Les Émirats méfiants des nouveaux dirigeants syriens

17.12.2024

Les Émirats méfiants des nouveaux dirigeants syriens

Fidèles à leur politique de tolérance zéro envers l’islam politique, les autorités des Emirats arabes unis regardent avec méfiance les nouveaux dirigeants qui se sont installés au pouvoir à Damas et redoutent une influence excessive de la Turquie, leur principal allié, estiment des analystes.
Au terme d’une offensive fulgurante qui lui a permis de s’emparer d’une grande partie du pays, une coalition de rebelles emmenée par le groupe islamiste radical Hayat Tahrir al-Sham (HTS) a renversé le pouvoir de Bachar al-Assad le 8 décembre.
Les nouveaux dirigeants ont multiplié les promesses en faveur de la protection des minorités dans ce pays multiconfessionnel et multiethnique, sans convaincre totalement, selon des experts, les autorités des Emirats.
Pour Kristin Diwan, de l’Institut des Etats arabes du Golfe à Washington, Abou Dhabi « considèrent les groupes islamistes comme des concurrents qui (…) menacent leurs ambitions en tant que centre commercial multiculturel ouvert ».
Ils sont « mécontents de voir renaître des forces populaires sunnites qui rappellent les soulèvements arabes » et le partenariat du HTS avec le Qatar et la Turquie « ne fait que renforcer cette appréhension », ajoute-elle.
Selon Andreas Krieg, du King’s College de Londres, l’offensive rebelle lancée fin novembre a modifié la dynamique régionale, faisant perdre aux Emirats leur statut d' »interlocuteur central sur les questions syriennes ». Il souligne la crainte d’Abou Dhabi de voir son « rôle clé » décliner dans le pays au profit de Doha et d’Ankara.
Les Emirats avaient favorisé le retour en 2023 du régime de Bachar al-Assad dans le giron arabe d’où il avait été écarté pendant les années de guerre, déclenchée en 2011 par la répression brutale de manifestations prodémocratie.
– « Dangereux » –
Comme ses voisins du Golfe, les Emirats ont d’abord mis en garde contre le risque d’un « chaos » en Syrie pour exprimer leur inquiétude à l’égard des nouveaux dirigeants syriens.
« Nous entendons des messages raisonnables sur la volonté de ne pas imposer de système aux Syriens, mais d’un autre côté la nature des nouvelles forces (au pouvoir, NDLR), leur affiliation aux Frères musulmans et à Al-Qaïda, sont des indicateurs assez inquiétants », a déclaré samedi Anwar Gargash, conseiller diplomatique du président des Emirats arabes unis.
M. Gargash s’exprimait devant la World Policy Conference organisée par l’Institut français des relations internationales (IFRI) à Abou Dhabi.
« Nous devons être optimistes d’une part et aider les Syriens (…) mais en même temps, nous ne pouvons ignorer que la région a déjà connu des épisodes comme celui-ci, nous devons donc être vigilants », a-t-il dit en rappelant notamment les « aventures brutales du groupe Etat islamique » en Irak et en Syrie au cours de la décennie précédente.
HTS, ex-branche syrienne d’Al-Qaïda, affirme avoir rompu avec le jihadisme mais reste classé « terroriste » par plusieurs capitales occidentales.
« Les déclarations de M. Gargash reflètent le scepticisme des dirigeants émiratis à l’égard des groupes islamistes en général », souligne à l’AFP Sanam Vakil, directrice Moyen-Orient et Afrique du Nord du groupe de réflexion britannique Chatham House.
« Ces dirigeants considèrent que tous les groupes politiques affiliés à l’islam, qu’il s’agisse des Frères musulmans ou de HTS, sont dangereux pour leur modèle de gouvernance », ajoute-t-elle.
– « Salafisme et jihadisme » –
En 2014, les Emirats ont dressé leur propre liste « groupes terroristes » qui comprenaient 83 entités, dont la confrérie des Frères musulmans.
La justice du pays a condamné auparavant des dizaines d’Emiratis et d’Egyptiens, accusés d’avoir formé des cellules clandestines, dont des membres de l’association Al-Islah, groupe lié aux Frères musulmans.
En juillet 2024, 43 personnes ont été condamnées à la prison à vie, après avoir été accusées de former un groupe lié aux Frères musulmans qui avait l’intention de commettre des attentats dans le pays.
D’après Andreas Krieg, les Emirats ont actualisé à plusieurs reprises leur liste mais le HTS n’y figure pas, contrairement au Front Al-Nosra, dont il émane.
« L’hypothèse est que le HTS soit considéré comme une organisation issue du Front Al-Nosra et qu’il est donc inscrit sur la liste », a-t-il déclaré à l’AFP.
Selon lui, les Emirats présentent donc le groupe comme un mouvement menant au « salafisme et au jihadisme et à une forme de salafisme et de jihadisme semblable à celle d’Al-Qaïda ou de l’Etat islamique ».
Mais cela ne les empêche pas d’avoir des relations avec les talibans en Afghanistan sans doute dictées, selon les spécialistes, par des intérêts commerciaux.

Retrouvez l’article sur Quid.

