Migration : Borrell plaide pour une «responsabilité partagée» avec le Maroc

29.10.2018

Yabiladi 

Le ministre espagnol des Affaires étrangères, de l’Union européenne et de la coopération, Josep Borrell, et son homologue marocain Nasser Bourita, ont convenu de continuer à améliorer la coopération sur le dossier migratoire, sur la base d’une «responsabilité partagée», indique l’agence Europa Press.

Josep Borrell a en effet participé à la World Policy Conference, organisée du 26 au 28 octobre à Rabat, pour débattre des principaux défis de la communauté internationale. En marge de son séjour, il s’est entretenu samedi avec son homologue marocain lors d’une réunion bilatérale.

Les ministres ont examiné des questions d’intérêt commun, «réaffirmant l’engagement dans la poursuite de l’approfondissement des excellentes relations entre l’Espagne et le Maroc, notamment leur caractère stratégique», a indiqué le ministère espagnol des Affaires étrangères dans un communiqué. Ils ont également convenu de continuer à promouvoir le partenariat entre l’UE et le Maroc et entre l’Europe et l’Afrique.

Sur le front migratoire, les deux ministres ont lancé un appel à la coopération, tant au niveau bilatéral que multilatéral, sur le «principe de la responsabilité partagée», notamment dans la perspective du forum des Nations unies que Marrakech accueillera en décembre.

World Policy Forum : La dimension humaine sous la menace de la montée des régimes autoritaires

29.10.2018

La nouvelle Tribune 

La dimension humaine doit être impérativement placée au centre de la gouvernance mondiale, a indiqué, dimanche à Rabat, l’ambassadeur itinérant du Roi Mohammed VI, Assia Bensalah Alaoui.

« La dimension humaine est souvent ignorée sinon bafouée face à la montée de la violence notamment chez les régimes autoritaires et les réseaux internationaux de criminalité », a insisté Mme. Bensalah Alaoui, qui intervenait lors d’un débat à l’occasion de la 11ème édition de la World Policy Conference (WPC).

« La violence est également devenue une violence verbale voire factuelle chez certains leaders », a-t-elle déploré, notant que cette violence engendre des divisions au sein de la nation, mais également entre les nations.

Qualifiant d’inadmissible toute forme de violence, notamment celle faite aux femmes, Mme Bensalah Alaoui s’est par ailleurs félicitée de l’attribution du prix Nobel de la paix à des femmes, la Yézidie Nadia Murad et la gynécologue congolaise Denis Mukwege, y voyant une manière de réparer les injustices subies par les femmes.

D’autre part, l’ambassadeur itinérant a mis en avant le lien entre la migration, l’identité et la diaspora, soulignant la nécessité de capitaliser la richesse de la diversité des cultures, qui peut être bénéfique non seulement aux pays d’accueil, mais également à ceux d’origine, comme c’est le cas avec la diaspora marocaine.

Pour sa part, le directeur de l’Observatoire « Pharos », Pierre Morel, a jeté la lumière sur l’interaction directe entre la mondialisation et la réflexion identitaire.

L’identité est un concept complexe qui évolue avec le temps en fonction de multiples contextes, a précisé l’ancien représentant spécial de l’Union européenne pour l’Asie centrale et la crise en Géorgie, appelant à ne pas radicaliser l’identité et la ramener à une seule dimension.

La religion est un élément mobilisateur de la réflexion identitaire mais ne la définit pas à elle seule, a-t-il ajouté, préconisant « le pluralisme culturel et religieux face à l’approche réductrice de l’identité et aux réductions auxquelles sont sujets les minorités religieuses ».

Ont notamment participé à ce débat, qui a été consacré à diverses thématiques allant de la conjoncture internationale à la globalisation des firmes internationales, le senior fellow à l’OCP policy center et ancien ministre de l’Economie et des finances, Fathallah Oualalou, le vice directeur de l’Institut d’Etat des relations internationales de Moscou (MGIMO), Artem Malgin, le Doyen de l’École d’affaires publiques et internationales d’IE University, Manuel Muñiz, et le Président émérite de la Fondation McCall MacBain, ancien Secrétaire général de l’OCDE, Donald Johnston.

La 11ème édition de la World Policy Conference a réuni plus de 250 personnalités de haut niveau, de plus de 40 pays et de divers horizons, en vue d’échanger les réflexions, préoccupations et solutions autour des bouleversements incessants que connaît le monde.

Les travaux de cette onzième édition ont porté sur les enjeux du commerce international, l’éducation, le développement de l’Afrique, les questions énergétiques et le climat, l’état de l’économie mondiale et d’autres sujets.

Fondé en 2008 par Thierry de Montbrial, président de l’Institut français des relations internationales (Ifri), cet événement international a été classé 3ème meilleure conférence de think tank au monde en 2017, d’après le Global Go-To Think Tanks Index de l’Université de Pennsylvanie.

 

L’impuissance occidentale

29/10/2018

Hubert Coudurier, Le Télégramme

La World Policy Conference (WPC) ou Conférence sur la politique mondiale a lieu chaque année. La onzième édition s’est tenue à Rabat (Maroc). Ci-dessus, au centre : le chef de la diplomatie espagnole, Josep Borrell, s’entretient avec son homologue marocain, Naser Burita.

 

La XIe World Policy Conference (WPC) qui s’achève à Rabat (Maroc), sous la férule du sémillant Thierry de Montbrial, directeur de l’Ifri (Institut français des relations internationales), reste un club où se côtoient tous les ans diplomates, chefs d’entreprise et anciens ministres de la planète.

 

De notre envoyé spécial au Maroc. Dans l’attente du résultat des Midterms, aux États-Unis, pour savoir si le phénomène Trump s’enracine ou pas, la crainte d’un nouveau krach financier est dans tous les esprits réunis par le think tank (littéralement « réservoir de pensée ») français. Si l’on considère que, depuis la crise de 2008, la communauté internationale a pris des mesures protectrices, « il faut identifier comment un nouveau choc pourrait survenir du fait de multiples causes : récession aux États-Unis, ralentissement de l’activité en Chine, etc », estime Karl Brauner, directeur général adjoint de l’OMC (Organisation mondiale du commerce). Mais, comme le confiait en aparté un expert monétaire : « Dans l’ordre des facteurs, le principal risque vient de la crise italienne plus que de la remontée des taux d’intérêt, outre-Atlantique. D’abord, toute relance serait inefficace car compensée par cette poussée des taux. Ensuite, la BCE n’interviendrait pas, obligeant les Italiens à sortir de l’euro. »

On ne parle pas assez d’économie

Autre thème de débat : l’impuissance stratégique des Occidentaux au Moyen-Orient : « Tout se passe désormais dans le club d’Astana (*), entre Russes, Turcs et Iraniens qui débattent sur la manière de mettre fin au siège d’Idleb (Syrie) », note Renaud Girard, du Figaro. Par ailleurs, à la lueur de l’affaire Khashoggi, les Occidentaux réalisent qu’ils ont été bien naïfs de qualifier le Saoudien MBS (Mohammed ben Salmane) de « grand réformateur » alors que sa seule action notable, outre cet assassinat barbare, est d’être englué dans la guerre au Yémen.

