spain at the international division of Banco Atlantico as responsible for international risks and restructured debt portfolio (1985-1988). In 1999, she was elected President of the Association of stockbrokers in Morocco during two mandates. She was nominated global leader for tomorrow by the World Economic Forum in 2001. She also co-founded AFEM, the association of women business leaders in Morocco, in 2000. She created le “Club des femmes administrateurs au Maroc” in 2012, to promote women in corporate boards. She graduated from ESSEC Paris.

Karim Hajji

Managing Director of the Casablanca Stock Exchange and member of the World Federation of Exchanges (WFE). In 2011, he was appointed member of the Global Board of Advisors of the Operation Hope Foundation and Chairman of the executive committee of the Association of African French-speaking Exchanges (ABFA). Before joining Casablanca Stock Exchange in 2009, he was CEO of Atlas Capital Group, which he set up in 1999. In 1990, he joined the ONA Group as advisor to the Chairman and then became chief financial officer in 1994. He graduated from New York University, the Institut d’Etudes Politiques de Paris and Paris IX Dauphine University.

Salim Dehmej

Head of the financial stability unit at the Research Department of Bank Al-Maghrib (Central Bank of Morocco). He published several articles in academic journals (International Economics, Revue Economique, Revue d’Economie Politique) and recently a study for the European Parliament. He obtained his PhD from Paris 1 Sorbonne University and visited many international institutions (Bank of England and Bank of International Settlements).

Khalid Chegraoui

Professor of History and Political Anthropology, Institute of African Studies, Mohammed V University (UM5) and Senior Fellow at the Policy Center for the New South. Professor at Sidi Mohammed Ben Abdallah University (Fez) after earning his first doctorate in African Studies from UM5 focusing on West Sub-Saharan Africa. He also earned a Doctorate of State in African Studies, where he focused on Contemporary West Africa. He is Director of Research Group: African Politics, doctoral supervisor at UM5, Professor of African History in EGE School of Governance and Economy of Rabat, Polytechnic Mohammed VI University and Director of Africa and Middle East Centre Studies AMES Centre.

Donald Trump. Facteur d’instabilité

15.11.2017
by Le Télégramme

« Trump voulait être dur avec la Chine, mais la bureaucratie l’a freiné », analyse l’ancien ambassadeur, Alexander Panov.

«L’onde de choc Trump» a rebattu les cartes à l’international. Un an après son élection à la Maison Blanche, les experts mesurent le phénomène : ce président imprévisible et volontiers provocateur ajoute au facteur d’instabilité de la planète.

Des menaces de guerre resurgissent au vu d’événements déstabilisant la gouvernance mondiale. Ces défis étaient au centre des débats réunissant début novembre, à Marrakech (Maroc), 400 experts en géopolitique, anciens ministres, conseillers ou industriels sous la houlette de Thierry de Montbrial, président de l’Institut français des relations internationales (IFRI), un « think tank » fêtant le 10e anniversaire de la World Policy Conference (WPC).

Un an après la conférence de Doha, les analystes avaient un peu plus de recul pour mesurer le phénomène Trump étrennant sa première année à la Maison Blanche. « L’élection de Trump n’a toujours pas été comprise par les démocrates aux États-Unis et les forces de gauche, en général. Lesquelles pensaient qu’il ne fallait plus s’occuper des classes moyennes mais des minorités de toutes sortes », selon l’ancien ministre des Affaires étrangères, Hubert Védrine, distinguant les pays qui s’en réjouissent (Chine, Iran, Israël…) de ceux qui s’en inquiètent (Corée du Sud, Japon, Europe, Australie).

Sans oublier ceux qui s’en accommodent, telles la Russie ou la France dont le président Macron y voit un moyen de se différencier d’Angela Merkel.

« Reagan, lui, écoutait »

À l’évidence, comme l’exprimait John Sawers, l’ancien patron des services secrets britanniques, le fameux MI6 : « Je suis heureux que Trump ait limité les dégâts et pas mécontent que la diplomatie ait été confiée à des généraux (appelés les « adultes », à Washington). Mais nous ne devons plus compter que sur nous pour nous défendre car la couverture américaine n’est plus garantie », a-t-il ajouté, reprenant les propos de la chancelière allemande. Et l’ancien ambassadeur américain en Allemagne, Richard Burt, de renchérir : « La différence entre Reagan et Trump, c’est que Reagan, lui, écoutait ».

Quoi qu’il en soit, si le scénario de l’impeachment paraît aujourd’hui exclu, il est peu probable que le chef de la Maison Blanche professionnalise son action d’autant que son électorat adore ses provocations. L’une des conséquences de cette évolution est résumée par l’ancien ambassadeur, Alexander Panov : « Trump voulait être dur avec la Chine mais la bureaucratie l’a freiné, du coup, il s’est retourné contre la Russie, contrainte de se rapprocher de la Chine ». La conséquence de ces maladresses est une perte d’influence de la première puissance mondiale, source d’instabilité globale.

LA WORLD POLICY CONFERENCE FÊTE DIX ANS DE QUÊTE D’UNE MEILLEURE GOUVERNANCE MONDIALE

15.11.2017
by ANWAR CHERKAOUI

Pour SM le Roi, les grandes aspirations des citoyens ne peuvent se concrétiser qu’à travers des programmes de développement humain et économique inclusifs qui s’inscrivent dans une dimension régionale ou continentale. L’ouverture du Maroc sur le monde, notamment le continent africain, a été saluée par les participants.

C’est avec des débats riches et constructifs sur les grandes problématiques mondiales que la World Policy Conference (WPC) a célébré son dixième anniversaire. Organisé à Marrakech du 3 au 5 novembre, sous le haut patronage de SM le Roi, ce Sommet, qui a vu le jour en octobre 2008 à Evian, a connu la participation de personnalités mondiales issues d’horizons divers : décideurs politiques, hommes d’affaires, analystes, religieux… Objectif : débattre des grands enjeux régionaux et internationaux et contribuer à améliorer la gouvernance dans ses dimensions de réflexion, de décision et de contrôle afin de promouvoir un monde plus ouvert et plus respectueux de la diversité. Pas moins de 16 sessions plénières ont eu lieu sur des thématiques variées : L’avenir de l’Europe du Sud-Est, Investir en Afrique, Tendances au Moyen-Orient, l’Amérique et le monde un an après l’élection de Donald Trump, l’Union européenne et le monde…, en plus de 4 ateliers sur la Finance et l’Economie, l’Energie et le Climat, la Chine et la Russie.

Selon Thierry De Montbrial, président et fondateur de la WPC, «dans sa quête continue, réaliste mais humaniste, d’une meilleure gouvernance mondiale, la WPC a un avantage comparatif potentiel dans l’axe Nord-Sud qui englobe l’Europe et l’Afrique, évidemment sans exclusive aucune vis-à-vis vis des autres continents, puisque notre but est de contribuer au maintien d’un monde raisonnablement ouvert. En rappelant cet objectif de nature géopolitique au sens large, je tiens à exprimer ma gratitude au Royaume du Maroc qui nous reçoit pour la troisième fois en dix ans».

