Simeon Anguelov

Ancien directeur exécutif du Club politique des Balkans (2005-2014). Il a été secrétaire chargé de la coopération internationale auprès du président de l’Académie des sciences bulgare (2005-2012), conseiller à l’UNESCO pour la coopération scientifique entre les pays du Sud-est européen (1999-2004) et représentant de la Bulgarie au Conseil exécutif de l’UNESCO (1993-1997). Il a aussi été ambassadeur de Bulgarie en France (1991-1997) et délégué permanent auprès de l’UNESCO (1992-1998). Il a été directeur de recherches à l’Institut de Chimie générale et minérale de l’Académie des Sciences bulgare (1981-1990). Il possède un doctorat en chimie.

Hossein Amirabdollahian

Vice-ministre des Affaires étrangères chargé du département arabo-africain, République islamique d’Iran, depuis 2011. Précédemment, il a été directeur général pour le Golfe Persique et le Moyen-Orient (2010). Il a aussi été ambassadeur d’Iran au Bahreïn (2007-2010), responsable du département spécial chargé de l’Irak (ministère des Affaires étrangères) (2006-2007), directeur général adjoint pour le Golfe Persique et le Moyen-Orient (2006), adjoint du ministre des Affaires étrangères pour les affaires irakiennes (2003-2006), adjoint du premier département politique du Golfe Persique (2001) et expert politique ainsi qu’ambassadeur adjoint à l’ambassade d’Iran de Bagdad (1997-2001). Il est membre fondateur du West Asia Research Center.

Mariam Aladji Boni Diallo

Diplomate, conseiller spécial aux Affaires diplomatiques du Président de la République du Bénin depuis 2007. Précédemment, elle était ministre des Affaires étrangères (2006-2007). Elle a été ambassadeur, secrétaire général du ministère des Affaires étrangères et de l’Intégration africaine (2004-2006), ambassadeur, secrétaire général adjoint du ministère des Affaires étrangères et de l’Intégration africaine (2002-2004) et analyste au secrétariat permanent de la cellule d’analyses stratégiques au ministère des Affaires étrangères et de l’Intégration africaine (2001-2002). Elle a occupé différents postes à l’ambassade du Bénin à Bonn. Elle est diplômée de l’Université de Yaoundé, au Cameroun.

Saliou Akadiri

Ministre des Affaires Etrangères, de l’Intégration Africaine, de la Francophonie et des Béninois de l’Extérieur. Auparavant, il était maire de la Commune de Pobè (2008-2015). Il a été inspecteur des Affaires étrangères (2006-2008), directeur du Département Europe (1996-1998) et Directeur des Affaires Juridiques de l’Analyse et de la Prospective (DAJAP) (1986). De 1998 à 2006, il a été directeur de cabinet de l’administrateur général à Organisation Internationale de la Francophonie (OIF). Il est diplômé de la Faculté des Sciences Juridiques, Economiques et Politiques (FASJEP) Cotonou de l’Université du Dahomey, du Centre de Formation Administrative et de Perfectionnement des Cadres de l’Administration  Publique, de l’Institut International d’Administration Publique (IIAP) Paris et de l’Université Paris I Panthéon Sorbonne.

Shameem Ahsan

Ambassadeur du Bangladesh auprès de la Confédération suisse et représentant permanent auprès de l’Office des Nations unies et des autres organisations internationales à Genève. Ancien ambassadeur du Bangladesh au Brésil. Ancien haut commissaire du Bangladesh au Brunei Darussalam (2009-2012). De 2005 à 2008, il a été ambassadeur auprès de la République Islamique d’Iran avec accréditation au Turkménistan et Tadjikistan. Il a rejoint le corps diplomatique en 1986. Il est diplômé en médecine de l’Université de Rajshahi, Bangladesh. Il a également un DESS en diplomatie et administration des organisations internationales de la faculté de droit Jean Monnet-Sceaux, Université Paris XI.

Thomas Boni Yayi

Président de la République du Bénin depuis 2006. Il est également président de l’ Union Economique et Monétaire Ouest Africaine (UEMOA). Il a été président de l’Union africaine (2012-2013). Il a occupé le poste de président de la Banque ouest-africaine de développement (1994-2006). Il a également été conseiller technique du Président du Bénin pour les affaires économiques et monétaires, membre de la cellule d’analyse macroéconomique au sein du bureau du Président (1992-1994). Il est diplômé de l’Université nationale du Bénin, l’Université de Dakar, Sénégal et du Centre ouest-africain de formation en études bancaires (COFEB) de la Banque centrale des États de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO) à Dakar. Il a un doctorat en économie de l’Université  d’Orléans et un deuxième de l’Université Paris-Dauphine.

Chun Yungwoo

Chun Yungwoo est conseiller principal au sein de l’Asan Institute for Policy Studies. Il est également président et fondateur du Korean Peninsula Future Forum (KPFF). Auparavant, il était conseiller en matière de sécurité nationale auprès du président Lee Myung-Bak, de 2010 à 2013. Il a exercé de nombreuses fonctions au cours de ses 33 années de carrière au ministère des Affaires étrangères : deuxième vice-ministre des Affaires étrangères (2009-2010), ambassadeur au Royaume-Uni (2008-2009) et chef de la délégation de la République de Corée aux Pourparlers à six (2006-2008). Il est titulaire d’une maîtrise en affaires internationales de l’université de Columbia.