Sans même parler de l’incapacité occidentale, depuis trente ans, à accoucher d’un processus de paix entre Israéliens et Palestiniens. Jugeant qu’on parle trop de politique dans cette région et pas assez d’économie, Odeh Aburdene, président d’OAI Advisors, considère « qu’il n’y aura ni prospérité ni croissance sans une éducation de qualité. Étant frileux sur le risque, les Arabes se contentent d’exporter du pétrole mais ne savent pas fabriquer et produire ».

Redistribution des cartes

Au final, c’est la remise en cause de l’ordre international issu de la Seconde Guerre mondiale qui inquiète, tant elle a fini par engendrer une redistribution des cartes qui n’était pas encore perceptible lors de la chute du Mur de Berlin. « La question centrale pour l’Europe est de savoir si elle sera, à l’avenir, un acteur ou un spectateur de cette recomposition mondiale. Du coup, le prolongement naturel du Vieux continent reste l’Afrique mais de façon plus partagée, contrairement à la colonisation qui n’était qu’un moyen d’extraire les richesses », analyse Karim El Aynaoui, directeur de l’OCP Policy Center.

L’affrontement entre les États-Unis et la Chine

Il n’empêche, comme le soulignait Thierry de Montbrial dans son discours introductif, le phénomène majeur de ce nouveau siècle est l’affrontement entre les États-Unis et la Chine. « Déjà, en 2001, George W. Bush voulait faire de cet enjeu l’axe principal de sa politique étrangère. Le 11-Septembre l’en a détourné. Aujourd’hui, Donald Trump revient brutalement sur le sujet en se plaçant surtout dans l’ordre commercial, au sens large », poursuit le créateur du CAP (Centre d’analyse et de prévision) du Quai d’Orsay. Pour autant, il serait hasardeux d’analyser ce phénomène avec la grille de lecture d’une nouvelle guerre froide. Les temps ont changé.

À l’inverse, l’Europe devra réintégrer la Russie dans son orbite, plutôt que de laisser la Chine l’attirer dans son grand dessein des « Routes de la soie ». À cet égard, l’Inde, qui se sent encerclée par les projets d’infrastructures chinois au Bangladesh, au Sri Lanka ou même au Cachemire, pourrait se révéler un allié précieux pour l’Occident afin de contrebalancer la montée en puissance de l’Asie-Pacifique.

 

* Astana est la capitale du Kazakhstan. L’accord d’Astana est un traité signé le 4 mai 2017 par la Russie, l’Iran et la Turquie et portant sur la création de quatre zones de cessez-le-feu en Syrie. Le texte n’a été validé ni par le régime syrien ni par l’opposition en exil.

 

RENAULT PRODUIRA PLUS AU MAROC

29/10/2018

Bertand Dampierre, Société

Renault a décidé d’augmenter la production de l’usine Somaca de Casablanca, au Maroc, pour y produire 160 000 véhicules par an. Le Maroc deviendra donc l’un des principaux pôles de production de la marque au losange dans le monde.

Objectif 500 000

 

Le constructeur automobile Renault va porter la capacité de production de ses usines au Maroc, situées à Casablanca et à Tanger, à 500 000 véhicules par an. C’est ce qu’a annoncé ce week-end Carlos Ghosn, le président-directeur général de Renault, lors d’un voyage officiel à Rabat, la capitale du royaume marocain. « Nous allons avoir une capacité de production au Maroc de 500 000 voitures par an, faisant du Royaume l’un des principaux pôles de production de Renault, surtout que l’industrie automobile est devenue le premier secteur exportateur au Maroc », a-t-il expliqué lors d’une conférence tenue dans le cadre de la 11e édition de la World Policy Conference (WPC).

L’usine Somaca de Casablanca n’est d’ailleurs pas la seule usine marocaine d’importance pour le groupe, puisque celle de Tanger fabrique déjà annuellement 340 000 véhicules, et s’avère donc être devenue une plate-forme d’exportation pour la marque au losange et ses autres déclinaisons, en premier lieu Dacia.

 

Un plan pour l’Afrique

 

Cette décision s’inscrit pleinement dans le plan stratégique Drive The Change mis en oeuvre par Renault, plan dont un des objectifs principaux est de faire progresser les ventes du groupe dans la zone Afrique, Moyen Orient et Inde de 500 000 à 800 000 véhicules d’ici 2022.

Dans ce contexte, la capacité de production de la Société marocaine de constructions automobiles (Somaca) va donc être doublée. Renault détient 79 % du capital de cette usine, le reste du capital étant détenu par son concurrent PSA. Capable pour l’instant de produire environ 80 000 véhicules par an, la Somaca en produira donc le double dès 2022.

Actuellement, à travers ses deux marques principales, Renault et Dacia, le constructeur automobile français représente un tiers des immatriculations au Maroc. Le but est d’y accroître ses parts de marché et de faire du Maroc la base arrière de la conquête du Maghreb et de l’Afrique subsaharienne.

الرباط تتحول لقِبلة لرؤساء الدبلوماسية الدولية في مؤتمر ‘السياسة العالمية’

29.10.2018

Rue 20 

قارب وزراء أوروبيون اليوم الأحد بالرباط، مختلف الرهانات الاستراتيجية بأوروبا في مجال العلاقات الخارجية والهجرة.

وفي كلمة خلال الجلسة الرئيسية حول موضوع “أوروبا: بعض الرهانات الاستراتيجية”، والمنعقدة في إطار الدورة 11 لمؤتمر السياسة العالمية، أكدت وزيرة الشؤون الخارجية النمساوية، السيدة كارين كنايسل، أن السبيل الذي اختاره الاتحاد الأوروبي يتمحور حول إرساء شبكات موسعة بينه وبين شركائه.

