Catherine Frenzel

Directrice au sein de la Direction des Affaires Internationales et Européennes de Bpifrance, après y avoir exercé pendant quatre ans les fonctions d’Inspectrice générale et membre du Comité exécutif. Elle conseille plusieurs gouvernements et institutions financières publiques en Europe et en Afrique sur le financement des entreprises, notamment dans le secteur de la défense. Elle a auparavant occupé plusieurs postes de direction chez Exane BNP Paribas, en Inspection générale, en Conformité et en tant que Chief Operating Officer à Londres. Elle a également exercé plusieurs années au sein des Big Four, en France et à Prague. Diplômée de Sciences Po Paris, de l’IAE Paris‑Sorbonne, de l’IRIS Sup’ Paris et de l’INALCO, Catherine Frenzel est également expert‑comptable. Elle est membre du Comité d’audit du Conseil de l’Europe, présidente du Comité Audit et Risques de la plateforme EUREKA, membre du Comité d’audit du Ministère de la Justice, administratrice de l’IFACI et membre du conseil d’administration de l’association W4, engagée auprès des instances onusiennes pour la formation et l’émancipation des femmes.

Nathalie G. Drouin

Avocate émérite et Ambassadrice du Canada en France depuis mars 2026. Elle prendra également prochainement ses fonctions auprès de la principauté de Monaco. Elle était auparavant sous-greffière du Conseil privé et conseillère à la sécurité nationale et au renseignement auprès du premier ministre de janvier 2024 à mars 2026. Elle a occupé le poste de sous-greffière du Conseil privé et secrétaire associée du Cabinet du 23 août 2021 au 26 janvier 2024. Avant d’entrer au Bureau du Conseil privé, Mme Drouin a été sous-ministre de la Justice et sous-procureure générale du Canada de juin 2017 à août 2021 et sous-ministre déléguée principale du ministère de la Justice Canada de septembre 2016 à juin 2017. De septembre 2012 à septembre 2016, Mme Drouin a été sous-ministre de la Justice et sous-procureure générale au gouvernement du Québec. Par ailleurs, elle a occupé divers postes au sein de l’Autorité des marchés financiers, dont celui de directrice générale du Contrôle des marchés et des Affaires juridiques. Mme Drouin est titulaire d’un baccalauréat en droit et d’un diplôme de 2e cycle en administration des affaires, tous deux obtenus à l’Université Laval. Elle est membre du
Barreau du Québec depuis 1992.

Belais Alain

Secrétaire du Fonds de dotation de la Garde républicaine depuis 2024, Monsieur Belais est consultant indépendant depuis 2020. Il a auparavant été Conseiller du Président et Directeur du développement chez Iris Finance de 2017 à 2020. Il a exercé les fonctions de Directeur général de l’Agence pour la création d’entreprises (APCE) de 2011 à 2017. Entre 2008 et 2011, il a été Président de Canal France International (CFI) tout en assurant la direction des relations internationales de France Télévisions, dont il a été Directeur adjoint (2006 – 2007) puis Directeur (2008 – 2011). Il a auparavant, été Attaché culturel au Consulat général de France à Los Angeles  (2004 – 2006). En 2004, il a été Chef de cabinet de Renaud Muselier, Secrétaire d’État aux Affaires étrangères, après avoir exercé les mêmes fonctions auprès de Pierre-André Wiltzer, Ministre délégué à la Coopération et à la Francophonie, de 2002 à 2004. De 1997 à 2002, il a été Chef de cabinet de Jacques Peyrat, Sénateur-Maire de Nice, après avoir été Conseiller et Chef de cabinet de Jacques Godfrain, Ministre délégué à la Coopération, de 1995 à 1997. Monsieur Belais a auparavant occupé différentes fonctions au sein des institutions françaises et européennes, notamment au groupe Rassemblement pour la République (RPR) à l’Assemblée nationale (1993-1995), au Conseil de Paris (1984-1993) et à l’Assemblée des Communautés européennes en tant qu’Assistant parlementaire du Groupe Progrès démocratique européen (1982-1984). Il est Chevalier de la Légion d’honneur, Chevalier de l’Ordre national du Mérite et Officier de l’Ordre du Mérite de l’Ordre souverain de Malte.

Vincent Rostowski Jan

Ambassadeur, Représentant permanent de la République de Pologne auprès de l’OCDE. Il est également membre du Conseil d’administration de Katalyst Education, organisation de référence dans le domaine de l’éducation numérique en Pologne et en Ukraine. Ancien député de Varsovie (2011-2015), il a été Ministre des Finances de la Pologne de 2007 à 2013. Pendant son mandat, marqué par la crise financière mondiale, la Pologne a enregistré la croissance économique la plus forte parmi les pays européens et de l’OCDE. Il a élaboré et mis en œuvre neuf budgets nationaux et dirigé les administrations fiscales et douanières polonaises, regroupant plus de 60 000 agents. En tant que Ministre des Finances, il a participé à plus de 60 réunions de l’ECOFIN et en a présidé six durant la Présidence polonaise du Conseil de l’Union européenne en 2011, au plus fort de la crise de la zone euro. Il a joué un rôle central dans les négociations relatives à la gouvernance budgétaire européenne, aux tests de résistance bancaires, ainsi qu’à la création de l’Autorité bancaire européenne et du mécanisme de surveillance unique. Avant son entrée en politique, il a mené une carrière académique internationale tout en exerçant des fonctions de conseil stratégique en matière économique et financière en Pologne, en Russie, en Ukraine et en Serbie. Il a contribué à la conception de la transition de la Pologne vers l’économie de marché et conseillé le ministère polonais des Finances ainsi que la Banque nationale de Pologne.

Brief US-China calm masks simmering anger and distrust

Brief US-China calm masks simmering anger and distrust
Trump’s Beijing visit highlights both countries’ dilemma in gaining upper hand
Hiroyuki AKITA, chroniqueur Nikkei

17 mai 2026

TOKYO — Japan and other U.S. allies, long wary of U.S. President Donald Trump’s transactional approach to foreign policy, were uneasy as they watched his three-day visit to China, which yielded few tangible results.
The concern was that Washington might pursue a rapprochement with Beijing while leaving unresolved the flashpoints in the East and South China Seas and the Taiwan Strait. While such a risk remains and the full impact of his summit with Chinese President Xi Jinping is still unclear, genuine reconciliation appears unlikely.
One reason is that the U.S.-China cold war is deepening rather than easing, leaving both sides with shrinking room for compromise. Their rivalry for supremacy in high technology, military power and diplomacy has intensified, sharply narrowing the space for mutually beneficial deals.
There is little doubt that Trump would like to use his relationship with Xi as the basis for what he could tout as a « beautiful trade deal. » Yet his posture toward China cannot be reduced to a simple fixation on dealmaking.
According to a former senior U.S. official familiar with Trump’s thinking, the president has come to see China more clearly as America’s foremost adversary in advanced technology and security. He also appears to understand instinctively that any compromise on Taiwan could leave him vulnerable to accusations at home of being a « loser. »
Trump’s view of China is also colored by emotion. He harbors a deep grudge against the Chinese Communist Party, driven in part by the large U.S. trade deficit with China. But that is only part of the story. According to another former U.S. official, Trump strongly resents Beijing because he blames his failure to win reelection in 2020 on the coronavirus that spread from China and inflicted severe damage on the U.S. economy.
On the Chinese side, too, many factors stand in the way of U.S.-China reconciliation. Xi remains deeply suspicious that the U.S. is seeking to contain China and ultimately undermine Communist Party rule.
Xi wants stability in U.S.-China relations ahead of the Communist Party congress in autumn next year. But he has little incentive to make major concessions on key issues now. That is because he believes the global geopolitical landscape is shifting in China’s favor.
The Trump administration has withdrawn from one important international organization after another, while Washington’s relations with its allies have also become fraught. From China’s perspective, as a country seeking to dismantle the U.S.-led order, the world is moving in a direction Beijing can welcome without taking any action.
Xi has also grown increasingly distrustful of Trump. When he met with Western leaders in Beijing this spring, Xi vented his dissatisfaction with the U.S. president.
A diplomatic source familiar with the exchange said Xi’s frustration with Trump arose from the Taiwan issue. On Nov. 24, Xi held a telephone conversation with Trump and emphasized its importance to China’s strategic interests. About three weeks later, however, the Trump White House unveiled a record $11.1 billion arms sale to Taiwan, a move that deeply offended Xi.
Visibly angry, Xi said, in effect, that Trump had gone back on his word after saying he understood the importance of the Taiwan issue, according to the source.
In other words, the two superpowers are sliding into deeper mutual distrust and sharper confrontation at both the state-to-state and leadership levels. Trump may be eager to cast his China visit as a success, but striking a deal to ease hostilities between Washington and Beijing remains difficult.
Given these assumptions, how will U.S.-China relations play out in the near future? In short, the two countries are likely to intensify their struggle for supremacy while remaining deterred from making bold strategic offensives against each other.
For the time being, Washington cannot shift its attention away from the war with Iran and the broader situation in the Middle East. Its capacity to counter China in Asia by rapidly redirecting military resources there remains limited.
According to an analysis by the Center for Strategic and International Studies, a Washington think tank, U.S. military operations against Iran may have consumed more than half of four of the seven key types of missiles in the U.S. arsenal, and about a third of the remaining three.
A strategic vulnerability with more serious implications for the U.S. is its continued dependence on China for rare earths. These materials, essential for high-performance magnets, phosphors and catalysts, are indispensable for the production of missiles and cutting-edge F-35 fighter jets. China accounts for 80% to 90% of the global share in rare-earth separation and refining, as well as in magnet production. The U.S. aims to free itself from dependence on Chinese rare-earth supplies, but some estimates suggest that achieving that goal will take at least a decade.
The Xi administration, too, faces a dilemma that prevents it from simply taking an uncompromising stance toward Washington. U.S. military intervention in Venezuela dealt a heavy blow to Beijing’s largest arms export market in South America, as well as to its oil interests there.
In Iran, the U.S. military has made extensive use of artificial intelligence, ushering in a new dimension of warfare. China clearly holds an advantage in Asia’s arms balance through the sheer volume of weapons it can bring to bear in the region, yet it is believed to have been deeply shaken by the AI-driven operations demonstrated by U.S. forces.
« An invasion of Taiwan would be highly risky, and the hurdles for China to carry it out in the immediate future are extremely high, » said a Chinese military expert.
Inside China, there is no shortage of potential hot spots that could jolt Xi’s administration. The economy is cooling, and Xi has repeatedly purged senior officials from the upper echelons of the military.
Against this backdrop, relations between Washington and Beijing are, for now, settling into a delicate equilibrium. The two continue to face off in the Taiwan Strait and the South China Sea, yet the confrontation has not tipped into a major escalation of military tension.
Barring an unexpected clash, what might be called a petite detente — a modest, carefully managed easing of tensions — is likely to persist for the time being.
Still, the current trans-Pacific calm is merely the product of a confluence of factors that makes it risky for either side to take forceful action that could upset the status quo. It should not be mistaken for a genuine thaw. That assessment featured prominently at the World Policy Conference held near Paris from April 24 to April 26.
Particularly symbolic was a warning from Wang Jisi, founding president of Peking University’s Institute of International and Strategic Studies and one of China’s leading authorities on American studies.
« In the short term, I think [relations between] China and the United States will remain stable, » said Wang. « [But] they are long-term competitors, rivals, and they don’t like each other … don’t trust each other.
« I’m worried that maybe beyond this year, sometime next year, or at least in 2028 when you have a new U.S. president, rivalries will be intensified. »
Given the current circumstances, it is difficult to envision a « G2 » framework in which the U.S. and China jointly manage global affairs. Rather, major powers should be prepared for a possible resurgence in U.S.-China tensions following this brief period of calm.

