Guerre-Israël Hamas : pour les pays arabes, l’endiguement de la question palestinienne ne peut plus durer

06.11.2023

Par Virginie Robert

Après le massacre du 7 octobre en Israël par le Hamas et les représailles sur Gaza, les pays arabes ne veulent plus que la question palestinienne reste endiguée.

Ils sont prêts à sortir du statu quo. La World Policy Conference, qui vient de se tenir à Abu Dhabi, a fait entendre un langage nouveau de la part de certains acteurs du monde arabe. L’émotion causée par le massacre du 7 octobre, les prises d’otages et la crainte pour les Gazaouis qui subissent les représailles d’Israël contre le Hamas font bouger les lignes.

« La question palestinienne est une question arabe », affirme ainsi Anwar Gargash, conseiller diplomatique de Mohammed ben Zayed, le président des Emirats arabes unis. « La stratégie d’endiguement de la question palestinienne en place depuis 20 ans a échoué », poursuit-il, alors que certains dirigeants arabes l’avaient accepté ces dernières années, allant jusqu’à signer (ce fut le cas des Emirats) les accords d’Abraham avec Israël.

La première urgence du conseiller émirati : obtenir un cessez-le-feu humanitaire, aider les civils, contribuer à faire libérer les otages via une action diplomatique et humanitaire. Les Emiratis ont accordé 45 millions de dollars d’aide aux Palestiniens, dont 20 millions depuis le 7 octobre. « Plus ce conflit durera, plus les risques qu’il s’étende augmenteront », assure-t-il.

Trouver un compromis

Une conviction partagée par les Egyptiens. « Il faut qu’on résolve la question israélo-palestinienne. Sinon le prochain bain de sang n’est qu’une question de temps », affirme Nabil Fahmi, ancien ministre des Affaires étrangères d’Egypte. Il milite pour un processus « qui mette fin à l’occupation, et donne une identité nationale à des Etats viables. On me dit qu’une solution à deux Etats est difficile, je ne vois pas une solution à un Etat où Israéliens et Palestiniens laisseraient leur identité de côté. Cela n’arrivera pas de façon pacifique. »

Ce processus « nécessite une initiative arabe, avec le soutien des Etats-Unis, de la Chine et d’autres encore… », insiste-t-il. Le résultat des négociations entre Israéliens et Autorité palestinienne lors du sommet de Taba en janvier 2001 dans le Sinaï, pourrait servir de base à un compromis, assure-t-il.

« La leçon de cette guerre, c’est qu’il n’y aura pas de paix au Moyen-Orient tant qu’on n’aura pas réglé la question palestinienne », observe Volker Perthes, un grand expert de la région qui a travaillé à des hauts postes pour les Nations unies au Soudan, en Syrie et désormais en Irak, et qui s’exprimait à titre privé.

« Le problème, c’est qu’on n’a pas le bon gouvernement pour ça, constate Itamar Rabinovich, vice-président de l’Institut d’études de sécurité nationale à Tel-Aviv. Il souhaite le retour de l’autorité palestinienne à Gaza. Mais sa vraie crainte concerne l’Iran et ses affiliés (proxies).

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Retrouvez l’intégralité de l’article sur le site des Echos.

Ukraine : hésitations sur la tenue de l’élection présidentielle

03.11.2023

Par Virginie Robert

En pleine guerre, l’Ukraine hésite à préparer une élection présidentielle en mars prochain. Elle doit mobiliser tous ses efforts diplomatiques auprès des Etats-Unis, dont elle attend une aide cruciale, et de l’Union européenne, qu’elle souhaite rejoindre.

Alors que l’Ukraine continue de subir les attaques soutenues de drones et de missiles russes, la tenue d’une élection présidentielle, prévue en mars 2024, semble de plus en plus difficile à organiser. Le président Volodymyr Zelensky s’y était dit favorable il y a quelques semaines.

Interrogé lors de la World Policy Conference, organisée par l’Institut français de relations internationales (Ifri) à Abu Dhabi, aux Emirats arabes unis, Dmytro Kubela, le ministre des Affaires étrangères ukrainien, a expliqué en visioconférence les « énormes difficultés » que représente la mise en place du scrutin. Il faudrait notamment changer la législation, la loi martiale, en cours depuis l’invasion russe, interdisant toute élection.

Avec une population partie en exil depuis le début de l’invasion russe, 5 à 6 millions d’Ukrainiens – surtout des femmes et des enfants – sont maintenant partiellement ou complètement domiciliés à l’étranger. Il faudrait installer des centaines de milliers de bureaux de vote en Europe, et les pays étrangers ne sauraient accepter des bureaux hors des consulats ou ambassades. Ensuite, « comment éviter que ces bureaux ne deviennent des cibles pour les drones russes ? » observe Dmytro Kubela.

Autres difficultés : faire voter les Ukrainiens encore localisés dans le Donbass, en plein coeur du champ de bataille, ou encore les soldats, dans les tranchées. Rien n’est décidé : « nous réfléchissons à la tenue de ces élections », commente le ministre des Affaires étrangères. « Nous sommes une démocratie et nous voulons nous développer en tant que telle, mais vous devez comprendre les énormes difficultés que cela pose », poursuit-il.