كما ألحت الوزيرة على ضرورة تقوية الشراكات من أجل تشبيك مستدام، لا سيما مع البلدان الآسيوية، موضحة أن من شأن هذه المقاربة رفع كل التحديات التي تواجه المواطن، إن بأوروبا أو بآسيا.

ولغاية نسج شراكات استراتيجية مهيكلة، سجلت السيدة كنايسل الحاجة الى إعمال قواعد الشفافية، لاسيما بشأن صيغ تمرير الصفقات العمومية، داعية الى احترام قواعد المنافسة واقتسام المخاطر.

وبعدما ألقت الضوء على العلاقات الصينية الأوروبية اعتبرت المسؤولة النمساوية أن أوروبا والصين يتقاسمان نفس الرؤى حول المبادئ الرئيسية، عبر إرساء منهجية تحترم مصالح المواطنين، مبرزة أن من شأن هذه المبادرة تنمية “نظرية تعددية أطراف فعالة” من أجل رفع التحديات الراهنة.

من جهته، قال وزير الشؤون الخارجية الإسباني، جوسيب بوريل، في تصريح لوكالة المغرب العربي للأنباء، إن اللقاء يشكل فرصة لمناقشة قضية الهجرة والتعاون المغربي الإسباني، معتبرا الهجرة القادمة من أفريقيا جنوب الصحراء مشكلة حقيقية بالنسبة لأوروبا.

وبعدما ذكر بالدور الهام الذي تضطلع به المملكة بغية تنمية إفريقيا، أكد بوريل أن أوروبا ملزمة بأن تقدر إفريقيا حق قدرها، مشيرا إلى أنه “يتعين أن تكون إفريقيا هدفا مهما بالنسبة للعمل الأوروبي الاقتصادي”.

وسلط الوزير الإسباني في هذا الصدد الضوء على أهمية التعاضد لحل إشكال الهجرة، معتبرا أن بناء جدارات لا يسهم في حسن تدبير تدفقات الهجرة.

ويلتئم خلال النسخة الحادية عشرة لمؤتمر السياسة العالمية أزيد من 250 شخصية رفيعة المستوى من 40 بلدا، وذلك بغية تبادل النقاش والحلول حول التغيرات المضطردة التي يشهدها العالم.

كما تركز أشغال الدورة الـ 11 لهذا المؤتمر على رهانات التجارة الدولية، والتربية والتعليم، وتنمية إفريقيا، وقضايا الطاقة والمناخ، وحالة الاقتصاد العالمي، إلى جانب مواضيع أخرى.

وتم تصنيف هذا اللقاء العالمي الذي أسسه سنة 2008 تييري دومونت بريال رئيس المعهد الفرنسي للعلاقات الدولية، كثالث أفضل مؤتمر مركز تفكير في العالم سنة 2017، وذلك من قبل “غلوبل غو تو ثينك تانكس أنديكس” مؤشر أفضل مركز تفكير من جامعة بنسلفانيا.

Pour Hubert Védrine, «Donald Trump cautionne les comportements de Netanyahou et Poutine»

29/10/2018

Pascal Airault, L’Opinion

La politique du locataire de la Maison Blanche a été passée au crible, ce week-end à Rabat, lors de la World Policy Conference

 

« Trump n’est pas un isolationniste théorique, mais un égoïste brutal, confie Hubert Védrine. Il veut simplement avoir les mains libres ».

 

La politique de Donald Trump a animé les débats de la onzième édition de la World Policy Conférence (WPC), du 26 au 28 octobre, à Rabat au Maroc. Le président américain, en campagne cette semaine pour conserver une majorité républicaine au Sénat et à la Chambre des représentants, rebat les cartes de la diplomatie et de l’économie mondiale.

« Près de deux ans après l’élection de Donald Trump, force est de constater que son action n’est pas dépourvue de cohérence et que le recours systématique à la loi du plus fort a donné des résultats », souligne Thierry De Montbrial, président de la WPC. Pour Hubert Védrine, ancien ministre des Affaires étrangères, « son comportement fait sauter les inhibitions », notamment sur le climat. « Il y a de la cohérence dans sa vision des rapports de force du monde, explique-t-il. Il y a un effet d’entraînement : il cautionne le comportement de Poutine et de Netanyahou ».

 

 

Suite : https://www.lopinion.fr/edition/international/hubert-vedrine-donald-trump-cautionne-comportements-netanyahou-poutine-166936

Brexit : Les grands industriels inquiets et confrontés à d’immenses difficultés

29/10/2018

Benaouda ABDEDDAIM, BFM BUSINESS

Lors de la World Policy Conference, organisée du 26 au 28 octobre à Rabat, les représentants d’Airbus et de Nissan ont exprimé leurs inquiétudes.

 

Le directeur général à la stratégie d’Airbus en est à espérer un « mauvais » accord de sortie du Royaume-Unis de l’Union européenne (UE), plutôt qu’une absence d’accord. Ces craintes d’une rupture sans acte de divorce ont été exprimées au cours de la World Policy Conference, organisée du 26 au 28 octobre à Rabat (Maroc) par l’Institut français des relations internationales. Patrick de Castelbajac n’a pas vraiment cherché à ménager les autorités britanniques.

Pour lui, non seulement le « niveau de charge administrative est énorme pour l’outil de travail » mais , en plus, cette charge s’exerce sur fond « d’une impréparation » suscitant chez l’avionneur européen de très fortes inquiétudes.

La plus significative porte sur l’approvisionnement en composants. Patrick de Castelbajac explique que cela conduit a 80 000 allers-retours annuels entre la Grande-Bretagne et le continent. « Il faut 2 à 3 millions de pièces pour fabriquer un avion, souligne-t-il, si l’une d’elles est bloquée dans le circuit durant ne serait-ce qu’une semaine, le temps devient alors impossible à rattraper pour continuer à sortir 3 avions par jour ».

Des files d’attente de poids-lourds au port de Douvres représentent sa hantise. Or, les services britanniques des douanes ne semblent toujours pas en mesure de garantir la fluidité de la circulation. Son chef pense même qu’il faut compter sur 4 ou 5 ans pour que le nouveau système soit optimal. Cela contraint Airbus et ses sous-traitants à constituer des réserves (1 milliard d’euros programmés). Et le patron de la stratégie  de raconter que son entreprise, comme de nombreuses autres, sont activement à la recherche de locaux de stockage dans le Nord de la France.

