Fen Osler Hampson

Directeur du programme de sécurité internationale et politique du CIGI, co-directeur de la Commission mondiale sur la gouvernance d’internet et professeur chancelier à l’université Carleton, Ottawa, Canada. Précédemment, il a occupé le poste de directeur de la Norman Paterson School of International Affairs. Il a reçu de nombreux prix et distinctions et intervient régulièrement dans la sphère médiatique nationale et internationale. Il est l’auteur de 10 livres incluant The Global Power of Talk (co-écrit avec I. William Zartman). Il est membre du comité consultatif international de la Korea National Diplomatic Academy. Il est titulaire d’un doctorat de l’Université d’Harvard.​‎

Marc Mourre

Co-président de Global Markets Commodities chez Natixis. M. Mourre a plus de 35 ans d’expérience dans le secteur bancaire, surtout chez Morgan Stanley. Son dernier poste dans cette entreprise était directeur général, vice-président de la division Commodities et président de leurs activités en Afrique. Il a aussi co-fondé les activités de commerce pétrolier de la banque à Londres, a établit son activité de commerce énergétique en Asie et a mit en place le bureau des commodities de Singapour. Avant de rejoindre le secteur financier, il a travaillé trois ans au ministère français des Affaires étrangères en tant qu’attaché culturel à Hong Kong, puis chez Elf Aquitaine (aujourd’hui Total) pendant plus de quatre ans comme négociant en pétrole brut. Il a rejoint Natixis en tant que conseiller principal, puis il est devenu président et enfin co-président de Global Markets Commodities. Il est titulaire d’une maîtrise de sciences en administration des affaires de Sup. de co., d’un D.E.A. en administration des affaires de l’ESSEC/IAE, et d’un D.E.S.S en commerce et transport international de l’Université d’Aix-Marseille. Il a fait de la recherche et a enseigné la finance internationale à HEC pendant quatre ans. Il est administrateur du fonds des amis de l’Institut français à Londres, président du Crown Estate Paving Commission, Regents Park, Chevalier des Arts et des Lettres et Chevalier de la Légion d’honneur.

Alejandro Jara

Senior counsel chez King & Spalding LLP. Il était auparavant vice-directeur général de l’Organisation Mondiale du Commerce de 2005 à septembre 2013. En 2001, il a occupé le poste de président du Comité du commerce et de l’environnement de l’OMC, avant d’être nommé président de la Session extraordinaire du Conseil des services en février 2002. En juin 2000, il a été nommé ambassadeur et représentant permanent du Chili à l’Organisation Mondiale du Commerce à Genève. Il est diplômé de l’université du Chili et a poursuivi ses études à l’université de Californie à Berkeley.

Patrick Messerlin

Professeur Emérite à Sciences Po Paris. Conseiller spécial de Mike Moore (Directeur général de l’OMC) (2001-2002), il a co-présidé les Task Forces sur le Commerce du Millennium Development Goals (2002-2005) et sur Global Finance and Trade Architecture (2007-2010). Il a été membre du Global Trade Agenda Council du World Economic Forum (2009-2012).

Tatsuo Masuda

Professeur invité à la Graduate School de Nagoya University of Commerce and Business pour intervenir sur le lien entre l’énergie et le changement climatique. Il est auditeur de SOC Corporation à Tokyo, président de FairCourt Capital à Londres et membre du comité stratégique d’Elion House à Singapour. Sa longue carrière dans le domaine de l’énergie et de la politique l’a amené à être conseiller au sein de JAPEX, vice-président de JNOC et directeur à l’Agence internationale de l’énergie. Il a un fort intérêt pour la nouvelle dimension de l’énergie et des politiques et mesures environnementales. Il fait partie du réseau d’experts du World Economic Forum.

Liu Chen

Professeur de sciences sociales, école d’anglais et des études internationales, université des Langues étrangères de Pékin (BFSU). Ses intérêts de recherches comprennent les relations internationales, l’économie politique internationale et la communication internationale. Son livre le plus récent Imager la Chine et l’Image de la Chine dans le monde entier de la Réforme et de l’Ouverture sur l’extérieur de Deng Xiaoping en 1978 au Rêve Chinois de Xi Jinping en 2013 : une Perspective de la Communication Internationale a remporté la bourse de la Fondation nationale des sciences sociales de la Chine. Elle est aussi directrice exécutive de l’Association des études de Communication interculturelle de la Chine (CAFICS) et consultante pour la Télévision Centrale de la Chine (CCTV).

Baronne Lynda Chalker of Wallasey

Fondatrice et présidente d’Africa Matters Ltd. Elle a occupé entre 1986 et 1997 le poste de ministre d’Etat au Bureau des Affaires étrangères et du Commonwealth. Elle compte parmi les administrateurs de l’ICF (Investment Climate Facility for Africa) et occupe la fonction d’administratrice exécutive de la Global Leadership Foundation. Elle est également membre du conseil consultatif international de Lafarge et Cie. Elle a été conseillère pour la Banque mondiale pendant plus de 8 ans. Elle est vice-présidente de WaterAid, vice-présidente d’honneur de la Croix-Rouge britannique et présidente d’honneur d’un grand nombre d’œuvres caritatives implantées en Afrique.

Nathalie Delapalme participated in the 7th edition of the World Policy Conference

Nathalie Delapalme participated in the 7th edition of the World Policy Conference which took place from 8 to 10 December in Seoul, South Korea. Nathalie was one of the panellists in the fifth plenary session of the first day « Africa in a global context », which was moderated by Marie-Roger Biloa. The session placed emphasis on relations between Africa and Asia.

Other speakers were:

  • Youssef Amrani, Chargé de mission, Royal Cabinet, Morocco
  • Lynda Chalker, Founder and Chairman of Africa Matters Ltd; Former UK Minister for Overseas Development and Africa
  • Elisabeth Guigou, President of the Committee on Foreign Affairs of the French National Assembly
  • Wu Jianmin, Executive Chairman of China Institute for Innovation and Development Strategy

The annual meeting brought together leading figures from all five continents from political and business leaders, representatives of civil society, academia to journalists, to discuss all aspects of governance and suggest constructive solutions to major regional and international challenges.

 

Dünya Politika Konferansı

Dünya Politika Konferansı

10 Aralık 2014 Çarşamba 14:41

Konferansta Türkiye’yi, Kalkınma Bakan Yardımcısı Ceylan temsil etti.

Kalkınma Bakan Yardımcısı Mehmet Ceylan, Seul’de düzenlenen 7. Dünya Politika Konferansı’nda katıldı.

Bakanlıktan yapılan açıklamaya göre  7. Dünya Politika Konferansı (World Policy Conference-WPC)  8-10 Aralık’ta Güney Kore‘nin başkenti Seul‘de gerçekleştirildi. 

Konferansta Türkiye‘yi temsil eden Ceylan, ülkenin son 10 yılda edindiği kalkınma tecrübesiyle ilgili katılımcılara bilgi verdi.

Ceylan, konferans kapsamında yaptığı konuşmada, makroekonomik göstergeler, sosyal alanda yapılan reformlar, fiziksel altyapıda yapılan iyileştirmeler, 10. Kalkınma Planı ile dönüşüm programları, bölgesel kalkınma ve kalkınma yardımlarında yaşanan artış gibi konularda değerlendirmelerde bulundu.

Fransız Uluslararası İlişkiler Enstitüsü tarafından her yıl gerçekleştirilen toplantıda « Avrupa ve Doğu Asya‘da Güvenlik Yönetişiminden » « Küresel Çerçevede Afrika‘ya » kadar pek çok uluslararası konu ele alındı. – Ankara

La WPC participe au débat : le Big Data débouchera-t-il sur un Big Brother ?

Parallèlement aux grands dossiers à caractère géopolitique, la World Policy Conference, dont les travaux de sa septième édition viennent de s’achever à Séoul, a planché sur un problème lié à un autre gendre d’actualité : l’émergence du Big Data et ses conséquences économiques et politiques.

 

De notre envoyé spécial à SÉOUL, Michel TOUMA | OLJ

La situation actuelle au Moyen-Orient ainsi que la place grandissante qu’occupe l’Asie dans le nouvel ordre mondial – dossiers liés à l’actualité internationale – ont été au centre de la 7e édition de la World Policy Conference (WPC) qui s’est tenue du 8 au 10 décembre à Séoul (voir L’Orient-Le Jour des 8, 9 et 10 décembre). Mais parallèlement, et dans le but d’élargir le débat et d’étendre les échanges de connaissances à un champ plus large que la sphère purement politique, les congressistes réunis dans la capitale coréenne ont planché dans le même temps sur des thèmes à caractère sociétal en rapport avec le changement climatique, l’énergie, l’environnement, les défis que pose le phénomène de Big Data, sans compter les rapports agroalimentaires entre l’Asie et l’Afrique. Autant de sujets liés aussi à l’actualité, mais une actualité d’un autre genre. Celle qui concerne les populations dans le détail de leur vie quotidienne et qui influe sur leur niveau de vie.
Le développement exponentiel de la révolution numérique est à n’en point douter l’un des principaux domaines qui touche de près le citoyen lambda. À l’ouverture de la session consacrée aux conséquences économiques et politiques du Big Data, le modérateur du débat, Nicolas Barré, directeur adjoint du quotidien Les Échos, indiquait, en guise d’entrée en matière, qu’en l’an 2000, un quart des données dans le monde étaient sous forme numérique. Aujourd’hui, cette proportion est quasiment de 100 pour cent. Et dans ce bouleversement vertigineux, l’Asie joue un rôle central. C’est du moins ce qu’affirme Chang Due Whan, président d’un géant médiatique en Corée du Sud, le Mackyung Media Group, qui possède, notamment, un quotidien, qui tire à un million d’exemplaires, ainsi que quinze de chaînes de télévision.
Évoquant les circonstances de cette révolution du XXIe siècle, Chang Due Whan souligne que la plupart des nouvelles inventions dans le domaine numérique viennent d’Asie. Il en déduit que cette zone sera la force motrice du secteur des appareils numériques, tels que les smartphones ou les phablets (combinaison du téléphone et de la tablette). Le développement dans ce domaine est tellement rapide que nombre d’utilisateurs estiment déjà que le PC est devenu obsolète et qu’il est de plus en plus évincé par la nouvelle génération de téléphones portables. Et dans ce cadre, souligne Chang Due Whan, la nouvelle technologie 5G va accroître considérablement le flux d’informations.
C’est précisément sur ce plan qu’intervient le problème du Big Data, en ce sens qu’il représente la capacité d’avoir accès, d’analyser et d’exploiter la quantité gigantesque de données disponibles, ce qui implique la création et l’utilisation efficace des outils permettant l’exploitation des données versées sur le marché un peu partout dans le monde. « Le Big Data est le nouveau pétrole », affirme à cet égard Chang Due Whan.
Le rythme de l’expansion de ce secteur d’activité a été mis en évidence par Luc-François Salvador, président exécutif pour l’Asie-Pacifique du groupe Capgemini, qui affirme que 90 pour cent des données actuelles ont été créées ces deux dernières années, et ce volume de données disponibles double chaque année. Conséquence prévisible : de nouveaux outils sont créés pour analyser et exploiter ces data. À titre d’exemple, Google a mis en place un système de gestion des maladies de manière à prévoir les dates, ou plus précisément les périodes, auxquelles apparaissent les grippes dans une région déterminée. Autre exemple dans ce domaine : au Japon, des chercheurs planchent sur l’analyse des données que l’on peut tirer de la façon de… s’asseoir ! La manière de s’asseoir devient ainsi une sorte de « signature » propre à la personne considérée.

