11e édition de la World Policy Conference – Amadou Gon Coulibaly séjourne à Rabat depuis hier

26.10.2018

Guy-Assane Yapy, Fraternité Matin 

Le chef du gouvernement ivoirien est dans le royaume chérifien pour prendre part aux assises sur la gouvernance mondiale. C’est à 15h57, heure locale, que le premier ministre, ministre du Budget et du portefeuille de l’état, Amadou Gon Coulibaly a foulé le sol marocain hier, en provenance d’Abidjan par vol spécial.Il était accompagné par les ministres Raymonde Goudou-Coffie de la Modernisation de l’administration et de l’Innovation du service public et Souleymane Diarrassouba du Commerce, de l’Industrie et de la promotion des PME. À sa descente d’avion à l’aéroport de Rabat Salé, le chef du gouvernement et sa délégation ont été accueillis par l’ambassadeur de Côte d’Ivoire au Maroc, Idrissa Traoré et les membres du corps diplomatique. Le premier ministre est à Rabat pour représenter le président de la république à la 11ème édition de la World Policy Conference (WPC), qui a ouvert ses portes aujourd’hui. Et ce, jusqu’au 28 octobre, à l’hôtel Sofitel de Rabat. Il s’agit d’une rencontre de haut niveau qui traitera des enjeux de la gouvernance au niveau du commerce international, de l’éducation, du développement, des questions climatiques, énergétiques et de l’état de l’économie mondiale. À la cérémonie d’ouverture aujourd’hui, Gon Coulibaly livrera un important message devant un parterre de personnalités sur le thème ‘’Forces et faiblesses de l’Afrique d’aujourd’hui’’. Ce forum qui vise à promouvoir un monde plus ouvert, plus prospère et plus juste, offre ainsi l’occasion au premier ministre ivoirien de partager la vision du président de la république, Alassane Ouattara et du gouvernement sur le développement social et économique de la Côte d’Ivoire et de l’Afrique. Ce sont environ 350 personnalités de haut niveau, des dirigeants politiques et économiques, des chercheurs et experts de plus de 40 pays des cinq continents qui se retrouvent dans la capitale politique et administrative du royaume chérifien. Ils y sont dans un seul esprit : prôner la tolérance pour la recherche du bien commun. Les assises de Rabat ont aussi une orientation stratégique qui est d’aider tous les dirigeants publics à réfléchir à l’adaptation pacifique de l’organisation des rapports interétatiques à tous les niveaux, dans le respect de la culture et des intérêts fondamentaux de chaque nation.

Rabat : C’est parti pour la World Policy Conference 2018

26.10.2018

Mohammed Zainabi, L’Observateur du Maroc et d’Afrique

La World Policy Conference (WPC) se tient cette année du 26 au 28 octobre 2018 à Rabat. Cette onzième édition réunit plus de 250 personnalités de haut niveau, de plus de 40 pays et de divers horizons, qui vont échanger leurs réflexions, préoccupations et solutions autour des bouleversements incessants que connaît le monde.

Fondé en 2008 par Thierry de Montbrial, président de l’Institut français des relations internationales (Ifri), cet événement international a été classé 3emeilleure conférence de think tank au monde en 2017 d’après le Global Go-To Think Tanks Index de l’Université de Pennsylvanie.

Parmi les thèmes inscrits au programme de la WPC 2018 : les défis économiques majeurs des cinq prochaines années, les futurs de la Russie, la religion et la politique en Chine, l’impact d’un monde connecté sur la gouvernance mondiale, les migrations et l’avenir du multiculturalisme, l’avenir de l’euro, les conséquences de Trump, l’initiative One Belt One Road, les enjeux stratégiques de l’Europe, le problème de la Corée du Nord.

Les travaux de cette onzième édition porteront également sur les enjeux du commerce international, l’éducation, le développement de l’Afrique, les questions énergétiques et le climat, l’état de l’économie mondiale et bien d’autres sujets.

Politiques publiques: Rabat accueille la 11e édition de la World Policy Conference

26.10.2018

Medias 24 

Coup d’envoi ce 26 octobre de la onzième édition de la World Policy Conference (WPC), organisée par l’Institut français des relations internationales (IFRI) et l’OCP Policy Center. La conférence, qui se tient jusqu’au 28 octobre à Rabat, vise la réflexion sur les bouleversements incessants que connaît le monde actuellement, les solutions pour y parer, et le développement de liens durables entre ses participants.

Parmi les thématiques phares abordées: les défis économiques majeurs des cinq prochaines années, l’impact d’un monde connecté sur la gouvernance mondiale, les migrations et l’avenir du multiculturalisme… Des discussions tenues sur fond d’inquiétudes et incertitudes liées à la montée des tendances protectionnistes à travers le monde, et à la pérennité des accords commerciaux et de libre échange entre différents pays et zones commerciales.

Cette conférence internationale rassemble des acteurs politiques, économiques, académiques et médiatiques issus de plus de 40 pays -les grandes puissances ainsi que les moyens et petits pays, y compris les pays émergents.

Plus de 250 personnalités de haut niveau y participent, parmi lesquelles Jean-Paul Agon (Président Directeur Général de L’Oréal), Olivier Blanchard (Ancien économiste en chef du FMI), Nasser Bourita (ministre marocain des Affaires étrangères et de la Coopération internationale), et Karl Brauner (Directeur Général adjoint de l’OMC).

Rendez-vous incontournable dans l’agenda de la gouvernance mondiale, la WPC s’est distinguée comme troisième meilleure conférence de think tank au monde en 2017, d’après le Global Go-To Think Thank Index de l’Université de Pennsylvanie.

Ci-après une retransmission en live de la séance inaugurale de la conférence, ainsi que du premier panel portant sur les défis économiques majeurs des cinq prochaines années.

Le Brexit coûte déjà un milliard d’euros à Airbus et à ses sous-traitants

26/10/2018

Sophie Fay, Le Nouvel Obs

Lors du Salon aéronautique de Farnborough, au sud-ouest de Londres, en 2016. (ADRIAN DENNIS/AFP)

Pour anticiper la sortie du Royaume-Uni de l’UE et ne pas souffrir d’un manque de pièces, l’avionneur constitue des réserves, qui coûtent à lui et ses sous-traitants un milliard d’euros.

A la question “Quels sont les défis économiques majeurs des cinq prochaines années ?”, posée en ouverture de la 11e World Policy Conference organisée par l’Institut français des relations internationales du 26 au 28 octobre à Rabat (Maroc), Patrick de Castelbajac a répondu très clairement : le Brexit. Le directeur général délégué à la stratégie et à l’international d’Airbus est ensuite entré dans le détail, en prenant son entreprise en exemple.

Le groupe aéronautique est sans doute la société la plus intégrée sur le plan européen, mais ses inquiétudes sont partagées presque à l’identique par les constructeurs automobiles (Volkswagen, BMW et Toyota en tête) et par les entreprises pharmaceutiques qui utilisent les mêmes méthodes de production, décentralisées sur tout le continent.

D’abord, l’avionneur s’inquiète pour la circulation des personnes. Le groupe emploie 14.000 personnes au Royaume-Uni et comptabilise 80.000 aller-retours par an entre le continent et l’île britannique. Mais la vraie préoccupation, c’est l’approvisionnement en composants indispensables pour la construction des Airbus.

“Très inquiets du niveau d’impréparation”

Pour l’instant, personne ne sait comment se passeront les contrôles aux frontières. Mais si chaque camion est contrôlé, ne serait-ce que deux minutes, cela générera des bouchons de 30 à 50 kilomètres. “Nous sommes très inquiets du niveau d’impréparation”, insiste Patrick de Castelbajac.

“Pour faire un avion, il faut 2 millions de pièces. Nous sortons 3 avions par jour. Si nous prenons une semaine de retard parce qu’il manque une pièce, nous ne pouvons pas la rattraper et nous perdons un milliard d’euros.”

Brexit : ce qui se passerait en cas de “no deal”

L’avionneur, qui a publié en juin un mémo soulignant les graves risques d’une sortie du Royaume-Uni de l’Union européenne sans accord, prend donc sans attendre ses propres précautions. Le dirigeant détaille :

“Nous faisons des réserves, des stocks tampons. Cela nous coûte un milliard d’euros. Une somme qui pourrait peut-être être utilisée à des projets plus utiles.”

Ces coûts sont répartis entre Airbus et ses sous-traitants. Et ils pèsent surtout sur la partie anglaise… Le Royaume-Uni était jusqu’à présent le pays le plus compétitif de l’univers Airbus, il ne le sera plus.

La question de la certification des pièces

“Nous ne sommes pas les seuls à avoir cette préoccupation, insiste Patrick de Castebajac. Aujourd’hui, tout le monde cherche des capacités et des locaux de stockage dans le nord de la France.”

Airbus a beau expliquer aux élus britanniques qu’ils doivent répondre à l’urgence et au danger de la situation pour leur industrie, rien n’y fait : les Britanniques ne semblent pas mesurer l’ampleur du danger potentiel pour leur économie.

La question de la certification des pièces post-Brexit n’est pas non plus encore résolue. Pour que les pièces soient certifiées, il faut appartenir à l’Agence européenne de la sécurité aérienne ; et pour cela, il faut reconnaître l’autorité de la Cour de justice de l’Union européenne. Ce dont ne veulent plus les “Brexiters”, qui en ont fait un point de fixation, obsédés par la souveraineté et le slogan “take back control” (“reprenons le contrôle”). Un beau sac de nœuds en perspective si c’est la version “no deal” qui l’emporte.

