Josep Borrell a diffusé sur Twitter un document jugé confidentiel lié à une procédure judiciaire contre une indépendantiste catalane. (photo AFP)
La Commission européenne a affirmé vendredi qu’il appartenait à l’Espagne d’examiner les éventuelles suites à donner après la publication sur Twitter par son prochain chef de la diplomatie, Josep Borrell, d’un document jugé confidentiel lié à une procédure judiciaire contre une indépendantiste catalane.
La gaffe du ministre met son pays dans l’embarras. Elle pourrait également gêner la nouvelle Commission européenne à moins de trois semaines du vote d’investiture prévu au Parlement européen. “Des règles claires s’appliquent à l’utilisation du Système d’Information Schengen (SIS) et on s’attend à ce que tout le monde les respecte”, a affirmé vendredi la porte-parole de l’exécutif bruxellois Mina Andreeva.
En cause : un tweet envoyé mercredi par Josep Borrell où il montre un document envoyé par les autorités britanniques – via le système Sirene – dans lequel est demandé à Madrid un complément d’information concernant le mandat d’arrêt visant l’indépendantiste catalane Clara Ponsati, réfugiée en Écosse. Dans son message, rapidement effacé par l’expéditeur mais dont des copies ont été conservées, Josep Borrell a publié des données à caractère personnel confidentielles.
Une lettre de protestation a été adressée à Jean-Claude Juncker et à Ursula von der Leyen – qui doit lui succéder à la tête de l’exécutif européen – par l’eurodéputée catalane du groupe des Verts Diana Riba i Giner. Dans son courrier, l’élue exige “la révocation de la nomination de M. Josep Borrell au poste de Haut représentant pour les Affaires étrangères et la politique de sécurité si l’utilisation abusive d’informations confidentielles est prouvée”.
“Un comportement extrêmement inquiétant”
Selon Mina Andreeva, les données introduites dans le système Schengen ne peuvent être consultées que par certaines “autorités compétentes” dont chaque État membre doit fournir la liste. “Le tweet a été posté par M. Borrell en sa qualité de ministre des Affaires étrangères de l’Espagne et il appartient maintenant aux autorités espagnoles d’assurer le suivi de cette affaire”, selon la porte-parole. Des sanctions financières sont prévues en cas de violation du règlement, a-t-on précisé de source interne à la Commission.
Un porte-parole britannique du système Sirene au Royaume-Uni a déclaré que les informations qu’il contenait étaient destinées aux forces de l’ordre et aux juges et n’étaient “généralement pas publiques”. Josep Borrell a été désigné le 2 juillet par les dirigeants européens pour devenir le futur chef de la diplomatie de l’UE, avec le titre de vice-président de la future Commission von der Leyen. Selon Diana Riba i Giner, le fait de diffuser des données confidentielles sur Clara Ponsati relève d’”un comportement extrêmement inquiétant et inacceptable pour un commissaire désigné”.
Le Parlement européen a déjà approuvé la nomination de Josep Borrell comme remplaçant de Federica Mogherini. Mais les eurodéputés doivent encore valider la future Commission dans son ensemble. Ce vote à la majorité simple est programmé le 27 novembre lors de la prochaine séance plénière à Strasbourg.
Le patron de l’Office chérifien des Phosphates (OCP), Mostafa Terrab, est aux petits soins avec les journalistes marocains. Selon nos sources, le PDG de la plus grande entreprise étatique du Maroc vient de lancer le chantier, à gros budgets, d’une académie de formation des journalistes qui verra le jour dans quelques années.
Nos sources précisent que ce projet est piloté par la journaliste Aïcha Akalay, ancienne directrice de publication de l’hebdomadaire TelQuel, engagée par Mostafa Terrab en personne. Le patron de l’OCP est derrière de nombreux projets précurseurs dans le domaine la formation comme l’Université Mohammed VI Polytechnique de Benguerir ou encore l’école de Codage 1337 à Khouribga. Cette dernière a été lancée en partenariat avec l’école 42, fondée par l’entrepreneur français Xavier Niel.
Le Groupe vient d’intégrer le World Business Council for Sustainable Development
Le Groupe OCP, un des leaders mondiaux de l’industrie du phosphate et de ses dérivés, implémente une stratégie qui lui permet de renforcer son statut de producteur d’engrais parmi les plus durables au monde et ainsi, répondre aux Objectifs du développement durable (ODD) fixés par l’ONU.
OCP dans la cour des grands. Les efforts du Groupe OCP en matière du développement durable viennent d’être récompensées de la plus belle des manières. En effet, l’Office vient de rejoindre le World Business Council for Sustainable Development (WBCSD, Conseil mondial des entreprises pour le développement durable), une association internationale regroupant plus de 200 multinationales avant-gardistes agissant en faveur du développement durable. L’intégration de ce réseau mondial permettra au Groupe OCP de poursuivre la réalisation de ses ambitions de développement durable en collaboration avec de grands groupes internationaux partageant les mêmes objectifs et les mêmes valeurs. A l’occasion de l’annonce de l’intégration du WBCSD, M. Mostafa Terrab, président-directeur général du Groupe OCP, a déclaré : « Nous sommes heureux de rejoindre le WBCSD et de faire partie des entreprises membres de cette organisation. Nous participons tous à cet engagement vital visant à accélérer la transition vers un avenir durable. Notre vision en la matière est profondément ancrée dans notre ADN car nous gérons consciencieusement les plus grandes réserves mondiales de phosphate, un nutriment essentiel pour nourrir de manière durable une population mondiale croissante ». Pour sa part, Peter Bakker, président directeur général du WBCSD, a déclaré : «Le WBCSD est heureux d’accueillir OCP en tant que nouveau membre. Garantir que 9 milliards de personnes puissent bien vivre dans les limites de ce que peut offrir la planète d’ici 2050 est au cœur de notre vision pour un monde durable. Cela fait d’OCP un atout précieux pour nos membres et pour plusieurs de nos projets dans un contexte de transformation du système alimentaire mondial».
Le Groupe OCP, un des leaders mondiaux de l’industrie du phosphate et de ses dérivés, implémente une stratégie qui lui permet de renforcer son statut de producteur d’engrais parmi les plus durables au monde et ainsi, répondre aux Objectifs du développement durable (ODD) fixés par l’ONU. OCP s’est fixé des objectifs ambitieux en lançant le programme «Économie Circulaire» au sein de sa «Sustainability Platform» dont l’approche vise à créer une dynamique verte, ainsi qu’à favoriser la symbiose avec l’écosystème industriel et les communautés. Cette nouvelle approche, qui consiste à passer d’un schéma linéaire de consommation des ressources à une approche circulaire, se concrétise à travers quatre axes : la préservation des ressources, la production durable, la rationalisation de la consommation et la valorisation des déchets en ressources.
Le programme « Économie Circulaire » participe à une meilleure création de valeur pour les clients et partenaires du Groupe. Il bénéficie également à ses collaborateurs et aux populations qui vivent sur ses sites d’implantation. Plusieurs objectifs sont visés: zéro consommation d’eau conventionnelle, 100% d’énergie propre, réhabilitation des mines en projets agricoles structurants au profit des communautés, maîtrise des émissions et gestion des effluents, maximisation de la valorisation du phosphate à faible teneur, implémentation d’une agriculture intelligente, etc.
La mission du Conseil mondial des entreprises pour le développement durable (WBCSD) est d’accélérer la transition vers un monde durable en rendant plus performantes les entreprises qui font du développement durable leur fer de lance. Cette organisation promeut la collaboration entre les entreprises du secteur privé comme seul moyen d’obtenir l’impact et l’ampleur nécessaires pour réaliser les objectifs de développement durable (ODD). Dans ce sens, il œuvre pour le développement de solutions métier et le partage de pratiques de pointe entre ses membres. Il participe également à l’élaboration des politiques publiques afin de créer le cadre approprié permettant aux entreprises de contribuer efficacement aux objectifs de développement durable. Avec près d’un siècle d’expertise et un chiffre d’affaires de plus de 55 milliards de dirhams en 2018, OCP est le leader mondial sur le marché du phosphate et le premier producteur mondial d’engrais phosphatés.
Le Groupe offre une large gamme d’engrais phosphatés enrichis en nutriments, adaptés pour enrichir les sols, augmenter les rendements agricoles et nourrir la planète de manière économique et durable. Grâce à sa stratégie de développement industriel intégrée d’envergure, OCP est présent sur toute la chaîne de création de valeur du phosphate et opère sur la totalité de ses métiers, offrant à ses 21.000 collaborateurs un parcours de développement d’excellence. Basé au Maroc, et présent sur les 5 continents, OCP travaille en étroit partenariat avec plus de 160 clients à travers le monde. Engagé à servir au mieux le développement de l’Afrique, le Groupe met l’innovation au cœur de sa stratégie, notamment pour la mise en place d’une agriculture durable et prospère. Acteur industriel responsable, OCP est aussi engagé dans le développement environnemental, social et humain du continent. Le Groupe est ainsi convaincu que leadership et rentabilité sont synonymes de responsabilité sociétale et de développement durable.
1989-2019. Pour le géographe Michel Foucher, le Mur de Berlin fut un cas unique et y faire référence pour évoquer l’évolution des frontières et des migrations n’a guère de sens.
Pour Michel Foucher, la référence au Mur de Berlin n’a guère de sens lorsqu’on a affaire à des dispositifs sécuritaires ou anti-migratoires. – D.R.
ENTRETIEN – À la fin du XXe siècle, d’aucuns ont tiré des conséquences hyperboliques de la chute du Mur de Berlin et prophétisé ni plus ni moins que « la fin de l’Histoire » et la victoire planétaire de la démocratie libérale. Dans ces conditions, les « murs » entre les nations étaient progressivement appelés à disparaître… Cette utopie a fait long feu. Pour autant, les peuples se sont-ils barricadés entre eux ? Nous avons interrogé le géographe et diplomate français Michel Foucher, un des meilleurs spécialistes mondiaux des frontières.
9 novembre 1989, la frontière de béton, qui paraissait infranchissable, finit par tomber pierre après pierre. Les théories fusent : est-ce l’avènement de l’Occident, du marché global et des démocraties libérales ? Trente ans plus tard, le paysage semble bien plus nuancé.