 

La protection des données
Cette accumulation des données, notamment personnelles, à un rythme exponentiel, ainsi que la capacité grandissante d’analyser et d’exploiter de telles informations posent, à l’évidence, le problème de la protection des données personnelles et les craintes d’un fâcheux impact qui pourrait se manifester au niveau de la liberté de l’individu. Plusieurs intervenants ont évidemment soulevé ce point précis lors du débat. M. Salavador a ainsi relevé que le Big Data permet d’enregistrer des progrès énormes au niveau du traitement de certaines maladies ou aussi dans les projets d’urbanisme, mais dans le même temps, il pose le problème de la protection des données personnelles, ce qui implique la nécessité de concevoir les moyens dont devrait bénéficier le citoyen pour s’assurer une protection adéquate face au Big Data.
Cette question a été soulevée par un expert et consultant américain, Ben Scott, qui a affirmé qu’il se profile à l’horizon, du fait de ce problème, une perte de confiance de la population dans les gouvernements et les pratiques démocratiques, et, surtout, dans les outils informatiques, ce qui risque de pousser les individus à hésiter de trop s’engager dans l’utilisation des nouveaux outils ou applications numériques.
Un professeur universitaire américain, Joseph Nye, a relevé dans ce cadre que la capacité de traitement des données double chaque deux mois, de sorte que les citoyens vivant dans des pays démocratiques finissent par exprimer leurs appréhensions concernant l’exploitation des données personnelles. Certes, certaines personnes soulignent qu’au nom de la sécurité, face aux menaces terroristes, notamment, elles sont disposées à sacrifier de leur liberté ou de leur confidentialité. Cela pose, relève Joseph Nye, le problème de l’absence, au stade actuel, de contre-pouvoirs dans ce domaine.
Le Big Data risque-t-il ainsi de rendre quelque peu réel le danger de l’émergence d’un Big Brother ? Intervenant dans le débat, le député israélien de gauche Meir Sheetrit a apporté une nuance dans la nature du danger qui plane à cet égard, soulignant que le Big Data n’est pas exclusivement contrôlé par les gouvernements, mais il est aussi contrôlé et exploité surtout par les grandes entreprises, d’où la nécessité de protéger également les populations contre certaines grandes entreprises privées. Joseph Nye relèvera à ce propos que c’est dans la mesure où les données sont partagées entre plusieurs entreprises puissantes que le danger se fait plus grand au niveau de la confidentialité et de la liberté de l’individu.
Le débat sur ce plan est donc ouvert à l’échelle planétaire. Les experts et hauts responsables qui planchent sur la question feraient bien de proposer sans trop tarder des mesures concrètes en termes de protection des libertés individuelles avant que la situation dans ce domaine n’échappe à tout contrôle.

تركي الفيصل أكد أن الحرس الثوري الإيراني يتباهى بالسيطرة على أربع عواصم عربية وهي: بيروت ودمشق وبغداد وصنعاء

«تركي الفيصل» لـ«لوموند»: الحرس الثوري الإيراني يتباهى بالسيطرة على 4 عواصم عربية

11-12-2014 الساعة 16:17 | نور الشامسي

تناولت صحيفة «لوموند» الفرنسية في حوار لها مع الرئيس السابق للمخابرات السعودية والسفير السابق في لندن وواشنطن، «تركي الفيصل»، قضية تنظيم الدولة الإسلامية وتواجده في المنطقة، والأخطار التي يمثلها على الدول المجاورة وكيفيه التصدي له. متحدثُا لها على هامش مشاركته في نسخة 2014 من World Policy Conference في سيول، عن موقف بلاده من الحرب ضدّ الدولة الإسلامية ومن إيران.

وتقول الصحيفة الفرنسية في مطلع حوارها مع الأمير السعودي، أن «تركي الفيصل» الذي يقود مركز الملك فيصل للأبحاث والدراسات الإسلامية في الرياض. يمثل المملكة العربية السعودية التي تُعد من بين الدول العربية المشاركة في التحالف بقيادة الولايات المتّحدة الأمريكية ضدّ الدولة الإسلامية، والتي تعمل طائراتها المقاتلة على قصف سوريا، ولكن لا تشارك في العمليات بالعراق.

يقول الأمير أن تنظيم الدولة الإسلامية ليست ظاهرة جديدة. لافتًا أنه سبق وكان هناك خطر تنظيم القاعدة، وقبلها ما أسماه بـ «المجموعات الإرهابية الفلسطينية». موضحًا: «طالما لا تزال الأراضي الفلسطينية محتلّة وطالما أنّنا نصمت أمام مجزرة ضحيّتها 200 ألف مدني في سوريا وطالما أنّ العراق مقسّم حسب الخطوط الطائفية سيكون هناك دائمًا أشخاص يستغلون ذلك».

وبسؤاله عما يرى من حلول لخطر تنظيم الدولة الإسلامية المتنامي، يقول: « اقترحنا مبادرة السلام العربية على إسرائيل سنة 2002 الّتي تضمن لها السلام مقابل الأراضي الفلسطينية، ولكن إسرائيل لم تقبل. ولكن قيادات فاحش (وهو المصطلح الذي يستخدمه الأمير في حديثه عن تنظيم داعش) تستغلّ الظلم الّذي يمارس ضدّ الفلسطينيين للانتداب. الأمر مستمرّ من 70 عامًا».

وبالحديث عما إذا كان «لا يبارك العمليات العسكرية التي تشارك فيها المملكة»، يقول أن التحالف الدولي نجح وحملته من قصف جوّي، في تفادي تمدّد الجماعة، ولكن «إذا أردنا القضاء على المرض وليس فقط الأعراض يجب أن نذهب أبعد من ذلك. الوضع في سوريا جرح مفتوح في الشرق الأوسط، يجب تطهيره من أجل أن يندمل ويُشفى. المشكل في دمشق حيث بشار يقتل شعبه دون تحرّك أي شخص، وفي العراق كان هناك مشكل المالكي الّذي نبذ السنة وقد تمّ حلّه. الآن لدينا حكومة أكثر شمولية تسمح بمحاربة الإرهابيين بفعالية. يجب القيام بالأمر نفسه في دمشق وإلا لننتظر الأسوأ».

وتسائلت الصحيفة الفرنسية، بعد أن أعلنت السعودية مؤخرًا عن عشرات الاعتقالات ضدّ أشخاص مشتبهين بالإرهاب، إذا ما كان هذا يعني أنّ المملكة «مخترقة من الدولة الإسلامية الجهادية المستوحاة من السلفية والوهابية المعمول بها في السعودية»، يجيب «تركي»:  «فكرة أنّ وحشية القاعدة أو فاحش مرتبطة بطريقة ما بالسلفية خاطئة … نحن أتباع الإسلام السنيّ ومدارسه الفقهية الأربعة فقط».

وعن اتهام المملكة بتزويد الجماعات مثل الدولة الإسلامية وجبهة النصرة في سوريا بالدعم المالي، يؤكد الأمير السعودي أن هذه الفكرة «خاطئة»، مشيرًا إلى أن السعودية «لم تدعم أي شخص خارج نطاق التمرّد المعتدل ممثّلا في الجيش السوري الحرّ، ولم نحوّل يوما أي مبلغ من المال إلى الدولة الإسلامية أو إلى جبهة النصرة».

واستطرد الأمير حول قضية الصراع «السني/شيعي» الطاغي على المشهد في الآونة الأخيرة وفق الصحيفة، قائلا: «لا وجود لمشكلة شيعية سنية. نحن نؤمن بالربّ نفسه وبالرسول نفسه وبالقرآن نفسه. لافتًا «هناك شيعة في السعودية، يعيشون بكلّ حريّة. وهناك سنة في إيران يتعرّضون للاضطهاد».

ووجه «تركي» الاتهام إلى سياسة إيران في خلق ما يتم وصفه على أنّه صراع شيعي سني، قائلًا: «هذا بدأ مع الثورة الإسلامية سنة 1979 عندما أعلن الخميني أنّه يرغب في تصدير ثورته إلى العالم العربي. فعل ذلك في لبنان بواسطة حزب العراق، ثمّ في العراق بعد الغزو الأمريكي في 2003. وسعت إيران أيضًا إلى تحقيق ذلك في البحرين واليوم، تعمل عليه في اليمن من خلال تزويد الحوثيين بالأسلحة الثقيلة التي سيطروا بها على صنعاء».

كما خاض موضوع الاتّفاق على البرنامج النووي الإيراني وتبعاته على السعودية، موضحًا أنه منذ بداية المفاوضات لم يتمّ تمثيل دول مجلس التعاون الخليجي، «مع أنّنا أول المعنيين بهذا التهديد». وأكد أنه «ما نريده هو اتّفاق شامل مع إيران من أجل وقف تدخّلاتها في العالم العربي، حيث إنّ الحرس الثوري الإيراني يتباهى بالسيطرة على أربع عواصم عربية: بيروت ودمشق وبغداد وصنعاء. وهذا غير مقبول»، على حد تعبيره.

المصدر | الخليج الجديد + التقرير

MEHMET CEYLAN DÜNYA POLİTİKA KONFERANSI’NA KATILDI

  1. Dünya Politika Konferansı (World Policy Conference-WPC) Güney Kore’nin başkenti Seul’de 8-10 Aralık 2014 tarihlerinde düzenlendi.

 

Uluslararası ilişkiler alanında bilimsel araştırmalar yürüten, konferans ve tartışma forumları düzenleyen Fransız Uluslararası İlişkiler Enstitüsü (“Institut Français des Relations Internationales”- IFRI) tarafından her yıl gerçekleştirilen toplantıda, “Avrupa ve Doğu Asya’da Güvenlik Yönetişimi”nden, “Küresel Çerçevede Afrika”ya,“Avrasya’nın Jeopolitiği ve Jeoekonomisi”nden “Ticaret ve Politika İlişkisi”ne kadar pek çok uluslararası konu ele alındı.

 

Konferansta ülkemizi Kalkınma Bakan Yardımcısı Mehmet CEYLAN temsil etti.  CEYLAN, ayrıca, toplantının üçüncü gününde gerçekleştirilen Öğlen Oturumu’nda bir konuşma gerçekleştirdi ve Türkiye’nin geçtiğimiz on yıl içerisinde edindiği kalkınma tecrübesi ile ilgili olarak katılımcılara bilgi verdi.

 

Bu çerçevede Bakan Yardımcısı, makroekonomik göstergeler, sosyal alanda yapılan reformlar, fiziksel altyapıda yapılan iyileştirmeler, 10. Kalkınma Planı ile Dönüşüm Programları, bölgesel kalkınma ve kalkınma yardımlarında yaşanan artış gibi hususlarda önemli mesajlar verdi.

Le premier jour des travaux de la WPC à Séoul : pour un système de sécurité en Asie de l’Est

La présidente Park Geun-hye : « La Corée du Sud a beaucoup souffert de la pauvreté et de l’occupation ; elle désire donc œuvrer contre la pauvreté et pour le développement durable. »

Débat

La présidente de la Corée du Sud, Park Geun-hye, a donné le coup d’envoi des travaux de la World Policy Conference, à Séoul, en prononçant un discours axé sur la recherche d’un système assurant la paix et la sécurité en Asie de l’Est.

SÉOUL, de Michel TOUMA | OLJ

Un peuple qui, comme les Coréens, manie sept niveaux de langage, c’est-à-dire sept façons différentes de s’adresser à un interlocuteur en fonction de la nature des rapports entretenus avec la personne à qui il s’adresse, est à l’évidence un peuple qui sait faire dans la nuance et qui manifeste une finesse certaine dans son comportement ou sa perception des choses de la vie. Cela se reflète d’abord au niveau populaire, dans le caractère particulièrement affable, serviable et respectueux du Coréen lambda croisé dans la rue. Cela se traduit aussi, à un tout autre niveau – macropolitique – par la ligne de conduite adoptée par la Corée du Sud à l’égard des contentieux, des sources de tension et des grands dossiers qui ponctuent l’actualité internationale.
Telle est l’impression globale qui se dégage de la première journée de la World Policy Conference (WPC) qui a entamé ses travaux hier matin, lundi (à 16h, heure de Beyrouth), au somptueux hôtel Conrad de Séoul. Telle est surtout l’impression qu’a laissée la présidente de la Corée du Sud, Mme Park Geun-hye, qui a pris la peine de faire le déplacement pour prononcer le discours d’ouverture de la conférence, dans un geste symbolique illustrant l’intérêt qu’accorde son pays à la bonne gouvernance mondiale (leitmotiv qui sous-tend l’action de la WPC, depuis sa fondation à l’initiative de Thierry de Montbrial en 2008).
Dans son mot de bienvenue à la présidente, prononcé devant près de 200 décideurs, hauts responsables et experts du monde politique, économique, diplomatique, des affaires et de la presse, M. de Montbrial a d’ailleurs annoncé la couleur en rappelant que la Corée partage les mêmes objectifs de dialogue, d’échanges libres et d’ouverture que la WPC, ce qui fait d’elle le principale partenaire de cette conférence pour la région asiatique. Le fondateur de la WPC a d’autre part rendu hommage à la diplomatie audacieuse de Séoul, fondée sur la recherche et la mise en application de « mesures de confiance » ( « Confidence building measures » ) en vue d’aboutir à un « monde ouvert » et d’instaurer un climat, voire un système, de paix et de stabilité en Asie.
La politique initiée sur ce plan par Séoul a été explicitée dans le discours de la présidente Park Geun-hye qui a réaffirmé la détermination de son pays à œuvrer en vue d’améliorer la gouvernance mondiale et de mettre en place un système de sécurité en Asie de l’Est. « Nous sommes un pays qui a beaucoup souffert de la pauvreté et de l’occupation, a notamment déclaré la présidente. Nous soutenons donc la lutte contre la pauvreté et le combat mené pour favoriser le développement durable. »
Évoquant les rapports complexes entre la Corée du Sud, le Japon et la Chine, la présidente a souligné que son pays œuvre à mettre en place « un cadre adéquat assurant la sécurité de la péninsule coréenne, ce qui constitue une démarche vitale pour la paix et la stabilité dans le monde ». Elle a relevé dans ce cadre qu’à eux trois, la Corée du Sud, la Chine et le Japon représentent non moins de 25 % de l’économie et du commerce internationaux. Stigmatisant l’obstination de la Corée du Nord à aller de l’avant dans son programme nucléaire, « ce qui constitue un défi et une véritable menace pour la région », elle a proposé la mise en place de « mesures de confiance au niveau de la péninsule coréenne », tout en se déclarant prête au dialogue avec la Corée du Nord. « Si nos deux pays font de petits pas au niveau du secteur privé, cela nous permettra d’enregistrer des progrès dans la réalisation de la paix et la stabilité dans la péninsule coréenne », a affirmé, en faisant preuve de pragmatisme, Mme Park Geun-hye qui a précisé que son pays œuvrait avec la Russie et les États-Unis, notamment, pour mettre en place « une structure de paix dans la péninsule ».