WORLD POLICY CONFERENCE – L’ESPACE D’AUJOURD’HUI ET DE DEMAIN AU RENDEZ-VOUS DE LA 11ÈME ÉDITION À RABAT

26/10/2018

CNES

Vendredi 26 octobre 2018, Jean-Yves Le Gall, Président du CNES, a participé à la 11ème édition de la World Policy Conference (WPC) à Rabat, dans le cadre d’un échange avec Jim Hoagland, éditorialiste au Washington Post. L’événement a été ouvert par Sa Majesté Mohammed VI, Roi du Maroc, Amadou Gon Coulibaly, Premier ministre de la Côte d’Ivoire et Thierry de Montbrial, Président-fondateur de la WPC. Lors de son intervention, Jean-Yves Le Gall est revenu sur les trois enjeux de l’espace d’aujourd’hui et de demain : l’innovation, le climat et l’exploration.

L’innovation est aujourd’hui au centre des politiques spatiales conduites dans le monde entier. En ce qui concerne le CNES, l’innovation fait depuis sa création partie de son ADN, ce qui a permis à la France et à l’Europe de toujours être compétitives face aux défis des nouveaux acteurs du secteur. La part des technologies issues du spatial dans de nombreux domaines est considérable afin de satisfaire les besoins des citoyens (santé, sécurité, agriculture, pêche, aménagement du territoire, météo…).

 

Le climat et la lutte contre le changement climatique est désormais résolument d’actualité. Le 12 décembre 2015, 195 pays se sont engagés par l’Accord de Paris à limiter leurs émissions de gaz à effet de serre pour contenir la hausse de la température globale. Depuis, le Président de la République a lancé le « One Planet Summit » dont les deux premières éditions, à Paris et à New York, ont mis en évidence le rôle fondamental des satellites dans ce combat du siècle. A cet égard, le CNES se positionne comme l’agence spatiale du climat et a fait de cette cause sa priorité. Il est investi dans de multiples coopérations internationales et a lancé en 2017 la création du « Space Climate Observatory ».

 

L’exploration est le fil conducteur de l’activité du CNES en 2018. Trois grandes missions jalonnent l’année : Hayabusa2-Mascot qui étudie l’astéroïde Ryugu, BepiColombo qui est en route vers Mercure et InSight-SEIS qui atterrira le 26 novembre sur Mars. Et le programme des années à venir n’est pas en reste avec les missions ExoMars 2020 dans le cadre de l’ESA et Mars 2020 en coopération avec la NASA.

 

En guise de conclusion, Jean-Yves Le Gall est revenu sur la coopération spatiale franco-marocaine. Les liens entre les deux pays se sont très fortement développés au cours des dernières années et conduiront à l’organisation par l’International Astronautical Federation (IAF) d’un Colloque sur l’eau, à la fin du mois d’avril 2019.

 

Thierry de Montbrial : « L’Europe ne peut pas se construire contre les nations »

26/10/2018

Virginie Robert, Les Echos

Thierry de Montbrial, président-fondateur de l’Ifri et de la World Policy Conference, qui réunit à Rabat cette fin de semaine 250 experts des relations internationales. – World Policy Conference

 

« Le déficit de l’Europe n’est pas un déficit démocratique mais un déficit d’efficacité », estime Thierry de Montbrial, pour qui l’avenir de la construction européenne revêt un enjeu mondial. La vision court-termiste de Donald Trump va susciter une prise de distance générale vis-à-vis des Etats-Unis.

Le XXIe siècle va-t-il s’articuler sur la rivalité entre les Etats-Unis et la Chine ?

 

C’est une certitude pour les trente prochaines années. Nous serons alors en 2049, c’est-à-dire le centenaire de l’avènement de Mao Zedong au pouvoir. Depuis Xi Jinping, les communistes chinois ont cessé de faire profil bas et  affichent leur intention de devenir la première puissance mondiale . Ils cherchent à se doter de tous les moyens à cette fin, en particulier technologiques et militaires. Ils ont durci très fortement leurs positions, comme sur la mer de Chine méridionale. La compétition entre les Etats-Unis et la Chine va donc dominer ces trente prochaines années. Ce n’est pas vraiment une surprise. Quand George W. Bush a été élu, le premier dossier que le patron de la CIA lui a remis concernait la rivalité avec la Chine. Cette priorité est passée au second plan après les attentats du 11 septembre 2001.

Est-ce que le président américain parvient à recréer de l’équilibre avec la Chine avec sa guerre tarifaire ?

Trump a choisi l’attaque frontale sur le plan commercial.  Il utilise la politique économique comme une arme . Mais il n’obtiendra que des résultats de court terme. Tous les pays sont en train de se rendre compte qu’ils se sont beaucoup trop mis sous la dépendance américaine. Les Chinois, dans l’affaire ZTE, ont dû supplier les Américains de les exempter de sanctions faute de quoi ils n’avaient plus accès aux semi-conducteurs.

Ne doutons pas qu’ils voudront s’organiser pour diminuer beaucoup plus vite que prévu leur dépendance vis-à-vis des Etats-Unis. L’autre aspect est monétaire. Cette prise de conscience, dont le système Swift est une facette, que toutes les transactions en dollars passent un moment ou un autre par un segment qui les met sous la dépendance du droit américain, fait que tout le monde va vouloir en sortir. Même les Européens. Ma prévision, c’est la mort du dollar comme monnaie de réserve unique dans le monde. Cela prendra peut-être vingt ou trente ans. Il faudra du temps. Mais ce sera la conséquence inéluctable de la guerre commerciale tous azimuts, de la mise en péril du multilatéralisme économique,  de l’utilisation de plus en plus systématique du dollar comme une arme , par exemple pour soumettre les alliés des Etats-Unis à une politique qu’ils désapprouvent sur l’Iran. La dénonciation unilatérale de l’accord de 2015 sape la crédibilité américaine sur le long terme. On risque de le voir au sujet de la Corée du Nord. Le moment venu pour conclure un traité, Kim Jong-un, à qui je décernerais le prix Nobel de la stratégie s’il existait, demandera des gages sur la qualité de la signature américaine. La loi du plus fort peut donner l’apparence que Trump est gagnant, en tout cas à court terme, mais à long terme ses effets seront désastreux. Le problème de Trump, c’est que sa vision est étroite.

La Corée du Nord a-t-elle une stratégie cohérente ?

Sa stratégie vient de loin. Après la mort de son père, Kim Jong-un élimine physiquement ses adversaires, y compris son demi-frère. Cela a d’ailleurs fait enrager les Chinois car ce demi-frère était leur solution de rechange. Acte II, il démontre pendant des mois qu’il a de vraies capacités nucléaires et de projection, même si elles sont loin d’être parfaites. Ayant jugé ses objectifs atteints, il se dit prêt à parler. Après avoir échangé tous les noms d’oiseaux avec Trump, les deux hommes engagent une discussion. Kim Jong-un devient persona grata. Il a eu une chance, c’est  l’arrivée de Moon Jae-in à la tête de la Corée du Sud, un homme qui veut à tout prix résoudre le problème de la péninsule coréenne . Leur entente neutralise Trump. Kim Jong-un peut maintenant prendre son temps. La Chine le courtise de nouveau. La Corée est entourée géographiquement par trois mammouths : la Chine, la Russie et le Japon. Auxquels se sont ajoutés les Etats-Unis. Les Coréens savent manipuler les géants et jouer les uns contre les autres. Séoul et Pyongyang jouent actuellement de concert. Une des conséquences est que, pour rester dans le jeu, Tokyo devra financer une partie importante de la reconstruction de la Corée du Nord. Sur le long terme, le processus conduira à une certaine marginalisation des Etats-Unis en Asie de l’Est. En tout cas, le risque géopolitique sur la Corée du Nord a beaucoup reculé.

Dans ce monde bipolaire, quel peut-être le rôle stratégique de l’Europe ?

Si la construction européenne devait commencer à se défaire, ce serait un drame pour les membres de l’Union mais aussi au niveau mondial. Il n’y a que l’Europe de l’Ouest dont la construction régionale puisse apparaître comme un contrepoids, ou à tout le moins comme une entité porteuse d’espoir pour échapper à un monde qui redeviendrait bipolaire. Voilà pourquoi l’enjeu européen est très important, pour le monde entier. Je constate que l’Europe reçoit aujourd’hui beaucoup plus d’attention que naguère.

Mais elle est fragilisée de l’intérieur par une poussée populiste…

Il faut mettre le mot populisme en italique. Il y en a plusieurs sortes. Ce qui est sûr, c’est qu’ils sont largement la conséquence de nos propres erreurs. Prenez la question de l’immigration. On peut sur le long terme considérer qu’en effet il y a un déficit démographique en Europe. Mais faire entrer en un an 800.000 immigrés en Allemagne ne pouvait qu’avoir des conséquences politiques néfastes . Quant aux pays d’Europe de l’Est, à peine sortis des fourches soviétiques, je ne vois pas au nom de quoi on pourrait les contraindre à absorber des réfugiés dont ils ne veulent pas. L’idée d’imposer des quotas me paraît personnellement mauvaise. La construction européenne doit respecter la réalité nationale. A travers mes voyages, je suis de plus en plus sensible à l’hétérogénéité des cultures nationales. Cela vaut aussi pour l’Europe du Sud, comme l’Italie. L’Europe ne peut pas se construire contre les nations.

Mais comment mieux intégrer ce que vous appelez les cultures nationales ?

Le déficit de l’Europe n’est pas un déficit démocratique mais un déficit d’efficacité. Sur le long terme, un régime politique ne peut pas rester légitime s’il n’est pas efficace. Il faut aussi prendre en compte la notion de dignité. De plus, la démocratie ne doit pas se confondre avec des modalités particulières. L’Union européenne doit réinventer les siennes.