Diplomatie

L’urgence est pour l’instant ailleurs. Il s’agit de « persuader le Congrès américain, qui doit allouer des fonds, de continuer à soutenir l’Ukraine », explique Dmytro Kubela. Un impératif, avant la tenue de l’élection présidentielle américaine en novembre prochain. L’administration Biden propose un « package » de 92 milliards de dollars pour soutenir ses alliés. Il y aurait 61,4 milliards dévolus à l’Ukraine – dont 30 milliards d’équipements et 14,4 milliards pour le renseignement et le soutien militaire par le biais du département de la défense.

Des fonds sont aussi destinés à Israël (14,3 milliards de dollars) et à Taïwan (7,4 milliards). Mais le nouveau « speaker » de la Chambre des représentants, Mike Johnson, propose de découpler l’aide à l’Ukraine et à Israël, et lie la première à des économies sur l’administration fiscale.

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Retrouvez l’intégralité de l’article sur les Echos.

Le monde comme il va: guerre à Gaza / Ukraine

 

05.11.2023

Podcast par Marie-France Chatin

Les gouvernements occidentaux paient aujourd’hui leur impuissance à trouver, voire à chercher une solution à la question palestinienne. Ils paient leur incapacité à adapter la gouvernance internationale qu’ils dominaient aux nouvelles réalités des équilibres mondiaux. Les Américains ont-ils commis une erreur en plaçant le processus de normalisation entre Israël et les pays arabes avant toute tentative de résolution du conflit ? Le regard de Thierry Montbrial, fondateur et président de l’IFRI et de la World Policy Conference.

Émission enregistrée à Abu Dhabi dans le cadre de la World Policy Conference.

Retrouvez le podcast sur le site de RFI.

Guerre Israël-Hamas : « Le rôle de l’Iran sera crucial »

03.11.2023

Par Virginie Robert

Fondateur de la World Policy Conference qui tient sa 16e édition à Abu Dhabi ce week-end, en partenariat avec « Les Echos », Thierry de Montbrial revient sur les crises qui secouent le système international, du conflit qui oppose Israël au Hamas à la guerre en Ukraine.

La violence de l’attaque du Hamas le 7 octobre a stupéfié le monde et enclenché une nouvelle guerre au Moyen-Orient. Est-ce le résultat d’une question israélo-palestinienne trop longtemps laissée de côté ?

Je me garderai d’établir une relation simple de cause à effet pour expliquer l’attaque barbare lancée par le Hamas le 7 octobre. Je dirais plutôt que le Hamas s’est appuyé cyniquement sur l’enterrement apparent du conflit israélo-palestinien pour déclencher une guerre dont le véritable enjeu est l’avenir du Moyen-Orient dans son ensemble.

Quant au conflit lui-même, c’est un fait que personne n’a travaillé sérieusement à la solution des deux Etats depuis une vingtaine d’années. La France pas plus que les autres Occidentaux. Les Arabes non plus. J’ajoute que sur cette question comme sur tant d’autres, les Européens ont du mal à raisonner en termes stratégiques. Nous ne nous référons qu’à des principes (démocraties contre démocratures, par exemple) et à l’idée que nous nous faisons du bien et du mal.

Il est possible que le rapprochement de l’Arabie saoudite et d’Israël ait contribué au choix du moment de l’attaque. Mais l’agression a été préparée pendant longtemps. Le plus stupéfiant, c’est l’effet de surprise. L’évolution de la politique intérieure d’Israël l’explique en partie. Ce drame nous rappelle aussi que la technologie ne peut pas tout. On le voit également en Ukraine, où l’on en est revenu à une guerre de tranchées .

Est-ce qu’Israël a mal alloué ses ressources militaires ?

Les Israéliens ont été distraits par leurs affaires intérieures, et notamment la réforme judiciaire. Ils ont aussi été sanctionnés par l’hubris, l’idée d’un Israël devenu invincible en particulier grâce à la technologie. L’allocation des forces, notamment en Cisjordanie, a également joué. Le Hamas a spéculé sur tout cela.

L’Etat hébreu veut détruire le Hamas. Faut-il craindre un embrasement régional ?

Dans la durée, la haine se nourrit du passé, du sentiment d’injustice, de questions non réglées et, naturellement, des propagandes. Je ne sais pas si l’éradication militaire du Hamas est possible, j’en doute. Le risque d’un embrasement régional est réel , mais ce n’est dans l’intérêt de personne. Cela dit, même contenue, la guerre fera des dégâts considérables.

Le rôle de l’Iran sera crucial. Depuis la révolution de 1979-1980, ce pays s’est habilement affiché devant les opinions publiques arabes comme le seul vrai défenseur de la cause palestinienne. Les Persans s’emploient à diviser les Arabes. Comme toujours. C’est ainsi qu’on doit comprendre le slogan de Téhéran, qui rejoint celui du Hamas, prônant l’éradication d’Israël. Mais je doute que l’Iran veuille prendre explicitement le risque d’une guerre avec les Etats-Unis. Dans l’immédiat, le principal danger est l’embrasement incontrôlable des opinions publiques. Y compris en Europe, particulièrement en France .

Comment peut évoluer, vu les circonstances, le rapprochement de l’ Arabie saoudite avec l’Iran ?

L’objectif de l’Arabie saoudite est de se moderniser et, à terme, d’occuper une place majeure dans l’équilibre du Moyen-Orient. L’Iran aussi, bien sûr. Il y a de la marge pour une certaine entente entre les deux.