Le parallèle avec l’Europe
L’absence d’un système de sécurité en Asie de l’Est a été mise en relief, notamment, par M. Jean-David Levitte, ancien haut conseiller à l’Élysée, lors du premier panel de la conférence ayant pour thème « Organisation de la sécurité en Asie et en Europe ». M. Levitte a établi dans ce cadre un parallèle entre les expériences, foncièrement divergentes, de l’Europe et de l’Asie en matière de sécurité. Il a relevé à ce propos que durant près de cinq décennies, l’Europe a été divisée, du fait du rideau de fer, et elle a connu de graves crises, comme celles de la Tchécoslovaquie et de la Hongrie, mais elle n’a pas pour autant connu de guerres. Par contre, parce qu’elle ne bénéficie pas d’un système de sécurité adéquat, comme c’est le cas de l’Europe, l’Asie a connu après la Seconde Guerre mondiale plusieurs guerres, au Vietnam, au Laos, en Corée et au Cambodge.
Dans un tel contexte, M. Levitte a dénoncé la politique suivie par le président Vladimir Poutine « qui semble vouloir rebâtir l’empire russe, ce qui constitue un défi majeur pour l’Europe ».
Les propos de M. Levitte à cet égard ont été rejetés par l’un des intervenants, Igor Morgulov, ministre adjoint russe des Affaires étrangères, en charge du dossier de l’Asie. « Nous vivons une époque de transformations fondamentales et de ce fait la tension dans le monde ne saurait être attribuée à la Russie et à ce qui est perçu comme une volonté de la Russie de faire resurgir l’empire russe », a affirmé M. Morgulov, qui a déploré dans ce contexte le fait que certaines parties ignorent tout des réalités et spécificités régionales. « Ce qui nous inquiète est l’absence de système de sécurité en Asie », a affirmé M. Morgulov.
M. Richard Haass, président du Conseil américain pour les relations étrangères et ancien haut responsable au département d’État, a abondé dans le même sens que M. Levitte, relevant que l’Asie de l’Est n’a pas connu une expérience semblable à celle des relations entre la France et l’Allemagne au lendemain de la Seconde Guerre mondiale. « En Europe, a-t-il déclaré, le système de sécurité a été institutionnalisé, ce qui n’est pas le cas de l’Asie. » Ce même constat a été fait par l’ancien ministre coréen des Affaires étrangères, Han Sung-joo, qui a précisé que l’Asie de l’Est bénéficie d’un système d’alliance, relevant, cependant, à ce sujet que « les États-Unis sont au cœur de ce système d’alliance ».
Un ancien diplomate japonais, Shotaro Oshima, professeur à l’université de Tokyo, a souligné pour sa part que la structure de sécurité en Asie était dominée par l’Occident. « Or nous assistons aujourd’hui à un retrait de l’Occident et à l’émergence de la Chine alors que nous n’avons pas de système de sécurité asiatique », a-t-il déclaré, indiquant qu’il n’est pas vrai, dans un tel contexte, que nous assistons à l’émergence d’une « idéologie nationaliste au Japon ».
Cette séance consacrée à l’Asie a été suivie des deux sessions qui ont porté sur les thèmes « Inégalités et mondialisation » et « L’Afrique dans le contexte mondial », parallèlement à la causerie-débat de l’émir Turki al-Fayçal.

 

South Korea pushing for summit with Japan, China

SEOUL – President Park Geun-hye said Monday that South Korea is working to hold a trilateral summit with Japan and China and establish more trust in East Asia.

“The establishment of a framework of trust and cooperation in the East Asian region, including the Korean Peninsula, is very important for the whole world to move into a more peaceful and secure future,” Park said in a speech at the seventh World Policy Conference.

“It’s important for Korea, China and Japan to gather forces together for multilateral cooperation in Northeast Asia, given their unique role and status,” Park said in remarks released by the South Korean presidential office.

“The South Korean government wants to make efforts to arrange a summit among the three countries in the near future on the basis of a foreign ministers’ meeting,” she said.

Diplomatic ties between Japan and South Korea have been strained by historical issues stemming from Japan’s colonial rule of the Korean Peninsula from 1910 to 1945, including the issue of Korean women who South Korea says were coerced to work in wartime Japanese military brothels.

Prime Minister Shinzo Abe and Chinese President Xi Jinping have held their first talks since they took office, meeting last month in Beijing on the sidelines of a regional leaders’ forum amid lingering tension over disagreements on territorial and history-related issues.

Abe and Park have not held a formal summit. South Korea has urged Japan to address the “comfort women” issue before Park will meet with Abe.

Since 2008, South Korea, Japan and China have held five trilateral summits independently from other multilateral meetings. But none has taken place since Abe came to power in December 2012.

Since 1999, the three countries had also often held trilateral summits on the occasion of the ASEAN-related summit meetings.

S. Korea’s President Vows Efforts for Summit with China, Japan

(MENAFN – QNA) South Korea’s President Park Geun-hye said Monday that South Korea will make efforts to hold a summit with China and Japan, the latest move that underscores her commitment to advancing ties with the two Asian neighbors.

The remarks came three weeks after she suggested there are uncertainties over a potential summit with Chinese and Japanese leaders, according to South Korea’s (Yonhap) News Agency.

« The South Korean government will make efforts to ensure a trilateral summit can take place based on the meeting of their foreign ministers in the near future, » Park said in a keynote speech at the World Policy Conference, an annual international meeting, in Seoul.

In November, she floated the idea of resuming a regular trilateral summit, which has been put on hold since May 2012 due to tensions between South Korea and Japan and between China and Japan over territorial and other history-related issues.

Japan controlled much of China in the early part of the 20th century.

South Korea has said a trilateral summit might be held if the countries successfully conclude their foreign ministers’ meeting and conditions mature.

Also Monday, Park pressed North Korea again to abandon its nuclear weapons program, calling it « the biggest destabilizing factor » not only on the Korean Peninsula but also in Northeast Asia.

Despite international pressure, North Korea has repeatedly vowed to develop its economy and nuclear arsenal in tandem, viewing its nuclear programs as a powerful deterrent against what it claims is Washington’s hostile policy toward it.

Park said North Korea’s policy is « incompatible » and accused North Korea of worsening the human rights situation in the North.

Ángel Gurría

Secrétaire général de l’OCDE. Ancien ministre des Affaires étrangères et ministre des Finances et du Budget du Mexique, président du Groupe de travail international sur le Financement de l’eau pour tous, du Conseil mondial de l’eau.

Olivier Guillin

Directeur Entreprises à la Chambre de commerce et d’industrie de Nice Côte d’Azur. Ancien délégué général chez France Chine 2000, directeur chez Territoires, cabinet d’études et de conseil en stratégie économique.

Philippe Bardey

Président fondateur d’ACRI, société spécialisée dans la modélisation et des études de cas en matière d’environnement.

Dominique Pages

Consul honoraire de la République du Kazakhstan, fondateur de PROMSTAN Asia (Kazakhstan), président fondateur de PROMVOST (Russie), directeur général de PROMEST/COOPINVEST. Ancien directeur général de TECHNOFI.

Vladimir Pozdnyakov

Consul général de la Fédération de Russie à Marseille (France). Ancien ministre plénipotentiaire de l’ambassade de Russie en France et attaché du Conseil de Sécurité en Russie.

Régine Scapel-Grail

Consul honoraire de la République de Maurice à Marseille (France), avocat au barreau de Marseille.

Christine Graeff

Directrice générale de la Direction générale Communication et services linguistiques à la Banque centrale européenne. Ancienne associée et directrice générale du Groupe Brunswick.

Mustapha Adib

Directeur du cabinet du Premier ministre du Liban. Professeur à l’Université libanaise et au Centre de technologie de l’Université franco-libanaise, directeur du Centre d’études stratégiques du Moyen-Orient (CESMO).

Thèmes 2008

1. Les États-Unis : qu’attend le monde de l’ « indispensable nation » ?

Le « moment unipolaire » de l’après guerre froide est passé, mais les États-Unis demeurent, à l’horizon prévisible, la puissance de référence. A la veille de la présidentielle, et après une forte érosion du « soft power » américain, qu’attend le monde des États-Unis? Ces derniers sont-ils prêts à redéfinir leur rôle constructivement, par rapport aux autres puissances et aux organisations multilatérales dans un monde en voie de multipolarisation ?

2. Russie : développements internes et politiques extérieures

La Russie est « de retour », en particulier parce que la hausse du prix des hydrocarbures stimule sa croissance économique et multiplie ses cartes internationales. Comment consolider cette croissance qui repose à l’excès sur les matières premières ? Les nouvelles cartes de la Russie vont-elles déterminer une nouvelle capacité de proposition, et de « co-gestion » dans les espaces de ses intérêts stratégiques ? Qu’attend le monde de la Russie – et à travers quelles politiques ? Inversement, qu’attend Moscou de ses partenaires ?

3. Chine : développements internes et affirmation de puissance

Quels effets sur l’émergence économique de la Chine, qu’elle se poursuive ou s’interrompe, aura-t-elle sur les économies de la région et sur le monde dans son ensemble ? Plus largement, est-ce à partir de l’affirmation de la puissance globale de la Chine que peuvent se redéfinir les équilibres de puissance à l’échelle régionale, et à l’échelle mondiale ? Comment rendre compatible la stratégie chinoise et celle des autres acteurs, régionaux ou globaux ?

4. Japon : quelle puissance, quelles stratégies ?

Le Japon, du fait de son économie, de sa force militaire et technologique – et en particulier de son statut de pays « du seuil nucléaire » -, est une puissance de premier plan, insuffisamment considérée comme telle. Tokyo redéfinit aujourd’hui sa surface internationale, en raison de l’évolution de sa société, et de la métamorphose des rapports de force régionaux affectés principalement par l’émergence chinoise. Comment appréhender la place du Japon dans une Asie dont l’organisation régionale et le poids mondial sont en pleine mutation ? Au-delà de l’Asie, que souhaite le Japon, et qu’espère le monde pour le Japon ?

5. Inde : puissance régionale et/ou acteur mondial ?

Des ressorts et des modalités de la croissance indienne, et de ses nouvelles ambitions internationales, dépend en large part la forme de la multipolarité de demain. L’Inde voudra-telle et parviendra-t-elle à jouer à la fois les cartes de l’émergence économique et de la puissance politique ? Elle va devoir redéfinir ses relations régionales (Chine, Pakistan…), et plus globalement dire quelle place elle entend jouer dans les affaires du monde et dans l’élaboration des règles communes.

6. L’Afrique sub-saharienne : implosion ou décollage ?

L’Afrique peut être vue à la fois comme le continent de l’espoir (décollage économique dans certains pays, meilleure organisation régionale, progrès de la démocratie), et comme un espace menacé d’implosion (crise des États, fortes inégalités de développement, multiplication des conflits internes, etc.). Quelles méthodes pourraient mieux valoriser les cartes des pays africains ? Et quel est, quel pourrait être le rôle des acteurs extérieurs ?

7. L’Europe à 27 et plus est-elle viable ?

Une Union européenne à près de trente membres est inévitablement hétérogène. L’UE va demeurer, et s’étendre encore, mais autour de quels projets ? Le projet de puissance politique devra-t-il être complètement abandonné ? Veut-on que l’UE devienne un acteur du nouveau monde multipolaire ? En quel sens ? Et sur quels espaces géographiques et politiques extérieurs pourra peser cette Union ?

8. Israël/Palestine, la question internationale la plus urgente : quels engagements des acteurs extérieurs ?

La plupart des acteurs internationaux s’accordent sur la solution au conflit qu’apporterait la coexistence de deux États. L’urgence commande de réduire ou de marginaliser les forces qui s’y opposent. La perpétuation du statu quo n’est-elle pas porteuse de risques extrêmes ? Quelle part concrète, selon des modalités à définir, les grands acteurs mondiaux ou régionaux (au premier chef les États-Unis, mais aussi les États arabes, la Russie, l’Union européenne, l’ONU, l’OTAN…) peuvent-ils prendre dans la résolution de cette question ?