Les Berlinois de l’Ouest se rassemblent devant le mur alors que des soldats de l’Est commencent à le détruire, le 11 novembre 1989, entre Berlin-Est et Berlin-Ouest, près de la place Potsdamer.• Crédits : Gérard Malié – AFP
Dans la nuit du 9 au 10 novembre 1989, alors que Gunter Schabowski, le chef du parti communiste de Berlin-Est déclare qu’à partir de minuit, les Allemands de l’Est seraient libres de quitter le pays, sans autorisation, une certaine idée du monde et de la géopolitique commence à émerger : et si cette séparation de briques et de béton, construite en août 1961, était la dernière dans ce nouveau monde promis aux démocraties libérales ?
Pourtant la célébration des trente ans de la chute du Mur de Berlin, ce samedi, trouve un écho étrange tant les clôtures, murs et autres frontières filtrées se multiplient aujourd’hui. Eriger une séparation permet aux Etats, en dernier ressort, de faire acte de souveraineté et de donner à l’opinion publique un symbole efficace. Pour la politologue canadienne de l’université du Québec à Montréal, Elisabeth Vallet, citée par Le Monde, « le mur est la réponse immédiate des politiques à l’impression des gens d’une perte de contrôle des territoires, des flux, des valeurs ». Il sert aussi d’argument électoral efficace, notamment dans la campagne électorale américaine de 2016 avec le fameux « Build that wall » de Donald Trump. Un projet dont il se félicite encore aujourd’hui :
Un retour du mur pour tenter, de manière plus ou moins efficace, de lutter contre la mondialisation ? C’est ce que développe Michel Foucher, géographe et ancien diplomate, auteur du « Retour des frontières » (Editions du CNRS, 2016), toujours dans le quotidien du soir : « Dans un monde globalisé, il est naturel qu’il y ait une logique de réaffirmation des frontières ». Il était l’invité d’Affaires étrangères, le 31 mars 2018.
Entre les régimes illibéraux d’Europe de l’Est, le capitalisme d’Etat de la Chine, les régimes religieux du Moyen-Orient ou les Etats autoritaires, l’idéal démocratique semble se froisser parmi les mesures de sécurité, de lutte contre le terrorisme et de mondialisation à marche forcée. Dans ce contexte, comment interpréter les révoltes des peuples chilien, bolivien, algérien, soudanais, libanais ou européen ? Les demandes d’égalité et de liberté sont-elles comparables à celles des Allemands qui venaient frapper le Mur, le 9 novembre, à l’aide de marteau ?
Credits: David Levenson | Bloomberg | Getty Images
Banks have “little or no appetite” to get involved with bitcoin and cryptocurrencies due to fears of a bubble and illicit activity associated with it, the chief executive of Credit Suisse said Thursday.
“I think most banks in the current state of regulation have little or no appetite to get involved in a currency which has such anti-money laundering challenges,” Tidjane Thiam said at a news conference, according to .
The banking executive‘s comments came as the digital currency .
Thiam added that investors were only buying into the digital asset “to make money,” and described it as “the very definition of speculation and the very definition of a bubble.”
The chief financial officer of ING also weighed in on cryptocurrency worries Thursday, saying that, although digital assets are an effective means of exchange, the bank was not advising clients to in invest in them.
Selon le journal le Monde, les économistes français et leurs travaux sont à la mode outre-Atlantique. Et leur apport pourrait révolutionner la pensée économique mondiale.
Esther Duflo, Gabriel Zucman, Emmanuel Saez, Thomas Philippon, Thomas Piketty, Philippe Aghion, Olivier Blanchard… Dans l’Amérique de Donald Trump, les économistes français sont à la mode. Ils publient des ouvrages à succès (le Capital au XXIe siècle pour Piketty, le Triomphe de l’injustice pour Zucman et Saez), enseignent dans les établissements les plus prestigieux (Philippon à New York University, Aghion à Harvard), travaillent pour les principales institutions internationales (Blanchard, ancien économiste en chef du FMI) et gagnent parfois le prix Nobel (Esther Duflo).
Mais ce n’est pas tout. Si Zucman et Saez affirment que, grâce à la réforme du locataire de la Maison-Blanche, les 400 premières fortunes américaines paient un impôt sur le revenu proportionnellement inférieur à la moyenne des Américains, Philippon dénonce « la cartellisation de l’économie ». Duflo, ancienne conseillère de Barack Obama, se dit quant à elle « mue par un désir profond d’améliorer le quotidien des populations pauvres », tandis que Piketty, cela est désormais bien connu, veut « dépasser l’hyper-capitalisme et lutter contre les inégalités ».
Les économistes français sont-ils en train de révolutionner la pensée économique mondiale ? Ce qui est certain, c’est qu’ils ont une certaine « vision du monde », explique le Monde, pour qui les Français « ne cherchent pas l’art pour l’art ». Certes, ils sont connus pour leur connaissance des mathématiques, « bien meilleure en France qu’aux États-Unis ». Mais pour les Français, « la théorie n’est qu’un instrument », précise Daniel Cohen, qui fut leur professeur à l’École normale supérieure. Selon le maître, les économistes made in France viennent à l’économie « avec un but, la compréhension du monde ».
CHANGEMENT CULTUREL
Thomas Philippon ne dit pas autre chose à propos des économistes français. « C’est notre côté Zola : nous pensons qu’un intellectuel doit être dans le débat public. Nous avons l’orgueil de penser que nous avons quelque chose à dire et qu’il faut sortir de notre tour d’ivoire », confie-t-il.
Surtout, cette génération de Frenchies arrive après la crise financière qui a ébranlé les fondements de la vision libérale de l’économie, incarnée par l’école de Chicago. Celle-ci a en effet « pris un formidable seau d’eau froide avec la crise de 2008 », souligne Daniel Cohen. Résultat : les questions liées à la lutte contre les inégalités, la croissance équitable, la flexibilité budgétaire, l’aide au développement ou encore la taxation des hauts revenus hantent les esprits. Par ailleurs, les grands patrons américains appellent les entreprises à plus de responsabilité sociale : une première et un véritable changement culturel. Ceci à un an de l’élection présidentielle américaine.
Or, si les économistes américains sont souvent « prisonniers des contraintes politiques qu’ils ont perçues à Washington », les étrangers, eux, « n’appartiennent pas à l’establishment », analyse Gabriel Zucman. Ils sont ainsi « moins imprégnés de l’idéologie dominante ».
Serait-ce l’avènement d’une nouvelle ère post-libérale ? Peut-être, et elle pourrait bien démarrer de l’autre côté de l’Atlantique.
L’Alsace, prochain eldorado du lithium? Au pied des Vosges, en sous-sol, des chercheurs ont découvert des ressources qui permettrait de faire de la France un pays autonome en lithium. Ce métal qu’on retrouve dans les batteries de nos ordinateurs, de nos smartphones, des voitures électriques, est hautement stratégique.
REPORTAGE | Dans vos ordinateurs ou vos smartphones, presque toutes les batteries du monde sont fabriquées avec du lithium. Ce métal hautement stratégique pour les pays vient traditionnellement de mines géantes en Australie ou en Amérique du Sud. En Alsace, où la géothermie est très développée – on y puise de l’eau chaude à 3.000 mètres sous terre pour produire de l’électricité -, on s’est rendu compte que l’eau contenait 200 mg de lithium par litre. Une découverte stratégique alors que l’Europe se prépare à bâtir un « Airbus des batteries ».
Le métal est filtré comme le café puis porté jusque dans des raffineries pour être affiné aux qualités nécessaires à la production de batteries. Les tests menés en laboratoire sont très encourageants. « L’eau chaude géothermique d’Alsace est très riche en lithium », assure Jean-Jacques Graff, président de l’Association française des professionnels de la géothermie.
« Avec dix centrales comme celles qui sont en exploitation en Asie du Nord, on couvrirait des besoins français en lithium », poursuit-il. Avant peut-être l’industrialisation, une petite usine de production pourrait vite voir le jour au Nord de Strasbourg.
« Je n’y crois pas totalement »
« C’est une bonne nouvelle mais je n’y crois pas totalement », nuance Philippe Chalmin, économiste spécialiste des matières premières et professeur d’histoire économique à l’Université Paris-Dauphine. « La question qui se pose, c’est : est-ce que dans 20 ans, le lithium Ion ne sera pas remplacé dans les batteries ? Est-ce qu’on ne sera pas passé à l’hydrogène ? »
L’universitaire estime que le lithium pourrait également poser des problèmes de rentabilité : « Ce n’est pas un métal rare », souligne-t-il. « Il y a eu d’énormes investissements et les prix se sont fortement abaissés. »
“The [crypto]currency itself is not real, with the characteristics that a currency must have,” said the European Central Bank’s former president Jean-Claude Trichet, at Caixin’s conference in Beijing
An alternative monetary tool to existing currencies is the Special Drawing Rights (SDRs) by the International Monetary Fund, Trichet said
Stacks of computers used for mining bitcoin at the Bitfarms cryptocurrency farming facility in Farnham, Quebec, Canada, on Wednesday, January 24, 2018. Photo: Bloomberg
The European Central Bank’s former president Jean-Claude Trichet said he is doubtful that cryptocurrencies can ever become the future of money, becoming the latest monetary authority to pour cold water on the simmering technology that seeks to disrupt and disintermediate global central banks from their control of currencies.
“I am strongly against bitcoin, and I think we are a little complacent,” Trichet said during a panel discussion at Caixin’s 10th annual conference on Sunday in Beijing. “The [crypto]currency itself is not real, with the characteristics that a currency must have.”
Buying a cryptocurrency is “in many respects pure speculation,” said Trichet, who led the ECB from 2003 to 2011, after a decade as governor of the Bank of France. “Even if [the cryptocurrency] is supposed to be based on underlying assets, I am observing a lot of speculation. It is not healthy.”
Trichet’s comment echoes the concern shared by global central banks about the threat posed by cryptocurrencies, for their decentralisation of traditional currencies, disruption of the global financial system and hindrance to monetary authorities in controlling the value of money. The ECB’s board member Benoit Soeure went as far in September as warning that cryptocurrencies could “challenge the supremacy of the US dollar,” in a report on CNBC.