Bertrand de La Chapelle

Directeur Exécutif du réseau Internet & Jurisdiction (I&JPN), une organisation qu’il a cofondée en 2012. Il est depuis plus de 25 ans un expert internationalement reconnu des enjeux technologiques et de gouvernance liés à l’internet et à l’IA. Ingénieur de formation (X), diplomate de carrière (ENA), et entrepreneur, il fut précédemment membre élu du Conseil d’Administration de l’ICANN, l’organisme international gestionnaire du système de nommage internet, l’Ambassadeur Thématique français pour la société de l’information, et le fondateur et CEO de Virtools, un pionnier de la réalité virtuelle, acquis par Dassault Systèmes.

Trade routes begin upstream

Trade routes begin upstream

Jeremy FAIN, Directeur général de BWI.

27 avril 2026

When we speak of trade routes, our minds go first to the sea. Hormuz, Suez, Malacca, Panama: these are the passages that dominate headlines because these straits are visible, strategic, and vulnerable. Yet the deeper geography of trade is not only maritime. It begins upstream, in rivers, basins, reservoirs, and freshwater systems that determine whether commerce can flow at all.

This is the part of the global economy that is unknown and hence often underestimated.

Inland waterways are not a secondary layer of logistics. Inland waterways are a critical infrastructure of competitiveness, resilience, and sovereignty. Inland waterways shape draft, capacity, operating windows, and freight costs. Inland waterways connect agriculture, industry, and energy. And unlike digital systems, inland waterways cannot be made more efficient by software alone. Inland waterways depend on the stability of continental freshwater resource availability itself.

The Rhine offers a clear example. In 2022 and again in 2023, low water levels in Germany and along the Rhine corridor forced barges to sail only partially loaded, increased transport costs, and disrupted industrial supply chains. What seemed at first to be a seasonal hydrological problem quickly became an economic one. Europe’s industrial heartland discovered, once again, that its competitiveness depends on the reliability of a river system exposed to climate stress.

The same logic applies across other freshwater corridors. The Danube links multiple countries and markets, but its performance depends on upstream management and cross-border coordination. The Mississippi remains essential to bulk freight and agricultural exports in the United States. The Mekong is inseparable from food security, sediment transport, and basin governance. The Ganges and Brahmaputra remind us that water, territory, and trade are increasingly part of the same strategic conversation.

Panama belongs in this discussion as well, precisely because its canal is often misunderstood as purely maritime. In reality, it is a freshwater-dependent system. Its locks rely on water drawn from surrounding basins, and when rainfall declines, operational capacity declines with it. In 2023 and 2024, water shortages forced transit restrictions and draft limits. That is not a marginal technical issue. It is a warning that even one of the world’s most important trade corridors is only as strong as its water supply.

This is why water security must now be seen as a trade issue, not only an environmental one.

Climate change is reshaping the reliability of inland routes through drought, heat, evaporation, sedimentation, and volatility in river flow. At the same time, economic

systems are becoming more dependent on just-in-time logistics, which makes them less tolerant of disruption. The result is a growing mismatch between the physical constraints of water and the operational demands of the global economy.

For policymakers, this has immediate consequences. If inland waterways become shallower or less predictable, the effect is not confined to transport operators. It reaches energy prices, food prices, industrial planning, and ultimately political stability. A river system is therefore not just a transport corridor. It is a climate-sensitive strategic asset.

That is the policy shift we need. Freshwater corridors must move from the periphery of infrastructure debate to the center of economic security planning. They deserve the same strategic attention that governments already give to ports, energy grids, and digital networks. Their degradation would not simply be an environmental loss. It would be a loss of resilience, a loss of competitiveness, and a loss of autonomy.

So yes, the Strait of Hormuz remains a symbol of geopolitical fragility. But the next major stress point in global trade may well be found elsewhere: in rivers, basins, and inland canals, where climate and commerce now meet directly.

In a world that is more digital and more connected than ever, geography has not disappeared. Distance still exists. Gravity still exists. Water supply, as decided by precipitations and snow melting minus anthropic usages such as irrigation, energy, industry, drinkable water production, still decides.

And that is why the future of trade strategy will be written not only at sea, but upstream, where climate-proof infrastructure and water security define the boundaries of economic power.

Guerre au Moyen-Orient : les Emirats arabes unis prêts à répondre aux attaques iraniennes

05.05.2026

Par Virginie Robert et Anne Bauer

[…]

Coopération avec Israël

Le ciment reste la méfiance vis-à-vis de l’Iran : « 10 % de leurs missiles ont visé des installations militaires, 89 % ont ciblé des infrastructures énergétiques et civiles. Ce n’était pas des attaques sur les installations américaines. C’était une stratégie prédéfinie parce qu’ils ne sont pas capables de se confronter aux Américains et qu’ils ont vu la région comme un ventre mou. Ils ne s’attendaient pas à ce qu’on arrête 96 % de leurs tirs », a commenté Anwar Gargash, le conseiller diplomatique de MBZ, lors de la World Policy Conference (WPC) à Chantilly. […]

Retrouvez l’article intégral sur Les Echos.

How AI speeds « kill chain » in US attacks on Iran

How AI speeds ‘kill chain’ in US attacks on Iran
Mission completed in just over 10 minutes, raising concerns over nuclear strike use
Hiroyuki AKITA, chroniqueur Nikkei

2 mai 2026

CHANTILLY, France — Artificial intelligence may be on the cusp of fundamentally reshaping how wars are conceived, planned and fought.
Few recent conflicts have demonstrated this transformation more starkly than in the U.S.-Israeli attack on Iran, where AI-driven systems have compressed decision cycles and accelerated the tempo of combat to a pace once almost unimaginable. The breathtaking speed with which AI is being integrated into military operations has ignited fierce debate among policymakers, commanders and scholars, many of whom worry about the direction of warfare in an age of increasingly autonomous technologies. How far can militaries entrust the conduct of war to AI — and where must human judgment reassert itself before a critical line is crossed?
At the World Policy Conference, held in Chantilly near Paris from April 24 to April 26, the accelerating transformation of warfare through AI emerged as an urgent theme. Gen. Wayne Eyre, Canada’s former chief of the defense staff, warned that modern conflict is speeding up the military « adaptation cycle » — the process by which forces recognize a threat, formulate a policy and execute a response. « It’s that adaptation cycle that in peacetime has been sometimes decades. We’re now seeing [it] in weeks, » Eyre said. In private discussions, experts further warned that AI could cause misunderstandings and suspicion between adversaries to escalate almost instantly, potentially edging the world closer to a wider global conflict.
An analysis by the Al Habtoor Research Centre, a think tank linked to the United Arab Emirates, offers a startling account of that acceleration.
According to the center, the Feb. 28 U.S. and Israeli strike that killed Iran’s supreme leader, Ayatollah Ali Khamenei, and other senior figures took just 11 minutes and 23 seconds from target acquisition to completion. The process of identifying a target and carrying out a strike is known as the « kill chain. » The shorter that chain, the more rapid — and more ferocious — the tempo of combat. Before the attack, U.S. and Israeli forces integrated and analyzed vast amounts of satellite intelligence and other data. The work would have taken 328 human analysts 100 days, according to the center, but was completed in only about 90 minutes. The think tank said the whole operation was made possible by data-integration and analysis technologies provided by U.S. AI companies such as Palantir Technologies and Anthropic.
AI, however, is far from omnipotent. Human beings are said to have been involved in giving final approval for the latest attack, but they, too, can make mistakes. On the first day of the strikes on Iran, an elementary school in southern Iran was bombed, killing many civilians, including children. The tragedy has since intensified scrutiny of modern targeting processes, including the growing role of semiautomated systems and the adequacy of human oversight. If misused, AI can easily generate deepfakes — fabricated videos and information that look authentic — and spread them on a massive scale. The danger that such « pollution » of the information space could inflame conflicts should not be underestimated. That reality became apparent in the military clash between India and Pakistan in May 2025.
According to South Asian Voices, an online policy platform that publishes strategic analysis on South Asia, unverified videos and information circulated widely in both countries’ media and on social platforms during the clash. Some of the footage appeared to have been manipulated with AI. As it becomes harder to distinguish truth from falsehood, the risk grows that each side will misread the other’s intentions. Such misperceptions could trigger a disastrous cascade of overreaction. The consequences would be even more serious if lethal autonomous weapons systems, or LAWS, capable of carrying out attacks without waiting for human instructions, become widespread. Some analyses warn that involving AI in the operation of nuclear weapons could increase the risk of nuclear war.
King’s College London recently conducted a simulation exercise in which several AI systems were assigned the role of national leaders in a nuclear crisis. According to results released in February, tensions escalated alarmingly in about three-quarters of the 21 scenarios to a level that could have led to full-scale nuclear war.
During the simulation, AI appeared to show little inclination to defuse the crisis. Since the end of World War II, humans have developed a strong aversion to the use of nuclear weapons. By compressing decision-making timelines, AI-enabled warfare risks sidelining human judgment and increasing the danger of rapid, unintended escalation — a concern that extends even to nuclear confrontations.
The risks posed by the military use of AI are now too urgent to ignore. Neil Chauhan, director of global partnerships at Fortaegis Technologies, a Netherlands-based deep-tech startup, called for strict, built-in controls that would be embedded across AI systems.
« To prevent judgment errors and rapid escalation, states need to keep AI under strict control, » Chauhan said. « This cannot be achieved through policy alone. Enforceable authentication and control must be built into AI systems, from hardware to software and operations, so that only authorized systems can communicate, share data and act. »
International efforts to regulate the military use of AI remain insufficient. The United Nations has been exploring rules to ban or restrict lethal autonomous weapons systems, but there is still no clear prospect of an agreement. The U.S. and China, which should play crucial roles in such efforts, acknowledge the risks but remain cautious about creating legally binding international rules. Russia, too, remains opposed to introducing new rules.
As market competition intensifies, it will also be increasingly difficult to rely solely on ethical guidelines set by AI companies themselves. In the field of national security, states tend to assert broad discretion and press businesses to cooperate. Still, AI will not change every aspect of warfare.
« The military importance of controlling land and maintaining superiority at sea and in the air will not disappear because of AI, » said a former senior official of Japan’s Self-Defense Forces. « But without an advantage in information, it will become difficult to maintain physical superiority on land, at sea or in the air. » While caution is warranted, treating AI with undue alarm and seeking its complete exclusion is unrealistic. What is important is to ensure that humans retain command and responsibility — and that AI is used in accordance with well-defined ethical standards.
« There is no one single piece of technology that is going to win wars, » Eyre said. « The nature of war continues to be a contest of human will. »

Moyen-Orient : « Nous devons investir dans la résilience du système » (P. Pouyanné, TotalEnergies)

 

27.04.2026

« Il est certain – et nous n’avons pas été suffisamment bons sur ce point – que si nous investissons au Moyen-Orient, nous devons aussi investir dans la résilience du système. […] Pour TotalEnergies Patrick Pouyanné PDG président-directeur général de TotalEnergies, le 24/04/2026.

Patrick Pouyanné s’exprime à l’occasion de la 18e Édition de la Wold Policy Conference organisée par l’Ifri Institut français des relations internationales à Chantilly, du 24 au 27/04/2026. Il revient sur les conséquences du blocage du détroit d’Ormuz, par où transitent près de 25 % du transport maritime mondial de pétrole (brut et produits raffinés), selon l’AIE Agence internationale de l’énergie.

« Aujourd’hui, il n’existe pas suffisamment de voies alternatives pour contourner le détroit d’Ormuz. À Abou Dhabi, nous n’acheminons que 2 Mb/j million de barils par jour vers Fujaïrah, contre 5 Mb/j en temps normal. En Arabie saoudite, la capacité actuelle est de 7 Mb/j contre 12 Mb/j. En Irak, la production est actuellement à l’arrêt », indique le dirigeant du groupe pétrolier.

