« Rétablir la confiance » entre les Emirats et l’Iran « prendra une éternité » (haut responsable émirati)

24.04.2026

« Rétablir la confiance » entre les Emirats arabes unis et l’Iran prendra « une éternité », après les attaques menées par Téhéran sur le pays depuis le début de la guerre avec les Etats-Unis et Israël, a déclaré vendredi le conseiller du président émirati, Anwar Gargash.

« Rétablir la confiance est illusoire (…). On ne peut pas être attaqué avec 2.800 missiles et drones et ensuite parler de confiance. Cela prendra une éternité », a affirmé l’influent conseiller diplomatique lors d’un intervention en visioconférence à la World Policy Conference organisée par l’Institut français des relations internationales (IFRI) à Chantilly, près de Paris.

Après le début de la guerre au Moyen-Orient, le 28 février, marqué par une série de frappes américaines et israéliennes contre l’Iran, Téhéran a riposté contre les alliés des États-Unis dans la région qui accueillent des bases américaines. Les Emirats ont été les plus touchés.

« Il est désormais évident pour la région, les Émirats arabes unis et d’autres pays, que l’Iran sera perçu comme une menace stratégique majeure » à l’avenir, a-t-il ajouté, estimant que les attaques sur les pays du Golfe étaient « délibérément planifiée par l’Iran, non seulement pour aggraver la crise, mais aussi pour témoigner du peu d’importance qu’il accorde aux relations irano-arabes ».

Selon Anwar Gargash, environ 90% des attaques iraniennes contre les Emirats visaient « essentiellement des civils, des infrastructures civiles, des infrastructures énergétiques », contrairement à « la propagande iranienne » qui dit avoir ciblé des installations militaires notamment américaines.

Evoquant le cessez-le-feu en vigueur entre Washington et Téhéran alors que les négociations pour mettre fin à la guerre sont au point mort, il a estimé que le « risque à court terme » est que le pouvoir iranien interprète la situation actuelle, « c’est-à-dire le maintien du régime en

place et le blocus du détroit d’Ormuz », comme une « victoire ».

« Ce calcul peut durer des semaines, mais pas indéfiniment (…). Je parie donc sur une reprise des négociations », a ajouté M. Gargash, assurant que l’Iran se trouve actuellement dans une « impasse », avec un pouvoir « très désuni et désorganisé » après des semaines de frappes américano-israéliennes.

A long terme, cette guerre « renforcera la présence américaine dans la région, au lieu de la réduire », a-t-il estimé, contredisant certaines analyses estimant que la présence de bases américaines aurait joué en défaveur des pays du Golfe.

« Il ne s’agit pas seulement de bases. Il s’agit aussi d’équipements, d’alliances, d’une approche politique et diplomatique », a assuré le conseiller diplomatique.

Pour lui, un nombre croissant de responsables de la région « ne percevront plus Israël comme une menace » même s’ils « resteront toujours attachés à la cause palestinienne ».

« En réalité, je pense que beaucoup d’entre eux ouvriront des canaux politiques et s’intéresseront peut-être de plus en plus aux équipements de défense israéliens », a-t-il dit.

« Trump donne des arguments à toutes les puissances qui auraient des velléités impériales »

23.04.2026

« Trump donne des arguments à toutes les puissances qui auraient des velléités impériales »

Malmenée par son allié transatlantique, l’Europe fait face à des questions difficiles sur son organisation et sa défense. Thierry de Montbrial, fondateur de la World Policy Conference qui se tient ce week-end à Chantilly et dont « Les Echos » sont partenaires, explique le glissement du multilatéralisme vers un club de puissances dominantes obligeant l’Europe à se repenser.

Dans un monde où le multilatéralisme s’efface au profit de blocs dominants, Thierry de Montbrial plaide pour une Europe plus unie et proactive, capable de garantir sa sécurité et de peser face aux grandes puissances, tout en respectant les identités nationales.

A l’approche de la 17e édition, ce week-end à Chantilly, de la World Policy Conference, qu’il a fondée, le président exécutif de l’Institut français des relations internationales nous éclaire sur les grands enjeux de la gouvernance mondiale.

A la façon dont l’administration Trump traite l’Europe, au-delà des aspects sécuritaires et économiques, s’ajoute une couche d’agression politique et morale puisqu’il veut choisir nos dirigeants. Comment répondre ?

Il y a deux aspects qu’il faut distinguer dans la politique étrangère de Trump. Le fait que l’Alliance atlantique n’ait plus la même signification qu’à l’époque de la guerre froide est, pour moi, une évidence. La Russie n’est pas l’URSS. Trump accentue brutalement une tendance.

Le deuxième aspect est le style. Parler sans retenue est un syndrome de toute-puissance, quand on se permet de dire n’importe quoi, d’insulter tout le monde et de s’ingérer dans les affaires intérieures des autres. Pareille attitude est contagieuse et donc dangereuse, et je crains qu’on ait du mal à revenir complètement en arrière.

Il y a plus que des mots puisqu’il y a eu une opération militaire au Venezuela, une guerre en Iran. Cela aussi a des conséquences ?

En se comportant systématiquement de la sorte, Trump donne des arguments à toutes les puissances dans ce monde qui auraient des velléités impériales. Notons que la Chine répond pour l’instant, en tout cas sur le plan diplomatique, avec beaucoup de prudence.