European Central Bank’s former president Jean-Claude Trichet during a press conference in Frankfurt on April 7, 2011. Photo Agence-France Presse
At the summit, the 76-year-old French economist said he was also “very much against” Libra, a cryptocurrency project proposed by Facebook in June. Originally announced alongside a list of corporate backers, the social media site has faced scrutiny over entering the financial services space causing firms like Visa, MasterCard and PayPal to pull support in October.
Cryptocurrencies are decentralised digital currencies, traded without a central bank or administrator. Transactions between users, without the traditional middle man, are recorded in a digital ledger of blockchain.
China has taken a tough stance against cryptocurrencies. China’s central bank and financial regulators in September 2017 banned initial coin offerings (ICOs), in which companies could raise funds by issuing digital tokens, or coins. Local trading platforms were shut, and access to all domestic and foreign platforms related to cryptocurrency trading and ICOs were blocked in February 2018, in attempts to quash the market.
Chinese banks are barred from handling bitcoin or any cryptocurrency, although individuals are not barred from holding them. China hosts some of the world’s largest bitcoin and cryptocurrency mines.
Bitcoin is the world’s first, and most popular cryptocurrency, founded in 2009 by an unknown developer known as – what’s commonly thought to be a pseudonym – Satoshi Nakamoto. The value of bitcoin has swung from US$0.003 in March 2010 to a record US$20,000 at the end of 2017, before crashing the following year, now trading at around US$8,800 each.
Nevertheless, some central banks like Sweden’s Riksbank are embracing technology, seeking to create digital versions of their currencies to cater for the explosive growth of e-payment and cashless remittance platforms. The People’s Bank of China is poised to roll out a digital currency that can be used across major payment platforms like WeChat Pay and Alipay – not to be confused with a cryptocurrency – while the Bank of England’s Mark Carney has also proposed a digital reserve currency.
A monetary tool that Trichet prefers is the Special Drawing Rights (SDR) created by the International Monetary Fund (IMF), whose value is pegged to the US dollar, the euro, the pound sterling, the renminbi and the yen.
“I have great doubts of keeping control of monetary value in [the cryptocurrency] domain,” said Trichet. “In the so-called new stable international currencies … the SDR would be the right basket.”
The world may be moving away from physical coins and notes, but that path may not be in the direction of cryptocurrency, Trichet said.
“We are already in a domain which has much less physical currency,” he said. “Whether we are in a domain where that will be replaced with crypto? I have doubts there.”
CHRONIQUE. Les toxines naturelles sont parfois plus dangereuses que les produits chimiques artificiels. La DGCCRF vient de retirer du marché des produits bio.
Alors que de plus en plus de villes, grandes et petites, prétendent bannir de leur territoire des produits phytosanitaires qualifiés de « chimiques », la DGCCRF rappelle, c’est-à-dire retire du marché, des farines de sarrasin « bio » et des lots de haricots verts tout aussi « bio », car ils contiennent, les uns et les autres, des graines de datura, plante éminemment toxique. Des lots de seigle français sont refusés, notamment, par les autorités belges, car on y a trouvé de l’ergot de seigle, champignon qui contamine les céréales et qui est, à forte dose, mortel. En effet, il fut à l’origine du trop célèbre « mal des ardents » ou « feu de saint Antoine » qui tua, en France, des centaines de milliers de nos ancêtres, et cela, jusqu’à la guerre de 1914. Il demeure une préoccupation majeure des céréaliers qui s’inquiètent de leurs récoltes à venir, car, si le désherbage avant semis réduit de plus de 50 % la présence de ce champignon, ils se demandent ce qu’ils feront sans glyphosate.
Si nos enfants ont la chance de découvrir, comme à Marseille, dans leur cantine scolaire, quelques chenilles dans les brocolis, ce qui contribue à leur apprentissage de la biodiversité, ils peuvent aussi être sujets de diarrhées, car, comme les produits « bio » sont moins protégés, ils sont aussi, par nature, plus facilement infectés. Ainsi, depuis le début de cette année, la DGCCRF a retiré des « laits éveil croissance nature » pour y avoir trouvé des moisissures ou, pour la même raison, des raisins « bio ». Les autres retraits de produits alimentaires de l’année étaient dus non pas à l’existence de toxines, comme dans le cas des produits bio, mais à des étiquetages incomplets ou à quelques rares infections microbiennes dans des produits surgelés de grandes surfaces plus préoccupées, semble-t-il, par la lutte contre les OGM et la valorisation des produits bio à forte marge que par la surveillance de la chaîne du froid de leurs magasins.
À Paris, plus de 25 % des habitants ne préparent plus jamais de repas
Les humains sont des omnivores, pouvant manger de tout, ils se méfient donc de ce qu’ils mangent. Jusqu’à une date récente, la question du choix des aliments ne se posait pas ou peu, car on déjeunait en famille et on mangeait comme « avant ». L’alimentation était donc réglée par des rites et des rythmes. Or, les uns et les autres se perdent. À Paris, plus de 25 % des habitants ne préparent plus jamais de repas et, pour les plus aisés, tout est accessible. L’inquiétude augmente alors avec la richesse du choix et les faiseurs de peur prospèrent sur un terrain réceptif : personne n’a envie de mourir pour avoir ingéré des traces de produits phytosanitaires ou respiré l’air des campagnes, voire celui des jardins publics, alors que l’on y pulvérisait l’un de ces produits.
Alors se brouille le sens des termes « naturel », « biologique », « toxique », « chimique », « synthétique », « artificiel », « local », voire « cancérigène » ou « neurotoxique », et se répandent les croyances aussi simplistes qu’infondées : c’est bon parce que c’est « naturel », ou « bio », ou « local ». Participent à cette désinformation des apôtres de la décroissance, des partisans d’un retour à la nature, des gourous, des sectes pseudoscientifiques, des marchands, et tout ce monde se retrouve bon an mal an, sous la bannière de l’écologie politique et de ses slogans, faisant croire à ceux qui connaissent mal la nutrition qu’il faut entrer chez un marchand de fruits et légumes comme dans une pharmacie et que les agriculteurs les empoisonnent. La « chimie » rôde ! Mais tout est chimique : l’eau, l’air, l’huile d’olive, le sucre de canne, les antibiotiques, l’aspirine, le glyphosate, le sulfate de cuivre…
Pour se protéger de leurs agresseurs, les plantes produisent des substances toxiques, naturelles donc, et cela en quantité. Il existe ainsi des dizaines de milliers de substances naturelles qui sont cancérigènes, d’autres, tout aussi nombreuses, sont neurotoxiques et d’autres encore reprotoxiques. Ainsi, Bruce Ames, célèbre toxicologue, a pu calculer en 1990 qu’un Américain ingérait chaque jour 1,5 g de toxines naturelles, mais 10 000 fois moins de traces de produits chimiques artificiels. Il remarquait ainsi que, « dans une tasse de café, la quantité de composés naturels cancérigènes pour les rongeurs est à peu près égale en poids à la dose de résidus de pesticides absorbée par un individu en un an ». Que le lecteur se rassure : ces proportions élevées dissimulent des doses très faibles et l’auteur de cet article continue de boire environ quatre tasses de café par jour ! Néanmoins, la chimie analytique est tellement précise que l’on peut mesurer des milliardièmes de grammes de toutes substances ; les faiseurs de peur s’en donnent alors à cœur joie pour indiquer que l’on a trouvé dans les cheveux d’enfants tel ou tel produit chimique de synthèse souvent dangereux à certaines doses, mais pas à l’état de traces.
Pas plus d’agriculture sans pesticides que de médecine sans médicaments
Certaines de ces toxines naturelles ont des effets bénéfiques. Le découvrant, les hommes ont voulu les extraire, puis les synthétiser (l’aspirine, par exemple), mais ils ne sont pas arrêtés là, car ils ont aussi recherché des substances nouvelles, artificielles donc, pour soigner les malades et accompagner les agriculteurs dans leur lutte contre les mauvaises herbes, les champignons, les insectes, les bactéries, les virus et autres ravageurs des cultures. Il n’y a pas plus d’agriculture sans pesticides que de médecine sans médicaments. Ainsi, l’agriculture « bio » utilise du cuivre, produit d’autant plus écotoxicologique qu’il s’accumule dans le sol. En outre, nous venons de le voir, ce n’est pas parce qu’un produit est « naturel » qu’il n’est pas dangereux, un pesticide reste un pesticide. Il en fut ainsi de la roténone extraite de plantes tropicales. Longuement utilisée en culture bio, elle est heureusement interdite depuis 2008, car elle avait une action destructrice sur les neurones et favorisait la maladie de Parkinson. Néanmoins, les techniques de l’agriculture biologique étant moins nombreuses que celles de l’agriculture raisonnée, elles laissent passer, paradoxalement, plus de toxines naturelles.
Dans la très grande majorité des cas, les doses de ces toxines naturelles ne sont présentes dans nos aliments qu’à l’état de traces infimes (le milliardième de gramme par kilo) et si, pour d’autres raisons, je n’en achète pas (ils sont onéreux), ces aliments ne me font pas peur. Mais que l’on cesse de clamer qu’un aliment est sain parce qu’il est « bio » !
Jean de Kervasdoué est ingénieur agronome. Il a été directeur général des hôpitaux et a publié en 2016 « Ils croient que la nature est bonne » (éd. Robert Laffont).
EU are doubling down on their commitment to Libra.
Will the stablecoin launch in the EU?
There isn’t a lot of clairty surrounding the coin at the minute.
The launch of Facebook’s Libra is being seriously looked into by the European Union as they are doubling down on their commitment to block the upcoming stablecoin given the fact that it could deem the project to present “unmanageable or excessive risks.”
Earlier this week a draft document was set to be on the table for discussion at a meeting of European Union’s finance ministers for Friday just gone. Such a document states that “all options should be on the table”. This isn’t limited to just the impediment on the stablecoins very development.
An impossible decision
Prepared by Finland, the document is an original text, which currently holds the six-month rotating presidency of the European Union Council, according to CT.
“Beyond emphasizing that preventing the project’s development remains a possible measure, the document states that Libra and similar initiatives “should not begin operation in the EU” until all challenges and risks have been identified and tackled.”