Zoran Kazazovic

Ambassadeur de la République de Serbie auprès de la République de Corée. Il avait auparavant travaillé au ministère serbe des Affaires étrangères, tout d’abord en tant que responsable du département des initiatives régionales (2011-2012), puis en tant que responsable du département Europe (2012-2013). Il a également exercé la fonction d’ambassadeur auprès du Royaume de Thaïlande, de la République de Singapour, du Royaume du Cambodge, de la République des Philippines et de la République socialiste du Vietnam. Il est diplômé de la faculté de droit de l’université de Belgrade.

Jindal Krishan

Président-directeur général de NABARD Consultancy Services (NABCONS). Il travaille pour la Banque nationale pour l’agriculture et le développement rural depuis 30 ans.  Il a publié deux livres sur la microfinance et écrit plusieurs articles sur le système bancaire rural. Il est titulaire d’un MBA de l’Institut indien de management d’Ahmedabad, en Inde, et d’un master en agriculture et développement rural de l’université occidentale de Sydney, à Hawkesbury, en Australie.

Lee Seung-Hoon

Professeur en développement économique à l’université nationale de Séoul et à l’université de Tübingen. Auparavant, il a enseigné la même discipline à l’École supérieure d’économie de Moscou. Il a également enseigné l’économie à l’université nationale de Séoul à partir de 1977, en tant que professeur adjoint, professeur agrégé et professeur titulaire jusqu’en 2010, et est désormais professeur émérite de cette même université. Il a exercé les fonctions de directeur de l’Institut des sciences sociales de l’université nationale de Séoul, de premier président de la Commission coréenne de l’électricité et de co-président du Comité sur la croissance verte du gouvernement coréen. Il est titulaire d’un baccalauréat en électronique de l’université nationale de Séoul et d’un doctorat en économie de l’université Northwestern. Il a également étudié l’économie de l’énergie et le développement économique.

Réchauffement climatique : la carte des risques pour la santé

VIDEO – Le World Policy Conference à Séoul s’est intéressé au réchauffement climatique. Si des solutions techniques propres sont testées pour remplacer les énergies fossiles, les risques sur la santé apparaissent bien réels.

«Un accord lors de la conférence de Paris est possible, nous allons dans la bonne direction.» Vuk Jeremic, président du Centre pour les relations internationales et le développement durable et ancien président de la 67e session de l’assemblée générale des Nations unies, est modérément optimiste. Il juge «les chances de succès raisonnables». Alors que se tient à Lima la conférence sur le climat , dernière étape avant la réunion de Paris en 2015, le World Policy Conference réuni actuellement à Séoul sous l’égide de l’IFRI a choisi d’inscrire le réchauffement climatique à son agenda.

A dessein, car les tendances ne plaident pas en faveur du respect des objectifs fixés pour limiter la hausse des températures. «Les émissions de CO2 continuent à progresser», indique William Ramsay, ancien directeur adjoint de l’Agence internationale de l’énergie (AIE). C’est en effet l’un des sujets de préoccupation, l’incapacité qu’ont les principaux acteurs à transformer suffisamment rapidement le système énergétique pour limiter l’émission de gaz à effets de serre. Ces derniers, d’ici à 2040, devraient encore augmenter d’un cinquième et conduire à un réchauffement de la planète de 2° C.

L’initiative de Total avec le programme Awango

Le rapport de l’AIE publié en novembre ne dit pas autre chose. Le document s’alarme de la hausse (+37%) de la demande mondiale en énergie d’ici 2040. Faut-il pourtant voir là une bonne nouvelle ? Sur les trois énergies fossiles (pétrole, gaz, charbon), la demande pour deux d’entre elles – le charbon et le pétrole – devrait toutefois atteindre un plateau d’ici à 2040. Cela alors que la puissance nucléaire installée devrait faire un bond de 60%, principalement en Chine, en Inde, en Corée et en Russie. Cette échéance de 2040 est suffisante pour permettre aux technologies des énergies renouvelables de gagner en efficacité. Elles progressent rapidement grâce aux aides massives dont elles bénéficient (120 milliards de dollars en 2013). Sauf revirement, les énergies renouvelables devraient compter pour la moitié dans l’augmentation de la production énergétique d’ici 2040 et dépasser ainsi le charbon.

A moins d’un baril durablement bas, les industriels devraient continuer à investir dans ces nouvelles technologies. Parallèlement aux efforts développés pour limiter les effets du changement climatique, des initiatives sont lancées comme celle de Total. Le groupe pétrolier a ainsi lancé en 2012 le programme Awango qui propose des solutions solaires photovoltaïques innovantes et fiables pour résoudre les problèmes quotidiens de populations qui vivent sans électricité, avec de faibles revenus. En Afrique essentiellement, le groupe pétrolier a ainsi distribué 1.000 lampes solaires et considère qu’il apporte la lumière à 4.000 personnes. «L’objectif d’ici à 2020 est de toucher 50 millions de personnes» explique Bertrand de la Noue, représentant du groupe Total en Chine.

