Jean-André Barbosa

Vice-Président Affaires Publiques du Groupe Renault depuis septembre 2025, Jean-André Barbosa occupe ce poste après avoir rejoint le Groupe en septembre 2022 pour prendre en charge les affaires publiques européennes et la réglementation pour la France. Il débute sa carrière à la Commission européenne, au sein des Directions Générales commerce et énergie, notamment en participant aux négociations du Doha Round à l’OMC et à différentes négociations avec des pays tiers sur l’énergie. Entre 2008 et 2020 il fait un passage dans le privé, où il occupe des fonctions de cadre dirigeant dans divers groupes multinationaux, dont Saint-Gobain, où il est nommé Directeur Général pour la CEI du pôle conditionnement et pour AREVA, où il occupe le poste de Directeur pour l’Europe centrale et orientale, en charge en particulier des affaires publiques. Il revient en 2020 à la Commission européenne pour rejoindre l’équipe d’experts auprès du Chef Economiste de la DG Énergie. C’est un ancien élève de l’École des mines de Paris et ingénieur en chef du Corps des mines.

Élie Tenenbaum

Élie Tenenbaum est le directeur du Centre des études de sécurité de l’Institut français des relations internationales. Agrégé et docteur en histoire, diplômé de Sciences Po, il a été Visiting Fellow à l’Université de Columbia et enseigne aujourd’hui la sécurité internationale à Sciences Po. Après avoir travaillé sur la guerre irrégulière et la lutte contre le terrorisme, ses recherches l’amènent à couvrir les enjeux stratégiques plus généraux, et notamment la politique de sécurité et de défense en Europe. Il est l’auteur de nombreux articles et ouvrages d’histoire et de stratégie dont La guerre de vingt ans : djihadisme et contre-terrorisme au XXIe siècle, coécrit avec Marc Hecker, (Robert Laffont, Prix du Livre Géopolitique 2021).

Tristan Aureau

Directeur du Centre d’analyse, de prévision et de stratégie du ministère de l’Europe et des affaires étrangères. Il a auparavant été directeur de Cabinet du ministre chargé de l’Europe, Jean-Noël Barrot (2024). Il dispose d’une vaste expérience des affaires internationales et européennes du fait de ses fonctions antérieures, en tant que sherpa adjoint du président du Conseil européen (2019-2023) et en tant que conseiller diplomatique du négociateur de l’UE pour le Brexit, Michel Barnier (2016-2019). Il est membre du Conseil d’État, où il a débuté sa carrière comme juge administratif et conseiller juridique du gouvernement (2013-2016). Parallèlement à ses différentes fonctions, il a enseigné les relations internationales et le droit public dans plusieurs institutions académiques, notamment Sciences Po, l’ENA et le Collège d’Europe.

Arthur Breitman

Directeur de Trilitech et cofondateur de Tezos, une plateforme blockchain décentralisée et open source. Avant de s’investir à plein temps dans Tezos, il a travaillé chez X et Waymo sur les voitures autonomes. Plus tôt dans sa carrière, il a occupé le poste d’analyste quantitatif chez Goldman Sachs et Morgan Stanley. Diplômé de l’École polytechnique, il détient également un master en mathématiques financières du Courant Institute de l’université de New York (NYU).

Dario Liguti

Directeur de l’énergie durable à la Commission économique des Nations Unies pour l’Europe (CEE-ONU), il supervise une région de 56 États membres répartis en Amérique du Nord, en Europe et en Asie. À ce titre, il apporte aux gouvernements des conseils stratégiques et des analyses pour soutenir la mise en œuvre du Programme de développement durable à l’horizon 2030 et de l’Accord de Paris, tout en favorisant la coopération énergétique internationale. Fort de près de 30 ans d’expérience dans le secteur de l’énergie, il était auparavant Chief Underwriting Officer chez SACE, l’agence italienne de crédit à l’exportation, où il était responsable des crédits à l’exportation, du Pacte vert pour l’Europe (Green New Deal) et des garanties liées au cadre temporaire de l’UE. Il a passé plus de dix ans chez General Electric, y occupant des postes de direction en financement de projets, stratégie d’entreprise et banque d’investissement, avant de devenir responsable mondial des financements publics et à l’exportation. Son parcours inclut également des fonctions au sein de la Banque de développement du Conseil de l’Europe et de la Commission européenne. Titulaire d’un Master en économie de l’Université Bocconi et d’un Master en droit européen de l’Université de Leicester, il a débuté sa carrière chez Cargill.