The document highlights that currently, the lack of ironclad clarity surrounding Libra “makes it impossible to reach definitive conclusions on whether and how the existing EU regulatory framework applies.”
Regulators and lawmakers within the EU have got to act now and quickly but should evenly allow for any new rules being based on ‘sound evidence’ and ‘general principles’ that it would apply to all prospective global stablecoins according to the document.
The president of Romania’s Fiscal Council, Daniel Daianu spoke in an interview earlier this week on Wednesday and classed the Facebook stablecoin as a very dangerous asset, noting that these kinds of entities “are part of the logic of those who believe that there is a need for parallel markets, the disappearance of central banks […] The financial crisis ruined the reputation of governments and central banks, and some think we need other currencies, parallel circuits, non-hierarchical structures […] It is not by chance that libertarians are so attached to this vision.”
Par Sabine Syfuss-Arnaud et Pierre-Henri de Menthon
INTERVIEW CROISEE – Franziska Brantner, députée verte au Bundestag dialogue avec Thierry de Montbrial, fondateur de l’Institut français des relations internationales sur la place de l’Allemagne, trente ans après la chute du mur de Berlin.
De gauche à droite: FRANZISKA BRANTNER ET THIERRY DE MONTBRIAL
DOMINIK BUTZMANN/LAIF POUR CHALLENGES
Franziska Brantner, députée verte et étoile montante de la politique allemande, partage pour Challenges sa vision du monde avec Thierry de Montbrial, fondateur de l’Institut français des relations internationales.
Challenges – Que reste-t-il de l’enthousiasme de la nuit du 9 novembre 1989?
Franziska Brantner – Il reste encore des différences entre l’est et l’ouest. Certes il y a eu beaucoup d’échanges. Mais on a peu appris les uns des autres. Il y a même de la nostalgie de l’époque précédente. Nous demandons un vrai travail de transparence sur ce passé. Il ne faut pas laisser ce travail de mémoire et d’auto-réflexion à l’extrême droite. Pour beaucoup, la réunificationce sont les enfants qui partent et les petits-enfants qui vivent ailleurs. Le débat sur le devenir des êtres humains ne peut être résumé au taux de chômage aux centres-villes bien rénovés. N’oublions pas qu’il n’y a pas eu de mai 1968 chez nous.
Thierry de Montbrial – C’est un sujet tout à fait passionnant. La nostalgie? Une forme d’idéalisation qui est partout présente, particulièrement en Russie. Elle est liée aux difficultés objectives qui sont celles de l’adaptation à la mondialisation. Tout cela se conjugue.
Les Allemands peuvent-ils à nouveau être fiers d’eux?
The Libra cryptocurrency is very dangerous because it would break the monetary system almost irretrievably, as central banks would lose their effectiveness, said on Tuesday Daniel Daianu, the president of the Fiscal Council, cited by Agerpres.
“Cryptocurrencies are highly speculative financial assets, and assets such as Libra – whether they rely on a bunch of assets which are considered safe or on coins – are very dangerous because they are part of the logic of those who believe that there is a need for parallel markets, the disappearance of central banks. There is such a way of thinking. The financial crisis ruined the reputation of governments and central banks, and some think we need other currencies, parallel circuits, non-hierarchical structures. So the discussion is much deeper. It is not only about the monetary system. It is not by chance that libertarians are so attached to this vision. Those who reject central banks would like to return to the world of free-banking. That is why Libra is very dangerous, because it would target billions of users and in fact would almost inevitably fracture the monetary system and central banks would lose their effectiveness,” said Daniel Daianu in a speech at the Romanian Academy.
He also noted that central banks are already having difficulties in formulating and implementing their policies.
“For the future, if we put cryptocurrencies aside, which have to be very strictly regulated, I am for a very severe regulation of capital markets, of what is called the shadow banking sector. In the future, monetary policy will be a mix of a pragmatic inflation targeting and the control of monetary aggregates. Macro-prudential measures inevitably also mean the control of monetary aggregates, because we are trying to put a stop to the movement of money in the economy,” added Daianu.
Le mémorandum d’entente signé, mardi à Abou Dhabi, entre l’Agence marocaine pour l’énergie durable (Masen) et l’Organisation des Nations Unies pour le développement industriel (ONUDI), constitue un nouveau jalon dans les démarches entreprises par le Maroc pour le succès de la coopération Sud-Sud- au niveau africain, a assuré le PDG de Masen, Mustapha Bakkoury.
Ce mémorandum d’entente se veut également l’incarnation de la vision de développement au profit de l’Afrique et des pays qui entretiennent des relations distinguées avec le Royaume sur les plans économique et social, a-t-il déclaré à la MAP.
Cet accord est de nature à élargir les perspectives de partenariat aux niveaux national et continental, d’autant plus qu’il permettra à plusieurs pays africains de bénéficier de projets conjoints avec l’ONUDI, afin de permettre le transfert des expertises et appuyer certains pays dans l’élaboration de leurs propres stratégies, ainsi que de favoriser les innovations pour le développement de nouveaux projets relatifs à l’énergie solaire ou éolienne, a-t-il expliqué.
Il a, dans ce contexte, souligné que ce mémorandum d’entente est de nature à consolider la coopération avec l’ONUDI, qui a débuté à l’occasion de la COP22, dans le cadre des objectifs de l’organisation et conformément à la stratégie marocaine de développement des énergies renouvelables, notant qu’un premier projet de stockage de l’énergie solaire a été mis en oeuvre grâce à ce partenariat.
Selon lui, ce projet a permis à l’ONUDI d’accompagner, de près, la stratégie marocaine en matière d’énergie solaire et l’ambition royale de faire de ce secteur un levier du développement économique et social intégré du Royaume.
SPÉCIAL MUR DE BERLIN. Selon le porte-parole de l’Elysée de l’époque, ce sont les statures de Gorbatchev, de Bush, de Thatcher, de Mitterrand aussi, qui ont permis une sortie ordonnée de la guerre froide. Mais les vainqueurs ont raté l’intégration de la Russie. Entretien.
Seriez-vous d’accord pour dire que les pays de l’Est comme de l’Ouest ont réussi la sortie de la guerre froide, et raté la construction du monde d’après ?
Oui, les deux sont vrais. Il y a eu une gestion très intelligente et responsable de la fin de la guerre froide, en fait de la décomposition de l’URSS, qui a commencé bien avant l’ouverture du mur de Berlin. Mon souvenir de l’époque comme mon analyse a posteriori sont qu’il y a eu une vraie intelligence collective, même si chacun poursuivait ses propres fins : ça a été bien géré. En revanche après la fin de l’URSS, je pense qu’il y a eu une gigantesque occasion manquée, par les Occidentaux dans un premier temps, par la Russie ensuite.
La qualité des dirigeants de l’époque explique-t-elle la sortie réussie de la guerre froide ?
Je ne pense pas que les dirigeants font seuls l’histoire, mais il y a des moments où la personnalité des leaders est décisive, et c’est le cas ici. Pour des raisons propres à chacun. A commencer par Gorbatchev, il est trop oublié, et trop décrié en Russie. C’est un homme exceptionnel, d’un idéalisme confondant, pour un homme issu de ce système. Pensez qu’il a décidé vers 1986 ou 1987 de ne plus employer la force pour maintenir les régimes au pouvoir en Europe de l’Est, alors qu’il y avait encore quelque 300 000 soldats soviétiques dans la seule RDA ! C’est une décision géante ! Bien sûr, il a sous-estimé les conséquences de ses décisions, y compris pour lui. Vers 1988, il a commencé à dire à Mitterrand […]
Emmanuel Macron, lors de sa conférence de presse en Chine, a considéré la 5G comme un élement de souveraineté. Si le pays est en avance sur les tests réalisés dans les villes, il ne l’est pas sur l’attribution de la fréquence. Pour suivre le rythme de certains de nos voisins, il faudra s’activer. Que va changer la 5G dans la vie quotidienne ? Quels sont les avantages de cette technologie ? – Avec: François Barrault, président de l’Idate. – 12h l’heure H, du mercredi 6 novembre 2019, présenté par Hedwige Chevrillon, sur BFM Business.
Un entretien majeur avec ceux qui font l’actualité, par Hedwige Chevrillon.
Tidjane Thiam, directeur général du Credit Suisse. Crédit photo : WPC.
Le PDG du Credit Suisse, Tidjane Thiam, est optimiste face à la Chine et voit des opportunités lorsque son économie passe à une économie axée sur le consommateur – la rendant « moins sensible » au commerce.
« Nous avons des attentes très positives sur la Chine à long terme », a-t-il déclaré lors de la conférence sur l’investissement organisé par le Credit Suisse en Chine à Shenzhen mercredi. « Nous pensons que les fondamentaux qui ont conduit la croissance de la Chine depuis tant d’années sont intacts. »
« Le modèle chinois est en train de passer d’un modèle manufacturier axé sur l’exportation à une économie nationale davantage axée sur le consommateur, qui sera également moins sensible aux problèmes tels que le commerce », a ajouté Thiam. et la technologie comme deux secteurs dans lesquels il croit.
La Chine est actuellement aux prises avec un différend commercial avec les États-Unis, ce qui a amené les deux parties à imposer des droits de douane sur des marchandises représentant des milliards de dollars. Les deux plus grandes économies mondiales tentent actuellement de conclure un accord commercial de «phase un», qui n’a pas encore été signé.
Au milieu de ces tensions commerciales, les tarifs douaniers ont touché les exportations de la Chine et son économie a de plus en plus décliné. Le pays a annoncé que son PIB au troisième trimestre avait augmenté de 6% plus lentement que prévu. Son PIB a fortement chuté depuis le premier trimestre de 2018, lorsque la guerre commerciale a commencé.
L’avantage est énorme … Nous investissons et continuerons d’investir à long terme pour soutenir l’économie chinoise.
Tidjane Thiam, CEO du Credit Suisse
Le secteur financier est «clé»
Le secteur financier a un « rôle clé » à jouer dans la transformation de l’économie chinoise, a déclaré Thiam.