Il faut mieux situer les problèmes. Si l’on n’avait pas élargi l’UE aux pays de l’Est, il est vraisemblable que les extrêmes droites seraient arrivées plus rapidement au pouvoir. L’évolution de la Pologne est inquiétante . Mais la situation en Hongrie est à mon avis différente. L’expression de démocratie illibérale doit être regardée à la lettre. La démocratie se définit par deux principes : la séparation des pouvoirs et des élections périodiques et non manipulées. Au début de la Constitution hongroise, on trouve une invocation à Dieu et au peuple hongrois. Cela peut choquer certains Français, mais on ne peut pas dire que cette Constitution n’est pas démocratique. Au fond, elle dit que l’individu n’est pas l’unique valeur et que le groupe existe aussi en tant que tel. Il faut réfléchir davantage à ces questions avant de lancer des anathèmes.

C’est-à-dire reconnaître les spécificités de chacun, comme celle de la Hongrie, par exemple, et en même temps aller vers un gouvernement européen plus efficace ?

Je pense que l’hétérogénéité des cultures est un fait. On ne peut pas le nier. Cela fait quarante-cinq ans que je fréquente assidûment les Allemands et je ne cesse de prendre davantage conscience de leurs différences. Il s’agit de faire vivre ensemble des peuples qui ne se confondent pas, sur une base volontaire et non pas par la contrainte comme dans les empires multiethniques d’autrefois. L’approche de la construction européenne doit être beaucoup plus réaliste et mieux tenir compte des sensibilités nationales. Et puis il faut s’attaquer aux problèmes de gouvernance : Schengen apparaît aujourd’hui comme une construction précipitée et en tout cas mal appliquée. Même s’agissant de l’euro, l’histoire aurait été différente si les règles de base avaient été respectées. Il y a beaucoup à réparer.

Est-ce qu’avec l’affaire Khashoggi, la modernisation de l’Arabie saoudite est un projet en péril, ou, à tout le moins, dont on voit les limites ?

MBS [Mohammed ben Salmane, NDLR] a été très largement propulsé par Donald Trump. Quand ce dernier a été élu, fin 2016, le Congrès cherchait à mettre l’Arabie saoudite au ban à cause du 11 septembre. Ce pays a soudain cessé d’être considéré comme un pays terroriste. Le décor a changé brutalement et on est passé à une alliance entre Etats-Unis, Arabie saoudite, Egypte et Israël. Cependant, MBS s’est singularisé par des actions peu réfléchies au Yémen, par la séquestration du Premier ministre libanais Hariri, par le maltraitement d’une partie de la famille royale et on le soupçonne maintenant d’avoir commandité  l’élimination de Khashoggi . Personne n’osait plus soulever la question des droits de l’homme en Arabie saoudite. Malgré la realpolitik, cela va changer. Quant au plan Vision 2030, il a été conçu par McKinsey et je ne suis pas sûr que la société saoudienne soit prête à une telle révolution en à peine plus de dix ans ! Sur le long terme, peut-être. On s’interroge sur le rôle du roi Salmane. Mon hypothèse est qu’il n’a pas entièrement perdu la main. Espérons que cette tragédie débouchera sur un changement de comportements. Il faut le souhaiter, car personne n’a intérêt à une crise majeure en Arabie saoudite.

 

PM Ivoirien : « L’Afrique dispose de bases solides pour devenir un pilier de la croissance mondiale »

26/10/2018

Intellivoire

L’Afrique, qui a vu son image s’améliorer considérablement, dispose de “bases solides pour devenir un pilier de la croissance et de la prospérité mondiales”, a affirmé vendredi à Rabat le Premier ministre ivoirien, Amadou Gon Coulibaly.

Le contient africain a réalisé durant les deux dernières décennies des progrès remarquables dans différents domaines, à travers notamment une croissance économique annuelle au dessus de la moyenne mondiale, avec des taux oscillant entre 7 et 10% dans certains pays, a souligné Amadou Gon Coulibaly, à l’ouverture de la 11ème édition de la World Policy Conference (WPC).

“Il est de la responsabilité des dirigeants africains de mettre en place des politiques et des stratégies capables de relever les défis qui s’imposent dans un monde en perpétuelle mutation”, a-t-il estimé, notant que l’accent doit être mis sur sept priorités, à savoir la stabilité politique, la paix et la sécurité, la réduction du “gap” en infrastructures, l’éducation et la formation des jeunes, l’amélioration du climat des affaires, l’industrialisation du continent, le maintien d’un cadre macroéconomique robuste, ainsi que l’accélération de l’intégration régionale afin de permettre aux entreprises d’accéder à des marchés “de plus grande taille”.

Le secteur privé a un rôle important à jouer et devrait améliorer sa productivité et ses performances pour tirer le meilleur parti des opportunités en Afrique, et il faut mettre l’accent sur l’innovation technologique et travailler avec les gouvernements en vue de trouver les solutions aux facteurs qui “entravent sa capacité à produire et à exporter des biens”, a souligné Amadou Gon Coulibaly.

 

Pour sa part, le président de la WPC, Thierry de Montbrial, a mis l’accent sur la complexité du monde actuel, les dangers qui le guettent à de nombreux égards ainsi que l’importance de la tolérance dans un tel contexte, assurant que cette valeur “est centrale dans la vision politique et la tradition religieuse du Maroc”.

L’objectif de la WPC est d’inciter à réfléchir de manière “réaliste et généreuse pour maintenir un monde raisonnablement ouvert et à l’écart des passions les plus extrêmes”, a rappelé, M. de Montbrial, qui est également président de l’Institut français des relations internationales (Ifri).

La WPC a pour mission la réflexion sur les bouleversements incessants que connaît le monde actuel, sur les solutions pour y parer, et le développement de liens durables entre ses participants.

Organisée du 26 au 28 octobre à Rabat, au Maroc, cette 11ème édition portant notamment sur les défis économiques majeurs des cinq prochaines années, les futurs de la Russie, l’impact d’un monde connecté sur la gouvernance mondiale, les migrations et l’avenir du multiculturalisme, etc.

Les participants devraient également aborder le développement de l’Afrique, les questions énergétiques et le climat.

Gouvernance mondiale : ‘’l’Afrique a son mot à dire’’, soutient le premier ministre ivoirien, Amadou Gon Coulibaly

26/10/2018

Agence ivoirienne de presse

Abidjan, 26 oct (AIP) – Le Premier Ministre ivoirien, Amadou Gon Coulibaly, intervenant à la cérémonie d’ouverture de la “World Policy Conference”, vendredi, à Rabat (Maroc), a indiqué la nécessité pour l’Afrique de prendre part aux réflexions sur les problématiques de gouvernance mondiale.

 

« L’Afrique doit faire entendre sa voix et apporter ses pistes de solutions à la réflexion sur les problématiques liées à la gouvernance mondiale », a soutenu le Premier Ministre ivoirien, Amadou Gon Coulibaly, rapporte un communiqué de la Primature.

D’autre part, pour le Chef du gouvernement ivoirien, la solidarité internationale est importante dans la résolution des questions économiques, politiques, sociales, etc. Cependant, la responsabilité individuelle des Etats reste capitale.

« L’Afrique doit assumer sa responsabilité face aux enjeux socioéconomiques du continent, en terme de gouvernance et de développement; tout en étant un membre à part entière de la communauté internationale », a dit Amadou Gon Coulibaly.

Pour faire face aux défis de développement du continent, le Premier Ministre recommande une meilleure formation des ressources humaines, en tirant partie des nouvelles technologies de l’information et de la communication.

En Côte d’Ivoire, a-t-il précisé, l’Etat ivoirien a compris cela. Ce qui l’a conduit à consacrer environ 6% de son budget à l’éducation, afin de garantir les compétences à même de soutenir la croissance économique du pays.

La World Policy Conference ou la Conférence sur la politique mondiale se tient du 26 au 28 Octobre 2018 sur le thème : « Forces et faiblesses de l’Afrique d’aujourd’hui » dans un cadre de réflexion associant les décideurs, experts et leaders pour l’organisation d’une gouvernance mondiale adaptée aux réalités du XXIe siècle.

 

 

Démarrage des travaux de la World Policy Conference à Rabat

26.10.2018

Ayoub Lahrache, Le Matin 

Les travaux de la conférence internationale « World Policy Conférence » ont démarré aujourd’hui à Rabat. Prévue du 26 au 28 octobre, cette onzième édition réunit plus de 250 personnalités.

Défis économiques majeurs, migrations, avenir de l’euro… le temps est à la réflexion à Rabat. Prenant part aux travaux de la World Policy Conference (WPC), quelques 250 personnalités de haut niveau, issues de plus de 40 pays et de divers horizons, ont entamé aujourd’hui les échanges autour des différentes thématiques prévues lors de cette 11e édition.

Présidant les travaux d’ouverture de cette Conférence, le président de l’Institut français des relations internationales (Ifri), Thierry de Montbrial a fait le tour des principales thématiques de cette édition. Donnant la parole au premier ministre ivoirien, Amadou Gon Coulibaly, le fondateur de la WPC a insisté sur l’importance de la participation africaine lors des différentes éditions de cette Conférence.

De son côté, le responsable Ivoirien est revenu sur les défis de l’économie africaine durant les prochaines années. Stabilité politique, réduction des gaps de l’infrastructure, éducation, amélioration du climat des affaires… les enjeux sont multiples selon le responsable qui n’a pas caché son optimisme en ce qui concerne l’avenir du continent.

Pour rappel, la cérémonie d’ouverture de cette conférence international a connu également la lecture de deux messages envoyés respectivement par l’archevêque de Constantinople, Sa Sainteté Bartholomée 1er et par le président libanais, le Général Michel Aoun.

World policy conference 2018 : le Premier ministre ivoirien, Amadou Gon Coulibaly indique des stratégies pour le maintien de la dynamique de croissance en Afrique

26/10/2018

Agence ivoirienne de presse

Abidjan, 26 oct (AIP) – Le Premier Ministre ivoirien, Amadou Gon Coulibaly a indiqué des stratégies devant permettre à l’Afrique de maintenir sa dynamique de croissance, selon communiqué de la Primature.