Est-ce que la France et l’Union européenne peuvent jouer un rôle ?

L’Union européenne n’a pas de politique étrangère au sens fort , car elle n’est pas un Etat et ne dispose pas en tant que telle des leviers de la force, que ce soit sur le plan économique ou militaire. Elle n’a pas de vision claire de son identité et donc de ses intérêts à défendre. Il n’y a pas véritablement d’exécutif européen.

Une politique étrangère se compose d’actions cohérentes poursuivies dans la durée, avec de vrais moyens, et repose sur une vision véritablement géopolitique, jamais uniquement sur des principes abstraits comme la démocratie et les droits de l’Homme. L’Union européenne peut cependant contribuer aux actions humanitaires, distribuer de l’argent (à quelles conditions ?), sanctionner, parler aux belligérants, plaider pour un règlement politique.

Aux antipodes des Européens, malgré les courants idéologiques qui les traversent, les Américains possèdent un sens aigu de leur identité et de leurs intérêts. Ils restent des champions dans le maniement du bâton et de la carotte. Démocrates ou républicains, ils pratiquent toujours un discours moralisateur, mais sans jamais perdre le sens du concret. Quand il le faut, ils n’hésitent pas à se retourner brusquement.

Vous êtes l’un de ceux qui pensent qu’on ne résoudra le conflit ukrainien que par la diplomatie. C’est une position que beaucoup réfutent car ils ne veulent pas récompenser l’agression russe en Ukraine…

Nombreux sont ceux, dans les capitales occidentales, qui réfléchissent à l’issue de cette guerre sans en parler ouvertement. L’histoire du monde est remplie de situations inacceptables, mais que l’on finit par accepter, souvent à contrecœur. La guerre change tout, au cours du temps.

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Retrouvez l’intégralité de l’interview sur le site des Echos.

Mohammed Abu Zafar

Ambassadeur du Bangladesh auprès des Émirats arabes unis et représentant permanent auprès de l’IRENA (Agence internationale pour les énergies renouvelables). Son Excellence Mohammed Abu Zafar, diplomate de carrière, a rejoint la fonction publique du Bangladesh (Affaires étrangères) en 1991. Au cours de ses 31 années de service au ministère des Affaires étrangères du gouvernement du Bangladesh, il a occupé différentes fonctions dans son pays et à l’étranger. Avant sa carrière diplomatique, il a travaillé au ministère de la Poste et Télécommunications ainsi qu’au ministère de l’Agriculture à partir de 1987.

Etienne Berchtold

Ambassadeur de la République d’Autriche aux Émirats arabes unis. À la Chancellerie fédérale de Vienne, S.E. Dr. Etienne Berchtold a travaillé en tant que porte-parole de la politique étrangère et européenne de trois chanceliers autrichiens. Avant cela, Etienne Berchtold, qui a étudié le droit, a travaillé pendant plusieurs années en tant que porte-parole du ministre autrichien des Affaires étrangères Sebastian Kurz, avant de travailler à la Représentation permanente auprès de l’UE à Bruxelles et pour Shell Austria GmbH en Autriche.

Younes Zrikem

Partenaire et directeur au Boston Consulting Group. Basé au Maroc, M. Zrikem coordonne les activités Secteur Public du BCG en Afrique. Il sert des clients dans des gouvernements et des entreprises publiques sur diverses questions (protection sociale, les systèmes alimentaires, le commerce, l’investissement et les changements climatiques). Avant de rejoindre BCG, M. Zrikem était partenaire chez Roland Berger et a travaillé pour Azura, acteur majeur de l’agriculture au Maroc. Il a auparavant été conseiller du Premier ministre marocain et directeur de projet à Sciences Po Paris. M. Zrikem a étudié à l’École normale supérieure, à Sciences Po Paris et à La Sorbonne.

Douraid Zaghouani

Vice-président exécutif, Chief Operating Officer chez Investment Corporation of Dubai – ICD. Il est Chief Operating Officer d’ICD, le fonds souverain de Dubai (380 milliards de dollars d’actifs sous gestion). A la tête des Fonctions Corporate, il supporte le Managing Director dans le développement de la stratégie d’entreprise et est responsable de la gestion opérationnelle efficace de l’organisation dans le but d’optimiser ses performances. Il est membre de plusieurs conseils d’administration, dont IHI – International Hotel Investments, Dangote Cement, et SmartStream. Avant de rejoindre ICD, Douraid a été chez Xerox pendant plus de 25 ans au cours desquels il a occupé plusieurs postes de conseil d’administration, de direction générale, de leadership et de transformation en Europe, en Amérique du Nord et au niveau mondial. Son dernier poste était Corporate Officer et Président, Channel Partner Operations pour Xerox basé à New York. À ce poste, Douraid a dirigé une ligne complète d’activité au niveau mondial générant plus de 10 milliards de dollars de revenus. Sur le plan social et humanitaire, Douraid a toujours été très actif dans les domaines de l’éducation, l’innovation et la santé. Il est membre du conseil d’administration de l’IPEMED (Institut de Prospective Economique du Monde Méditerranée). Douraid a étudié au Lycée Louis-le-Grand à Paris, est titulaire d’un diplôme d’ingénieur de l’Ecole Nationale des Travaux Publics de l’Etat – ENTPE (France) et est également diplômé en Administration des Entreprises – Stratégie et Management – de l’ESSEC (Ecole Supérieure des Sciences Economiques et Commerciales) à Paris. Il a vécu et travaillé en France, aux États-Unis, en Espagne, en Italie, au Royaume-Uni et à Dubaï et parle français, anglais, espagnol, italien et arabe.

