Unanimité des intervenants à Montreux pour une action concertée contre le terrorisme

24.11.15

LA 8E ÉDITION DE LA WPC

Les différents dossiers en rapport avec les retombées de la situation présente au Moyen-Orient – du Liban au Yémen, en passant par la Syrie et l’Irak – ont été largement débattus au cours de plusieurs sessions de travail de la World Policy Conference, à Montreux.

Michel TOUMA (à Montreux) | OLJ

La situation au Moyen-Orient, sous l’angle notamment des dossiers du terrorisme, de la guerre syrienne, des rapports avec l’Iran et du blocage du processus de paix israélo-palestinien, a occupé une large place des travaux de la 8e édition de la Conférence sur la gouvernance mondiale (la World Policy Conference) qui s’est tenue du 20 au 22 novembre à Montreux, au bord du lac Léman, en présence d’une centaine de personnalités du monde politique, diplomatique, académique, économique, financier et de la presse (voir L’Orient-Le Jour du samedi 21 novembre).

La session placée sous le thème de « l’avenir du Moyen-Orient » a été axée principalement, comme il fallait s’y attendre, sur l’expansion du terrorisme jihadiste et les moyens de combattre et annihiler ce fléau. Les intervenants ont souligné à l’unisson la nécessité impérieuse d’une action commune concertée sur ce plan. Un point sur lequel a insisté la présidente de la commission parlementaire française des Affaires étrangères, Élisabeth Guigou, qui a appelé à dépasser les premières réactions émotionnelles – tout à fait normales – suscitées par les derniers attentats de Paris et de Beyrouth pour amener « l’Europe, l’Afrique et le monde arabe, jusqu’au Liban, à agir ensemble pour faire face à l’ennemi commun ». « Les avenirs de l’Europe, du monde arabe et de l’Afrique sont liés », a affirmé Élisabeth Guigou, qui a estimé qu’un « combat interne devrait être mené au sein même de l’islam pour stopper la radicalisation », parallèlement à la lutte contre la pauvreté et le chômage « qui sont le terreau de l’extrémisme ». Mme Guigou a relevé en outre qu’une « action au sol » sera en définitive nécessaire afin de lutter contre le terrorisme de Daech, précisant toutefois qu’une telle opération ne pourrait pas être l’œuvre de la France, mais elle devrait être du seul ressort « des puissances de la région ».

(Lire aussi : « Au cours des 30 dernières années, nous avons assuré la stabilité au M-O », affirme le vice-ministre iranien des AE)

L’option de la « responsabilité partagée » dans les efforts visant à faire face au terrorisme a été évoquée par M. Youssef Amrani (cabinet royal du Maroc) qui a appelé à « déconstruire le discours des jihadistes » dans la mesure où il constitue « une menace pour le monde ». « Il faut battre en brèche la logique de Daech », a ajouté à cet égard M. Amrani.
Abondant dans le même sens, Mme Mona Makram Ebeid, sénatrice égyptienne, a rappelé que le président égyptien Sissi avait récemment mis l’accent, lors d’une visite au cheikh d’al-Azhar, sur l’importance d’une « réforme du discours religieux ». « Le président Sissi a été le premier à mettre en garde la communauté internationale contre le danger que représente le terrorisme à l’échelle mondiale », a souligné Mona Makram Ebeid, qui a rendu dans ce cadre un vibrant hommage au président Sissi « qui a adopté des dispositions en faveur des femmes et des chrétiens ». « Le président Sissi a effectué une visite à une église copte, ce qui est une première », a indiqué sur ce plan Mme Makram Ebeid.

La Russie et les musulmans
La volonté conjointe des différents acteurs internationaux, et régionaux, de calmer le jeu en Syrie, en mettant en place notamment un cessez-le-feu durable, a été mise en évidence par Vitaly Naumkin, membre de l’Académie des sciences russe et directeur scientifique de l’Oriental Studies Institute, qui a relevé que cette volonté commune s’est exprimée lors de la dernière conférence de Vienne consacrée à la Syrie. « Mais comment parvenir à cette cessation des combats ? »
s’est interrogé l’intervenant russe qui a eu du mal à cacher les appréhensions de son pays concernant la tournure prise par les événements dans la région, relevant notamment à cet égard qu’il existe près de 20 millions de musulmans en Russie, la plupart sunnites, et que les imams des mosquées ont souvent de la difficulté à juguler l’extrémisme dans ces milieux.

M. Naumkim a indiqué en outre dans ce contexte que 2 500 jihadistes russes participent aux combats aux côtés de Daech, sans compter quelque 4 000 autres venant d’Asie centrale. « Il faudrait chercher à comprendre pourquoi ces organisations extrémistes attirent ces jeunes », a souligné le conférencier russe, qui a relevé que Daech « a entamé le processus de création d’un État, ce qui attire de nombreux extrémistes ». M. Naumkim a mis l’accent en outre sur la difficulté de dégager une vision commune sur l’identité de la faction terroriste à laquelle doivent faire face les puissances internationales et régionales. « La France et la Russie, a-t-il précisé à ce propos, ont une vision commune de l’identité des terroristes. Par contre, pour les Émirats arabes unis, par exemple, le principal groupe terroriste est le Hezbollah, pour la Turquie, c’est le PKK, pour l’Égypte, ce sont les Frères musulmans. »

Le point soulevé par l’intervenant russe concernant la nécessité de comprendre les causes profondes de la vague d’engagements dans les rangs de l’État islamique a été repris par le conseiller de la rédaction au Washington Post, Jim Hoagland, qui a estimé que « ce à quoi nous assistons au Moyen-Orient est, entre autres, une réaction violente à la mondialisation qui exerce une trop forte pression sur certaines structures sociales, claniques ou tribales ».
L’une des personnalités présentes à cette session de travail a rebondi sur la question en relevant que depuis la Seconde Guerre mondiale, l’un des éléments de l’ordre régional au M-O était de préserver la stabilité des régimes en place, « or le désengagement américain a créé un vide dans lequel se sont engouffrés des acteurs étatiques et non étatiques, et parallèlement, l’absence de stratégie européenne unifiée dans cette région du monde a créé un second vide » qui a accentué le phénomène.

L’Europe et le problème des réfugiés
Une telle absence de stratégie ou de politique unifiée de l’Union européenne à l’échelle du M-O s’est fait ressentir, sans conteste, au niveau de la crise des réfugiés – ou des migrants, pour reprendre la terminologie européenne. L’afflux sans précédent de réfugiés a incontestablement favorisé d’une certaine manière la vague de terrorisme dont l’Europe a été le théâtre ces derniers jours. C’est du moins ce qu’ont souligné la plupart des intervenants à la session consacrée à « la crise des réfugiés en Europe ». Ce facteur pousse nombre de responsables officiels et de commentateurs politiques à préconiser des mesures strictes pour faire face à ce problème.

L’ancien ministre français des Affaires étrangères, Hubert Védrine, a souligné la nécessité, dans ce cadre, de rétablir un contrôle strict aux frontières de la zone Schengen, suggérant, entre autres, de mettre sur pied une sorte de garde-frontières. Relevant que la Grèce ne semble pas avoir les moyens de contrôler fermement les flux d’émigration clandestine, M. Védrine a suggéré de rebâtir un Schengen sur base d’un ensemble territorial plus cohérent, précisant que certains responsables politiques vont même jusqu’à réclamer « un Schengen restreint, basé sur un nombre limité de pays », excluant notamment la France et les pays francophones, a relevé Hubert Védrine sur un ton un tantinet ironique.

Intervenant dans le débat, M. Riad Tabet, qui a exprimé à maintes reprises les thèses libanaises lors de cette 8e édition de la WPC, a déploré le fait que les intervenants perçoivent la crise des réfugiés comme un problème exclusivement européen. « Le problème n’est pas européen, il faut le régler à la source, a souligné Riad Tabet. Il existe au Liban plus de 1,5 million de réfugiés syriens, sans compter les 2 millions présents en Turquie et les réfugiés qui ont trouvé refuge en Jordanie. Aidez donc les pays d’accueil à faire face à ce problème pour, précisément, éviter que ces réfugiés affluent vers l’Europe. »

Riad Tabet
Riad Tabet a réfuté en outre le point soulevé par certains intervenants qui ont affirmé que des passeports falsifiés sont fabriqués à Beyrouth. M. Tabet a relevé à ce sujet, fort à propos, que les derniers événements ont montré que les terroristes résident en Europe même et sont détenteurs de passeports européens et, par voie de conséquence, ils ont les moyens d’agir sans avoir besoin de passeports falsifiés.
Le point soulevé par Riad Tabet a, en tout état de cause, mis en relief la nécessité impérative d’une action multinationale conjointe et concertée pour faire échec à la vague de terrorisme qui s’est étendu au sein même des sociétés européennes.