Cancer du foie, Ebola, hépatites…

Le réchauffement climatique a des prolongements sur la santé aussi. «La santé n’a jamais été autant prise en compte dans le réchauffement climatique qu’aujourd’hui», explique Christian Bréchot, président de l’Institut Pasteur, qui dresse une carte des risques en expliquant comment le climat agit sur les organismes. «Il y a une évolution importante actuellement. A côté des maladies infectieuses comme Ebola ou le VIH, les causes de mortalité sont de plus en plus liées aux maladies chroniques comme les cancers. Elles sont en train de prendre le pas partout, dans les pays développés, les émergents comme les plus pauvres.» Il y a des maladies chroniques qui ont des liens avec des agents infectieux comme en Corée le cancer du foie et l’hépatite B et C par exemple.

Si l’on schématise, on s’aperçoit que d’ici à 2050, le réchauffement climatique va exacerber des problèmes que l’on connaît déjà (problèmes de nutrition, d’incendies, etc.). Au-delà, en partant de l’hypothèse d’un réchauffement entre 4 et 7° C, les prévisions deviennent littéralement catastrophiques. «Le travail à l’extérieur devient impossible et il devient difficile à l’être humain de s’adapter», conclut le professeur. Les enjeux pour un accord à la conférence de Paris sont posés.

VIDEO Quelles sont les conséquences du réchauffement climatique sur la santé ? L’interview de Christian Bréchot, directeur général de l’Institut Pasteur à Paris

刘琛教授参加第七届世界政策大会并做发言

12月8日至10日,第七届世界政策大会(The World Policy Conference)在韩国首尔召开,韩国总统朴槿惠致开幕词。我校国际新闻与传播学院教授刘琛作为国内唯一受邀学者参加大会并作了题为“中国走向全球化”的发言。

 
刘琛分析了中国改革开放三十余年所经历的全球化选择与路径,指出在新的大时代背景下中国走向全球化不仅惠及中国也有利于世界,中国与世界的合作前景是广阔的。刘琛的发言得到与会者的高度评价,并获2015年在韩国主办的第十六届世界知识论坛(The World Knowledge Forum)主旨发言邀请。
会议期间,刘琛向与会嘉宾介绍了我校在国际新闻与传播、国别区域研究与教学等方面的情况,并就今后合作进行了交流。
世界政策大会被誉为“聚集全球杰出精英”,来自世界各国的国家政要,联合国、国际货币基金组织、世界贸易组织、经合组织(OECD)、东盟等国际或地区组织的领导人,以及美国哈佛大学、耶鲁大学、斯坦福大学、英国伦敦政治经济学院、法国巴黎政治学院等国际著名大学和研究机构的学者参加了大会。

 

Landry Signé

Landry Signé est chercheur associé du Programme David M. Rubenstein Économie mondiale et développement et de l’Initiative de croissance de l’Afrique à la Brookings Institution et Président fondateur du Global Network for Africa’s Prosperity. Il est également membre du Centre d’études africaines de l’université Stanford, directeur du comité sénatorial sur la recherche scientifique et les activités créatrices, professeur adjoint en sciences politiques à l’université d’Alaska à Anchorage (UAA), et dispense des cours sur les marchés émergents au Stanford Continuing Studies. Ses recherches et ses travaux se concentrent principalement sur la transformation des économies, la gouvernance, les processus politiques et le développement africains, et sur le rôle que jouent les acteurs internationaux sur ce continent. Il a reçu plusieurs prix, comme le Chancellor’s Award for Excellence in Research and Creative Activity, en 2014, et le prix du Gouverneur général du Canada.

Hervé Koffi

Country Manager Côte d’Ivoire, General Electric, depuis 2014. Avant de rejoindre General Electric, il a travaillé pendant 12 ans chez Citi où il a occupé différents postes tels que directeur financier pour l’Afrique de l’Ouest et l’Afrique centrale (basé en Côte d’Ivoire). De 2012 à 2013, il a été directeur général par intérim pour les opération de Citi en Côte d’Ivoire. Il a aussi été membre du conseil d’administration et vice-président de Citibank Côte d’Ivoire S.A. Depuis 2005, il enseigne à l’Ecole Nationale Supérieure de Statistique et d’Economie Appliquée, en Côte d’Ivoire. Il est diplômé de l’Ecole Nationale Supérieure de Statistique et d’Economie Appliquée (ENSEA), Côte d’Ivoire. Il détient un MBA TRIUM, diplôme décerné par le partenariat formé entre la New York Stern University, la London School of Economics et HEC Paris.