Mais les comportements que vous venez de décrire favorisent la tendance au morcellement du monde en blocs, ou tout au moins en zones d’influence, chacune dominée par une puissance ayant une inclination à l’hégémonisme. Cela soulève la question d’un glissement du multilatéralisme vers un club de puissances dominantes.

« Le droit international n’a jamais été violé d’une manière aussi systématique et avec autant d’arrogance. »

Justement, dans ce contexte, quel avenir pour le multilatéralisme ?

Le multilatéralisme est une forme d’organisation qui repose sur le droit international, mais le droit international n’a jamais été violé d’une manière aussi systématique et avec autant d’arrogance. Cela conduit à des questions redoutables. Comment l’ONU s’adaptera-t-elle, et pour arriver à quoi ? Un nouveau multilatéralisme, à l’instar de « concerts des puissances » d’autrefois, peut-il émerger ?

Une nouvelle vague de la course aux armements est en route. Les remises en cause territoriales, pas seulement sur Taïwan, se banalisent. La violence s’intensifie dans les relations interétatiques. Toutefois la disparition de l’ONU me paraît très peu vraisemblable car sa prolongation, même sous une forme beaucoup moins ambitieuse qu’en 1945, demeure dans l’intérêt de tous les Etats.

Trump menace constamment de sortir de l’Otan…

L’Otan a survécu jusqu’ici parce qu’elle est, certes, une organisation militaire, mais surtout politique. Historiquement, la Communauté européenne, devenue l’Union européenne, lui est indissolublement liée. Pour les Américains, les institutions euro-atlantiques forment un tout dont ils sont les leaders. C’est ainsi qu’ils voyaient les choses depuis les années 1950, et ce n’était pas faux.

« La vraie question est de savoir si l’Union européenne, faute d’une unité suffisante, ne se morcellerait pas en cas d’effacement ou de disparition de l’Otan. »

Aujourd’hui, le théâtre européen est devenu secondaire à leurs yeux. La vraie question est de savoir si l’Union européenne, faute d’une unité suffisante, ne se morcellerait pas en cas d’effacement ou de disparition de l’Otan.

Les responsables politiques européens évoquent pourtant un pilier européen de l’Otan ?

On en parlait déjà en ces termes à l’époque de Kennedy. Mais le pilier européen n’a jamais dépassé le stade des bonnes intentions. Comme pour les rapports Draghi et Letta d’il y a deux ans sur l’économie européenne. L’objectif d’une défense européenne pose des problèmes fondamentaux, par exemple sur le plan industriel.

La question de l’avion de combat du futur montre que les velléités stratégiques et les intérêts industriels s’accordent difficilement. L’Allemagne se voit manifestement comme la puissance industrielle dominante dans le réarmement. La Pologne, qui, elle aussi, a un sens très aigu de ses intérêts, est en train de constituer une armée qui sera peut-être l’une des plus importantes en Europe. Ce sont là, d’abord, des démarches nationales.

Au-delà de l’aspect industriel, il y a une réflexion sur la défense européenne à l’heure où les Etats-Unis ne semblent plus être un partenaire fiable ?

Qu’entend-on par défense de l’Europe ? C’est une question embarrassante, mais qu’on doit se poser. Cela a-t-il un sens de raisonner aujourd’hui comme si l’Union européenne était un tout, équivalant à une vraie nation ? C’est l’interrogation fondamentale.

Ou bien la réponse est vraiment oui et, à ce moment-là, cela veut dire que le destin des Espagnols, des Italiens et des Français se joue effectivement dans les pays baltes. Ou alors, il faut avoir la lucidité de raisonner explicitement en termes de construction d’une alliance classique mais forte entre pays européens qui, chacun, ont leurs propres intérêts nationaux. Le risque américain oblige à mettre les points sur les i.

Est-ce que l’alliance de puissances moyennes apporte un élément de réponse, en s’organisant pour donner des garanties de sécurité à l’Ukraine ou protéger le trafic maritime dans le détroit d’Ormuz ?

Cela peut être le cas, éventuellement en coopération avec certains pays à l’extérieur de l’Europe. Dans le cas du détroit d’Ormuz, la France est une puissance navale qui pourrait contribuer à des garanties de sécurité le moment venu. D’ailleurs, la participation à des coalitions de volontaires peut être un élément de réponse à la question du « burden sharing » [«partage du fardeau », NDLR] avec les Etats-Unis.

Plutôt que de payer un protecteur, on peut prendre en charge certains aspects d’une défense commune. Mais encore faut-il reposer sur une économie forte. Une France qui continuerait de ne pas prendre à bras-le-corps ses problèmes économiques et sociaux fondamentaux finirait par devenir incapable de contribuer à une quelconque alliance.

Quel est votre pronostic pour la guerre en Ukraine ?

Elle semble s’enliser et pourrait même durer des années. Les Russes se sont mis dans une posture de long terme et les Ukrainiens résistent d’une manière impressionnante. Il finira par leur manquer des combattants, d’abord en Ukraine. Trump se désintéresse actuellement de la question.