“النهار” في منتدى الحوكمة العالمية في مونترو: الإرهاب حضر بقلق من دون آليات لمواجهته

24.11.15

An Nahar

جانب من جلسات المنتدى حول الشرق الاوسط.

لم يخفف هدوء مدينة مونترو الساكنة على ضفاف بحيرة ليمان السويسرية، منسوب الهواجس التي تشغل الغرب من جراء خطر الارهاب الجهادي والذي تعاظم بعد هجمات باريس الأخيرة. فشكل هذا الموضوع، إلى ملف اللجوء والتحديات الاقتصادية والمالية أبرز محاور جلسات منتدى الحوكمة العالمية الذي انعقد في طبعته الثامنة في فندق “مونترو بالاس” بتنظيم من مؤتمر السياسة الدولية، “world Policy Conference”.

أكثر من ٤٠٠ شخصية سياسية وإقتصادية وفكرية وأكاديمية، التقت مدى ثلاثة أيام لتبادل الأفكار حول التحديات التي تشغل العالم اليوم، والتي اختار رئيس المؤتمر تييري دو منبريال ان يضعها في شقين: الجيوسياسي والجيو إقتصادي، حيث الأعمدة الاقتصادية التي تستعملها الدول لغايات جيوسياسية.
وعليه، يضع دو منبريال ما يشهده الشرق الاوسط في هذا السياق، مستشهدا بقول إيكليزياستي أن “لا جديد تحت الشمس، ولا جديد بالتالي حيال مسألة التعايش بين الحضارة والبربرية”. فالتعايش السلمي بين الطوائف، والذي أسهب رئيس وزراء بينين في عرض تجربة بلاده مع التعدد الطائفي، بات مسألة جيوسياسية. و”التلاعب السياسي الكريه والوحشي بالإسلام عبر قادة “شيطانيين” يتلاعبون بعقيدة الشباب لتحويلهم الى فدائيين، بات خطراً كونياً، وأولى ضحايا هذا المد الإرهابي الذي طال فرنسا ويهدد دولا أخرى هو العالم الإسلامي، وأي دولة في المنطقة لن تخرج منه سالمة إذا استمر”.
ولم يستبعد دو منبريال ان يسهم الاتفاق النووي في قلب هذا المنحى، لكن الامر يتطلب في رأيه، الكثير من الجهود بين القوى الإقليمية والدولية الكبرى المعنية مباشرة.
لم تكن إليزابيت غيغو، رئيسة لجنة العلاقات الخارجية في البرلمان الفرنسي، بعيدة من هذه القراءة، إذ دعت في محاضرة عن مستقبل الشرق الاوسط الى ضرورة ” العمل معاً لأن مستقبل أوروبا وأفريقيا والشرق الاوسط مترابط بالجغرافيا والتاريخ والقيم والعلاقات الإنسانية”. وإذ سألت كيف نتحرك معاً؟ دعت الى استراتيجية موحدة لإحتواء تنظيم ” داعش” وإسقاطه، مشترطة وجود كل اللاعبين بمن فيهم روسيا والولايات المتحدة الأميركية. ورأت ان الحل العسكري ليس كافياً، بل ثمة حاجة الى عمل سياسي، منوهة بنتائج اجتماعات فيينا التي ويا للأسف لم تتظهر كفاية نتيجة هجمات باريس”. وقالت ان مواجهة ” داعش” يجب ان تتم عبر تجفيف منابعه ( البترول والتهريب).
عن إيران والشرق الاوسط، تلا نائب وزير الخارجية الايراني حسين أمير عبد اللهيان محاضرة مكتوبة لم تخل من الرسائل الايرانية التي تحدد السياسة الايرانية العامة، لكنه قدم مقاربة أكثر واقعية عندما تحدث عن “مرحلة انتقالية من النظرة القديمة للأمن الى النظام الجديد تتطلب سياسة أمنية جديدة”، مشيرا الى ان تنظيم ” داعش” يمثل الخطر الذي يتهدد العالم، معربا عن تخوفه من ان “تتحول التنظيمات الإرهابية الى حكومات إرهابية، لان الارهاب يستغل العالم والدين”، وأكد ان لا علاقة  بين الدين والإرهاب، وان الرد يكون بالوسائل العسكرية وبالانماء الاقتصادي والاجتماعي ومحاربة الفقر ايضاً. والتعاون الدولي مطلوب لتحقيق ذلك”.
وقال إنه بعد توقيع الاتفاق النووي، “حان الوقت للمطالبة بتجريد إسرائيل من السلاح”، لافتا الى ان “الحلول العسكرية تزيد التطرف”، وداعيا الى تجفيف مصادر التمويل لأنها تؤدي إلى التسلح”. وأعرب عن اهتمام إيران بأمن جيرانها، آملا ان “يوافقوا على الحوار والحل السياسي”. وقال ان “على السعودية ألا تضع امن سوريا والعراق وليبيا في خطر من أجل حماية أمنها”. ورأى ان “تقطيع أوصال إيران سيثير الفوضى في المنطقة”.
وعن السؤال الاساسي لرئيس المؤتمر تييري دو منبريال عن أزمة الثقة بين إيران والغرب وكيفية إعادتها قال اللهيان انه “مقابل جهود إيران لإحلال الاستقرار ومواجهة الارهاب، لم تتخذ أي من السعودية او قطر او تركيا أي إجراء لمحاربة “داعش”، والبعض دعم مجموعات إرهابية لمحاربة الرئيس بشار الاسد كما دعم السنة في إيران، وان المملكة تستعمل القوة لمعالجة أزمات المنطقة. ولو عملنا معا لنجحنا في محاربة الارهاب، ولكن بعض الدول اتخذ قرارا خاطئاً بمحاربة الاسد، والوضع الحالي هو نتيجة أخطاء استراتيجية اقترفتها بعض القوى الاقليمية والدولية”، مشيرا إلى أن “الارهاب يسعى إلى ضرب العالم كله. ففي سوريا اوفدنا مستشارين، في حين أن حزب الله وفر الامن على الحدود بالتعاون مع الحكومة المركزية”.
وسجل اللهيان مأخذا على الدول الاوروبية أنها لم تتحدث الا عن “داعش” في حين أن “داعش” ليس التنظيم الارهابي الوحيد، كاشفا عن اكثر من 40 تنظيماً ارهابياً. ودعا الى “عمل سياسي وميداني مشترك، والا وسينتشر هؤلاء في اوروبا وروسيا”. وأكد عضو الاكاديمية الروسية للعلوم فيتالي نومكين هذا الواقع عندما تحدث عن 2500 جهادي روسي مع “داعش” ونحو 4000 قادمين من آسيا الوسطى، منبهاً إلى صعوبة التوصل إلى رؤية مشتركة حول هوية ” الزمرة الارهابية” التي تواجه العالم ومشيرا إلى ان لدى روسيا وفرنسا هذه الرؤية، فيما تتعارض لدى الامارات العربية مثلا التي ترى الارهاب في حزب الله، او مصر التي تراه في الاخوان المسلمين!
من جهته، اعلن وزير الخارجية القطري خالد بن محمد العطية ان موقف بلاده حيال سوريا لم يتبدل، وهو يصر على تلازم مساري محاربة ” داعش” وتغيير النظام ولو بشكل تدريجي. وهو مقتنع بأن لا تقسيم لسوريا او العراق وان الأمور والمناقشات مع روسيا مستمرة للتوصل الى قواسم مشتركة، مصراً على ان تتولى الحكومة التي ستنشأ كامل صلاحيات الرئاسة، وانه متأكد من ان “الشعب السوري نفسه لا يمكن ان يقبل بالعودة الى الوراء ”
وشدد على ان كل الدول مصرة على محاربة ” داعش” ، وهذا لن يمنع بتاتاً ان يعمل على بناء السلطة السياسية البديلة في سوريا”.

sabine.oueiss@annahar.com.lb

제8차 세계정책콘퍼런스(WPC)

24.11.15

MK4

2011년 금융위기에 이은 재정위기 후폭풍이 전 유럽을 휩쓸면서 이탈리아는 국가 부도 위기에 내몰렸다. 위기의 순간 이탈리아의 선택은 저명한 경제학자 출신 마리오 몬티 총리(72)였다. 여러 부정부패로 리더십을 상실한 뒤 경제위기 주범으로 몰려 실각한 실비오 베를루스코니의 후임으로 수혈된 그는 과감한 긴축정책으로 이탈리아의 체질을 바꿔갔다. 그는 긴축정책에 대한 국민의 피로감과 정치적 혼란으로 1년 6개월간 짧게 재임했지만 현재 마테오 렌치 총리(40)가 추진하는 각종 이탈리아 개혁작업의 신호탄을 쏘아올린 주인공이다. 몬티 전 총리는 렌치 총리의 개혁 작업에 대해 “많은 개혁 조치들이 실제 액션으로 이어져 이탈리아의 경쟁력을 되살려주길 기대한다”며 “다만 개혁 어젠더를 추진하는 데 있어 예산에 얽매여서는 오히려 독이 된다”고 충고했다. 지난 20~22일 스위스 몽트뢰에서 개최된 제8차 세계정책콘퍼런스(WPC)에서 그를 만났다. 다음은 일문일답.