Les Occidentaux reprennent langue en Syrie par crainte du chaos

16.12.2024

Les Occidentaux reprennent langue en Syrie par crainte du chaos

Les Européens envoient lundi leur émissaire à Damas, les Etats-Unis ont déjà établi un contact avec les nouveaux maîtres de la Syrie: les Occidentaux reprennent langue avec le nouveau pouvoir syrien, bien décidés à éviter le chaos dans un pays longtemps aux mains de la Russie et de l’Iran.
Au moment où la situation régionale reste inflammable, les pays occidentaux restent méfiants vis-à-vis du groupe islamiste syrien HTS à la tête d’une rébellion qui a renversé le président Bachar al-Assad.
Mais aucun ne veut passer à côté de l’opportunité de retisser les liens avec la Syrie, conscients du risque de fragmentation et de résurgence du groupe jihadiste Etat islamique qui n’a jamais été totalement éradiqué du pays.
« La première réaction côté occidental a sans doute été de se dire qu’on ne rencontre pas des terroristes », souligne auprès de l’AFP l’ex- ambassadeur Denis Bauchard, de l’Institut français des relations internationales (IFRI), alors que HTS, ex-branche syrienne d’Al-Qaïda, qui affirme avoir rompu avec le jihadisme, reste classé « terroriste » par plusieurs capitales occidentales, dont Washington.
« Mais il y a une réalité politique (…) et manifestement une course à celui qui établira le contact le plus vite », note-t-il, avec un « objectif essentiel: que la Syrie, centre de gravité du Moyen-Orient, ne sombre pas dans un chaos total ».
Outre Bruxelles et Washington, la France a prévu l’envoi d’une mission diplomatique à Damas à compter de mardi non seulement pour « reprendre possession » des emprises françaises sur place — l’ambassade est fermée depuis 2012 — mais encore pour « établir de premiers contacts » avec les nouvelles autorités et « mesurer les besoins urgents de la population » au plan humanitaire.
De son côté, l’Espagne va nommer un envoyé spécial tandis que Londres a fait savoir que des contacts diplomatiques avaient été établis avec HTS.
– Respectabilité –
« Les Européens ont attendu la réaction américaine qui les a encouragés à franchir le pas », estime Hasni Abidi, directeur du Centre d’études sur le monde arabe et méditerranéen, ajoutant qu’ils font aussi preuve de pragmatisme alors que le peuple syrien « a acclamé » les rebelles.
« Il fallait être parmi les premiers pour montrer la disponibilité des Européens pour aider le peuple syrien » et avoir « une position de choix en offrant non pas une légitimité mais une certaine respectabilité au HTS qui a un statut d’autorité de fait », poursuit-il.
Les diplomates ne cachent pas les difficultés, avec un risque de fragmentation de la Syrie qui s’ajoute à la menace islamiste, comme l’a souligné lundi à Bruxelles le ministre français des Affaires étrangères démissionnaire Jean-Noël Barrot.
Dans sa première déclaration depuis sa fuite de Damas, le président syrien renversé, Bachar al-Assad, a affirmé lundi que la Syrie était désormais « aux mains des terroristes ».
Il a également assuré ne pas avoir fui de manière préméditée Damas, le jour de la prise de la capitale par les rebelles, affirmant que Moscou avait demandé son évacuation.
Les Européens disposent de leviers tels que l’aide financière à la reconstruction et la levée éventuelle des sanctions pour pousser les nouveaux hommes forts syriens vers une transition politique répondant aux exigences occidentales.
« Nous avons des contacts diplomatiques » afin d’assurer notamment la mise en place d’un « gouvernement représentatif » et la sécurisation des stocks d’armes chimiques en Syrie, avait justifié dimanche le chef de la diplomatie britannique David Lammy.
« Outre le fait d’apprendre à connaître ces gens, il faut que nous (Européens), que les pays arabes et tous ceux qui veulent aider, poussent un processus politique soutenu par l’ONU mais pris en charge par les Syriens pour obtenir une solution globale, un cadre politique inclusif », jugeait dimanche Volker Perthes, expert à l’Institut allemand des affaires internationales et de sécurité (SWP), lors de la World Policy Conference 2024 à Abou Dhabi.
– Limiter l’influence turque –
La Syrie ne devra pas répéter les « scénarios terrifiants » de l’Irak, de la Libye et de l’Afghanistan, avait prévenu quelques jours plus tôt la cheffe de la diplomatie européenne, Kaja Kallas, en référence aux virages extrémistes.
Les dirigeants occidentaux ont tous à l’esprit que les talibans d’Afghanistan avaient présenté un visage plus modéré jusqu’à leur prise de pouvoir à Kaboul en août 2021.
Pour autant, « chaque État a son agenda, ses prérogatives, et ses préoccupations », poursuit Hasni Abidi.
Les quatre diplomates français attendus à Damas mardi s’efforceront de « sonder les nouveaux dirigeants » sur la potentielle menace jihadiste pour la sécurité nationale française, dit-il.
Une centaine de Français figurent parmi les groupes islamistes radicaux qui ont renversé Bachar al-Assad en Syrie et vivent dans la poche d’Idleb depuis des années.
« Du côté des États-Unis, on se préoccupe surtout de savoir quelle sera la relation avec Israël », ajoute Denis Bauchard.
Autre enjeu majeur pour les Occidentaux: éviter que la Turquie de Recep Tayyip Erdogan, qui voit une possibilité d’éloigner les Kurdes à sa frontière avec l’appui de factions syriennes, ne soit le seul interlocuteur de Damas.

Retrouvez l’article sur L’Orient le jour.

Les Émirats « inquiets » des affiliations islamistes des nouveaux dirigeants syriens

14.12.2024

Les Émirats « inquiets » des affiliations islamistes des nouveaux dirigeants syriens

Un haut responsable des Emirats arabes unis s’est dit « inquiet » samedi des affiliations islamistes des groupes rebelles ayant fait chuter le président Bachar al-Assad et qui détiennent désormais le pouvoir en Syrie.
« Nous entendons des messages raisonnables sur la volonté de ne pas imposer de système aux Syriens, mais d’un autre côté la nature des nouvelles forces (au pouvoir, ndlr), leur affiliation aux Frères musulmans et à Al-Qaïda, sont des indicateurs assez inquiétants », a déclaré Anwar Gargash, conseiller diplomatique du président des Emirats arabes unis, lors d’un discours à la World Policy Conference organisée par l’Institut français des relations internationales (IFRI) à Abou Dhabi.
« Nous devons être optimistes d’une part et aider les Syriens (…) mais en même temps nous ne pouvons ignorer que la région a déjà connu des épisodes comme celui-ci, nous devons donc être vigilants », a-t-il ajouté en rappelant notamment les « aventures brutales du groupe Etat islamique » en Irak et en Syrie au cours de la décennie précédente.
A l’issue d’une offensive de 11 jours, une coalition de factions rebelles emmenées par le groupe islamiste radical Hayat Tahrir al-Sham (HTS) a pris aux forces gouvernementales la majeure partie du pays, mettant fin à un demi-siècle de pouvoir de la famille Assad.
HTS, dirigé par Abou Mohammad al-Jolani, affirme avoir rompu avec le jihadisme mais reste classé « terroriste » par plusieurs capitales occidentales, dont Washington.
Le nouveau Premier ministre chargé de la transition jusqu’au 1er mars, Mohammad al-Bachir, a promis un Etat de droit et de « garantir les droits de tous », face aux inquiétudes de la communauté internationale.
En Jordanie, ministres et responsables américains, européens, arabes et turcs tiennent samedi une réunion à Aqaba sur la mer Rouge, pour discuter du dossier syrien.
« Nous avons la responsabilité de travailler pour ne pas répéter les erreurs du passé », a conclu le conseiller diplomatique du président émirati Mohamed ben Zayed Al-Nahyane.
M. Gargash a par ailleurs déploré samedi les frappes menées par Israël en Syrie voisine depuis la chute de Bachar al-Assad, visant à détruire l’arsenal militaire jusqu’alors détenu par le pouvoir.
« Profiter de la crise en Syrie pour dégrader structurellement les capacités syriennes peut sembler être la bonne chose à faire d’un point de vue israélien mais je pense que c’est une politique stupide », a-t-il commenté.
« C’est une nouvelle Syrie qui se crée, ils auraient dû envoyer un message différent, je ne dis pas un message de paix car nous n’y sommes pas encore, mais un message différent », a-t-il dit à l’attention d’Israël, avec qui les Emirats ont signé un traité de paix en 2020.
Israël a mené samedi de nouvelles frappes sur des « sites militaires de l’ancien régime » à Damas et sa banlieue, selon l’Observatoire syrien des droits de l’homme (OSDH).