« Prenons l’exemple des retraites … une opportunité énorme. À mesure que le filet de sécurité sociale se développe, les actifs du secteur des retraites vont fortement croître avec le vieillissement de la population », a-t-il déclaré, ajoutant que le Credit Suisse était en » la plus grande coentreprise de gestion d’actifs du pays avec la banque publique chinoise ICBC.
« Nous estimons que la patience et la conviction que nous avons eues à l’égard de l’économie chinoise sont récompensées. L’avantage est énorme … Nous investissons et continuerons à investir à long terme pour soutenir l’économie chinoise », a-t-il déclaré. .
Beijing a déclaré vouloir ouvrir son secteur financier à davantage d’investissements étrangers et permettre aux entreprises étrangères de faire face à la concurrence sur un pied d’égalité avec leurs entreprises nationales.
L’année dernière, les actions A chinoises – des actions libellées en yuan exprimées en Chine continentale – ont été incluses dans l’indice MSCI Emerging Markets. MSCI a quadruplé la pondération des actions A cette année.
Cette année également, les obligations chinoises ont été incluses dans l’indice Bloomberg Barclays, largement suivi.
Ces développements devraient générer des milliards de dollars de nouvelles entrées étrangères dans l’économie chinoise.
Portrait de Renaud Girard, journaliste et grand reporter au Figaro. Rappelons qu’il co-signe avec un philosophe le livre « Que reste-il de l’Occident ? », aux Editions Grasset. | Crédit photo : Jean-Christophe MARMARA/Le Figaro
Donald Trump n’a peut-être pas suffisamment réfléchi avant de prendre sa décision historique du 6 octobre 2019. Ce jour-là, après s’être entretenu au téléphone avec le président de Turquie,il décida de retirer du nord de la Syrie les troupes américaines qui épaulaient les FDS (Forces démocratiques syriennes), composées très majoritairement d’unités kurdes mais aussi d’unités arabes, dont la moitié sont chrétiennes syriaques. Trump donna aussi un blanc-seing à Erdogan pour se constituer une «zone de sécurité» de trente kilomètres de profondeur dans le territoire syrien. Ni le lâchage abrupt d’un partenaire régional qui lui avait permis de démanteler l’État islamique, ni la goujaterie de ne pas prévenir ses alliés français et britanniques (qui avaient envoyé des forces spéciales dans les bases américaines du Kurdistan syrien) n’embarrassèrent le président des États-Unis. Pour lui les choses étaient simples: l’Amérique devait cesser de jouer au policier du Moyen-Orient, région compliquée […]
Dans un entretien accordé à France 24, le ministre des Affaires étrangères espagnol, le Catalan Josep Borrell, revient sur les manifestations indépendantistes et les violences qui ont suivi la condamnation par la Cour suprême de neuf leaders séparatistes à des peines de prison le 14 octobre. Il affirme par ailleurs que les socialistes, s’ils arrivent en tête des législatives de dimanche 10 novembre, excluent toute « grande coalition » avec la droite pour gouverner.
Une émission préparée par Narimène Laouadi et Morgane Minair.
PARIS, 5 novembre (Xinhua) — L’Exposition internationale des importations de Chine (CIIE) « est la seule et unique exposition de ce type de produits d’importation dans le monde » et « c’est très important » pour le pays asiatique, « parce qu’elle est un bon signe que la Chine s’ouvre à l’économie mondiale », estime Jean-Paul Agon, le PDG de L’Oréal, dans une interview exclusive récemment accordée à Xinhua à Paris.
La 2e edition de la CIIE se tient du 5 au 10 novembre à Shanghai et de nombreuses entreprises françaises renommées y sont inscrites. Pour L’Oréal, il s’agira de sa deuxième participation. Le groupe présentera cette année des produits hauts de gamme, des technologies de la beauté ou encore des essais proposés au public chinois en lien avec le développement durable.
La CIIE a pour objectif « bien sûr d’offrir aux consommateurs chinois le meilleur de toutes les inventions, marques et produits du monde entier », mais ça marche dans le même sens aussi pour L’Oréal, note M. Agon.
Ainsi, « l’année dernière, nous avons été la première entreprise à signer un accord pour participer à la CIIE (…) Un total de plus de 500 produits ont été présentés, ce qui a été un grand succès. Cette fois encore, nous avons été les premiers à nous inscrire à nouveau et nous apportons plus de 1.000 produits ».
Selon le PDG, « la Chine est un marché très important en termes de volume global ». Se souvenant de ses débuts à la filiale de L’Oréal en Chine en 1997, il note : « En vingt ans, nous avons pu faire de la Chine le deuxième plus grand marché de L’Oréal dans le monde ».
Personnellement, M. Agon se dit convaincu que la Chine deviendra très bientôt le premier marché mondial de la beauté pour son entreprise.
Le groupe L’Oréal n’est qu’un des nombreux exposants français puisque qu’ils sont 78 à avoir confirmé à ce jour leur présence à Shanghai cette année. Comme le dit M. Agon, un marché chinois ouvert attire fortement les multinationales.
Cette année marque le 55e anniversaire de l’établissement des relations diplomatiques entre la Chine et la France. Le président français Emmanuel Macron effectue une visite d’Etat en Chine du 4 au 6 novembre, avec notamment un passage à la CIIE.
En tant que l’une des premières entreprises françaises à entrer sur le marché chinois, L’Oréal a la chance d’être un témoin et un bénéficiaire de l’ouverture et du développement de ce pays, estime Jean-Paul Agon.
« En fait, nous avons toujours été intégrés dans les relations franco-chinoises et nous ferons tout ce qui est en notre pouvoir afin de favoriser la coopération économique et commerciale entre les deux pays », conclut-il.
Political scientist Volker Perthes on the American strategy in the nuclear row with Iran, the prospects for a regime change and the question of whether Europe can still salvage the deal. Interview by Paul-Anton Kruger
The Europeans have rejected the ultimatum from Iranian President Hassan Rohani, giving them 60 days to implement their promises to protect Iran from U.S. sanctions. Brussels says if Iran is no longer willing to honour to its commitments, EU sanctions will also be inevitable. Is this the beginning of the end of the nuclear deal?
Volker Perthes: It does rather look as if the American government has managed to ruin the nuclear deal. The Europeans and also the Russians and the Chinese have tried to uphold it. It must also be said: the Iranians have also tried to uphold it and fulfilled their obligations. But the moment Iran starts reneging on particular commitments in relation to its nuclear programme, the agreement is no longer of interest to the Europeans.
Iran has accused the Europeans of not fulfilling their obligations to facilitate economic advantages for the country. Could the EU then fulfil these demands if it wanted to?
Perthes: The EU can do what it’s already started doing: it can tell businesses that European companies are not obliged or allowed to adhere to American sanctions. Unfortunately, however, this has no effect. They can say that it doesn’t sanction imports from Iran and allows banks to finance them. But it can’t force businesses to do this. The EU doesn’t have the means to do what the Iranians are hoping for, namely, secure their oil exports.
What the EU is working on is Instex, a kind of exchange mechanism aimed at facilitating trade with Iran without the need for transactions in U.S. dollars or Euros. But there is little hope that many companies will use this channel. The Americans will regard it as a bypassing of their sanctions and take the same action against participating companies as they would if these had purchased oil directly in Iran. In all of this it is absolutely essential that London, Paris and Berlin continue to represent a common stance. This also includes making it very clear to the U.S. that a policy that forces Iran out of the nuclear deal flies in the face of European interests.
But that also means that the American strategy of gradually hollowing out the nuclear deal and forcing Iran into a corner is working pretty well.
Perthes: Yes, unfortunately that is the case. The American strategy has paid off. And all that’s left for the EU are measures, to which the Iranians then say: those are just words. Not that words aren’t important. The Europeans could turn up the volume a little and explain to the Americans that they believe U.S. policy is nonsensical and dangerous and that it is important for us to maintain this deal, even though elsewhere we view Iranian policy just as critically as the United States.
Impending military escalation? A few days ago, the Pentagon moved the aircraft carrier USS Abraham Lincoln and a bomber squadron closer to Iran, arguing that it had indications that the country could attack U.S. troops. In addition, the American administration announced the relocation of the USS Arlington and a patriot system to the region
If Iran loses its oil revenues and can no longer import consumer goods, this will result in significant economic and social upheaval in Iran, of the kind that cannot be in our interests.
The U.S. government says the sanctions are proving effective. They have meant that Iran has had to reduce its defence budget and that of the Revolutionary Guard, and that militias and allies controlled by Iran are now receiving less money. Does Trump have greater leverage to force Iran to give in?
Perthes: Washington has greater leverage and is indeed managing to restrict the flow of money into Iran and thereby limit the government’s room for financial manoeuvre. Of that there is no doubt. The question is whether this will actually result in a change in behaviour – for example Iran seeking talks with the United States. Iran will not negotiate its own surrender. I donʹt believe the Americans will succeed in persuading Iran to fundamentally change its policy and the nature of its regime, by responding for example to the twelve demands formulated by Secretary of State Mike Pompeo.
Les discours sur la diversification restent peu suivis d’effets, alors qu’il existe pourtant un moyen astucieux de tenir parole sans changer de trottoir : faire monter en puissance d’autres richesses issues des entrailles de la terre
Qu’est-ce qui peut vraiment développer un pays ? À écouter les théoriciens de tout poil, il est difficile de se faire une religion dans un kaléidoscope de recommandations parfois contradictoires. Si l’on peut se réjouir du recul de l’économisme, cette propension à lier le « bonheur » social strictement à des objectifs économiques quantifiables, faisantfi de facteurs immatériels tels que la culture et les plaisirs de l’esprit, il est malaisé d’y renoncer et d’en exempter ceux qui nous gouvernent, pour des raisons évidentes de comptes à rendre…
Alors, qu’est-ce qui produit du vrai développement économique ? Finalement, c’est bien l’emploi, massif et généralisé, résultante d’une chaîne complexe de conditions réunies. Pas l’investissement tout seul : certains capitaux utilisent les pays africains comme de simples mères porteuses dont les fruits sont aussitôt réexportés sans impact significatif pour eux. Ni même la simple croissance, dont la variante « sans emploi » est bien connue. Pour créer du développement, la solution de lancer de grands travaux d’infrastructures a bien quelques résultats, mais ils restent éphémères dans un environnement de chaînons manquants essentiels.