―최근 발생한 파리 테러에 대해 어떻게 생각하나.

▷이슬람국가(IS) 세력의 이번 테러는 전 세계 테러리즘에서도 보기 드문 양상을 띠고 있다. 특히 상징적인 대상을 공격한 게 아니라 콘서트장, 축구장 등을 공격함으로써 일반 시민들의 공포감을 극대화하려고 했다. 테러에서 한 단계 더 나아가 진짜 전쟁과 같은 일이 벌어졌다. 테러를 근절하기 위해선 다양한 측면에서 또 다양한 수준에서 협력이 이뤄져야 한다. 유로존 국가들은 오랫동안 외교 어젠더였던 상호이해의 관점을 이슬람 사회에도 적용하려는 노력이 필요하다.

―그렉시트, 브렉시트에 이어 잇따른 테러로 ‘하나의 유럽’에 대한 의구심이 커지고 있다.

▷유럽과 유로존은 위기에 대한 반작용(reaction)을 통해 성장해왔다. 많은 어려움에도 불구하고 그렉시트, 브렉시트와 같은 일은 벌어지지 않을 것으로 믿는다. 유로존의 한 멤버라는, 유럽연합(EU) 일원으로 산다는 통합의식이 있기 때문이다. 정작 더 큰 우려는 각 국가 내에서 발생하는 분열이다. 유럽의 번영을 이끌었던 것은 각 회원국들의 협력이었다. 하지만 이런 회원국 간 협력에 따른 이득을 인정하지 않는 민족주의자, 포퓰리스트 등의 압력이 더 커지고 있다. 그들은 민족주의적이고 지역주의적인 차별화에 더 우선순위를 두고 있다.

―향후 유로존 경제를 전망한다면.

▷유럽은 여전히 저성장을 겪고 있다. 유로존의 많은 나라들이 아직 금융위기와 재정위기 후유증에서 벗어나지 못했기 때문이다. 각 회원국들이 국내 경제정책을 개선하고 유로존의 거버넌스도 제 역할을 하면서 위기를 극복하는 과정에 있지만 여전히 내수 침체로 어려움을 겪고 있다. 최근 잇따른 테러가 유로존 경제에 직접적인 타격을 주진 않을 것이다. 과거 미국의 9·11 사태 때도 유럽은 강한 성장세를 이어갔다. 테러보다 더 심각한 문제는 유럽의 난민 문제, 이민자 문제다. 심각한 외부 위협이 될 수 있다.

―미국 금리 인상이 글로벌 경제에 어떤 영향을 미칠까.

▷세계 경제는 단기적으로 중국 경제의 경착륙과 조만간 단행될 미국의 금리 인상으로 어려움을 겪을 것이다. 신흥국 경제에도 커다란 리스크가 될 것이다. 한국 역시 예외는 아니다. 이 때문에 세계 경제를 좌우할 글로벌 의사결정을 조율하는 게 매우 중요해졌다. G7, G8, G20 등과 같은 모임과 국제통화기금(IMF) 같은 국제기구가 제 역할을 해야 한다.

―내년 세계 경제에 영향을 미칠 가장 큰 변수가 있다면.

▷글로벌 경제는 여러 변수가 결합돼 있기 때문에 한 가지 변수로 좌우되지 않는다. 다만 한 가지를 꼽으라면 정치적 변수다. 많은 사람들이 주목하지 않고 있지만 글로벌 경제에 부정적인 영향을 미치는 가장 근본적인 문제는 각국이 정치적 의사결정을 하는 데 있어 점점 근시안적 결정에 의존한다는 것이다.

 민주주의를 채택한 대다수 나라에서 근시안적 정치가 활개를 치며 장기적 관점에서 국가의 앞날을 내다보는 정치를 몰아내고 있다.

―현재 마테오 렌치 이탈리아 총리가 주도하는 개혁작업을 평가한다면.

▷렌치 총리는 엄격한 경제개혁을 추진하고 있고 상당 부분 의회의 협조도 받고 있다. 현재 이런 개혁 조치들을 실행하는 단계에 있는데 실제 액션으로 이어져서 이탈리아 경제의 경쟁력을 되살려주길 기대한다. 다만 개혁 어젠더를 추진하는 데 있어 예산에 너무 얽매이는 것은 오히려 독이 될 수 있다.

[몽트뢰(스위스) = 임성현 기자]
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제8차 세계정책콘퍼런스(WPC)

24.11.15

MK3

“유럽 경제는 회복 중이고 내년 글로벌 경제도 적절한 성장세를 이어갈 것이다.”

장클로드 트리셰 전 유럽중앙은행(ECB) 총재는 저성장에 신음하는 글로벌 경제에 낙관론을 피력했다. 세계정책콘퍼런스(WPC)에 참석한 그는 매일경제와 인터뷰하면서 “유럽 경제가 내년에는 1.8%, 2017년에는 1.9% 성장할 것으로 전망된다”며 “느린 속도지만 분명히 성장하고 있다”고 밝혔다. 그는 유럽연합 내 5~6개국이 ‘소버린 리스크’로 자금조달이 어려웠지만 해결 수순에 들어갔다고 설명했다. 그는 “유럽 경제에 긍정적인 요인은 엄청난 충격을 가져왔던 각국의 재정위기를 거의 극복했다는 것”이라며 “부정적인 변수는 아직 유럽의 구조개혁이 마무리되지 못했다는 것”이라고 지적했다. 특히 유럽의 잠재성장률은 구조개혁 성과에 달렸다는 게 그의 주장이다. 최근 중국 등 신흥시장의 부진에 이어 미국의 금리 인상이 예고되며 글로벌 경제가 또다시 침체에 빠지는 게 아니냐는 우려가 커지고 있다.

그는 “글로벌 경제가 갑자기 하강 국면에 들어간 것은 사실”이라며 “이머징마켓의 부진이 특히 심각하기 때문인데 그전의 높은 성장세를 감안하면 크게 우려할 수준은 아니다”고 설명했다.

 그는 이어 “올해 글로벌 경제의 성장이 다소 실망스러운 것은 사실이지만 내년에는 적절한 성장세를 나타낼 것”이라고 전망했다. 지역별·국가별 성장 불균형에 따른 통화전쟁 가능성에 대해 그는 “미국이 금리를 인상하고 유럽이 금리를 동결시킨다면 이는 미국과 유럽의 서로 다른 경제상황 때문”이라며 “각국의 상이한 통화정책은 저마다 처한 환경에 따른 것일 뿐이고 이를 통화전쟁으로 부르는 것은 과도한 해석”이라고 지적했다. 최근 파리 테러가 유럽 경제에 미치는 영향은 제한적일 것으로 내다봤다. 그는 “경제적 관점에서만 보면 테러가 유럽의 경제성장에 미치는 영향은 일시적일 것”이라며 “다만 유럽 각국이 협력해 대처해야 한다”고 말했다.
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제8차 세계정책콘퍼런스(WPC)

24.11.15

MK2

이토 모토시게 도쿄대 교수, 존 립스키 존스홉킨스대 교수, 마리오 몬티 전 이탈리아 총리, 사공일 세계경제연구원 이사장(왼쪽부터) 등이 글로벌 거버넌스에 대해 토론하고 있다.

지난 20~22일 스위스 몽트뢰에서 개최된 제8차 세계정책콘퍼런스(WPC)는 불과 일주일 전 발생한 이슬람국가(IS)의 파리 테러로 뒤숭숭한 분위기 속에서 진행됐다. 매년 ‘글로벌 거버넌스’를 주제로 열리고 있는 콘퍼런스로서 이번에는 위기 극복을 위한 글로벌 거버넌스의 중요성이 새삼 강조됐다. ‘파리 테러에 대한 미국의 시각’ ‘유럽의 난민 위기’ 등 유럽 테러 관련 세션이 긴급 편성됐다.

WPC 창립자인 티에리 몽브리알 프랑스국제관계연구소장은 “문명 사회는 파리 테러와 같은 야만적 행위에 분노하고 있다”며 “진정한 글로벌 거버넌스를 구축하려는 국제적인 정책만이 20세기와 달리 테러와 같은 비극이 반복되지 않는 21세기를 만들 수 있다”고 밝혔다. 그는 “그 어떤 종교나 이데올로기도 정복욕을 가지면 평화에 독이 된다”고 덧붙였다.