9. Arc de crise : de l’Irak au Pakistan

Le désastre irakien, qui pourrait déboucher sur l’activation d’un « arc chiite » et/ou sur l’explosion du pays, le blocage officiel des relations entre des grandes puissances occidentales et Téhéran, l’instabilité interne du Pakistan, l’absence de perspective d’une sortie de guerre en Afghanistan : ces éléments font de la région un arc de crise particulièrement préoccupant. Quels moyens de stabilisation internes des sociétés politiques, quels moyens régionaux d’équilibrage ? Quels acteurs peuvent aider à négocier les sorties de crise ?

10. Quelle gouvernance pour quelle stabilité ?

Le « multilatéralisme » développé pendant et après la guerre froide a démontré à la fois ses mérites (contrôle des armements et désarmement, TNP, rôle de l’ONU et des institutions de sécurité régionales, TPI…) et ses limites (gestion des crises internationales, prolifération…). Après la période de « démontage » systématique du multilatéralisme de la part de Washington, et alors qu’émergent de nouvelles puissances, comment concilier « multipolarité » et « multilatéralisme » ? Quelles institutions, quelles procédures sont nécessaires pour aller vers un monde multipolaire organisé ?

11. L’économie de la connaissance mérite encore un effort

L’ « économie de la connaissance » constitue un défi majeur pour l’ensemble des économies, émergentes comme développées. Peu nombreux sont les pays qui ont réussi cette transition. Les gouvernements éprouvent beaucoup de difficultés à transformer l’ambition en réalité. En Europe, le processus de Lisbonne est un échec. Comment organiser plus efficacement les efforts en faveur de l’éducation ? Où faire porter l’effort ? Quelles initiatives prendre pour que l’innovation crée de nouvelles opportunités de croissance ? Comment faciliter l’adhésion du corps social à ces mutations ?

12. Crise du crédit, crise financière, crise économique : que faire ?

La crise actuelle semble être plus grave que celles traversées depuis plus de 20 ans. Pourquoi ? Quels enseignements tirer des erreurs commises ? A-t-on fait preuve d’un zèle excessif en matière de déréglementation ? Quelles initiatives prendre pour en éviter la répétition, même si elles se manifestent sous de nouvelles formes ? Quelles nouvelles règles pour la planète financière.

13. La régulation des migrations, enjeu mondial

Les migrations humaines Sud-Nord, Sud-Sud, ou dans les pays développés constituent une face importante de la mondialisation, mal appréhendée et mal régulée. La question est trop complexe (relations avec le développement, question de la stabilité interne des sociétés « exportatrices », « importatrices » ou de transit…) pour qu’elle puisse relever de décisions purement nationales, ou purement internationales. Un mode de gestion combinant politiques domestiques et extérieures, et faisant sa place aux conceptions et aux intérêts de tous les États, du Nord et du Sud, reste à inventer.

14. Énergie et climat : quels défis diplomatiques ?

L’énergie est toujours un enjeu international de premier plan. C’est un dossier qui connaît des dimensions nouvelles principalement du fait de l’explosion des besoins. Si la rareté des ressources provient de l’insuffisance des investissements, comment les stimuler ? Faut-il remettre le nucléaire à l’ordre du jour ? Comment rendre les intérêts nationaux compatibles ? Par ailleurs, le changement climatique est devenu l’objet d’une préoccupation mondiale. Quelles propositions faire pour créer après Bali la « gouvernance carbone » dont la planète a besoin ? L’Europe pourra-t-elle, et à quel prix, exercer le leadership qu’elle croit avoir tiré de l’accord de Kyoto ?

15. Le Golfe est-il en train de devenir un arc d’espoir ?

Prise entre un développement économique spectaculaire, en partie basé sur la montée du prix des hydrocarbures, et la croissance des risques géopolitiques et géo-économiques résultant principalement de sa position géographique, la péninsule arabique est à la croisée des chemins. S’orientera-t-elle vers la géographie de l’espoir de l’Asie, avec le rêve singapourien, ou dérivera-t-elle vers la géographie de la tension du Grand Moyen Orient ?

16. Crise alimentaire mondiale

Thèmes 2009

I. La gouvernance politique

La mondialisation a multiplié les unités politiques ayant prise sur le système international, et pouvant l’affecter plus ou moins gravement. Comment assurer la coexistence entre ces unités politiques, comment rendre leurs conflits gérables de façon pacifique et compatibles avec la stabilité globale du système ? Deux décennies après la fin de la guerre froide, l’émergence progressive d’un nouveau monde multipolaire, hétérogène et global suggère d’abord d’évaluer la pertinence des institutions existantes, aux niveaux mondial et régional. Quel bilan dresser des mutations de l’Onu, et quelles réformes sont nécessaires pour dépasser les actuels blocages – y compris le blocage sur la réforme elle-même ? Quelle est l’efficacité présente des systèmes régionaux de sécurité – dont on attendait tant au début des années 90 -, ou des regroupements régionaux de défense ? Les exemples européens (OSCE, Alliance atlantique, UE…), africains (réforme de l’UA, initiatives des regroupements sous-régionaux), ou asiatiques (Asean, tentatives de mise sur pied de nouveaux forums de sécurité) fournissent à cet égard les premières leçons à tirer.

Parallèlement aux institutions, dans leur triple rôle de forums, de producteurs de normes, et de régulateurs des crises, d’autres processus jouent un rôle important pour la résolution de problèmes aujourd’hui centraux : particulièrement la prolifération des armements, et le désarmement. Les crises coréenne et iranienne – après les exemples irakien ou libyen… – confrontent manifestement les dispositifs anti-prolifération, institutionnels ou non (Traité sur la non-prolifération des armes nucléaires (TNP), Agence Internationale de l’Energie Atomique (AIEA), Initiative de sécurité contre la prolifération (PSI)…), à leurs limites. De même la reprise, après un long gel, des négociations de désarmement entre Washington et Moscou n’épuise pas le problème : quelle place auront demain les armes nucléaires dans les équilibres globaux – sur quelle vision du monde devra donc s’appuyer un TNP rénové ? -, et quels processus doivent être mis en place pour traiter de manière efficace des autres types d’armes (armes conventionnelles en général, ou les si meurtrières armes de petit calibre) ?
Au-delà des institutions et des processus à conforter ou développer, il s’agit aussi d’intégrer, comme éléments déterminants de la gouvernance mondiale, les outils hérités des réflexions et expérimentations des dernières décennies. On pensera ici aux mesures de création de la confiance, désormais présentes universellement : leur enracinement, leur développement sont essentiels, en particulier pour une gestion préventive des conflits. Quant aux méthodes de gestion des crises, avec l’apport des cultures stratégiques et des expériences de tous les acteurs qui ont eu à en connaître depuis vingt ans, elles constituent un champ prometteur d’étude et de coopération entre les États.

L’ensemble de ces moyens, institutionnels, politiques et conceptuels devront se combiner dans une gouvernance globale du système international pour organiser la co-existence à la fois conflictuelle et pacifique à laquelle aspire la société des États.

Le sujet sera traité au cours de deux sessions :

  1. L’architecture de la gouvernance politique
  2. La sécurité

II. La gouvernance économique et financière

La crise économique et financière a mis fin aux espoirs d’une mondialisation tranquille, propageant paisiblement le marché et la démocratie. Face à la crise, par nécessité, les gouvernements sont en première ligne. Les États sont massivement de retour. Dans un monde où plusieurs formes de capitalismes semblent en concurrence, les valeurs, les intérêts occidentaux sont remis en cause. Aujourd’hui, la mondialisation paraît clairement plus fragile qu’on ne le pensait. Et pourtant, il n’y a pas d’alternative envisageable : l’échec de la mondialisation serait le pire des scénarios. Les défis auxquels l’économie mondiale fait face sont immenses : montée du chômage, incertitudes financières, rareté des ressources, tout cela rend l’avenir opaque, place les décisions des entreprises dans un contexte plus incertain et plus risqué et fait obstacle aux projets de développement.

Aujourd’hui, l’économie mondiale a besoin d’une régulation d’ensemble. Face à ces défis, la gouvernance du système international a vieilli. Nous héritons d’institutions qui reflètent les réalités de l’après-guerre, de la décolonisation et de la guerre froide. Elles sont mal adaptées à un monde marqué par l’émergence de puissances nouvelles. La réunion des chefs d’État au format G20 est une initiative porteuse d’avenir. En abordant la régulation de la finance, elle n’a encore fait que le premier pas. Ce sont les suivants qu’il faut maintenant imaginer et mettre en application.

  • • La mondialisation a-t-elle atteint son pic ?
  • • Quelles sont les bonnes politiques budgétaires et monétaires ? Une coopération internationale plus active est-elle nécessaire ?
  • • Quelle « stratégie de sortie » préparer et comment ?
  • • Jusqu’où peut et doit aller la coordination des nouvelles régulations financières ?
  • • Comment assurer un meilleur ajustement entre épargne et financement à l’échelle mondiale ? Comment assurer une évolution harmonieuse des balances de paiements ?
  • • Quelles initiatives prendre pour repousser les tentations protectionnistes et stimuler le commerce mondial ?
  • • Quelles conséquences peut avoir la remise en cause du « capitalisme financier anglo-saxon » ?
  • • Quelles sont les conséquences politiques des incertitudes économiques et sociales ? Comment faire face aux risques de nationalisme économique ?
  • • Prolongeant les initiatives du G20, faut-il de nouvelles formes de gouvernance mondiale dans les domaines économique et financier ?

Le sujet sera traité au cours de trois sessions :

  1. La gouvernance macroéconomique : efficacité des politiques budgétaires, politiques monétaires non conventionnelles ; stratégies de sortie ; commerce mondial, nationalisme économique ; avenir des pays pauvres ; mouvements de capitaux et taux de change ; système monétaire international ; gouvernance (G20, FMI…)
  2. Les régulations économiques et financières : supervision bancaire, infrastructures de la mondialisation (normes comptables, agences de notation…) ; nouveau business model pour les banques ; circulation mondiale de l’épargne ; transfert d’argent (remittances) ; accord sur les investissements ; gouvernance (G20, Financial Stability Board…)
  3. L’avenir du capitalisme : remise en cause du « modèle anglo-saxon » ; diversité des « modèles » ; création et répartition de la richesse ; actionnaires (shareholders) et « parties prenantes » (stakeholders) ; menaces sur les classes moyennes ; aversion au risque et demande de protection ; « esprits animaux » et intervention de l’État ; quelle coopération internationale pour cette nouvelle étape de la mondialisation ?

III. Le droit international

Pour certains, la notion de gouvernance est étrangère au droit international, voire au droit. Elle désigne des processus d’articulation et de décision entre des instances différentes, de statuts variés, qui coopèrent afin de résoudre des problèmes d’intérêt commun. G 7, G 8, G 20, forums empiriquement mais régulièrement constitués, répondent en partie à cette demande. Mais elle demeure davantage un désir et un besoin qu’une réalité. Quel rôle pourrait y jouer le droit international ? Il lui faut pour cela répondre à la double dimension de la gouvernance. Régulatrice, elle pose des normes de comportement durables, afin d’assurer la sécurité des relations entre acteurs, leur confiance mutuelle, la prévisibilité de leurs comportements, l’efficacité des prescriptions arrêtées. Décisionnelle, elle doit permettre de s’adapter rapidement aux changements, de réagir aux situations de crise ou d’urgence en écartant les règles ordinaires, voire en les modifiant en fonction d’un nouveau contexte durable.

Le droit international, instrument de la double dimension de la gouvernance

Le droit international régit une société qui repose sur une pluralité d’acteurs : les États. Chacun conduit sa politique propre mais tous ont des intérêts communs. Leurs relations ne sont pas en théorie fondées sur un principe hiérarchique mais sur une logique horizontale de contrat, et leurs intérêts s’ajustent par la négociation. Leur désir partagé est de conserver leur statut dominant, comme instances légitimes et efficaces de régulation internationale, mais aussi comme acteurs principaux face aux situations de crise qui appellent des décisions rapides et cohérentes. Pour y contribuer, le droit international leur offre des techniques variées.

Le droit international, instrument de régulation

Dans le domaine des relations pacifiques, celui des échanges économiques et commerciaux, l’OMC est la dernière grande organisation internationale constituée, après la fin de l’affrontement Est-Ouest. Organisation aux structures légères, aux pouvoirs faibles mais aux ambitions élevées, elle repose sur deux piliers, l’adaptation et l’ajustement – adaptation par des accords qui ouvrent progressivement les marchés ; ajustement par le règlement des différends commerciaux entre États liés à ces accords. Comment sortir des blocages actuels ? Quelles leçons tirer de la technique originale de règlement des différends pour d’autres domaines des relations internationales ?