Réfléchir à de nouveaux cadres d’échanges et de partenariats

Evénement marquant lors de la cérémonie d’ouverture de cette dixième édition de la WPC, la lecture d’un message royal adressé aux participants par le Conseiller de SM le Roi, Yassir Znagui. Dans ce message, qui a mis un accent particulier sur l’importance de l’Afrique à l’échelle internationale, le Souverain a souligné le rôle d’un débat constructif dans l’émergence d’idées nouvelles et de solutions susceptibles d’améliorer encore le modèle de développement de nos pays. «Certes, la voie vers la prospérité est un processus complexe et de longue haleine. Néanmoins, les grandes aspirations des citoyens, notamment africains, ne peuvent se concrétiser qu’à travers des programmes de développement humain et économique inclusifs qui s’inscrivent dans une dimension régionale ou continentale», a fait savoir SM le Roi avant de poursuivre : «Africain convaincu, je plaiderai donc, une nouvelle fois, pour l’accompagnement de cette Afrique qui a su se forger sa propre destinée, à la faveur de réformes structurelles audacieuses engagées, à moyen et long termes, dans de multiples secteurs. Il est de notre devoir de promouvoir des stratégies novatrices et des politiques ambitieuses, fondées sur les succès d’ores et déjà acquis et s’inspirant d’initiatives mondiales réussies, adaptées à la diversité de nos réalités sociales, économiques et culturelles. Il s’agira, notamment, de renforcer le fonctionnement des institutions, de conforter la bonne gouvernance et d’améliorer substantiellement la qualité de l’utilisation des fonds publics». Le Souverain a également appelé à reconfigurer les priorités stratégiques de la Communauté internationale en reconsidérant l’apport de l’Afrique et a invité les participants à réfléchir à de nouveaux cadres d’échanges et de partenariats, au service d’un meilleur avenir des populations, et ce, au-delà des partenariats traditionnels, Sud-Sud ou Nord-Sud.

Autre événement marquant, la lecture par l’ambassadeur de France au Maroc d’un discours du président Emmanuel Macron qui n’a pas manqué de souligner que «l’Ouverture du Maroc sur le monde, notamment l’Afrique, se renforce chaque année, recoupant les efforts français d’un lien d’intégration plus intense entre l’Europe et le continent africain». Pour le Président français, réfléchir aux moyens de conserver une gouvernance mondiale raisonnablement ouverte, capable d’absorber les chocs tout en facilitant les changements désirables, fait partie des priorités de son mandat. Il a donc invité les participants à cette dixième édition de la WPC, qu’il juge capables de produire les meilleures idées et politiques et faire avancer le débat, de lui faire part de leurs recommandations à l’issue des délibérations.

Dominique Strauss-Kahn salue l’action de Macron et souhaite la ‘disparition’ du PS

12.11.2017
by Dogan Presse

L’ex-directeur du FMI, qui fonde beaucoup d’espoir sur l’actuel quinquennat, s’est montré sévère envers son ancien parti, a rapporté « Le Parisien », dimanche.
L’ancien directeur général du Fonds monétaire international (FMI), Dominique Strauss-Kahn (DSK), est sorti de sa réserve. Interrogé samedi 4 novembre par un journaliste anglo-saxon en marge d’une table ronde à la World Policy Conference à Marrakech (Maroc), l’ancien ministre de l’économie n’a pas tari d’éloges sur la politique d’Emmanuel Macron, a rapporté Le Parisien, dans son édition de dimanche.

« Il est en train d’agir étonnamment bien », estime celui qui s’est retiré de la vie politique depuis 2011, émettant toutefois une réserve sur sa ligne politique. « Macron n’est ni gauche ni droite. Je voudrais qu’il soit de gauche et de droite (…) et c’est une bonne chose que les deux puissent travailler ensemble », a ajouté DSK.

L’ancien président du FMI fonde par ailleurs beaucoup d’espoir sur cette présidence, y voyant une « période des grandes transformations ». « [Si] Emmanuel Macron saisit bien sa chance, il peut faire en cinq ans beaucoup de changements en France qui n’ont pas existé pendant ces trente précédentes années. »

À l’inverse, DSK se montre beaucoup plus pessimiste à propos de Donald Trump, qui célébrera, mercredi, le premier anniversaire de son élection à la Maison Blanche. « Je ne crois pas obligatoirement qu’il faille toujours avoir des politiciens, mais il faut quand même respecter les règles, les codes, ce que Trump ne fait pas. La planète ne peut être entre les mains de quelqu’un d’aussi imprévisible », s’inquiète-t-il.

La mort annoncée du Parti socialiste
Lors de cette interview, celui qui aurait pu porter les couleurs du Parti socialiste (PS) lors de la présidentielle de 2012, avant d’être mis de côté à cause d’un scandale sexuel, se montre sévère envers son ancien parti. « Je crois qu’il n’y a pas d’avenir pour le PS », argue-t-il, ajoutant « et c’est une bonne chose. Le temps est venu de renouveler le centre gauche français. »

Il va même plus loin, en expliquant que « l’élection d’Emmanuel Macron a créé une sorte de tremblement de terre dans la politique française. Et ce parti, qui est le mien – et je le dis avec tristesse – n’a pas su accompagner la mondialisation. » Sa sentence est sans appel : « Il est temps qu’il disparaisse. »

Depuis la victoire de M. Macron, le PS vit une période difficile. Son siège historique de la rue de Solférino a été mis en vente, et un plan de départs contraints va supprimer plus de la moitié des postes de permanents.

Source : Le Monde.fr avec AFP

Dr Sékou Koureissy : «la prévention des conflits doit être une matière fondamentale»

10.11.2017
by Mady Bangoura

Du 3 au 5 novembre dernier, s’est tenue à Marrakech la 10e édition du Forum mondial sur la gouvernance intitulé ‘‘World policy conference’’. Une rencontre à laquelle le directeur exécutif d’African Crisis Group a pris part, avec d’autres leaders, au nom de la société civile africaine. Ce, pour concevoir sur un mécanisme qui permet à la société civile africaine, regroupée en synergie, de s’impliquer dans la résolution des conflits, la gestion des crises, la lutte contre le terrorisme et toutes autres formes de violences.

De retour au pays, Dr Sékou Koureissy Condé s’est évertué à faire la restitution des travaux de ce Forum mondial auquel African crisis group a été associé pour représenter la société civile africaine. L’ancien ministre de la Sécurité et ancien médiateur de la République a organisé une conférence à cet effet, à l’Université Général Lansana Conté de Sonfonia.

« Nous avons dressé le constat selon lequel les organisations de la société civile en Afrique sont rarement impliquées ou peu impliquées dans la gestion des crises en Afrique. Ce qui veut dire que les populations sont exclues des mécanismes de résolution des conflits. Donc, nous avons lancé un appel au regroupement et au rassemblement des organisations de la société civile, des populations d’une manière générale, pour que des mécanismes informels, des mécanismes de proximité, des mécanismes pratiques et sociaux, que l’énergie sociale qui est la principale force de la tradition africaine soit déployée dans la prévention pour éviter les crises », a indiqué M. Condé.