« Si cette situation dure encore deux ou trois mois, nous entrerons dans un contexte de rareté de l’énergie, dont souffrent déjà les pays asiatiques. Cette rareté n’est pas encore présente dans le bassin atlantique, car nous disposons d’autres sources, mais nous ne pouvons pas avoir 20 % du pétrole et du gaz de la planète immobilisés et inaccessibles sans conséquences majeures. Tout dépendra de la durée du conflit. Le règlement de la question du détroit d’Ormuz constitue un enjeu majeur, et rapide », ajoute-t-il.

« Le règlement de la question du détroit d’Ormuz constitue un enjeu majeur » (Patrick Pouyanné)

« Au début de l’année, les marchés pétroliers étaient orientés à la baisse. Désormais, l’excédent a été absorbé car le système continue de fonctionner. Si cette situation dure encore deux ou trois mois, nous entrerons dans un contexte de rareté de l’énergie, dont souffrent déjà les pays asiatiques. Cette rareté n’est pas encore présente dans le bassin atlantique, car nous disposons d’autres sources, mais nous ne pouvons pas avoir 20 % du pétrole et du gaz de la planète immobilisés et inaccessibles sans conséquences majeures. Tout dépendra de la durée du conflit. Le règlement de la question du détroit d’Ormuz constitue un enjeu majeur.»

« Notre stratégie consiste à être diversifiés »

« Nous passons de crise en crise. Nous étions très exposés à la Russie ; nous avons dû nous retirer de Russie. Nous ne maîtrisons pas ces événements, même si nous le souhaiterions. Notre stratégie consiste donc à être diversifiés.

Nous devons être solides sur nos fondamentaux qui, pour les entreprises de l’énergie, consistent à réduire autant que possible notre seuil de rentabilité afin d’être résilients lorsque les prix sont bas et de bénéficier de la hausse lorsqu’ils sont élevés.

Aujourd’hui, chez TotalEnergies, nous avons perdu 15 % de notre production au Moyen- Orient, car nous y sommes assez exposés. Ces 15 % ont disparu, mais je compense avec un gain de 8 $ par baril. Le baril est passé de 60 à 110 $. La situation reste donc maîtrisée. »

« Difficile d’éviter le Moyen-Orient »

« Nous devons identifier, à l’échelle mondiale, d’autres zones d’investissement afin de poursuivre la diversification. Il est difficile pour une compagnie pétrolière d’éviter le Moyen- Orient, car cette région représente 25 % des ressources et les coûts y sont faibles. En revanche, il est certain – et nous n’avons pas été suffisamment efficaces sur ce point – que si nous investissons au Moyen-Orient, nous devons aussi investir dans la résilience du système.

Aujourd’hui, il n’existe pas suffisamment de voies alternatives pour contourner le détroit d’Ormuz. À Abou Dhabi, seuls 2 Mb/j peuvent être acheminés vers Fujaïrah, contre 5 Mb/j potentiels. En Arabie saoudite, la capacité est de 7 Mb/j contre 12 Mb/j. En Irak, la production est actuellement à l’arrêt.

Pour mon groupe, il faut désormais intégrer la notion de résilience, ce qui implique probablement d’investir dans de nouveaux pipelines afin de disposer de réseaux. Et, de nouveau, poursuivre la diversification. D’ailleurs, ma réponse à la crise russe a été d’investir davantage aux États-Unis. » Patrick Pouyanné, PDG de TotalEnergies, le 24/04/2026

Retrouvez l’article sur News tank energies.

Détroit d’Ormuz : la France risque-t-elle vraiment une pénurie de pétrole ?

27.04.2026

Tandis que Patrick Pouyanné alerte sur le risque réel de pénurie à moyen terme, Emmanuel Macron se veut rassurant. Entre données de terrain et inquiétudes des experts, la France est-elle vraiment à l’abri ?

Passe d’armes entre le président de la République et le patron de TotalEnergies Patrick Pouyanné sur une éventuelle pénurie énergétique, liée au blocage du détroit d’Ormuz et la guerre au Moyen-Orient. C’est Patrick Pouyanné qui a lancé les hostilités ce vendredi 24 avril lors de la Word Policy Conference, organisée par l’Institut français des relations internationales (IFRI) à Chantilly.

Devant le parterre de convives, il a déclaré que si le blocage du détroit d’Ormuz perdurait « encore deux ou trois mois », la France entrerait « dans une ère de pénurie énergétique ». Des propos qui sont remonté aux oreilles du chef de l’État. Selon Emmanuel Macron, le conflit au Moyen-Orient ne laisserait « envisager aucune pénurie » de carburant. « On n’est pas dans le scénario qui est un des scénarios du pire que vous avez décrit, qui n’est aujourd’hui pas le plus probable et qu’il ne m’appartient pas de commenter », a-t-il rétorqué lors d’une conférence de presse, depuis Athènes, dès le 25 avril. « Je me garderais bien de faire de la politique-fiction, parce que […] je sais comment la psychologie peut se comporter. On n’est pas là pour expliquer le pire des risques », a-t-il ajouté, pointant du doigt les déclarations du PDG de TotalEnergies. « Je crois pouvoir vous dire à ce stade que la situation est contrôlée », affirme le locataire de l’Élysée.

Qu’en est-il réellement ? Selon prix-carburats.eu, un site qui analyse et recense en temps réel les stations-services touchées par des ruptures sur l’ensemble du territoire hexagonal, le pic du nombre des stations concernées a été atteint le 6 avril avec 2172 stations. Depuis, la courbe ne fait que descendre et atteint le nombre de 795 ce 27 avril, soit un taux de 7,6% sur les 10 529 analysées. Et effectivement, ce sont les stations de la marque Total qui sont en tête du classement avec 540 établissements en rupture. Les départements les plus touchés sont les Bouches-du-Rhône (13), les Alpes-Maritimes (06) et le Pas-de-Calais (62), toujours selon prix-carburants.eu.

« Patrick Pouyanné a raison »

L’économiste Philippe Chalmin qui était présent lors de la prise de parole du PDG de TotalEnergies ce mercredi et qui a eu l’occasion d’en discuter avec lui explique à Valeurs actuelles : « Patrick Pouyanné a raison puisqu’actuellement, on perd 10 millions de barils par jour. On en est à 55 jours de guerre, ça fait 550 millions de barils. D’ici deux mois, on sera à 100 jours et on aura perdu un milliard de barils. Les stocks commenceront à être très réduits un petit peu partout. »

« Surtout, les raffineries asiatiques qui sont habituées à traiter du pétrole venant du Golfe – qui font du middle distillates (diesel et fuel) – ne seront plus habituées à faire du véritable pétrole. Ce qui induit un risque d’approvisionnement sur certains produits raffinés, comme le diesel, et surtout, le kérosène », poursuit-il.

L’autre secteur qui pourrait être durablement touché par la flambée des prix du pétrole est celui de l’industrie du plastique. « Des entreprises commencent à s’arrêter de produire », avait alerté Joseph Tafeyeh, secrétaire général de Plastalliance, premier syndicat français et européen du plastique, ce 20 avril.

« On va inévitablement avoir des effets car le plastique est surtout produit à partir du naphta et là encore, la part des exportations de naphta du Golf est très importante. Idem pour d’autres plastiques, où le Golf doit représenter 10% d’approvisionnement mondial de polyéthylène et autres composants… », conclut l’économiste.

Wandrille de Guerpel

Lisez l’article dans Valeurs actuelles.

Vučić Criticizes Europe’s Strategy, Sends Signals to EU and Domestic Scene Amid Election Talk

26.04.2026

Serbian President Aleksandar Vučić, speaking at the International Conference on Global Politics in Chantilly, France, delivered a broad critique of Europe’s trajectory, arguing that the continent is “losing many battles” and falling behind the United States and China in key areas such as artificial intelligence, robotics, security, and defense. At the same time, he left open the possibility of early elections in Serbia, without announcing a date, linking the coming period to “major and important decisions” for citizens.

Responding to a question from Thierry de Montbrial about the future of Europe and the European Union, Vučić said Europeans often overestimate their position in the global system while underestimating the pace at which other powers are advancing. As he noted, Europe remains one of the most attractive places in the world, but cannot ignore its low growth, demographic pressures, and the technological gap separating it from its main global competitors.

His remarks went beyond economic concerns. The Serbian president linked Europe’s lagging position to a lack of strategic and bold decision-making, arguing that the continent often moves slowly, constrained by technical and bureaucratic processes. He also pointed to the growing influence of social media on policymaking, noting that European political leadership is increasingly shaped by the need to avoid backlash in the digital public sphere.

In the same context, Vučić sent a clear message to Brussels that Serbia’s European path remains a strategic choice, but cannot be detached from the specificities of its foreign policy. He reiterated Belgrade’s stance on Kosovo, stressing that major powers such as China, India, and Russia have not recognized its independence, and underlined that Serbia cannot fully align with the European Union’s foreign policy while issues it considers vital to its sovereignty remain unresolved.

His reference to Kosovo also had a broader dimension. Vučić drew a parallel between how the West addresses violations of Ukraine’s territorial integrity and its stance toward Serbia, arguing that Europe should apply international law principles consistently. In doing so, he placed Serbia’s position within a wider debate on the credibility of the international order and the role of major powers.

His intervention also carried a clear domestic political dimension. Vučić announced that the Serbian Progressive Party will hold a major rally in Belgrade around the period of Vidovdan, noting that important decisions for the country will be made at that time. He did not clarify whether these would involve early elections or another political initiative but left open the possibility of an electoral contest.

The Serbian president called on all sides to remain calm and respect differing views, referring both to those backing the slogan “students win” and those supporting “Serbia wins.” Through this framing, he sought to present a potential political confrontation as a legitimate institutional process of choice, emphasizing that whoever wins the elections will have the responsibility to govern and implement changes in the country.

Particular weight was also given to his reference to Vladan Đokić, whom he presented as a potential political opponent with strong external, political, and media backing. This remark serves as a message to the domestic audience, placing a possible election within a broader framework of confrontation not only between individuals, but also between differing visions of Serbia’s international orientation.

Overall, Vučić’s statements point to a dual strategy. Toward the European Union, he emphasizes the need for faster and more ambitious decision-making, while seeking greater understanding of Serbia’s position. Domestically, he maintains political initiative, keeping the election option open without committing to a specific timeline.

For Belgrade, the current moment offers room for negotiating leverage but also carries risks. Criticism of Europe may reinforce the narrative of an independent Serbian policy, yet the European path remains a key factor for the country’s economy, investment climate, and international standing. Vučić’s next moves, particularly around Vidovdan, will indicate whether the rhetoric of “major decisions” translates into an electoral surprise or a new political initiative aimed at reshaping the domestic landscape.

Retrouvez l’article sur Ibna.

Kagame tire la sonnette d’alarme face au désordre mondial lors de la Conférence mondiale sur les politiques publiques

26.04.2026

Kagame tire la sonnette d’alarme face au désordre mondial lors de la Conférence mondiale sur les politiques publiques

Lors de la 18e Conférence mondiale sur les politiques publiques, le président Paul Kagame a dressé un constat sans détour de la situation mondiale, avertissant que l’instabilité croissante, les conflits non résolus et les structures de pouvoir inégales exposent l’Afrique à des crises qu’elle n’a pas provoquées.

S’exprimant lors d’une conversation franche et approfondie, Kagame a déclaré que les turbulences actuelles ne devraient pas surprendre.

Selon lui, les failles du système international sont visibles depuis des années.

« L’ordre mondial que beaucoup croyaient stable ne l’a jamais été véritablement pour tous », a suggéré Kagame, faisant valoir qu’une grande partie des pays du Sud subissait depuis longtemps les conséquences de décisions prises ailleurs.

Kagame a déclaré que les nations africaines ont souvent été contraintes de suivre des règles élaborées par des pays plus puissants, sans avoir guère leur mot à dire sur la manière dont ces règles sont élaborées ou appliquées.