Notons aussi que, aujourd’hui, les guerres ne se déclarent plus et ne se concluent plus par des traités. Peut-être y aura-t-il un cessez-le-feu, comme entre les deux Corées, depuis l’armistice du 27 juillet 1953.

La nation ukrainienne s’est forgée ou ressourcée avec cette guerre et disposera probablement de frontières, mais pas celles de 1991. Cette Ukraine sera partie prenante de l’organisation future de la sécurité européenne. L’Union européenne vers laquelle on tend sera délimitée par la Biélorussie, la Russie et la Turquie.

Comment voyez-vous évoluer cette organisation européenne ?

J’ai la conviction que l’Union européenne, vouée à être encore très élargie, devra, pour survivre, être réformée en profondeur. Au stade où nous en sommes, politiquement, nous devrons aller jusqu’au bout de l’idée de l’élargissement, et donc intégrer l’Ukraine et les Balkans.

« Le modèle européen s’éloigne d’une fédération. Je verrais plutôt une confédération. »

On ne peut tergiverser indéfiniment. L’UE a progressivement changé de nature avec les élargissements successifs vers l’est. Cela nous obligera à reconnaître explicitement que le modèle européen s’éloigne d’une fédération. Je verrais plutôt une confédération.

Que serait cette confédération selon vous ?

Je conçois le concept de confédération comme une association d’Etats avec des coopérations notamment économiques et sécuritaires fortes, mais qui ne remettent pas en question les identités nationales. La confédération ainsi entendue implique la notion d’alliance. Il faut redonner aux Etats des marges de liberté pour que chacun se trouve à l’aise avec ses aspirations nationales tout en voulant construire une vraie alliance avec ses partenaires. Une alliance qui engage davantage que le simple article 42.7 du traité de Lisbonne portant sur l’assistance mutuelle entre les Etats.

Je verrais assez bien une alliance repensée à l’image de l’Otan. On pourrait l’appeler, par exemple, « l’organisation du traité de l’alliance européenne ». Outre la défense, on pourrait renforcer la cohérence en matière de coopération industrielle, d’armement, etc. Une telle alliance ne serait d’ailleurs pas incompatible avec des coalitions de volontaires incluant des éléments extérieurs.

On pourrait aussi donner davantage de substance à la Communauté politique européenne d’Emmanuel Macron. L’idée d’une Europe à géométrie variable est d’ailleurs ancienne, elle était déjà très discutée dans les années 1990.

Par Virginie Robert et Anne Bauer

Retrouvez l’article sur le site de Les Echos.

 

Tour d’horizon international

23.04.2026

Tour d’horizon international
Podcast « Géopolitique », par Marie-France Chatin

A la veille de la World Policy Conference 2026, Thierry de Montbrial est notre invité. Membre de l’Académie des sciences morales et politiques, fondateur et président de l’Institut français des relations internationales et également fondateur et président de la World Policy Conference.

Il y a une semaine, des élections législatives se tenaient en Hongrie. Elles ont vu Viktor Orban fortement et franchement désavoué. Un choix des électeurs hongrois qui dépasse largement les portes de la Hongrie. Un pouvoir illibéral a été défait et avec lui un discours eurosceptique dissimulé derrière un patriotisme qui interroge.

La défaite est aussi celle de Donald Trump et de son idéologie MAGA qui ont tenté d’interférer dans l’élection. Les ingérences russes et américaines dans le scrutin ont été mises en échec. Et au-delà dans un contexte international marqué par la guerre en Ukraine, l’affirmation de la Russie comme une menace durable pour l’Europe et un engagement américain incertain sur le Vieux Continent, les interrogations autour de l’avenir du lien transatlantique se multiplient, ravivant les incertitudes européennes quant à leur architecture de sécurité.

Invité :
Thierry de Montbrial, membre de l’Académie des sciences morales et politiques. Fondateur et président de l’Institut français des relations internationales. Également fondateur et président de la World Policy Conference.

Écouter cet épisode du podcast sur le site de RFI.

Christine Choirat

Chef de la science des données et de l’intelligence artificielle à l’Office fédéral de la statistique (OFS), où son équipe développe des infrastructures sécurisées pour l’analyse de données administratives sensibles au service de politiques publiques fondées sur des données probantes. Son équipe a développé et opère Lomas, première plateforme opérationnelle de confidentialité différentielle en Suisse, permettant aux décideurs publics et aux chercheurs de produire des analyses tout en préservant la confidentialité individuelle. Ces travaux contribuent également aux groupes de travail des Nations Unies sur les technologies de protection de la vie privée et l’intelligence artificielle responsable. Elle a précédemment occupé le poste de Chief Innovation Officer au Swiss Data Science Center et a été professeur invité à l’Université de Genève. Auparavant, à la Harvard T.H. Chan School of Public Health, elle a conçu des plateformes de données à grande échelle soutenant des recherches ayant contribué à l’élaboration de réglementations en matière d’environnement et de santé.