Autre écueil en vue : la certification des composants. Invoquant le recouvrement de sa souveraineté, Londres entend ne plus dépendre de l’Agence européenne de la sécurité aérienne, dès lors qu’elle relève de la juridiction de la Cour de justice de l’Union européenne. Or, sans visa de cette agence, la pièce ne peut pas être assemblée. Le dirigeant d’Airbus se garde de menacer d’un retrait de Grande-Bretagne (14 000 emplois directs). Néanmoins, il prévient : « Cela nous force à revoir notre relation », alors même qu’il présente ce site national comme le plus compétitif du groupe.

Nissan mécontent également

Toujours à cette World Policy Conference, le président du groupe automobile Renault-Nissan, Carlos Ghosn, a également déploré, sur le fond, « une totale incertitude du Brexit », avec la perspective d’un impact négatif sur les activités britanniques. Cependant, à ses yeux, il ne s’agira somme toute, sur le long terme, que d’un soubresaut parmi ceux de la mondialisation, un « hoquet » dit Carlos Ghosn, comme peuvent l’être le conflit commercial entre les Etats-Unis et la Chine ou bien la refonte de l’accord de libre-échange nord-américain (Alena).

Lors d’une autre session, à destination de ceux qui en douteraient encore, un ancien président du Parti conservateur, Michael Lothian, aujourd’hui membre de la Chambre des Lords, a insisté sur le caractère inexorable de la sortie de l’UE. Et il a repris cette idée de simples turbulences de court ou moyen terme, en exprimant la conviction que le sens des intérêts mutuels de son pays et des 27 finiront bien par l’emporter. Son auditoire n’en a pas semblé vraiment convaincu.

 

 

Olivier Blanchard : «Le Maroc a pris la bonne décision»

29.10.2018

Souad Badri, Le Matin 

«Le Maroc a pris la bonne décision en demandant la LPL qui équivaut à une police d’assurance pas chère mais très utile en situation de crise». La déclaration est de l’ancien économiste en chef du FMI, Olivier Blanchard, qui était l’invité de L’Info en Face. Et ce, en marge de la 11e édition de l’OCP Policy Conference, tenue en fin de semaine dernière à Rabat (www.lematin.ma).

Blanchard réagit ainsi à l’annonce faite le 23 octobre par Mohamed Benchaâboun lors de son point de presse pour présenter le projet de loi de Finances 2019.

Si le Maroc peut prétendre à une nouvelle Ligne de précaution et liquidité (LPL), c’est parce qu’il «s’est bien comporté du point de vue macroéconomique et que le FMI lui fait confiance», assure Blanchard en précisant que l’institution de Bretton Woods n’exerce aucune influence sur les options économiques des pays qu’elle soutient. Karim El Aynaoui, directeur général de l’OCP Policy Center, abonde dans le même sens. «Le Maroc est éligible à cette ligne de liquidité grâce à son équilibre économique. C’est une assurance qui donne une certaine crédibilité vis-à-vis des investisseurs étrangers, mais à côté, il faut un travail sérieux d’évaluation de cette ligne qui engendre quand même des coûts». Cette LPL suscite des débats et pour jouer la transparence, El Aynaoui appelle à communiquer sur cette décision et à expliquer ses tenants et aboutissants.  À noter que le montant de cette LPL n’a pas encore été arrêté. Selon l’argentier du Royaume, les pourparlers avec le FMI se poursuivent : «Nous espérons qu’elle sera au rendez-vous d’ici la fin de l’année». Pour rappel, le premier accord entre le FMI et le Maroc au titre de la LPL avait été approuvé en août 2012 et portait sur un montant de 6,21 milliards de dollars. Le deuxième accord de 24 mois était d’un montant de cinq milliards de dollars et avait été validé en juillet 2014. La troisième LPL, d’un montant de 3,61 milliards de dollars, remonte à 2016 et est arrivée à échéance le 22 juillet dernier.

【說好中國故事】出席國際會議感外界對中國仍存誤解 梁振英望多作交流溝通以起「解惑釋疑」作用

29.10. 2018

Speakout  

在摩洛哥Rabat市舉行、為期兩天半的第十一屆World Policy Conference剛結束,親自到當地出席的全國政協副主席梁振英隨即發表文章,提到雖然部份會議的議題和中國沒直接關係,但不少討論都旁及中國的影響和作用,中國的發展極為迅速,外界對中國不理解,認為要不斷加強溝通和交流的工作。

 

梁振英的文章題為〈做好在國際社會的解釋和說明工作〉,稱是次World Policy Conference的主題為Global Governance (全球管治),主要內容包括經濟挑戰、移民及多邊主義的未來、中國的宗教和政治、中東問題、特朗普的後果、朝鮮問題、一帶一路、歐羅的未來、歐洲的基本策略性問題等。是次會議參加者有三百人,來自政商學界,以歐美人士為主,而亞洲人中,中國內地來了3人、香港7人(包括三位在香港居住的法國人和一位學生)、日本6人、韓國5人和印度2人。

 

他表示,雖然部份議題和中國沒有直接關係,但不少討論都旁及中國的影響和作用,有些負面觀點明顯是出於對中國事物認識不深和不全面,包括對「一帶一路」倡議動機的猜測和所謂的中國擴張主義等:「中國的發展極其迅速,外界對中國不理解,我們要不斷加強溝通和交流的工作。香港人和西方交往的經驗比較豐富,可以在這些國際會議上發揮作用,用事實做好解釋和說明工作。」

 

梁振英又提到,是次會議有關「一帶一路」的討論會上,香港商人陳啟宗為主持人,邀得前印尼貿易部副部長、一位印度企業家和梁振英本人發言並接受與會者提問,認為至少起了一些解惑釋疑的作用:「如果有機會,我鼓勵大家多參加這類會議,助力國家,講好中國故事。」

Außenministerin Karin Kneissl nimmt an internationalen Konferenzen in Rabat und Athen teil

29.10.2018

Bundesministerium für Europa, Integration und Äußeres

Nach Teilnahme an ‚World Policy Conference‘ in Marokko folgte ‚EU-Arab-World-Summit‘ in Griechenland

Außenministerin Karin Kneissl reiste am Freitagabend, den 26. Oktober 2018, nach Marokko um dort an der jährlich stattfindenden ‚World Policy Conference‘ teilzunehmen. Bei dieser zum nunmehr 11. Mal stattfindenden Konferenz sprach die Außenministerin über den Übergang vom transatlantischen zum pazifischen Zeitalter sowie über den wirtschaftlichen Aufstieg Chinas und dessen Einfluss in Südosteuropa, dem Nahen Osten und Afrika.