Poursuivant, il a informé l’assistance de la tenue très prochaine d’une rencontre de la société civile africaine dénommée ‘‘Rencontre africaine des organisations de la société civile’’ et qui aura certainement lieu en 2018.

« Nous avons souhaité que cette grande rencontre ait lieu en Guinée au moment où le président de la République de Guinée est président en exercice de l’Union africaine. Qu’à cela ne tienne ! Le fondement est parti. Le concept est lancé en ce moment. Nous voulons que les organisations de la société civile en Afrique puissent dépasser les frontières, dépasser les clivages entre projets et créer les mécanismes transfrontaliers, transnationaux contre la violence, contre le terrorisme et pour la sécurité humaine », a indiqué Dr Koureissy Condé.

La société civile africaine et guinéenne face aux enjeux de la gouvernance, de la prévention des conflits et de la sécurité humaine. C’est le thème que le président de la Convention des acteurs non étatiques de Guinée (Caneg) a développé au cours de sa conférence.
Répondant à la question relative au rôle de la société civile guinéenne particulièrement, le conférencier a rappelé que le rôle premier d’une société civile est d’abord d’exister en tant qu’outil de gestion de crise.

« Et pour ce faire, il faut être conscient de la nature des conflits et du rôle que nous devons jouer. Chaque africain est membre de la société civile africaine. Il ne faut pas attendre que ce soit le gouvernement, et que le gouvernement attende que ce soit la communauté internationale, que cette communauté internationale attende que ce soient les Etats-Unis pour résoudre nos problèmes. D’ici là, il y aura eu des centaines et des centaines de morts. On peut les éviter à proximité, village par village, case par case, dans les familles, dans les entreprises, dans les écoles, il faut enseigner la paix, la citoyenneté, la tolérance, le pardon et la convivialité quotidiennement ».

Pour Dr Sékou Koureissy Condé, la prévention des conflits doit être une matière fondamentale à enseigner. En ce sens que celle-ci génère la paix, le bonheur et le développement.
« Le pardon a des conséquences économiques favorables. Il est porteur de cohésion sociale. Il ne faut attendre des gouvernants notre bonheur. C’est nous qui devons amener les gouvernants à faire notre bonheur. On le fait dans l’entente, pacifiquement et légalement. La justice sera indépendante. Et le développement économique sera possible, parce qu’une culture de travail va s’installer dans notre pays. Mais cela ne se fera pas sans l’appui et l’engagement des gouvernants », a-t-il conclu.

トタルCEO、イラン事業継続に意欲 米の制裁検討でも

10.11.17

By Nikkei

フランス石油大手トタルのパトリック・プヤンネ最高経営責任者(CEO)は、米国が再び経済制裁を科す可能性があるイランでの大規模ガス田事業について「法を順守しつつ、続けたいと思っている」と意欲的な姿勢を示した。イランへの投資については再び不透明感が漂うなか、トタルの判断は日本など外資企業に影響を与えそうだ。

 仏国際関係研究所がこのほどモロッコのマラケシュで開いた「世界政策会議」で、日本経済新聞の取材…

Université Sonfonia : Dr Koureissy Condé appelle les étudiants à lire la différence pour résoudre les conflits

9.11.2017
by Mamadou Alpha Assia Baldé

De retour de Marrakech (au Maroc) où il a participé à la 10ème édition du forum intitulé « World Policy Conférence » qui s’est déroulée du 03 au 05 novembre, le Directeur exécutif d’African Crisis Group, Docteur Sékou Kouréissy Condé a animé une conférence de restitution ce jeudi, 9 novembre 2017, à l’université Sonfonia, rapporte un reporter de Guineematin.com qui a assisté à la conférence.
D’entrée, le conférencier a rappelé que lors de cette rencontre de Marrakech, la part de la société civile africaine était « comment prévenir les conflits et préserver la sécurité humaine ». Selon Dr. Sékou Kouréissy Condé, le but visé par cette problématique est de pousser la réflexion et de sensibiliser les acteurs sur cette question universelle.

Pour le Directeur exécutif d’African Crisis Group, la rencontre au royaume chérifien s’inscrivait dans le cadre de la conception d’un mécanisme qui leur permettra de s’impliquer dans la résolution des conflits. « Nous avons fait le constat que les organisations de la société civile africaine sont rarement impliquées ou peu impliquées dans la gestion des crises en Afrique. Cela veut dire que les populations sont exclues des mécanismes de gestion des conflits. Donc, nous avons lancé un appel au regroupement des populations africaines pour que des mécanismes informels, de proximité, pratiques et sociaux soient déployés pour éviter les crises », a-t-il dit.

D’ailleurs, Dr. Sékou Kouréissy Condé a annoncé qu’une rencontre de la société civile africaine (RISCA) se tiendra en 2018. « Nous avons souhaité que cette rencontre ait lieu en Guinée au moment où le Président de la République est président en exercice de l’Union africaine. Qu’à cela ne tienne, le fondement est parti, le concept est lancé. Nous voulons que les organisations de la société civile africaine puissent dépasser les clivages entre projet pour créer un mécanisme transnational contre la violence, le terrorisme et pour la sécurité humaine » », a souhaité Dr Sékou Kouréissy Condé.
S’agissant des critères de son choix comme unique porte parole de l’ensemble des sociétés civiles africaines lors de cette rencontre au Maroc, Dr Sékou Kouréissy Condé explique que le choix n’est pas fortuit. «Les grands leaders de la société civile africaine sont maintenant de la société civile internationale. Ensuite, African Crisis Group qui a été créé en 2012 est un cabinet à statut associatif qui ne dépend pas d’un organisme international, d’un gouvernement ou d’un bailleur de fonds. C’est ce qui a certainement prévalu au choix », a-t-il expliqué.

Pour mener à bien sa mission, Dr Sékou Kouréissy Condé compte sur l’appui des différentes composantes de la société civile guinéenne et africaine. Il souhaite alors la consolidation du parlement de la société civile ouest-africaine. « Ça sera un parlement qui ne légifère pas ; mais, un parlement de recommandation et de proposition de solution alternative », a-t-il ajouté.

A rappeler que dans les débats, le conférencier a invité les étudiants à savoir lire la différence entre les hommes pour résoudre les conflits. « Le guinéen doit apprendre à ne pas être négatif. On doit avoir une vision positive des choses », a conseillé Dr Sékou Kouréissy Condé.

Ce que cache le retour médiatique de Dominique Strauss-Kahn

9.11.2017
by challenges.fr

En deux interventions, d’abord au CESE puis à la World Policy Conference de Marrakech, l’ancien directeur du FMI a soufflé le chaud et le froid sur le début de quinquennat d’Emmanuel Macron. Une manière de revenir au centre du jeu politique? Ses proches jurent qu’il n’est pas intéressé.