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L’Amérique de Trump

Dans une semaine, le président élu, ou plus exactement réélu après quatre années de mandat Biden, prendra ses fonctions.
Le système constitutionnel américain octroie un délai de plus de deux mois pour une transition ordonnée entre deux administrations.
Le paradoxe cette année est une de facto quasi prise de pouvoir immédiate de la nouvelle équipe pressentie et annoncée bien que non confirmée, du fait du contrôle républicain sur le Congrès, et notamment le Sénat investi d’un “rôle d’avis et de consentement” pour les postes les plus importants soit environ 1400.
De fait instruit par son expérience de 2016, Trump a annoncé à marche forcée nombre de pressentis tant au cabinet, que dans des structures autonomes (Environmental Protection Agency, Securities and Exchange Commission, etc.).
Certaines nominations ont été vivement critiquées, notamment pour des raisons éthiques (par exemple le ministre de la Justice, ou Attorney General, rapidement retiré).
D’autres rencontrent des réserves, tels le secrétaire à la défense, celui à la santé, ou le directeur de la coordination des services de renseignement.
Au delà des situations particulières, qu’ont tous ces pressentis en commun ? Tout d’abord un lien de fidélité, de loyauté avec le Président élu, souvent du fait d’une relation ancienne, personnelle ou d’affaires.
Peu ou pas de membres de la famille proche, si ce n’est par alliance (l’ambassadeur nommé pour la France et Monaco et le responsable des affaires du Moyen Orient). Beaucoup de New Yorkais, ou Floridiens, souvent les mêmes, tels le nouvel AG, le directeur de l’EPA, mon ancien Congressman NYS 1, Suffolk County, Lee Zeldin, l’ambassadrice aux Nations Unies, le secrétaire au trésor. Des milliardaires, à commencer par les co-titulaires du nouveau département dit DOGE, Department of Government Efficiency, Elon Musk et Vivek Ramaswamy. Et bon nombre d’autres personnalités.
Peu de républicains historiques, trop indépendants , à noter l’absence de Mike Pompeo et de Nikki Haley, pour lesquels Trump a pris la plume pour les remercier de leurs bons et loyaux services, mais aussi préciser que leur absence n’était pas un simple oubli.
En revanche, un certain nombre de ralliés démocrates dont quelques-uns très récemment, Robert F. Kennedy Jr, Tulsi Gabbard qui soutenait Bernie Sanders en 2016 contre Hillary Clinton, Musk, etc.
Ce qui les différencie également est le fait que sur les thèmes essentiels de la campagne, il y a des vues diamétralement opposées, et ces oppositions se sont déjà exprimées, en particulier sur un sujet aussi controversé que l’immigration.
Schématiquement, les pressentis venant de la Tech, Musk, Ramaswamy, préconisent l’octroi de visas H1B à des non-nationaux alors que le Deputy Chief of Staff , Stephen Miller, est en faveur d’une réduction des flux migratoires, y compris légaux.
The Economist de cette semaine fait sa première page sur “Donald the Deporter”, pour conclure que Trump, s’il le souhaite, a les cartes en main, pour obtenir et délivrer un projet bipartisan de régularisation des clandestins – 11 à 15 millions – qu’aucun des 5 derniers présidents n’a réalisé. A rappeler qu’Obama, pendant ses 8 années, déportait plus que Trump sur une base annelle, qui pendant la dernière campagne a promis d’octroyer des résidences permanentes – cartes vertes – aux diplômés étrangers des grandes universités américaines.
Marco Rubio, sénateur de Floride, et prochain Secrétaire d’État, fut en 2016 l’un des membres d’une commission bicamérale et bipartisane – dite gang of 8 – qui avait élaboré un tel projet de régularisation des illégaux.
Sur une autre sujet médiatisé, les droits de douane, là aussi pas de consensus, si tous les pressentis annoncés se sont exprimés en leur faveur, certains les conçoivent comme une tactique de négociation bilatérale – Trump ne comprend pas et hait le multiralisme – avec des pays tels le Canada, le Mexique et l’Union européenne – et d’autres comme un dispositif punitif à taux différenciés, ainsi que comme une source de revenus additionnels, pour les adversaires tels la Chine.
Pourtant Trump, décideur ultime, est parfaitement capable de tenter un grand “deal” avec cette dernière, affaiblie sur le plan économique et diplomatique, par son alliance avec l’axe du mal (Russie, Iran, Corée du Nord).
Sur les sujets géostratégiques et de politique étrangère, certains commentateurs avisés s’inquiètent de la supposée intention du couple infernal Musk-Trump de faire basculer l’Europe dans le camp des populismes d’extrême droite. Le Président Macron se préoccupe de la naissance d’une internationale réactionnaire. De fait, la politique étrangère sera gérée au quotidien par Rubio et Waltz, dont le sortant NSA – conseiller de Biden, Jack Sullivan -, soulignait Fareed Zakharia sur CNN la continuité sur le thème essentiel de la relation avec la Chine.