« Il est de la responsabilité des dirigeants africains de mettre en place des politiques et stratégies capables de relever nos défis », a indiqué le Premier Ministre ivoirien à l’ouverture de la 11ème édition de la “World Policy Conference”, vendredi, à Rabat, au Maroc.

Pour Amadou Gon Coulibaly, les gouvernements africains pourraient mettre l’accent sur sept priorités à savoir la stabilité politique pour la paix et la sécurité, la réduction du gap en infrastructures, l’éducation et la formation des jeunes, l’amélioration du climat des affaires.

Ensuite, l’industrialisation pour assurer la transformation structurelle de l’économie africaine, le maintien d’un cadre macroéconomique robuste pour gagner et consolider la confiance des investisseurs et l’accélération de l’intégration régionale pour permettre aux entreprises d’avoir accès à des marchés de grande taille et faciliter les échanges.

Il a invité à une synergie d’actions pour faire de l’Afrique un des piliers de l’économie mondiale. « Les gouvernements ne pourront y arriver seuls. Le secteur privé a un grand rôle à jouer. Il reste le moteur de la croissance en Afrique », a-t-il conclu.

La World Policy Conference 2018 qui a pour thème : « Forces et faiblesses de l’Afrique d’aujourd’hui », a lieu du 26 au 28 octobre 2018.

أكد مشاركون في الدورة ال 11 لمؤتمر السياسة العالمية، اليوم الجمعة بالرباط، أن سياسة الهجرة التي يتبناها المغرب هي “قصة نجاح” تشكل نموذجا بالنسبة لباقي الدول.

Maghress  26 – 10 – 2018

وأشاد السيناتور البولندي بوغدان كليش، وزير الدفاع الأسبق وعضو في البرلمان الأوروبي، خلال نقاش حول الهجرة ومستقبل التعددية الثقافية، بتجربة المغرب الناجحة في مجال إدارة القضايا المتعلقة بالهجرة الدولية، وذلك من خلال إيواء عدد كبير من المهاجرين وضمان اندماجهم.

وأشار إلى أن المغرب، وبالتعاون مع إسبانيا والاتحاد الأوروبي، حفز إيجاد وضع للهجرة السلمية وساهم إلى حد كبير في السيطرة على تدفقات الهجرة، داعيا إلى تعزيز هذا التعاون بشكل متزايد في مجال الهجرة والأمن بين ضفتي البحر الأبيض المتوسط.

وقال “إننا على دراية بالتحديات التي تواجه المغرب من أجل السيطرة على الوضع والجهود المبذولة لحماية الحدود الأوروبية”، مشيرا إلى أنه بعد إغلاق الطريق بين ليبيا وإيطاليا، أضحى المغرب المستهدف الأول، وسيواجه تهديدات خطيرة، بما في ذلك عبور الجماعات الإرهابية.

وأشار أيضا إلى توسيع آفاق التعاون بين المغرب والاتحاد الأوروبي، وكذا الإنجازات المشتركة في مختلف المجالات، مضيفا أن إشكالية الهجرة ومكافحة الإرهاب يوجدان على رأس الانشغالات.

وفي هذا الصدد، أعرب عن أسفه حول الانتشار المقلق للشعبوية في أوروبا الوسطى، والذي يهدد المسار الديمقراطي في المنطقة.

من جانبه، أشاد وزير الميزانية الفرنسي الأسبق جان فرانسوا كوبي، عمدة مدينة مو ومحام بمكتب باريس، بتجربة المغرب المتميزة في مجال الهجرة، وكذلك التقدم المحرز في العديد من القطاعات.

وبخصوص أزمة الهجرة في أوروبا، شدد على الحاجة إلى تنسيق الرؤية الأوروبية، قصد إيجاد حل أوروبي مشترك وأرضية مشتركة وتوحيد المواقف، وذلك بتعاون وثيق مع باقي دول الحوض المتوسطي.

ولتدبير هذا الوضع، دعا إلى سياسة جوار قائمة على شراكات دائمة والتركيز على نجاح عملية الاندماج، مضيفا أنه يجب قبول المهاجرين في البلدان المضيفة بغض النظر عن اختلاف خلفياتهم وثقافاتهم.

من جهته، أشار جيم هوغلاند، المستشار التحريري لصحيفة واشنطن بوست، إلى أن للهجرة جانبا مزدوجا، فهي تساهم في النمو الاقتصادي والديموغرافي، ولكنها قد تولد أزمة إنسانية.

وقال إنه من الضروري الاعتراف بالاختلافات الثقافية والاجتماعية وعدم استخدامها للتفرقة وإحداث التوترات، مشيرا إلى أن الوصول إلى قوة الشعبويين لم يقدم حلولا لمسألة الهجرة كما هو متوقع ولكنه، على العكس من ذلك، أحدث تغييرا غير سليم.

من جانبه، تطرق الوزير الهنغاري، لازلو تروسكاني، إلى صعود أحزاب شعبوية إلى قيادة بلدان أوروبا الوسطى، كما أشار إلى تداعيات هذه الموجة من الشعوبية على الديمقراطية، داعيا إلى زيادة التضامن بين الدول الأوروبية والعمل معا للتصدي لتحديات الهجرة.

وتشكل الدورة ال 11 لمؤتمر السياسة العالمية، التي تعرف مشاركة نخبة من الفاعلين السياسيين والاقتصاديين والأكاديميين والإعلاميين من أزيد من 40 بلدا، مناسبة للتفكير بشأن الاضطرابات المتواصلة التي يعرفها العالم، وكذا في الحلول الرامية للتصدي لها.

وقد تم اختيار هذا المؤتمر، الذي تأسس سنة 2008 من قبل تييري دي مونتبيريال، رئيس المعهد الفرنسي للعلاقات الدولية، كثالث أفضل لمجموعة تفكير في العالم سنة 2017 بحسب مؤشر جامعة بنسلفانيا لتصنيف مراكز البحوث العالمية (غلوبال غو تو ثينك ثانك إندكس).

ويتطرق هذا المؤتمر الذي ينظم في الفترة ما بين 25 و28 أكتوبر الجاري، لمواضيع تتعلق بالخصوص بمستقبل روسيا، والدين والسياسة بالصين، وتأثير الأنترنيت على الحكامة العالمية، والهجرات ومستقبل التعددية الثقافية، ومبادرة “وان بيلت وان راود”، ومستقبل الأورو والرهانات الاستراتيجية لأوروبا، ومشكل كوريا الشمالية.

كما تركز أشغال الدورة ال 11 لهذا المؤتمر على رهانات التجارة الدولية، والتربية والتعليم، وتنمية إفريقيا، وقضايا الطاقة والمناخ، وحالة الاقتصاد العالمي، إلى جانب مواضيع أخرى.

Message de Aoun à l’ouverture, ce matin, de la WPC 2018 à Rabat

26/10/2018

Michel Touma, à Rabat | L’Orient Le Jour

C’est aujourd’hui, vendredi, que s’ouvre à Rabat la Conférence sur la gouvernance mondiale (World Policy Conference, WPC) organisée par l’Institut français des relations internationales (IFRI). Cette onzième session de la WPC s’étendra jusqu’à dimanche 28 avril et portera comme chaque année depuis 2008 sur les grands dossiers qui marquent l’actualité internationale sur les plans géopolitique, diplomatique, sociétal, et économique.

L’un des principaux invités d’honneur de cette conférence cette année est le président Michel Aoun qui sera représenté par le ministre sortant de la Justice, Salim Jreissati, lequel donnera lecture à la séance inaugurale d’un message du chef de l’État. L’invitation adressée par le président de l’IFRI (et initiateur des WPC), Thierry de Montbrial, avait été transmise personnellement au président Aoun par Riad Tabet, membre du directoire de l’IFRI.

Dans une lettre qu’il avait adressée le 21 septembre dernier à M. de Montbrial, le président Aoun avait souligné son « attachement » aux travaux de l’IFRI, « notamment à la réponse qu’ils pourraient apporter à des questions essentielles dans un monde en pleine crise et un Moyen-Orient en prise à des transformations historiques et cruciales ». « Plus que jamais, avait ajouté le chef de l’État dans son message à Thierry de Montbrial, le Liban demeure déterminé à jouer son rôle en faveur de la réaffirmation des valeurs de dialogue, du vivre-ensemble et du respect des différences dans un monde de paix et de solidarité ».

La 3e meilleure conférence de think tank au monde

Dans un communiqué de presse, la WPC indique que cette conférence internationale « a pour mission la réflexion sur les bouleversements incessants que connaît le monde, sur les solutions pour y parer et le développement de liens durables entre ses participants ». Le communiqué précise que la WPC rassemble « des acteurs politiques, économiques, académiques et médiatiques venant de plus de 40 pays » (…), assurant ainsi « une diversité et une pluralité de débats ». Notons dans ce cadre que la WPC s’est distinguée comme 3e meilleure conférence de think tank au monde en 2017, d’après le Global Go-To Think Index de l’université de Pennsylvanie.

Fidèle ainsi à sa tradition, la WPC 2018 planchera cette année sur plusieurs dossiers et thèmes en rapport avec les développements enregistrés dans le monde au cours des derniers mois. Des panels sont ainsi prévus pour débattre des principaux thèmes suivants : le futur de la Russie, la religion et la politique en Chine, l’impact d’un mode connecté sur la gouvernance mondiale, les migrations et l’avenir du multiculturalisme, l’avenir de l’euro, les conséquences de la politique du président Donald Trump, les enjeux stratégiques de l’Europe, le problème de la Corée du Nord, les enjeux de l’éducation (notamment la formation des jeunes pour les préparer à l’accès au marché de l’emploi), le développement de l’Afrique, les questions énergétiques et le climat …

Plus de 250 personnalités de haut rang, des responsables officiels, des experts, des universitaires et des journalistes de grands organes de presse et médias, mais aussi plusieurs ministres et chefs de la diplomatie, sont attendus à Rabat pour cette conférence. Le ministre Salim Jreissati, notamment, devrait intervenir aujourd’hui, vendredi, sur la question de brûlante actualité, et qui intéresse au plus haut point le Liban, à savoir « les migrations et l’avenir du multiculturalisme ». La délégation libanaise comprend en outre Riad Tabet, Alain Bifani, directeur général du ministère des Finances, Samir Nasr, directeur général et fondateur du bureau Études et consultations économiques (ECE). L’Orient-Le Jour et le Nahar sont, au plan libanais, partenaires médias de cette conférence.