Gérard Larcher

Gérard Larcher est Président du Sénat français depuis 2014.

Jorge Castañeda Gutman

Ancien ministre des Affaires étrangères du Mexique de 2000 à 2003. Intellectuel public reconnu, politologue et auteur prolifique, il s’intéresse à la politique mexicaine et latino-américaine, à la politique comparée ainsi qu’aux relations entre les États-Unis et le Mexique et, plus largement, l’Amérique latine. Il est titulaire d’une licence de l’Université de Princeton et d’une licence de l’Université Paris-I (Panthéon-Sorbonne), d’un master de l’École pratique des hautes études et d’un doctorat en histoire économique de l’Université Paris-I. Il a enseigné à l’Université nationale autonome du Mexique (UNAM) de 1978 à 2004, à l’Université de Princeton, à l’Université de Californie à Berkeley, à l’Université de New York de 1997 à 2025, ainsi qu’à Sciences Po Paris depuis 2022. Auteur de plus de quinze ouvrages publiés aux États-Unis et ailleurs, il a notamment écrit Limits to Friendship: The United States and Mexico (avec Robert Pastor), Utopia Unarmed: The Latin American Left after the Cold War (1993), The Mexican Shock (1995), Compañero: The Life and Death of Che Guevara (1997), Perpetuating Power: How Mexican Presidents Were Chosen (2000), Ex-Mex: From Migrants to Immigrants (2007), Mañana Forever? Mexico and the Mexicans (2012) et America Through Foreign Eyes (2020). En avril 2008, Jorge Castañeda a été élu membre honoraire étranger de l’American Academy of Arts and Sciences et membre international de l’American Philosophical Society.

Eric Campos

Directeur général de la Fondation Armée de Terre, reconnue d’utilité publique, depuis le début de l’année 2026. Dirigeant de banques et d’établissements financiers depuis 35 ans, il a également créé et dirigé une société de production d’énergies renouvelables et de conseil en transitions, et dirigé une Fondation microfinance et Social Business intervenant dans plus de trente-cinq pays, et trois continents. Nombreuses expériences en France, en Outremer et à l’international, il se définit comme un dirigeant engagé et praticien d’une finance durable au service d’une économie respectueuse du vivant.

Bernard Salomé

Conseiller international senior et économiste, le Dr Bernard Salomé prépare actuellement une conférence internationale sur l’innovation en matière de mobilisation des ressources intérieures en Afrique, et conseille sur le développement de solutions d’intelligence artificielle et d’IA agentique visant à élargir l’assiette fiscale à l’échelle du continent africain — le plaçant à l’avant-garde de l’intersection entre intelligence artificielle et finances publiques. Le Dr Salomé est titulaire d’un doctorat en développement économique de l’Université Paris Sorbonne et a accumulé plus de quatre décennies d’expérience au sein d’organisations internationales, d’institutions multilatérales et dans des fonctions de conseil auprès de présidences. Au début de sa carrière, il a exercé les fonctions de Directeur adjoint du Groupe de soutien à la mise en œuvre du G7 à Moscou, où il a conçu le système d’information utilisé par l’ensemble des ambassades et agences donatrices pour la coordination de l’aide extérieure à la Russie. Il a ensuite été Directeur du Bureau de la politique économique de la MINUK au Kosovo, agissant comme principal conseiller stratégique auprès du Représentant spécial du Secrétaire général, le Dr Bernard Kouchner. Il a également occupé le poste de Représentant spécial du Directeur de la Bibliotheca Alexandrina en Égypte, puis celui de Directeur général de la Fondation Millénaire pour le financement innovant de la santé à Genève. Il a par ailleurs conseillé au plus haut niveau de l’État en Côte d’Ivoire en qualité de Conseiller senior auprès du Président de la République. Il est l’auteur de huit ouvrages sur le développement et a travaillé dans plus de trente pays en Afrique, en Asie, en Europe et dans les Amériques.