Penelope Naas

Ancienne présidente des affaires publiques internationales et du développement durable chez UPS. Dirigeante mondiale expérimentée, Mme Naas dirige des équipes dans l’élaboration et l’exécution de stratégies dans des environnements complexes et réglementés. Dans ses fonctions précédentes, elle a dirigé les efforts visant à faire progresser les stratégies d’UPS et de ses clients sur des questions telles que le changement climatique, le commerce transfrontalier et la numérisation. Elle a commencé sa carrière chez UPS en tant que responsable des affaires publiques dans la région EMEA de l’époque. Avant de rejoindre UPS, elle a travaillé pour Citigroup au sein de l’équipe Global Government Affairs. Elle a ouvert le premier bureau des affaires gouvernementales de Citigroup à Bruxelles, où elle a fait progresser les stratégies législatives et réglementaires sur les questions soulevées après la crise financière de 2008. Elle a commencé sa carrière au ministère américain du commerce, où elle a travaillé pendant 13 ans à divers postes couvrant des questions commerciales mondiales. Son dernier rôle a été de diriger le bureau de l’Europe, où elle a supervisé les questions commerciales entre les États-Unis et l’Europe. Elle a l’expérience de plusieurs conseils d’administration d’organisations à but non lucratif. Mme Naas est titulaire d’une licence en économie et d’un master en politique publique de l’université du Michigan, à Ann Arbor. Elle est citoyenne américaine et belge.

Abdulrahman A. Al Hamidy

Directeur général et président du conseil d’administration du Fonds monétaire arabe (FMA). Avant d’occuper ce poste, S.E. Dr. Abdulrahman A. Al Hamidy était vice-gouverneur de l’Agence monétaire d’Arabie saoudite (SAMA). Il a également été gouverneur adjoint pour les affaires techniques à la SAMA, directeur général de la recherche économique et des statistiques, ainsi que directeur de la formation, de la recherche et de l’information à l’Institut of Banking. Auparavant, il a enseigné l’économie à l’Université du Roi-Saoud. M. Al Hamidy a été membre du conseil d’administration du Fonds monétaire arabe, ainsi que d’autres organisations. Il a participé à des réunions internationales telles que celles du G20, du Fonds monétaire international (FMI), de la Banque mondiale (BM), ainsi qu’à des réunions de la Banque des règlements internationaux (BRI), du Conseil de stabilité financière (CSF) et du Conseil des services financiers islamiques (IFSB). En outre, avec sa nomination en tant que directeur général et président du conseil d’administration du Fonds monétaire arabe, M. Al Hamidy occupe également le poste de président exécutif du conseil d’administration du Programme de financement du commerce arabe (ATFP) et de président du conseil d’administration de la BUNA.

Nicolas Niemtchinow

Ambassadeur de la République française aux Émirats arabes unis depuis décembre 2022. M. Nicolas Niemtchinow a étudié à l’École Nationale d’Administration (ENA), à l’École Normale Supérieure (ENS), et à Sciences Po Paris (IEP, Paris), et a reçu une licence et un master en histoire. Il a rejoint l’Administration des Affaires étrangères en 1995. Il est au rang de ministre plénipotentiaire. Il était responsable de secteur pour l’OTAN et la défense européenne aux Affaires stratégiques du ministère des Affaires étrangères (1995-1998). Il a été premier secrétaire à l’ambassade française de Moscou ainsi que deuxième conseiller à l’ambassade d’Amman. Il a ensuite été sous-directeur des affaires stratégiques au ministère des Affaires étrangères (2005-2009), puis conseiller diplomatique au cabinet du ministre de la Défense (2010-2011) et directeur adjoint du cabinet du ministre au ministère de l’Europe et des Affaires étrangères (2011-2012). Il a été ambassadeur, représentant permanent de la France auprès de l’Office des Nations unies à Genève et des organisations internationales en Suisse (2012-2015). Il a également été directeur général adjoint de l’Organisation internationale du travail à Genève de 2015 à 2017. D’octobre 2017 à novembre 2022, il a été directeur de la stratégie au ministère de la Défense.

Kristinn Ingi Lárusson

Responsable du business development et de la commercialisation de Carbfix, une entreprise fondée sur la connaissance qui offre des conseils et des services dans le domaine de la capture du CO2. M. Lárusson est titulaire d’un MBA de l’université d’Édimbourg et d’une licence en gestion d’entreprise et commerce international de l’université de Caroline du Sud à Columbia. Il possède une vaste expérience des affaires internationales, notamment dans les domaines de la finance et du développement commercial. M. Lárusson a été membre du conseil d’administration de plusieurs sociétés informatiques et financières en Islande et à l’étranger, après avoir été directeur général de On-Waves (communications maritimes en réseau mobile) entre 2013 et 2020 (Reykjavik, Rotterdam, Copenhague). Avant cela, M. Lárusson a dirigé le développement commercial de Síminn Telecommunications depuis la privatisation de la société en 2005 (Londres, Reykjavik et Copenhague) et a travaillé dans le secteur bancaire pour la banque Kaupthing et la Reykjavik Savings Bank dans les domaines de la banque d’affaires, de la banque d’investissement et de la gestion d’actifs à partir de 1996.