디디에 부르칼테르 전 스위스 대통령은 기조연설을 통해 “유럽이 테러 사태, 난민 문제 등으로 그 어느 때보다 큰 위기에 처했고 기로에 섰다”며 “국제적인 커뮤니티를 만들어 창조적인 외교력을 발휘함으로써 극단적인 폭력을 근절시켜야 한다”고 밝혔다. 그는 “유럽의 잇따른 테러는 난민정책과도 연계된 복잡한 문제에서 비롯된 것”이라며 “글로벌화가 경제성장을 가져온 것과 동시에 불평등을 심화시킴으로써 전 세계 정치·사회·경제에 불안정을 야기하고 있다”고 지적했다. 그는 이어 “유엔도 개혁을 통해 국제 분쟁 해결에 실질적인 역할을 하도록 해야 한다”며 “글로벌 거버넌스를 통해 평화적 국제질서를 다시 복구해야 한다”고 주장했다.

유엔은 물론 국제통화기금(IMF), 세계은행(WB) 등과 같은 공식 기구와 함께 G8, G20 등 강대국들의 커뮤니티 역시 제 역할을 해야 한다는 목소리가 높았다. ‘기로에 선 국제질서’ 세션에 참석한 존 립스키 존스홉킨스대 교수는 “비공식적인 글로벌 커뮤니티인 G7, G8, G20 등은 사실 막강한 힘을 가지고 있지만 내부 합의에 어려움을 겪는다”며 “미국만으로는 국제질서를 회복할 리더십을 기대할 수 없기 때문에 현존하는 비공식·공식 국제기구를 최대한 활용해야 한다”고 주장했다. ‘파리 테러에 대한 미국의 시각’세션에 참석한 넬슨 커닝햄 전 빌 클린턴 미국 대통령 특별자문관은 “파리 테러는 마치 9·11사태를 떠올리게 하는 끔찍한 사건”이라며 “미국의 모든 대선 후보들이 저마다 파리 테러에 대한 의견을 밝혔는데 힐러리 클린턴이 가장 핵심을 잘 짚어냈다”고 평가했다.

 힐러리 클린턴 전 미국 국무장관은 “IS는 봉쇄가 아닌 격퇴의 대상”이라며 버락 오바마 정부의 미온적인 대처를 비판하면서 사실상 지상군 투입을 주장한 바 있다.

한편 ‘역사적 관점에서 본 아시아 안보’ 세션에선 한국·중국·일본 패널이 각각 참석해 역사를 둘러싼 3개 국가의 냉랭한 입장 차를 드러내 관심을 끌었다. 한국 측 김학준 한동대 석좌교수가 일본군 위안부와 독도 문제 등에 대한 일본의 책임 있는 자세를 주문하자 유키오 오카모토 전 일본 총리 자문역은 “진정한 사과는 용서와 함께 가야 한다”며 “독일엔 (자신을 용서해주는) 프랑스가 있지만 일본엔 없다”고 말했다. 특히 그는 “중국은 일본과의 관계 개선 의지를 보이지만 한국은 그렇지 않다”며 “한국의 행보를 보면 1000년이 지나도 일본을 용서하지 않을 것 같다”고 덧붙였다.

[몽트뢰(스위스) = 임성현 기자]
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제8차 세계정책콘퍼런스(WPC)

24.11.15

MK1

“향후 글로벌 경제를 위협할 가장 큰 리스크는 정치다. 근시안적인 정치가 경제도 나라도 망치고 있다.”

마리오 몬티 전 이탈리아 총리가 포퓰리즘과 민족주의에 휘둘리는 전 세계 정치시스템에 일침을 가했다.

지난 20~22일 스위스 몽트뢰에서 열린 제8차 세계 정책 콘퍼런스(WPC)에 참석한 몬티 전 총리는 매일경제와 인터뷰하면서 “민주주의를 채택한 상당수 나라에서 근시안적 정치가 활개를 치면서 장기적 시각을 가진 정치를 몰아내고 있다”고 말했다. 그는 “많은 사람이 주목하지 않고 있지만 글로벌 경제에 부정적인 영향을 미치는 가장 근본적인 문제는 각국 정치에 있다”며 “각국이 정치적 의사결정을 하는 데 있어 점점 근시안적 결정에 얽매이고 있다”고 지적했다.

그렉시트(그리스의 유럽연합(EU) 탈퇴), 브렉시트(영국의 EU 탈퇴) 공포에 이어 최근 전 세계를 경악하게 한 이슬람국가(IS) 파리 테러까지 발생하면서 ‘단일 유럽’에 대한 의구심이 커지는 상황이다. EU 붕괴 가능성에 대해 몬티 전 총리는 “유럽은 위기에 대한 ‘반작용’을 통해 성장해왔다”며 “EU 멤버 중 하나라는 통합 의식이 있기 때문에 염려하는 일이 벌어지지는 않을 것”이라고 선을 그었다.

 하지만 그는 “EU 문제보다 더 심각한 것은 유럽 각국에서 벌어지는 분열상”이라며 “유럽을 번영으로 이끌었던 EU를 인정하지 않는 민족주의자들과 포퓰리스트들이 최근 영향력을 확대하고 있다”고 염려했다.

그는 “유럽 각국이 글로벌 금융위기 후유증을 극복하는 과정에 있지만 최근 발생한 테러가 유럽 경제에 직접적인 타격을 주지는 않을 것”이라며 “테러보다 더 심각한 것은 유럽의 난민과 이민자 정책”이라고 지적했다.

몬티 전 총리는 “EU로서는 심각한 위협이고 해결책을 찾지 못한다면 유럽 경제에도 커다란 타격이 불가피하다”고 설명했다. 저명한 경제학자 출신인 몬티 전 총리는 2011년 부패와 경제위기에 대한 책임을 지고 물러난 실비오 베를루스코니 총리 후임으로 임명돼 1년6개월간 임시 위기관리 정부에서 구원투수로 활약했다.

[몽트뢰(스위스) = 임성현 기자]
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Russie – Iran : Accord sur la Syrie, et bien au-delà…

24.11.15

La diplomatie mondiale bouge, et nous allons essayer de suivre ça de près, en nous concentrant sur les faits, qu’ils plaisent ou ne plaisent pas. L’événement d’hier, c’était la rencontre à Téhéran entre Vladimir Poutine et l’ayatollah Ali Khamenei, et le message est clair : une démonstration d’unité, qui va bien au-delà de la crise syrienne, pour des pays qui sont alliés, et souvent concurrents.

 Actualitedudroit

La Syrie…

Cette visite intervient à un moment très particulier, c’est-à-dire deux jours après la résolution du Conseil de sécurité qui écarte l’action militaire internationale et invite les Etats à agir militairement contre les groupes terroristes en Irak et en Syrie, mais en coopération avec les gouvernements. Une résolution qui équivaut à une démission de Fabius, et signe le renversement des alliances de la France.

Sur la question syrienne, les deux pays affichent leur unité, et ceux qui souhaitaient une prise de distance avec le régime syrien, pour répondre au camp occidental qui commence à relativiser le départ de Bachar El-Assad, en sont pour leurs frais. En cela, la rencontre n’est pas une révélation, mais une confirmation, alors que les troupes iraniennes sont présentes au sol à côté de l’armée nationale syrienne, et que l’Iran et la Russie coopère militairement.

Pour Poutine, «personne ne peut et ne doit imposer de l’extérieur au peuple syrien des formes quelconques de gouvernance de leur Etat ou dire qui doit le diriger. Ce n’est qu’au peuple syrien d’en décider »Khamenei répond en écho : « Bachar El-Assad est le président légal et élu par le peuple syrien, et les Etats-Unis n’ont pas le droit d’ignorer ce vote et ce choix. De plus, si les terroristes ne sont pas anéantis, ils vont étendre leurs activités destructrices en Asie centrale et dans d’autres régions ».

Daech en Syrie n’est qu’une partie du problème. Lors d’un rencontre russo-iranienne, Il faut ajouter l’Irak, le Yemen et le Caucase,… et mettre en cause clairement les Saoudiens. Le vice-ministre des Affaires étrangères, Hossein Amir Abdollahian, principal négociateur iranien à Vienne, était dimanche à Montreux lors de la World Policy Conference, pour dire : « L’Arabie saoudite a utilisé des terroristes pour renverser Bachar Al Assad, elle a donné des moyens militaires en Libye et met la pression sur le Yémen depuis sept mois. »

Ces deux Etats se retrouvent dans cette approche globale, et ils feront tout pour assumer leur retour au premier plan sur le Moyen-Orient.

Un accord très large

L’accord s’est également exprimé sur trois autres plans.

Le premier est celui du transfert de systèmes de missiles S-300 à Téhéran, réglé par un décret daté d’hier. L’ambassadeur d’Iran en Russie Mehdi Sanaei a confirmé que « l’Iran et la Russie ont signé un nouveau contrat et la procédure de livraison des S-300 a commencé ».

Le deuxième est la levée de l’interdiction de vente et de livraison de matériel technologique lié au nucléaire, notamment pour les sites nucléaires de Fordo et d’Arak, en conformité avec la résolution de l’ONU n° 2231, faisant suite à l’accord nucléaire entre l’Iran et les grandes puissances. Moscou autorise également « l’exportation depuis l’Iran d’uranium enrichi, d’un volume supérieur à 300 kg, contre le transfert vers l’Iran d’uranium naturel ».