Abdallah Hamdok

Ancien Premier ministre du Soudan (2019–2021). S.E. Abdalla Hamdok (Ph.D.) est un économiste et analyste des politiques publiques disposant de plus de quarante années d’expérience dans le traitement des enjeux de développement en Afrique et au Moyen-Orient. Ses travaux portent notamment sur l’intégration régionale et le commerce, les politiques macroéconomiques, la gouvernance, l’analyse institutionnelle, les réformes du secteur public et la gestion des ressources. Il est l’auteur de nombreuses publications consacrées aux défis du développement en Afrique. Au cours de sa carrière, il a occupé des fonctions de haut niveau au sein de plusieurs institutions internationales, notamment à la Commission économique des Nations Unies pour l’Afrique (CEA/UNECA), à l’OIT, au PNUD et à la Banque africaine de développement. Il a également été Conseiller principal chargé de la stratégie et des partenariats à la Trade and Development Bank, ainsi que collaborateur de Deloitte & Touche. Il a en outre exercé des responsabilités au sein du ministère des Finances et de la Planification économique du Soudan. S.E. le Dr Hamdok a été membre de plusieurs conseils d’administration et panels de haut niveau, dont la Coalition pour le dialogue en Afrique (CODA), le Human Sciences Research Council d’Afrique du Sud et le groupe des personnalités éminentes de la Trade and Development Bank. Il a par ailleurs présidé le Conseil consultatif de la Fondation Mo Ibrahim ainsi que le comité technique du Groupe de haut niveau sur les flux financiers illicites en provenance d’Afrique.

Dominique Senequier

Présidente et fondatrice d’Ardian, l’un des leaders mondiaux de l’investissement privé, Dominique Senequier est une figure pionnière du capital-investissement. Elle fonde la société en 1996 au sein du groupe AXA, avant d’en piloter l’indépendance en 2013, faisant d’Ardian une entreprise majoritairement détenue par ses salariés. Sous son impulsion, la firme est devenue un acteur global incontournable, gérant des actifs à travers l’Europe, les Amériques et l’Asie. Ardente défenseure d’une finance au service du bien commun, elle a instauré dès 2008 un modèle novateur de partage de la valeur, redistribuant une partie des plus-values de cession à l’ensemble des salariés des entreprises en portefeuille. Sa vision, « Architects of Lasting Change », place la durabilité au cœur de la performance économique. Elle a également créé la Fondation Ardian pour favoriser la mobilité sociale. Promue Officier de la Légion d’Honneur en 2021, elle a été élue membre de l’Académie des Sciences Morales et Politiques en 2023. Membre de l’Institut français des actuaires, ancienne élève de la première promotion mixte de l’École Polytechnique (1972) et titulaire d’un DEA en économie de l’Université Paris-Sorbonne, elle a débuté sa carrière au ministère de l’Économie. Elle figure régulièrement parmi les personnalités les plus influentes au monde.

Omar Manis

Omar Manis est un diplomate soudanais chevronné, fort de plus de quatre décennies d’expérience en diplomatie internationale, en affaires multilatérales et en maintien de la paix. Il a été ambassadeur du Soudan en France (2021–2022) et ministre des Affaires du Cabinet au sein du gouvernement de transition soudanais formé après la Révolution de décembre 2019. Au cours de sa brillante carrière diplomatique, il a occupé des postes de haut niveau au ministère soudanais des Affaires étrangères et a représenté le Soudan auprès des Nations Unies, notamment en tant que Représentant permanent par intérim à New York. Il a également travaillé avec les Nations Unies à des fonctions supérieures dans des missions de maintien de la paix en République démocratique du Congo et au Sahara occidental. Il a participé à de nombreuses conférences et sommets internationaux, notamment aux réunions des Nations Unies, de l’Union africaine et du Groupe des 77 et de la Chine. Il est diplômé de l’Université de Khartoum et a poursuivi des études en France et en Allemagne. Il parle l’arabe, l’anglais, le français et le zaghawa.

Moritz Maier

PDG de Synera, une entreprise de logiciels d’intelligence artificielle pionnière dans le développement d’agents d’IA pour l’ingénierie. Fort d’une formation en ingénierie aérospatiale et d’un doctorat consacré aux processus de développement de produits, il a construit sa carrière au croisement de l’ingénierie et de la transformation numérique. Avant de fonder Synera, il a travaillé de manière approfondie sur le design génératif et l’automatisation des processus, acquérant une connaissance directe des inefficacités et de la fragmentation qui ralentissent aujourd’hui les équipes d’ingénierie. Chez Synera, il dirige l’entreprise dans la construction d’une nouvelle base pour le travail d’ingénierie, où les agents d’IA deviennent de véritables collaborateurs. Sa vision à long terme est de créer un « JARVIS pour les ingénieurs » : un collègue d’intelligence artificielle capable de comprendre le contexte de l’ingénierie, de collaborer entre différents outils et de diffuser l’expertise au sein des organisations. Son travail vise à repenser les processus d’ingénierie en profondeur à partir de principes « AI-first », en allant au-delà d’outils isolés pour construire des systèmes d’ingénierie adaptatifs capables d’apprendre et de s’améliorer au fil du temps. Il est titulaire d’un doctorat en ingénierie de production de l’University of Bremen, où ses recherches portaient sur les méthodes de conception bionique pour les structures légères.