Quant à l’Ukraine, le règlement du conflit prendra plus de 24h sans aucun doute.
Et l’Iran, considérablement affaibli par les échecs successifs dans ses “proxies”, pourrait envisager un nouvel accord se substituant au JCPOA dont Trump était sorti en 2017.
Nous pourrions aborder d’autres thèmes, cette administration a une fenêtre de 2 années pour tenter de régler des dossiers chauds et potentiellement dangereux, y compris sur le plan intérieur, avec un parti démocrate affaibli et sans leadership incontesté.
En novembre 2026, Trump pourrait perdre le contrôle des deux chambres du Congrès, les sièges républicains en contestation étant le double de ceux à renouveler pour les démocrates. Ensuite il sera un “lame duck” non rééligible.
Aura-t-il la discipline et le management d’équipes requis pour son succès partiel sur quelques thèmes majeurs? Sa personnalité permet d’en douter, mais je reste dubitatif. Sa première décision, la nomination de son directeur de cabinet, une femme qui a joué un rôle essentiel dans sa campagne victorieuse , et de plus une Floridienne, est un indice important. Quant à sa relation avec l’Europe, ses menaces sur l’OTAN n’ont toujours pas conduit à une remise en cause effective de cette alliance, mais le nombre de pays consacrant 2 % du PNB à leur défense est passé de 3 à 20, et 3 % est en passe de devenir la nouvelle norme.

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Salem bin Khalid Al Qassimi

Ministre de la Culture des Émirats arabes unis. A ce poste, Son Excellence Sheikh Salem bin Khalid Al Qassimi est en charge de la direction stratégique et politique des Émirats arabes unis dans le domaine culturel. Il dirige les initiatives ministérielles visant à établir un écosystème culturel et créatif solide dans le pays et à garantir sa durabilité et sa contribution active à l’économie locale. Chaperonnant les engagements multilatéraux avec les partenaires régionaux et internationaux des Émirats sur les centres internationaux, Son Excellence représente le pays lors des forums mondiaux sur la culture, la créativité et la préservation du patrimoine. Son Excellence a été le Délégué permanent des EAU pour l’UNESCO où il a contribué à mettre en valeur les efforts et les réussites du pays, à renforcer les relations avec les autres délégués permanents ainsi qu’à diriger la mise en place de plusieurs projets communs visant à souligner la coopération humaine et culturelle. Auparavant, il était assistant sous-secrétaire pour les arts et le patrimoine au sein du ministère de la Culture, où il a dirigé la mise en place de projets de haut niveau sur l’identité nationale, la langue arabe, les arts islamiques, le théâtre, la littérature, l’archéologie, le cinéma ou encore l’architecture. Son Excellence détient un Bachelor of Science en Design Management de l’American University of Sharjah ainsi qu’un Master of Public Administration en sciences et politiques environnements de l’Université Columbia et un master de planification urbaine et régionale de l’Université Paris Sorbonne, Abou Dabi/Paris.

Nawal Al-Hosany

Représentante permanente des Émirats arabes unis auprès de l’Agence internationale pour les énergies renouvelables (IRENA). Dr. Nawal Al-Hosany occupe également le poste de Directrice générale adjointe de l’Académie diplomatique des Émirats (EDA) depuis octobre 2017, où elle participe à la réalisation des objectifs de l’Académie : équipe les actuels et futurs diplomates émiratis des connaissances et des compétences multidisciplinaires adéquates pour servir efficacement leur pays. Auparavant, elle était directrice en charge de la durabilité chez Masdar, entreprise d’énergies renouvelables basée à Abou Dabi, et directrice de Zayed Future Energy Prize, récompenses annuelles pour les énergies renouvelables et la durabilité des Émirats arabes unis. Convaincue que les femmes peuvent jouer un rôle moteur face aux défis que posent la durabilité mondiale et le changement climatique, elle est directrice de programme de l’initiative menée par les Émirats arabes unis pour les femmes dans les secteurs de la durabilité, de l’environnement et des énergies renouvelables (WiSER) depuis sa création en 2015. Avant d’assumer les fonctions actuelles, Dr. Al-Hosany a occupé plusieurs postes à responsabilité au sein des quartiers généraux de la police d’Abou Dabi, notamment celui de Cheffe de conception et d’études dans le département d’ingénierie. En 2007, elle est devenue la première femme à occuper le poste de directrice adjointe de la police d’Abou Dabi.

Adil Alzarooni

PDG d’Al Zarooni Emirates Investments et d’Al Bidayer Holding. Dr. Adil Alzarooni est un leader émirati d’équipes entrepreneuriales et un éducateur, engagé dans l’apprentissage tout au long de la vie. Avec plus de deux décennies d’expérience en gestion exécutive, investissements, ventes, logistique, sécurité informatique et développement de zones économiques, il a occupé divers postes de direction au sein d’entités gouvernementales des Émirats arabes unis ainsi que d’entreprises familiales. Il a enrichi son parcours avec des fonctions de direction dans des secteurs variés, notamment la santé, l’éducation, les services financiers, la logistique, les médias, la technologie, l’alimentation et les boissons, les biens de grande consommation (FMCG) et l’immobilier. Actuellement, il gère deux bureaux de gestion de patrimoine et un studio de création d’entreprises. Dr. Adil est titulaire d’un diplôme en ingénierie de l’Etisalat College of Engineering, d’un master en administration des affaires de l’American University of Sharjah, et d’un doctorat en entreprises familiales et systèmes d’entreprise de la British University à Dubaï. Il est un éducateur passionné et un conférencier inspirant dans les domaines du développement des zones économiques et de la durabilité des entreprises familiales. Il est le coauteur de Economic Zones: The Essentials et l’auteur de Sustaining Family Businesses: The Essentials et The Red Island: The Gatekeeper.

Felix Naser

COO de Liquid.AI. Felix Naser est un dirigeant avec une grande expérience dans le secteur de la technologie et des logiciels automobiles. Il a dirigé des équipes internationales dans des académies, des startups et des entreprises afin de co-créer des logiciels intelligents et des solutions de déplacement. Felix est le co-fondateur de Venti Technologies, une startup de véhicules autonomes. Il a également travaillé en tant que Chef de projet logiciels international au sein de BMW Group. En plus de son poste chez Liquid AI, Felix est Angel Investor pour Games of Tomorrow GmbH, membre  de l’équipe Product & Leadership de Pallon et fondateur et directeur général de SEN GmbH. Nommé dans la liste Forbes 30 Under 30, il détient un diplôme de master en ingénierie électrique et informatique du MIT.