Il a fait valoir que lorsque les grandes puissances agissent dans leur propre intérêt, cela est souvent considéré comme normal. Mais lorsque les petites nations tentent de défendre leurs propres intérêts, elles s’exposent à des critiques ou à des pressions.

Pour l’Afrique, a-t-il déclaré, ce déséquilibre a eu des conséquences durables.

Évoquant le conflit qui perdure dans l’est de la République démocratique du Congo, Kagame a déclaré qu’il n’y avait pas de solution miracle.

Il a reconnu les efforts diplomatiques déployés par les États-Unis et les pourparlers de Doha, mais a souligné que la paix ne viendra que par un dialogue honnête et en s’attaquant aux causes profondes de l’instabilité.

Selon Kagame, trop d’efforts de paix se concentrent sur des intérêts politiques plutôt que sur les réalités quotidiennes auxquelles sont confrontées les populations de la région.

Interrogé sur la guerre au Moyen-Orient et les tensions croissantes impliquant l’Iran et les États du Golfe, Kagame a averti que les répercussions pourraient s’étendre bien au-delà de la région.

Il a cité les prix de l’énergie, les pénuries d’engrais, l’inflation alimentaire et les perturbations des chaînes d’approvisionnement comme autant de signes qu’un conflit dans une partie du monde peut rapidement devenir un fardeau pour des millions de personnes ailleurs.

« Si la situation s’aggrave là-bas, personne ne sera épargné », tel était le message clair du dirigeant rwandais.

Kagame a également donné son avis sur les bouleversements politiques en Occident, affirmant que des personnalités comme l’ancien président américain Donald Trump sont les symptômes de frustrations sociales et politiques plus profondes plutôt que des événements isolés. Il a déclaré que les sociétés occidentales supposaient souvent que leurs systèmes internes étaient sûrs tout en se concentrant sur les problèmes à l’étranger.

Ces tensions négligées, affirmait-il, refont surface aujourd’hui à travers les bouleversements politiques.

L’Europe, a-t-il ajouté, est confrontée à des questions similaires concernant son rôle futur et sa cohésion.

Kagame a conclu son discours sur un message d’autonomie, exhortant l’Afrique à cesser de sous-estimer ses propres atouts.

Il a déclaré que le continent possède les populations, les ressources et les connaissances nécessaires pour façonner son propre avenir, à condition que les dirigeants agissent avec confiance et unité.

Plutôt que la dépendance, Kagame a plaidé pour des partenariats fondés sur le respect.

En cette période d’incertitude mondiale, son message était clair : l’Afrique ne devait plus se considérer comme une spectatrice des affaires mondiales, mais comme une voix importante pour façonner l’avenir.

Retrouvez l’article sur Taarifa.

Diplomatie : La Ministre d’État Nialé KABA porte la voix de la Côte d’Ivoire à la 18e World Policy Conference en France

26.04.2026

Abidjan – Répondant à l’invitation de Thierry de Montbrial, Fondateur et Président de la World Policy Conference (WPC), S.E. Mme Nialé KABA, Ministre d’État, Ministre des Affaires Étrangères et de la Coopération Internationale a représenté S.E.M. Alassane OUATTARA, Président de la République de Côte d’Ivoire, à la cérémonie d’ouverture de la 18? édition de la World Policy Conference à Chantilly en France. Cette rencontre au sommet se tient du 24 au 26 avril 2026, sur le thème : « Entre fragmentation et interdépendance : repenser la gouvernance mondiale ».

Aux côtés de Gérard Larcher, Président du Sénat de France, de Sa Sainteté le Patriarche Bartholomée Ier et de Thierry de Montbrial, la Ministre d’État a ainsi porté la voix de la Côte d’Ivoire dans cette rencontre internationale de haut niveau autour des grands enjeux contemporains : commerce international, la finance numérique, la gouvernance budgétaire, les mutations technologiques, ainsi que les nouvelles architectures de sécurité mondiale.

Dans son propos, S.E. Mme Nialé KABA a transmis le message du Président de la République, rappelant que la gouvernance mondiale doit être repensée pour répondre aux aspirations des peuples et refléter les réalités actuelles. Elle a souligné la nécessité d’une réforme inclusive des Nations Unies et de l’Organisation Mondiale du Commerce, pour consacrer une représentation permanente de l’Afrique au Conseil de Sécurité, non sans insister sur l’urgence d’une architecture financière internationale équitable, permettant aux pays en développement d’accéder à des financements adaptés à la transformation structurelle de leurs économies et à la réalisation des Objectifs de Développement Durable (ODD).

La Cheffe de la diplomatie ivoirienne a également réaffirmé l’importance d’un financement juste de la transition climatique et d’une régulation mondiale de la révolution numérique afin de prévenir les dérives liées à la désinformation, aux cyberattaques et aux usages militaires non étatiques.

La participation de la Côte d’Ivoire à cette rencontre traduit la volonté du Chef de l’État de renforcer la présence de notre pays dans les débats internationaux et de promouvoir une gouvernance responsable, une paix durable et un développement inclusif au service des peuples.

 

Le patriarche œcuménique : « Derrière les statistiques et les analyses économiques se trouvent les réalités humaines »

26.04.2026

Le patriarche œcuménique : « Derrière les statistiques et les analyses économiques se trouvent les réalités humaines »

Le patriarche œcuménique Bartholomée a prononcé vendredi 24 avril 2026 une allocution remarquée à la 18ᵉ session de la conférence internationale « World Policy Conference », réunie à Chantilly. Centré sur la préservation de la paix et de la dignité humaine dans un monde profondément ébranlé, son discours s’est conclu par un appel solennel : « Que la recherche de la paix devienne une responsabilité commune. »

« Sa Toute-Sainteté le Patriarche œcuménique Bartholomée | Entre fragmentation et interdépendance – Repenser la gouvernance mondiale et les politiques mondiales

Éminences, Excellences,

Cher Thierry de Montbrial, Honorables participants, Mesdames et Messieurs, Chers amis,

La communauté mondiale se trouve aujourd’hui à un tournant décisif de son histoire. La construction d’une paix véritable ne peut plus se limiter aux instruments traditionnels de la diplomatie : elle devient une condition absolue de la survie même de notre monde. La question qui nous réunit — celle de la recherche d’un cadre stable et durable de gouvernance mondiale

— dépasse largement les arrangements provisoires et les équilibres géopolitiques fluctuants. Elle touche au cœur même de la coexistence humaine.

Car la paix n’est pas simplement un objectif politique parmi d’autres. Elle est l’expression la plus profonde de la communion entre les personnes. Elle est aussi la condition ultime de la préservation de la création face aux forces de fragmentation qui la menacent. Depuis l’origine, l’être humain est habité par une nostalgie irréductible de l’unité.

Et pourtant, la réalité contemporaine semble contredire cette aspiration. Le monde dans lequel nous vivons est marqué par une tension constante entre rapprochement et division. D’un côté, les avancées technologiques et l’interconnexion économique nous ont rapprochés comme jamais auparavant. D’un autre côté, nous assistons à une fragmentation croissante, à la fois géopolitique et géoéconomique se manifestant concrètement par une vulnérabilité accrue des échanges internationaux, par une instabilité des marchés, et par une diminution progressive de la prospérité globale. Le système commercial international, qui pourrait être un instrument de coopération pacifique, tend à se transformer en un ensemble de blocs régionaux parfois antagonistes, structurés autour de puissances dominantes. Dans ce contexte, l’universalité du droit est fragilisée, et le sentiment d’injustice s’accroît.

L’expérience de l’histoire nous enseigne pourtant une vérité fondamentale : seule une cohésion institutionnelle solide peut contenir les forces de désintégration. Après des décennies d’intégration économique mondiale, souvent perçue comme inévitable, nous entrons aujourd’hui dans une phase d’incertitude et de recomposition.

Mais cette crise dépasse largement les dimensions économiques et techniques. Elle révèle une crise plus profonde, une crise spirituelle. Elle met en lumière notre difficulté à reconnaître, dans l’autre — qu’il soit individu ou nation — notre prochain, un partenaire de destinée.

Dans cette perspective, la gouvernance mondiale ne peut être réduite à la gestion des rapports de force. Elle doit être comprise comme un service rendu à l’humanité. Il nous appartient de repenser notre responsabilité envers les générations futures, en concevant la paix non pas comme une simple absence de guerre, mais comme une plénitude de vie.

Le message évangélique demeure, à cet égard, d’une actualité saisissante : « Je vous laisse la paix, je vous donne ma paix » (Jn 24, 17). Ce don ne peut rester une abstraction. Il appelle une traduction concrète dans nos institutions, dans nos politiques publiques, dans notre manière d’organiser la vie commune.

Or, le système actuel de gouvernance mondiale apparaît profondément fragilisé. Malgré la multiplication des organisations internationales, nous ne constatons pas une plus grande unité, mais plutôt une complexification croissante, parfois proche de la fragmentation. Ce réseau d’institutions, s’il n’est pas porté par une vision morale commune, risque de devenir une nouvelle Tour de Babel : une pluralité de voix sans véritable harmonie.

Dès lors, il devient légitime de s’interroger : la diplomatie traditionnelle suffit-elle encore à répondre aux défis contemporains ? Tout semble indiquer qu’un changement de paradigme est nécessaire.

La réforme des institutions internationales s’impose aujourd’hui comme une urgence. En Europe, par exemple, la stabilité économique et sociale exige une adaptation des cadres budgétaires et financiers. À l’échelle globale, les puissances émergentes sont appelées à jouer un rôle plus actif et plus responsable, en dépassant les logiques strictement nationales pour contribuer à une gouvernance plus coopérative.

Mais aucune réforme institutionnelle ne sera véritablement efficace sans une transformation intérieure. L’économie et la politique ne peuvent être dissociées de la condition spirituelle de l’humanité. À cet égard, l’expérience de l’Église orthodoxe offre une perspective précieuse.

À travers la synodalité, l’Église témoigne d’un mode de gouvernance fondé non sur l’imposition, mais sur la communion. Le Saint et Grand Concile réuni en Crète en 2016 a rappelé avec force que l’unité de l’humanité constitue à la fois un don de Dieu et une responsabilité historique. Cette expérience montre qu’il est possible de concilier unité et diversité, autorité et dialogue.

Ce modèle, sans être transposé mécaniquement, peut inspirer une réflexion renouvelée sur la gouvernance mondiale. Car la paix, dans sa réalité la plus profonde, n’est pas un simple accord juridique. Elle est un mode d’existence. Elle suppose un regard transformé, capable de reconnaître en chaque personne l’image de Dieu.

Cependant, les limites du système international actuel restent évidentes. Le Conseil de sécurité des Nations Unies, en particulier, demeure marqué par des équilibres hérités d’un autre temps. Une réforme de ses structures apparaît nécessaire afin de refléter plus justement les réalités contemporaines. Sans une représentation équitable, le sentiment d’injustice ne peut que croître — et l’injustice est toujours un terreau de conflit.

Par ailleurs, de nouveaux défis émergent, qui dépassent les cadres traditionnels de la souveraineté. Le développement de l’intelligence artificielle en est un exemple frappant. Cette technologie ouvre des perspectives considérables, mais elle soulève également des questions éthiques majeures. En l’absence d’un cadre de gouvernance global, le risque est grand de voir s’accentuer les déséquilibres et les dérives.

La crise environnementale constitue sans doute l’un des signes les plus alarmants de notre fragmentation. La dégradation de notre planète, notre «maison commune», engendre des injustices croissantes et alimente des tensions nouvelles. Pollution, dérèglement climatique, épuisement des ressources : ces phénomènes affectent directement les populations les plus vulnérables et provoquent des déplacements massifs.

Depuis plusieurs décennies, le Patriarcat œcuménique ne cesse de rappeler que la protection de l’environnement est indissociable de la paix. L’homme n’est pas le propriétaire absolu de la création, mais son intendant. Il est appelé à en prendre soin avec responsabilité, à la recevoir comme un don, et à la restituer dans une attitude de gratitude.