Le troisième est l’accord trouvé lors du sommet du Forum des pays exportateurs de gaz (FPEG, douze pays membres) de Téhéran auquel, outre MM. Poutine et Rohani, assistent les présidents du Venezuela, Nicolas Maduro, de la Bolivie, Evo Morales et du Nigeria, Muhammadu Buhari.

L’Iran possède des réserves considérables, évaluées à 33 trillions de mètres cubes, et la levée des sanctions internationales qui sera effective en 2016, suite par l’accord nucléaire de juillet, va permettre d’augmenter sa production. Selon l’accord qui se dessine, l’Iran passerait du chiffre actuel de 173 milliards de mètres cubes de gaz par an, essentiellement destinés à son marché intérieur, à un objectif de 600 milliards, bouleversant le marché des exportations.

Enfin, le ministre russe de l’Économie Alexeï Oulioukaïev, a déclaré qu’après une année de récession due à la baisse des prix du pétrole et aux sanctions prononcées pour la situation ukrainienne, l’économie russe avait retrouvé une croissance de 0,6% en 2014.

Le message est donc celui d’une union forte entre la Russie et l’Iran, deux pays qui n’ont jamais eu des relations faciles. Ces deux Etats, qui ne peuvent prétendre à une mainmise sur le Moyen-Orient, vont chercher à se placer au cœur des solutions qui sont à trouver, et la question syrienne n’est qu’un élément d’un redéploiement qui va prendre de l’ampleur. Les États-Unis et les pays européens qui s’estimaient il y a peu suffisamment puissants pour sanctionner ces Etats qu’il fallait mettre à la raison – car l’ordre occidental avait vocation à tout dominer – se retrouvent face à un défi : considérer ces Etats comme des puissances, reconnaitre ces peuples et ces grandes civilisations comme des alter ego, et reconstruire une politique étrangère.

Russie – Iran : Accord sur la Syrie, et bien au-delà…, par Gilles Devers

24.11.15

Sahar2

IRIB- La diplomatie mondiale bouge, et nous allons essayer de suivre ça de près, en nous concentrant sur les faits, qu’ils plaisent ou ne plaisent pas.

L’événement d’hier, c’était la rencontre, à Téhéran, entre Vladimir Poutine et l’Ayatollah Ali Khamenei, et le message est clair : une démonstration d’unité, qui va bien au-delà de la crise syrienne, pour des pays, qui sont alliés, et, souvent, concurrents.

La Syrie…

Cette visite intervient, à un moment très particulier, c’est-à-dire, deux jours après la résolution du Conseil de sécurité, qui écarte l’action militaire internationale et invite les Etats à agir, militairement, contre les groupes terroristes, en Irak et en Syrie, mais en coopération avec les gouvernements. Une résolution, qui équivaut à une démission de Fabius, et signe le renversement des alliances de la France.

Sur la question syrienne, les deux pays affichent leur unité, et ceux qui souhaitaient une prise de distance avec le régime syrien, pour répondre au camp occidental, qui commence à relativiser le départ de Bachar al-Assad, en sont pour leurs frais. En cela, la rencontre n’est pas une révélation, mais une confirmation, alors que les troupes iraniennes sont présentes, au sol, à côté de l’armée nationale syrienne, et que l’Iran et la Russie coopèrent militairement.

Pour Poutine, «personne ne peut et ne doit imposer de l’extérieur au peuple syrien des formes quelconques de gouvernance de leur Etat ou dire qui doit le diriger. Ce n’est qu’au peuple syrien d’en décider». Khamenei répond en écho: «Bachar al-Assad est le Président légal et élu par le peuple syrien, et les Etats-Unis n’ont pas le droit d’ignorer ce vote et ce choix. De plus, si les terroristes ne sont pas anéantis, ils vont étendre leurs activités destructrices, en Asie centrale, et dans d’autres régions».

Daech, en Syrie, n’est qu’une partie du problème. Lors d’un rencontre russo-iranienne, Il faut ajouter l’Irak, le Yémen et le Caucase,… et mettre en cause, clairement, les Saoudiens. Le vice-ministre des Affaires étrangères, Hossein Amir-Abdollahian, principal négociateur iranien, à Vienne, était, dimanche, à Montreux, lors de la World Policy Conference, pour dire : «L’Arabie saoudite a utilisé des terroristes, pour renverser Bachar al-Assad, elle a donné des moyens militaires, en Libye, et met la pression sur le Yémen, depuis sept mois».

Ces deux Etats se retrouvent, dans cette approche globale, et ils feront tout, pour assumer leur retour, au premier plan, sur le Moyen-Orient.

Un accord très large

L’accord s’est, également, exprimé, sur trois autres plans.

Le premier est celui du transfert de systèmes de missiles S-300 à Téhéran, réglé par un décret, daté d’hier. L’ambassadeur d’Iran, en Russie, Mehdi Sanaï a confirmé que «l’Iran et la Russie ont signé un nouveau contrat, et la procédure de livraison des S-300 a commencé».

Le deuxième est la levée de l’interdiction de vente et de livraison de matériel technologique lié au nucléaire, notamment, pour les sites nucléaires de Fordow et d’Arak, en conformité avec la résolution de l’ONU, n° 2231, faisant suite à l’accord nucléaire entre l’Iran et les grandes puissances. Moscou autorise, également, «l’exportation, depuis l’Iran, d’uranium enrichi, d’un volume supérieur à 300 kg, contre le transfert vers l’Iran d’uranium naturel».

Le troisième est l’accord trouvé, lors du sommet du Forum des pays exportateurs de gaz, (FPEG, douze pays membres), de Téhéran, auquel, outre MM. Poutine et Ohani, assistent les présidents du Venezuela, Nicolas Maduro, de la Bolivie, Evo Morales et du Nigeria, Muhammadu Buhari.

L’Iran possède des réserves considérables, évaluées à 33 trillions de mètres cubes, et la levée des sanctions internationales, qui sera effective, en 2016, suite de l’accord nucléaire de juillet, va permettre d’augmenter sa production. Selon l’accord qui se dessine, l’Iran passerait du chiffre actuel de 173 milliards de mètres cubes de gaz, par an, essentiellement, destinés à son marché intérieur, à un objectif de 600 milliards, bouleversant le marché des exportations.

Enfin, le ministre russe de l’Économie, Alexeï Oulioukaïev, a déclaré qu’après une année de récession, due à la baisse des prix du pétrole et aux sanctions prononcées pour la situation ukrainienne, l’économie russe avait retrouvé une croissance de 0,6%, en 2014.

Le message est, donc, celui d’une union forte entre la Russie et l’Iran, deux pays, qui n’ont jamais eu des relations faciles. Ces deux Etats, qui ne peuvent prétendre à une mainmise sur le Moyen-Orient, vont chercher à se placer au cœur des solutions, qui sont à trouver, et la question syrienne n’est qu’un élément d’un redéploiement, qui va prendre de l’ampleur. Les États-Unis et les pays européens, qui s’estimaient, il y a peu, suffisamment; puissants; pour sanctionner ces Etats; qu’il fallait mettre à la raison – car l’Ordre occidental avait vocation à tout dominer – se retrouvent face à un défi : considérer ces Etats, comme des puissances, reconnaître ces peuples et ces grandes civilisations, comme des alter ego, et reconstruire une politique étrangère.

Moscou et Téhéran, indéfectibles soutiens de Bachar Al Assad

24.11.15

Actualitedudroit

© Les Echos Poutine et Khamenei, qui se sont rencontrés lundi à Téhéran, maintiennent un front uni qui risque d’altérer la grande coalition voulue par François Hollande contre l’Etat islamique (EI).

Moscou et Téhéran maintiennent un front uni qui risque d’altérer la grande coalition voulue par François Hollande contre l’Etat islamique (EI) en s’opposant à la mise en œuvre d’une transition politique à Damas. Vladimir Poutine a rencontré lundi le Guide suprême de la révolution islamique, l’ayatollah Ali Khamenei. « Personne ne peut et ne doit imposer de l’extérieur au peuple syrien des formes quelconques de gouvernance de leur Etat ou dire qui doit le diriger. Ce n’est qu’au peuple syrien d’en décider  »,a affirmé le président russe à l’issue de l’entretien. Cette position est éloignée de celle défendue par les Etats-Unis et désormais par la France – dont la première priorité a longtemps été l’éviction du président syrien, mais qui est désormais prête à accepter un régime de transition pourvu que l’EI soit éradiqué.