Les atouts de l’Afrique ? Encore et toujours son sol et son sous- sol. Le cas du pétrole ne s’est certes pas révélé probant – lorsqu’il n’a pas carrément fait figure de malédiction. Mais si l’on cessait d’adorer l’or noir comme un veau d’or et de lui sacrifier tout bon sens ? Les discours déterminés sur la nécessaire diversification, notamment dans le secteur agricole, restent peu suivis d’effets dans les pays concernés, alors qu’il existe pourtant un moyen astucieux de tenir parole sans changer de trottoir : faire monter en puissance d’autres richesses issues des entrailles de la terre. Pour une liste impressionnante de minerais, le continent africain reste dans le peloton de tête des réserves connues.
L’Afrique centrale en est une illustration accomplie. En zone Cemac, cinq pays sur six s’enorgueillissent de produire du pétrole. En termes de revenus par habitant, la sous-région est pourtant à la traîne par rapport à des zones nettement moins nanties. Le dividende pétrolier n’a pas seulement failli à entraîner une amélioration collective des niveaux de vie ; il est également voué à un rôle encore plus limité dans l’avenir avec la baisse prévisible des explorations, mais surtout avec le tournant énergétique dont la tendance historique consiste à réduire la part des hydrocarbures. Alors pourquoi continuer à s’accrocher au pétrole comme à une bouée percée quand d’autres produits miniers peuvent rapporter autant ?
Tout en gardant en ligne de mire l’impératif de s’industrialiser, certaines études mettent de nouveau à l’honneur ce qui peut apparaître comme une étape immédiate : « tirer le maximum » des ressources minières, dont les cours continuent leur embellie depuis au moins deux décennies.
En fait, il ne s’agit plus d’opposer la production de matières premières et le développement industriel, doctrine qui semblaitfiger les rôles, réduisant notre continent à un simple réservoir de minerais dans lequel d’autres régions du monde pouvaient puiser pour assurer leur prospérité ; certains spécialistes nous rappellent aujourd’hui que la plupart des nations industrialisées – États-Unis, Canada, Norvège, Australie… – ont d’abord été des exportateurs de matières brutes. L’un n’empêche donc pas l’autre. Intéressant, n’est-ce pas ? De plus, comme on a pu voir une baisse constante des prix des produits manufacturés au bénéfice des matières premières, certains dogmes ont fléchi…
L’initiative du Tchad de dresser son inventaire minier va donc clairement dans le bons sens. C’est un projet estimé à plus de 20 millions d’euros et visant cinq régions du pays. Il devrait se focaliser sur une surface de 85 000 km2 et s’appuyer sur l’expertise de géologues tchadiens… Ayant pris conscience de ne pas être un « pays pétrolier », mais seulement un pays qui a du pétrole, le Tchad tâche de rectifier le tir.
Au Cameroun voisin, où le pétrole reste le principal contributeur au budget de l’État, les activités d’exploration lancées il y a quelques années ont révélé de potentiels gisements de bauxite de plus de 700 millions de tonnes, ce qui pourrait engendrer une production annuelle d’alumine représentant 30 % de ses exportations à moyen terme. Il est également question de consolider la production d’or et de diamants en faisant migrer ses pans artisanaux et informels vers le secteur formel…
Dans l’absolu, les projets d’exploitation minière pourraient placer le Congo-Brazzaville parmi les principaux producteurs de fer du monde dans une décennie. Une évolution similaire est possible avec les engrais (potasse et phosphates) grâce à des coûts mondiaux particulièrement faibles. Sans parler des gisements appréciables de polymétaux non ferreux (cuivre, zinc, plomb).
Le secteur minier du Gabon est encore principalement centré sur l’exploitation du manganèse, les autres ressources naturelles du pays n’étant pas encore exploitées (voire connues), à exception de l’or. La RCA n’est pas vraiment plus avancée, en dépit de son plan minier national qui a identifié au moins 470 indices minéraux, constitués de substances énergétiques, non métalliques, de métaux non ferreux, de diamants et d’or.
Le pays est certes connu pour sa production de diamants d’une qualité exceptionnelle (notamment par des anecdotes impliquant l’ancien « empereur » Bokassa et le président français Giscard d’Estaing), mais peu savent que la quasi-totalité des 500 000 carats annuels sont exploités de manière artisanale. Et ce bref aperçu ne tient pas compte de toutes les matières considérées comme stratégiques (indispensables notamment à l’électronique et à la défense) qui sommeillent encore sous terre.
L’heure du réveil semble sonner à nouveau…
Article de Marie-Roger Biloa, paru en automne 2018 dans plusieurs publications, dont « nouvelhorizon.sn ».
CHRONIQUE. Toutes les semences modifiées sont-elles dangereuses ? Le mécanisme de transmission du patrimoine génétique est déjà producteur de diversité !
Par Jean de Kervasdoué
Publié le | Le Point.fr
La très grande majorité de ceux qui connaissent la génétique non seulement ne s’oppose pas, sous certaines conditions, à la diffusion de plantes ou d’animaux génétiquement modifiés, mais y voie au contraire la prometteuse solution à de nombreuses questions d’agronomie, dont le moindre recours aux produits phytosanitaires ; autrement dit, et très sérieusement : si on craint les pesticides, on doit être pour les OGM.
La population ne partage pas ce point de vue. Ainsi, à un récent déjeuner d’un colloque scientifique, une des organisatrices voyant des gâteaux dont le glaçage ne devait pas grand…
Inequality is back at the forefront of economic policy debates, for good reason. A wealth tax is no panacea, and not even an ideal response to growing inequality at the top. But absent a better alternative, it can serve as a reasonable second-best policy.
WASHINGTON, DC – In 1990, 12 advanced economies had a tax on household wealth. Now only four do, after French President Emmanuel Macron scrapped his country’s version in 2017. Yet, a fierce debate has erupted in the United States over the proposal by Senator Elizabeth Warren, a leading Democratic presidential candidate, to introduce a tax of 2% on the wealth of “ultra-millionaires” (and 3% on that of billionaires).
In a new book, economists Emmanuel Saez and Gabriel Zucman of the University of California, Berkeley, who have advised Warren, claim that her tax would tackle growing wealth concentration in the US and yield some $250 billion per year, or 1.2% of GDP. But critics such as Larry Summers, a former US Secretary of the Treasury under President Bill Clinton, and Greg Mankiw, who served as President George W. Bush’s chief economic adviser, argue that a wealth tax would yield little revenue, distort investor behavior, and fail to curb the billionaires’ power. The ongoing controversy over the wealth tax is bound to be a defining one for the Democrats.
The starting point of this debate is fairly clear. As Lucas Chancel of the Paris School of Economics noted at a recent conference on combating inequality organized by the Peterson Institute for International Economics, the increase in wealth concentration is unmistakable, at least in the US. According to Saez and Zucman, the top 1% of US households now own 40% of the country’s wealth, while the bottom 90% hold only one-quarter. Since 1980, the 1% and the 90% have traded places.
Economists are generally reluctant to make normative judgments about wealth inequality, because theory does not provide them with a proper yardstick for doing so. If innovators become immensely rich, it is presumably because their innovation was immensely valuable – in which case their wealth is deserved – or because they have managed to turn their idea into a monopoly rent, which should be addressed via competition policy, not taxation. Although many economists advocate curbing Amazon’s growing monopoly power, for example, most do not propose taxing away the value of Jeff Bezos’s innovation.
Furthermore, wealth taxation itself gives rise to disputes. As Mankiw suggests, consider two high-flying professionals with comparable incomes but different lifestyles. Why should the one who saves and invests be taxed more than the one who uses a private jet to go skiing? Surely, the saver contributes more to collective wellbeing; if anything, the tax burden should fall on the skier.
For that reason, many economists advocate a combination of a progressive income tax and an inheritance tax, rather than a tax on wealth. But there are two problems with this idea. The first is that many of the super-rich have little income. As Saez and Zucman point out, Warren Buffett and Mark Zuckerberg earn little more than they spend. Their wealth increases as a result of capital gains, not saved income. And because such gains are taxable only when the corresponding assets are sold, their annual increase in wealth essentially escapes taxation.
The second obstacle is that inheritance tax is politically toxic. Opinion polls consistently show that while economists love the idea, most voters hate it. Politicians understandably tend to steer clear of what most voters reject.
But if the income tax does not apply to capital gains and the estate tax does not redistribute wealth when someone dies, wealth inequality is bound to increase further. Some will say there is nothing wrong with that, provided capital is put to productive or collectively beneficial use. In Germany, for example, private companies are exempt from inheritance tax so that family-owned Mittelstand firms – which are essential to the country’s prosperity – can be transferred to the next generation.
However, a society of heirs in which a person’s lifetime labor income matters less than the capital they inherit from their parents is morally indefensible, unlikely to be politically sustainable, and may not be economically efficient. Heirs are often poor managers and poor investors.
True, a wealth tax does not come without difficulties. How, for example, should a start-up founder be taxed when their firm has a market value but is yet to generate any income? Should he or she pay the government in shares? And in Europe, which lacks a harmonized tax regime, how can national authorities cope when rich people can simply move to another country? Designing a fair and efficient wealth tax is bound to be more complicated than its proponents typically claim.
At least one thing is clear: the European wealth taxes of the past are not examples to follow. They kicked in at far too low a threshold – €1.3 million ($1.5 million) in the case of France’s impôt de solidarité sur la fortune – and were riddled with loopholes as a consequence. In the French case, a business owner was exempt as long as he or she did not sell the company. That led to successful serial start-up founders being taxed while sleepy entrepreneurs were not. And whereas a moderately wealthy French household’s financial portfolio could easily generate a negative after-tax return, the effective tax rate on the wealth of the country’s 100 richest individuals was a ridiculously low 0.02%.
As Saez and Zucman argue, a wealth tax should treat all assets equally and have a high enough threshold. Warren is proposing a 2% tax on wealth above $50 million. The equivalent threshold in Europe would probably be lower, but certainly not low enough to satisfy Thomas Piketty, who proposes in his latest book a 5% annual tax on wealth of €2 million. Whereas Warren wants to reform capitalism, Piketty would like to end it and eradicate private property as we know it.