 

Die Konferenz in Rabat bot zudem auch die Möglichkeit eines Wiedersehens mit dem marokkanischen Außenminister Nasser Bourita, mit dem Karin Kneissl bereits Ende September in New York ein ausführliches Gespräch am Rande der UN-Generalversammlung geführt hatte. Die Außenministerin betonte einmal mehr die stabilisierende Rolle Marokkos in der Region und besprach Möglichkeiten zur Eindämmung der illegalen Migration. Des Weiteren traf Karin Kneissl auch zu einem Austausch mit dem spanischen Außenminister Josep Borrell Fontelles  zusammen. Im Gespräch zu aktuellen internationalen Entwicklungen verwies Außenministerin Karin Kneissl auch darauf, dass die Kooperation der EU mit seinen mediterranen Nachbarländern ein wichtiger Faktor für regionale Stabilität sei.

 

An die Konferenz in Marokko anschließend nahm Außenministerin Karin Kneissl am Montag den 29. Oktober 2018 am „EU-Arab-World-Summit“ in Athen, Griechenland, teil. Dort eingetroffen nützte Außenministerin Karin Kneissl die Gelegenheit für Arbeitsgespräche mit dem griechischen Premierminister Alexis Tsipras und dem stellvertretenden Premierminister von Palästina, Nabil Rudeineh. Die Rede von Außenministerin Karin Kneissl mit dem Titel „Why World War I is not yet over in the Middle East“ thematisierte das Aufbrechen des Osmanischen Reiches nach dem Ersten Weltkrieg und die damit einhergehenden Grenzziehungen, deren Nachwirkungen bis heute anhalten.

Renault élargit ses perspectives de développement au Maroc

29 octobre 2018

Publié par Kawtar Tali

Une capacité de production pour atteindre 160.000 véhicules par an à l’horizon 2022

Un nouveau coup de pouce non seulement à l’industrie automobile nationale mais également à l’investissement étranger au Maroc. Renault portera sa capacité de production au Royaume à 500.000 véhicules par an dont 340.000 produits à l’usine de Tanger. C’est l’objectif attendu du projet d’extension de la Société marocaine de constructions automobiles (Somaca) portant sur le dédoublement de sa capacité de production pour atteindre 160.000 véhicules par an à l’horizon 2022. Cette ambition a été exprimée par Carlos Ghosn, président-directeur général du Groupe Renault, lors d’une audience royale jeudi à Marrakech à laquelle a pris part également Moulay Hafid Elalamy, ministre de l’industrie, de l’investissement, du commerce et de l’économie numérique.

Le Souverain a été informé dans ce sens du détail de ce projet d’extension inscrit dans le cadre du plan d’accélération industrielle. Un dispositif qui mise gros sur l’industrie automobile, un des métiers mondiaux du Maroc dont la capacité globale de production devrait atteindre un million de véhicules et 200 milliards de dirhams de chiffres d’affaires à l’export à l’horizon 2025. Les ambitions de Carlos Ghosn ont été également réitérées lors de la 11ème édition de la World Policy Conference ainsi que lors de la rencontre organisée à l’École Mohammadia d’ingénieurs (EMI) sur la collaboration entre l’entreprise, l’université et l’État. Le numéro 1 du Groupe Renault a souligné que ce projet d’extension de Somaca fera du Maroc l’un des principaux pôles de production du groupe. Une transition en ligne avec les orientations du Royaume de devenir une grande puissance dans l’industrie automobile et de la dynamique que connaît le secteur désormais premier exportateur du Maroc. «Il s’agit d’une bonne coopération entre un groupe industriel, qui apporte les investissements et l’emploi, et un pays, qui assure la compétitivité, ce qui permet la réalisation de choses importantes», exprime dans ce sens Carlos Ghosn.

Il est à rappeler que Somaca a exporté son premier véhicule fabriqué au Maroc en 2017. Depuis cette date, la société est devenue une véritable plate-forme d’exportations, soit 60% de sa production destinée au marché international. D’un point de vue global, le secteur automobile marocain connaît actuellement un grand essor. Le taux d’intégration locale est de plus de 50% générant de l’emploi à 85.000 personnes au niveau national. Ces chiffres sont appelés à se consolider davantage du fait de la vision tracée pour cette industrie. Le secteur compte aujourd’hui huit écosystèmes stratégiques, en l’occurrence le câblage automobile, l’intérieur véhicule et sièges, le métal/emboutissage, les batteries automobiles, les poids lourds et carrosserie industrielle, les moteurs et transmission et l’écosystème PSA.

En seulement trois ans, le secteur a réalisé un additionnel de 30 milliards de dirhams, soit un chiffre d’affaires de près de 70 milliards de dirhams en 2017 contre 40 milliards de dirhams en 2014. Le secteur automobile a enregistré sur la même période une forte création d’emplois, soit 83.845 postes créés, ce qui représente 93% de l’objectif fixé à l’horizon 2020. Le Maroc est devenu au fil des ans une destination de choix pour d’importants constructeurs et équipementiers internationaux. Un choix expliqué par la stabilité politique et économique du pays, son positionnement géostratégique, sa compétitivité et ses infrastructures industrielles conformément aux normes internationales. Ce sont ces facteurs-là qui ont encouragé des groupes de renom tels que PSA Peugeot Citroën, Saint-Gobain, Yazaki, Delphi, SNOP, GMD et Bamesa à s’implanter au Maroc et y développer des plates-formes industrielles à forte valeur ajoutée. Des implantations qui sont accompagnées par un fort élan de formation qui s’érige pour sa part comme étant un chantier stratégique du Plan d’accélération industrielle défini à l’horizon 2020.

Renault compte doubler sa capacité de production à Casablanca d’ici à 2022

Publié par: Maroc diplomatique

Date: 29 octobre 2018

L’usine de Renault Maroc, la Somaca s’apprête à mettre les bouchées doubles. Le constructeur automobile français a annoncé le jeudi 25 octobre qu’il doublera la production de son unité casablancaise pour atteindre 160.000 véhicules produits par an.