Luís Araújo

Directeur général de la chaîne Biedronka. Sa carrière est associée au groupe Jerónimo Martins, qu’il a rejoint en 1995. Il a débuté comme directeur adjoint de magasin chez Recheio Cash & Carry, puis a évolué à travers toutes les étapes de carrière au sein du groupe. En 2009, il est devenu directeur informatique du groupe, avec la responsabilité des systèmes d’information pour l’ensemble des enseignes et des zones géographiques (Portugal et Pologne). À partir de 2012, il a occupé le poste de directeur général de Pingo Doce, la principale chaîne de supermarchés au Portugal. Quatre ans plus tard (2016), il est devenu directeur général de la chaîne Biedronka (Jeronimo Martins Polska), fonction qu’il occupe toujours aujourd’hui.

Nicolas Bodin Guittard

PDG et cofondateur de Label4.ai, deeptech française spécialisée dans l’identification des contenus générés ou manipulés par IA : détection de deepfakes, analyse forensique et authentification de contenus. Juriste de formation, ancien DPO et directeur juridique, il a fait le choix d’une trajectoire atypique pour porter un enjeu désormais structurant : la capacité à identifier, dans les flux numériques, ce qui a été généré ou manipulé, et à restaurer un socle de confiance dans l’écosystème de l’IA. En 2026, Label4.ai a remporté le Prix de la Startup et le Prix de la Recherche au Forum InCyber (FIC), une première sur quinze années de compétition. L’entreprise engagée auprès de la Commission européenne sur la mise en œuvre de l’article 50-2 de l’AI Act.

Nuno Aguiar

Nuno Aguiar est Chief of Staff du Président-Directeur Général chez Jerónimo Martins. Il possède une vaste expérience dans le secteur de la distribution et du commerce de détail, en particulier au sein du groupe Jerónimo Martins, l’un des principaux acteurs européens de la distribution alimentaire. Il débute sa carrière en 1996 au sein de la société de marketing et de distribution du groupe (JMD), où il occupe les fonctions de chef de produit et de responsable grands comptes. En 2003, il rejoint Fromageries Bel, où il est chargé de la gestion de marques internationales au Portugal. Trois ans plus tard, il réintègre Jerónimo Martins et y exerce plusieurs fonctions de direction dans des domaines clés, notamment en tant que directeur commercial et marketing chez JMD, directeur des ressources humaines chez Pingo Doce, puis directeur commercial et directeur des opérations. En 2016, il prend des responsabilités internationales en devenant directeur général d’Ara en Colombie, où il pilote le développement et la consolidation de l’entreprise dans un environnement hautement concurrentiel pendant cinq ans. Il revient au Portugal en 2021 pour occuper le poste de directeur des opérations de Pingo Doce et devient membre du comité exécutif. À ce titre, il supervise l’efficacité opérationnelle, la gestion des planogrammes et la stratégie d’expansion. Il est diplômé en management (Universidade Católica Portuguesa).

Jean-Christophe Bas

Jean-Christophe Bas est vice-président de l’Aspen Institute France ; il est le fondateur et directeur général de The Global Compass et professeur à l’IRIS. De 1999 à 2008, il a été responsable du dialogue stratégique à la Banque mondiale, en charge de l’engagement stratégique et du dialogue politique avec les principales parties prenantes, décideurs publics, universitaires et leaders d’opinion. De 2008 à 2014, il a exercé au sein de l’Alliance des civilisations des Nations unies à New York en tant que responsable du développement stratégique et des partenariats. Il a ensuite été directeur de la citoyenneté démocratique et de la participation au Conseil de l’Europe, dirigeant une équipe de 160 personnes dédiée à la promotion de la participation démocratique et de la citoyenneté, ainsi qu’à la compréhension et à la coopération interculturelles. De 2018 à 2020, il a été directeur général et président du conseil exécutif du Dialogue of Civilizations Institute à Berlin. Il est l’auteur de Europe à la carte, un ouvrage de réflexion sur l’identité européenne. Il est également l’auteur de André Bas, combats pour l’Entente. Il contribue régulièrement par des analyses sur les affaires internationales dans de grands médias tels que Euronews, EU Reporter, Valeurs actuelles, L’Opinion, CCTV, TRT et Bastille Magazine.

Thierry Lepercq

Thierry Lepercq anime des cercles qui rassemblent des CEO, dirigeants de comex et membres de gouvernance de groupes internationaux à Paris, Lille et Lyon, qui se réunissent mensuellement autour d’experts sur l’évolution du risque géopolitique. Il anime également le Cercle Thucydide qui rassemble des diplomates, généraux d’armée, hauts fonctionnaires et géopoliticiens, qui échangent sur la complexité géopolitique du monde contemporain en analysant des parallèles avec l’histoire. Thierry Lepercq qui s’est spécialisé depuis plusieurs années sur les Etats-Unis intervient auprès d’investisseurs et de groupe internationaux sur l’environnement des affaires et l’évolution des risques sur les USA.

Christian Langlois-Meurinne

Président de Ancelle & Associés SAS gérant-commandité de l’IDI. Ancien élève de l’Ecole Polytechnique et titulaire d’un MBA de Harvard. Christian a plus de 50 ans d’expérience dans le domaine de l’investissement au travers de l’IDI dont il a conduit le rachat en 1987. Il a été précédemment directeur des industries chimiques, textiles et diverses au Ministère de l’Industrie entre 1979 et 1982.