Mesdames et Messieurs, chers amis,

Face à ces défis, il serait illusoire de se réfugier dans des approches purement technocratiques. Derrière les statistiques et les analyses économiques, il y a des réalités humaines : des vies brisées, des souffrances silencieuses, des peuples déracinés. La fragmentation du monde n’est pas seulement une question de structures. Elle est le reflet d’une crise anthropologique.

Nous sommes ainsi placés devant un choix décisif. Soit nous acceptons la division comme une fatalité, soit nous nous engageons résolument dans la construction d’un ordre mondial fondé sur la solidarité. La conscience de notre interdépendance devient alors essentielle.

La tradition théologique orthodoxe exprime cette réalité à travers le concept de « périchorèse», qui désigne une communion dynamique, une interdépendance vivante. Nul ne peut exister seul. Nul ne peut être sauvé seul. La paix suppose donc un dépassement de l’égoïsme, qu’il soit individuel ou collectif.

L’histoire des nations a trop souvent été marquée par la domination, l’exclusion et la violence. Il est temps d’envisager une autre voie : celle d’une gouvernance inspirée par la justice, la vérité et l’amour. Une gouvernance qui ne soit pas un simple mécanisme de régulation, mais un organisme vivant, au service de la dignité humaine.

Car l’histoire n’est pas déterminée uniquement par les forces économiques ou les rapports de puissance. Elle est aussi façonnée par la liberté humaine : la capacité de choisir, de se convertir, de pardonner et de coopérer.

En ce sens, l’espérance demeure possible. Elle ne repose pas sur une naïveté, mais sur la conviction que l’homme est capable de transformation. Que la division n’est pas une fatalité. Que la paix peut être construite.

Permettez-nous, pour conclure, d’exprimer un souhait. Que nos travaux ne se limitent pas à des analyses, aussi pertinentes soient-elles, mais qu’ils ouvrent des chemins concrets. Que nos réflexions se traduisent en engagements réels. Que notre recherche de la paix devienne une responsabilité partagée.

Que le Dieu de paix et de réconciliation éclaire nos esprits et guide nos décisions. Qu’Il nous donne la sagesse de dépasser nos divisions et le courage d’œuvrer ensemble pour le bien commun.

« Recherchez la charité » (I Co 14, 1), nous dit le saint apôtre Paul. Que cette exhortation devienne notre boussole, dans un monde appelé à redécouvrir, au cœur de ses fractures, la vocation profonde à l’unité.

Je vous remercie de votre attention. »

Par Jivko Panev

Vous pouvez visionner son intervention sur YouTube : https://youtu.be/E-_G3SBPjKg

Macron Pledges to Defend Europe Amid Hormuz Crisis Warnings

04.26.2026

Macron Pledges to Defend Europe Amid Hormuz Crisis Warnings

Macron said the Hormuz situation is “under control” and no shortages are expected, while calling for full reopening of the strait.

ERBIL (Kurdistan 24) — French President Emmanuel Macron pledged to uphold Europe’s collective security while urging calm over potential energy disruptions linked to the ongoing conflict affecting the Strait of Hormuz.

Speaking on Saturday, April 25 during a joint press conference in Athens with Greek Prime Minister Kyriakos Mitsotakis, Macron said efforts are focused on restoring full access to the strategic waterway.

“Our goal is to achieve a full reopening in the coming days and weeks, in accordance with international law, guaranteeing freedom of navigation without tolls on the Strait of Hormuz. Then things can gradually return to normal,” Macron said.

He also emphasized that the current situation remains manageable, stating: “At this stage the situation is under control and does not make us envisage any shortage,” while reiterating calls for “a complete reopening, in accordance with international law, to freedom of navigation, without tolls of the Strait of Hormuz.”

His remarks came a day after TotalEnergies CEO Patrick Pouyanne, head of one of the world’s largest energy companies, warned that prolonged disruption in the Strait of Hormuz could trigger widespread global energy shortages, given the waterway’s central role in transporting a significant share of international oil and gas supplies.

“If it lasts two, three months more, we are entering in a world of scarcity of energy, which Asian countries have already suffered,” Pouyanne said on Friday at the World Policy Conference in Chantilly. “You cannot have 20% of the oil and gas of the planet being stranded and not accessible without major consequences.”

The Strait of Hormuz, a critical maritime corridor through which about one-fifth of global oil and gas flows, has faced significant disruption amid the conflict involving the United States, Israel, and Iran.

The recent tensions surrounding the Strait of Hormuz have intensified following a series of military and strategic developments. According to Kurdistan24, Iran’s Islamic Revolutionary Guard Corps declared on Saturday that controlling the Strait of Hormuz remains a “definitive strategy” in its confrontation with the United States, emphasizing Tehran’s intent to maintain what it described as a “deterrent shadow” over the vital waterway.

In parallel, Iran’s military issued warnings that any continuation of the U.S. naval blockade of Iranian ports would prompt a response. In a statement carried by state broadcaster Islamic Republic of Iran Broadcasting, the central command Khatam Al-Anbiya described U.S. actions as “banditry” and “piracy,” warning of retaliation if pressure persists. These developments have contributed to disruptions in maritime traffic and heightened concerns over global energy flows through the strait.

At the diplomatic level, differences in approach among Western allies have also emerged. French President Emmanuel Macron previously stated that France had neither been consulted nor participated in the military offensive led by the United States and Israel against Iran, underscoring Paris’s independent position as it continues to advocate for de-escalation and the restoration of maritime stability.

Macron cautioned against overreaction, noting that panic itself could worsen supply challenges. “Panic caused by geopolitical uncertainty can in itself lead to shortages,” he said.

Despite the concerns, Macron sought to reassure the public that the worst-case scenario remains unlikely.

France is “not facing the worst-case scenario you described, which is not the most likely outcome at present and which I am not in a position to comment on,” he said, responding to questions about potential shortages.

The disruption has also prompted international coordination. More than a dozen countries have indicated readiness to join a France- and Britain-led mission to secure shipping in the Strait once conditions allow.

“We’re all in the same boat, and it’s not a boat we chose, if I may say. We’re victims of geopolitics and we’re victims of this war that started several months ago,” Macron said.

Macron’s remarks highlight Europe’s effort to balance reassurance at home with diplomatic and security engagement abroad, as tensions around the Strait of Hormuz continue to test both energy stability and international coordination.

Retrouvez l’article dans Kurdistan 24.

На всесвітній політконференції глава Фанара розкритикував систему торгівлі

26.04.2026

Виступаючи на 18-му засіданні World Policy Conference, Патріарх Варфоломій говорив про геополітику, ринки, реформу міжнародних інститутів та штучний інтелект.

24 квітня 2026 року глава Константинопольської Церкви Патріарх Варфоломій взяв участь у міжнародній «Всесвітній політичній конференції», яка відбулася в місті Шантійї у Франції. Про це повідомляє офіційний сайт Константинопольського Патріархату.

Говорячи про стан світової економіки, Варфоломій заявив: «Міжнародна торговельна система, яка могла б стати засобом мирного співробітництва, має тенденцію перетворюватися на сукупність іноді конкуруючих регіональних блоків, вибудуваних навколо домінуючих сил. У цьому контексті універсальність права слабшає, а відчуття несправедливості посилюється».

По теміПатріарх Варфоломій закликав активно розвивати православно-юдейський діалог

За його словами, і «глобальна система управління виглядає глибоко ослабленою». «Незважаючи на множину міжнародних організацій, ми спостерігаємо не більше єдності, а скоріше зростаючу складність, іноді доходячи до фрагментації», – сказав глава Фанару. Реформу міжнародних інститутів він назвав «нагальною необхідністю».

Торкаючись соціальних сюжетів, Варфоломій нагадав про власні ініціативи в галузі екології та «захисту творіння Божого».

На завершення промови Патріарх звернувся до зібраних зі словами: «Історія не визначається виключно економічними силами або динамікою влади. Вона формується також людською свободою: здатністю вибирати, перетворювати, прощати і співпрацювати».

Retrouvez l’article dans Union of Orthodox Journalists.

Guerre au Moyen-Orient : « Si la situation perdure encore deux ou trois mois, nous entrerons dans une ère de pénurie énergétique » alerte le patron de TotalEnergies Patrick Pouyanné.

25.04.2026

Le détroit d’Ormuz est toujours bloqué. TotalEnergies alerte sur une possible pénurie énergétique et plaide pour des investissements urgents dans de nouveaux pipelines.

Le patron de TotalEnergies Patrick Pouyanné a appelé vendredi à la « résilience » face au blocage du détroit d’Ormuz, évoquant des investissements « probablement dans de nouveaux pipelines » afin de réduire la dépendance à ce passage maritime stratégique.

Affirmant qu’il sera difficile de se passer du pétrole issu du Golfe, « très bon marché », M. Pouyanné a plaidé pour l’émergence d’alternatives au détroit d’Ormuz.

« Ce qui est sûr – et nous n’avons pas été très bons dans ce domaine – c’est que si nous investissons au Moyen-Orient, nous devons investir dans la résilience du système », a-t-il affirmé lors d’une intervention à la World Policy Conference organisée par l’Institut français des relations internationales (Ifri) à Chantilly, près de Paris.

Le détroit d’Ormuz toujours paralysé

« Le fait qu’aujourd’hui, il n’y ait pas assez de voies de sortie du détroit d’Ormuz est un problème majeur […] Nous devons commencer à envisager la résilience comme un investissement, probablement dans de nouveaux pipelines afin de constituer un réseau de pipelines », a ajouté le patron de la compagnie pétrolière française.

Depuis le début de la guerre au Moyen-Orient fin février, la navigation dans le détroit d’Ormuz – où transite habituellement un cinquième du pétrole et du gaz consommés dans le monde – est quasiment paralysée par l’Iran, un blocus auquel s’ajoute celui décidé par le président américain Donald Trump sur les ports iraniens.

Le temps compte

Seuls quelques navires, en majorité liés à l’Iran, ont emprunté ce couloir stratégique pour les exportations d’hydrocarbures du Golfe.

« Nous avons désormais absorbé tout le surplus (des stocks, ndlr). Si la situation perdure encore deux ou trois mois, nous entrerons dans une ère de pénurie énergétique, comme celle qui subissent déjà certains pays asiatiques », a ajouté M. Pouyanné.

« La pénurie n’est pas encore présente dans le bassin atlantique […] mais on ne peut pas se permettre de laisser 20 % des réserves mondiales de pétrole et de gaz inaccessibles sans conséquences majeures », at-il dit.

« Tout dépend donc de la durée. […] La résolution du problème du détroit d’Ormuz est un enjeu crucial », at-il poursuivi, rappelant que son entreprise avait « perdu 15 % de (sa) production au Moyen- Orient » avec cette guerre.

Retrouvez l’article sur L’Indépendant.

Pénurie de carburant : Macron rassure sur la situation actuelle, après une alerte du patron de TotalEnergies

25.04.2026

Patrick Pouyanné avait estimé que si le blocage du détroit d’Ormuz, en raison des tensions entre l’Iran et les Etats-Unis, perdurait « encore deux ou trois mois », la France entrerait « dans une ère de pénurie énergétique ».

Une pénurie ? Quelle pénurie ? Emmanuel Macron a assuré ce samedi 25 avril à Athènes que la guerre au Moyen-Orient ne laissait aujourd’hui « envisager aucune pénurie » de carburant en France, mettant en garde contre les scénarios qui risquent de provoquer des « comportements de panique ».

Le patron de TotalEnergies Patrick Pouyanné avait estimé la veille que si le blocage du détroit d’Ormuz, dans le Golfe, perdurait « encore deux ou trois mois », la France entrerait « dans une ère de pénurie énergétique ».