À quoi joue Dominique Strauss-Kahn ? L’ancien directeur du FMI qui se cantonnait au rôle d’expert “économique” depuis son explosion en plein vol au Sofitel de New York en mai 2011, vient de marquer la rentrée politique de son empreinte avec deux interventions millimétrées, d’abord au CESE début octobre pour une cérémonie en l’hommage de l’ancienne sénatrice socialiste décédée Nicole Bricq, et ce week-end à Marrakech en marge de la World Policy Conference où il a estimé qu’”il était temps que le PS disparaisse”.

Celui qui fut un temps le grand favori de l’élection présidentielle de 2012 en a profité pour livrer son sentiment sur le début de quinquennat d’Emannuel Macron : la première fois en adressant un message sur les valeurs de la gauche, une manière subtile de rebondir sur le ni droite ni gauche porté par le président de la République ; et la seconde fois en se disant persuadé que le nouveau chef de l’État “peut faire en cinq ans beaucoup de changements en France qui n’ont pas existé pendant les trente dernières années”.

Il ne veut pas revenir en politique

Que recherche l’ancien hiérarque socialiste ? En distribuant bons et mauvais points à Emmanuel Macron, il semble vouloir se replacer au centre du jeu politique. Pourtant ses proches jurent qu’il n’a pas envie de remettre une pièce dans la machine. “Il n’a pas du tout l’intention de revenir en politique, assure l’ancienne vice-présidente de la région Île-de-France Michèle Sabban, une des rares ex-socialistes à lui être restée fidèle.

Les politiques français ne le méritent pas. Il dit et il dira ce qu’il pense”. Ancien très-proche de DSK, le frondeur Laurent Baumel affiche le même scepticisme : “Je ne peux pas croire une seule seconde que son intervention puisse être prise autrement qu’au premier degré. Il ne faut pas sous-estimer son affection pour le Parti socialiste, où il a agi de longues années. Il dit des choses qui correspondent à ce qu’il pense, et avec lesquelles je suis en désaccord, mais qui sont les paroles d’un acteur retiré du jeu politique. Penser qu’il puisse revenir en politique, c’est vraiment un truc de journaliste”.

“Je ne pense pas qu’il faille l’interpréter comme un geste politique, analyse Arnaud Mercier, professeur en communication politique à l’université Paris II Assas. Il y a plus certainement une dimension psychologique, au sens qu’il doit estimer qu’une partie de sa traversée du désert est derrière-lui et qu’il peut enfin reprendre la parole. Et il en profite pour régler ses comptes avec le PS car la vengeance est un plat qui se mange froid… Mais ce n’est certainement pas calculé comme le début d’un retour en politique. Il ne s’y prendrait pas comme ça. On le voit avec Nicolas Sarkozy, qui avait progressivement publié plus de contenu sur sa page Facebook, ou François Hollande en ce moment qui essaie de revenir par petites touches, DSK lui il arrive et il tape comme un sourd sur son ancienne formation politique. Ce n’est pas la stratégie habituelle. D’autant que même le timing choisi, en plein contexte Weinstein-balancetonporc, n’est pas idéal”.

Une offre de service ?

Pour Marc Vanghelder, de l’agence de communication politique Leaders&Opinion, le retour de l’ancien candidat à la primaire socialiste de 2006 s’apparente plutôt à une “offre de service”. “DSK arrive et tape sur tout ce qui peut être gênant pour Emmanuel Macron : le PS, le centre gauche. C’est presque un geste d’allégeance. Après avoir soufflé le chaud et le froid sur l’action du gouvernement, il propose d’une certaine manière ses services, il montre qu’il se tient prêt à aider”.

Mais peut-on vraiment imaginer Emmanuel Macron collaborer avec le socialiste déchu ? “Il y a les missions officielles et… il y a les missions officieuses, souligne l’expert en communication. Ce n’est un secret pour personne que Dominique Strauss-Kahn passe beaucoup de temps au Maroc, et qu’il entretient des relations privilégiées avec le roi Mohammed VI. Il se tient également très proche de l’Afrique subsaharienne, un carrefour stratégique des années à venir… On pourrait très bien imaginer que le gouvernement français lui confie une mission de cet ordre-là”.

Son entourage demeure sceptique. “Il n’a pas besoin de mission s’il doit agir ou aider à réussir”, indique Michèle Sabban. Une chose est sûre : le futur politique de Dominique Strauss-Kahn ne s’inscrira pas au Parti socialiste. L’ancien directeur du FMI a rendu sa carte du PS, comme la plupart de ceux qui lui sont restés fidèles.

Gabon VP: Morocco’s African Policy ‘Bold and Decisive Move’ Towards Global Economic Equity

09.11.17

By Morocco World News

Rabat – High level international delegations have started their debates on Africa’s economic potential at the MEDays International Forum.

“Morocco‘s new vision for Africa is a bold and decisive move towards more balanced North-South partnership relations,” said Gabonese Vice President Pierre-Calver Maganga Moussavou on Wednesday at the opening ceremony of the 10th MEDays Forum held November 8 to 11 in Tangier.

“Since his accession to the throne, King Mohammed VI has made Africa a priority in the Kingdom’s diplomacy,” Moussavou noted.

“Morocco has a clear vision in terms of human development and transfer of expertise and skills, according to a win-win logic,” the Gabonese official said.

The event came a week after King Mohammed VI’s speech dedicated to the continent at the 10th World Policy Conference, which kicked off in Marrakech on Friday, November 3.

The monarch gave further proof that Africa has become central in Morocco’s foreign policy. King Mohammed VI has advocated for a bigger role for Africa on the world stage, expressing confidence that the continent will achieve progress, provided efforts are joined by its children.

“Given the recent developments and the clear progress made by Africa, it is of the utmost importance that our continent be front and center of a redesigned world stage,” said King Mohammed VI.

In its push towards South-South cooperation, Morocco managed to win the trust of many African partners that joint efforts and collaboration will enhance the continent’s social, economic and political development.

“Morocco’s new approach in its relations with the African continent has given a new meaning to a South-South cooperation,” said the Gabonese Vice President.

This cooperation “can promote co-development and move away from conventional practices that have marked North-South relations, without losing [Morocco’s] status as a privileged partner for Europe and the rest of the world,” Moussavou said.

In terms of bilateral cooperation, Maganga Moussavou said that the signed agreementsbetween Morocco and Gabon “will enable his country to benefit from Morocco’s experience in several areas, including housing and income-generating activities.”

Silence the Guns

The African Union (AU) has managed to “silence the guns” over the past three years, Alpha Condé, AU Chairperson and president of the Republic of Guinea, said Wednesday in Tangier.

Nevertheless, though conflicts have decreased, various challenges are pushing Africa away from achieving its objective of silencing the guns by the year 2020, he pointed out at the opening ceremony of the 10th MEDays Forum.

Greater attention is paid now by the international community to the AU’s conflict resolution mechanisms, as evidenced by the G5 Sahel Force, an African initiative hailed by the major powers, including the United States, which has finally agreed to participate in its financing, the AU chairperson noted.

Africa has “the potential to take control of its destiny and achieve its development,” he stressed, noting that Morocco can play an important role in the transformation of the African economy.