Gauthier Schweitzer

Co-fondateur et CTO de la société Sahar. Sahar est une entreprise française qui développe des solutions qui transforment de grands volumes de données accessibles en source ouverte en information exploitable. Elle travaille avec des États et des grandes entreprises dans des secteurs comme la défense, l’énergie ou la finance. Data scientist de formation, il est diplômé de l’Ecole Polytechnique, de l’ENSAE et de Sciences Po.

Nicholas Kairis

Chief Legal Officer chez Sagint Inc., où il conçoit les cadres juridiques pour les infrastructures numériques et la tokenisation d’actifs réels, Nicholas Kairis est également Directeur des affaires juridiques internationales du Mohammed Omar bin Haider Holding Group. Dans ses fonctions, il supervise les investissements transfrontaliers dans les secteurs de l’énergie, de l’immobilier et des infrastructures. Expert juridique international et stratège en actifs financiers et numériques, il possède plus de vingt-huit ans d’expérience acquise en Europe, aux États-Unis et au Moyen-Orient. Spécialiste de l’architecture réglementaire et des titres numériques, M. Kairis a occupé des postes de direction stratégique pour d’importantes plateformes d’investissement et holdings multinationales, notamment Khamis Buamim Investments et le département des projets de HBK. Son expertise couvre des secteurs hautement réglementés tels que les services financiers, le commerce des matières premières, l’exploitation minière et la fintech. Admis à la Cour suprême de Grèce et membre du barreau d’Athènes, il est titulaire d’un LL.M. de l’Université de Heidelberg. Tout au long de sa carrière, il a conseillé des multinationales et siégé au sein de divers conseils d’administration et comités d’investissement, se concentrant sur la conformité multi-juridictionnelle complexe et l’arbitrage international.

Sidi Mohamed Boubacar

Ancien Premier ministre de la République Islamique de Mauritanie, fonction qu’il a exercée à deux reprises. Au début des années 1990, il a conduit un programme de réformes économiques visant le rétablissement des équilibres macroéconomiques et l’amélioration des perspectives de croissance, dans le cadre des négociations engagées avec les institutions financières internationales. En 2005, il a été appelé à diriger le gouvernement de transition chargé d’assurer le retour à l’ordre constitutionnel et d’organiser les premières élections libres et transparentes de l’histoire politique du pays. Auparavant, il a occupé les fonctions de ministre des Finances et exercé de hautes responsabilités techniques au sein de l’administration financière de l’État en tant que directeur du Budget, contrôleur financier et directeur du Trésor. Il a ensuite mené une carrière diplomatique en tant qu’ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire de la Mauritanie en Espagne, en Égypte et en France, ainsi que comme représentant permanent auprès des Nations Unies. Candidat à l’élection présidentielle de 2019, il a obtenu 17,8 % des suffrages exprimés. Diplômé de l’École nationale d’administration de Mauritanie, il est titulaire d’un diplôme d’études approfondies en droit économique de l’Université d’Orléans (France). Il est l’auteur de « L’exception africaine », contribution publiée dans l’ouvrage collectif Choc des populations : guerre ou paix (Fayard, 2010).

Isabelle Bébéar

Directrice des Affaires Internationales et Européennes de Bpifrance depuis 2019. Elle pilote la stratégie internationale de Bpifrance afin de renforcer sa visibilité et de soutenir la croissance des entreprises françaises à l’étranger. Ses responsabilités incluent la gestion des relations avec les institutions européennes et internationales, le développement de partenariats avec les fonds souverains et les investisseurs de long terme, ainsi que le conseil auprès de gouvernements étrangers pour la mise en place d’écosystèmes entrepreneuriaux performants. Elle supervise également EuroQuity, la plateforme digitale qui met en relation des entreprises innovantes avec des investisseurs internationaux et des opportunités d’affaires. Il y a plus de 20 ans, Isabelle a créé Averroès Africa, le premier fonds de fonds européen dédié à l’Afrique. Elle continue d’en piloter les différents programmes, dont Averroès Africa IV (2023) et Averroès Africa Venture (2025). Au total, ces fonds ont investi plus de 250 millions d’euros dans 35 fonds de capital-risque, de capital développement et de dette, soutenant des start-ups, des PME et des entreprises de taille intermédiaire dans 40 pays africains. Isabelle siège également au conseil d’administration de Proparco ainsi qu’à celui de l’Institut Aspen Institute. Elle est par ailleurs co-présidente du Montreal Group.

Jean-André Barbosa

Vice-Président Affaires Publiques du Groupe Renault depuis septembre 2025, Jean-André Barbosa occupe ce poste après avoir rejoint le Groupe en septembre 2022 pour prendre en charge les affaires publiques européennes et la réglementation pour la France. Il débute sa carrière à la Commission européenne, au sein des Directions Générales commerce et énergie, notamment en participant aux négociations du Doha Round à l’OMC et à différentes négociations avec des pays tiers sur l’énergie. Entre 2008 et 2020 il fait un passage dans le privé, où il occupe des fonctions de cadre dirigeant dans divers groupes multinationaux, dont Saint-Gobain, où il est nommé Directeur Général pour la CEI du pôle conditionnement et pour AREVA, où il occupe le poste de Directeur pour l’Europe centrale et orientale, en charge en particulier des affaires publiques. Il revient en 2020 à la Commission européenne pour rejoindre l’équipe d’experts auprès du Chef Economiste de la DG Énergie. C’est un ancien élève de l’École des mines de Paris et ingénieur en chef du Corps des mines.