Guillaume Laganne

Administrateur de l’Etat au Ministère des Armées au sortir de l’Ecole nationale d’administration (ENA, devenu l’INSP), Guillaume Lagane a occupé des postes à la Direction générale de l’Armement (DGA), au Secrétariat général pour l’administration (SGA) et à la Direction générale des relations internationales et de la stratégie (DGRIS). Il est aujourd’hui conseiller politique du chef d’Etat major de l’Armée de terre. Agrégé d’histoire, il enseigne également la géopolitique à Sciences Po et a publié plusieurs ouvrages de relations internationales.

Niall Burgess

Ambassadeur d’Irlande en France et à Monaco depuis 2021. Il occupait auparavant la fonction de Secrétaire général du ministère irlandais des Affaires étrangères, la plus haute fonction diplomatique, où il a notamment joué un rôle clé dans l’élection de l’Irlande au Conseil de sécurité des Nations unies pour un mandat de deux ans.Diplomate de carrière, il a consacré une part importante de son parcours aux relations entre l’Irlande et le Royaume-Uni, en particulier à la coopération avec l’Irlande du Nord. Il a été directeur général de la division anglo-irlandaise entre 2010 et 2014, après en avoir été directeur de 2004 à 2007. Auparavant, il a occupé plusieurs fonctions internationales, notamment consul général d’Irlande à New York (2007-2010) et vice-consul à Chicago (1987-1991). Il a également été premier secrétaire auprès de la Mission permanente de l’Irlande à Genève et chef de task force à l’unité politique du Secrétariat du Conseil de l’Union européenne à Bruxelles entre 1997 et 1999. Sa carrière reflète une expertise approfondie des relations transatlantiques, européennes et multilatérales.

Ján Šoth

Ambassadeur de la République slovaque en France depuis 2023, après avoir remis ses lettres de créance au Président de la République française en février 2024. Avant sa nomination à Paris, il dirigeait l’unité d’analyse stratégique au ministère des Affaires étrangères à Bratislava (2021-2023), après avoir été ambassadeur de la République slovaque en Italie, à Malte et en République de Saint-Marin entre 2015 et 2021. Il a également exercé au sein du cabinet du Président de la République slovaque, notamment comme secrétaire général de cabinet (2012-2015) et directeur du département de la politique étrangère (2010-2012). Il a occupé plusieurs fonctions de direction au ministère des Affaires étrangères, notamment directeur de l’analyse et de la stratégie, chef du groupe de travail sur la sécurité énergétique, directeur général de la coopération bilatérale et directeur du département Europe. Il a également été ambassadeur de la République slovaque en Roumanie et en Moldavie (2002-2007), ainsi que chef de mission adjoint à Paris et à Bucarest. Ján Šoth parle français, roumain, russe, anglais et italien. Décoré par la Roumanie et la Pologne, il est diplômé de l’Institut d’État des relations internationales de Moscou.

Tania Sollogoub

Responsable de la recherche sur les pays émergents et la géopolitique à la Direction des Etudes Economiques du Groupe Crédit Agricole. Elle a dirigé le Master Finance et Stratégie de Sciences Po Paris, y enseigne l’économie et l’analyse des risques pays, et a été plusieurs fois jury à l’ENA. Elle a été experte pour la Commission Européenne et a participé au Club de Londres pour la restructuration de la dette russe. Elle a mené de nombreux travaux de recherche sur l’évaluation du risque géopolitique dans le secteur financier. Elle est également autrice et a publié six romans.

Lorina Bălteanu

Ambassadrice extraordinaire et plénipotentiaire de la République de Moldova auprès de la République française, fonctions qu’elle exerce depuis avril 2026. Elle a entamé sa carrière professionnelle en qualité de rédactrice au sein de publications culturelles en République de Moldova. De 1992 à 1998, elle a occupé les fonctions de directrice de la Fondation Soros Moldova, avant d’être nommée, en 1998, directrice du groupe de presse Medialog. Établie à Paris depuis 2000, elle y a développé des activités professionnelles dans le domaine du design d’intérieur et y a fondé sa propre marque de bijoux. Auteure de plusieurs recueils de poésie, traduits en plusieurs langues, elle a publié en 2023 le roman Legată cu funia de pământ (Cette corde qui m’attache à la terre), également traduit en français et en allemand.Elle est diplômée de l’Institut de littérature Maxime Gorki à Moscou ainsi que de l’Université de Dijon (France).