George Janjgava

Ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire de Géorgie auprès de la République de Turquie, avec accréditation auprès de la république d’Albanie, de la Bosnie-Herzégovine, de la République Algérienne Démocratique et Populaire, de la république islamique de Mauritanie et de la république du Soudan. Ancien ambassadeur auprès du royaume d’Arabie Saoudite, du royaume de Bahreïn, du sultanat d’Oman, de la république du Yémen, de la république islamique d’Iran et de la république arabe d’Égypte. Il a également été accrédité auprès de la république islamique du Pakistan et de la République arabe syrienne, ainsi que représentant de la Géorgie auprès de l’Organisation de la Coopération Islamique (OCI) à Riyad, en Arabie Saoudite. Avant cela, il a été chef du protocole de l’État auprès du Président de Géorgie et conseiller d’État pour les relations étrangères auprès du Conseil d’État de Géorgie. Membre de l’International Oriental Numismatic Society (ONS) et de la British Society for Middle Eastern Studies. Il parle couramment anglais, russe, turc et persan. Il est l’auteur de deux livres et de plus de 30 publications. Il est diplômé en géographie économique et sociale de l’Université d’État de Tbilissi et a également étudié à l’Université du Caire.

Marwan Al Balushi

Ministre plénipotentiaire chef du centre média et communication du ministère des Affaires étrangères d’Oman. Auparavant, M. Al Balushi a occupé différents postes au sein du Ministère de l’Information, le dernier étant attaché de presse à l’Ambassade du Sultanat d’Oman au États-Unis d’Amérique. Titulaire d’un master en Communications internationales (gestion politique et de crise) obtenu au Royaume-Uni, M. Al Balushi est spécialisé dans la gestion de crise et d’urgence et la gestion de réputation. Il a également travaillé à l’Autorité publique pour l’eau et l’électricité et au sein du ministère du Logement. 

Ali Saihood

Directeur des opérations et vice-président exécutif de Raban Al-Safina (RAS). M. Saihood a joué un rôle déterminant dans l’accroissement du groupe en un conglomérat de 28 entreprises recouvrant divers secteurs, tels que le pétrole et le gaz, la production d’électricité, l’éducation, les services bancaires et financiers, la construction et les solutions clé en main, les cabinets de conseil, les systèmes IT et les solutions d’intelligence artificielle, le développement de l’immobilier et les installations industrielles. Guidé par une profonde compréhension des priorités de l’Irak sur les questions de développement, M. Saihood a orienté les opérations de RAS Group vers le renforcement de secteurs essentiels comme le sont l’énergie, les infrastructures et la technologie. Sous son mandat, RAS Group s’est imposé comme un levier du développement industriel de l’Irak, alignant ses efforts avec la vision nationale pour la croissance et la prospérité économique. A son poste actuel, il dirige les opérations de plusieurs installations industrielles du groupe, notamment une usine de fabrication de sous-stations de distribution d’électricité et de composants sous licence Siemens Energy, un atelier de fabrication d’ingénierie lourde de dernier cri et un atelier de réparation de pièces d’équipement de turbines à gaz en partenariat avec EthosEnergy.

Hussein Saihood

Vice-président de Raban Al-Safina (Group), société privée innovante encourageant la transition énergétique en Irak. A ce poste, M. Saihood joue un rôle central dans la supervision de projets stratégiques qui non seulement soutiennent l’économie irakienne mais contribuent également au développement du pays. Il a propulsé le groupe au devant la révolution énergétique irakienne en réalisant des investissements colossaux et en offrant aux clients des propositions à valeur ajoutée. Dans le domaine de la production d’énergie, M. Saihood a dirigé deux projets d’infrastructure parmi les plus importants du pays, la construction des centrales électriques à cycle combiné de Maysan et d’Amara. Dans le secteur du pétrole et du gaz, il a notamment lancé des initiatives novatrices telles que deux complexes projets gaziers : le gazoduc de Buzurgan et le développement du gisement de gaz de Bin Umar. Ces deux réalisations stratégiques permettent de réduire la dépendance de l’Irak sur les pays voisins pour son approvisionnement en gas tout en générant des bénéfices environnements positifs et durables. 

Ambre Eyoum

Conseillère diplomatique auprès de l’Envoyé spécial du Président pour l’IMEC. Diplomate ayant débuté sa carrière dans le secteur privé dans l’industrie de l’énergie, Ambre Eyoum a travaillé 10 ans pour le groupe TotalEnergies au sein de directions d’Etat-major en lien avec les Affaires publiques internationales, la stratégie et le développement durable. Après sa sortie de l’ENA en 2023 (promotion Guillaume Apollinaire), elle intègre la Taskforce G7-G20 et sommets internationaux du ministère de l’Europe et des Affaires étrangères à Paris, où elle est en charge du suivi de la diplomatie climatique, énergétique et économique. À partir de 2024, elle coordonne en plus le lancement de l’équipe-projet du corridor IMEC (India–Middle East–Europe Economic Corridor) en appui à l’Envoyé spécial du Président, M. Gérard Mestrallet, avant de devenir sa conseillère spéciale et diplomatique. Elle est diplômée de Sciences Po Bordeaux (2011), titulaire d’un Master en Géoéconomie. Elle a été Young leader du World Petroleum council et du programme de prospective « Global Governance Futures 2030 » du think tank allemand GPPi.

Sultana Alfiya Askar Abulkhair

Fondatrice et présidente de BATT Invest. Sultana Alfiya ASKAR ABULKHAIR est l’une des femmes d’affaires les plus importantes du Kazakhstan et a commencé ses activités il y a plus de 30 ans. Son titre de sultana lui a été restauré en 2021 et a été reconnu au Royaume-Uni où la sultana Askar Abulkhair vit depuis plus de 20 ans. Elle est titulaire d’un diplôme d’économie de l’Université d’économie kazakh d’Almaty. Aux côtés de son mari, Timur Kuanyshev, elle a créé le conglomérat BATT Corporation, une société d’investissement couvrant différents secteurs, tels que les ressources naturelles, la construction et l’immobilier, les services bancaires et financiers et l’industrie agro-alimentaire. En quelques années, son entreprise est devenue la société agricole privée la plus importante du Kazakhstan. En août 2021, BATT Corporation a évolué pour devenir BATT Invest, société mère qui supervise ses filiales nationales et à l’étranger. En tant que fondatrice et présidente de BATT Invest, la sultana Askar Abulkhair joue un rôle actif et décisif dans les activités opérationnelles et d’investissement de l’entreprise. De 2014 à 2018, elle était la conseillère du Premier ministre du Kazakhstan au sein de la présidence du Conseil de la Banque eurasiatique de développement (notamment pour six États-membres : l’Arménie, la Biélorussie, le Kazakhstan, le Kirghizistan, la Russie et le Tadjikistan). Par ailleurs, la sultana Askar Abulkhair est devenue Patron de la British Academy of Film and Television Arts (BAFTA) en 2019 et a également été invitée à rejoindre la British-Kazakh Society pour encourager le développement de la collaboration bilatérale entre le Kazakhstan et le Royaume-Uni dans les domaines des affaires, de la culture et de l’éducation. Depuis automne 2022, elle siège au Conseil de la fondation Louis Dreyfus.