Kim Chang-beom

Vice-président et directeur général de la Federation of Korean Industries. Avant de rejoindre FKI, il a été conseiller mondial pour le groupe Hyundai Motor. Il a été ambassadeur de Corée en Indonésie. Il a également travaillé à Bruxelles en tant qu’ambassadeur de Corée auprès de l’Union européenne et de la Belgique. L’ambassadeur Kim a des liens et une expérience particuliers avec les affaires européennes, l’ANASE et l’Indonésie, en particulier. Au cours de sa carrière, il a contribué de manière significative à la promotion du partenariat entre la Corée, l’UE et l’ANASE en préparant des réunions au sommet et en réalisant des progrès considérables en matière de commerce, d’investissement et d’échanges entre les peuples. Il a collaboré avec le gouvernement indonésien pour parvenir à la conclusion finale de l’accord de partenariat économique global entre l’Indonésie et la Corée (IK CEPA). En tant qu’agent de carrière du service extérieur, il a occupé cinq postes à l’étranger (États-Unis, Japon, Pakistan, Indonésie, UE/Belgique) et a travaillé à divers postes au sein du gouvernement coréen depuis qu’il a rejoint le ministère des Affaires étrangères en 1981. Il a travaillé pour le président Lee Myung-bak en tant que chef du protocole présidentiel au bureau du président. Il est titulaire d’un master de la Johns Hopkins School of Advanced International Studies de Washington, DC, et est diplômé de l’université nationale de Séoul.

Ana Birchall

Envoyée spéciale pour les affaires internationales et stratégiques de Nuclearelectrica. Mme Birchall travaillle surtout dans le cadres des partenariats nordaméricains sur l’énergie et la sécurité ainsi que sur d’autres partenariats stratégiques. Avec plus de 20 ans d’expérience dans le droit et la politique étrangère, elle a un diplôme en droit de l’Université de Bucarest, un master et un doctorat en droit de la prestigieuse université Yale. Elle a travaillé à Wall Street en tant qu’avocate dans l’un des plus grands cabinets juridiques du monde. Depuis 2003, Mme Birchall est rentrée en Roumanie avec sa famille et a rejoint l’équipe du ministère des Affaires étrangères pour promouvoir les intérêts de la Roumanie en matière d’intégration dans l’OTAN et d’adhésion à l’UE. Par la suite, elle a décidé de s’impliquer dans la vie politique en occupant les postes de vice-Premier ministre pour les Partenariats stratégiques de la Roumanie, ministre de la Justice, ministre déléguée aux Affaires européennes, haute représentante du gouvernement pour les relations avec les États-Unis et les Affaires européennes, membre du parlement roumain, présidente de la commission des Affaires européennes à la chambre des députés, présidente de la commission spéciale pour la présidence de la Roumanie au Conseil de l’Union européenne, présidente de la délégation du parlement roumain auprès de l’OSCE.

Matt Atwood

Fondateur et PDG d’AirCapture, fournisseur de CO2 propre capturé dans l’atmosphère pour améliorer radicalement l’environnement, l’économie et nos vies. Il est technologue, chimiste, entrepreneur et pionnier dans le domaine des DAC. Il a plus de 20 ans d’expérience dans le développement de technologies renouvelables et climatiques et plus d’une décennie d’expérience dans les technologies DAC et d’utilisation du CO2. Il a développé la première plateforme de traitement des eaux usées à énergie positive au monde en tant que fondateur et PDG d’Algae Systems. Il a construit et commercialisé des technologies dans les domaines du CO2, de l’eau, de l’AgTech, du traitement des déchets et des biocarburants.

Ernesto Damiani

Doyen de la Faculté des sciences informatiques et mathématiques et Directeur du Center for Cyber-Physical System à l’université Khalifa d’Abou Dabi, professeur titulaire au département d’informatique de l’Università degli Studi di Milano, où il dirige le laboratoire de recherche SESAR, et président du National Interuniversity Consortium for Computer Science. Ses recherches portent sur l’intelligence artificielle, l’apprentissage automatique, les systèmes cyber-physiques, les architectures sécurisées orientées services, l’analyse de données de grande taille préservant la vie privée et la sécurité des systèmes cyber-physiques. Il a occupé des postes d’invité dans un certain nombre d’institutions internationales, notamment universitaires aux États-Unis, au Japon, en Australie et en France. Il est membre de la Société japonaise pour le progrès de la science. Il a été chercheur principal dans plusieurs projets de recherche à grande échelle financés par la Commission européenne dans le cadre du programme NextGgeneration Europe, le ministère italien de la recherche et des entreprises privées. Il fait partie du comité de rédaction de plusieurs revues internationales. Ernesto Damiani est un scientifique distingué de l’ACM et un membre senior de l’IEEE. Il a reçu le prix IEEE IES Chester-Sall en 2007, le prix IEEE ICWS/Service Society Stephen S. Yau et le prix IEEE TCHS Research and Innovation.