انطلاق أشغال الدورة الـ11 لمؤتمر السياسة العالمية بالرباط

26-10-2018

Alkhabar Press

انطلقت أشغال الدورة الـ11 لمؤتمر السياسة العالمية، اليوم الجمعة بالرباط، بمشاركة نخبة من الفاعلين السياسيين والاقتصاديين والأكاديميين والإعلاميين يمثلون أزيد من 40 بلدا.

ويلتئم مؤتمر السياسة العالمية الذي ينظم في الفترة ما بين 26 و 28 أكتوبر الجاري، للتفكير بشأن الاضطرابات المتواصلة التي يعرفها العالم، وكذا في الحلول الرامية للتصدي لها، وتعزيز الروابط المستدامة بين المشاركين.

وبحسب مؤشر جامعة بنسلفانيا لتصنيف مراكز البحوث العالمية (غلوبال غو تو ثينك ثانك إندكس)، تم اختيار هذا المؤتمر كثالث أفضل مؤتمر لمجموعة تفكير في العالم سنة 2017.

للإشارة، فإن أشغال الدورة الـ11 لهذا المؤتمر، تركز على رهانات التجارة الدولية، والتربية والتعليم، وتنمية إفريقيا، وقضايا الطاقة والمناخ، وحالة الاقتصاد العالمي، إلى جانب مواضيع أخرى.

Fathallah Sijilmassi

Economist and career diplomat. After having worked at the Banque Commerciale du Maroc in Milan, then at the Ministry of Foreign Trade, he was Director of Multilateral Cooperation and Director of European Affairs within the Moroccan diplomacy. In 2003, he was appointed by His Majesty the King of Morocco Ambassador to the EU, then to France. Fathallah Sijilmassi was appointed Secretary General of the Union for the Mediterranean. Fathallah Sijilmassi has received several decorations including Officer of the Legion of Honor. He holds a doctorate in International Economics from the University of Grenoble and is a graduate of Sciences Po Grenoble (France).

Une délégation ivoirienne de haut niveau à la 11ème World Policy Conference au Maroc

25/10/2018

Infos Plus Gabon

 

Abidjan, Côte d’Ivoire, 25  octobre (Infosplusgabon) – Le Premier ministre ivoirien, Amadou Gon Coulibaly, conduira une délégation de haut niveau pour participer à la 11ème édition du World Policy Conférence (WPC), qui se tient à partir de ce jeudi, jusqu’au 28 octobre à Rabat, au Maroc, sur le thème forces et faiblesses de l’Afrique d’aujourd’hui “.

 

 

  1. Gon Coulibaly interviendra, lors de la cérémonie d’ouverture de cette conférence, sur ce thème, afin de partager la vision du président ivoirien, Alassane Ouattara, et de son gouvernement sur le développement social et économique de la Côte d’Ivoire et de l’Afrique, en général.

 

La WPC a été lancée en 2008 par l’Institut français de relations internationales (IFRI) sur l’initiative de son fondateur et président, Thierry de Montbrial.

 

Il s’agit d’une conférence annuelle sur la gouvernance mondiale, qui vise à promouvoir un monde plus ouvert et plus prospère, et réunit des décideurs, des experts et des leaders d’opinions de haut niveau.

 

En 2017, dans le classement mondial des Think Tanks de l’université de Pennsylvanie, aux Etats-Unis, la WPC a obtenu le troisième rang de meilleure conférence de Think Tank.

 

FIN/INFOSPLUSGABON/BPM/GABON 2018

 

 

LE PREMIER MINISTRE IVOIRIEN, AMADOU GON COULIBALY, A RABAT POUR LA WORLD POLICY CONFERENCE (WPC)

25/10/2018

Primature Côte d’Ivoire

Abidjan, le 25 octobre 2018 – Le Premier Ministre ivoirien, Amadou Gon Coulibaly, est arrivé ce 25 octobre 2018 à Rabat (Maroc) où il participe à la 11ème édition de la World Policy Conference (WPC). Le Chef du gouvernement ivoirien y représente le Président de la République Alassane Ouattara.

La rencontre discutera des enjeux du commerce international, de l’éducation, du développement de l’Afrique, des questions climatiques, énergétiques et de l’état de l’économie mondiale.

Le thème de la conférence est : « Forces et Faiblesses de l’Afrique d’Aujourd’hui ». A la cérémonie d’ouverture de ce forum qui vise à promouvoir un monde plus ouvert, plus prospère et plus juste, le Premier Ministre ivoirien partagera la vision du Président de la République et du gouvernement sur le développement social et économique de la Côte d’Ivoire et de l’Afrique.

Le Chef du gouvernement ivoirien est accompagné à cette rencontre des ministres Raymonde Goudou-Coffie de la Modernisation de l’Administration et de l’Innovation du Service Public et Souleymane Diarrassouba du Commerce, de l’Industrie et de la Promotion des PME.

La conférence qui se tiendra du 25 au 27 octobre 2018, réunit 250 personnalités de haut niveau de plus de 40 pays.

World Policy Conference : Plus de 250 personnalités de plus de 40 pays refont le monde à Rabat

24.10.2018

Mohammed Zainabi, L’Observateur du Maroc et d’Afrique

La World Policy Conference (WPC) se tient cette année du 26 au 28 octobre 2018 à Rabat. Cette onzième édition réunit plus de 250 personnalités de haut niveau, de plus de 40 pays et de divers horizons, qui vont échanger leurs réflexions, préoccupations et solutions autour des bouleversements incessants que connaît le monde.

Fondé en 2008 par Thierry de Montbrial, président de l’Institut français des relations internationales (Ifri), cet événement international a été classé 3emeilleure conférence de think tank au monde en 2017 d’après le Global Go-To Think Tanks Index de l’Université de Pennsylvanie.

Parmi les thèmes inscrits au programme de la WPC 2018 : les défis économiques majeurs des cinq prochaines années, les futurs de la Russie, la religion et la politique en Chine, l’impact d’un monde connecté sur la gouvernance mondiale, les migrations et l’avenir du multiculturalisme, l’avenir de l’euro, les conséquences de Trump, l’initiative One Belt One Road, les enjeux stratégiques de l’Europe, le problème de la Corée du Nord.

Les travaux de cette onzième édition porteront également sur les enjeux du commerce international, l’éducation, le développement de l’Afrique, les questions énergétiques et le climat, l’état de l’économie mondiale et bien d’autres sujets.

Un mini Davos en perspective

Parmi les participants étrangers attendus cette année à la WPC, Jean-Paul Agon (président- directeur général de L’Oréal), Olivier Blanchard (ancien économiste en chef au FMI), Josep Borrell (ministre des Affaires étrangères d’Espagne), Karl Brauner (directeur général adjoint de l’OMC), Patrick de Castelbajac (directeur général délégué à la stratégie et à l’international d’Airbus), Ronnie Chan (président de Hang Lung Group Ltd), Chang Dae-whan (président de Maekyung Media Group), Amadou Gon Coulibaly (Premier ministre de Côte d’Ivoire), Tsakhia Elbegdorj (ancien président de Mongolie), Laurent Fabius (président du Conseil constitutionnel, ancien ministre des Affaires étrangères ), Ichiro Fujisaki (président du Nakasone Peace Institute), Carlos Ghosn (président-directeur général de Renault- Nissan-Mitsubishi), Salim Jreissati (ministre de la Justice du Liban), Karin Kneissl (ministre des Affaires étrangères d’Autriche), Jean-Yves Le Gall (président du CNES), Staffan de Mistura (envoyé spécial des Nations Unies pour la Syrie), Nobuo Tanaka (ancien directeur exécutif de l’Agence internationale de l’énergie), Aminata Touré, (ancien Premier ministre du Sénégal), Jean-Claude Trichet (ancien président de la BCE), László Trócsányi (ministre de la Justice de Hongrie), Hubert Védrine (ancien ministre des Affaires étrangères), Wang Jisi (président de l’Institut des études stratégiques et internationales de l’Université de Pékin) et Lionel Zinsou (ancien Premier ministre du Bénin)

Georgy Toloraya

Prof. Georgy Toloraya holds the position of Executive Director of Russian National Committee on BRICS Research, a legal entity created under the auspices of Russian government for Track 2 activities. He is also Director of Program analysis at “Russkiy Mir” Presidential Foundation, dealing with programs in Asia and Africa. Prof. Toloraya is concurrently the Director of Asian Strategy Center at the Institute of Economics of the Russian Academy of Sciences. He is a professional diplomat (rank of Minister) with decades-long experience in Asian affairs, having served two postings in North Korea (1977-80 and 1984-87), then in South Korea as a Deputy chief of the Russian Embassy (1993-98) and later as the senior Russian Foreign Ministry official (Deputy director-general) in charge of the Korean Peninsula (1998-2003). He later worked as the Consul General of Russia in Sydney, Australia (2003-2007). Prior to that, he worked for trade promotion agencies related to Asia.