Natalia Al Mansour

Ambassadrice de la République de Slovénie auprès des Émirats arabes unis, du Bahreïn, du Koweït et du Qatar depuis août 2022. Mme l’ambassadrice Al Mansour a débuté sa carrière au sein du ministère des Affaires étrangères slovène en 2004. Auparavant, elle a occupé différents postes au sein des Ambassades de la République de Slovénie à Téhéran, à Prague et au Caire, ainsi qu’au sein de la représentation permanente de la République de Slovénie auprès de l’Union européenne à Bruxelles. Entre 2019 et 2022, elle dirigeait le département pour l’Afrique et le Moyen Orient du ministère des Affaires étrangères slovène et exerçait également en tant que coordinatrice (honoraire) chargée de l’égalité des chances au ministère.

Benjamin Augé

Chercheur associé à l’Ifri depuis juin 2010. Docteur en géographie de l’Institut Français de géopolitique (Université Paris 8), il est par ailleurs chef d’enquête à Africa Intelligence. Il enseigne la géopolitique du pétrole et du gaz en Afrique, les politiques africaines comparées des membres du P5 ainsi que les relations entre l’Afrique et le Golfe au sein des Executive Master d’HEC et de Sciences Po Paris. Il est également intervenant à l’Académie diplomatique des Pays-Bas (Clingendael).

Jamil Hallak

Directeur des investissements au sein du Family Office AlOthaim. Jamil Hallak est un leader distingué des marchés de capitaux mondiaux, avec plus de 20 ans d’expérience dans la promotion de l’innovation financière et des stratégies au sein des institutions les plus prestigieuses à Paris et à Londres. Sa carrière a débuté dans le trading et la gestion de portefeuille en Taux et Crédit Globaux, où il s’est rapidement fait connaître pour son expertise en obligations à haut rendement et sur les marchés émergents. La capacité de Jamil à concevoir des solutions de financement pendant des crises financières majeures a renforcé sa réputation dans le secteur. En 2009, Jamil a dirigé les activités de trading pour le Moyen-Orient et l’Afrique, contribuant aux premières étapes de la croissance des marchés de capitaux d’endettement dans la région MENA. Son leadership a joué un rôle crucial dans la gestion de défis tels que le Printemps arabe, la crise financière de Dubaï et plusieurs restructurations de grande envergure. Tout au long de sa carrière, Jamil a occupé des postes de direction au sein d’institutions financières prestigieuses, notamment Société Générale, BNP Paribas, Standard Chartered, Deutsche Bank et Credit Suisse. Ses analyses stratégiques et son leadership ont considérablement influencé le paysage financier de ces organisations. En 2017, Jamil a assumé le rôle de responsable des investissements à Riyad Bank lors de sa phase de transformation, en phase avec les ambitions du gouvernement. Il a joué un rôle clé dans le recrutement de talents, la gestion des risques, le développement de nouvelles expertises et la collaboration sur des initiatives stratégiques, ce qui lui a valu une réputation de premier plan au sein du Royaume. Depuis 2020, Jamil occupe le poste de directeur des investissements au sein du Family Office AlOthaim, où il continue de mettre à profit son expertise approfondie des marchés de capitaux pour stimuler le succès financier et l’innovation. Sa carrière reflète une combinaison de leadership, de perspicacité financière et d’un engagement à naviguer dans des environnements de marché complexes.

Tiémoko Meyliet Koné

Vice-Président de la République de Côte d’Ivoire. Ancien gouverneur de la Banque Centrale des États de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO), il a été nommé à ce poste par les chefs d’État de l’Union Économique et Monétaire Ouest Africaine (UEMOA). Durant son mandat, il a présidé plusieurs organes importants de l’UMOA, tels que le Comité de Politique Monétaire et le Comité de Stabilité Financière. Il a également été président du Conseil d’Administration de la BCEAO, ainsi que membre du Conseil d’Administration de l’Alliance pour l’Inclusion Financière (AFI). Avant de rejoindre la BCEAO, il a occupé diverses fonctions dans l’administration publique ivoirienne, notamment comme Directeur de Cabinet du Premier Ministre et ministre de la Construction, de l’Urbanisme et de l’Habitat. Il a également été conseiller spécial du Président de la République de Côte d’Ivoire pour les affaires économiques et monétaires. Il a reçu plusieurs distinctions honorifiques, telles que le Grand Officier de l’Ordre National de la République de Côte d’Ivoire, ainsi que des décorations internationales, dont la Légion d’Honneur française et l’Ordre National du Mérite de la République de Guinée-Bissau.

Kevin McCarthy

55e président de la Chambre des représentants des États-Unis. Kevin McCarthy est souvent décrit comme un homme doté du « véritable caractère américain ». Avant son élection au Congrès, il a été le chef de l’opposition à l’ascension la plus fulgurante au sein de l’assemblée législative de l’État de la Californie. Au Congrès, il a occupé presque tous les postes de direction élus au sein de la conférence républicaine de la Chambre des représentants et a exercé sous quatre présidents, au cours de deux crises économiques et à travers de constants bouleversements politiques tout en conservant sa conception guerrière et positive de la gouvernance. Après son élection à la présidence de la Chambre des représentants, McCarthy a obtenu une réduction du déficit de 2 milliards de dollars. Au cours des dix ans et demi passés à la tête du gouvernement américain, McCarthy a acquis une connaissance approfondie de la politique, du leadership et des valeurs. Tout au long de sa carrière, il a défendu un gouvernement fédéral plus efficace et responsable. Sa précieuse perspective en tant qu’habitué de Washington, ainsi que sa perspicacité et ses analyses précises, font de lui la voix idéale du futur des États-Unis.