Her Highness Sheikha Intisar AlSabah

Fondatrice de la Fondation Intisar. Son Altesse Sheikha Intisar AlSabah est une philanthrope, une entrepreneuse, une auteure, une productrice de films, une chroniqueuse et une princesse de la famille AlSabah, la famille régnante du Koweït. Sa contribution pionnière à la plus grande cause de l’humanité – la paix – est incarnée par la Fondation Intisar, qui a développé et introduit une approche innovante dans le domaine de la construction de la paix, ancrée dans le rétablissement psychologique et l’autonomisation des femmes traumatisées par la guerre et la violence grâce à l’utilisation de la thérapie par le théâtre. Sa Altesse Sheikha Intisar a reçu les insignes de Chevalier de l’Ordre de la Couronne des mains de Sa Majesté le Roi Philippe de Belgique, et les insignes de Chevalier de l’Ordre national français de la Légion d’honneur des mains de l’ancien président français François Hollande. Elle a également figuré parmi les 50 femmes les plus influentes du monde arabe en 2021 par CEO Middle East, MOJEH 100 Women in the MENA region 2022, Arabian Business 50 Inspiring Women Leaders 2023 par Arabian Business, Most Creative People in Business in the Middle East 2023 par Fast Company Middle East, parmi d’autres reconnaissances. Outre son travail philanthropique, les entreprises sociales de SA Sheikha Intisar (Intisars et Ebbarra) sont le fer de lance d’un nouveau mouvement d’autonomisation des femmes, tandis que ses organisations à but non lucratif (Alnowair et Bareec) complètent le système d’éducation formel et améliorent les cultures organisationnelles grâce à des programmes de compétences socio-émotionnelles basés sur la psychologie positive.

Annette Nazareth

Présidente du Conseil d’intégrité pour le marché volontaire du carbone (Conseil d’intégrité), un organe de gouvernance indépendant pour le marché volontaire du carbone. Mme Nazareth a consacré beaucoup d’attention à pratiquement tous les aspects des travaux de l’organisme et représente le Conseil de l’intégrité dans des réunions partout dans le monde. Elle possède des dizaines d’années d’expérience dans le domaine de la réglementation des services financiers et de la gouvernance d’entreprise. Elle est actuellement conseillère principale au sein du cabinet d’avocats international Davis Polk & Wardwell, après avoir été associée du cabinet et responsable du bureau de Washington DC. Elle a également dirigé la pratique du cabinet en matière de négociation et de marchés au sein du groupe des institutions financières. Elle a joué un rôle clé dans la réglementation des services financiers aux États-Unis pendant près de dix ans, notamment en tant que commissaire de la Securities and Exchange Commission (SEC) et directrice de la division du commerce et des marchés de la SEC. Elle est diplômée de l’université Brown et de la Columbia Law School.

Vahan Kostanyan

Vice-ministre des Affaires étrangères d’Arménie. Il a commencé son parcours professionnel en tant qu’assistant parlementaire à l’Assemblée nationale de la République d’Arménie suivi de la prise de fonctions en qualité de directeur de Cabinet du premier vice-Premier ministre de la République d’Arménie. La même année M. Kostanyan est nommé porte-parole du parti majoritaire « Contrat civil ». Cette même année il est nommé assistant, devenu ensuite conseiller du président de l’Assemblée nationale de la République d’Arménie. En 2021, il se lance dans la diplomatie et prend les fonctions d’assistant puis de conseiller du ministre des Affaires étrangères de la République d’Arménie. Depuis 2023, en vertu de l’ordonnance du Premier ministre, M. Kostanyan est le vice-ministre des Affaires étrangères de la République d’Arménie. M. Kostanyan a effectué des études orientales à l’Université d’État d’Erevan. Ses études académiques contiennent aussi des formations en administration publique à l’Université du Massachusetts (États-Unis) en 2012, de conflictologie et des droits de l’homme au Conseil de l’Europe de 2012 à 2017, des études iraniennes à l’Université Payame Noor de Téhéran en 2018.

Karima Anbar

Directrice générale et membre du conseil d’administration de la Fondation Intisar, la première et unique organisation caritative (fondée par S.E. Sheikha Intisar AlSabah), opérant au Moyen-Orient, qui apporte un soutien psychologique aux femmes touchées par la guerre, les conflits armés, les traumatismes et la violence par le biais de la thérapie théâtrale. La mission de la Fondation Intisar est également d’apporter la paix dans la région par le biais de la santé mentale. Karima Anbar est également membre fondateur et directrice générale du Global Diwan, un club international reliant les dirigeants de l’Est et de l’Ouest et créé pour stimuler les projets et les initiatives commerciales, universitaires et culturelles par le biais d’événements exclusifs. Le Global Diwan offre à ses membres une plateforme leur permettant de se rencontrer et de travailler en réseau en Europe et dans les principales capitales arabes. Karima Anbar a commencé sa carrière en tant que diplomate française dans le domaine des droits humains, des droits des femmes, de l’analyse politique et des sociétés civiles dans les pays arabes.