Le droit international, instrument de gestion des crises

Le Conseil de sécurité, qui en est l’instrument principal, consacre l’inégalité juridique entre États, repose sur la situation privilégiée des membres permanents, peut prendre des décisions obligatoires pour tous et utiliser la contrainte. Il doit répondre à des situations de crise, dans l’urgence. Il correspond à la dimension décisionnelle de la gouvernance, puisqu’il peut écarter les règles ordinaires pour leur substituer un droit d’exception. Il a montré une grande capacité d’adaptation face à des crises majeures au cours de ces dernières décennies, mais il est souvent critiqué pour l’inégalité qu’il établit entre les États comme pour sa composition jugée archaïque, voire récusé par les États-Unis qui répugnent à se soumettre aux contraintes qu’il implique. L’instrument n’est pas toujours suffisamment utilisé. Comment le renforcer, l’adapter, accroître son efficacité ? Le réformer ne conduirait-il pas à le détruire ?

Techniques juridiques de la gouvernance mondiale

Les principes et techniques du droit international sont indispensables à une gouvernance mondiale équilibrée et efficace.

La primauté absolue des États dans la société internationale, leur souveraineté et leur égalité sont des principes de rationalité, de stabilité et d’équilibre indispensables à une gouvernance efficace. Quelle place pour les acteurs non étatiques ? Le multilatéralisme classique associe participation universelle et répartition des rôles en fonction de la puissance relative des États. En panne de projet organisateur, il est incapable de définir un intérêt commun qui transcenderait les revendications particulières de membres d’une société profondément hétérogène. Comment contribuer à la relance du multilatéralisme, clef d’une gouvernance mondiale ? Quant à l’unilatéralisme institutionnel, il ne se limite pas au Conseil de sécurité. Il peut répondre aux situations d’urgence comme au besoin de normes universelles, dans le domaine de la santé publique notamment. Comment le rendre légitime et efficace ?

Le soft law, ou instruments concertés non conventionnels, non juridiquement obligatoires mais respectés lorsqu’ils sont équilibrés et porteurs de confiance mutuelle, est une technique souple, adaptée à la gouvernance. En revanche, quel rôle peuvent remplir les juridictions internationales, qui se multiplient depuis quelques décennies, dans un processus politique et non judiciaire ? Peuvent-elles répondre efficacement à des situations de crise ou d’urgence ? Peuvent-elles constituer un instrument de régulation autre que marginal ?

IV. Les mouvements migratoires

Les migrations internationales sont un enjeu global auquel tous les États sont confrontés. En quinze ans, les migrations se sont étendues à toutes les régions de la planète. La population mondiale des migrants a fortement augmenté. Le poids des transferts d’argent des migrants est de plus en plus important pour les économies des pays d’origine. Des régions de départ sont aussi devenues des zones importantes de transit et d’arrivée. Les migrations ont transformé les relations internationales. En même temps, le sujet est politiquement très sensible et médiatisé, ce qui conduit à déformer la vision des véritables enjeux.

Aujourd’hui, les États hésitent. Ils considèrent de plus en plus les migrations comme un facteur de croissance économique et de développement mondial, mais ils conduisent encore des politiques restrictives, qui se sont d’ailleurs montrées moins efficaces que prévu. Dans ce contexte, l’idée d’une gouvernance mondiale des migrations s’est progressivement imposée. Il s’agirait de réconcilier les objectifs des politiques migratoires des pays du « Nord », les intérêts des marchés internationaux, le développement des pays du « Sud » et le respect des droits et de la sécurité des migrants. Existe-t-il aujourd’hui un consensus sur le diagnostic des limites des politiques migratoires nationales ? Une gouvernance mondiale des migrations est-elle souhaitable ? Est-elle possible ? Si tel est le cas, quels peuvent être les objectifs et les moyens communs pour y parvenir ? Quel peut être le rôle des acteurs non-étatiques, en particulier des entreprises ?

Ces questions sont porteuses de plusieurs défis : comment adapter la souveraineté nationale des États au phénomène global des migrations internationales ? Une gouvernance mondiale des migrations ne pourra pas se faire sans les États. Quelles peuvent être les moyens institutionnels et politiques appropriées pour encadrer les migrations ? Autre question déterminante : quel est l’impact des migrations sur les rapports Nord / Sud ? Les migrations peuvent-elles faire émerger de nouvelles relations plus équilibrées et symétriques entre les pays de départ, de transit et d’arrivée ? Quels sont les vrais enjeux du lien entre migration et développement ? Comment résoudre le dilemme de la « fuite des cerveaux » ? Comment anticiper l’avenir et notamment l’impact programmé du changement climatique sur les migrations ? Les migrations sont-elles aussi un moyen de régulation des problèmes démographiques au « Nord » comme au « Sud » ? Dernier défi : l’évolution des sociétés nationales dans un monde de migrations. Une mobilité humaine plus forte ne doit pas s’accompagner d’une montée des replis identitaires, xénophobes et racistes. Comment y parvenir ?

V. L’énergie et le climat

La même énergie qui nous chauffe, nous éclaire et cuit nos aliments est au cœur d’un des plus grands défis rencontrés par l’humanité. Personne n’a jamais contesté qu’il y a pour chaque homme, chaque femme, chaque enfant sur terre largement assez d’énergie propre et fiable, mais beaucoup en sont privés. L’usage de l’énergie par l’homme a évolué au cours des millénaires mais c’est seulement pendant les 150 dernières années que les énergies fossiles ont pris une part prépondérante dans nos besoins énergétiques.

Les énergies fossiles sont extraites de la terre, quel que soit le lieu où on les trouve. Leur répartition est inégale dans le monde, créant des nantis et des démunis. Ceci a conduit à de la compétition et des conflits entre nations et à l’intérieur des nations.

Les énergies fossiles sont extraites de la nature souvent sans tenir compte de l’impact sur le bien commun ou les intérêts des populations voisines. Le commerce de ces combustibles enrichit les gouvernements et les pays exportateurs, mais selon la qualité de la gouvernance dans ces pays, la richesse générée par les énergies fossiles peut être source de croissance et d’amélioration du niveau de vie des populations, ou bien elle peut conduire à la corruption, à des régimes autocratiques et à l’exclusion. Beaucoup a été écrit sur la malédiction des ressources et elle a été bien étudiée, mais elle continue de ravager de nombreux pays producteurs.

Pour l’avenir, qui commence maintenant, la combustion de grandes quantités d’énergies fossiles a un impact négatif visible sur le climat mondial et aura des conséquences catastrophiques dans les prochaines décennies si nous continuons dans la même voie.

Quelles sont les énergies du futur et comment allons-nous les déployer suffisamment rapidement pour prévenir des conséquences inéluctables ? Quelles vont être les émissions de CO2 en 2050 dans des pays dont les émissions varient de 44 tonnes à 0.01 tonnes par habitant ? Comment faire en sorte qu’une plus grande partie de la population mondiale dispose d’énergie propre, sûre et à des prix raisonnables ? Comment, enfin, peut-on améliorer la gouvernance mondiale afin de réduire les conflits qui trouvent leur origine dans la distribution inégale des ressources énergétiques ?

Les institutions qui cherchent des réponses à ces défis n’ont pas vraiment évolué depuis les années 60. Elles sont encore essentiellement bimodales, Nord/Sud, G77/pays développés, riches/pauvres. Elles monopolisent encore les débats et cherchent à atteindre des consensus, mais n’importe qui peut tout bloquer ou verrouiller. Ce mode de négociations a démontré son inefficacité depuis presque 20 ans. Quelle a été la dernière négociation commerciale multilatérale couronnée de succès ? La convention sur le droit de la mer qui a nécessité 14 ans de négociations n’est toujours pas ratifiée par tous. La charte de l’énergie attend encore les ratifications des États-Unis et de la Russie. Le protocole de Kyoto est un tabouret à deux pieds.

Le rédacteur en chef de la revue Foreign Policy, Moises Naïm, a suggéré de remplacer multilatéralisme par minilatéralisme. Est-ce que Kyoto peut réussir à Copenhague en décembre prochain avec 180 pays autour de la table ? Ce sont toujours les mêmes débats bimodaux qui dominent bien qu’ils soient souvent bimodaux par commodité et non par conviction. On assiste à du multilatéralisme défensif. Doit-on déplacer ou formuler ces débats dans un forum plus restreint ? Il y a le G8, le G20 et le MEF (Major Economies Forum, qui réunit 16 pays). Mais dans tous, les principaux États européens parlent à plusieurs voix quand la Chine et l’Inde n’expriment qu’une voix chacune. Il est possible que le cœur d’une solution effective au changement climatique soit d’abord trouvé dans une entente bilatérale sur des principes généraux, entre les États-Unis et la Chine, solution qui pourra être étendue à la Conférence des Parties de l’UNFCCC via le MEF ou le G20. L’implication de tous doit-elle être forcément synonyme de paralysie ?

L’Union européenne a une longue pratique de la subsidiarité. Cependant, dans le multilatéralisme actuel, les pays cherchent à définir à la fois les principes et les modalités d’application d’un accord. C’est une surcharge pour les chefs d’État. Une fois les principes établis, la mise en œuvre et les modalités devraient être déléguées à des entités subsidiaires détenant la compétence technique nécessaire. Les postures politiques et les discours moralisateurs peuvent être maintenus hors de ces discussions subsidiaires.

Les discussions sur la régulation du climat ont commencé à prendre forme en 1988. Nous sommes 20 ans plus tard et les émissions de gaz à effet de serre continuent d’augmenter. Il ne nous reste plus que 40 ans d’ici 2050, date limite pour stabiliser et diminuer les émissions de CO2. Nous ne pouvons pas nous permettre de perdre davantage de temps.

VI. La santé et l’environnement

Santé et Environnement se sont lentement imposés comme objets des relations internationales depuis le XIXe siècle. Epidémies et pollutions ne connaissent pas de frontières : face à elles, les collectivités humaines sont donc évidemment interdépendantes. L’accélération de la mondialisation ajoute à cette interdépendance objective une interdépendance médiatique, qui mêle et homogénéise les réactions des différents publics touchés par un accident industriel transfrontalier, ou par une épidémie de grippe. Face à cette mondialisation, les réponses politiques aux problèmes sanitaires et environnementaux demeurent partielles. De nouvelles institutions, des normes, des outils de financement innovants ont été créés, mis en œuvre, ou consolidés au niveau global, mais l’ensemble n’évoque qu’un tissu de gouvernance mondiale informe, d’apparence décousue et parcellaire. Comment améliorer et élargir ces formes de gouvernance émergentes pour les rendre plus aptes à répondre aux crises et à prévenir les risques sanitaires et environnementaux ? A-t-on besoin d’un véritable système de gouvernance, centralisé et formel – par exemple autour d’une OMS pour l’heure très décentralisée – ou d’une « Organisation Mondiale de l’Environnement » encore à naître ? Ou peut-on se contenter de renforcer le cadre fluide qui existe aujourd’hui, et qui permet déjà une harmonisation progressive des politiques par la diffusion des idées et des analyses d’une sphère à l’autre ? Existe-t-il d’autres options ?

Ces questions structurelles en appellent d’autres, plus précises et tout aussi essentielles. Comment assurer une meilleure cohérence stratégique entre les multiples acteurs de la gouvernance globale de la Santé et de l’Environnement ? Comment consolider un intérêt, une mobilisation, qui peuvent seuls permettre la réunion de fonds suffisants en période de crise financière et économique ? Comment prendre en charge des enjeux moins visibles, plus délicats, ou plus ambitieux : lutte contre la pollution des Global Commons – océans, espace-, lutte contre les maladies non transmissibles, réformes structurelles des systèmes de santé… ? Comment appréhender le rôle de la science au service de la décision politique, en tenant compte des incertitudes du savoir ? Comment développer des processus équitables autorisant un meilleur accès aux médicaments, à l’innovation technologique (par exemple les transferts technologiques nécessaires à la lutte contre le changement climatique) ? Quel équilibre établir entre la protection des échanges et de la prospérité économique d’une part, et de l’autre la protection de la Santé et de l’Environnement, notamment eu égard aux leçons de la nouvelle grippe A/H1N1 ? Comment s’assurer du respect des engagements pris par les acteurs clefs de la gouvernance internationale, comment pallier leurs éventuelles défaillances ? Faut-il généraliser les procédures d’évaluation, d’audits ? Adopter une « responsabilité de protéger » environnementale et sanitaire ? Toutes ces questions, pour certaines anciennes et pour d’autres émergentes, doivent être prises en compte pour dessiner l’avenir, et le développement d’un nouveau système – ou du meilleur système possible – de gouvernance internationale pour la Santé et l’Environnement.