In this regard, the AU chairperson commended Morocco’s return to the Pan-African organization.

A Geostrategic Meeting

The Gabonese Vice President said that the MEDays forum has become one of the most important geopolitical and economic events organized in Morocco by a non-governmental structure and has gradually emerged as a geostrategic meeting in Africa and in the Arab world.

Placed under the patronage of King Mohammed VI, the 10th edition of MEDays will discuss the new economic power of Africa, sustainable development, and current geopolitical issues under the theme “From defiance to challenges: the era of major upheavals.”

This year’s forum is expected to host more than 3,000 participants and 150 high-level speakers, including several former heads of state and government, ministers, political decision-makers, business leaders, academics, and representatives of civil society and the media.

The panelists include Dioncounda Traoré, former minister of Mali, Martin Ziguele, former prime minister of Central African Republic, Taieb Baccouche, general secretary of the Arab Maghreb Union, and others.

Védrine : Je ne pense pas que Trump soit une simple parenthèse, et je n’écarte pas sa réélection

9.11.17

By Michel Touma

Le bilan de la première année du mandat du président Donald Trump a été au centre d’un débat sortant des sentiers battus, lors des travaux de la 10e édition de la conférence sur la gouvernance mondiale (World Policy Conference, WPC) qui s’est tenue à Marrakech, à l’initiative de l’Institut français des relations internationales (IFRI, basée à Paris), sous l’impulsion du fondateur et directeur de l’IFRI et de la WPC, Thierry de Montbrial. Des intervenants de renommée internationale, d’horizons très diversifiés, se sont prononcés sur ce bilan, exposant des perceptions plus nuancées et peu reflétées dans la grande presse ou les médias traditionnels.

L’ancien ambassadeur US en République fédérale d’Allemagne et ancien secrétaire d’État adjoint pour les Affaires européennes et canadiennes, Richard Burt, relève ainsi qu’il ressort des échos que l’on reçoit de Washington qu’il existe une impression dans certains milieux que Trump « est président depuis 10 ans » ! Une petite boutade qui pourrait être interprétée négativement (du fait d’une gesticulation médiatique excessive) ou aussi positivement (en se basant sur des réalisations à différents niveaux, notamment économiques et sécuritaires). L’ancien diplomate japonais Yukio Okamoto – qui a été conseiller spécial de deux Premiers ministres du Japon de 1996 à 1998 et de 2001 à 2004 – penche pour la seconde interprétation, soulignant que « Trump est un bon président pour le Japon, car il place les questions sécuritaires en tête de ses priorités, ce qui est important pour nous ». Indiquant que « cinquante missiles ont été lancés par la Corée du Nord depuis l’arrivée au pouvoir du président nord-coréen Kim Jong-un » (en 2013), M. Okamoto précise que les sanctions économiques ont un effet « très lent » et que, par voie de conséquence, « il faut faire face à la menace nucléaire réelle de la Corée du Nord en mettant en place au plus tôt des mesures dissuasives ».

Cette perception positive de la politique suivie par le président Trump se reflète également dans les propos de Ryu Jin-roy, président-directeur général du puissant groupe industriel sud-coréen Poongsan, qui relève avec satisfaction que le président Trump « va baisser les taxes sur les sociétés ». « L’économie américaine se développe et le chômage baisse », indique l’industriel sud-coréen qui affirme que « les sondages montrent que le président Trump est très populaire », et du fait des « succès économiques enregistrés, il remportera les prochaines élections à la Chambre des représentants et au Sénat ». Il souligne toutefois que le problème auquel est confronté le chef de la Maison-Blanche réside dans les enquêtes ouvertes sur le plan interne, « mais cela ne va pas aller jusqu’à l’impeachment ».

« Le président Trump est l’homme qu’il faut pour régler le problème de la Corée du Nord », affirme encore Ryu Jin-roy. Même perception positive du côté russe. Alexander Panov, membre du groupe consultatif du Conseil de sécurité de la Fédération de Russie, estime ainsi que « le président Trump est le leader d’une révolution jeune et il représente la classe moyenne fatiguée de l’establishment américain ».

C’est un point de vue beaucoup plus mitigé qu’exprime – et pour cause – Juan Gallardo, important homme d’affaires et industriel mexicain, qui a été l’un des pères de l’accord de libre-échange entre les USA et le Mexique. Il indique notamment dans ce cadre que l’affaire de la construction d’un mur entre les deux pays « a créé un fort ressentiment » au Mexique. « C’est la façon avec laquelle cette question du mur a été présentée qui pose problème », précise Juan Gallardo. « Aussi bien les États-Unis que le Mexique ont intérêt à ce que les frontières soient bien contrôlées, car il existe un important trafic d’armes à ces frontières en direction du Mexique », a-t-il ajouté.

Trump l’imprévisible
Au niveau du Vieux Continent, les avis exprimés à la WPC sont plus partagés. L’ancien ministre français des Affaires étrangères, Hubert Védrine, relève ainsi que l’élection de Trump « n’a toujours pas été bien comprise par les démocrates américains et par les milieux de la gauche en Europe ». « Je ne pense pas que Trump soit une simple parenthèse (…), et je n’écarte pas sa réélection », a-t-il souligné, estimant lui aussi que l’impeachment est « peu probable, car les républicains ne le lâcheront pas : l’électorat le soutient ».

« Le président Trump a dit au cours de sa campagne qu’il sera imprévisible et sur ce plan il tient sa promesse », a affirmé, non sans ironie, l’ancien chef du Quai d’Orsay, en apportant un bémol à son point de vue : le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu et les pasdaran « applaudissent à la politique de Trump ». M. Védrine ajoute dans ce contexte que la chancelière allemande Angela Merkel a bien résumé la situation après l’arrivée au pouvoir de Donald Trump en déclarant que « nous (les Européens) ne pouvons plus compter sur les Américains, et nous devons donc nous organiser en conséquence ».

Un point de vue partagé par l’ancien chef des services de renseignements britanniques, John Sawers, qui souligne que « nombre de pays estiment qu’ils ne doivent plus compter sur les États-Unis, ce qui offre des opportunités à la Chine » (…) « qui veut faire reculer la dominance américaine dans le monde ». M. Sawers – qui affirme que « les risques de conflit avec la Corée du Nord sont sérieuses » – déplore « le manque d’expérience de Trump ». « Nous avons un président américain sur lequel nous ne pouvons pas compter », enchaîne l’ancien chef des SR britanniques qui ajoute que « la Chine voit dans l’administration US une opportunité de surclasser les États-Unis » et, de fait, « la Chine, dans beaucoup de domaines, remplacent déjà les États-Unis ».