Pouyanné évoque une pénurie dans les « deux ou trois mois »

Invité à la World Policy Conference organisée par l’Institut français des relations internationales (Ifri) à Chantilly, près de Paris, Patrick Pouyanné a appelé à la « résilience » face au blocage du détroit d’Ormuz, évoquant des investissements « probablement dans de nouveaux pipelines » afin de réduire la dépendance à ce passage maritime stratégique.

Mais c’est surtout son alerte sur les conséquences à court terme pour la France qui a retenu l’attention, alors que seuls quelques navires, en majorité liés à l’Iran, ont emprunté le détroit d’Ormuz depuis février pour les exportations d’hydrocarbures du Golfe. « Nous avons désormais absorbé tout le surplus (des stocks, NDLR). Si la situation perdure encore deux ou trois mois, nous entrerons dans une ère de pénurie énergétique, comme celle que subissent déjà certains pays asiatiques », a alerté le patron de TotalEnergies.

« La pénurie n’est pas encore présente dans le bassin atlantique (…) mais on ne peut pas se permettre de laisser 20 % des réserves mondiales de pétrole et de gaz inaccessibles sans conséquences majeures », a-t-il ajouté. « Tout dépend donc de la durée. (…) La résolution du problème du détroit d’Ormuz est un enjeu crucial », a-t-il poursuivi, rappelant que son entreprise avait « perdu 15 % de (sa) production au Moyen-Orient » avec cette guerre.

Un scénario qui n’est « pas le plus probable », tempère Macron

« On n’est pas dans le scénario qui est un des scénarios du pire que vous avez décrit, qui n’est aujourd’hui pas le plus probable et qu’il ne m’appartient pas de commenter », a affirmé le président, interrogé sur l’hypothèse évoquée par Pouyanné lors d’une conférence de presse dans le cadre de sa visite à Athènes.

Selon lui, « la pire des choses, dans ces moments-là où il y a des tensions, de l’incertitude géopolitique, c’est que ces tensions soient accrues par des comportements de panique ». « Et bien souvent, la pénurie, on la crée par ces comportements de panique eux-mêmes », a-t-il estimé.

« Je crois pouvoir vous dire à ce stade que la situation est contrôlée », malgré l’impact sur les prix, et qu’« aujourd’hui, la situation ne nous fait envisager aucune pénurie », a encore affirmé Emmanuel Macron.

L’inflation en forte hausse dans la zone euro

Depuis le début de la guerre au Moyen-Orient fin février, la navigation dans le détroit d’Ormuz où transite habituellement un cinquième du pétrole et du gaz consommés dans le monde – est quasiment paralysée par l’Iran, un blocus auquel s’ajoute celui décidé par Donald Trump sur les ports iraniens.

Le conflit a également entraîné une hausse de l’inflation dans de nombreuses régions, notamment dans la zone euro où elle a été révisée en hausse en mars, à 2,6 % sur un an contre 2,5 % initialement annoncé, atteignant ainsi son plus haut niveau depuis juillet 2024.

Il s’agit d’une forte progression par rapport à février, où l’inflation ressortait à 1,9 %, les prix ayant été tirés à la hausse le mois dernier par le conflit au Moyen-Orient et l’envolée du pétrole et du gaz.

Par Service Actu (avec AFP)

Retrouvez l’article sur Le Nouvel Obs.

Carburant : le patron de TotalEnergies alerte sur un risque de pénurie en France

25.04.2026

Carburant : le patron de TotalEnergies alerte sur un risque de pénurie en France

Le patron de TotalEnergies alerte sur une pénurie de carburant en France si le blocage du détroit d’Ormuz se prolonge.

La question des carburants occupe les scène politique et médiatique en France ces derniers temps. Le blocage du détroit d’Ormuz pourrait affecter l’approvisionnement énergétique de la France dans les prochains mois, selon des déclarations de Patrick Pouyanné, président-directeur général de TotalEnergies, lors d’une conférence organisée par l’Institut français des relations internationales.

Intervenant à la World Policy Conference tenue à Chantilly, Patrick Pouyanné, président-directeur général du groupe TotalEnergies, a évoqué les conséquences d’une interruption prolongée du trafic dans cette zone maritime. Il a déclaré : « Nous avons désormais absorbé tout le surplus (des stocks, ndlr). Si la situation perdure encore deux ou trois mois, nous entrerons dans une ère de pénurie énergétique, comme celle que subissent déjà certains pays asiatiques ». Les français subiront ainsi une pénurie de carburant.

Le dirigeant a précisé que la situation actuelle n’a pas encore produit d’effet direct dans certaines régions. Il a indiqué : « La pénurie n’est pas encore présente dans le bassin atlantique (…) mais on ne peut pas se permettre de laisser 20% des réserves mondiales de pétrole et de gaz inaccessibles sans conséquences majeures ». Il a ajouté : « Tout dépend donc de la durée. (…) La résolution du problème du détroit d’Ormuz est un enjeu crucial ».

Une circulation maritime fortement perturbée depuis février impactant l’approvisionnement en carburant

Depuis la fin du mois de février, le passage des navires dans le détroit d’Ormuz est fortement réduit. Cette situation s’explique par les tensions au Moyen-Orient, impliquant notamment l’Iran. À ces restrictions s’ajoute une décision du président des États-Unis, Donald Trump, visant à bloquer l’accès des ports iraniens.

Dans ce contexte, seuls certains navires, en majorité liés à l’Iran, continuent de circuler dans cette zone. Le détroit d’Ormuz est habituellement utilisé pour le transit d’environ un cinquième des hydrocarbures donc de carburant consommés à l’échelle mondiale. Patrick Pouyanné a également indiqué que son groupe avait été affecté par cette situation. Il a déclaré que TotalEnergies avait « perdu 15% de (sa) production au Moyen-Orient » depuis le début du conflit.

Le président-directeur général a évoqué des pistes pour adapter les infrastructures de transport d’hydrocarbures. Il a déclaré : « Le fait qu’aujourd’hui, il n’y ait pas assez de voies de sortie du détroit d’Ormuz est un problème majeur (…) Nous devons commencer à envisager la résilience comme un investissement, probablement dans de nouveaux pipelines afin de constituer un réseau de pipelines ».

Il a également mentionné la nécessité de diversifier les modes d’acheminement. Il a déclaré :

« Ce qui est sûr – et nous n’avons pas été très bons dans ce domaine – c’est que si nous investissons au Moyen-Orient, nous devons investir dans la résilience du système ». Il a ajouté envisager des investissements dans « de nouveaux pipelines » afin de contourner les contraintes actuelles liées au détroit d’Ormuz.

Retrouvez l’article sur Econostrum.

Guerre au Proche-Orient : la délégation américaine attendue à Islamabad au Pakistan

25.04.2026

Guerre au Proche-Orient : la délégation américaine attendue à Islamabad au Pakistan

Le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, est arrivé à Islamabad vendredi avant des négociations entre l’Iran et les Etats-Unis destinées à mettre un terme à la guerre au Moyen-Orient. La délégation américaine, composée de Steve Witkoff et Jared Kushner, sans J.D. Vance, le vice-président américain, doit arriver ce samedi.

Benyamin Nétanyahou a accusé vendredi le Hezbollah de tenter de « saboter » les efforts de paix avec le Liban, alors que son pays a « entamé un processus pour parvenir à une paix historique» entre Israël et le Liban.

Le trafic maritime reste à l’arrêt dans le détroit d’Ormuz, par où transitait avant le conflit 20 % du pétrole et du gaz naturel liquéfié (GNL) mondiaux, et qui est désormais soumis à un double blocus iranien et américain.

Le ministère de la Santé libanais fait état de six morts dans des frappes israéliennes

Des frappes israéliennes au Liban ont fait six morts vendredi, a indiqué le ministère libanais de la Santé, en dépit du cessez-le-feu dans la guerre entre Israël et le Hezbollah pro-iranien. « Les frappes aériennes de l’ennemi israélien sur le sud du Liban aujourd’hui, 24 avril, ont entraîné le martyre de six citoyens et fait deux autres blessés », a indiqué le ministère dans un communiqué.

Incertitudes sur une rencontre directe entre négociateurs iraniens et américains à Islamabad

Le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, est bien arrivé vendredi soir à Islamabad, pour des entretiens avec de hauts responsables pakistanais. Mais « aucune rencontre n’est prévue entre l’Iran et les Etats-Unis », a affirmé sur X le porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères, Ismaïl Baghaï, précisant que les positions de son pays seraient transmises à la partie américaine via les médiateurs pakistanais. Les émissaires du président américain Donald Trump, Steve Witkoff et Jared Kushner, sont attendus ce samedi au Pakistan en vue de pourparlers « avec des représentants de la délégation iranienne », a pourtant déclaré auparavant la porte-parole de la Maison Blanche, Karoline Leavitt, assurant que cette rencontre était une demande de Téhéran.

Le patron de TotalEnergies envisage de « nouveaux pipelines » pour contourner Ormuz

Patrick Pouyanné a appelé vendredi à la « résilience » face au blocage du détroit d’Ormuz. Le président de Total a évoqué des investissements « probablement dans de nouveaux pipelines » afin de réduire la dépendance à ce passage maritime stratégique. Affirmant qu’il sera difficile de se passer du pétrole issu du Golfe, « très bon marché », Patrick Pouyanné a plaidé pour l’émergence d’alternatives au détroit. « Ce qui est sûr – et nous n’avons pas été très bons dans ce domaine – c’est que si nous investissons au Moyen-Orient, nous devons investir dans la résilience du système », a-t-il affirmé lors d’une intervention à la World Policy Conference organisée par l’Institut français des relations internationales (Ifri) à Chantilly, près de Paris.

Les émissaires de Trump en route pour le Pakistan

Steve Witkoff et Jared Kushner, les deux représentants américains choisis par Donald Trump, doivent atterrir à Islamabad, en vue de mener de nouvelles négociations avec l’Iran, et mettre fin à la guerre au Moyen-Orient. « Les Iraniens nous ont fait signe, comme le président le leur a demandé, et ont réclamé cette conversation en personne », a affirmé la porte-parole, a déclaré la porte-parole de la Maison Blanche. Le vice-président américain JD Vance avait conduit il y a deux semaines la délégation américaine aux négociations avec l’Iran à Islamabad, qui s’étaient soldées par un échec. Il est «prêt à partir pour le Pakistan, si nous sentons que c’est nécessaire », selon la porte-parole.

Des frappes israéliennes au Liban ont fait six morts vendredi, a indiqué le ministère libanais de la Santé, en dépit du cessez-le-feu dans la guerre entre Israël et le Hezbollah pro-iranien. «Les frappes aériennes de l’ennemi israélien sur le sud du Liban aujourd’hui, 24 avril, ont entraîné le martyre de six citoyens et fait deux autres blessés », a indiqué le ministère dans un communiqué.

Le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, est bien arrivé vendredi soir à Islamabad, pour des entretiens avec de hauts responsables pakistanais. Mais « aucune rencontre n’est prévue entre l’Iran et les Etats-Unis », a affirmé sur X le porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères, Ismaïl Baghaï, précisant que les positions de son pays seraient transmises à la partie américaine via les médiateurs pakistanais. Les émissaires du président américain Donald Trump, Steve Witkoff et Jared Kushner, sont attendus ce samedi au Pakistan en vue de pourparlers « avec des représentants de la délégation iranienne », a pourtant déclaré auparavant la porte-parole de la Maison Blanche, Karoline Leavitt, assurant que cette rencontre était une demande de Téhéran.

Patrick Pouyanné a appelé vendredi à la « résilience » face au blocage du détroit d’Ormuz. Le président de Total a évoqué des investissements « probablement dans de nouveaux pipelines » afin de réduire la dépendance à ce passage maritime stratégique. Affirmant qu’il sera difficile de se passer du pétrole issu du Golfe, « très bon marché », Patrick Pouyanné a plaidé pour l’émergence d’alternatives au détroit. « Ce qui est sûr – et nous n’avons pas été très bons dans ce domaine – c’est que si nous investissons au Moyen-Orient, nous devons investir dans la résilience du système », a-t-il affirmé lors d’une intervention à la World Policy Conference organisée par l’Institut français des relations internationales (Ifri) à Chantilly, près de Paris.