Élie Tenenbaum

Élie Tenenbaum est le directeur du Centre des études de sécurité de l’Institut français des relations internationales. Agrégé et docteur en histoire, diplômé de Sciences Po, il a été Visiting Fellow à l’Université de Columbia et enseigne aujourd’hui la sécurité internationale à Sciences Po. Après avoir travaillé sur la guerre irrégulière et la lutte contre le terrorisme, ses recherches l’amènent à couvrir les enjeux stratégiques plus généraux, et notamment la politique de sécurité et de défense en Europe. Il est l’auteur de nombreux articles et ouvrages d’histoire et de stratégie dont La guerre de vingt ans : djihadisme et contre-terrorisme au XXIe siècle, coécrit avec Marc Hecker, (Robert Laffont, Prix du Livre Géopolitique 2021).

Tristan Aureau

Directeur du Centre d’analyse, de prévision et de stratégie du ministère de l’Europe et des affaires étrangères. Il a auparavant été directeur de Cabinet du ministre chargé de l’Europe, Jean-Noël Barrot (2024). Il dispose d’une vaste expérience des affaires internationales et européennes du fait de ses fonctions antérieures, en tant que sherpa adjoint du président du Conseil européen (2019-2023) et en tant que conseiller diplomatique du négociateur de l’UE pour le Brexit, Michel Barnier (2016-2019). Il est membre du Conseil d’État, où il a débuté sa carrière comme juge administratif et conseiller juridique du gouvernement (2013-2016). Parallèlement à ses différentes fonctions, il a enseigné les relations internationales et le droit public dans plusieurs institutions académiques, notamment Sciences Po, l’ENA et le Collège d’Europe.

Arthur Breitman

Directeur de Trilitech et cofondateur de Tezos, une plateforme blockchain décentralisée et open source. Avant de s’investir à plein temps dans Tezos, il a travaillé chez X et Waymo sur les voitures autonomes. Plus tôt dans sa carrière, il a occupé le poste d’analyste quantitatif chez Goldman Sachs et Morgan Stanley. Diplômé de l’École polytechnique, il détient également un master en mathématiques financières du Courant Institute de l’université de New York (NYU).

Dario Liguti

Directeur de l’énergie durable à la Commission économique des Nations Unies pour l’Europe (CEE-ONU), il supervise une région de 56 États membres répartis en Amérique du Nord, en Europe et en Asie. À ce titre, il apporte aux gouvernements des conseils stratégiques et des analyses pour soutenir la mise en œuvre du Programme de développement durable à l’horizon 2030 et de l’Accord de Paris, tout en favorisant la coopération énergétique internationale. Fort de près de 30 ans d’expérience dans le secteur de l’énergie, il était auparavant Chief Underwriting Officer chez SACE, l’agence italienne de crédit à l’exportation, où il était responsable des crédits à l’exportation, du Pacte vert pour l’Europe (Green New Deal) et des garanties liées au cadre temporaire de l’UE. Il a passé plus de dix ans chez General Electric, y occupant des postes de direction en financement de projets, stratégie d’entreprise et banque d’investissement, avant de devenir responsable mondial des financements publics et à l’exportation. Son parcours inclut également des fonctions au sein de la Banque de développement du Conseil de l’Europe et de la Commission européenne. Titulaire d’un Master en économie de l’Université Bocconi et d’un Master en droit européen de l’Université de Leicester, il a débuté sa carrière chez Cargill.

Gérard Larcher

Gérard Larcher est Président du Sénat français depuis 2014.

Jorge Castañeda Gutman

Ancien ministre des Affaires étrangères du Mexique de 2000 à 2003. Intellectuel public reconnu, politologue et auteur prolifique, il s’intéresse à la politique mexicaine et latino-américaine, à la politique comparée ainsi qu’aux relations entre les États-Unis et le Mexique et, plus largement, l’Amérique latine. Il est titulaire d’une licence de l’Université de Princeton et d’une licence de l’Université Paris-I (Panthéon-Sorbonne), d’un master de l’École pratique des hautes études et d’un doctorat en histoire économique de l’Université Paris-I. Il a enseigné à l’Université nationale autonome du Mexique (UNAM) de 1978 à 2004, à l’Université de Princeton, à l’Université de Californie à Berkeley, à l’Université de New York de 1997 à 2025, ainsi qu’à Sciences Po Paris depuis 2022. Auteur de plus de quinze ouvrages publiés aux États-Unis et ailleurs, il a notamment écrit Limits to Friendship: The United States and Mexico (avec Robert Pastor), Utopia Unarmed: The Latin American Left after the Cold War (1993), The Mexican Shock (1995), Compañero: The Life and Death of Che Guevara (1997), Perpetuating Power: How Mexican Presidents Were Chosen (2000), Ex-Mex: From Migrants to Immigrants (2007), Mañana Forever? Mexico and the Mexicans (2012) et America Through Foreign Eyes (2020). En avril 2008, Jorge Castañeda a été élu membre honoraire étranger de l’American Academy of Arts and Sciences et membre international de l’American Philosophical Society.