Inequality is back at the forefront of economic policy debates, for good reason. A wealth tax is no panacea, and not even an ideal response to growing inequality at the top. But absent a better alternative, it can serve as a reasonable second-best policy. At the very least, the idea does not deserve to be banished as a heresy.
The call followed a similar movement denouncing the participation of a former Israeli official at the 12th annual World Policy Conference (WCP) in Marrakech.
Rabat – The Moroccan campaign to boycott Israel (BDS Maroc) has called on the youth to abstain from participation at the fifth Forum of Young Leaders, a symposium that will take place in Essaouira from November 15-17.
The condemnatory statement came in response to the possible participation of Israeli youth at the event.
BDS described the move as a “clear normalization [with Israel] and an attempt to show the state of occupation and colonial-Israeli settlement as a natural partner in a forum.”
The campaign emphasized Morocco’s solidarity with the Palestinian people, emphasizing that the “majority of our people absolutely reject normalization” with Israel.
The event is sponsored by the French embassy in Morocco in collaboration with the French Institute.
The movement said that it is the “first time that the French embassy invited Israel to participate in the form.”
The French embassy in Israel shared a statement in September, calling on Israeli youth, who understand French to apply to participate in the Euro-Mediterranean Young leaders.
Morocco World News contacted the French Institute in Rabat for confirmation of Israeli participation at the event. The institute has not yet responded.
BDS strongly criticized the French embassy, condemning Israeli violations against Palestinians.
“We denounce the fact that the French Embassy seeks to host Israeli youths in Morocco, since the position of the Maghreb people in general, especially the position of Moroccan people has been consistent with” the Palestinian cause.
The call to boycott the event follows a statement of condemnation from the Moroccan Observatory for Anti-Normalization with Israel in October when former Israeli Minister of Interior Meir Sheetrit who took part in the 12th annual World Policy Conference in Marrakech.
The observatory argued in a statement that “Zionists started considering Morocco as a paradise of normalization.” The statement criticized the Moroccan government for the “intentional confusion between Moroccans” and “the Moroccan diaspora in Israel.”
Morocco is among the Arab countries that have expressed their steadfast support for the Palestinian cause.
In September, Head of Government Saad Eddine El Mothani reiterated Morocco’s position, emphasizing that the country and King Mohammed VI confirmed their “clear position that all attempts to undermine the status of Jerusalem are unacceptable.”
Morocco is also one of the countries that rejected the US “Peace Plan” known as the deal of the century.
In letters and statements from King Mohammed VI, Morocco has officially “expressed rejection for the deal of the century once and for all,” El Othmani clarified.
manifestations qui secouent Hong-Kong ont été évoquées par des responsables chinois au congrès de l’Ifri. (Photo AFP)
Tous les ans à l’automne se tient le Congrès de l’Ifri (Institut français des relations internationales) sous l’impulsion de Thierry de Montbrial. Pour cette 12e édition, qui s’achevait il y a une dizaine de jours à Marrakech, les évènements de Hong Kong comme l’imprévisibilité de Donald Trump ou encore les convulsions du Moyen-Orient étaient au menu.
On ne saurait dire si la «World Policy Conference» est à la géopolitique mondiale ce qu’est Davos aux milieux d’affaires internationaux. Mais dans ce club anglais, qui est aussi un club des ex, mené à la baguette par l’ancien créateur du Centre d’analyse et de prévisions du Quai d’Orsay avec beaucoup de flegme et d’humour, on croise d’anciens gouvernants, conseillers du prince, industriels ou maîtres-espions heureux de se retrouver pour échanger à la tribune ou en coulisses.
Cette année, les Chinois ont fait grande impression en évoquant la situation à Hong Kong de façon directe (ce qui n’est guère dans leurs habitudes) et parfois brutale. En gros, ils considèrent que l’ancienne colonie britannique n’a pas plus de pouvoir que la ville de Paris ou Londres et qu’après la crise des gilets jaunes, ils n’ont pas de leçons à recevoir des Français en matière de répression des manifestants. Une prestation chinoise jugée arrogante par certains ou simplement réaliste par d’autres en indiquant qu’il ne fallait pas leur marcher sur les pieds.
« L’Europe conduite à subir »
Pour sa part, Emmanuel Macron ayant compris la nécessité de ne pas pousser les Russes dans les bras des Chinois, les Européens qui l’approuvent espèrent une avancée des discussions avec Moscou sur le Donbass, cette zone frontalière à haute tension entre l’Ukraine et la Russie. Tout comme une ouverture de pourparlers sur le Moyen-Orient. Pas d’inquiétude, selon Artem Malgim, vice-recteur à Moscou de l’université MGIMO : « Il n’y a que vous qui pensez en termes de condominium russo-chinois. Nous sommes vraiment distants de Pékin ». Ce à quoi l’ancien ministre français des Affaires étrangères, Hubert Védrine, réplique : « Dans l’idéal, l’Europe ne devrait pas avoir à choisir entre les États-Unis et la Chine, mais adopter sa propre position. Toutefois, si elle n’y arrive pas, elle sera conduite à subir ».
On en revient toujours à la realpolitik de Donald Trump qui se comporte comme un éléphant dans un magasin de porcelaines, fragilise les alliances et le système multilatéral, même si la politique américaine traduit une certaine forme de continuité. Mais les masques sont tombés. « Contrairement à ses prédécesseurs, dont Obama, Trump fut le premier à dire aux Chinois : arrêtez de voler nos technologies », le défend Renaud Girard, grand reporter au Figaro que l’on prendrait volontiers pour un diplomate. John Sawers, ancien patron du MI6, le service de renseignement britannique, physique à la James Bond, complète : « Obama était tellement intellectuel qu’il avait du mal à prendre des décisions. Trump les prend sans réfléchir ».
« Course contre la montre »
Autre question abordée : pourquoi l’Europe reste-t-elle les bras ballants devant cette tentative systématique de pilonner les institutions internationales, dont l’Onu, à laquelle elle ne tente pas de faire contrepoids ? « Parce que l’affrontement americano-chinois arrange les Européens », poursuit Sawers qui pense que malgré ses efforts méritoires, l’influence de Macron est nulle. Sachant que le rêve de Vladimir Poutine serait que le président Erdogan abandonne l’Otan !
Parmi les anecdotes de cette 12e conférence : le « débarquement » impromptu par le « Palais » du patron des patrons marocain, l’ancien ministre des Affaires étrangères qui avait commis l’erreur d’évoquer la situation algérienne, sujet hautement tabou. Ou encore le dîner sous la présidence du Rwandais Paul Kagamé, au physique de héron, dictateur accompli ayant fait de son pays une start-up admirée dans toute l’Afrique. Ou toujours le débat sur le réchauffement climatique entre le président du Conseil constitutionnel, Laurent Fabius, évoquant une « course contre la montre », et le président de Total, Patrick Pouyané, lui répliquant qu’il est « impossible de stabiliser la croissance énergétique avec une population qui croît ». Fabius qui n’aime guère la contradiction, en aurait été agacé.
The former president, Salaheddine Mezouar, resigned as president of the General Confederation of Moroccan Enterprises on October 13, after his controversial statements about Algeria.
Rabat – The administration council of the General Confederation of Moroccan Enterprises (CGEM) has elected Mohamed Bachiri as acting president. The election took place at the CGEM headquarters, in Casablanca on October 28.
Bachiri is the General Manager of Somaca, a Moroccan car manufacturing company owned by French Renault. He previously served as the president of sectoral dynamics committee within CGEM.
The election of an acting president comes after the resignation of CGEM’s former president, Salaheddine Mezouar. Mezouar stepped down from the presidency after his controversial statements about Algeria drew criticism.
Speaking at the 12th annual World Policy Conference (WCP) in Marrakech, on October 12, Mezouar expressed support for the Hirak (protest) movement in Algeria, emphasizing that such political protests “bring hope” to the region.
On October 13, the Moroccan Ministry of Foreign Affairs described Mezouar’s statement as “irresponsible.” Mezouar presented his resignation from chairing CGEM on the same day.
CGEM’s administration council also decided to elect the next president during a general assembly on January 22, 2020. The new president will chair the confederation for the next three years.
The council will accept applications for the position from October 31 to December 13. On December 16, the council will announce its initial shortlist.
The election of Bachiri as acting president did not meet any objections.
Bachiri said that he is “very honored for being designated for this responsibility” and that he is “aware of its importance.”
Le Conseil d’administration de la Confédération générale des entreprise du Maroc (CGEM) a désigné, ce lundi 28 octobre, un nouveau président par intérim, en remplacement du président démissionnaire, Salaheddine Mezouar.
Mohamed Bachiri, DG de la Somaca et président de la commission Dynamique sectorielle au sein de la CGEM, a été désigné, lundi 28 octobre, en tant que président par intérim de la confédération.
Sa désignation a eu lieu, au siège de la CGEM, par le Conseil d’administration. Elle semble être passée sans heurt.
La nomination de Bachiri intervient suite à la démission de Salaheddine Mezouar à cause de ses propos sur l’Algérie.
Salaheddine Mezouar avait démissionné de la présidence de la CGEM, suite à ses propos tenus sur la situation en Algérie lors de la «World Policy Conference de Marrakech».
Un communiqué du gouvernement, tombé le dimanche 13 octobre, l’avait recadré. Suite à quoi, Mezouar a présenté sa démission.
Le même conseil a également décidé de la date de tenue de la prochaine élection du nouveau président de la CGEM. Ce sera le 22 janvier prochain lors d’une assemblée générale élective. Les candidatures sont ainsi ouvertes du 31 octobre au 13 décembre prochain. Elles devront être validées ou rejetées le 16 décembre par le conseil précité.
Togo Shiraishi and Maily Pene-Lassus, Nikkei staff writers
CEO Pouyanne wonders if European products can be competitive in Asia
PARIS — French energy giant Total is not yet ready to participate in the Pan-European battery project for electric vehicles, the company’s chief executive said in an interview with the Nikkei Asian Review.
CEO Patrick Pouyanne’s decision will impact the project, which seems to have chosen Total subsidiary plants for pilot production in a market increasingly dominated by Asian companies, especially Chinese.