Yun Jongkoo

PDG de LIG System Co., Ltd., entreprise sud-coréenne spécialisée dans les solutions de défense et d’informatique. Auparavant, M. Yun a exercé en tant que directeur financier chez Huseo Inc. et chez LG Electronics Australia Inc. Au sein de LG Electronics Inc., il a occupé des postes à responsabilité, tels que celui de directeur de la défense commerciale et de l’antidumping et celui de chef d’équipe pour la gestion des filiales à l’étranger. Mr. Yun dispose d’une grande expérience en planification stratégique et en restructuration qu’il a acquise chez Zenith Electronics. Il est titulaire d’un MBA de la Michigan State University et d’une licence en administration des affaires de l’Université Yonsei.

Choi Yongjoon

PDG de LIG Corp., grand groupe sud-coréen. Il a occupé plusieurs postes de direction au sein de LIG Nex1, spécialisé dans la production aérospatiale et dans l’armement, notamment celui de directeur de la planification stratégique et de directeur des divisions réseau. Avant de rejoindre LIG Group, il a travaillé dans le conseil en gestion. Il est titulaire d’une maîtrise en administration des affaires de l’Université nationale de Séoul.

Nialé Kaba

Ministre de l’Économie, du Plan et du Développement de Côte d’Ivoire. Elle est une économiste de premier classe et la première femme à occuper le poste de ministre de l’Économie et des Finances du pays. Elle a joué un rôle crucial dans la définition des politiques économiques de la Côte d’Ivoire, menant d’importantes réformes qui ont permis de stimuler la croissance économique à 9% par an pendant son mandat en tant que ministre de l’Économie et des Finances (2012-2016). Sous sa direction, la Côte d’Ivoire a réussi sa notation financière par des agences renommées telles que Moody’s et Fitch, et a procédé aux premières mobilisations de ressources sur les marchés financiers internationaux. Elle est Ministre du Plan et du Développement depuis 2016, supervisant les Plans Nationaux de Développement (PND) et les efforts de coopération internationale. Elle a présidé le Conseil des Gouverneurs du Groupe de la Banque Africaine de Développement (BAD) de 2019 à 2020, contribuant à l’augmentation historique de son capital. Elle a représenté la Côte d’Ivoire au niveau mondial, participant aux discussions sur les Objectifs de Développement Durable de l’ONU et supervisant le Recensement de la Population de 2021. Elle est membre du Directoire du Rassemblement des Houphouëtistes pour la Démocratie et la Paix (RHDP) et Députée de Bouna depuis mars 2021. Titulaire d’une maîtrise en Sciences Économiques obtenue à l’Université d’Abidjan-Cocody, elle a décroché le diplôme d’Ingénieur Statisticien Économiste de l’École Nationale de la Statistique et de l’Administration Économique (ENSAE) de Paris, le Diplôme d’Études Approfondies (DEA) en Économie Internationale et Économie du Développement à l’Université Paris Panthéon-Sorbonne, et un diplôme en Gestion de la Politique Économique de l’Institut du Fonds Monétaire International (FMI).

Ramūnas Davidonis

Ambassadeur de la République de Lituanie auprès des Émirats arabes unis. M. Ramūnas Davidonis est diplomate de carrière. Il représente également la République de Lituanie en tant qu’ambassadeur auprès du Koweït, du Bahreïn, de l’Irak, et est ambassadeur désigné auprès du Royaume d’Arabie saoudite. Avant d’assumer ses fonctions actuelles, il était ambassadeur adjoint à l’Ambassade de Lituanie au Royaume-Uni de 2021 à 2022, et directeur adjointe pour le département Amérique latine, Afrique, Asie et Océanie du ministère des Affaires étrangères lituanien de 2019 à 2021. Diplômé du département de philologie de l’université de Vilnius et titulaire d’un M.A. en études européennes et en relations internationales de l’Université d’Europe centrale (Prague/Budapest), il a débuté sa carrière au ministère des Affaires étrangères en 1991.

Ramu Ramaswamy

Associé au sein du groupe Sovereign Advisory de Dentons, à Paris. Spécialisé dans l’accompagnement des gouvernements et d’entités assimilées dans les secteurs du développement et du financement de projets liés aux ressources et à l’énergie, il intervient également dans le cadre de missions de conseil en matière de gouvernance, de gestion des risques et de conformité. Spécialiste du droit des infrastructures non contentieuses, il a passé la majeure partie de sa carrière à conseiller le développement de projets énergétiques (notamment le pétrole et le gaz) et d’infrastructures à grande échelle dans le monde entier (notamment en Amérique du Sud, en Europe, en Afrique, au Moyen-Orient et en Inde). Son expertise, aussi bien en tant qu’avocat interne qu’en tant qu’avocat privé, découle de nombreuses années de rédaction et de négociation de projets et d’accords commerciaux associés, ce qui fait de lui l’un des avocats commerciaux internationaux les plus recherchés dans ses domaines d’expertise. Il travaille actuellement principalement en Afrique et en Amérique du Sud. L’expérience diversifiée de Ramu lui confère des compétences uniques et une capacité à identifier rapidement les besoins de ses clients pour mener à bien les projets dans un contexte commercial.

Noura Al Kaabi

Ministre d’État du ministère des Affaires étrangères des Émirats arabes unies. Auparavant, son Excellence Noura bint Mohammed Al Kaabi a exercé en tant que ministre de la Culture et de la Jeunesse, ministre d’État du Conseil national fédéral des affaires et présidente de l’université Zayed où elle a instauré le College of Interdisciplinary Studies pour préparer les étudiants à des carrières dynamiques et orientées vers l’avenir. Partenaire des institutions culturelles et créatives des Émirats arabes unis, Son Excellence a encouragé des initiatives telles que le National Creative Relief Program et la National Strategy for Cultural and Creative Industries, ce qui a permis de conforter la place du secteur dans la croissance économique du pays. Sur la scène internationale, elle était la tête de liste de la candidature réussie des Émirats pour rejoindre le Conseil exécutif de l’UNESCO et a supervisé les efforts pour restaurer le patrimoine de Mossoul grâce à l’initiative « Revive the Spirit of Mosul », démontrant ainsi l’engagement des Émirats en faveur la préservation culturelle et d’une collaboration mondiale. Son Excellence occupe des postes de direction clé, notamment ceux de secrétaire générale du Board of Trustees de la Kalimat Foundation et membre du conseil d’Alef Education. Elle a également présidé twofour54, Abu Dhabi Media, et la Commission nationale des Émirats arabes unis pour l’Éducation, la Culture et la Science. Elle a reçu des prix prestigieux, tels que la Légion d’honneur française et la médaille Gwanghwa de Corée du Sud, pour ses contributions en faveur d’un engagement diplomatique et culturel mondial.