Jay Truesdale

Directeur général de TD International, société internationale de stratégie en matière de risques géopolitiques, d’intelligence économique et de conformité des risques. Avant cela, il a occupé le poste de directeur général de Veracity Worldwide. Avant de rejoindre Veracity, il a travaillé chez McKinsey & Company sur des sujets de stratégie et de gestion des risques couvrant les cinq continents et de multiples industries. En tant que diplomate américain, il a été assistant spécial de deux secrétaires d’État adjoints et chef de cabinet à l’ambassade des États-Unis au Pakistan, avec des affectations supplémentaires en Russie, en Ukraine, en Hongrie et à la mission des États-Unis auprès de l’OSCE. M. Truesdale est un vétéran de l’US Navy et est diplômé de Stanford, Harvard et de la Fletcher School de Tufts. Il parle français, allemand et russe.

Martin Tricaud

Chef du groupe d’Investment Banking de First Abu Dhabi Bank (FAB), Group Head of International Banking, administrateur du FAB Private Bank Suisse et membre du comité exécutif. En mettant l’accent sur l’expansion régionale, Martin a dirigé le développement de la proposition de produits de FAB et du modèle de couverture des clients, et il renforce le positionnement de FAB en tant que leader régional dans le domaine de la banque d’investissement. Avant de rejoindre FAB, Martin a occupé plusieurs postes à responsabilité au sein du groupe HSBC, notamment celui de vice-président et directeur général pour le Moyen-Orient, l’Afrique du Nord et la Turquie, ainsi que celui de directeur général du groupe HSBC. Il a également été directeur général de HSBC Australie et de HSBC Corée, et a occupé des postes de direction pendant deux décennies au sein de HSBC Global Banking and Markets au Moyen-Orient, au Royaume-Uni et en Europe. Outre la direction de la banque d’investissement de FAB, Martin est également administrateur de l’Université Paris II Assas, Sorbonne, et a été nommé Conseiller du Commerce extérieur de la France par décret du Premier ministre français en 2001. Martin est diplômé de l’Institut d’études politiques de Paris, titulaire d’une maîtrise en droit de l’Université de La Sorbonne, à Paris, et d’une licence d’histoire de l’Université de Paris Nanterre.

Arno Amabile

Rapporteur général du Comité national français sur l’intelligence artificielle générative et adjoint au DRH du Corps des mines, un programme de développement des talents recrutant chaque année les 18 meilleurs ingénieurs français pour travailler en tant que fonctionnaires dans les domaines de la politique énergétique et environnementale, de la transformation numérique ainsi que du développement économique et industriel. Auparavant, Arno Amabile a piloté le soutien de l’État au développement économique et industriel dans la région Grand Est autour de Strasbourg, particulièrement durant la pandémie et la période de relance économique. Il a également travaillé pour le ministère de la Justice à l’élaboration de leur nouveau plan de transformation numérique. À chaque fois, il a cherché à apporter sa passion pour le développement des personnes et des organisations afin d’atteindre l’agilité et l’excellence opérationnelle. Arno est diplômé de l’Ecole Normale Supérieure de Paris en Economie et de l’Université de New York en Urban data science, ainsi que lauréat Fulbright et diplômé du Corps des mines à Mines Paris.

Abdulnasser Alshaali

Ambassadeur des Émirats arabes unis auprès de la République de l’Inde depuis septembre 2022. Ancien ministre adjoint aux Affaires économiques et commerciales (ETA), il était auparavant directeur du département ETA et directeur du département de la Planification des politiques (PPD) de décembre 2016 à février 2019. Il a rejoint le ministère en mars 2013 en tant qu’économiste au bureau du ministre des Affaires étrangères, avant d’être nommé chef de la recherche et de la gestion du contenu en novembre 2014. En novembre 2015, il a été nommé directeur adjoint du PPD. Avant de rejoindre le ministère, il a travaillé pour Emirates. Il est actuellement membre du conseil d’administration de l’Académie diplomatique Anwar Gargash (AGDA). Il a également été membre du conseil de l’université Zayed (ZU) et du conseil national des médias. Il est titulaire d’un doctorat en économie de l’Université nationale australienne et d’un master en gestion d’entreprise de l’Université de la Sorbonne à Paris. Il est également titulaire d’un master en Administration des affaires de l’Université Murdoch et d’une licence en Administration des affaires, avec une spécialisation en finance, de l’Université américaine de Sharjah. Il a reçu plusieurs prix, notamment la médaille du ministre des Affaires étrangères pour le leader distingué en tant que ministre adjoint, la médaille du ministre des Affaires étrangères pour le directeur distingué, le prix du ministre des Affaires étrangères pour l’employé distingué et le prix de la journée du savoir décerné par le prince héritier d’Ajman.

Cristián Rodríguez-Chiffelle

Visiting Scholar et Luksic Fellow au David Rockefeller Center for Latin American Studies de l’université de Harvard à Cambridge, MA, et Senior Advisor au BCG, spécialisé dans les investissements étrangers, le commerce international, la géopolitique et le développement économique. Il a été PDG d’InvestChile. Il a également été consultant international principal sur le nearshoring à la Banque interaméricaine de développement et responsable de la politique internationale en matière de commerce et d’investissement au Forum économique mondial, où il a dirigé les engagements de Davos en matière d’IDE et représenté le WEF devant le B20, l’OCDE, l’APEC, la CNUCED et d’autres organisations internationales. Auparavant, il a été négociateur principal pour le commerce et l’environnement et négociateur pour l’investissement dans le cadre de l’accord commercial du Partenariat transpacifique (TPP) pour le ministère des Affaires étrangères du Chili. Il a également négocié d’autres accords internationaux sur l’investissement, les services, le transport aérien et le changement climatique, y compris lors des conférences des parties de la CCNUCC. Il siège actuellement à plusieurs conseils d’administration, notamment à l’Agence chilienne de développement économique (CORFO), à Start-Up Chile et à l’Initiative mondiale pour la gouvernance du climat (CGI).