Nous allons avoir une capacité de production au Maroc de 500.000 voitures par an, faisant du Royaume l’un des principaux pôles de production de Renault, surtout que l’industrie automobile est devenue le premier secteur exportateur au Maroc“, a affirmé Carlos Ghosn, président de Renault, lors d’une séance plénière tenue dans le cadre de la 11ème édition de la World Policy Conference (WPC).

L’usine de Tanger est numéro un en Afrique vu qu’elle produit aujourd’hui 340.000 voitures par an avec 60% de la production destinée à l’exportation. L’année passée, le secteur automobile a été en tête du secteur industrielle en termes d’exportation au Maroc.

L’objectif pour le royaume est d’atteindre le million de voitures fabriquées localement, pour des revenus de 30 milliards de dollars à l’horizon 2025.

De nouveaux modèles phares de la marque roumaine Dacia devraient arriver dans le courant de 2019 : il s’agit des Dacia Sandero et Duster.

Au Maroc, Dacia figure en tête du secteur automobile en terme de ventes de véhicules, le tiers des véhicules vendus sur le marché marocain en 2018, avec 30.12% de parts de marché et plus de 35 421 unités vendues. Parmi les modèles Dacia les plus vendus, on retrouve le Logan, le Dokker et le Sandero.

Abdellah Chbani

World Policy Conference : A Rabat, l’effet Trump fait encore parler de lui

29-10-2018

Par Sara El Hanafi

Le Boursier

Les conséquences des politiques du Président américain Trump sur les relations économiques et politiques mondiales ont été discutées, ce 27 octobre à Rabat, par d’éminentes personnalités, invitées dans le cadre de la 11e édition de la World Policy Conference.

L’effet Trump sur l’économie mondiale continue à faire parler de lui. Les conséquences des décisions et politiques du Président atypique des Etats-Unis ont fait l’objet d’un panel de la 11e édition de la World Policy Conference, organisée par l’Institut français des relations internationales et OCP Policy Center à Rabat, du 26 au 28 octobre.

Parmi les décisions phares, le retrait ou la renégociation entamés par les Etats-Unis de plusieurs accords commerciaux et de libre-échange qui ont façonné le commerce international pendant des années. Des mesures qui se sont accompagnées par l’imposition de centaines de millions de dollars de droits douaniers sur des biens importés par le pays de l’Oncle Sam, dans une approche totalement protectionniste, induisant des bouleversements dans les relations économiques et commerciales internationales.

Steven Erlanger, Correspondant diplomatique en chef pour l’Europe pour le New York Times, a indiqué que “même avant d’accéder à la présidence, Donald Trump estimait que les différents accords commerciaux signés par les Etats-Unis étaient injustes pour le pays”. Un constat partagé par Michael Fullilove, ancien conseiller du Premier ministre australien, qui affirme avoir relevé une hostilité remarquée de Trump pour ces accords.

Au delà de cet aspect, Michael Fullilove dépeint un profil raisonné du président américain: “Trump n’est pas fou, ni stupide. Il a un regard cohérent sur la place que tiennent les Etats-Unis dans le monde, tout en ayant une admiration particulière pour ceux qu’il appelle les hommes forts, à savoir Vladimir Poutine ou Kim Jong-Un”.

Pour sa part, Hubert Védrine, ancien ministre français des Affaires étrangères, qualifie Trump de “facteur d’aggravation de la violence américaine”. Il évoque à titre d’exemple le blocus sur l’Iran, décidé avec l’Arabie saoudite de Mohammed Ben Salmane et l’Israël de Benyamin Netanyahu.

“Les sanctions unilatérales n’ont certes pas été inventées par Trump, mais lui s’en sert d’une façon très violente”, explique M.Védrine. “Dans l’état actuel des choses, un président comme lui peut prendre en otage toute l’économie mondiale dollarisée.”

Il ajoute que les actions du Président américain ont un effet de démoralisation sur les alliés du pays, aussi bien en Europe qu’en Asie: “Ils sont déboussolés et désemparés, et n’ont pas de visibilité sur ses prochaines actions”, indique M.Védrine.

Mais l’économie américaine se porte mieux

En dépit de ces conséquences négatives à l’international, Rozlyn Engel, ancienne Directrice du Bureau de l’analyse macroéconomique du Département du Trésor des Etats-Unis, affirme que le flair des affaires de Trump a eu des impacts positifs sur l’économie américaine.

“En termes de politique économique domestique, l’administration Trump a stimulé la croissance” a-t-elle indiqué, en mentionnant le dernier rapport du Département du commerce américain qui fait état d’une croissance du PIB américain de 3,5% pour le troisième trimestre de 2018; après un taux de 4,2% enregistré au trimestre précédent. Des niveaux de croissance qui n’ont pas été enregistrés depuis 2005, selon le New York Times.

Rozlyn Engel évoque également l’indice de compétitivité du World Economic Forum, qui classe dans sa dernière édition de 2018 les Etats-Unis comme l’économie la plus compétitive du monde. Une place que l’économie américaine n’a pas occupée depuis une décennie.

11ème édition World Policy Conference : Allocution d’ouverture de Nasser Bourita

Publié par: Maroc diplomatique   28 octobre, 2018

A l’occasion de l’ouverture de la 11ème édition de la World Policy Conference qui réunit plus de 250 personnalités de haut niveau, provenant de plus de 40 pays et de divers horizons, en vue d’échanger les réflexions, préoccupations et solutions autour des bouleversements incessants que connaît le monde, le ministre des Affaires étrangères et de la coopération internationale, Nasser Bourita a prononcé une allocution dont voici le texte:

Cher Thierry De Montbrial,

Cher.e.s collègues et ami.e.s, Excellences, Mesdames et Messieurs,

Permettez-moi de vous souhaiter, à toutes et à tous, la bienvenue à la 11e édition la World Policy Conference, qui se tient sous le Haut Patronage de Sa Majesté le Roi Mohammed VI, Que Dieu L’assiste.

L’on ne pouvait espérer meilleur cadre pour notre rencontre ce soir, que cette fière citadelle : Chellah – témoin d’hier et d’aujourd’hui ; parfait symbole d’authenticité, de profondeur historique et de brassage culturel.

Je suis convaincu que les échanges, comme ceux que la World Policy Conference a abrité ces derniers jours, sont essentiels.

– Le monde a besoin de réflexion libre, dépassionnée et décomplexée sur la chose internationale ;

– Le monde a besoin d’une ouverture d’esprit pour discuter de sujets complexes ;

– Il a besoin de tolérance intellectuelle, pour parler de questions sensibles ;

– Il a besoin de diversité de perspectives, pour enrichir le débat et, même, sortir des sentiers battus.