Thomson Pauline

Head of Data Science et Managing Director au sein de l’équipe Infrastructure d’Ardian. Depuis son arrivée en 2011, elle joue un rôle clé dans l’intégration de la data science au cœur des stratégies d’investissement et de création de valeur. Elle a notamment lancé les premières initiatives de data science pour accompagner les équipes d’investissement et, plus récemment, Gaia, la plateforme interne d’intelligence artificielle générative déployée à l’échelle du groupe. Elle a également contribué à la création d’Ardian Opta, une plateforme dédiée au soutien des investissements dans les énergies renouvelables, ainsi qu’Ardian AirCarbon, un outil propriétaire permettant de mesurer les émissions des aéroports. À travers ces initiatives, elle développe des approches technologiques visant à améliorer la performance des investissements tout en accélérant la décarbonation des infrastructures. Elle est membre du conseil d’administration de Mila, opérateur télécom en Islande, et de Verne, plateforme paneuropéenne de centres de données basée au Royaume-Uni. Son expertise à l’interface entre technologie, investissement et transition climatique illustre son rôle moteur dans l’évolution des stratégies d’investissement en infrastructures.

Arman Khachatryan

Ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire de la République d’Arménie en France depuis 2024. Diplomate de carrière, il a auparavant été Représentant permanent de l’Arménie auprès du Conseil de l’Europe entre 2021 et 2024, après avoir occupé plusieurs fonctions au ministère des Affaires étrangères, notamment directeur du département de la politique multilatérale et de la coopération au développement et secrétaire général de la Commission nationale pour l’UNESCO. Auparavant, il a servi au sein de la représentation de l’Arménie auprès de l’Union européenne et du Conseil de l’Europe, ainsi qu’au secrétariat du ministère des Affaires étrangères. Spécialiste des affaires européennes et du multilatéralisme, il a également enseigné à l’Université d’État d’Erevan et publié plusieurs travaux sur la diplomatie et les négociations internationales. Diplômé de l’Université d’État d’Erevan et formé notamment au Collège d’Europe, au Collège de défense de l’OTAN et à l’Institut Clingendael, il parle arménien, anglais, français et russe.

Vahan Kostanyan

Vice-ministre des Affaires étrangères de la République d’Arménie depuis janvier 2023. Il a auparavant occupé plusieurs fonctions de conseiller au sein de l’Assemblée nationale et du ministère des Affaires étrangères, notamment comme conseiller du ministre des Affaires étrangères et du président de l’Assemblée nationale. Il a également été porte-parole du parti Civil Contract et chef du bureau du premier vice-Premier ministre. Il a étudié à la faculté des études orientales de l’Université d’État d’Erevan et a suivi des formations complémentaires en administration publique, conflictologie et droits de l’homme. Sa carrière est centrée sur la politique étrangère, les affaires parlementaires et la communication stratégique. Il parle anglais, russe et persan.

Ian Sielecki

Ambassadeur de la République argentine en France depuis mai 2024. Diplomate, il a consacré sa carrière au développement du dialogue transatlantique et à la promotion de débats internationaux de haut niveau entre responsables publics, universitaires et leaders d’opinion. Avant sa nomination, il a cofondé et présidé Polemix (2020-2023), une plateforme dédiée à la génération de débats entre grandes figures intellectuelles mondiales et leurs communautés, réunissant notamment des penseurs et responsables politiques de premier plan. Il a également été chef du discours et de la stratégie du ministre des Affaires étrangères de la République argentine, où il a contribué à la conceptualisation de la politique étrangère et au suivi de la relation bilatérale avec la France. Auparavant, il a été conseiller du président de la République argentine pour les discours internationaux. Il a collaboré à la campagne présidentielle d’Emmanuel Macron en 2016-2017 et a co-organisé l’Athens Democracy Forum du New York Times, où il a dirigé les divisions « Débat » et « Jeunesse ». Fondateur de la Transatlantic Debating Association, il a organisé des échanges entre grandes universités occidentales sur les enjeux transatlantiques. Diplômé de Sciences Po Paris et de l’Université de Cambridge, il publie régulièrement sur les relations franco-argentines et parle couramment espagnol, français, anglais, italien et portugais.