Le banquier qui a ‘signé tous les billets en euros’ dit que le concept derrière le bitcoin est un ‘progrès extraordinaire’

9.11.2017
by Marie-Catherine Beuth

Alors que le bitcoin n’en finit pas d’atteindre des sommets — 7900 dollars effleurés mercredi 7 novembre 2017 — les banquiers redoublent de prudence sur la crypto-monnaie.
Dans un entretien au quotidien suisse Le Temps, l’ancien président de la Banque centrale européenne, Jean-Claude Trichet, affirme que “ce n’est pas une monnaie”.
Jean-Claude Trichet explique:
“Les monnaies sont des instruments de compte, d’échange et de conservation de la valeur. Le bitcoin peut être un instrument de compte et d’échange, mais pas de conservation de valeur, il n’y a qu’à voir les variations des prix, c’est un instrument de spéculation. Pourquoi pas, mais alors ce n’est pas une monnaie. Une monnaie méritant ce nom doit être sous la garde d’une institution qui assure le contrôle de son émission et qui se sent responsable de sa crédibilité. J’ai signé tous les billets de banque en euros, j’ai tendance à considérer que cela veut dire quelque chose de garantir la crédibilité d’une monnaie.”
Celui qui a présidé aux destinées de la BCE de 2003 à 2011 a toutefois une autre raison de surveiller de près le bitcoin et les autres crypto-monnaies. Le banquier est captivé par la blockchain:
“Si je rejette la prétention des ‘cryptomonnaies’ d’être des monnaies, derrière elles se trouve le concept de ‘blockchain’, un progrès assez extraordinaire rendu possible par la technologie actuelle et qui peut peut-être être transposé dans plusieurs autres secteurs.”
La blockchain est une base de données distribuée, transparente et sécurisée qui a pour but d’établir un lien de confiance entre différents agents d’un système. Finance, enseignement, journalisme, assurance, industrie musicale… sont donc tous des secteurs potentiellement concernés.

MAROC: L’AMCI ET L’AFD COMPTENT RENFORCER LEUR PARTENARIAT POUR UNE AFRIQUE ÉMERGENTE

9.11.17

By Le 360

#Maroc : L’Agence marocaine de coopération internationale (AMCI) et l’Agence française de développement (AFD) comptent consolider leurs partenariats. Objectifs, contribuer à l’émergence de l’Afrique.

Dans le sillage de la politique royale visant le développement durable du continent africain, l’Agence marocaine de coopération internationale (AMCI) consolide ses partenariats avec des institutions de renom (ONU, JICA, AFD, etc.) pour contribuer à l’émergence de l’Afrique. C’est dans cette optique, que s’est inscrite la rencontre entre Mohamed Methqal, Ambassadeur directeur général de l ‘AMCI, et Rémy Rioux, Directeur général de l’Agence française de développement (AFD), en marge de la World Policy Conference, visant à renforcer la coopération bilatérale aþn de contribuer à l’émergence de l’Afrique.

Les activités de l’AMCI en Afrique ont été présentées au directeur général de l’AFD, notamment au niveau des volets de formation du capital humain et de la réalisation des projets de développement. En saluant le travail multidimensionnel accompli par le Maroc en Afrique sous le leadership du roi Mohammed VI, Remy Rioux a souligné la possibilité d’un accompagnement par l’AFD des projets menés en Afrique par le Maroc. Dans cette optique, les deux parties ont identifé les pistes complémentaires de collaboration entre les deux agences au profit du développement de l’Afrique.

Emmanuel Macron, PS… Le retour remarqué et contesté de Dominique Strauss-Kahn

8.11.2017
by Marie-Pierre Haddad

ÉCLAIRAGE – L’ancien directeur du Fonds monétaire international n’hésite pas à donner son avis sur la politique française. Au risque d’éveiller la colère de certains socialistes.

Des commentaires “d’outre-tombe” ? Depuis quelques semaines, l’ancien patron du Fonds monétaire international (FMI) n’hésite pas à commenter l’actualité politique français. En ligne de mire : le président de la République et le Parti socialiste.

De façon très discrète, Dominique Strauss-Kahn a opéré un retour dans la vie politique. En janvier 2017, en pleine campagne présidentielle et à quelques jours de la primaire de la gauche, Paris Match dévoilait qu’Emmanuel Macron aurait pris contact avec l’ancien ténor du PS. “Les deux hommes se voient régulièrement”, écrivait alors le magazine. Dans Le Parisien, un ami du socialiste confiait : “Si vous écrivez qu’ils se sont vus régulièrement pendant cette période, vous ne commettrez pas d’erreur”.

Macron “est en train d’agir étonnamment bien”
Selon ce proche de l’ancien président du Fonds monétaire international, ce dernier “sent le souffre”. En octobre dernier, il avait donné une leçon de politique à Emmanuel Macron. Lors d’un hommage rendu à l’ancienne ministre Nicole Bricq, décédée cet été, Dominique Strauss-Kahn a déclaré : “Quand on est sûr de ce que l’on pense, on peut faire des compromis avec des adversaires d’hier et peut-être de demain (…) Parce qu’elle savait que les valeurs de gauche et les valeurs de droite ne sont pas les mêmes. Les mêler, ce n’est pas les confondre, les faire avancer ensemble, c’est savoir garder leur équilibre”.

Alors que certains observateurs y ont vu une critique lapidaire de la politique d’Emmanuel Macron, l’entourage du président de la République affirmait que tout ceci n’était qu’un “malentendu”. “Le Président pense que DSK n’était pas parti pour dire du mal de lui et que beaucoup d’observateurs ont mal saisi le sens profond du discours”, explique un proche au Journal du Dimanche. Même modération chez les proches de l’ancien poids lourd socialiste : “Macron et DSK se connaissent. Ça remonte au dernier quinquennat. Un jour, Dominique m’a dit : ‘Il y quelqu’un dont on m’assure qu’il est supérieurement intelligent, très bon, un certain Emmanuel Macron'”.

Un mois plus tard, Dominique Strauss-Kahn n’a pas résisté à l’envie de faire un nouveau commentaire sur la politique du chef de l’État. Dans un entretien pour la World Policy Conference, il a indiqué qu”il (Emmanuel Macron, ndlr) est en train d’agir étonnamment bien (…) Macron n’est ni gauche, ni droite. Je voudrais qu’il soit de gauche et de droite (…) et c’est une bonne chose que les deux puissent travailler ensemble”. Il a ajouté ensuite que si Emmanuel Macron “saisit bien sa chance, il peut faire en cinq ans beaucoup de changements en France qui n’ont pas existé pendant les trente précédentes années”.

DSK achève le soldat PS
L’ancien maire de Sarcelles a également dressé un constat défaitiste concernant le Parti socialiste. “Ce parti qui est le mien – et je le dis avec tristesse – mais c’est comme ça, n’a pas su accompagner la mondialisation, se transformer quand le monde se transformait et donc il est temps qu’il disparaisse”, a-t-il expliqué. Et il est donc “temps qu’une autre force, peut-être avec une partie des mêmes membres, apparaisse.Je crois que le PS n’a pas d’avenir et je crois que c’est une bonne chose, que le temps est venu de renouveler le centre-gauche français”.

