INTERVIEW – L’ancien expert du Fonds monétaire international estime que la transition énergétique exigera de lever des impôts supplémentaires ou de couper dans certaines dépenses.
La récession dans laquelle plonge le Vieux Continent pourrait s’aggraver si un rationnement du gaz était instauré à la fin de l’hiver, s’alarme Olivier Blanchard. Ancien économiste en chef du Fonds monétaire international, coauteur de l’ouvrage Les Grands Défis économiques (PUF, 240 pages, 15 euros), avec le prix Nobel d’économie Jean Tirole, il prévient également : la tentation du protectionnisme industriel pourrait coûter cher aux pays industrialisés comme aux émergents.
L’Europe peut-elle encore éviter la récession ?
Probablement pas, et certains pays y sont sûrement déjà. D’abord, parce que le pouvoir d’achat a diminué en raison de l’augmentation du prix de l’énergie importée. Ensuite, parce que les incertitudes rendent les ménages plus prudents, et les entreprises plus frileuses. Cela pourrait être pire s’il y avait un rationnement du gaz à la fin de l’hiver. Pour le moment, la politique monétaire n’a pas encore joué un grand rôle.
Les banques centrales ne sont-elles pas en train de tuer la croissance en relevant leurs taux ?
Il faut d’abord rappeler que la zone euro importe une bonne partie de son énergie, dont les cours ont flambé. Pour faire face à cette hausse, les entreprises augmentent les prix, tandis que les salariés réclament des augmentations pour limiter leur perte de revenu. Mais les augmentations de salaire représentent une nouvelle hausse des coûts pour les entreprises, qui la répercutent en partie sur leurs prix, ce qui génère de nouvelles tensions sur les salaires, etc. C’est ce qu’on appelle « la boucle prix-salaires », qui peut conduire à une inflation plus élevée que l’inflation initiale.
Lisez l’interview d’Olivier Blanchard en entier sur le site du Monde.

PARIS/WASHINGTON, DC – Next week’s United Nations Climate Change Conference (COP27) in Egypt will be the first such summit held on African soil since 2016. That makes the gathering an ideal setting for world leaders to deliver on their earlier promises and announce a comprehensive plan to mitigate the worst effects of climate change on countries in the Global South.
Providing developing countries with the financing they need to achieve net-zero emissions is crucial to realizing climate justice. Ensuring inclusive and sustainable growth will require investing trillions of dollars in clean energy and green infrastructure. But only through investment on this scale can we meet the 2015 Paris climate agreement’s central goal of limiting global warming to well below 2° Celsius, relative to pre-industrial levels.
Fortunately, since the Paris agreement was signed, institutional investors have become increasingly aware that climate change could significantly affect companies’ bottom lines and have incorporated ESG (environmental, social, and governance) and sustainability factors into their risk analyses and valuations.
But as important and commendable as these measures are, they are not enough. Developing global standards for climate-risk disclosure marks the next stage in the fight against climate change. To this end, we must merge today’s alphabet soup of differing ESG and sustainability guidelines into a single mandatory framework. The International Sustainability Standards Board (ISSB) and the European Union’s proposed Sustainability Reporting Standards (ESRS), which aim to create clear rules and criteria for ESG-related disclosures, are both steps in the right direction.
[…]