Gulsara Arystankulova

Ambassadrice extraordinaire et plénipotentiaire de la République du Kazakhstan auprès de la République française depuis juillet 2022. Diplomate de carrière, elle possède plus de vingt ans d’expérience dans les affaires internationales et la conduite des politiques publiques. Sa carrière diplomatique l’a conduite à servir au sein des ambassades du Kazakhstan en Belgique et en France, ainsi qu’au ministère des Affaires étrangères. Elle a également occupé plusieurs fonctions stratégiques à l’Administration présidentielle, notamment dans le domaine de la politique extérieure et des relations internationales. Avant sa nomination à Paris, elle a contribué à l’élaboration et à la mise en œuvre de la stratégie diplomatique du Kazakhstan. En parallèle de ses fonctions en France, elle est également représentante permanente de son pays auprès de l’UNESCO. Elle est diplômée de l’Université kazakhe des langues du monde et de l’Université des sciences humaines de Strasbourg, où elle a obtenu un diplôme de troisième cycle en relations internationales. Elle est également titulaire d’un doctorat en relations internationales délivré par l’Académie de la fonction publique auprès du Président du Kazakhstan.

Paul Maurice

Secrétaire général du Comité d’études des relations franco-allemandes (Cerfa) depuis septembre 2024. Il a été chef de la Mission de l’Allemagne, de l’Europe alpine et adriatique à la Direction de l’Union européenne du Ministère de l’Europe et des affaires étrangères, de septembre 2022 à août 2024. Il était auparavant chercheur au Cerfa à l’Institut français des relations internationales (Ifri) de mars 2020 à août 2022, où il a travaillé en particulier sur les questions de politique intérieure allemande et les relations franco-allemandes dans le cadre de la construction européenne. Paul Maurice est titulaire d’un doctorat d’Histoire contemporaine et d’Études germaniques de Sorbonne Université, mené en cotutelle franco-allemande avec l’Universität des Saarlandes et dans le cadre de l’UMR Sirice (Sorbonne, Identités, relations internationales et civilisations de l’Europe). Il a étudié l’histoire contemporaine et les relations internationales à l’Université Paris-Sorbonne et à la Freie Universität de Berlin. Il enseigne également à Sciences Po dans le cadre du Master de l’École d’Affaires Publiques. Il est membre du comité de rédaction de la revue Allemagne d’aujourd’hui.

Thomas Courbe

Directeur général des entreprises au ministère de l’Économie, des Finances et de la Souveraineté industrielle et numérique. Ingénieur général de l’Armement, il a construit une carrière au croisement des politiques industrielles, économiques et internationales. Il débute en 1995 au ministère de la Défense, où il est en charge de programmes d’avions de combat en service, avant de devenir chef de cabinet du directeur des programmes aéronautiques. En 2002, il rejoint la Direction générale du Trésor, où il occupe plusieurs fonctions stratégiques, notamment dans les domaines géographiques et sectoriels, avant d’être secrétaire général du Club de Paris et sous-directeur des relations économiques bilatérales. En 2010, il est nommé directeur de cabinet du secrétaire d’État chargé du Commerce extérieur, puis directeur adjoint de cabinet des ministres de l’Économie et des Finances. Il retrouve la Direction générale du Trésor en 2012 comme secrétaire général, avant d’en devenir directeur général adjoint en 2015. Depuis 2018, il pilote la Direction générale des entreprises, au cœur des politiques industrielles et de compétitivité. Il est chevalier de la Légion d’honneur et commandeur de l’Ordre national du Mérite.

Balabanova-Ruleva Radka

Ambassadrice de Bulgarie en France depuis février 2024 et Déléguée permanente de la Bulgarie auprès de l’UNESCO. Diplomate de carrière, elle a rejoint le ministère bulgare des Affaires étrangères en 1997. Elle a occupé de nombreuses fonctions liées aux affaires européennes, notamment à la Mission permanente de la Bulgarie auprès de l’Union européenne à Bruxelles, ainsi qu’au sein des directions en charge de l’intégration européenne et des politiques de l’Union. Elle a également été Premier secrétaire à l’Ambassade de Bulgarie à Paris. Elle a exercé des responsabilités de direction au ministère, notamment en tant que directrice des relations économiques extérieures et de la coopération au développement, ainsi que coordinatrice spéciale pour la coopération avec l’OCDE. Elle a également été chef de mission adjoint à Bruxelles. Titulaire de deux masters en relations économiques internationales et en intégration européenne de l’Université d’économie nationale et mondiale et de l’Université de Sofia, elle parle couramment français et anglais.