Sam Gill

Cofondateur et président de Sylvera, l’un des principaux fournisseurs de données sur le carbone. Avant de cofonder Sylvera, M. Gill était avocat d’affaires. Plus récemment, il a travaillé chez Baker McKenzie en se concentrant sur les produits environnementaux, sociaux et de gouvernance (ESG), où il s’est familiarisé avec les problèmes et les opportunités des marchés du carbone. Il a commencé sa carrière juridique en tant qu’associé dans le domaine des fonds d’investissement chez Akin Gump Strauss Hauer & Feld. Il est titulaire d’une licence en droit de l’université de Cardiff.

Helmut Gassel

Partenaire chez Silian, ancien administrateur chez Infineon. Il a environ 30 ans d’expérience dans l’industrie des semi-conducteurs. Il a été directeur du marketing de 2016 à 2022, avec des responsabilités englobant le marketing, les ventes, la stratégie et les fusions et acquisitions. À ce titre, il a dirigé l’acquisition et l’intégration de Cypress Semiconductor pour un montant de 9 milliards d’euros et a contribué à transformer Infineon en une entreprise de semi-conducteurs figurant dans le top 10 mondial. Avant de rejoindre Infineon en 1995 en tant qu’ingénieur concepteur de semi-conducteurs, il a travaillé dans la recherche sur les semi-conducteurs à l’Institut Fraunhofer.

Arthur Mattli

Ambassadeur de Suisse auprès des Émirats arabes unis et de Bahreïn. Arthur Mattli a obtenu une licence en droit à l’Université de Fribourg. Après avoir été Délégué du Comité international de la Croix-Rouge (CICR) à Jérusalem, Damas, Riyad et Dubrovnik, il a travaillé à l’Université de Fribourg suivi par une résidence de recherche en droit international public à New York puis a rejoint le Département fédéral des Affaires étrangères. Après un stage à la Division I des affaires politiques à Berne et à la Mission suisse auprès de la Communauté européenne à Bruxelles, il a dirigé la section économique et commerciale de l’ambassade de Suisse à Pékin. Il a ensuite été nommé chef de la section Droits de l’Homme et droit international humanitaire de la Direction du droit international à Berne. Il a été nommé chef de mission adjoint de l’ambassade de Suisse à Nairobi et à New Delhi, et exerçait en tant que chef de mission de l’ambassade de Suisse à Bucarest jusqu’en juillet 2023. Il a aussi été chef de la division Europe, Asie centrale, Conseil de l’Europe et OSCE à la Direction des affaires politiques à Berne. Il a été co-chef de mission à Dar es Salaam, où il a représenté la Suisse auprès de la Communauté d’Afrique de l’Est et en Zambie. L’ambassadeur Mattli est désormais chef de mission de l’ambassade de Suisse à Abou Dabi.

Handel Jones

Fondateur et directeur général d’International Business Strategies (IBS). Depuis plus de 33 ans, IBS se concentre sur les activités clés de l’industrie électronique mondiale qui ont un impact sur l’écosystème des semi-conducteurs. En tant que PDG d’IBS, M. Jones est en contact avec la plupart des leaders mondiaux de l’industrie électronique, avec des clients aux États-Unis, en Europe, en Corée du Sud, au Japon, à Taïwan, en Chine, en Inde et dans d’autres pays. IBS fournit des projets sur les tendances du marché à l’horizon 2030. Handel Jones a publié quatre ouvrages sur la Chine concernant les facteurs clés des industries de l’électronique et des semi-conducteurs. Son dernier ouvrage s’intitule When AI Rules the World : China, the U.S., and the Race to Control a Smart Planet.

Max Mirgoli

Vice-président exécutif des partenariats stratégiques monde à l’IMEC et membre du conseil exécutif de l’IMEC. M. Mirgoli a plus de 33 ans d’expérience dans l’industrie de la haute technologie et des semi-conducteurs et a occupé de nombreux postes de direction dans certaines des entreprises les plus innovantes au monde. Outre son rôle à l’IMEC, il est investisseur, conseiller et membre du conseil d’administration de nombreuses start-ups prospères. Avant de rejoindre l’IMEC, M. Mirgoli était directeur général d’ICOS Vision Systems (NASDAQ IVIS), une start-up belge introduite en bourse et rachetée par KLA TENCOR (NASDAQ KLAC) en 2009, où il a occupé plusieurs postes de direction après la vente. Avant de rejoindre ICOS Vision Systems, M. Mirgoli était vice-président principal et directeur général du groupe Automation de Panasonic, où il a géré un P&L de plus d’un milliard de dollars à l’échelle mondiale pour Panasonic, sous la responsabilité directe du président et du directeur général de Panasonic Americas. M. Mirgoli est titulaire d’un MBA du College of Notre Dame, d’un diplôme d’ingénierie électrique en robotique de l’université de Californie et d’un diplôme de linguistique de l’université de Madrid.