Karim El Aynaoui

Président exécutif du Policy Center for the New South, et Doyen de la Faculté de Gouvernance, Sciences Economiques et Sociales et Vice-Président Exécutif de l’Université Mohammed VI Polytechnique. De 2005 à 2012, il a servi à la Banque Centrale du Maroc en tant que Directeur des Etudes Economiques, des Statistiques et des Relations Internationales. Il était auparavant économiste à la Banque Mondiale. Il exerce des fonctions scientifiques et consultatives auprès de plusieurs institutions, dont le MalaboMontpellier Panel, l’Autorité Marocaine du Marché des Capitaux, et l’Institut Français des Relations Internationales. Il est également conseiller du PDG du Groupe OCP, membre du Conseil d’administration de la Fondation OCP et Global Member de la Commission Trilatérale. Il est titulaire d’un doctorat en économie de l’Université de Bordeaux.

Le repli américain est-il dangereux ?

Le dégagement des Etats-Unis rend-il la situation internationale plus dangereuse? La réponse de François Nordmann

Le dégagement des Etats-Unis rend-il la situation internationale plus dangereuse? Le monde était-il plus sûr quand Washington y assumait pleinement son leadership? Ce thème a occupé la World Policy Conference qui s’est tenue au début du mois à Séoul sous la direction de M. Thierry de Montbrial, directeur de l’Institut français des relations internationales. Trois anciens hauts responsables américains ont été invités à s’exprimer sur cette question centrale. Richard Haas, ancien chef du service de planification politique du Département d’Etat, à l’époque de la présidence de George W. Bush, et président du Council on Foreign Relations en a débattu avec Joseph Nye, ancien membre de l’administration démocrate des présidents Carter et Clinton devenu professeur à Harvard – l’inventeur de la notion de «soft power», c’est lui! Puis Robert Gates, ancien ministre de la Défense, a également livré ses vues sur le sujet.

La politique étrangère américaine obéit à des cycles d’extension suivis de phases d’isolement, ou plutôt de repli sur soi, comme ce fut le cas après la guerre du Vietnam. Si George W. Bush pratiquait le triomphalisme, Obama est plus prudent dans l’usage de la force. Les guerres d’Irak et d’Afghanistan, qui sont en train de se terminer ont engendré le repli actuel de la politique américaine. Mais il faut le replacer dans son contexte historique: ce n’est pas de l’isolationnisme, comme au lendemain de la Première Guerre mondiale. Le leadership américain n’a jamais été absolu: en 1945, il fut incapable d’empêcher Staline d’acquérir la bombe atomique ou de répandre l’idéologie communiste, et dès 1949, il ne contrôlait plus l’espace comprenant la Russie, l’Inde et la Chine. Dans la période actuelle, on remarque plus facilement les décisions de ne pas agir que celles d’intervenir…

Mais voyons aussi ce qui se passe dans le monde, réplique Richard Haas. On assiste à une diffusion du pouvoir entre Etats et acteurs non étatiques, la décentralisation est la marque de la décision politique et il y a bien un manque de confiance en les Etats-Unis.

Les aléas de la vie politique interne pèsent sur la capacité d’agir du gouvernement américain, même si la prééminence de l’exécutif sur le Congrès reste intacte, ce qu’on perçoit mal à l’étranger.

Il n’en demeure pas moins qu’une administration en a fait trop et qu’une autre n’en fait pas assez. Les événements d’Europe (Ukraine), du Moyen-Orient et d’Asie du Sud-Est ont interféré avec la politique de repli. Ils constituent un facteur de risque pour 2015-2016. On ne peut écarter la survenance d’un «accident majeur» en politique étrangère d’ici à la fin du mandat d’Obama, en 2016 : le caractère de ce dernier, brillant analyste, mais décideur complexe, dans une situation internationale chaotique, amène Richard Haas à s’interroger: le président sera-t-il en mesure de prendre les décisions courageuses que les circonstances pourraient exiger, ou va-t-on au-devant de deux années dangereuses?

Sur l’Ukraine, les choses ne vont pas évoluer en un ou deux ans. L’Europe et les Etats-Unis coopèrent étroitement, mais il incombe au premier chef à l’Europe d’aider l’Ukraine sur le plan économique: en a-t-elle les moyens? L’état de l’économie européenne – stagnation-déflation – est en lui-même préoccupant. La reconstruction d’une économie viable en Ukraine ne suffira pas à tenir tête à Poutine, il faut aussi être en mesure de mieux protéger les Etats baltes. L’Europe aura-t-elle la capacité d’aider l’Ukraine et de remplir ses obligations à l’égard de l’OTAN, ce qui est tout aussi nécessaire?

Poutine est un homme du passé, en proie à la nostalgie de l’empire perdu et attaché à préserver les droits des 25 millions de Russes vivant hors de Russie. Il est rationnel: la chute du prix du pétrole le fera davantage plier que les sanctions.

Avec l’Iran, Richard Haas et Bob Gates sont d’avis qu’un accord est peu probable, et en tout cas peu souhaitable: il incombe désormais à l’Iran de faire le plus grand pas en renonçant aux trois quarts de ses centrifugeuses. Le P5 + 1 est allé au-delà des résolutions du Conseil de sécurité en acceptant que l’Iran conserve une capacité d’enrichissement limitée. Mais l’Iran n’a pas besoin de 19 000 centrifugeuses pour faire face à ses besoins légitimes d’uranium enrichi, 4000 ou 5000 suffiraient. Cependant, les ayatollahs ont refusé cette concession fondamentale. Même si un accord intervenait in fine, on ne serait jamais sûr de la manière dont il serait appliqué. Dans ces conditions, l’absence de traité ne signifierait pas la fin du monde. Joseph Nye admet que dans la meilleure des hypothèses, le potentiel de coopération politique entre l’Iran et les Etats Unis serait assez faible.