Nkulikiyimfura François

Ambassadeur de la République du Rwanda en France depuis 2022, avec accréditation auprès de l’Espagne, du Portugal, ainsi qu’Ambassadeur désigné auprès de l’Italie et de Monaco. Il est également Délégué permanent auprès de plusieurs organisations internationales, dont l’UNESCO, l’OIF et l’OCDE. Économiste de formation, il cumule 18 ans d’expérience dans l’économie du développement et la gestion des finances publiques. Il a notamment travaillé au ministère rwandais des Finances et de la Planification économique, où il a occupé les fonctions de Directeur du Trésor puis de Directeur général des services généraux. Il a ensuite rejoint la Banque africaine de développement, où il a exercé comme expert en gouvernance et gestion des finances publiques pour plusieurs pays d’Afrique de l’Est, supervisant des réformes économiques majeures. Il a également été Ambassadeur du Rwanda au Qatar. Il est diplômé de l’Université Paris XIII en économie industrielle.

Miklós Tromler

Ambassadeur agréé de Hongrie en France depuis décembre 2025, il possède une solide expérience diplomatique. Il a exercé en tant qu’ambassadeur auprès du Royaume du Maroc et de la République islamique de Mauritanie. Il a également été doyen du groupe européen du corps diplomatique au Maroc. Auparavant, il a occupé plusieurs fonctions au ministère hongrois des Affaires étrangères et du Commerce, notamment dans les domaines du protocole et des relations avec l’Asie-Pacifique. Il a débuté sa carrière dans l’organisation de congrès internationaux. Parallèlement à sa carrière diplomatique, il est issu du sport de haut niveau. Ancien joueur professionnel de water-polo, il a évolué en France, en Italie et en Hongrie, remportant notamment une Coupe d’Europe LEN et sept titres de champion de France. Titulaire d’un Executive MBA de l’Université Corvinus de Budapest, il est également diplômé en management et expert en santé et sécurité au travail. Il parle hongrois, français, italien et anglais.

Brian Kingston

Président-directeur général de l’Association canadienne des constructeurs de véhicules (CVMA). La CVMA représente les principaux fabricants canadiens de véhicules automobiles lourds et légers. Ses membres comprennent Ford Motor Company of Canada, Limited, General Motors of Canada Company et Stellantis (FCA Canada). Avant de rejoindre la CVMA, Brian était vice-président des politiques (fiscales et internationales) au Business Council of Canada, où il dirigeait les priorités en matière de politique économique et l’engagement international du Conseil. Entre 2009 et 2012, il a exercé diverses fonctions au sein du gouvernement fédéral, notamment au ministère des Finances, aux Affaires mondiales Canada et au ministère de l’Innovation, des Sciences et du Développement économique. Il est également actif dans le secteur à but non lucratif, notamment en tant qu’ancien président de l’Ottawa Economics Association et ancien président du Banff Forum. Il est titulaire d’une licence en économie de l’Université Carleton, d’une maîtrise en affaires internationales de la Norman Paterson School of International Affairs et d’un MBA de la Ivey Business School.

How Trump’s war with Iran is alienating the Global South

How Trump’s war with Iran is alienating the Global South
Lost trust in the West-led world order will be hard to regain
Hiroyuki AKITA, chroniqueur Nikkei