Obama très clair

Barack Obama a été très clair sur les enjeux du ralliement des Russes et des Iraniens à la coalition lors du sommet de l’Apec à Manille. « A un moment donné, il va falloir que les Russes et les Iraniens prennent une décision fondamentale. Est-ce qu’ils croient qu’ils peuvent soutenir Assad et gagner militairement sur le terrain en Syrie contre toutes les oppositions ?  »Ou vont-ils comprendre qu’il « vaut mieux sauver l’Etat syrien et travailler avec la communauté internationale et les Nations unies pour trouver un gouvernement qui soit véritablement légitime ?  »

Or le Guide suprême a affirmé, lundi, que Bachar Al Assad « est le président légal et élu par le peuple syrien  »et que « les Etats-Unis n’ont pas le droit d’ignorer ce vote et ce choix  ». Si« les terroristes ne sont pas anéantis […], ils vont étendre leurs activités destructrices en Asie centrale et dans d’autres régions ».

Vision très vindicative

Les Iraniens ont une vision du conflit syrien à la fois plus large et plus vindicative que d’autres. Elle est plus large, car il s’agit à leurs yeux d’une crise régionale qui inclut tout à la fois la Syrie, l’Irak, mais aussi le Yémen. Elle est aussi très vindicative, puisque leurs critiques sont dirigées contre leur principal ennemi, Riyad.

Le vice-ministre des Affaires étrangères, Hossein Amir Abdollahian, principal négociateur iranien à Vienne, l’a redit dimanche à Montreux lors de la World Policy Conference : « L’Arabie saoudite a utilisé des terroristes pour renverser Bachar Al Assad, elle a donné des moyens militaires en Libye et met la pression sur le Yémen depuis sept mois. » Il a dénombré une quarantaine de groupes armés en Syrie, comme s’il fallait souligner l’impossibilité, pour l’heure, d’aller vers une solution politique.

Même en soutenant Assad, l’Iran laisse entendre qu’il pourrait trouver sa place dans la coalition à partir du moment où elle lutte sur le terrain contre l’EI. Le général Qasem Soleimani, à la tête des forces spéciales Al Qods, a en effet supervisé leurs manœuvres dans le pays, comme il a aidé dès cet été à préparer l’offensive russe sur le territoire syrien. Celle-ci a d’abord visé les groupes rebelles opposé à Bachar Al Assad, mais, depuis l’attentat contre un avion de ligne russe, l’EI a été ciblé. Les militaires russes, américains et français se sont même coordonnés, faisant croire à un rapprochement plus serré entre les parties. C’est le défi de la semaine diplomatique de François Hollande.

La World Policy Conference : Les débats axés sur le terrorisme

24.11.15

Impact24

La présidente de la commission parlementaire française des Affaires étrangères, Élisabeth Guigou. Photo : DR

Toutes les sessions de travail de la World Policy Conference à Montreux se sont focalisées sur les dossiers ayant un lien direct avec le terrorisme mondial en passant par le Moyen-Orient, a révélé le quotidien libanais l’Orient Le Jour.

Rien n’a été omis lors des travaux de cette 8e édition de la Conférence sur la gouvernance mondiale (la World Policy Conference) qui s’est tenue du 20 au 22 novembre à Montreux, au bord du lac Léman, en présence d’une centaine de personnalités du monde politique, diplomatique, académique, économique, financier et de la presse. Tout les dossiers liés au terrorisme ont été évoqués et largement débattus, notamment la situation au Moyen-Orient, la guerre syrienne, les rapports avec l’Iran et le blocage du processus de paix israélo-palestinien, selon L’Orient-Le Jour.

Cette session placée sous le thème de «l’avenir du Moyen-Orient» a axé ses débats sur la propagation inquiétante du terrorisme et les moyens pour éradiquer ce fléau. Lors des débats, tous les participants ont été unanimes à déclarer qu’il est devenu nécessaire la mise en place d’une action commune contre ce terrorisme. Un point sur lequel a insisté la présidente de la commission parlementaire française des Affaires étrangères, Élisabeth Guigou, appelant «l’Europe, l’Afrique et le monde arabe, jusqu’au Liban, à agir ensemble pour faire face à l’ennemi commun». «Les avenirs de l’Europe, du monde arabe et de l’Afrique sont liés», a-t-elle affirmé. Il en est de même pour la lutte contre la pauvreté et le chômage «qui sont le terreau de l’extrémisme». Appuyant les actions militaires, Mme Guigou a relevé qu’«une action au sol sera en définitive nécessaire afin de lutter contre le terrorisme de Daech», précisant toutefois qu’«une telle opération ne pourrait pas être l’œuvre de la France, mais elle devrait être du seul ressort des puissances de la région».

Abondant dans le même sens, plusieurs participants ont déclaré que la responsabilité des efforts visant à lutter contre le terrorisme qui constitue une menace pour le monde, doit être partagée par l’ensemble des pays.

Le conflit syrien a été également évoqué lors de cette conférence par plusieurs participants qui ont souligné la volonté conjointe des différents acteurs internationaux et régionaux, de trouver une solution politique en mettant en place notamment un cessez-le-feu durable. A ce sujet, Vitaly Naumkin, membre de l’Académie des sciences russe et directeur scientifique de l’Oriental Studies Institute, a relevé que «cette volonté commune s’est exprimée lors de la dernière conférence de Vienne consacrée à la Syrie». «Mais comment parvenir à cette cessation des combats?», s’est-il interrogé.

Le problème de l’afflux sans précédent de réfugiés qui a incontestablement favorisé la vague de terrorisme en l’Europe ces derniers jours, a été soulevé par la plupart des intervenants. Ce sujet a poussé de nombreux responsables et de commentateurs politiques à prendre des mesures strictes pour faire face à ce problème, notamment rétablir un contrôle draconien aux frontières de la zone Schengen.

“Le Moyen-Orient passe à un nouvel ordre politique”

23.11.15

Sahar

IRIB- Pour le vice-ministre iranien des Affaires étrangères chargé du département arabo-africain, la situation actuelle du Moyen-Orient traduit une transition politique et sécuritaire pour passer à un nouvel ordre.

S’exprimant lors de la Conférence sur la gouvernance mondiale (World Policy Conference, WPC), à Montreux en Suisse, le vice-ministre iranien des Affaires étrangères, Hossein Amir-Abdollahian a déclaré que de nombreux problèmes du passé restaient encore non-réglés dont le plus important était l’ingérence récurrente des puissances extrarégionales dans les affaires des pays du Moyen-Orient. « Le Moyen-Orient se trouve actuellement dans la phase de transition vers le nouvel ordre sécuritaire et le secret de l’efficacité de ce nouvel ordre est la coopération collective des gouvernements et la prise en compte des revendications légitimes des peuples de la région », a déclaré Amir-Abdollahian. Dans une autre partie de son discours consacré au terrorisme, il a affirmé que les crimes commis par Daech confirmaient le fait que le grand danger principal contemporain était la mutation des organisations terroristes en de gouvernement terroriste.

ME transitioning from old to new political order: Iranian diplomat

23.11.15

Mehr2

MONTREUX, Nov. 23 (MNA) – Iranian deputy FM Amir-Abdollahian speaking at World Policy Conf. on Sun. said the current situation in the Middle East is the sign of a transition from the old political order toward a new one.

Iranian deputy Foreign Minister for Arab-African Affaris Hossein Amir-Abdollahian made the remarks on Sunday during his speech on the topic of ‘Iran and Crises in West Asia’ at the World Policy Conference (WPC) in the Swiss city of Montreux.

He added that in spite of the new shift in the political order in the region, some long-standing issues have remained the same, the most important of which is the repeated intervention of trans-regional powers in the Middle East affairs; “these interferences are often in the form of military intervention which only makes the situation in West Asia all the more complicated,” he said.

“The Middle East in its current transitional phase needs a new security order which can be effective only via endogeneity, collective efforts by all governments and consideration of regional people’s legitimate demands,” said the Iranian diplomat.

Amir-Abdollahian voiced his regret over the fact that national and pro-democratic uprisings in the region had been offset by terrorists and due to the inaccurate understanding of some neighboring countries’ leaders of domestic developments, ‘weapon and terror’ have become the deciding factor for nations’ future as opposed to ‘ballot boxes.’

Elsewhere in his speech, the Iranian official focused on the crisis of terrorism in the region, saying “the atrocities committed by the ISIL bear testament to the fact that the gravest threat in today’s world is if terrorist organizations should turn into terrorist governments.”

“The Takfiri terrorism that has tarnished world security and targeted all nations and religions is the result of interventionist and irresponsible behavior of some regional and trans-regional players in the Middle East and North Africa,” he said.

Amir-Abdollahian stressed that following Iran’s nuclear accord and Syrian government’s agreement to chemical weapons disarmament, now it is time for the international community to ‘seriously put on agenda the demand for the disbarment of the occupying Zionist regime.”

Elsewhere, the Iranian diplomat noted that all countries were needed to put forward a common plan for rooting out terrorism, adding “terrorists’ access to financial resources, advanced weapons and military training camps must be blocked and eliminated.”