Steve Witkoff et Jared Kushner, les deux représentants américains choisis par Donald Trump, doivent atterrir à Islamabad, en vue de mener de nouvelles négociations avec l’Iran, et mettre fin à la guerre au Moyen-Orient. « Les Iraniens nous ont fait signe, comme le président le leur a demandé, et ont réclamé cette conversation en personne », a affirmé la porte-parole, a déclaré la porte-parole de la Maison Blanche. Le vice-président américain JD Vance avait conduit il y a deux semaines la délégation américaine aux négociations avec l’Iran à Islamabad, qui s’étaient soldées par un échec. Il est « prêt à partir pour le Pakistan, si nous sentons que c’est nécessaire », selon la porte-parole.

par Libération, Reuters et Eve Roger

« Une ère de pénurie énergétique » d’ici « deux ou trois mois » en France ? L’alerte lancée par Patrick Pouyanné

25.04.2026

Patrick Pouyanné craint que le blocage du détroit d’Ormuz n’ait encore plus de conséquences dans les prochaines semaines

Le patron de TotalEnergies a tiré l’alarme ce vendredi 24 avril 2026 lors d’une intervention à la World Policy Conference organisée par l’Institut français des relations internationales (Ifri) à Chantilly, près de Paris. Patrick Pouyanné craint que le blocage du détroit d’Ormuz, en lien avec les tensions au Moyen-Orient, ait encore plus de conséquences dans les prochaines semaines.

Nous avons désormais absorbé tout le surplus (des stocks, ndlr). Si la situation perdure encore deux ou trois mois, nous entrerons dans une ère de pénurie énergétique, comme celle que subissent déjà certains pays asiatiques. – Patrick Pouyanné PDG de TotalEnergies

Navigation réduite à peau de chagrin

Depuis le début de la guerre au Moyen-Orient fin février, la navigation dans le détroit d’Ormuz – où transite habituellement un cinquième du pétrole et du gaz consommés dans le monde – est quasiment paralysée par l’Iran, un blocus auquel s’ajoute celui décidé par le président américain Donald Trump sur les ports iraniens.

Seuls quelques navires, en majorité liés à l’Iran, ont emprunté ce couloir stratégique pour les exportations d’hydrocarbures du Golfe.

« La pénurie n’est pas encore présente dans le bassin atlantique (…) mais on ne peut pas se permettre de laisser 20 % des réserves mondiales de pétrole et de gaz inaccessibles sans conséquences majeures », a-t-il dit.

« Tout dépend donc de la durée. (…) La résolution du problème du détroit d’Ormuz est un enjeu crucial », a-t-il poursuivi, rappelant que son entreprise avait « perdu 15 % de (sa) production au Moyen-Orient » avec cette guerre.

« Résilience »

Patrick Pouyanné a en outre appelé à la « résilience » face au blocage du détroit d’Ormuz, évoquant des investissements « probablement dans de nouveaux pipelines » afin de réduire la dépendance à ce passage maritime stratégique.

Le fait qu’aujourd’hui, il n’y ait pas assez de voies de sortie du détroit d’Ormuz est un problème majeur (…) Nous devons commencer à envisager la résilience comme un investissement, probablement dans de nouveaux pipelines afin de constituer un réseau de pipelines. – Patrick Pouyanné Patron de TotalEnergies

Affirmant qu’il sera difficile de se passer du pétrole issu du Golfe, « très bon marché », Patrick

Pouyanné a plaidé pour l’émergence d’alternatives au détroit d’Ormuz.

« Ce qui est sûr – et nous n’avons pas été très bons dans ce domaine – c’est que si nous investissons au Moyen-Orient, nous devons investir dans la résilience du système », a-t-il encore affirmé.

Retrouvez l’article sur Actu.fr.

World Policy Conference 2026 : Nialé Kaba expose les priorités d’Alassane Ouattara

04.25.2026

Représentant le Président Alassane Ouattara à la 18e World Policy Conference en France, la Ministre d’État Nialé Kaba a plaidé pour une réforme du Conseil de sécurité.

La Ministre d’État, Ministre des Affaires Étrangères et de la Coopération Internationale, Nialé Kaba, participe depuis le vendredi 24 avril 2026 à la 18e édition de la World Policy Conference (WPC) à Chantilly, en France. Mandatée par le Président de la République, Alassane Ouattara, elle prend part à ce sommet international qui réunit des figures de premier plan, dont le Président du Sénat français, Gérard Larcher, et le Patriarche Bartholomée Ier. Les travaux, qui s’achèvent le dimanche 26 avril 2026, portent sur le thème de la gouvernance mondiale face aux enjeux de fragmentation et d’interdépendance.

Au cours des échanges, la cheffe de la diplomatie ivoirienne a exposé la vision de la Côte d’Ivoire sur les grandes mutations contemporaines. Son intervention a balayé des sujets stratégiques tels que le commerce international, la finance numérique, les mutations technologiques et la sécurité globale. Elle a insisté sur le fait que l’architecture actuelle des institutions internationales ne reflète plus les réalités géopolitiques du 21e siècle, appelant à une mise à jour profonde des mécanismes de décision.

L’un des points majeurs de son plaidoyer concerne la réforme des Nations Unies (ONU) et de l’Organisation Mondiale du Commerce (OMC). Nialé Kaba a réitéré la demande de l’Afrique pour une représentation permanente au Conseil de Sécurité des Nations Unies. Pour Abidjan, cette inclusion est indispensable pour garantir une légitimité aux décisions impactant la paix et la sécurité sur le continent. Elle a également souligné l’urgence de transformer le système financier international afin que les pays en développement puissent accéder à des financements moins coûteux pour leur transformation économique.

Transition climatique et régulation numérique au centre des débats

Sur le volet environnemental et technologique, la Ministre d’État a réclamé un financement équitable de la transition climatique, estimant que les pays africains, bien que faiblement émetteurs, subissent de plein fouet les dérèglements. Elle a par ailleurs alerté sur les dangers de la révolution numérique. La Côte d’Ivoire préconise une régulation mondiale stricte pour contrer la désinformation, les cyberattaques et l’usage militaire des technologies par des groupes non étatiques, des menaces directes pour la stabilité régionale en Afrique de l’Ouest.

La présence ivoirienne à Chantilly confirme la stratégie diplomatique du Chef de l’État visant à repositionner la Côte d’Ivoire comme un acteur influent dans les instances de décision mondiales. En portant ces messages, Nialé Kaba réaffirme l’engagement du pays pour un développement inclusif et une paix durable. Ce sommet de la WPC constitue une plateforme pour Abidjan afin de nouer des partenariats stratégiques et de promouvoir une gouvernance plus responsable au service des populations.

Retrouvez l’article sur Yeclo.ci.

À Chantilly, Paul Kagame plaide pour une Afrique autonome et un multilatéralisme fondé sur la coopération

25.04.2026

À Chantilly, Paul Kagame plaide pour une Afrique autonome et un multilatéralisme fondé sur la coopération

Le président rwandais Paul Kagame a appelé les pays africains à renforcer leur autonomie tout en développant des partenariats productifs avec le reste du monde, lors de son intervention au World Policy Conference (Conférence sur la politique mondiale), tenu le 24 avril 2026 à Chantilly, en France.

S’exprimant dans un contexte international marqué par des tensions croissantes et une fragmentation géopolitique, le chef de l’État a insisté sur la nécessité pour l’Afrique de prendre soin d’elle-même sans pour autant se replier sur elle-même.

Selon lui, l’isolement ne constitue pas une solution viable, mais un facteur aggravant de rivalités et de divisions.

“Ce que veut l’Afrique est simple: nous prendre en charge et travailler de manière productive avec les autres”, a-t-il déclaré, soulignant que le repli identitaire risquait d’alimenter davantage les fractures mondiales.

Le président Kagame a également plaidé pour une nouvelle lecture du développement international, qu’il considère comme un jeu à somme positive. À ses yeux, la prospérité globale ne doit pas être perçue comme une compétition entre nations, mais comme un processus collaboratif permettant d’assurer plus de cohérence et de prévisibilité dans les relations internationales.

“La question n’est pas de savoir si nous pouvons construire un monde parfaitement équilibré, mais si nous pouvons coexister, malgré nos différences, et continuer à prospérer ensemble”, a-t-il affirmé.

Dans un autre registre, Paul Kagame a dénoncé certaines attitudes paternalistes de puissances étrangères, qui tendent à minimiser le potentiel du continent africain. Il a appelé les Africains à rejeter cette vision et à affirmer leur capacité à se développer par eux-mêmes.

“L’idée selon laquelle nous ne pouvons survivre que grâce aux autres doit être remise en cause, par nous tous”, a-t-il insisté.

Créée en 2008, l’Institut français des relations internationales organise chaque année le World Policy Conference, une plateforme de dialogue réunissant des dirigeants politiques, économiques et intellectuels autour des grands enjeux mondiaux, notamment la gouvernance, la coopération internationale et le développement.

Plusieurs personnalités de haut niveau prennent part à cette 18ᵉ édition, dont le président français Emmanuel Macron et le président serbe Aleksandar Vučić, aux côtés de responsables diplomatiques et économiques de premier plan.

Retrouvez l’article sur La Une.

Patrick Pouyanné alerte : la France bientôt confrontée à une pénurie d’énergie ?

 

25.04.2026

Patrick Pouyanné, dirigeant du groupe TotalEnergies, met en garde contre un risque imminent de manque d’énergie en France. Selon lui, le pays pourrait être confronté à une pénurie énergétique dans les deux ou trois prochains mois.

Ormuz sous tension : l’avertissement lancé par TotalEnergies

Alors que les projecteurs sont braqués sur le détroit d’Ormuz, principal couloir de transit pour près de 20 % du pétrole et du gaz mondial, la situation ne cesse de se tendre.

Vendredi 24 avril, à l’occasion de la World Policy Conference organisée à Chantilly par l’Institut français des relations internationales (Ifri), le patron de TotalEnergies, Patrick Pouyanné, a dressé un constat alarmant sur les conséquences potentielles du blocus en cours.

Une navigation presque paralysée dans la région

Depuis le déclenchement de la guerre au Moyen-Orient fin février, la circulation maritime dans cette zone stratégique se retrouve quasiment à l’arrêt. L’Iran impose un blocus strict, appuyé par la fermeture des ports iraniens décidée par le président américain Donald Trump.

Seuls quelques navires, essentiellement sous pavillon iranien, parviennent encore à franchir ce goulot d’étranglement. La dépendance mondiale à ce passage devient criante – il s’agit tout simplement d’un cinquième des flux énergétiques planétaires qui se trouvent ainsi menacés.

Conséquences immédiates et incertitudes à venir

« La pénurie n’est pas encore présente dans le bassin atlantique (…) mais on ne peut pas se permettre de laisser 20 % des réserves mondiales de pétrole et de gaz inaccessibles sans conséquences majeures », a expliqué le dirigeant. Déjà, son groupe a dû composer avec une perte de production significative : « Nous avons perdu 15 % de (notre) production au Moyen- Orient », reconnaît-il, non sans inquiétude quant à l’évolution des prochains mois.