Ce discours a fait bondir les fidèles au Parti socialiste. “Je n’ai pas l’habitude de commenter les commentaires et en particulier quand c’est des voix d’outre-tombe”, a répliqué Boris Vallaud sur France 2. Ce qui m’intéresse, c’est savoir ce que l’on fait après une défaite monumentale (…) et dont on peut se demander si ce n’est pas (la défaite) d’une offre politique, et de la social-démocratie, ce qui est bien plus grave”. Et d’ajouter : “Le problème est peut-être que le Parti socialiste a accompagné la mondialisation, au lieu de se poser la question de ce tournant de la mondialisation, (…) de la réorganisation du capitalisme, qui a fait beaucoup de victimes, car ce qui a gagné dans la bataille politique et culturelle, c’est le néolibéralisme”.
Qui était le PS ces dernières années ? Qui a conduit le PS jusqu’ici ? Dominique Strauss-Kahn et d’autres.

Olivier Faure, président du groupe Nouvelle Gauche à l’Assemblée, a indiqué qu’il est “toujours gênant d’entendre des gens qui sont guidés plus par la rancoeur que par la raison. Si Dominique Strauss-Kahn n’a pas pu concourir à l’élection présidentielle, le Parti socialiste n’y est pas pour grand-chose. Aujourd’hui, le voir éteindre la lumière en partant parce qu’il n’est plus lui-même dirigeant de ce parti, ça a quelque chose de très triste, parce que c’est une intelligence, un talent, et qu’il est aujourd’hui dans une forme de nihilisme qui est difficilement compréhensible”.

Le député poursuit son attaque à l’encontre de Dominique Strauss-Kahn. “Qui était le PS ces dernières années ? Qui a conduit le PS jusqu’ici ? Dominique Strauss-Kahn et d’autres. Donc voir cette génération expliquer que finalement elle a échoué, et que parce qu’elle a échoué on doit tout arrêter, ça a quelque chose de très difficile à comprendre”.

Interview with Dr Sékou Kouréissy Condé

10.11.17
by Moez Bhar

Our reporter had the chance to interview Mr. Sékou Kouréissy Condé who is an African civil society representative and President of African Crisis Group, based in Ouagadougou. Koureissy condé is an impressive political African figure who is well versed in foreign and African Affairs. He is the former Guinean Minister of Security and foreign affairs and he currently teaches at Columbia University as well as New York University.

As a civil society Activist in Africa, what kind of message would you like to address to your African colleagues ?
First of all I would like to thank you for giving me the opportunity to discover another dimension of Afrika News. The World Policy Center is a space of gathering that I really appreciated. I take the opportunity to congratulate the organisers and to thank them for inviting the African civil society in general and particularly for inviting me.
That’s said, I would like to tell the African Civil society organisation and African citizens that Africa is currently entering an important, new and decisive phase in its evolution.
The center of the world has shifted. Europe is no longer the center of the world nor is America. Asia is becoming the center of the world, and as a result Europe is getting closer to Africa, and this somehow put us in the same basket and we become partners in a way.
I would like to call the existing civil society organisations to mobilize, rally, and to promote values of citizenship and Pan-Africanism.
And what is Africa offering in this regard? We offer a demography. We offer a major and experimented human capital, even more than it was in 1945 and during the Cold War, along with valuable and preserved natural resources. Africa today counts 1 billion and soon 1.5 billion inhabitants. The continent will count 2 billion inhabitants in 35 years , which is a strong demographic capacity.
Concerning African states, they lack civil society organizations. So, I would like to call the existing civil society organisations to mobilize, rally, and to promote values of citizenship and Pan-Africanism. That is, to make Africa the United States of Africa, the united citizens of Africa.
Africa, with its five poles, is a gigantic resource of wealth that we can put to use to prepare for the end of the millennium. So Africa should measure up to the challenges ahead. African civil society organisations should address African issues related to peace, development, education, environmental protection and public health care. These should be tackled in a cross border and transnational manner. I do not say, I must be Guinean, Tunisian, Algerian, Moroccan, Togolese, Nigerian or Burkinabe to react, we must consider Africa as an indivisible unit.

You are the president of the African Crisis group -an African crisis management group recognized in the field of mediation in Africa- what do you think of the rise of terrorism in Africa and what solution do you propose to African leaders?
The rise of terrorism is not limited to African countries but rather a violence that seems to engulf the world, to quote-unquote “unite in a certain way”, to show that the human being is fragile and that real solidarity is necessary and indispensable.
What do Westerners offer? They offer high technology, sophisticated intelligence, and good living conditions. On another note, what does Africa offer? Africa offers social energy, social bonds, cultural and traditional values, and this is a an asset that has not been sufficiently used. The African borders are fragile, and the functioning of African states carries the seeds of conflict and the administration that we inherited carries them as well, notably the political system and the African democracy.
African leaders should be aware of the social role of citizens in conflict resolution and the fight against terrorism.
Besides, the violence linked to poverty, which is a form of values corruption, is multiplying. African leaders should be aware of the social role of citizens in conflict resolution and the fight against terrorism. We need to revalorize families, schools and informal regulation systems. We need to talk to each other, we need dialogue, and we need to make civic and moral education a priority for governments. We’ve become very selfish and individualistic, and finally the corrupt people benefit from it. Africa has a solution! This solution is social, it requires the gathering of the organizations of the civil society around a single priority.
This is why i suggested two things, during the World Policy Conference :
The first suggestion lies within the organization and implementation of a parliament for West African civil society organizations, which is an innovative recommendation, which will be a parliament that does not legislate but rather propose innovative solutions. We have taken a first step, we have met with Senegalese civil society and we are in the process of continuing the consultations. When the time comes, we will decide together what form it will take. We will also plan consultative meetings in different places, and step by step we will expand to other parts of Africa. It’s an innovative idea that I presented and it was warmly welcomed.
The second suggestion, is the African meeting of civil society organizations that I called “RISCA”. These African organizations must take the time to meet up like governments, foreign ministers and representatives of the armed forces meet when there are conflicts, and not only through think tanks that we appreciate and promote, but also in terms of formal meetings where we get to choose sectors that we will study and discuss. The outcome will be dispatched to different countries, which will enable civil society to be on the same level of information.

The African population is mostly young. However we are witnessing a lot of disorder and disorientation among young people ? What do you think?
The youth are our future. You are absolutely right, today young people have a lack of reference, It’s a leadership problem. Our governors don’t take the time to incite and encourage the youth to dream. For example, when we look to Western societies, you can see that they did not invent anything, they have inherited culture, architecture and a lifestyle that they have gradually improved and strengthened and that’s what’s missing in Africa. It is the state that must take care of these issues.
The issue of young people is a matter of training, education and follow-up. However, today consumerism comes before education and training, whereas 15 years ago it was the opposite. Back then, the African world was still in its resistance phase. Today, young people are more efficient, they are taking part of the globalization in this digital era. They are making enormous efforts compared to previous generations, but i have to insist on the fact that they lack supervision and support of the governments, and this is a real threat.
The lack of supervision and reinforcement of the learning capacities of young people can result in the youth abandoning their pursuits, which is the real threat. The young people are the ones who will build a valued and positive Africa.