11ème édition de la World Policy Conference – Rabat, Maroc – du 26 au 28 octobre

23.10.2018

Moëz Bhar, La revue de l’Afrique 

Fondée en 2008 par Thierry de Montbrial, président de l’Institut français des relations internationales (Ifri), la World Policy Conference (WPC) tiendra sa onzième édition du 26 au 28 octobre 2018 à Rabat, au Maroc. La WPC a pour mission la réflexion sur les bouleversements incessants que connaît le monde actuel, sur les solutions pour y parer, et le développement de liens durables entre ses participants. Cette conférence internationale rassemble des acteurs politiques, économiques, académiques et médiatiques issus de plus de 40 pays – des grandes puissances à de moyens et petits pays, y compris des pays émergents, en assurant ainsi une diversité et une pluralité de débats. Rendez-vous incontournable dans l’agenda de la gouvernance mondiale, la WPC s’est distinguée comme 3e meilleure conférence de think tank au monde en 2017 d’après le Global Go-To Think Tanks Index de l’Université de Pennsylvanie.

La World Policy Conference (WPC) a pour mission de contribuer à promouvoir un monde plus ouvert, plus prospère et plus juste. Cela suppose un effort permanent pour comprendre la réalité des forces en jeu et leurs interactions, et pour réfléchir à l’adaptation pacifique de l’organisation des rapports interétatiques à tous les niveaux, dans le respect de la culture et des intérêts fondamentaux de chaque nation.

De riches thèmes abordés

Parmi les thèmes qui seront abordés : les défis économiques majeurs des cinq prochaines années, les futurs de la Russie, la religion et la politique en Chine, l’impact d’un monde connecté sur la gouvernance mondiale, les migrations et l’avenir du multiculturalisme, l’avenir de l’euro, les conséquences de Trump, l’initiative One Belt One Road, les enjeux stratégiques de l’Europe, le problème de la Corée du Nord.

Les travaux de cette onzième édition porteront également sur les enjeux du commerce international, l’éducation, le développement de l’Afrique, les questions énergétiques et le climat, l’état de l’économie mondiale et bien d’autres sujets.

Plus de 250 personnalités de haut niveau se réuniront, parmi lesquelles : Jean-Paul Agon (président directeur général de L’Oréal), Olivier Blanchard (ancien économiste en chef au FMI), Josep Borrell (ministre des Affaires étrangères d’Espagne), Nasser Bourita (ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale du Royaume du Maroc), Karl Brauner (directeur général adjoint de l’OMC), Patrick de Castelbajac (directeur général délégué à la stratégie et à l’international d’Airbus), Ronnie Chan (président de Hang Lung Group Ltd), Chang Dae-whan (président de Maekyung Media Group), Amadou Gon Coulibaly (Premier ministre de Côte d’Ivoire), Tsakhia Elbegdorj (ancien président de Mongolie), Laurent Fabius (président du Conseil constitutionnel, ancien ministre des Affaires étrangères ), Ichiro Fujisaki (président du Nakasone Peace Institute), Carlos Ghosn (président-directeur général de RenaultNissan-Mitsubishi), Salim Jreissati (ministre de la Justice du Liban), Karin Kneissl (ministre des Affaires étrangères d’Autriche), Jean-Yves Le Gall (président du CNES), Staffan de Mistura (envoyé spécial des Nations Unies pour la Syrie), Nobuo Tanaka (ancien directeur exécutif de l’Agence internationale de l’énergie), Aminata Touré, (ancien Premier ministre du Sénégal), Jean-Claude Trichet (ancien président de la BCE), László Trócsányi (ministre de la Justice de Hongrie), Hubert Védrine (ancien ministre des Affaires étrangères), Wang Jisi (président de l’Institut des études stratégiques et internationales de l’Université de Pékin), Lionel Zinsou (ancien Premier ministre du Bénin).

Hailemariam Desalegn Boshe

Former Prime Minister of Ethiopia. He previously served as Deputy Prime Minister and Minister of Foreign Affairs (2010-2012). He was appointed as Prime Minister and Chair of the ruling party EPRDF in September 2012. He also served as the Chairperson of the African Union from 2013 to 2014. Former Dean of the Water Technology Institute. He served in the Government in different positions including as the President  of the SNNPRS (Southern Nations and Nationalities and People’s Regional State) for five years; Chairman of SEPDM; Member of the House of People’s Representatives; Social Affairs and Civic Societies Mobilization & Participation Special Advisor to the PM; and Government Chief Whip, with a Ministerial portfolio.

Face à Kim Jong-un, le courage du président sud-coréen

15/10/2018, Le Figaro

CHRONIQUE – Moon Jae-in, qui a entamé une visite de huit jours en Europe, a eu le génie de saisir la main tendue par le dictateur nord-coréen Kim Jong-un.

C’est par la France, membre permanent du Conseil de sécurité de l’Onu, que le président sud-coréen a entamé, le 13 octobre 2018, une visite de huit jours en Europe, destinée à expliquer sa stratégie de détente et de réconciliation envers la Corée du nord. Il était important pour Moon Jae-in de parler en tête-à-tête avec Emmanuel Macron, qui jusque-là s’était montré plutôt sceptique quant aux chances de succès d’une telle démarche. Le président français avait même rappelé au Conseil de sécurité, lors de son passage en septembre à New York, son devoir de rigueur dans l’application des sanctions à l’encontre de la Corée du nord. Ces sanctions avaient pour but d’amener le régime stalinien de Pyongyang à renoncer à son programme militaire balistique nucléaire, lequel menaçait non seulement ses voisins sud-coréen et japonais, alliés des Etats-Unis, mais aussi le territoire américain lui-même.

Après l’arrivée de Donald Trump à la Maison Blanche et de nouveaux essais militaires nord-coréens, nucléaires comme balistiques, des insultes avaient été échangées, via des twitts ou des communiqués officiels, entre le vieux président américain conservateur et le jeune leader nord-coréen communiste. En septembre 2017, à la tribune de l’Assemblée générale des Nations unies, le premier avait même menacé le second de pulvériser son pays au moindre geste hostile envers les intérêts américains en Asie. En raison de la poursuite de ses essais nucléaires, le Conseil de sécurité avait alors décidé de renforcer considérablement les sanctions commerciales contre la Corée du nord. Le 27 novembre 2017, la Corée du nord procédait à tir de missile balistique à longue portée et annonçait que ses missiles pouvaient désormais atteindre n’importe quel point du territoire américain. L’US Navy envoyait une armada au large de la péninsule.

Depuis la crise des missiles de Cuba de 1962, on n’avait jamais eu aussi peur d’un déclenchement accidentel de conflit nucléaire.

Puis, enfoui dans un discours martial de nouvel an, survint un petit geste d’apaisement de la part de Kim Jong-un. Le dictateur nord-coréen proposa d’envoyer une délégation de sportifs et d’artistes aux jeux olympiques d’hiver de Pyeongchang, en Corée du sud, commençant le 9 février 2018. Il se déclara en outre prêt à entamer un dialogue avec Séoul. Le génie du président Moon est d’avoir su parfaitement saisir cette main tendue.

Cet avocat issu d’une famille modeste ayant fui le nord communiste peu avant la guerre (1950-1953), élu à la magistrature suprême en mai 2017, est un libéral et un catholique qui n’a jamais perdu l’espoir d’une réunification progressive de la péninsule. Praticien des droits de l’homme depuis ses années d’étudiant en droit, Moon Jae-in, aujourd’hui âgé de 65 ans, a toujours été un fervent défenseur du dialogue intercoréen. Il sait que n’est pas tenable à long terme une situation de division de la péninsule entre un sud de plus en plus prospère et démocratique – un modèle de réussite en Asie -, et un Nord de plus en plus militarisé, dont la pauvreté relative de la population ne cesse de s’accroître. Il comprend que, tôt ou tard, le régime nord-coréen tournera à la catastrophe, que celle-ci prenne la forme d’une aventure militaire extérieure ou d’une implosion du pays. Il saisit que, dans les deux cas, c’est la Corée du sud qui en subirait les premières et les plus graves conséquences.

Moon aime la paix et la recherche ; il n’est pour autant ni pacifiste ni naïf. Ayant face à lui un leader nord-coréen neuf, éduqué en Suisse, Moon pense simplement qu’il faut lui donner sa chance et accepter qu’il puisse être sincère. Après la trêve olympique, il envoya une délégation en Corée du nord, qui revint avec deux cadeaux du leader suprême : une proposition de dénucléariser la péninsule et une offre de rencontre avec le président américain. Le 8 mars 2018, à la surprise générale, et sans avoir prévenu personne, Donald Trump accepta. Le tourbillon diplomatique pouvait commencer. Le 27 avril, un sommet intercoréen se tint à Panmunjom et le 12 juin c’est la rencontre Trump-Kim de Singapour. Les Nord-Coréens font des gestes concrets : ils démantèlent un site nucléaire et un site balistique. Kim, qui a médité le précédent de Kadhafi, n’abandonnera pas du jour au lendemain son arsenal nucléaire sans de solides garanties. Pragmatique, Moon le comprend parfaitement. Aujourd’hui, il milite pour que les Occidentaux fassent à leur tour un geste à l’égard de Pyongyang, en allégeant les sanctions. Il a raison. Pour que la Corée du nord poursuive dans la voie de la dénucléarisation, il faut qu’elle ait concrètement quelque chose à y gagner.

En politique étrangère, comme le général de Gaulle nous l’a montré, il faut parfois savoir prendre de grands risques. C’est ce qu’a fait Moon. Et il est déjà, pour cela, entré dans l’Histoire.

Renaud Girard

La sécurité, première exigence des peuples

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CHRONIQUE – Les idéologues de droite, obsédés par leur culte de la liberté, et les idéologues de gauche, obsédés par leur culte de l’égalité, oublient trop souvent que ce que les citoyens demandent en premier à l’État, c’est de leur assurer la sécurité.