VII. L’eau, l’agriculture et l’alimentation

L’eau 
D’un côté, l’eau doit être accessible à tous les hommes. Il y a bien aujourd’hui un « quasi-droit » à l’eau pour tous. De l’autre côté, l’eau, ressource fondamentale et longtemps considérée comme illimitée, devient, du fait de l’explosion et de la diversification des demandes, un bien rare ou marchand, soumis aux lois de l’économie. Il faut 1 000 litres d’eau pour produire un kilo de blé, 15 000 litres pour un kilo de viande.

Les problèmes d’eau sont d’abord régionaux : zones industrielles subissant des pollutions massives ; régions désertiques ou semi-désertiques confrontées à une augmentation brutale des consommations (croissance des populations, agriculture, industrialisation, urbanisation…). De plus, dans de nombreuses parties du monde (en particulier, dans le cas où des fleuves traversent plusieurs États), la question de l’eau ne peut être séparée du défi plus général de l’organisation de la région : quelle paix, quelle sécurité, quels liens entre les protagonistes ? Exemples : aménagement du Danube ; disputes autour du Tigre et de l’Euphrate ; Palestine ; Nil partagé entre dix États ; fleuves du Sinkiang (Irtysh, Ili)….

  • • Quels dispositifs régionaux permettraient de mieux gérer l’eau ?
  • • Des règles ou institutions planétaires sont-elles nécessaires dans ce domaine ?

L’agriculture et l’alimentation 
Tout comme l’accès à l’eau, une nourriture suffisante (quantité) et saine (qualité) pour l’ensemble de la population fait partie des besoins fondamentaux de toute société digne de ce nom. Environ un milliard d’hommes (1 dollar ou moins par jour) restent sous-alimentés. Les couches dites moyennes – 2 à 13 dollars par jour (en 1990, 1,4 milliard de personnes ; en 2006, 2,6) – sont très sensibles aux variations de prix (en 2008, la hausse spectaculaire des prix alimentaires a rappelé à ces catégories la précarité de leur condition).

L’alimentation est perçue comme l’un des domaines majeurs de l’inégalité, le pauvre souffrant à la fois de sous-alimentation et de mal alimentation (diffusion de l’obésité). Plus généralement, un nombre croissant d’hommes, de sociétés, profitent ou veulent profiter d’une alimentation équilibrée (l’évolution de l’alimentation comme voie vers une vie meilleure).
Les marchés agricoles sont-ils des marchés comme les autres, ouverts et pris dans la compétition mondiale ? Ou l’agriculture, assurant la nourriture et donc la survie des populations, doit-elle obéir à une logique de sécurité, légitimant l’intervention du politique (réglementations, subventions, protections…) ?
Les sols, à leur tour, sont attirés dans la foire d’empoigne planétaire. La Chine, la Corée du Sud, les Émirats Arabes Unis, l’Arabie saoudite, le Qatar figurent parmi les premiers acheteurs ou loueurs de terres arables, à grande échelle, dans des pays étrangers.

Idéalement, une bonne gouvernance mondiale dans le domaine de l’agriculture et de l’alimentation devrait se fixer les objectifs suivants :

  • • Garantir qu’aucun homme ne souffre de la faim ou de la sous-alimentation.
  • • Promouvoir une « bonne » alimentation sur toute la planète tenant compte notamment des liens entre alimentation et santé publique.
  • • Veiller à une meilleure exploitation des ressources (sols, animaux…) intégrant la préoccupation du développement durable.
  • • Elaborer un statut pour les terres, tiraillées entre au moins trois forces : demande croissante de sols ; souveraineté des États ; quête par ces États de recettes nouvelles.

Thèmes 2010

Pour sa troisième édition, la World Policy Conference (WPC) se concentrera, dans ses sessions plénières, sur cinq thèmes fondamentaux :

1. Le problème de l’interaction à moyen et long terme entre évolutions démographiques, changement climatique et enjeux de santé publique. Chacun de ces sujets fait indépendamment l’objet de recherches approfondies et certaines institutions internationales spécialisées s’en préoccupent. Mais ces trois sujets forment un tout, rarement traité en tant que tel. L’objet de la session plénière qui lui sera consacrée à Marrakech est de poser correctement le problème et d’identifier les améliorations institutionnelles de nature à renforcer la gouvernance mondiale dans le cadre général de la problématique du développement.

2. La deuxième session plénière sera consacrée à la gouvernance monétaire et financière mondiale. Depuis l’éclatement de la crise financière en 2008, le G20 a été créé et des dispositions ont été prises, d’une part pour éviter une grande dépression et tout au moins limiter les conséquences déflationnistes de la crise, d’autre part pour réduire la probabilité d’un nouveau choc. Ce second aspect est d’autant plus important que les marges de manœuvre des gouvernements comme des banques centrales sont désormais extrêmement réduites. L’objet de cette session est de faire le point des progrès accomplis et d’identifier les lacunes qui demeurent. Une attention particulière pourra être prêtée aux leçons de la crise de l’euro survenue à partir de la Grèce.

3. Nous introduisons cette année le sujet fondamental et encore peu défriché de la gouvernance du numérique ou, selon la terminologie que nous adoptons ici, la gouvernance du cyberespace. Il s’agira dans cette session d’identifier les défis majeurs posés par le monde de l’Internet, tels que la cybercriminalité ou la guerre numérique. Nous tenterons aussi de poser correctement le problème de la gouvernance du Net.

4. L’institutionnalisation en cours du G20 pose un double problème. D’une part, cette nouvelle structure peut paraître trop légère pour ce qu’elle a de lourd, et trop lourde pour ce qu’elle a de léger. Il convient donc de s’interroger sur son avenir du point de vue des critères d’efficacité et de légitimité. D’autre part, l’émergence du G20 oblige à réexaminer l’architecture de la gouvernance mondiale dans son ensemble et notamment à reposer le problème de la réforme du système de l’ONU.

5. La tendance du monde à la multipolarité ne fait que s’accentuer d’année en année. Une session plénière sera donc consacrée à la façon dont des puissances comme la Chine, l’Inde, le Brésil, la Turquie ou l’Afrique du Sud envisagent leurs responsabilités du point de vue de l’articulation entre la gouvernance régionale et la gouvernance mondiale.

6. Une sixième session plénière permettra à d’éminentes personnalités de débattre de l’actualité internationale sous l’angle de l’évolution de la gouvernance mondiale.

Enfin, trois ateliers sont prévus portant chacun sur un aspect fondamental de la gouvernance mondiale :

  • · L’énergie, les matières premières et l’environnement ;
  • · La sécurité alimentaire et la nutrition ;
  • · La gouvernance monétaire et financière mondiale.

Les deux premiers ateliers aborderont des questions littéralement vitales, qui se rattachent à la problématique générale du développement. Le troisième est le prolongement naturel de la deuxième session plénière. Chacune des sessions plénières ainsi que les ateliers seront introduits par des personnalités exerçant de hautes responsabilités ou fortement engagées dans le brain storming international. Les débats interactifs avec les participants seront animés par des journalistes et des commentateurs de notoriété mondiale.

Les travaux de la conférence bénéficieront également d’interventions hors sessions de quelques personnalités de tout premier plan.

Thèmes 2011

La séance d’ouverture de la quatrième édition de la WPC est centrée, après une introduction d’ensemble aux travaux, sur les points de vue, au plus haut niveau, de deux acteurs clefs du monde musulman : la Turquie et le Qatar. Suivront dix sessions plénières et quatre ateliers.

La première session sera organisée autour du nouveau Président de la Banque Centrale Européenne. La BCE, dont les statuts ne laissent qu’une place limitée à l’interprétation, est soumise aux pressions de ceux qui voudraient la voir se substituer au moins partiellement aux obligations des Etats membres de la zone euro. L’Allemagne résiste, tandis que les peuples grondent.

La deuxième session sera consacrée au “printemps arabe“ et à ses suites, du point de vue de la gouvernance mondiale. La parole sera donnée à de hautes personnalités politiques de la région. Les aspects économiques, notamment énergétiques, seront également abordés, ainsi que la comparaison, souvent faite en Europe, avec la chute du mur de Berlin et la fin de l’Union soviétique entre 1989 et 1991.

Un des aspects de l’interdépendance croissante caractéristique de la mondialisation est l’augmentation du risque de catastrophes réellement mondiales. Une dimension souvent citée est la prolifération nucléaire, notamment à propos de la Corée du Nord et de l’Iran. Une autre dimension, moins systématiquement explorée jusqu’ici, est le terrorisme numérique, qui pourrait être le fait d’Etats ou de petites unités non-étatiques. La troisième session traitera de ces deux sujets.

Contrairement à des idées encore répandues, l’Afrique connaît un développement vigoureux et regorge de richesses. Mais, dans l’ensemble, ce continent souffre de mal-gouvernance, ce qui a des lourdes conséquences globales. La quatrième session abordera cette question.

Le G8 et surtout le G20 sont devenus deux piliers de la gouvernance politique et économique mondiale, dont les performances en termes d’efficacité et de légitimité restent cependant controversées. Il est donc naturel que, chaque année, ce sujet soit repris par la WPC, cette année autour des principaux acteurs des présidences coréenne (2010), française (2011) et mexicaine (2012).

L’Union européenne est un véritable laboratoire de gouvernance, à l’échelle d’un continent, mais qui pourrait préfigurer l’évolution de la gouvernance mondiale sur le très long terme. Au-delà de cette crise actuelle, quelles leçons peut-on tirer de son expérience ? Dans la sixième session, la question sera abordée, sous des angles variés, par des acteurs majeurs, intérieurs et extérieurs à l’Union.

La mondialisation profite à toutes les unités actives de la planète, y compris aux terroristes et aux criminels, ce qui ajoute une dimension à la problématique de la gouvernance. Tel sera le sujet de la septième session, à partir de l’expérience indienne et de celle de l’Office des Nations Unies contre la drogue et le crime.

Bien que les Etats demeurent les principaux acteurs du système international, ils ne sont pas les seuls. Les entreprises mondialisées ont des responsabilités, tant au niveau de chacun des pays où elles sont présentes qu’à celui de la gouvernance globale. Ce sujet majeur sera traité dans la huitième session par deux grandes personnalités issues, l’une de la politique, et l’autre de l’entreprise.

Pour des raisons uniques dans l’histoire, Israël joue un rôle spécifique dont l’enjeu dépasse largement le Proche et le Moyen Orient. En conséquence, l’Etat Hébreu est un acteur mondial dont la vision, en termes de gouvernance globale, est rarement discutée. La neuvième session abordera ce sujet autour d’une très haute personnalité du gouvernement israélien.

La dernière session sera consacrée à un débat d’ensemble, avec plusieurs personnalités ayant exercé, dans un passé récent, des responsabilités éminentes. Elles s’efforceront de tirer quelques enseignements de la conférence mais aussi d’ouvrir de nouvelles avenues.

Les quatre ateliers porteront sur des aspects fondamentaux et donc récurrents de la gouvernance mondiale.

WORKSHOPS

Énergie et environnement

Du point de vue de la gouvernance, le lien entre les deux sujets ne cesse de se renforcer, en raison du changement climatique et de l’impact d’événements comme la catastrophe de la centrale de Fukushima. Les travaux de cet atelier seront introduits par les perspectives d’un grand industriel, d’une ONG et d’une agence de notation spécialisée.

Sécurité alimentaire

Le sujet est motivé par la croissance de la population mondiale, le changement et les aléas climatiques, l’évolution des habitudes alimentaires et la volatilité des marchés. Le débat sur le rôle des Etats et des organisations internationales pour la régulation – au sens large – de ces marchés, fait apparaître de fortes oppositions. Il sera introduit ici par d’éminents spécialistes privés et publics.

Santé

Les problèmes de santé publique font désormais partie intégrante de la problématique de la gouvernance mondiale, en raison de l’intensification des mouvements de personnes er des biens. Le sujet sera introduit cette année par deux grands industriels de la pharmacie et par un généraliste des politiques publiques.

Gouvernance mondiale et état des lieux

Il s’agira dans cet atelier d’échanger des vues synthétiques sur la gouvernance, à partir de l’observatoire créé dans ce domaine par le Council on Foreign Relations de New York et de Washington, des travaux sur le sujet d’un éminent intellectuel singapourien, et de deux grands industriels à vocation mondiale.