Robert Gates rappelle que le Moyen-Orient est le théâtre de quatre conflits simultanés: les chiites contre les sunnites; les réformistes contre les régimes autoritaires; les séculaires contre les islamistes, les Etats créés artificiellement contre une partie de leur population (Irak, Syrie).

Enfin, en Asie, mise à part la montée en puissance de la Chine, les Américains ont deux sujets de préoccupation: les tensions qui subsistent entre leurs alliés japonais et coréens sous le poids de l’histoire, et le caractère belliqueux et imprévisible de Kim Jong-un, le dictateur nord-coréen, que les Chinois renâclent à encadrer avec plus de fermeté comme ils le pourraient.

Samira Kristina Azzam

Directrice adjointe des relations gouvernementales – marchés de croissance chez Accenture. Auparavant, elle était basée à Washington D.C. et s’occupait des relations gouvernementales américaines au niveau fédéral et étatique. Elle a rejoint Accenture en 2007 après avoir travaillé au sein du cabinet de relations gouvernementales Fabiani & Company, où elle défendait les intérêts de clients devant le Congrès américain et des agences fédérales. Elle est titulaire d’une licence en économie internationale de la School of Foreign Service Edmund A. Walsh de l’université de Georgetown, États-Unis.

Nikoloz Apkhazava

Ambassadeur de Géorgie en République de Corée depuis février 2012. Il a également été ministre conseiller à l’ambassade de Géorgie au Japon (2008-2011), ambassadeur itinérant au ministère des Affaires étrangères de Géorgie (2008), directeur adjoint du département juridique chez Hagler Bailly Consulting (1997), et directeur adjoint du département juridique de la Georgian International Oil Corporation (1996). Il a étudié en Géorgie, en Italie, au Japon et obtenu un doctorat en droit de l’École supérieure de sciences sociales de l’université nationale de Yokohama.

Fabian Călin

Ambassadeur de Roumanie en République de Corée. Auparavant, il avait exercé la fonction d’ambassadeur de Roumanie au Royaume des Pays-Bas (2007-2012), conseiller diplomatique au bureau du Premier ministre de Roumanie (2005-2007), et vice-président de la Commission du Danube (2002-2005). Il a également été professeur invité à la faculté de sciences politiques de l’université de Bucarest (2006-2007), conseiller et directeur du département des Affaires d’Europe centrale et d’Europe du Sud-Est (DESCE) au ministère des Affaires étrangères et professeur invité à l’université Babeș-Bolyai, à Cluj (2001-2002). Il est titulaire d’une licence en sciences géologiques de cette même université et un doctorat.

Sylvestre Kouassi Bile

Ambassadeur de Côté d’Ivoire en République de Corée depuis 2012. Avant cela, S.E. M. Kouassi Bile a travaillé au Ministère des Affaires étrangères de Côté d’Ivoire en tant qu’ambassadeur du directeur du Département Afrique, directeur adjoint responsable des organisations de coopération interafricaine et encore directeur adjoint de l’Afrique de l’Ouest. Il a commencé sa carrière au Ministère des Affaires étrangères en 1977. Il est diplômé en sciences sociales et politiques de l’Université de Louvain en Belgique et en diplomatie de l’Ecole nationale d’administration d’Abidjan.

La RACEF participa en la World Policy Conference

El Vicepresidente de la Real Academia de Ciencias Económicas y Financieras (RACEF), Lorenzo Gascón, ha participado este fin de semana en la séptima edición de la World Policy Conference (WPC), que se ha celebrado en Seúl. También se han sumado a la cita los Académicos Correspondientes Thierry de Montbrial, fundador y Presidente de la WPC, y Mohamed Laichoubi.

Fundada en 2008, la WPC es una organización independiente que tiene como objetivo contribuir a la mejora de todos los aspectos de gobierno internacional para promover un mundo más abierto, más próspero, más justo y más respetuoso dentro de la diversidad. Su cita anual reúne a líderes políticos, empresariales y de la sociedad civil de los cinco continentes.

Entre los participantes se encontraban Geun-hye Park, Presidenta de la República de Corea, país anfitrión; el Príncipe Turki Al Faisal, Embajador de Arabia Saudí en Estados Unidos; Jean-Claude Trichet, ex Presidente del Banco Central Europeo; Pascal Lamy, ex Director general de la Organización Mundial del Comercio; Robert Gates, ex Secretario de Defensa de Estados Unidos. Completaba la delegación española el ex Ministro de Asuntos Exteriores y Cooperación Miguel Ángel Moratinos.