En votant à 46 % pour le député populiste, ancien officier de l’armée de terre, Jair Bolsonaro, le 7 octobre 2018, au premier tour de l’élection présidentielle, et en ne donnant que 29 % des voix à l’universitaire du Parti des travailleurs Fernando Haddad, la population brésilienne a-t-elle émis un vœu de retour à la dictature militaire, telle qu’on l’a connue de 1964 à 1985? Le plus grand pays d’Amérique latine aurait-il soudain tourné fasciste, comme le laissent entendre certains commentateurs? Bien sûr que non.

La preuve en est qu’aux élections législatives – qui avaient lieu en même temps – le Parti social libéral (PSL) de Bolsonaro n’a conquis que 52 sièges sur 513, un nombre légèrement inférieur à celui du Parti des travailleurs (gauche modérée, dont le chef historique, le syndicaliste Lula, président de 2003 à 2011, a été jeté en prison pour une obscure affaire de corruption). Au demeurant, le Brésil est un pays fédéral, qui connaît de très solides contrepouvoirs et ce n’est pas demain qu’il se transformera en dictature mussolinienne.

Mais il est évident que la population brésilienne a voulu, dans ce scrutin présidentiel particulier, envoyer un message très clair aux élites politiques : ras le bol de l’insécurité ! A Rio de Janeiro, il y a des quartiers entiers où la police n’ose plus entrer, même de jour. Dans les favelas, les gangs de la drogue se font la guerre dans les rues. A Sao Paolo, la capitale économique, les automobilistes ont peur de s’arrêter aux feux rouges, de peur d’un « carjacking » par des groupes de jeunes en capuches. En 2016, le Brésil a recensé près de 62000 homicides, soit sept homicides par heure en moyenne. Le taux de meurtres pour 100000 habitants est de 25,5 au Brésil. C’est le plus haut du monde. Il est cinq fois supérieur à celui des Etats-Unis, vingt-deux fois supérieur à celui du Portugal, soixante-quinze fois supérieur à celui du Japon.

Les idéologues de droite, obsédés par leur culte de la liberté, et les idéologues de gauche, obsédés par leur culte de l’égalité, oublient trop souvent que ce que les citoyens demandent en premier à l’Etat, c’est de leur assurer la sécurité. Pour leur personne, pour leur famille, pour leurs biens. L’Etat ne se définit-il pas en effet comme l’institution disposant du monopole de la contrainte légitime ? Quand un Etat n’est plus capable d’assurer la sécurité à ses citoyens, il ne mérite même plus le nom d’Etat. Sans sécurité, les valeurs républicaines de liberté et d’égalité ne signifient plus rien, car privées de terrain d’application.

Lorsque, en 2003, les Américains ont envahi l’Irak pour y renverser la dictature politique de Saddam Hussein, ils se sont félicités d’y introduire la démocratie. De fait, en janvier 2005, eut lieu l’élection d’une assemblée nationale constituante, où chaque Irakien a pu voter comme il l’entendait. Mais comme ils n’ont pas été capables, parallèlement, de maintenir la sécurité dans les rues, les Américains ont vite été détestés par la grande majorité de la population. Une mère de famille n’a que faire de son nouveau droit de vote si elle a peur d’envoyer ses enfants à l’école. Les Occidentaux néoconservateurs ont mis longtemps à comprendre que, pour les peuples d’Orient, il y avait pire que la dictature politique : l’anarchie. Et pire que l’anarchie : la guerre civile.

Aux Philippines, Ricardo Duterte, le président populiste élu à l’été 2016, mène, avec des méthodes expéditives, une guerre sans merci aux trafiquants de drogue et aux toxicomanes (qui a déjà fait plus de 4000 morts). Il dit vouloir éviter que l’archipel ne devienne un narco-Etat. Les fréquentes bavures de sa police n’ont pas rendu le président impopulaire. Il récolte des taux de popularité supérieurs à 75%. La vérité est que la population, lasse de la criminalité engendrée par la drogue, est prête à payer le prix fort pour l’extirper du pays.

Depuis peu, les électorats d’Europe occidentale sont eux aussi tentés par différents votes populistes. La faute en revient aux gouvernements qui ont dirigé le continent depuis la fin des années soixante, qu’ils fussent inspirés par le libéralisme économique ou par la social-démocratie. Naïfs quant à la nature humaine, ils ont laissé se développer des quartiers où la loi de la jungle est venue supplanter les lois républicaines. Quand la population des quartiers populaires leur a demandé une réponse à poigne, ils ont fait preuve de pusillanimité, par peur d’être traités de « fascisants » par la bien-pensance bourgeoise (protégée, elle, par son argent). Ils n’ont pas compris que, pour tuer les tentations autoritaires, les démocraties devaient à tout prix assurer à leurs administrés le premier des droits de l’homme, qui est la sécurité.

China, Japan, and Trump’s America

 

Japan’s anxieties about Donald Trump’s “America First” orientation and protectionist policies are not surprising. When two allies’ defense capacities are not symmetrical, the more dependent party is bound to worry more about the partnership.

CAMBRIDGE – The key strategic issue in East Asia is the rise of Chinese power. Some analysts believe that China will seek a form of hegemony in East Asia that will lead to conflict. Unlike Europe, East Asia never fully came to terms with the 1930s, and Cold War divisions subsequently limited reconciliation.

Now US President Donald Trump has launched a trade war with China and negotiations with Japan that take aim at Japan’s trade surplus with the United States. While the recent announcement of bilateral talks postpones Trump’s threat of auto tariffs against Japan, critics worry that Trump may push Japan closer to China, whose president, Xi Jinping, is scheduled to hold a summit with Prime Minister Shinzo Abe later this month.

The balance of power between Japan and China has shifted markedly in recent decades. In 2010, China’s GDP surpassed Japan’s as measured in dollars (though it remains far behind Japan in per capita terms). It is difficult to remember that a little over two decades ago, many Americans feared being overtaken by Japan, not China. Books predicted a Japanese-led Pacific bloc that would exclude the US, and even an eventual war with Japan. Instead, during President Bill Clinton’s administration, the US reaffirmed its security alliance with Japan at the same time that it accepted the rise of China and supported its admission to the World Trade Organization.

In the early 1990s, many observers believed that the US-Japan alliance would be discarded as a Cold War relic. Trade tensions were high. Senator Paul Tsongas campaigned for president in 1992 on the slogan, “The Cold War is over and Japan has won.” The Clinton administration began with Japan-bashing, but after a two-year process of negotiation, Clinton and then-Prime Minister Ryutaro Hashimoto issued a declaration in 1996 that proclaimed the alliance to be the bedrock of stability for post-Cold War East Asia.

There was a deeper level of malaise, however, and although it was rarely expressed openly, it related to the Japanese concern that it would be marginalized as the US turned toward China. When I was involved in negotiating the reaffirmation of the alliance in the mid-1990s, my Japanese counterparts, seated across a table festooned with national flags rarely discussed China formally. But later, over drinks, they would ask whether America would shift its focus from Japan to China as the latter grew in strength.

Such anxieties are not surprising: when two allies’ defense capacities are not symmetrical, the more dependent party is bound to worry more about the partnership. Over the years, some Japanese have argued that Japan should become a “normal” country with a fuller panoply of military capabilities. Some experts have even suggested that Japan drop some of its anti-nuclear principles and develop nuclear weapons. But such measures would raise more problems than they would solve. Even if Japan took steps to become a “normal” country (whatever that term may imply), it would still not equal the power of the US or China.

Today, Japan has a new set of concerns about American abandonment. Trump’s “America First” orientation and protectionist policies pose a new risk to the alliance. Trump’s withdrawal from the Trans-Pacific Partnership was a blow to Japan. While Abe has skillfully played to Trump’s ego to deflect conflict, acute differences remain. The Trump administration’s imposition of steel and aluminum tariffs on national security grounds surprised Abe and has fueled disquiet in Japan.

The Trump administration has also suggested that US allies in Asia should do more to defend themselves and openly questioned the value of forward deployed US forces. Some analysts wonder whether Trump’s actions will force Japan to hedge its bets and edge toward China. But that is unlikely at this stage. While such options may be explored, they will remain limited, given Japanese concerns about Chinese domination. The US alliance remains the best option – unless Trump goes much further.

Thus far, the alliance remains remarkably strong. Abe reached out early to President-elect Trump, meeting him first at Trump Tower in New York and then during visits to Washington, DC, and Mar-a-Lago, Trump’s Florida residence. The Abe-Trump relationship allowed the Pentagon to maintain close cooperation on security matters. North Korea helped focus the alliance’s attention and provided an opportunity for Trump to assure Japan that the US was behind Japan “100%.”

Abe and Trump both supported the “maximum pressure” strategy against North Korea, working hard to build international support for United Nations sanctions. Meanwhile, Japan announced a major new investment in ballistic missile defense and cooperated in its joint development. On the other hand, Trump’s surprising reversal in attitude toward North Korean leader Kim Jong-un after their Singapore summit in June raised Japanese concerns about a US deal focusing on intercontinental missiles and ignoring the medium-range missiles that could reach Japan.

Trump’s rhetoric about burden sharing has also raised concern. While Japan’s defense expenditure is little above 1% of GDP, it contributes significant host-country support. The US Department of Defense estimates suggest that the Japanese government pays roughly 75% of the cost of supporting US forces in Japan. This year alone, the Japanese government budgeted ¥197 billion ($1.7 billion) for cost sharing, ¥226 billion ($2 billion) for the realignment of US forces, and ¥266 billion ($2.3 billion) in various types of community support, among other alliance-related expenditures.

As the Clinton administration recognized a quarter-century ago, China’s rise created a three-country balance of power in East Asia. If the US and Japan maintain their alliance, they can shape the environment that China faces and help moderate its rising power. But that will depend on whether the Trump administration successfully maintains the US-Japan alliance.

Le capital-investissement défend sa contribution positive en Afrique

03 octobre 2018 à 17h41 | Par 

Les acteurs du capital-investissement africain, réunis à l’occasion d’une conférence à Paris le 2 octobre, ont rappelé l’importance de leur rôle dans le financement des économies du continent, dans un contexte où les sommes mobilisées sont en recul de presque 60 % depuis 2015.