Agenda 2008

17:00 – 22:00

Inscription et buffet d’accueil

09:30 – 10:15

Séance d’ouverture
Présentation de la World Policy Conference :
Thierry de Montbrial, fondateur et directeur de l’Ifri
François Fillon, Premier Ministre de la République française (discours lu par Thierry de Montbrial)

10:15 – 12:30

Session plénière
Toomas Hendrik Ilves, Président de la République d’Estonie
Raila Amolo Odinga, Premier Ministre de la République du Kenya
Hans Gert Pöttering, Président du Parlement Européen
Jaap de Hoop Scheffer, Secrétaire Général de l’OTAN
SAR Turki Al Faisal, Directeur du Centre Roi Faisal pour la recherche et les études islamiques
Mario Monti, Président de l’Université Bocconi de Milan

Modérateurs : Quentin PeelThe Financial Times
Jim HoaglandThe Washington Post

13:00 – 15:00

Déjeuners-débats parallèles

Déjeuner 1
Leaders mondiaux
Modérateur : Thierry de Montbrial

Déjeuner 2
Kemal Dervis, administrateur du Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD)
Mario Monti, Président de l’Université Bocconi de Milan
Modérateur : Jacques Mistral, directeur des études économiques à l’Ifri

Déjeuner 3
Han Sung-Joo, Président de l’Institut d’études politiques Asan. Ancien Ministre des Affaires étrangères de la République de Corée
Eberhard Sandschneider, directeur de l’Institut de recherche du Conseil des relations internationales allemand (DGAP)
Yukio Satoh, ancien ambassadeur aux Etats-Unis. Chef de l’Institut japonais d’affaires internationales (JIIA)
Yusuf Wanandi, administrateur et Senior Fellow Centre d’études internationales et stratégiques (CSIS) à Jakarta
Modérateur : Dominique Moïsi, conseiller spécial à l’Ifri

15:30 – 17:00

Ateliers parallèles

1. Etats-Unis : qu’attend le monde de l’ « indispensable nation » ?
Han Sung-Joo, Président de l’Institut d’études politiques Asan. Ancien Ministre des Affaires étrangères de la République de Corée
Marshall Goldmann, professeur d’économie russe au Collège Wellesley, ancien directeur associé au Centre de recherche sur la Russie de l’Université d’Harvard
Jim Hoagland, rédacteur associé et correspondant en chef pour l’étranger au Washington Post
Dominique Moïsi et Etienne de Durand (Ifri)
Modérateur : Vincent Jauvert, Le Nouvel Observateur

2. Japon : quelle puissance, quelles stratégies ?
Yukio Satoh, Président de l’Institut japonais d’affaires internationales
Igor Ivanov, ancien ministre russe des Affaires étrangères
Roderick MacFarquhar, professeur à l’Université d’Harvard
Valérie Niquet (Ifri)

3. L’Europe à 27 et plus est-elle viable ?
Arseni Iatseniouk, Président du Parlement urkainien
Kemal Dervis, Administrateur du programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD)
Yusuf Wanandi, Administrateur et Senior Fellow du Centre d’études internationales et stratégiques (CSIS) à Jakarta
Michel Foucher, ancien ambassadeur de France en Lettonie. Ex-Directeur du CAP
Hans Stark et Kerry Longhurst (Ifri)
Modérateur: Quentin Peel, The Financial Times

4. Arc de crise: de l’Irak au Pakistan
Volker Perthes, Directeur de l’Institut allemand des affaires internationales et de sécurité (SWP – Stiftung Wissenschaft und Politik)
Shireen Hunter, professeur invité à l’Université Georgetown, ancienne directrice du programme « Islam », CSIS, Washington
Denis Bauchard et Marc Hecker (Ifri)
Modérateur : Robert Parsons, France 24

5. Quelle gouvernance pour quelle stabilité ?
K. Shankar Bajpai, ancien ambassadeur d’Inde au Pakistan, en Chine et aux Etats-Unis, Président du Delhi Policy Group
Sergueï Karaganov, directeur du Conseil de politique étrangère et de défense. Doyen de l’Ecole d’économie internationale et d’affaires étrangères de l’Université d’Etat de Moscou
Jean-Marie Guéhenno, diplomate français, ex-secrétaire général adjoint au département des opérations de maintien de la paix à l’ONU
Marie-Christine Dupuis-Danon, consultante indépendante. Ex-conseillère anti-blanchissement au sein de l’Office des Nations-Unies contre la drogue et le crime
Philippe Moreau Defarges et Laurence Nardon (Ifri)
Modérateur : Bernard Guetta, France Inter

6. L’économie de la connaissance mérite encore un effort
Bertrand Collomb, Président d’honneur de Lafarge. Président du Conseil d’Administration de l’Ifri
Jean Pisani-Ferry, Directeur du think tank Bruegel
Anatoly Torkunov, recteur de l’Université MGIMO. Docteur ès sciences politiques, membre correspondant de l’Académie des sciences de Russie
Susanne Nies (Ifri)
Modérateur : Natacha Butler, France 24

7. Crise du crédit, crise financière, crise économique : que faire ?
Mario Monti, Président de l’Université Bocconi de Milan
André Lévy-Lang, administrateur des entreprises Dexia, Paris-Orléans et Scor. Professeur associé émérite à l’Université Paris-Dauphine
Gikas A. Hardouvelis, professeur à l’Université du Pirée, conseiller financier de EFG Eurobank
Jacques Mistral, directeur des études économiques à l’Ifri
François Nicolas et Eliane Mossé (Ifri)
Modérateur : John Thornhill, The Financial Times

8. La régulation des migrations, enjeu mondial
Juan Manuel Gomez-Robledo V., représentant du président des Etats-Unis du Mexique
Mohammed Bedjaoui, ancien ministre algérien des Affaires étrangères
Christophe Bertossi (Ifri)
Modérateur : Taoufik Mjaïed, France 24

9. Le Golfe est-il en train de devenir un arc d’espoir ?
SAR Turki Al Faisal, directeur du centre Roi Faisal pour la recherche et les études islamiques
Henry Siegman, directeur du projet Etats-Unis / Moyen-Orient
Bassma Kodmani, directrice de Arab Reform Initiative
Khadija Mohsen Finan (Ifri)
Modérateur : Christophe Boltanski, Le Nouvel Observateur

20:00 – 22:30

Dîner-Débat
Dîner avec Pascal Lamy, Directeur Général de l’OMC
Modérateur : Quentin Peel, The Financial Times

10:00 – 12:30

Session plénière
Abdoulaye Wade, Président de la République du Sénégal
Stepan Mesic, Président de la République de Croatie
Nambaryn Enkhbayar, Président de la République de Mongolie
SaKong Il, représentant personnel du Président de la République de Corée
Juan Manuel Gomez-Robledo V., représentant du président des Etats-Unis du Mexique
Modérateurs : Stéphane Paoli, France Inter ; Ulysse Gosset, France 24

13:00 – 15:00

Déjeuners-débats parallèles

Déjeuner 1
Abdoulaye Wade, Président de la République du Sénégal
Modérateur : Lionel Zinsou, membre du comité exécutif du fonds d’investissement PAI

Déjeuner 2
Nambaryn Enkhbayar, Président de la République de Mongolie
Modérateur : Roderick MacFarquhar, professeur à l’Université d’Harvard

Déjeuner 3
Toomas Hendrik Ilves, Président de la République d’Estonie
Modérateur : Dominique Moïsi, conseiller spécial de l’Ifri

15:30 – 17:00

Ateliers et table ronde non plénière en parallèle

Ateliers

1. Russie : développements internes et politiques extérieures
Marshall Goldman, professeur d’économie au Collège Wellesley. Expert en économie de l’ex-URSS. Ancien directeur associé au Centre de recherche sur la Russie de l’Université d’Harvard
Sergueï Karaganov, directeur du Conseil de politique étrangère et de défense. Doyen de l’Ecole d’économie internationale et d’affaires étrangères de l’Université d’Etat de Moscou
Anatoly Torkunov, recteur de l’Université MGIMO. Docteur ès sciences politiques, membre correspondant de l’Académie des sciences de Russie
Thomas Gomart et Adrian Dellecker (Ifri)
Modérateur : Bernard Guetta, France Inter

2. Chine : développements internes et affirmation de puissance
Yusuf Wanandi, Administrateur et Senior Fellow du Centre d’études internationales et stratégiques (CSIS) à Jakarta
Eberhard Sandschneider, Directeur de l’Institute de recherche du Conseil des relations internationales allemand (DGAP)
Roderick MacFarquhar, professeur à l’Université d’Harvard
Valérie Niquet (Ifri)
Modérateur : Ursula GauthierLe Nouvel Observateur

3. Inde : puissance régionale et/ou acteur mondial ?
Jean-Luc Racine, Directeur de recherche au Centre d’études de l’Inde et de l’Asie du Sud à l’Ecole des hautes études en sciences sociales
Brahma Chellaney, professeur d’études de sécurité, Centre for Policy Research, New Delhi
K. Shankar Bajpai, ancien ambassadeur d’Inde au Pakistan, en Chine et aux Etats-Unis, Président du Delhi Policy Group
Olivier Louis (Ifri)
Modérateur : John ThornhillThe Financial Times

4. L’Afrique sub-saharienne: implosion ou décollage ?
James Orengo, député et ministre des Terres de la République du Kenya
William Zartman, directeur du département Solution des conflits, School of Advanced International Studies (SAIS) à l’Université John Hopkins
Lionel Zinsou, membre du comité exécutif du fonds d’investissement PAI
Robert Glasser, secrétaire général de CARE International
Alain Antil (Ifri)
Modérateur : Robert Parsons, France 24

5. Israël/Palestine, la question internationale la plus urgente : quels engagements des acteurs extérieurs ?
Amine Gemayel, ancien Président de la République du Liban
Henry Siegman, Directeur du projet Etats-Unis / Moyen-Orient
Shlomo Avineri, professeur de sciences politiques à la Faculté hébraïque de Jérusalem
Sari Nusseibeh, professeur palestinien de philosophie. Président de l’Université Al Quds à Jérusalem
Bassma Kodmani, Directrice de Arab Reform Initiative
Dorothée Schmid (Ifri)
Modérateur : Jean-Bernad Cadier, France 24

6. Energie et climat : quels défis diplomatiques ?
Thomas Becker, secrétaire permanent adjoint au ministère du Climat et de l’Energie danois
Bruno Weymuller, directeur stratégique et évaluation des risques de Total
Bruno Lescoeur, directeur adjoint des relations extérieures internationales d’EDF
Jacques Lesourne, ancien directeur-gérant du journal Le Monde. Président de l’association internationale Futuribles
William Ramsay et Maïté Jauréguy-Naudin (Ifri)
Modérateur: Natacha Butler, France 24

7. Crise alimentaire mondiale
Hervé Gaymard, député et Président du Conseil Général de Savoie, ancien ministre (économie et finances, agriculture, santé et sécurité sociales)
François Danel, Directeur Général d’Action contre la faim
Aline Leboeuf (Ifri)
Modérateur : Andrey Zolotov, fondateur et rédacteur en chef de Russia Profile Magazine, RIA Novosti

8. Table ronde non plénière
Mohammed Bedjaoui, ancien ministre algérien des Affaires étrangères
Han Sung-Joo, Président de l’Institute d’études politiques Asan. Ancien ministre des affaires étrangères de la République de Corée
Igor Ivanov, ancien ministre russe des Affaires étrangères
Hubert Védrine, ancien ministre des Affaires étrangères de la République française
Modérateur : Wolfgang Ischinger, diplomate allemand, ancien ambassadeur au Royaume-Uni et aux Etats-Unis

17:15 – 18:45

Session plénière spéciale sur l’économie
Kemal Dervis, Administrateur du Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD)
Jean-Claude Trichet, Président de la Banque centrale européenne
Thierry de Montbrial, fondateur et directeur général de l’Ifri
Modérateur : Jacques Mistral, directeur des études économiques à l’Ifri

20:00 – 23:00

Dîner officiel

09:00 – 12:00

Session plénière
Ouverture de la session : Thierry de Montbrial
Pascal Couchepin, Président de la Confédération suisse
Boris Tadic, Président de la République de Serbie
Christophe de Margerie, Directeur général de la société Total
Modérateurs : Jim Hoagland, The Washington Post ; Stéphane Paoli, France Inter

12:00 – 13:15

Séance de clôture
Dmitri Medvedev, Président de la Fédération de Russie
Nicolas Sarkozy, Président de la République française

13h30 – 15h30

Déjeuners-débats parallèles

Déjeuner 1
Stepan Mesic, Président de la République de Croatie
Modérateur : Michel Foucher, ancien ambassadeur de France en Lettonie, ancien directeur du CAP

Déjeuner 2
Pascal Couchepin, Président de la Confédération suisse
Modérateur : Dominique Moïsi, conseiller spécial à l’Ifri

Déjeuner 3
SAR Turki Al Faisal, directeur du Centre Roi Faisal pour la recherche et les études islamiques
Christophe de Margerie, Directeur général de la société Total
Modérateur : Jim HoaglandThe Washington Post