Pouyanne stressed: « For now, we are thinking about it along with other manufacturers. Decisions are not made yet. » The interview took place at the World Policy Conference from Oct. 12-14 in Morocco.
In 2017, the European Commission launched an initiative to develop its own EV batteries by gathering European companies’ technologies. The EU, led by France and Germany, plans to kick off production in France in 2022 and in Germany in 2024. The project is expected to cost 6 billion euros ($6.66 billion), including around 1.2 billion euros in governmental subsidies. Inspired by the success of aerospace multinational Airbus, the EU has dubbed the project the « Airbus of batteries. »
French Finance Minister Bruno Le Maire announced in September that the EU was expecting to set up a pilot plant in the Nouvelle Aquitaine region in southwestern France by the end of the year. While he did not offer specifics, France is expected to use the factories of Saft, Total’s wholly owned battery-making subsidiary. Total’s prudence may force the EU to think again on the project.
The automotive battery market, which is growing around 9% annually, is dominated by a handful of Asian companies. As of 2017, the market was led by China’s CATL, with a 16% share, Japan’s Panasonic, with 15%, China’s BYD, with 10%, and South Korea’s LG Chem, with 7%, according to Tokyo-based Techno Systems Research.
Patrick Pouyanné, CEO of Total
Pouyanne said it is « obvious » that China’s foothold in the market will grow in the future, helped by state support. « I believe the Chinese have used electric cars and batteries in order to take the lead of the global automotive industry, » he said.
Will the subsidies be enough to change the landscape? « We’ll see. We will answer when we will know how much they are [really] ready to give, » said Pouyanne. « The real question should not be answered by states. The real question is, ‘Do European manufacturers believe that batteries made in Europe can be competitive in China, in South Korea or in Japan?,' » he asked, hinting concern over the project.
As for the feasibility of production in 2022, Pouyanne said: « I don’t know. That’s the word of the minister. States are expressing ideas, and then it is manufacturers that must lead sustainable operations. »
Total is not alone. Germany’s Robert Bosch, the world’s biggest auto parts supplier, has already stopped producing its own EV batteries. Europeans have not forgotten the lessons of the solar panel industry, which has been taken over by Chinese players, despite considerable public support by European countries.
ECONOMIE – Suite au départ tonitruant du patron des patrons, il y a presque deux semaines, la CGEM s’est retrouvée face à une situation inédite à laquelle une réunion du Conseil d’administration (CA), ce lundi, a tenté de trouver une sortie.
Le choix de l’organisation qui oscillait, depuis quelques jours, entre deux options: un président par intérim ou un “comité de transition”, s’est finalement porté sur la 1ère option. C’est Mohamed Bachiri, directeur général de la Somaca, qui a été choisi par le CA pour occuper le poste de président de la CGEM pendant quelques semaines, en attendant la tenue de nouvelles élections. Bachiri, au sein de la CGEM, a assuré la fonction de président de la Commission solutions sectorielles.
Au cours d’une conférence de presse tenue par la CGEM à cette occasion, lundi soir, David Toledano, président de la Fédération des industries de matériaux de construction, qui a présidé ce CA, a annoncé que le lancement des appels à candidatures est prévu le 31 octobre. “La date limite de candidature sera le vendredi 13 décembre. Conformément aux statuts, moins de 5 jours après, se tiendra un CA, qui devra valider les candidatures”, a-t-il expliqué à la presse. Et d’ajouter que du 16 décembre au 22 janvier se tiendra une campagne électorale suite à laquelle sera désigné officiellement le nouveau président de la CGEM.
Pour l’instant, le président par intérim se dit “fier et ému” de sa désignation à la tête de la CGEM provisoirement. “C’est un honneur, pour moi”, a-t-il déclaré aux médias, soulignant qu’il “mesure toute la responsabilité qu’il y a derrière cette désignation”. Et de relever la priorité d’assurer “la cohésion de la famille de la CGEM” et de “faire prévaloir l’intérêt général et celui de nos entreprises”.
Plus de temps à perdre, Bachiri s’est engagé à s’atteler à sa tâche “dès demain”, a-t-il promis, estimant urgent que “la CGEM reprenne son fonctionnement normal dès demain”. Urgence dont les membres de la CGEM sont convaincus. “Nous étions dans une situation inédite” a estimé Safia Fassi Fihri, présidente de la Commission juridique. Et d’ajouter que les membres de la confédération s’en sont remis à la compétence générale du CA qui a décidé “la nomination d’une personne éligible”. “Les présidents de fédérations et de régions de la CGEM ne pouvaient pas pourvoir à ce poste, on a donc choisi notre président par intérim auprès des présidents de commissions ayant plus de trois ans d’ancienneté”, a-t-elle précisé.
Bachiri qui entame donc une mission décisive pour la CGEM a pris aussi un “engagement moral”: ne pas convoiter la présidence en janvier prochain. Toutefois, “après les prochaines élections, qui sait?”, plaisante-t-il. Suspense donc, jusqu’à fin janvier 2020.
Pour rappel, le 13 octobre dernier, le désormais ex-président de la CGEM, Salaheddine Mezouar, avait adressé, par mail, à l’ensemble de ses collaborateurs sa lettre de démission de ses fonctions à la tête du patronat. Une démission inattendue qui intervenait quelques heures après un recadrement cinglant de la part du gouvernement envers le patron des patrons, suite à des propos qu’il a tenus sur la situation actuelle en Algérie, à l’occasion d’une conférence organisée dans le cadre de la World Policy Conference à Marrakech.
WASHINGTON, DC – In 1990, 12 advanced economies had a tax on household wealth. Now only four do, after French President Emmanuel Macron scrapped his country’s version in 2017. Yet, a fierce debate has erupted in the United States over the proposal by Senator Elizabeth Warren, a leading Democratic presidential candidate, to introduce a tax of 2% on the wealth of “ultra-millionaires” (and 3% on that of billionaires).
In a new book, economists Emmanuel Saez and Gabriel Zucman of the University of California, Berkeley, who have advised Warren, claim that her tax would tackle growing wealth concentration in the US and yield some $250 billion per year, or 1.2% of GDP. But critics such as Larry Summers, a former US Secretary of the Treasury under President Bill Clinton, and Greg Mankiw, who served as President George W. Bush’s chief economic adviser, argue that a wealth tax would yield little revenue, distort investor behavior, and fail to curb the billionaires’ power. The ongoing controversy over the wealth tax is bound to be a defining one for the Democrats.
The starting point of this debate is fairly clear. As Lucas Chancel of the Paris School of Economics noted at a recent conference on combating inequality organized by the Peterson Institute for International Economics, the increase in wealth concentration is unmistakable, at least in the US. According to Saez and Zucman, the top 1% of US households now own 40% of the country’s wealth, while the bottom 90% hold only one-quarter. Since 1980, the 1% and the 90% have traded places.
Economists are generally reluctant to make normative judgments about wealth inequality, because theory does not provide them with a proper yardstick for doing so. If innovators become immensely rich, it is presumably because their innovation was immensely valuable – in which case their wealth is deserved – or because they have managed to turn their idea into a monopoly rent, which should be addressed via competition policy, not taxation. Although many economists advocate curbing Amazon’s growing monopoly power, for example, most do not propose taxing away the value of Jeff Bezos’s innovation.
Furthermore, wealth taxation itself gives rise to disputes. As Mankiw suggests, consider two high-flying professionals with comparable incomes but different lifestyles. Why should the one who saves and invests be taxed more than the one who uses a private jet to go skiing? Surely, the saver contributes more to collective wellbeing; if anything, the tax burden should fall on the skier.
For that reason, many economists advocate a combination of a progressive income tax and an inheritance tax, rather than a tax on wealth. But there are two problems with this idea. The first is that many of the super-rich have little income. As Saez and Zucman point out, Warren Buffett and Mark Zuckerberg earn little more than they spend. Their wealth increases as a result of capital gains, not saved income. And because such gains are taxable only when the corresponding assets are sold, their annual increase in wealth essentially escapes taxation.
The second obstacle is that inheritance tax is politically toxic. Opinion polls consistently show that while economists love the idea, most voters hate it. Politicians understandably tend to steer clear of what most voters reject.
But if the income tax does not apply to capital gains and the estate tax does not redistribute wealth when someone dies, wealth inequality is bound to increase further. Some will say there is nothing wrong with that, provided capital is put to productive or collectively beneficial use. In Germany, for example, private companies are exempt from inheritance tax so that family-owned Mittelstand firms – which are essential to the country’s prosperity – can be transferred to the next generation.
However, a society of heirs in which a person’s lifetime labor income matters less than the capital they inherit from their parents is morally indefensible, unlikely to be politically sustainable, and may not be economically efficient. Heirs are often poor managers and poor investors.
True, a wealth tax does not come without difficulties. How, for example, should a start-up founder be taxed when their firm has a market value but is yet to generate any income? Should he or she pay the government in shares? And in Europe, which lacks a harmonized tax regime, how can national authorities cope when rich people can simply move to another country? Designing a fair and efficient wealth tax is bound to be more complicated than its proponents typically claim.
At least one thing is clear: the European wealth taxes of the past are not examples to follow. They kicked in at far too low a threshold – €1.3 million ($1.5 million) in the case of France’s impôt de solidarité sur la fortune – and were riddled with loopholes as a consequence. In the French case, a business owner was exempt as long as he or she did not sell the company. That led to successful serial start-up founders being taxed while sleepy entrepreneurs were not. And whereas a moderately wealthy French household’s financial portfolio could easily generate a negative after-tax return, the effective tax rate on the wealth of the country’s 100 richest individuals was a ridiculously low 0.02%.
As Saez and Zucman argue, a wealth tax should treat all assets equally and have a high enough threshold. Warren is proposing a 2% tax on wealth above $50 million. The equivalent threshold in Europe would probably be lower, but certainly not low enough to satisfy Thomas Piketty, who proposes in his latest book a 5% annual tax on wealth of €2 million. Whereas Warren wants to reform capitalism, Piketty would like to end it and eradicate private property as we know it.
Inequality is back at the forefront of economic policy debates, for good reason. A wealth tax is no panacea, and not even an ideal response to growing inequality at the top. But absent a better alternative, it can serve as a reasonable second-best policy. At the very least, the idea does not deserve to be banished as a heresy.