Eric Campos

Directeur général de la Fondation Armée de Terre, reconnue d’utilité publique, depuis le début de l’année 2026. Dirigeant de banques et d’établissements financiers depuis 35 ans, il a également créé et dirigé une société de production d’énergies renouvelables et de conseil en transitions, et dirigé une Fondation microfinance et Social Business intervenant dans plus de trente-cinq pays, et trois continents. Nombreuses expériences en France, en Outremer et à l’international, il se définit comme un dirigeant engagé et praticien d’une finance durable au service d’une économie respectueuse du vivant.

Bernard Salomé

Conseiller international senior et économiste, le Dr Bernard Salomé prépare actuellement une conférence internationale sur l’innovation en matière de mobilisation des ressources intérieures en Afrique, et conseille sur le développement de solutions d’intelligence artificielle et d’IA agentique visant à élargir l’assiette fiscale à l’échelle du continent africain — le plaçant à l’avant-garde de l’intersection entre intelligence artificielle et finances publiques. Le Dr Salomé est titulaire d’un doctorat en développement économique de l’Université Paris Sorbonne et a accumulé plus de quatre décennies d’expérience au sein d’organisations internationales, d’institutions multilatérales et dans des fonctions de conseil auprès de présidences. Au début de sa carrière, il a exercé les fonctions de Directeur adjoint du Groupe de soutien à la mise en œuvre du G7 à Moscou, où il a conçu le système d’information utilisé par l’ensemble des ambassades et agences donatrices pour la coordination de l’aide extérieure à la Russie. Il a ensuite été Directeur du Bureau de la politique économique de la MINUK au Kosovo, agissant comme principal conseiller stratégique auprès du Représentant spécial du Secrétaire général, le Dr Bernard Kouchner. Il a également occupé le poste de Représentant spécial du Directeur de la Bibliotheca Alexandrina en Égypte, puis celui de Directeur général de la Fondation Millénaire pour le financement innovant de la santé à Genève. Il a par ailleurs conseillé au plus haut niveau de l’État en Côte d’Ivoire en qualité de Conseiller senior auprès du Président de la République. Il est l’auteur de huit ouvrages sur le développement et a travaillé dans plus de trente pays en Afrique, en Asie, en Europe et dans les Amériques.

Abdallah Hamdok

Ancien Premier ministre du Soudan (2019–2021). S.E. Abdalla Hamdok (Ph.D.) est un économiste et analyste des politiques publiques disposant de plus de quarante années d’expérience dans le traitement des enjeux de développement en Afrique et au Moyen-Orient. Ses travaux portent notamment sur l’intégration régionale et le commerce, les politiques macroéconomiques, la gouvernance, l’analyse institutionnelle, les réformes du secteur public et la gestion des ressources. Il est l’auteur de nombreuses publications consacrées aux défis du développement en Afrique. Au cours de sa carrière, il a occupé des fonctions de haut niveau au sein de plusieurs institutions internationales, notamment à la Commission économique des Nations Unies pour l’Afrique (CEA/UNECA), à l’OIT, au PNUD et à la Banque africaine de développement. Il a également été Conseiller principal chargé de la stratégie et des partenariats à la Trade and Development Bank, ainsi que collaborateur de Deloitte & Touche. Il a en outre exercé des responsabilités au sein du ministère des Finances et de la Planification économique du Soudan. S.E. le Dr Hamdok a été membre de plusieurs conseils d’administration et panels de haut niveau, dont la Coalition pour le dialogue en Afrique (CODA), le Human Sciences Research Council d’Afrique du Sud et le groupe des personnalités éminentes de la Trade and Development Bank. Il a par ailleurs présidé le Conseil consultatif de la Fondation Mo Ibrahim ainsi que le comité technique du Groupe de haut niveau sur les flux financiers illicites en provenance d’Afrique.

Dominique Senequier

Présidente et fondatrice d’Ardian, l’un des leaders mondiaux de l’investissement privé, Dominique Senequier est une figure pionnière du capital-investissement. Elle fonde la société en 1996 au sein du groupe AXA, avant d’en piloter l’indépendance en 2013, faisant d’Ardian une entreprise majoritairement détenue par ses salariés. Sous son impulsion, la firme est devenue un acteur global incontournable, gérant des actifs à travers l’Europe, les Amériques et l’Asie. Ardente défenseure d’une finance au service du bien commun, elle a instauré dès 2008 un modèle novateur de partage de la valeur, redistribuant une partie des plus-values de cession à l’ensemble des salariés des entreprises en portefeuille. Sa vision, « Architects of Lasting Change », place la durabilité au cœur de la performance économique. Elle a également créé la Fondation Ardian pour favoriser la mobilité sociale. Promue Officier de la Légion d’Honneur en 2021, elle a été élue membre de l’Académie des Sciences Morales et Politiques en 2023. Membre de l’Institut français des actuaires, ancienne élève de la première promotion mixte de l’École Polytechnique (1972) et titulaire d’un DEA en économie de l’Université Paris-Sorbonne, elle a débuté sa carrière au ministère de l’Économie. Elle figure régulièrement parmi les personnalités les plus influentes au monde.