« Les controverses actuelles sur le surendettement de l’Afrique sont un discours de lobotomie complète. Oui, certains États sont en train de se surendetter, mais les économies africaines dans leur ensemble ne sont pas financées du tout. »

C’est une position forte et à rebours du discours habituel qu’a adoptée le financier Lionel Zinsou, ancien Premier ministre du Bénin et coprésident de la société de conseil SouthBridge, dans son discours d’ouverture de la nouvelle conférence « Opportunités du capital-investissement en Afrique », organisée le 2 octobre au siège du cabinet Deloitte, à la Défense, dans l’ouest de Paris.

5 % DES ENTREPRISES AFRICAINES OBTIENNENT LES FINANCEMENTS SOUHAITÉS

Devant une trentaine de participants, dont plusieurs poids lourds du métier en Afrique – dont Marc Rennard, PDG d’Orange Digital Ventures, Stéphane Bacquaert, directeur de Wendel Africa, Aziz Mebarek et Ziad Oueslati, cofondateurs d’AfricInvest, Laurent Demey, cogérant de Amethis et vice-président du Club Afrique de l’association professionnelle France Invest, et Johnny El Hachem, directeur général de Edmond de Rothschild Private Equity -, le dirigeant franco-béninoisa rappelé qu’à peine « 5 % des entreprises africaines obtiennent les financements souhaités pour leurs investissements et leurs besoins en fonds de roulement. »

Face à ces lacunes, a insisté Lionel Zinsou, le capital-investissement apporte une contribution positive (« une utilité marginale supérieure ») au financement de l’économie réelle en Afrique. Selon le vétéran du métier, longtemps président du fonds d’investissement français PAI Partners, le private equity « finance la croissance du continent et la création d’emploi, participe à l’amélioration de la gouvernance et constitue une des solutions au problème essentiel de l’expansion de l’Afrique. »

Plus de 150 sociétés de capital-investissement, dont 62 % basées en Afrique

Le secteur compte désormais plus 150 entreprises, dont 62 % comptent leur siège sur le continent, a rappelé Simon Ponroy, économiste à France Invest. Une demi-douzaine de ces sociétés, dont le panafricain Emerging Capital Partners, les britanniques Helios Investment Partners et Development Partners International comptent plus de 1 milliard de dollars d’actifs.

CES PERFORMANCES SONT TRÈS DÉPENDANTES DE ‘MÉGA-LEVÉES’

Le plaidoyer pro domo du private equity africain intervient dans un contexte délicat, marqué par la mise en liquidation du colosse dubaïote Abraaj (1,1 milliard de dollars d’actifs en Afrique), l’échec de l’aventure africaine du géant américain KKR, qui n’a réalisé qu’une seule transaction en trois ans, et les atermoiements du titan new-yorkais Carlyle, qui se plaint du montant de ses frais généraux sur le continent. De plus les sommes mobilisées ont baissé à 1,94 milliard de dollars en 2017, loin des 4,8 milliards de dollars obtenus en 2015. « Ces performances sont très dépendantes de ‘méga-levées’, parfois supérieures à un milliard de dollars, bouclées par quelques leaders du métier », a rappelé Simon Ponroy.

« L’écosystème se développe en Afrique, avec l’émergence de plus de fonds spécialisés, une meilleure qualité des équipes de gestion », a insisté Stéphane Bacquaert. Autre preuve du dynamisme du secteur, selon ses promoteurs, de plus en plus de gestionnaires d’épargne africains se laissent séduire par leurs offres.

C’est le cas notamment de la Caisse nationale de prévoyance sociale de la Côte d’Ivoire (CNPS), représentée à la conférence par son directeur général Denis Charles Kouassi, qui a confié près de 27 milliards de F CFA (41 millions d’euros) à des véhicules d’investissements dont ceux d’Amethis, de Yelen et d’AfricInvest. « Nous allons accroître les ressources dédiées à ce secteur. Et il n’est pas exclu, à moyen terme, que nous mettions en place une structure spécifique dédiée à ce type d’investissement », a dévoilé le dirigeant ivoirien.

Jean Pisani-Ferry : « 100 % de dette publique, ce n’est pas prudent »

LE MONDE |  |Par Jean Pisani-Ferry (Economiste)

Dans sa chronique, l’économiste pointe les risques pour la France d’atteindre un niveau d’endettement proche de 100 % du PIB.

Tendances France. La dette publique française frôle aujourd’hui 100 % du produit intérieur brut (PIB) du pays. Il est inévitable – et salutaire – que l’approche de ce seuil suscite un débat. Sommes-nous en danger ? Faut-il réduire la dette ? En suivant quelle stratégie ?

Commençons par l’évidence : il n’y a pas de risque immédiat. Nous sommes toujours dans une période de déficits sans pleurs, parce que l’Etat français emprunte sur dix ans à un taux nettement inférieur à 1 % qui ne compense même pas l’inflation. Tendanciellement, si cela continue, la charge des intérêts représentera moins d’un point de PIB, comme à la fin des années 1970 lorsque la dette ne pesait que 20 % du PIB. Certes, les taux vont remonter, mais sans doute lentement et, surtout, la maturité moyenne de la dette est de plus de sept ans : quand bien même la normalisation serait brutale, l’impact sur la charge annuelle d’intérêts demeurera graduel.

Cela n’implique pourtant pas de céder à l’insouciance. Pour deux raisons. La première est que la dette n’a guère servi à augmenter l’actif public. Il serait légitime de nous endetter pour équiper le pays, investir dans les compétences ou accélérer la transition écologique. Mais nous n’osons pas le faire. En revanche, nous le faisons sans vergogne pour consommer. Or, rien ne justifie de léguer aux générations futures un double passif, financier et écologique.

La deuxième raison est que la trajectoire de la dette est répétitive et malsaine : elle augmente par à-coups lors des récessions (+ 21 points au début des années 1990, + 9 points au début des années 2000, + 35 points entre 2007 et 2018) et au mieux se stabilise lors des périodes d’expansion. Si nous n’agissons pas, nous devrons lors de la prochaine récession choisir entre rester impuissants et franchir un nouveau palier d’endettement.

Cible de réduction

Jusqu’où un Etat peut-il s’endetter ? Ce n’est pas facile à dire. Aux lendemains…

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Tarek Ouertani

Head of Marketing, ProGlove, Germany. He worked as a freelancer for international broadcast companies covering stories in Bolivia, Mongolia and Papua New Guinea among other countries. After founding a textile brand in Bolivia, he executed marketing and innovation consultancy projects for German industry leaders. With ProGlove he combines his industry and brand experience to establish the most successful industrial wearable brand worldwide. He studied applied media science in Ilmenau, Germany & entrepreneurship in Brazil.

Souleymane Diarrassouba

Minister for Trade, Industry and SME Promotion, Ivory Coast. Before joining the Government, he was General Manager of the Atlantic Business International (ABI) group, a subsidiary of the Banque Centrale Populaire du Maroc group, the third largest banking group in the UEMOA; President of the Professional Association of Banks and Financial Institutions of Côte d’Ivoire (APBEF-CI). He has also been vice president of General confederation enterprises (companies) of Côte d’Ivoire (CGECI in French).

Ekaterina Trofimova

General Director of Analytical Credit Rating Agency (ACRA). Prior to this from September 2011, Ms. Trofimova worked at Gazprombank (Russia), namely as a Member of the Management Board and supervised the Ratings Advisory Centre, the Centre for Economic Forecasting and the Corporate Communications Department. From June 2000 to July 2011, she worked as a financial analyst, Director and Head of Standard & Poor’s Russia and CIS Financial Institutions Rating Group (Paris, France). Ms. Trofimova graduated from the International Economics department of St. Petersburg State University of Economics and Finance in 1998 and the Finance and Tax Administration department of the University of Sorbonne (Paris, France) in 2000.

Yury Shamara

First Vice-President of Investment & Engineering company KNGK-Group since 2014. He was CEO of Ilsky Oil Refinery between 2010-2014. During the period 2007-2010, he was Deputy Financial Director at Kuban Oil and Gas Company. Between 2001 and 2007 he worked at the commercial bank “Rasschetniy Dom”. He graduated from Kuban State Technological University and has a MBA degree from MGIMO University in International Oil and Gas Business in 2004.

Bayu Krisnamurthi

Professor in Agribusiness Policy. President Director of BULOG (2023-2024), the only Indonesia SOE for export and import as well as distributing major staple food commodities in Indonesia, and President Commissioner of RNI-IDFood (2021-2023), the biggest SOE food holding company in Indonesia. Founder and Chairman of the Inclusive and Sustainable Agribusiness Initiatives. Chairs IPB University SDGs Network (2019-2021). Chair of the Association of Agribusiness Indonesia (2019-2023). He has held various strategic positions in the Indonesian government for nearly two decades, including Deputy Coordinating Minister for Economic Affair (2005-2010), Vice Minister of Agriculture between 2009 and 2011, and Vice Minister of Trade from 2011 to 2014. He also served as CEO of Indonesia Estate Crop Fund, Ministry of Finance, Republic of Indonesia between 2015 and 2017. Chairman of Indonesian Society of Agricultural Economics from 2011 to 2017, he also chaired the Board of Yayasan Danamon Peduli (Danamon Peduli Foundation) from 2015 to 2019. He was Senior Expert Panel of Indonesia’s Chamber of Commerce between 2018 and 2020. He has been a Board member of Yayasan Bina Swadaya (Self-Reliance Development Foundation) since 1999 and Executive Chair since 2018, as well as Board member of the Andgreen Fund, Netherland (2017-2023). Dr. Krisnamurthi got his Ph.D. in Agriculture Economics from the distinguished Bogor Agricultural University, Indonesia in 1998.