 

Les acteurs du miracle asiatique ne doivent pas jouer avec le feu

On assiste en Asie à une montée des nationalismes. Fondé sur l’antagonisme historique et culturel entre les grandes puissances locales, il fait planer une menace sourde sur l’équilibre à terme de cette région du monde.

de Dominique Moïsi

Les sous-marins nucléaires chinois ont des missiles de croisière qui peuvent atteindre les cinquante Etats des Etats-Unis. » C’est à Séoul, en jouant sur la télécommande de mon téléviseur, que, sur la chaîne chinoise CCTV4, je suis tombé sur un programme très instructif, en mandarin, mais avec quelques surimpressions en anglais, de peur que le message ne soit perdu pour le téléspectateur occidental. « Les forces navales chinoises sont l’équivalent, en mer de Chine, de ce que sont les forces terrestres russes sur le territoire de l’Ukraine. » A la septième édition de la WPC (World Policy Conference) qui se tenait la semaine dernière à Séoul, l’un des participants japonais, lui non plus, ne mâchait pas ses mots.

On assiste en Asie à une montée des nationalismes qui se traduit d’abord par une radicalisation du langage, sinon des images. C’est peu dire que le passé ne passe pas. Il y a quelques jours, à Paris, un diplomate japonais de haut rang – encouragé, peut-être, par le ton nationaliste du gouvernement Abe -, me tenait des propos presque racistes à l’encontre de la Corée et de la Chine. Ses critiques étaient moins basées sur la politique de ses deux voisins que sur leurs fondamentaux historiques et culturels, en bref, sur leurs identités. Il est vrai que sur ce terrain, les Coréens ne sont pas en reste sur les Japonais. « Un peuple de samouraïs qui nous envahit, à la recherche de femmes belles, contrairement aux leurs… »

Certes, comparée aux drames du Moyen-Orient, l’Asie du Nord-Est vieillissante paraîtrait presque un oasis de stabilité, de prospérité et même de sécurité, en dépit des rodomontades nucléaires nord-coréennes. Pourtant ces « mémoires douloureuses », qui semblent s’aggraver avec le temps, font peser comme une ombre dangereuse sur l’ensemble de la région. On peut bien sûr, à l’inverse, souligner le lien de causalité qui peut exister dans l’Asie du Nord-Est entre absence de réconciliation et croissance économique. Comme humiliés par le fait que le « miracle asiatique » se soit d’abord incarné dans la réussite du Japon, un pays qu’ils ne perçoivent pas comme asiatique, la Chine et la Corée du Sud ont voulu se prouver qu’elles pouvaient faire mieux encore que leurs anciens envahisseurs nippons. La mollesse, c’est le moins que l’on puisse dire, de la croissance européenne ne tiendrait-elle pas, pour partie au moins, à l’éclatante réussite d’une réconciliation qui amoindrit l’esprit de compétition entre ses membres ? Il serait dangereux de pousser trop loin cette hypothèse. Le nationalisme peut, certes, constituer un aiguillon à la croissance. Ses excès conduisent trop souvent à des conséquences catastrophiques.

Dans un contexte régional caractérisé par la montée des nationalismes, la Corée du Sud n’en maintient pas moins une forme de modération basée sur un mélange de modestie et d’optimisme prudent. Entourée par l’ombre séculaire de deux géants qui l’ont, tour à tour, envahie et occupée, consciente du fait qu’elle a besoin d’amis, sinon de protecteurs, la Corée du Sud s’inquiète d’un pivot américain vers l’Asie, qui, selon elle, se traduit plus dans les discours que dans les actes. Et ce précisément au moment où Tokyo semble tenté par une certaine forme de révisionnisme historique.

Modérément rassurés par l’Amérique, carrément inquiets de l’évolution du Japon, les Coréens du Sud se tournent, au moins partiellement, vers les Chinois. Un choix qui ne fait pas que traduire l’intensité des relations économiques et commerciales entre les deux pays. Certes, pour les Coréens du Sud, Pékin pourrait, devrait en faire beaucoup plus à l’encontre du régime de Pyongyang et de son dirigeant, si jeune, si peu expérimenté et plus imprévisible encore que ses prédécesseurs. Des encouragements à la sagesse que Pékin pourrait également distiller à Moscou. Qui d’autre que la Chine est capable d’exercer une quelconque influence sur la Russie de Poutine ?

En réalité, vu de Séoul, Xi Jinping apparaît comme beaucoup plus pragmatique, sinon rationnel, que son alter ego russe. Les Coréens seraient presque tentés de s’apitoyer sur le sort des Européens : « Vous n’avez pas de chance d’avoir la Russie de Poutine à vos frontières plutôt que la Chine ! »

Quelle est la part de méthode Coué dans ce raisonnement ? En fait, en termes de stabilité, sinon de sécurité, les Coréens que j’ai pu rencontrer à Séoul m’ont semblé plus préoccupés de l’évolution intérieure de leur pays que de toute autre chose. Et cela inclut également l’avenir d’une réunification avec le Nord, qui me semble être perçue comme tout aussi inévitable à moyen terme qu’improbable à court terme. L’histoire politique récente de la Corée peut certes légitimer un tel ordre des priorités. L’actuelle présidente de la Corée, Madame Park-Geun-hye, n’a-t-elle pas connu l’assassinat de sa mère, puis de son père, Park Chung-hee (dont la présidence autoritaire dura de 1963 à 1979), avant d’arriver au pouvoir ? Aujourd’hui encore, on semble lire dans son regard intense, sinon inquiet, comme l’héritage de ce passé tragique. La Corée du Sud est une démocratie, mais est-elle aussi stable politiquement que prospère économiquement ?