World Policy Conference: CNES At 10th Edition In Marrakesh “Galileo And Autonomous Vehicles”

8.11.17

By Public

The 10th edition of the World Policy Conference (WPC) was held in Marrakesh, Morocco, from Friday 3 to Sunday 5 November. Founded in 2008, the WPC is an independent organization which aims to contribute to improving all aspects of governance, with a view to promoting a world that is more open, more prosperous, fairer and more respectful of the diversity of states and nations. Its annual meeting brings together leading figures from all five continents-political and business leaders, representatives of civil society, academics and journalists-in a climate of trust and a spirit of tolerance to examine, discuss and suggest constructive solutions to the challenges facing the world today.

CNES President Jean-Yves Le Gall spoke at the plenary session on ‘The Future of Transportation: Connectivity and Governance’, where he emphasized the role that space plays in our everyday lives and addressed the subject of autonomous vehicles, especially how Europe’s Galileo geolocation system is set to help enable them in the future.

In service since 15 December 2016, Galileo features four key discriminators that make it a great asset for autonomous vehicles:

• A service offering 10-metre accuracy around the globe; indeed, Galileo is even more accurate than GPS.
• An authentication service that allows users to ensure they are receiving the right signals and not being spoofed.
• Enhanced signals to assure better positioning resilience in urban environments.
• Close interoperability with GPS designed into the system from the outset.

Jean-Yves Le Gall then underlined some of the key issues facing autonomous vehicles. The first of these is institutional and regulatory, for while safety today remains mostly in the hands of drivers, tomorrow it will be assured by autonomous systems. Governments will therefore need to promote trials of driverless systems while maintaining and even improving road safety. The second issue is of a technological and industrial order, with plans to roll out solutions covering five levels of autonomy over more than 10 years and the need for certification to standards of accuracy, integrity and resilience as stringent as those applied in civil aviation.

In conclusion, Jean-Yves Le Gall said: ‘Driverless cars are on the way to becoming reality and to hasten their advent I firmly believe there is a strong need to conduct trials to allow industry to craft innovations for autonomous vehicles, and to give governments enough data to inform policy decisions and legislation. Cooperation between the public and private sectors will be a guarantee of success in this regard.’

World Policy Conference Les principes d’une gouvernance mondiale légitime décortiqués à Marrakech

8.11.17

By Sen360FR

Placé sous le Haut Patronage de S.M. le Roi Mohammed VI, cet événement d’envergure a été l’occasion de plancher sur les moyens à même d’améliorer la gouvernance mondiale et d’échanger sur ce qui divise pour tenter de résoudre les crises qui secouent la planète. Les sujets abordés avaient pour finalité, comme chaque année, d’éclairer et d’accompagner l’actualité, dont le développement en Afrique, l’intelligence artificielle et l’avenir du travail humain, les tendances au Moyen-Orient et l’Amérique et le monde un an après l’élection de Donald Trump.

La cérémonie d’ouverture de ce haut lieu de débat a été marquée par le message royal adressé aux participants et dans lequel le Souverain a notamment affirmé qu’«il est temps de reconfigurer les priorités stratégiques de la communauté internationale en…

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World Policy Conference: Les incertitudes au Moyen-Orient

8.11.2017

By WMNews24

La région, toujours plus divisée, peine à trouver son système de sécurité collective
La Russie veut occuper cette place de «puissant», tenue par les Etats-Unis il y a 20 ans

La monarchie marocaine, rempart contre la fondamentalisme
Incertitudes et divergences, le Proche-Orient questionne. La session dédiée aux tendances du Moyen-Orient était une des plus suivies à Marrakech lors de la 10e WPC. Depuis la chute de l’Union soviétique, cette région est entrée dans une zone de turbulences avec des conséquences dramatiques pour la plupart des pays de la zone, mais aussi pour l’Europe et pour le Monde.

Avec un plan de paix mis aux oubliettes, et de nouveaux acteurs comme l’Iran, la Russie et la Turquie, avec qui il faut aujourd’hui compter, la région, toujours plus divisée, peine à trouver son système de sécurité collective. Elle en aurait pourtant bien besoin.

Proposer un discours commun fédérateur
«Déjà, dans ce climat chaotique, nous ne devons pas dissocier le Maghreb et le Moyen-Orient», lance le chargé de mission au cabinet royal, Youssef Amrani. «Nous devons proposer un discours commun fédérateur, en particulier pour les jeunes et les femmes, et déconstruire celui du repli», ajoute-t-il.

«Ce qui passe notamment par l’emploi». Si ces pays, malgré les nombreuses crises traversées, ont montré leur résilience, ils n’ont par contre pas montrer leurs perspectives post-pétrolières, d’où les incertitudes. Le retour du fait national, soulevé par le journaliste et reporter de guerre au Figaro, Renaud Girard, pourrait à lui seul résumer la tendance actuelle au Moyen-Orient.

«Les Printemps arabes et le numérique ont fait que les populations ont été submergées par une vague religieuse sans précédent», dit-il. Du coup, deux forces se font face, celle favorable à la démocratie et celle au droit dicté par Dieu. «Mais ni l’une ni l’autre n’a gagné». Entre fracture religieuse chiite/sunnite, nouvelles alliances, unités territoriales en danger… «la grande puissance qui tire son épingle du jeu est la Russie de Poutine», insiste-t-il.

«La seule capable de mettre les rebelles syriens autour de la table. La réconciliation entre l’Arabie Saoudite et l’Iran passera par la Russie, qui occupe cette place de “puissant”, tenue par les Etats-Unis il y a 20 ans». Pour Stuart Eizenstat, associé au Covington and Burling LLP et ancien conseiller du Président Jimmy Carter et ancien Ambassadeur américain auprès de l’Union européenne, le Maroc est un des rares pays de la région à avoir accompli de grands progrès en matière de lutte contre l’extrémisme.

«La Monarchie marocaine joue le rôle de rempart contre le fondamentalisme», souligne-t-il. Il estime aussi que l’un des principaux objectifs de Trump est d’empêcher «la montée en puissance de l’armée iranienne dans la région». D’où la volonté de la Maison-Blanche de réviser les termes de l’accord sur le nucléaire iranien.

Plus de justice économique
Une des grandes difficultés de la région est le constat de perspectives économiques divergentes alors même que les besoins convergent. «Les questions économiques et financières, qui devraient être au centre des débats, sont marginalisées», estime l’ancien Ministre des Finances du Liban et actuel Directeur du Département Moyen-Orient et Asie centrale du FMI, Jihad Azour. En effet, si ces pays ont enregistré des taux de croissance acceptables, ils n’ont pas réussi à opérer une vraie transformation et à diversifier leurs économies.

Assèchement des liquidités, tensions diplomatiques, taux de chômage élevés, sont autant de risques qui émergent. Alors pour initier un taux de croissance plus élevé et surtout plus inclusif, Azour a quelques pistes. «Travailler sur les compétences en passant d’une éducation école/université à une éducation sur toute la carrière. Il s’agit également d’améliorer l’accès aux marchés, à la finance. Bref travailler à plus de justice économique».

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