Agenda 2009

19:30

Cocktail

20:30

Dîner-débat
Nambaryn Enkhbayar, ancien Président de Mongolie

8:30 – 9:30

Ouverture
Lecture du message de Sa Majesté Mohammed VI, roi du Maroc

Allocution d’ouverture par Thierry de Montbrial, Président et fondateur de la WPC

Message de Kofi Annan, septième Secrétaire général des Nations Unies

9:30 – 11:00

Session plénière 1 : « Architecture de la gouvernance politique »
Intervenants : Nambaryn Enkhbayar, ancien Président de Mongolie
Han Seung-Soo, ancien Premier Ministre de la République de Corée
Hubert Védrine, ancien Ministre français des Affaires étrangères Robert Blackwill, chercheur et conseiller du Président, RAND Corporation ; ancien ambassadeur des Etats-Unis en Inde

Modérateur : Steven ErlangerThe New York Times

11:00 – 11:30

Pause-café

11:30 – 12:45

Session plénière 2 : « La gouvernance macro-économique »
Intervenants : Fathallah Oualalou, Président, Commune urbaine de Rabat ; ancien Ministre marocain des Finances
Arkadi Dvorkovitch, sherpa du Président Dmitri Medvedev
Yoichi Otabe, Ministre adjoint des Affaires étrangères ; sherpa du G8, Japon
Wolfgang Munchau, rédacteur en chef du Financial Times, Directeur de Eurointelligence Adviser Limited

Modérateur : Jacques Mistral, directeur des Etudes économiques à l’Ifri

12:45 – 15:00

Déjeuner-débat
Han Seung-Soo, ancien Premier Ministre de la République de Corée

15:00 – 16:15

Session plénière 3 : « L’avenir du capitalisme »
Intervenants : Lionel Zinsou, Président-Directeur Général, PAI Partners
Tommaso Padoa-Schioppa, ancien Ministre italien de l’Economie et des Finances
Jeffry Frieden, professeur au département gouvernemental de l’Université d’Harvard

Modérateur : Jean-Pierre Elkabbach, Président de Lagardère News

16:15 – 16:45

Pause-café

16:45 – 18:15

Session plénière 4 : « Energie et Climat »
Intervenants : Richard Bradley, chef de la division Efficacité énergétique et Environnement de l’AIE
Anil Razdan, ancien Power Secretary, Government of India
Manoelle Lepoutre, Directeur du Développement durable et de l’Environnement, Total
William Ramsay, Directeur du programme Energie à l’Ifri ; ancien Directeur exécutif adjoint à l’AIE

Modérateur : Alexei Pushkov, Directeur de l’Institute of Contemporary International Problems à la Diplomatic Academy à Moscou

18:15 – 18:45

Mini-session 1 : « Migrations »
Intervenant : Pierre Morel, représentant spécial de l’Union Européenne pour l’Asie centrale et la crise en Géorgie

Discutant : Jean Paul Guevara Avila, Directeur Général des Relations Bilatérales, Ministère des Affaires étrangères, Etat plurinational de Bolivie

20:00 – 22:00

Dîner-débat
Jean-David Levitte, conseiller diplomatique et sherpa du Président Nicolas Sarkozy

9:00 – 10:45

Session plénière 5 : « Sécurité »
Intervenants : Meir Sheetrit, membre du Knesset, ancien Ministre de l’Intérieur d’Israël
Yutaka Limura, envoyé spécial du gouvernement du Japon pour le Moyent-Orient et l’Europe
Sergei Karaganov, Président du présidium du Conseil sur la politique étrangère et de défense à Moscou
Dominique Moïsi, conseiller spécial à l’Ifri

Modérateur : Quentin Peel, The Financial Times

10:45 – 11:45

Session plénière 6 : « Réglementations économiques et financières »
Intervenants : Kemal Dervis, vice-président et Directeur du Programme d’économie mondiale et du développement à la Brookings Institution ; ancien Ministre turc des Affaires économiques et du Trésor
Nicolas Véron, chercheur, Bruegel, Bruxelles

Modérateur : Jacques Mistral, Directeur des études économiques à l’Ifri

11:45 – 12:15

Pause-café

12:15 – 13:30

Session plénière 7 : « Droit international »
Intervenants : Celso Lafer, professeur de philosophie du droit à l’Université de São Paulo, ancien Ministre des Affaires étrangères du Brésil
Serge Sur, professeur à l’Université de Paris II – Panthéon-Assas
Assia Bensalah Alaoui, ambassadeur itinérant, Royaume du Maroc

Modérateur : Philippe Moreau Defarges, chercheur et co-directeur de RAMSES à l’Ifri

13:30 – 15:30

Déjeuner-débat
Amr Moussa, Secrétaire général de la Ligue des Etats Arabes

15:30 – 17:00

Session plénière 8 : « Santé et environnement »
Intervenants : José Angel Cordova Villalobos, Ministre de la Santé des Etats du Mexique
Cherif Rahmani, Ministre algérien de l’Aménagement du Territoire, de l’Environnement et du Tourisme
Bruno Lafont, Président de Lafarge
Thomas Wellauer, Head Corporate Affairs et membre exécutif de Novartis

Modérateur : Dominique Moïsi, conseiller spécial à l’Ifri

17:00 – 17:30

Pause-café

17:30 – 18:45

Session plénière 9 : « Eau, agriculture et alimentation »
Intervenants : Michel Camdessus, ancien Directeur Général du FMI ; gouverneur honoraire de la Banque de France
Christian Bréchot, vice-président pour les Affaires médicales et scientifiques de Mérieux Alliance
Louise Fresco, professeur à l’Université d’Amsterdam

Modérateur : Philippe Moreau Defarges, chercheur et co-directeur de RAMSES à l’Ifri

18:45 – 19:15

Mini-session II : « Le rôle des régions dans la mondialisation »
Intervenant : Jordi Puyol, ancien Président du Generalitat de Catalunya

Discutant : Moulay Driss Mdaghri, Président, Association marocaine d’intelligence économique, AMIE

19:15 – 19:45

Clôture
Thierry de Montbrial, Président et fondateur de la WPC

21:00

Dîner de gala
Premier discours
Taïeb Fassi Fihri, Ministre des Affaires étrangères et de la Coopération, Royaume du Maroc

Deuxième discours
Michael Posner, secrétaire d’État adjoint à la Démocratie, aux Droits de l’Homme et au Travail, Etats-Unis, fondateur et Président de Human Rights First

Troisième discours
Samuel Kaplan, ambassadeur des Etats-Unis au Maroc

Agenda 2010

Télécharger l’agenda 2010

19:00

Cocktail d’accueil

20:30

Dîner-débat
Christophe de Margerie, PDG, Total

8:30 – 10:00

Ouverture
Lecture du message royal

Discours d’ouverture par Thierry de Montbrial, Président and fondateur de la WPC

Discours de Ban Ki-Moon, Secrétaire général des Nations Unies

11:00 – 11:30

Session plénière 1 : « Population, climat, santé : quelle gouvernance mondiale ? »
Intervenants : William Reilly, président de la Fondation Climate Works, président émérite du WWF, ancien administrateur de l’Agence fédérale de protection de l’environnement
Chris Viehbacher, PDG, Sanofi-Aventis
Fernando Alvarez del Rio, Chef de l’unité d’analyse économique, Mexique
Jean de Kervasdoué, professeur, CNAM

Modérateurs : Jean-Pierre Elkabbach, Président, Lagardère News
Narendra Taneja, Energy CEO and Convener, World Oil & Gas Assembly

11:30 – 12:00

Pause-café

12:00 – 13:30

Session plénière 2 : « Gouvernance monétaire et financière mondiale »
Intervenants : Jean-Claude Trichet, Président, Banque centrale européenne
Haruhiko Kuroda, président de la Banque asiatique du développement, ancien conseiller spécial du Premier ministre japonais Junichiro Koizumi
Kemal Dervis, vice-président, économie globale et développement, Brookings Institution

Modérateurs : Xavier Vidal-Folch, directeur adjoint, El País, président du World Editors Forum
Jacques Mistral, directeur des Etudes économiques à l’Ifri

13:30 – 15:30

Ateliers en parallèle
1. Énergie et environnement 
Anil Razdan, président, ancien ministre de l’Énergie, Inde, expert en énergie et négociateur international
Bruno Lafont, PDG, Lafarge
William Ramsay, directeur du programme Énergie, Ifri
Qu Xing, président, Institut chinois d’études internationales
Mohammed Tawfik Mouline, directeur général de l’Institut royal d’études stratégiques

2. Défi alimentaire 
Philippe Chalmin, président, professeur, Université Paris-Dauphine, fondateur du Cercle Cyclope
Kairat Umarov, vice-ministre des Affaires étrangères de la République du Kazakhstan
Yashwant Thorat, ancien président de la Banque nationale pour l’agriculture et le développement rural, directeur exécutif de la Banque de réserve d’Inde

3. Gouvernance monétaire et financière mondiale
Jacques Mistral, directeur des études économiques, Ifri
Lionel Zinsou, PDG, PAI Partners
Pier Carlo Padoan, secrétaire général adjoint de l’OCDE et chef économiste
Gordon Smith, membre éminent du Centre pour l’innovation dans la gouvernance internationale, Canada

17:30 – 18:00

Pause-café

18:00 – 19:30

Session plénière 3 : « Débat sur la gouvernance dans le cadre de l’actualité »
Intervenants : Joaquín Alumnia, vice-président et commissaire chargé de la concurrence, commission Barroso II
Nambaryn Enkhbayar, ancien président de Mongolie
Miguel Angel Moratinos, ministre des Affaires étrangères et de la Coopération du Royaume d’Espagne
Hubert Védrine, ancien ministre des Affaires étrangères français
Amir Peretz, député, État d’Israël
Konstantin Kosachev, Chairman of the Russian Duma Foreign Affairs Committee
Manuel Hassassian, ambassadeur de Palestine à Londres
Modérateurs : Dominique Moïsi, conseiller de l’Ifri
Jim Hoagland, rédacteur en chef adjoint et éditorialiste au Washington Post

20:30 – 22:30

Dîner de gala
Amina Benkhadra, ministre de l’Énergie, des Mines, de l’Eau et de l’Environnement, Maroc
Fu Ying, vice-ministre des Affaires étrangères, vice-ministre des Affaires étrangères de la République populaire de Chine

09:15 – 09:25

Introduction de la journée
Thierry de Montbrial

09:25 – 09:30

Message de Henry Kissinger

09:30 – 10:00

Compte-rendu des ateliers parallèles
1. Énergie and environnement 
Bruno Lafont, PDG, Lafarge

2. Défi alimentaire
Philippe Chalmin, Professeur, Université Paris-Dauphine, fondateur du Cercle Cyclope

3. Gouvernance monétaire et financière mondiale
Lionel Zinsou, PDG, PAI Partners

10:00 – 11:15

Session plénière 4 : « Gouvernance du cyberspace »
Intervenants : Nathalie Kosciusko-Morizet, secrétaire d’État chargée de la prospective et du développement de l’économie numérique, France
Craig Mundie, directeur de la recherche et de la stratégie chez Microsoft, membre du President’s Council of Advisers on Science and Technology
François Barrault, président et fondateur de FDB Partners SPRL, ancien PDG de British Telecom Global Services, ancien président de Lucent EMEA

Modérateurs : Ulysse Gosset, journaliste, France Télévision
Steven Erlanger, chef de bureau de Paris, New York Times

11:15 – 12:45

Session plénière 5 : « Regards croisés franco-coréens sur le G20 »
Intervenants : Jean-David Levitte, conseiller diplomatique et sherpa du président Nicolas Sarkozy
Ahn- Ho-Young, ambassadeur itinérant pour le G20, ministre adjoint au Commerce, ministères des Affaires étrangères et du Commerce
Samir Aita, rédacteur en chef du Monde diplomatique éditions arabes et président du Cercle des économistes arabes

12:45 – 15:30

Déjeuner-débat : « Gouvernance mondiale et affaires »
Avec Mo Ibrahim, fondateur et président de la Fondation Mo Ibrahim, fondateur et ancien président de Celtel International

15:30 – 18:00

Après-midi libre

18:00 – 19:30

Session plénière 6 : « Puissances émergentes et gouvernance mondiale »
Intervenants : Fu Ying, vice-ministre des Affaires étrangères de la République populaire de Chine
Kanwal Sibal, ancien ministre des Affaires étrangères d’Inde
Kemal Dervis, vice-président, économie mondiale et développement, Brookings Institution
Stuart Eizenstat, associé, cabinet d’avocats Convington & Burling LLP

Modérateurs : Mehmet Ali Birand, journaliste et écrivain, CNN Türk
Fyodor Lukyanov, rédacteur en chef du journal Russia in Global Affairs

19:30 – 19:45

Conclusions

20:30

Dîner de clôture