Plus ouverts que les Japonais, plus organisés que les Chinois, les Coréens sont certes entrés, grâce au succès de leur économie, dans la cour des grands, sinon dans celle des très grands. En réalité, la Corée d’aujourd’hui, prise entre la Chine et le Japon, est à l’Asie – toute proportions gardées, bien sûr – ce que l’Europe (le dynamisme économique en moins) est au monde. Une Europe qui, prise entre les Etats-Unis et la Chine, est, elle aussi, un mélange de raffinement et de vieille civilisation qui laisse la réalité du pouvoir à d’autres.

Dominique Moïsi

Shigeo Iwatani

Ancien Secrétaire général du Trilateral Cooperation Secretariat (TCS). Auparavant, il a exercé la fonction d’ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire du Japon en Autriche (2010-2013) et au Kenya (2007-2010) et de consul général du Japon à Honolulu (2005-2007). Il a également été directeur du bureau des armes chimiques abandonnées au cabinet du Premier ministre (2002-2004) et ministre à l’ambassade du Japon en Chine, où il était en charge des affaires culturelles (1996-1998). Il est diplômé de la faculté de droit de l’université Hitotsubashi.

Tomasz Kozlowski

Ambassadeur et chef de la Délégation de l’Union européenne en République de Corée (depuis janvier 2011). Depuis 2004, il travaille au sein des institutions de l’UE à Bruxelles comme responsable Asie au Bureau du haut représentant Javier Solana puis comme conseiller principal pour l’Asie à la Commission européenne. Il a été ambassadeur de Pologne au Pakistan (accrédité simultanément en Afghanistan) de 2001 à 2003 ainsi que directeur Asie au ministère des Affaires étrangères à Varsovie de 2003 à 2004.

Mohammed Chraibi

Ambassadeur du Royaume du Maroc auprès de la République de Corée. Auparavant, S.E. M. Chraibi était directeur à la Direction des Finances, président du Groupe des 77 de l’année 2003 à Nairobi, et représentant permanent du Royaume du Maroc au Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD). Il a également été ambassadeur de Sa Majesté le Roi du Maroc au Kenya, ainsi qu’auprès de l’Union des Comores et de la République des Seychelles. Il est diplômé de l’École nationale d’administration publique de Rabat.

Lim Hyung-Joon

Directeur du bureau du Programme alimentaire mondial (PAM) en Corée depuis novembre 2011. Il a commencé à travailler pour le PAM en 2002 en tant qu’administrateur auxiliaire dans plusieurs pays avant d’entrer au siège du Programme à Rome, en Italie, où il était en charge des relations avec les bailleurs de fonds pour le continent asiatique. Il a rédigé des chroniques pour des journaux tels que Hankyoreh, l’un des plus grands quotidiens sud-coréens, de 1997 à 1998, et Hanwoolan, au milieu des années 2000. Il est titulaire d’une licence en sciences diplomatiques et du langage, d’un master en sciences politiques de l’université Hankuk des études étrangères (HUFS) et d’une maîtrise en administration publique de la John F. Kennedy School of Government de l’université Harvard.

Filimone Kau

Ambassadeur de la République des Fiji auprès de la République de Corée depuis 2012. Auparavant, S.E. M. Filimone Kau était secrétaire permanent au Ministère des Terres et des Ressources minérales, chef de l’équipe des relations publiques et médiatiques du National Council for Building a Better Fiji, directeur de l’information au Ministère de l’Information ainsi que représentant permanent adjoint et chargé d’affaires au Ministère des Affaires étrangères et du Commerce extérieur auprès de la Mission des Fidji aux Nations-Unies. Il est titulaire d’une licence en histoire et politique de l’Université du Pacifique-Sud.

Vasyl Marmazov

Ambassadeur d’Ukraine en République de Corée. Auparavant, il avait occupé le poste de vice-doyen de la faculté de droit de l’université nationale Taras-Chevtchenko de Kiev, d’avocat à la Cour européenne des droits de l’homme, à Strasbourg, et d’associé au sein du cabinet d’avocats ukrainien Yuris Law Offices. Il a également exercé la fonction de vice-ministre au ministère de la Justice, au ministère de l’Intérieur et au ministère de l’Économie de l’Ukraine. Il est titulaire d’un doctorat en droit de l’université nationale Taras-Chevtchenko de Kiev. Il a également étudié à la London School of Economics (Royaume-Uni), au Sidney Sussex College (Cambridge, Royaume-Uni), à l’Institut international des droits de l’Homme (Strasbourg) et à l’université Stanford (États-Unis).