Omar Manis

Omar Manis est un diplomate soudanais chevronné, fort de plus de quatre décennies d’expérience en diplomatie internationale, en affaires multilatérales et en maintien de la paix. Il a été ambassadeur du Soudan en France (2021–2022) et ministre des Affaires du Cabinet au sein du gouvernement de transition soudanais formé après la Révolution de décembre 2019. Au cours de sa brillante carrière diplomatique, il a occupé des postes de haut niveau au ministère soudanais des Affaires étrangères et a représenté le Soudan auprès des Nations Unies, notamment en tant que Représentant permanent par intérim à New York. Il a également travaillé avec les Nations Unies à des fonctions supérieures dans des missions de maintien de la paix en République démocratique du Congo et au Sahara occidental. Il a participé à de nombreuses conférences et sommets internationaux, notamment aux réunions des Nations Unies, de l’Union africaine et du Groupe des 77 et de la Chine. Il est diplômé de l’Université de Khartoum et a poursuivi des études en France et en Allemagne. Il parle l’arabe, l’anglais, le français et le zaghawa.

Moritz Maier

PDG de Synera, une entreprise de logiciels d’intelligence artificielle pionnière dans le développement d’agents d’IA pour l’ingénierie. Fort d’une formation en ingénierie aérospatiale et d’un doctorat consacré aux processus de développement de produits, il a construit sa carrière au croisement de l’ingénierie et de la transformation numérique. Avant de fonder Synera, il a travaillé de manière approfondie sur le design génératif et l’automatisation des processus, acquérant une connaissance directe des inefficacités et de la fragmentation qui ralentissent aujourd’hui les équipes d’ingénierie. Chez Synera, il dirige l’entreprise dans la construction d’une nouvelle base pour le travail d’ingénierie, où les agents d’IA deviennent de véritables collaborateurs. Sa vision à long terme est de créer un « JARVIS pour les ingénieurs » : un collègue d’intelligence artificielle capable de comprendre le contexte de l’ingénierie, de collaborer entre différents outils et de diffuser l’expertise au sein des organisations. Son travail vise à repenser les processus d’ingénierie en profondeur à partir de principes « AI-first », en allant au-delà d’outils isolés pour construire des systèmes d’ingénierie adaptatifs capables d’apprendre et de s’améliorer au fil du temps. Il est titulaire d’un doctorat en ingénierie de production de l’University of Bremen, où ses recherches portaient sur les méthodes de conception bionique pour les structures légères.

Guillaume Laganne

Administrateur de l’Etat au Ministère des Armées au sortir de l’Ecole nationale d’administration (ENA, devenu l’INSP), Guillaume Lagane a occupé des postes à la Direction générale de l’Armement (DGA), au Secrétariat général pour l’administration (SGA) et à la Direction générale des relations internationales et de la stratégie (DGRIS). Il est aujourd’hui conseiller politique du chef d’Etat major de l’Armée de terre. Agrégé d’histoire, il enseigne également la géopolitique à Sciences Po et a publié plusieurs ouvrages de relations internationales.

Niall Burgess

Ambassadeur d’Irlande en France et à Monaco depuis 2021. Il occupait auparavant la fonction de Secrétaire général du ministère irlandais des Affaires étrangères, la plus haute fonction diplomatique, où il a notamment joué un rôle clé dans l’élection de l’Irlande au Conseil de sécurité des Nations unies pour un mandat de deux ans.Diplomate de carrière, il a consacré une part importante de son parcours aux relations entre l’Irlande et le Royaume-Uni, en particulier à la coopération avec l’Irlande du Nord. Il a été directeur général de la division anglo-irlandaise entre 2010 et 2014, après en avoir été directeur de 2004 à 2007. Auparavant, il a occupé plusieurs fonctions internationales, notamment consul général d’Irlande à New York (2007-2010) et vice-consul à Chicago (1987-1991). Il a également été premier secrétaire auprès de la Mission permanente de l’Irlande à Genève et chef de task force à l’unité politique du Secrétariat du Conseil de l’Union européenne à Bruxelles entre 1997 et 1999. Sa carrière reflète une expertise approfondie des relations transatlantiques, européennes et multilatérales.

Ján Šoth

Ambassadeur de la République slovaque en France depuis 2023, après avoir remis ses lettres de créance au Président de la République française en février 2024. Avant sa nomination à Paris, il dirigeait l’unité d’analyse stratégique au ministère des Affaires étrangères à Bratislava (2021-2023), après avoir été ambassadeur de la République slovaque en Italie, à Malte et en République de Saint-Marin entre 2015 et 2021. Il a également exercé au sein du cabinet du Président de la République slovaque, notamment comme secrétaire général de cabinet (2012-2015) et directeur du département de la politique étrangère (2010-2012). Il a occupé plusieurs fonctions de direction au ministère des Affaires étrangères, notamment directeur de l’analyse et de la stratégie, chef du groupe de travail sur la sécurité énergétique, directeur général de la coopération bilatérale et directeur du département Europe. Il a également été ambassadeur de la République slovaque en Roumanie et en Moldavie (2002-2007), ainsi que chef de mission adjoint à Paris et à Bucarest. Ján Šoth parle français, roumain, russe, anglais et italien. Décoré par la Roumanie et la Pologne, il est diplômé de l’Institut d’État des relations internationales de Moscou.