Dans ce contexte tendu, trois grandes priorités se dessinent selon lui :

  • S’assurer de la résilience du système énergétique mondial ;
  • Diversifier les infrastructures – notamment par de nouveaux pipelines ;
  • Trouver des alternatives crédibles au transit via

Plaider pour plus de résilience face aux crises énergétiques

Pour Patrick Pouyanné, il devient essentiel d’investir non seulement dans la capacité d’extraction mais aussi dans la solidité des réseaux. Le responsable regrette même un certain retard sur ce terrain : « Ce qui est sûr – et nous n’avons pas été très bons dans ce domaine – c’est que si nous investissons au Moyen-Orient, nous devons investir dans la résilience du système. »  L’appel est clair : réduire autant que possible une dépendance jugée aujourd’hui trop risquée vis-à-vis d’un pétrole « très bon marché » mais difficilement remplaçable sur le court terme.

Derrière cet avertissement, c’est toute la fragilité structurelle du marché énergétique mondial qui se trouve une nouvelle fois mise en lumière.

Par Jérôme Nelra

Retrouvez l’article sur 24matins.fr.

Kagame Warns ‘Excuses’ Trap Africa in Cycle of Dependency

25.04.2026

Chantilly, France — President Paul Kagame on Friday warned against what he called a culture of “making excuses,” saying it prevents countries from addressing the structural causes of underdevelopment, even as he pointed to global economic fragility and dependency risks.

He spoke at the 18th edition of the World Policy Conference in Chantilly, hosted by the French Institute of International Relations. Kagame said the assumptions that shaped globalization are no longer holding.

“For decades, the golden age of globalization was built on the assumption that economic ties would make war more expensive and peace easily attainable,” he said, in an 8-minute speech. “Today, the very global networks that were supposed to bring us closer together have become a source of vulnerability.”

He said global integration delivers shared gains in normal times. But in crises, it creates choke points. Supply chains can fail at a single point. He cited the COVID- 19 pandemic as a turning point. The crisis exposed how shocks spread quickly across borders. It also showed the risks of concentrating production in a few countries.

“When there is a shortage, those nations will prioritize their citizens,” he said. He added that ongoing conflicts are exposing the same weakness. Essential goods can be blocked. The impact spreads widely.

President Kagame referred to this as “weaponized interdependence.” For Africa, he said, these shocks reinforce the dangers of dependency. He noted that many attribute this to colonial history and structural adjustment policies.

“While true in a sense, the habit of making excuses only traps us in a cycle,” he said. “We see ourselves as victims with no power to change our circumstances, and that is completely false.”

He said countries must focus on solutions within their control. Kagame pointed to Rwanda’s experience after the 1994 genocide against the Tutsi. He said recovery was driven by homegrown solutions tailored to local realities. “The best solutions are homegrown,” he said. “Those that come from within yield the highest returns.”

He said similar thinking is emerging across Africa. Governments are working to mobilize domestic resources. They are investing in local production. They are strengthening supply chains and regional integration.

“A more self-reliant Africa, with its own fertilizer plants, oil refineries and pharmaceutical firms, will contribute more positively to global stability,” he said.

At the same time, he cautioned against retreating from global cooperation.

“With the fragmentation we are seeing, more isolation is not the solution,” he said. “It will bring rivalry and breed division.”

The Head of State urged a shift in how development is viewed. He said it should not be treated as competition.

“Viewing development as a positive-sum game can bring the predictability and coherence the global system needs,” he said.

Kagame noted the goal is not to build a perfect global order.

“The question is not whether we can build a perfectly balanced world,” he said. “It is whether we can coexist, even with our differences, and still prosper together.”

The conference brings together global leaders, policymakers and experts to discuss governance, multilateralism and international cooperation. It was founded by Thierry de Montbrial.

The Kagame gave the keynote address, he moved on to a question-and-answer session moderated by Thierry de Montbrial, the founder of the forum.

Le patron de Totalenergies estime que la France pourrait entrer dans une « ère de pénurie énergétique » si le blocage du détroit d’Ormuz durait encore « deux ou trois mois »

25.04.2026

Le patron de Totalenergies estime que la France pourrait entrer dans une « ère de pénurie énergétique » si le blocage du détroit d’Ormuz durait encore « deux ou trois mois »

Le PDG de Totalenergies, Patrick Pouyanné, a également dit envisager d’investir dans de « nouveaux pipelines » pour contourner le détroit d’Ormuz.

Le patron de Totalenergies Patrick Pouyanné a mis en garde vendredi contre un risque de pénurie énergétique en France si le blocage du détroit d’Ormuz perdurait « encore deux ou trois mois » :

« Nous avons désormais absorbé tout le surplus (des stocks, ndlr). Si la situation perdure encore deux ou trois mois, nous entrerons dans une ère de pénurie énergétique, comme celle que subissent déjà certains pays asiatiques », a indiqué Patrick Pouyanné lors d’une intervention à la World Policy Conference organisée par l’Institut français des relations internationales (Ifri) à Chantilly, près de Paris.

« La pénurie n’est pas encore présente dans le bassin atlantique (…) mais on ne peut pas se permettre de laisser 20% des réserves mondiales de pétrole et de gaz inaccessibles sans conséquences majeures », a-t-il dit. « Tout dépend donc de la durée. (…) La résolution du problème du détroit d’Ormuz est un enjeu crucial », a-t-il poursuivi, rappelant que son entreprise avait « perdu 15% de (sa) production au Moyen-Orient » avec cette guerre.

Depuis le début de la guerre au Moyen-Orient fin février, la navigation dans le détroit d’Ormuz, où transite habituellement un cinquième du pétrole et du gaz consommés dans le monde – est quasiment paralysée par l’Iran, un blocus auquel s’ajoute celui décidé par le président américain Donald Trump sur les ports iraniens. Seuls quelques navires, en majorité liés à l’Iran, ont emprunté ce couloir stratégique pour les exportations d’hydrocarbures du Golfe.

Patrick Pouyanné envisage de « nouveaux pipelines » pour contourner Ormuz

Patrick Pouyanné a également appelé vendredi à la « résilience » face au blocage du détroit d’Ormuz, évoquant des investissements « probablement dans de nouveaux pipelines » afin de réduire la dépendance à ce passage maritime stratégique.

Affirmant qu’il sera difficile de se passer du pétrole issu du Golfe, « très bon marché », Patrick Pouyanné a plaidé pour l’émergence d’alternatives au détroit d’Ormuz. « Ce qui est sûr – et nous n’avons pas été très bons dans ce domaine – c’est que si nous investissons au Moyen- Orient, nous devons investir dans la résilience du système », a-t-il dit.

« Le fait qu’aujourd’hui, il n’y ait pas assez de voies de sortie du détroit d’Ormuz est un problème majeur (…) Nous devons commencer à envisager la résilience comme un investissement, probablement dans de nouveaux pipelines afin de constituer un réseau de pipelines », a ajouté le patron de la compagnie pétrolière française.

Retrouvez l’article sur BFMTV.

 

Aleksandar Vucic estime que l’Europe ne comprend qu’elle est « à la traîne » par rapport à d’autres régions du monde

25.04.2026

Aleksandar Vucic estime que l’Europe ne comprend qu’elle est « à la traîne » par rapport à d’autres régions du monde.

Le président serbe Aleksandar Vucic a vertement critiqué samedi depuis Paris l’attitude d’une Europe « à la traîne » sur le plan mondial, qui pense encore détenir une « sorte de supériorité morale », tout en la comparant avec l’Empire romain d’Occident avant sa chute.

« Nous croyons, à tort, avoir une sorte de supériorité morale et démocratique sur les autres, ce qui est totalement faux. Je pense que c’est comme pour l’Empire romain d’Occident qui ne comprenait pas ce qui se passait à ses frontières, ne voulait pas le reconnaître et a fini par s’effondrer », a-t-il déclaré lors d’une intervention à la World Policy Conference organisée par l’Institut français des relations internationales (Ifri) à Chantilly (Oise), près de Paris.

« Nous avons tendance à toujours sous-estimer les autres »

« Je ne pense pas que l’Europe s’effondrera. Cela n’arrivera jamais », a-t-il toutefois ajouté, avant de poursuivre : « En tant qu’Européens, nous perdons tous de nombreuses batailles importantes et nous nous croyons toujours les plus intelligents (…) Nous avons tendance à toujours dénigrer et sous-estimer les autres ».

« Nous ne comprenons pas que nous sommes à la traîne par rapport aux autres régions du monde, non seulement par rapport aux États-Unis en matière d’intelligence artificielle et de robotique, mais aussi par rapport à la Chine », a-t-il poursuivi, insistant sur les enjeux démographiques, des nouvelles technologies et de défense auxquels le Vieux continent fait face. « Que pouvons-nous accomplir dans les 20 prochaines années ? Je ne pense pas grand-chose. (…) Je ne suis guère optimiste quant à l’avenir que nous construisons ici », a-t-il dit.

La Serbie, candidate à l’intégration à l’UE

Il a toutefois réaffirmé la volonté de la Serbie d’intégrer l’UE. Ce pays de 6,6 millions d’habitants est officiellement candidat à l’Union européenne (UE) depuis 2012 et des négociations d’adhésion sont en cours depuis 2014. Mais son intégration est ralentie par l’absence de réformes majeures, des problèmes de normalisation avec le Kosovo, ses liens jugés trop proches avec la Russie, des défis de bonne gouvernance et de droits de l’homme. La Serbie partage par ailleurs avec Moscou une aversion pour l’Otan après les bombardements de 1999 pendant la guerre au Kosovo.

« Nous ne pouvons pas faire partie de l’Otan, mais nous sommes prêts à intégrer (l’UE, ndlr) », a-t-il affirmé. « Ouvrez-nous vos frontières. Nous n’avons pas besoin de droit de veto, nous n’avons pas besoin de commissaires, nous n’avons même pas besoin de vos fonds ».

Par Le Figaro avec AFP.

Retrouvez l’article sur LeFigaro.

WPC 2026, Nialé Kaba porte la voix d’Abidjan à Chantilly pour Ouattara

25.04.2026

La ministre d’État, ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, Nialé Kaba, a représenté le président de la République Alassane Ouattara à la 18e édition de la World Policy Conference (WPC), tenue du jeudi 24 au samedi 26 avril 2026 au château de Chantilly, en France. Cette conférence internationale annuelle, fondée par Thierry de Montbrial, réunit des chefs d’État, des responsables gouvernementaux et des experts autour des grandes questions de gouvernance mondiale.

L’édition 2026 est organisée sur le thème « Entre fragmentation et interdépendance : repenser la gouvernance mondiale ». Nialé Kaba y a pris la parole lors de la cérémonie d’ouverture aux côtés de Gérard Larcher, président du Sénat français, et du Patriarche Bartholomée Ier, chef de l’Église orthodoxe œcuménique.

Dans son intervention, la cheffe de la diplomatie ivoirienne a transmis le message du président Ouattara, centré sur la nécessité de réformer les institutions multilatérales. Elle a plaidé pour une représentation permanente de l’Afrique au Conseil de sécurité des Nations Unies et pour une réforme de l’Organisation mondiale du commerce (OMC) qui tienne compte des réalités économiques du continent. Elle a également appelé à une architecture financière internationale plus équitable, permettant aux pays en développement d’accéder à des ressources adaptées à leurs besoins de transformation structurelle et à la réalisation des Objectifs de développement durable (ODD).

Financement climatique et régulation du numérique

Nialé Kaba a aussi abordé deux dossiers sur lesquels Abidjan attend des avancées concrètes au niveau mondial. Le premier concerne le financement de la transition climatique : la Côte d’Ivoire, comme nombre de pays africains, demande que les engagements pris par les pays industrialisés se traduisent par des mécanismes accessibles et non des prêts supplémentaires. Le second porte sur la régulation internationale du numérique, face aux risques croissants liés à la désinformation, aux cyberattaques et aux usages militaires par des acteurs non étatiques.

La participation ivoirienne à la WPC 2026 s’inscrit dans une stratégie de présence active dans les forums multilatéraux. La Côte d’Ivoire, première économie de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA), cherche à peser davantage dans la définition des règles du commerce international et des mécanismes de financement du développement, deux leviers dont dépend directement la réalisation de son Plan national de développement (PND).

Christian Aka