Ganbold Baasanjav

Ambassadeur de Mongolie en République de Corée. Auparavant, il avait exercé la fonction de directeur général du département Asie-Pacifique au ministère des Affaires étrangères et du Commerce de Mongolie (2008-2013). Il a également été ambassadeur de Mongolie au Vietnam (2004-2008), secrétaire d’État au ministère des Affaires étrangères de Mongolie (2001-2003) et directeur général du département des Affaires publiques au ministère des Relations extérieures de Mongolie (1998-2000). Il a étudié à l’Institut pédagogique de langue russe, à l’Institut d’État des relations internationales de Moscou et à l’Université d’Hawaï, à Manoa, Honolulu, États-Unis.

Korea, Poland celebrate silver jubilee of relations

Poland and South Korea first made official contact during the 1988 Seoul Olympic Games under the watchful eyes of their governments. Polish youth and sports minister Aleksander Kwasniewski, who later became the country’s president, visited South Korea unofficially to discuss “pragmatic politics” befalling his communist nation.

Their shared desires for freedom and democracy soon paved the way for a vibrant East-West partnership into the 21st century. According to Polish Ambassador to South Korea Krzysztof Ignacy Majka, Poland’s political and economic transition and historical reconciliation with neighboring countries can provide inspirations to both South and North Korea.

“I am sure many of you remember the Hodori Tiger ― the mascot for the 1988 Seoul Games. That symbol became Asia’s economic tiger,” Majka said during a reception celebrating the 25th anniversary of relations between Poland and South Korea and the Polish Army Day.

In his keynote speech delivered at the Millennium Seoul Hilton hotel on Dec. 8, the ambassador noted, “Poland is South Korea’s largest investment destination in Central Europe; South Korea is Poland’s second largest economic partner in Asia after China.”

Since diplomatic relations were established in November 1989, bilateral trade volume has multiplied 60-fold to reach $4.3 billion last year. More than 150 South Korean firms, concentrated in the electronics and automobile sectors, are operating in Poland with accumulated investments of over $1.4 billion.

The two countries became strategic partners last year and economic cooperation has expanded to areas of information communication technology, defense, renewable energy and transport infrastructure.

The National Bank of Poland president and former Polish Prime Minster Marek Belka said in an improvised speech, “South Korea is a household name in Poland. Poles watch television with Korean TV sets produced in our country.”

Belka quipped, “During the 2002 Korea-Japan World Cup, we duly lost to South Korea to pave the way for your fantastic success in reaching the semifinals. Once again, congratulations!”

Military officers in green, black and blue uniforms paid tribute to Poland’s victory in the 1920 Battle of Warsaw, also known as the “Miracle on the Vistula River.”

Polish soldiers have served on U.N., NATO and EU missions around the world, the ambassador said; they were on the Neutral Nations Supervisory Commission duty in Korea’s Demilitarized Zone for the last 61 years.

Ministry of Foreign Affairs Ambassador Lee Sang-kyu explained that establishing relations with Poland helped South Korea’s Nordpolitik policy, aimed at normalizing ties with former communist bloc. Lee emphasized the strong investments in education and human resources, which enabled Poles and Koreans to pull through times of turbulent change.

Majka highlighted the Polish language faculty at the Hankuk University of Foreign Studies in Seoul ― Asia’s largest since being launched in 1987. Korean students are opening their eyes to educational opportunities in Poland, which offer musical and engineering excellence.

Polish artists have regularly been featured at film, jazz and performing arts festivals in South Korea. The city of Daegu ― home of the Polish Honorary Consulate as of last week ― will host the third Asia-Pacific International F. Chopin Piano Competition next year.

In a separate interview with The Korea Herald, Belka shed light on his country’s transition from a socialist command economy to a free market economy. He came to South Korea to serve as a panelist at the 2014 World Policy Conference in Seoul from Dec. 8-10.

“Throughout former Eastern Europe, the overwhelming aspiration was to go back to where we belonged originally, to be integrated into Western Europe,” Belka said. “The years of communism were unnatural for us. It was an intermission in our political and economic development.”

Belka said that the Poles’ desire to “catch up” with their Western European counterparts was a catalyst for change: “Poles were hungry for success. There was a natural drive to make up for our lost years, to improve our standard of living.” He added, “People understood perfectly well that they had to work longer, harder and smarter.”

Poland has since joined the EU, NATO and OECD, closing much of the gap with the West, Belka said. He explained that joining the European Union made his country pursue sound economic policies and structural reforms to make the economy “more resilient, flexible and adaptive.”

“Poland now has a stable and competitive economy,” according to Belka, who underscored Poland’s world-class engineering expertise and inexpensive labor force for foreign investment.

Poland and Germany ― at gunpoint during WWII ― developed “very good partnership, even friendship” after the war, largely due to Germany’s contrition, Belka said. “It was all built on clearing the past. Europeans don’t have a problem saying ‘I’m sorry. Forgive me for my past wrongdoings.’ It’s also normal to accept apologies.”

“In a sense we have grown out of these problems despite differences in our opinions,” Belka stressed. “There has been a real sense of being united in our common interest, in being European. If there’s anything from our experience that may be of use to East Asia, it would be our reconciliation and normalization.”