19 mars 2026

NEW DELHI — Much like a living organism, international politics can suddenly shift its pace of transformation. Years of relative calm can vanish in a matter of days, replaced by shocks that feel like decades of history compressed into a single moment.
Roughly three weeks after the U.S. and Israel initiated their offensive against Iran, the campaign is already being viewed as a historic pivot, one that may be remembered for having driven the world in a dangerously wrong direction with alarming speed.
The reason is not simply that the conflict risks sinking into a quagmire, spreading turmoil across borders. More troubling is the growing fear that anger and distrust toward Western democracies are deepening among the emerging and developing nations collectively known as the Global South — to a point that is extremely difficult, if not impossible, to repair.
From March 5 to March 7, the Raisina Dialogue, India’s leading annual conference on security and geopolitical affairs, brought together in New Delhi dignitaries and experts from about 110 countries, including Japan, the U.S., European nations and emerging economies.
While criticism against the administration of U.S. President Donald Trump was evident during formal sessions, remarks made in informal conversations — including during coffee breaks — were noticeably harsher than I had anticipated. This deteriorating sentiment toward Washington is largely driven by its continued use of military force in South America and the Middle East, often with little regard for international law and established rules.
Resentment is also mounting against U.S. allies in Europe and Asia. Even though some European countries have begun to distance themselves from Trump’s war by refusing requests, such as naval deployments to the Strait of Hormuz, U.S. allies are still failing to openly denounce Washington’s military actions, which are widely seen as being at odds with international norms.
Politicians and pundits from the Global South have expressed profound dissatisfaction with what they perceive as the selective application of rules by U.S. allies. They contend that wealthy nations, which routinely lecture emerging economies on international law and human rights, are now showing striking leniency toward the Trump administration’s apparent violations of those very standards.
It would be one thing if this backlash remained purely emotional. More concerning, however, is the growing sign that some countries in the Global South are now willing to break away from the West-led order established after World War II.
At the forum, India’s External Affairs Minister S. Jaishankar spoke with unusual bluntness about the future.
« Let’s be honest. Whose order was it? This was the order by the West, for the West and from the West, » Jaishankar said. « [Those] 70 years [of postwar order-building] is 1% of Indian history. Why would it last? Life moves on. »
The trend of emerging nations challenging the established order is not new. For years, they have called for reforms to international institutions such as the United Nations Security Council, the World Bank and the International Monetary Fund, seeking a more equitable distribution of influence and leadership.
What is different now is the depth of the resentment. It is driven by the belief that the U.S., widely seen as flouting international law, and the other Western nations, which have failed to restrain it, possess less legitimacy to lead the global order.
In January, Brazilian President Luiz Inacio Lula da Silva condemned the U.S. attack on Venezuela, writing on X that « attacking countries in flagrant violation of international law is the first step toward a world of violence, chaos and instability. »
Similarly, South African President Cyril Ramaphosa criticized the U.S. and Israeli attacks on Iran in a statement, calling on « all parties to exercise maximum restraint and to act in a manner consistent with international law, international humanitarian law and the principles of the United Nations Charter. »
That said, major Global South countries do not yet appear to have either the resolve or a concrete vision to responsibly build a new order. But their concerns cannot be dismissed as mere outbursts. They point to a deeper question: How can international law be upheld if even the U.S. is seen as violating it with such indifference?
If tensions between the West and the Global South continue to deepen, managing the international political system will become even more difficult. Efforts to address global challenges, from climate change to energy and food security, are also likely to fall further behind.
During the Raisina Dialogue, another troubling trend came into view. In private conversations with participants from emerging nations in Asia and the Middle East about the direction of world affairs, I found the sense of crisis ran far deeper than I had imagined.
« With heavy attacks on Iran ongoing, religious solidarity could fuel stronger anti-American sentiment even in Asian countries with large Muslim populations, » said Dino Patti Djalal, former Indonesian ambassador to America. « Such a trend risks deepening divisions within Asia. »
Indonesia and Malaysia, for example, have large Muslim populations. If the U.S.-Israeli military confrontation with Iran becomes protracted and tensions between the Islamic world and the West continue to intensify, the global environment could become significantly more dangerous.
I also heard some participants voice alarm over the possibility that the U.S. administration’s military actions could gather momentum across multiple regions, heightening fears of a potential World War III or even nuclear conflict.
« Following the detention of Venezuela’s president, the United States has pressed ahead in Iran with attacks aimed at killing its leadership and triggering regime collapse, » said Manish Chand, founder and CEO of the Indian think tank Centre for Global India Insights. « It has become increasingly unclear where Washington’s red lines — the boundaries that must not be crossed — actually lie.
« As conflicts intensify in the Middle East and elsewhere, there is also a growing risk that they could escalate to the use of nuclear weapons. The nuclear weapon may not be used in this war, but a nuclear strike may be resorted to in the near future, in a similar situation. »
Djalal also echoed concerns about the possible use of nuclear weapons. « Should President Trump’s military operations continue, conflicts may escalate in various regions, increasing the risk of nuclear confrontation, » he said.
In reality, America possesses conventional military capabilities that far exceed those of most other nations, making it difficult to imagine a situation in which it would resort to nuclear weapons in a regional conflict.
Even so, it would be risky to underestimate the growing alarm among emerging nations over the widening range of war. If distrust of Washington reaches a breaking point, more countries may deepen security ties with China. Some may even begin seeking a nuclear deterrent of their own.
In September, Saudi Arabia signed a mutual defense pact with Pakistan, a nuclear-armed state. Some experts see potential for future nuclear cooperation between the two countries.
Western nations have long sought the cooperation of the Global South in responding to Russia’s invasion of Ukraine. But they now face a critical test of credibility. The Global South is watching closely to see whether the West can restrain the Trump administration, holding it to the same standards of international responsibility it has demanded of others.

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