Beaucoup l’ont compris, mais peu ont su le faire. Dans la profusion des espaces et fora de réflexion, la World Policy Conference a su se frayer une place parmi les meilleurs.

Elle a su, surtout, préserver une pertinence et une identité propres, qui lui ont permis une longévité remarquable. Elle offre un exemple de ce que doit être un espace de libre réflexion : durable, et non pas éphémère ; créatif, et non pas redondant ; audacieux et non pas suiviste.

Cher Thierry De Montbrial,

Un succès porte toujours la marque de son instigateur. Celui de la WPC porte clairement votre marque. Comme vous, elle a l’âme pionnière.

Grâce à vous, la World Policy Conference mobilise; mobilise beaucoup et mobilise bien : Aussi loin que porte mon regard dans la salle, je repère des visages familiers d’esprits brillants : collègues (MAE d’Autriche, d’Espagne), éminentes personnalités, journalistes, et universitaires.

Je tiens, aussi, à féliciter toutes celles et ceux qui contribuent à porter ce projet. Les réussites – les vraies, les pérennes – sont souvent collectives. Le Partenariat avec l’OCP Policy Center apportera, sans nul doute, une plus-value à la WPC. Je salue, ici, M. Karim El Aynaoui et ses équipes, pour leur professionnalisme et leur engagement.

Excellences,

Mesdames et Messieurs,

May you live in interesting times”, dit l’adage chinois. Nous y sommes bel et bien. Nous vivons une séquence “intéressante” de l’histoire du monde. Ceci est un constat, pas un satisfecit. “Intéressant” n’est pas bon ou mauvais. “Intéressant” c’est remarquable ; c’est captivant pour l’esprit ; c’est empli d’enjeux ; et c’est tout cela à la fois.

Mais, “intéressant” n’est certainement pas “confortable“. Notre temps n’a rien d’une mer sans vagues. Bien au contraire. Les évolutions sur la scène internationale sont continues, simultanées, parfois effrénées, souvent imprévisibles ! Je ne vous apprends rien : nous vivons, je crois, une époque de transformations profondes des relations internationales. Tout n’est que raccourci : un groupe Whatsapp est un forum de négociation ; un tweet est une position nationale ; une querelle de tweets est une crise diplomatique ! Les fondamentaux des relations internationales s’en trouvent bousculés. Les frontières, la souveraineté, la responsabilité, même le droit applicable … Les menaces autant que les opportunités, ignorent les frontières.

Cela impose des schémas nouveaux, moins portés sur le formalisme, davantage tournés vers l’efficacité. Cela ouvre, aussi, la porte à une forme d’horizontalité déterminée par les avantages comparatifs et le bénéfice mutuel, transcendant les clivages communs (Nord/Sud, acteurs étatiques/acteurs non-étatiques, coopération triangulaire …).

Mesdames et Messieurs,

Dans ce monde en effervescence, le Maroc s’efforce de cerner les dynamiques du changement, de les anticiper, sinon de s’y adapter. Il garde le cap, avec pour capital : sa crédibilité, sa pro-activité et sa responsabilité. La crédibilité est une essence, pour un Royaume qui a traversé les siècles.

– La crédibilité, c’est se projeter dans le temps long, c’est porter la loyauté en valeur, en interpellant ses propres partenaires sur les questions essentielles, comme il a fait sur le statut d’Al-Qods (Etats-Unis), ou encore sur l’état du monde arabe. – La crédibilité, c’est ne pas plier à l’instantanéité, ni capituler face à la pression. Le Maroc veille jalousement à son discernement critique. Il ne court pas derrière les “head- lines” ; il est dans la mesure, jamais dans le suivisme.

La pro-activité, est cette tendance naturelle du Maroc à prendre le lead sur des thématiques structurantes, à l’interne, autant qu’à l’international. On le voit, par exemple, sur la thématique des changements climatiques, où le leadership de Sa Majesté le Roi, Que Dieu L’assiste, s’est exprimé, notamment, à travers le Sommet africain pour l’Action. Il a donné corps aux engagements de la COP, en créant : la Commission Sahel (Présidée par le Niger), la Commission du Bassin du Congo (Présidée par le Congo) et la Commission des Etats Insulaires (Présidée par les Seychelles).

– On le voit, également, sur les questions de migration, ou l’engagement du Royaume est porté par une Vision Royale, contenue dans l’Agenda Africain pour la Migration – qui a été endossé par les Chefs d’Etat africains. Le Pacte Mondial, qui sera adopté à Marrakech les 10 et 11 décembre prochains, en sera une consécration internationale. – On le voit, aussi, sur la lutte contre le terrorisme, à travers une approche inclusive, courageuse et innovante, qui s’attaque à la source du mal, et non pas seulement à ses symptômes.

La responsabilité, enfin, c’est décider librement et assumer totalement. Le Maroc écoute, mais ne reçoit pas d’instructions. Il se concerte, mais décide en toute indépendance.

– La responsabilité, c’est aussi se départir de la complaisance, dans un esprit de franchise constructive.

– C’est l’état d’esprit du Maroc, lorsqu’il interpelle ses partenaires euro-méditerranéens, face au constat que la construction de l’espace de stabilité et de prospérité partagée, tant souhaité par les deux rives, ne s’est pas réalisée, à ce jour, et que l’UpM doit se réinventer. C’est ce même état d’esprit qui anime le Maroc, lorsqu’il interpelle les pays maghrébins sur l’état du non-Maghreb et sur la flamme de l’intégration, qui s’éteint dans le silence.

Cher.e.s collègues et ami.e.s, Excellences, Mesdames et Messieurs,

Je m’arrête là. Mais, sachez que c’est un réel plaisir d’être parmi vous ce soir. Merci cher Thierry de rendre cela possible. Je vous remercie de votre attention – et de votre patience.

Rappelons que les travaux de cette édition portent sur les enjeux du commerce international, l’éducation, le développement de l’Afrique, les questions énergétiques et le climat, l’état de l’économie mondiale et d’autres sujets.

Immigration : Le Maroc remercie l’Espagne pour les 140 millions d’euros promis par Bruxelles

Huffpost, le 29/10/2018

Nasser Bourita et son homologue espagnol ont confirmé l’aide de l’UE accordée au Maroc.