Anatol Vangheli

Ambassadeur de la République de Moldavie aux Émirats arabes unis. S.E. Anatol Vangheli a mené une brillante carrière diplomatique, au service de la République de Moldavie à différents postes pendant près de trente ans, occupant le rang diplomatique d’ambassadeur. Au ministère des Affaires étrangères, il a travaillé comme secrétaire général, ambassadeur auprès de l’État d’Israël, auprès de la République hellénique et à Chypre, directeur de la Division d’analyse politique, du suivi et de l’évaluation et de la Division Asie, Afrique, Moyen-Orient et Pacifique. L’expertise de Monsieur l’ambassadeur Vangheli englobe la sécurité internationale, la diplomatie économique et les missions humanitaires. Ses fonctions précédentes comprenaient notamment des missions de l’Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE) en Géorgie et au Kosovo en tant que porte-parole, conseiller pour les réfugiés et observateur. Il est titulaire d’une maîtrise en cultures et économies d’Europe centrale et orientale et a étudié le droit, les sciences politiques et la philologie étrangère dans les universités de Moldavie et à l’Institut d’études politiques de Grenoble, France.

Gidon Bromberg

Co-fondateur et co-directeur d’EcoPeace Middle East, organisation régionale unique œuvrant pour la paix environnementale. Créée en 1994, elle a été couronnée du prix Nobel de la Paix en 2024. Gidon en est le co-directeur depuis trente ans. Avocat de profession, Gidon est un ancien élève de l’Université Monash d’Australie et du Washington College of Law de l’American University et a suivi le programme World Fellows de l’Université de Yale. Il est engagé dans le domaine de la paix environnementale depuis plus de trente ans et a beaucoup écrit sur la corrélation entre les problèmes liés à l’eau et la paix au Moyen Orient. Il s’est exprimé sur ces sujets devant le Conseil de sécurité de l’ONU, le Sommet pour le climat des Nations unies, le Congrès américain, le Parlement européen, ainsi qu’à l’occasion de forums locaux et internationaux. Gidon est par ailleurs membre du jury du prestigieux Prix Goldman pour l’environnement.

Eiso Kant

CTO et co-fondateur de poolside AI. Eiso est un ingénieur qui fonde de jeunes entreprises dans le domaine de l’intelligence artificielle et des outils pour les développeurs depuis plus de dix ans. Avant la fondation de poolside, Eiso était fondateur et PDF d’Athenian, une plateforme d’ingénierie basée sur les données. Auparavant, il avait fondé source{d}, la première entreprise au monde dédiée à l’utilisation de l’IA dans le codage et les logiciels, où il avait expérimenté des problèmes similaires à ceux qu’il rencontre avec poolside. De cette expérience ont germé les premières décisions de poolside en matière de recherche technique et appliquée. En tant que PDG de trois entreprises, Eiso a levé des fonds d’investisseurs américains et européens majeurs, dont nombre d’entre eux l’ont suivi au fur et à mesure de la création des entreprises. Eiso siège actuellement au Conseil d’administration d’un prestataire privé de cloud GPU.

Philippe Etienne

Ambassadeur de France depuis juin 2019. Professeur en affaires publiques et internationales à l’université de Columbia. Il a également rejoint la chaire de « pratique géopolitique » au sein du programme d’études démocratiques de l’École normale supérieure (ENS-PSL). De 2019 à 2023, Philippe Étienne a occupé le poste d’ambassadeur de France aux États-Unis, marquant ainsi une étape importante de sa carrière diplomatique. En mai 2017, il a rejoint la présidence de la République en tant que conseiller diplomatique du président Emmanuel Macron, devenant également sherpa G7 et G20. Il a occupé plusieurs postes lors de sa carrière diplomatique, notamment, ambassadeur de France en Allemagne et en Roumanie, ambassadeur et représentant permanent de la France auprès de l’Union européenne, directeur général de la coopération internationale et du développement au ministère des Affaires étrangères. Depuis juillet 2023, il assure la préfiguration du GIP Mission Libération, tout en accompagnant des acteurs économiques dans leurs activités internationales. En 2023, il a été promu au grade de Commandeur de la Légion d’honneur.

Anurag Varma

Vice-président et directeur des affaires publiques et du développement d’Adani North America, l’un des plus importants conglomérats indiens en infrastructure et logistiques. À ce poste, Anurag Varma modèle les partenariats et les stratégies de croissance de l’entreprise en Amérique du Nord. Depuis plus de 25 ans, il est un maillon essentiel au cœur d’initiatives majeures des secteurs privé et public entre l’Inde, les États-Unis et, de plus en plus, le Canada. Avant de rejoindre Adani Group, Anurag était vice-président et directeur du gouvernement mondial et des affaires publiques chez Infosys, leader mondial dans la prestation de services en informatique. Au sein de cette entreprise, il a supervisé des stratégies complexes de politiques publiques à travers des marchés majeurs, tels que les États-Unis, le Canada et l’Europe mais aussi l’Australie et l’Inde. Anurag a également occupé des postes de conseil haut placés dans les prestigieux cabinets d’avocats Patton Boggs et Akin Gump, où il a représenté des institutions internationales, notamment le gouvernement indien, des entreprises indiennes et d’importantes associations de commerce indo-américaines devant le Congrès et le gouvernement américains. Anurag a joué un rôle central afin de conseiller les multinationales à appréhender le paysage complexe de l’entrée sur le marché indien, tout en favorisant les relations commerciales entre les États-Unis et l’Inde. Aujourd’hui installé à Washington D.C., Anurag détient un Bachelor of Commerce (B.Comm) de l’University of Alberta (Canada), un Juris Doctor en droit de l’Université de Denver et un master en droit du Georgetown University Law Center.