Amir-Abdollahian then leveled harsh criticism at Saudi Arabia for its military aggression in Yemen, saying the Islamic Republic backs Geneva talks and UN measures for holding Yemeni-Yemeni dialogues and the formation of an all-inclusive government of national unity in the war-stricken country.

Mideast through new political order: Deputy FM

23.11.15

Tehran, Nov 23, IRNA – Iranian Deputy Foreign Minister for Arab-African Affairs Hossein Amir-Abdollahian said the Middle East region is passing from an old political and security order to a new one with many pervious problems including interference of extra-regional powers still unchanged.

IslamicRepublicNewsAgency

Amir-Abdollahian who is in Montreux, Switzerland to deliver a speech at the 8th edition of World Policy Conference (WPC) said such meddlings which are often in the form of military and hardware intervention have perplexed the situation in West Asia.

‘In the current transitory period, Middle East needs a new security order and the password for an efficient new order in the region is paying attention to the legitimate demands of the people. One of the best ways to help settle the problems in Middle East is strengthening regional convergence at state and popular levels,’ he said in his speech themed ‘Iran and West Asia Crises’.

Referring to the menace of terrorism in the region, the Iranian high-ranking diplomat said, ‘Acts of terror by Daesh confirm that the world’s main danger happens when terrorist organizations transform to terrorist states.’

‘To deal with the major problem of terrorism requires software solutions including reducing the number of alienated citizens, ending occupation, finding poverty reduction ways, and improving the political, social and economic infrastructures in the Middle East,’ he added.

He introduced Syria, Iraq, Yemen, and Libya as the centers of crisis in West Asia and as the outcome of interventionist behaviors instead of responsible acts toward domestic issues of the countries.

‘Tehran believes that the regional crises cannot be settled by military options,’ he added, ‘There is no solution to political challenges except the political procedure.’

Amir-Abdollahian also criticized the countries behind the recent non-binding UN General Assembly resolution on the situation of human rights in Syria and said its sponsors are angry that terrorists have failed in Iraq, Syria, and Lebanon.

Trilaterale Iran-Schweiz-Syrien-Sitzung findet bald in Teheran statt

23.11.15

IRIB

Montreux (IRIB/IRNA) – Der iranische Vizeaußenminister für arabische und afrikanische Angelegenheiten Hossein Amir-Abdollahian und Wolfgang Amadeus Bruelhart, der Staatssekretär für Nordafrika- und Nahost-Angelegenheiten im schweizerischen Außenministerium haben sich am Sonntag auf ein trilaterales Treffen der Schweiz, Irans und Syriens geeinigt.

Das Treffen sollte in naher Zukunft in Teheran stattfinden, betonten Amir-Abdollahian und Bruelhart bei ihrem Treffen in Montreux. Sie erörterten dabei die aktuelle Lage im Jemen und in Syrien. Der iranische Vizeaußenminister, der zur Teilnahme an der jährlichen Sitzung der World Policy Conference (WPC) in die Schweiz gereist ist, sprach sich ferner für eine Beschleunigung und Verstärkung humanitärer Hilfeleistungen in Syrien aus.

Als Sondergast bei der Schlusszeremonie der WPC-Sitzung hielt Amir-Abdollahian eine Rede über Krisen in Westasien und beantwortete zahlreiche Fragen der teilnehmenden Diplomaten und Universitätsdozenten aus Europa und Westasien über die Entwicklungen in der Nahost-Region.

Iran, Switzerland, Syria to hold trilateral meeting

23.11.15

Iran Daily

High-ranking officials from Iran, Switzerland and Syria plan to hold a trilateral meeting in Tehran in the near future to discuss ways to help resolve Syria’s more than four-year-old conflict.

In a meeting between Deputy Foreign Minister for Arab and African Affairs Hossein Amir Abdollahian and his Swiss counterpart in Montreux, the two sides exchanged views on a range of issues, including the latest developments in war-hit Syria, Tasnim reported on Monday.

During the session, it was agreed that Iran, Switzerland and Syria hold trilateral talks on the Arab country’s crisis in Tehran.

Amir Abdollahian traveled to the Swiss city of Montreux to attend an annual meeting of the World Policy Conference (WPC) to express Tehran’s stances on regional developments in a special meeting of the conference on the West Asia situation.

Syria has been gripped by civil war since March 2011 with Takfiri terrorists from various groups, including the ISIL, currently controlling parts of it.

Deputy FM Attends WPC

23.11.15

Financial Tribune

Deputy Foreign Minister Hossein Amir-Abdollahian arrived in the Swiss city of Montreux late Saturday to attend the Eighth World Policy Conference on Sunday. The senior diplomat also was to speak on West Asian developments from the viewpoint of the Islamic Republic in a special session on the sidelines of the conference, Mehr News Agency reported. Amir-Abdollahian was expected to review the situation in Palestine, Syria, Yemen and other crisis-hit regional countries.

Iran to host trilateral meeting on Syria

23.11.15

Iran and Switzerland agreed on organizing a trilateral meeting on Syrian crisis in Tehran in near future.

Electro Akhbar

Iran’s Deputy Forein Minister for Arab-African Affairs, who is visiting Switzerland to take part in the 8th edition of World Policy Conference (WPC), had a meeting with Swiss Secretary of State for Middle East and North African Affairs Wolfgang Amadeus Bruelhart in Montreux on Sunday.

Reviewing the latest developments of Syria and Yemen, Amir-Abdollahian underlined the need to increase the humanitarian assistance to the people of Syria.

The diplomats agreed upon holding a trilateral meeting in Tehran in few months, which will be held at the presence of Iranian, Swiss, and Syrian officials to discuss the Syrian crisis.

Dividing Terrorism into Good and Bad Worsened Security Situation in Entire World: Abdollahian

23.11.15

Syrian Times

MONTREUX, Switzerland- Iran’s Deputy Foreign Minister for Arab and African Affairs Hossein Amir-Abdollahian has stressed that using terrorism as a tool to serve certain agendas and dividing it into good and bad have worsened the security situation in the Middle East and the entire world.

Abdollahian made the remarks while addressing the annual meeting of the World Policy Conference (WPC) in the Swiss city of Montreux on Sunday.

 Press TV reported that Abdollahian described the potential establishment of “terrorist regimes” as the direst threat facing the world today.

“The acts of Daesh confirm that the great and main threat in today’s world is the transformation of terrorist organizations into terrorist regimes,” the Iranian diplomat said.

“It is regrettable that over the past years, the national and democratic uprisings of the people of the region have been derailed by terrorists,” he said, adding that due to certain regional governments’ poor leadership and imprecise understanding of their respective countries’ internal developments, “weapons and terror and not ballot boxes are determining the fate of the nations.”

Takfiri terrorism, which threatens world security and targets all governments, nations and religions, is “the product of the interventionist and irresponsible behavior of certain regional and extra-regional players in the Middle East and North Africa region,” he said.

Deash has nothing to do with divine religions

The Iranian official described Daesh as an “artificial group,” which has nothing to do with any divine religions.

He added that certain countries, due to their “strategic miscalculations,” have tried to use Daesh as an instrument to advance their objectives, but have instead imposed a hefty price on the international community.

Global unity is needed to root out terrorism

Abdollahian said that global unity is needed to root out terrorism. Extremism, terrorism, Takfiri dogma and sectarianism are the major challenges threatening the whole world, said the Iranian diplomat, calling for a collective campaign to address these issues.

The Iranian deputy foreign minister further ruled out military approaches for the settlement of regional crises, including those in Syria, Yemen, Iraq, Lebanon and Libya, saying that the conflicts should be resolved only through diplomatic channels.

H. Mustafa

Hope for resolution in Syria after Russia tips the balance

23.11.15

GIS1

Prince Michael of Liechtenstein
 
 

GIS2

On November 20, the United Nations Security Council passed a resolution submitted by France on fighting Islamic State. It idealistically calls on UN member states to take ‘all necessary measures’ to fight the terror group and ‘eradicate the safe haven’ it has established in Iraq and Syria. The Russians had submitted a more realpolitik-based and inclusive resolution that would have sought the cooperation of the Assad government, but this was rejected by the United States, the United Kingdom and France, writes Prince Michael of Liechtenstein.The French resolution does not cite Chapter 7 of the UN charter, which allows for the use of military force. And while it does little to change the situation on the ground, the measure does represent movement in the perception of the international community.Islamic State, originally based in Iraq, spun off from al-Qaeda in 2013 and consolidated its presence in Syria as that country spiralled into chaos. The threat it posed was really only recognised in 2014, when it overran the Sunni Arab parts of Iraq, occupied Mosul and committed numerous atrocities, including genocide against the Christians and Yazidis.GIS has repeatedly explained why the US and Iraqi military responses to Islamic State were bound to fail: the US refused to send in boots on the ground and the Iraqi army was not motivated to fight for a failed state represented by the Baghdad government.The real underlying problems in the Middle East have so far been ignored. Nearly all US or European political and military operations in the region have only made the situation worse.These have mostly served as attempts to either enforce structures and principles on Middle Eastern countries that were not tailored to the specific local realities. Examples include attempts to institute ‘Shia democracy’ in Iraq or to bring about regime change in Syria, with disastrous results, or in Egypt, where disaster was only avoided by a military takeover.In the case of Syria, President Bashar al-Assad was identified as the enemy. Under the misguided principle of ‘the enemy of my enemy is my friend,’ the US and Europe supported opposition groups, some of them extremist. This created the ideal environment for the al-Nusra Front, Islamic State and other detestable movements.Circumstances changed with Russia’s military involvement in Syria. There was movement on the diplomatic front and efforts to resume negotiations on Syria re-materialised. The US began to talk about sending in ground troops.The Europeans, especially France, have decided to become more active. It may be we have reached a tipping point. Russia, Europe, the United States – and also Turkey, an essential regional player – have all now become involved.These and other important players in the region, including Iran and Saudi Arabia, joined in the Vienna summit on Syria in mid-November.Finally, they seem to have agreed (mainly based on insistence from Russia and Iran) to include the Assad government in the continuing negotiations. The countries also resolved that national elections should be held under UN supervision once the negotiations have concluded.But democratisation in Syria will only be sustainable in a federal system which ensures that the Sunni majority cannot subjugate the Christian, Alawite and Kurdish minorities. A powerful central government would only risk a repeat of the disaster in Iraq.Russia’s actions have given it significant influence in how events in the Middle East will play out. That may or may not be a positive development, depending on one’s point of view. But the good news is that for the first time since its civil war began, a ray of hope for peace in Syria has broken through.

Iran, Switzerland, Syria to hold trilateral meeting

23.11.15

High-ranking officials from Iran, Switzerland and Syria plan to hold a trilateral meeting in Tehran in the near future to discuss ways to help resolve Syria’s more than four-year-old conflict.

In a meeting between Deputy Foreign Minister for Arab and African Affairs Hossein Amir Abdollahian and his Swiss counterpart in Montreux, the two sides exchanged views on a range of issues, including the latest developments in war-hit Syria, Tasnim reported on Monday.

During the session, it was agreed that Iran, Switzerland and Syria hold trilateral talks on the Arab country’s crisis in Tehran.

Amir Abdollahian traveled to the Swiss city of Montreux to attend an annual meeting of the World Policy Conference (WPC) to express Tehran’s stances on regional developments in a special meeting of the conference on the West Asia situation.

Syria has been gripped by civil war since March 2011 with Takfiri terrorists from various groups, including the ISIL, currently controlling parts of it.

Source: IRAN-Daily

Iran, Switzerland, Syria to Hold Trilateral Meeting in Tehran

23.11.15

Iran Daily

TEHRAN (Tasnim) – High-ranking officials from Iran, Switzerland and Syria plan to hold a trilateral meeting in Tehran in the near future to discuss ways to help resolve Syria’s more than four-year-old conflict.

In a meeting between visiting Iranian Deputy Foreign Minister for Arab and African Affairs Hossein Amir Abdollahian and his Swiss counterpart on Sunday, the two sides exchanged views on a range of issues, including the latest developments in war-hit Syria.

During the session, it was agreed that Iran, Switzerland and Syria hold trilateral talks on the Arab country’s crisis in Tehran.

Amir Abdollahian has paid an official visit to the Swiss city of Montreux to attend an annual meeting of the World Policy Conference (WPC).

The ranking Iranian diplomat was going to express Tehran’s stances on regional developments in a special meeting of the conference on the West Asia situation.

Syria has been gripped by civil war since March 2011 with Takfiri terrorists from various groups, including the ISIL, currently controlling parts of it.

According to the United Nations, more than 220,000 people have been killed and one million wounded during the conflict.

In the meantime, Iran has remained a close ally of Syria and supports its legitimate government in the face of foreign-backed militancy.

Iran to host trilateral meeting on Syria

23.11.15

Iran and Switzerland agreed on organizing a trilateral meeting on Syrian crisis in Tehran in near future.

Electro Akhbar

Iran’s Deputy Forein Minister for Arab-African Affairs, who is visiting Switzerland to take part in the 8th edition of World Policy Conference (WPC), had a meeting with Swiss Secretary of State for Middle East and North African Affairs Wolfgang Amadeus Bruelhart in Montreux on Sunday.

Reviewing the latest developments of Syria and Yemen, Amir-Abdollahian underlined the need to increase the humanitarian assistance to the people of Syria.

The diplomats agreed upon holding a trilateral meeting in Tehran in few months, which will be held at the presence of Iranian, Swiss, and Syrian officials to discuss the Syrian crisis.

Mideast through new political order: Deputy FM

23.11.15

MFA

Iranian Deputy Foreign Minister for Arab-African Affairs Hossein Amir-Abdollahian said the Middle East region is passing from an old political and security order to a new one with many pervious problems including interference of extra-regional powers still unchanged.

Amir-Abdollahian who is in Montreux, Switzerland to deliver a speech at the 8th edition of World Policy Conference (WPC) said such meddlings which are often in the form of military and hardware intervention have perplexed the situation in West Asia.

In the current transitory period, Middle East needs a new security order and the password for an efficient new order in the region is paying attention to the legitimate demands of the people. One of the best ways to help settle the problems in Middle East is strengthening regional convergence at state and popular levels, he said in his speech themed Iran and West Asia Crises.

Referring to the menace of terrorism in the region, the Iranian high-ranking diplomat said, Acts of terror by Daesh confirm that the worlds main danger happens when terrorist organizations transform to terrorist states.
To deal with the major problem of terrorism requires software solutions including reducing the number of alienated citizens, ending occupation, finding poverty reduction ways, and improving the political, social and economic infrastructures in the Middle East, he added.

He introduced Syria, Iraq, Yemen, and Libya as the centers of crisis in West Asia and as the outcome of interventionist behaviors instead of responsible acts toward domestic issues of the countries.

Tehran believes that the regional crises cannot be settled by military options, he added, There is no solution to political challenges except the political procedure.

Amir-Abdollahian also criticized the countries behind the recent non-binding UN General Assembly resolution on the situation of human rights in Syria and said its sponsors are angry that terrorists have failed in Iraq, Syria, and Lebanon.

Iran to host trilateral meeting on Syria

23.11.15

Electro Akhbar

TEHRAN, Nov. 23 (MNA) – Iran and Switzerland agreed on organizing a trilateral meeting on Syrian crisis in Tehran in near future.

Iran’s Deputy Forein Minister for Arab-African Affairs, who is visiting Switzerland to take part in the 8th edition of World Policy Conference (WPC), had a meeting with Swiss Secretary of State for Middle East and North African Affairs Wolfgang Amadeus Bruelhart in Montreux on Sunday.

Reviewing the latest developments of Syria and Yemen, Amir-Abdollahian underlined the need to increase the humanitarian assistance to the people of Syria.

The diplomats agreed upon holding a trilateral meeting in Tehran in few months, which will be held at the presence of Iranian, Swiss, and Syrian officials to discuss the Syrian crisis.

Terror outfits becoming terror regimes, real danger: Iranian official

 

 

23.11.15

Syrian Times

Iran’s Deputy Foreign Minister for Arab and African Affairs Hossein Amir-Abdollahian

A senior Iranian diplomat has described the potential establishment of “terrorist regimes” as the most dire threat facing the world today.

“The acts of Daesh confirm that the great and main threat in today’s world is the transformation of terrorist organizations into terrorist regimes,” Iran’s Deputy Foreign Minister for Arab and African Affairs Hossein Amir-Abdollahian said on Sunday.

He made the remarks while addressing the annual meeting of the World Policy Conference (WPC) in the Swiss city of Montreux on Sunday.

“It is regrettable that over the past years, the national and democratic uprisings of the people of the region have been derailed by terrorists,” he said, adding that due to certain regional governments’ poor leadership and imprecise understanding of their respective countries’ internal developments, “weapons and terror and not ballot boxes are determining the fate of the nations.”

Takfiri terrorism, which threatens world security and targets all governments, nations and religions, is “the product of the interventionist and irresponsible behavior of certain regional and extra-regional players in the Middle East and North Africa region,” he said.

The Iranian official described Daesh as an “artificial group,” which has nothing to do with any divine religions.

He added that certain countries, due to their “strategic miscalculations,” have tried to use Daesh as an instrument to advance their objectives, but have instead imposed a hefty price on the international community.

Amir-Abdollahian said that global unity is needed to root out terrorism. Extremism, terrorism, Takfiri dogma and sectarianism are the major challenges threatening the whole world, said the Iranian diplomat, calling for a collective campaign to address these issues.

The Iranian deputy foreign minister further ruled out military approaches for the settlement of regional crises, including those in Syria, Yemen, Iraq, Lebanon and Libya, saying that the conflicts should be resolved only through diplomatic channels.