INTERNATIONAL – Le ministre marocain des Affaires étrangères, Nasser Bourita, a remercié, ce week-end à Rabat, son homologue espagnol Joseph Borell pour l’implication de l’Espagne auprès de l’Union européenne qui a promis d’accorder à Rabat 140 millions d’euros pour mettre fin à l’immigration clandestine.

Joseph Borell prenait part ce week-end à un débat sur la gouvernance mondiale lors du 11e forum World Policy Conference au Sofitel de Rabat. SelonEl Pais, il aurait souligné, lors d’un diner samedi soir avec Nasser Bourita, le rôle “important” de l’Espagne dans le processus de lutte contre l’immigration illégale.

“Nous avons commencé les discussions avec 70 millions d’euros, nous en avons maintenant 140, la moitié en soutien budgétaire direct et l’autre par le biais d’organisations de coopération” a-t-il relevé, ajoutant qu’il a été difficile de secouer l’inertie administrative de Bruxelles. “Mais tout le monde a fait preuve de bonne volonté. Et le ministre (Nasser Bourita, ndlr) a exprimé sa satisfaction et sa reconnaissance pour l’aide apportée par l’Espagne” a déclaré Borell, dont les propos ont été rapportés par le quotidien espagnol.

Les deux ministres ont ainsi profité de leur rencontre pour examiner l’évolution des principales questions présentant un intérêt pour les deux pays, et ont réaffirmé leur volonté de continuer à approfondir les “excellentes” relations entre le Maroc et l’Espagne, indique un communiqué du ministère des Affaires étrangères espagnol. Ils ont convenu d’avancer sur la coopération en matière d’immigration, “tant au niveau bilatéral et multilatéral, sur le principe de la responsabilité partagée, notamment en vue de la Conférence des Nations Unies sur le Pacte mondial pour les migrations qui se tiendra à Marrakech en décembre prochain” explique le communiqué.

Comme tous les responsables espagnols en visite à Rabat, le ministre a salué l’engagement du Maroc dans la lutte contre l’immigration. “Le Maroc est un pays doté d’une très grande capacité organisationnelle et administrative. Mais tout ce qu’il fait pour protéger ses frontières et faire face aux flux migratoires lui coûte cher. Et dans la mesure où cela a une valeur ajoutée pour les Européens, il est logique que nous contribuions à assumer ce coût. Ne le faisons-nous pas avec la Libye, ne le faisons-nous pas avec la Turquie? Ils ont le droit de réclamer l’attention” a soulevé Borell.

Au fil des discussions, les deux chefs de la diplomatie ont convenu de la nécessité de promouvoir le partenariat euro-méditerranéen et de travailler ensemble à l’intensification des relations entre l’UE et le Maroc et entre l’Europe et l’Afrique. Des échanges sur des questions régionales telles que les crises en Libye et en Syrie, ainsi que la question du Sahara ont été abordées, précise le ministère espagnol dans son communiqué.

World Policy Conference/Gouvernance mondiale : Les défis des 5 prochaines années

L’économiste.com

Par Amin Rboub | Le 29/10/2018 |

Rabat a accueilli la 11e édition de l’un des 3 meilleurs think tank au monde!

Révolution numérique, protectionnisme US, monde bipolaire, populisme… les menaces

L’Afrique : Au-delà des idées reçues

Les cinq prochaines années s’annoncent pleines de défis majeurs, tant sur le plan économique que géopolitique et technologique, qui mettent à mal la gouvernance mondiale. Dans ce même contexte, la révolution technologique apporte dans son sillage de nombreuses promesses, des opportunités mais aussi des menaces multiples.

«L’automobile autonome, la circulation 3D à l’intérieur des villes, les maisons et les cités dites intelligentes, l’omniprésence des robots et des objets connectés, la perspective d’une agriculture verticale et florissante jusque dans le désert, ou encore l’homme augmenté, la fracture digitale…. Voilà quelques exemples parmi d’autres de ce monde de demain», analyse Thierry De Montbrial, président-fondateur de la World Policy Conference (WPC). L’événement s’est tenu du 26 au 28 octobre, à Rabat, en partenariat avec OCP Policy Center.

Défis économiques, migrations, multiculturalisme, montée des populismes et des extrémismes, les conséquences de Trump, la Corée du Nord, la Chine, énergie & climat, l’Afrique ou encore l’impact d’un monde hyperconnecté sur la gouvernance mondiale… Ce sont là autant de thématiques débattues par des experts de haut niveau venus déconstruire le discours pour repenser et analyser les bouleversements incessants que traverse le monde actuel.

Plus  de 250 personnalités, experts, ministres, chercheurs, hommes politiques, académiques, leaders d’opinion, grands patrons… issus de plus de 40 pays ont contribué au débat et enrichi l’analyse. Ce qui a permis une diversité, voire un décryptage pluriel de la 11e édition de la World  Policy Conference, initiée par De Montbrial, qui plus est président de l’Institut français des relations internationales (Ifri).

Protectionnisme, unilatéralisme US ou encore les sorties tonitruantes de Donald Trump -alimentées d’insultes et menaces tant vis-à-vis de ses alliés que de ses adversaires- auront fait l’objet de critiques virulentes de l’ensemble des débats de ce think tank sur la gouvernance politique mondiale.

«Qui aurait imaginé que les leviers de l’économie seraient détournés pour devenir des armes à des fins politiques», s’interroge De Montbrial. «S’il me fallait caractériser le phénomène géopolitique dominant des 30 prochaines années, je dirais sans hésiter la rivalité entre la Chine et les Etats-Unis», pronostique-t-il.

Mais pourquoi 30 ans?, s’interroge le président du think tank. Parce que la direction actuelle de l’Empire du Milieu n’hésite pas à affirmer haut et fort ses objectifs de croissance contre vents et marées. Des ambitions motivées par la célébration du centenaire de la victoire de Mao Zedong en Chine, analyse le président de WPC.

Pour lui, tous les enjeux géopolitiques des prochaines années tourneraient autour de ce phénomène qui prend des allures de «méga guerre froide» avec le risque de retour à un monde bipolaire. D’autant plus que la Russie et l’Iran se jettent dans les bras de l’hyper-puissance montante (la Chine). De surcroît, ils favorisent l’extension de l’influence chinoise en Europe, Afrique et au Moyen-Orient voire ailleurs. Du coup, de nombreux experts n’écartent pas le scénario d’une guerre atypique entre la Chine (2e puissance mondiale) et les Etats-Unis (numéro 1).

D’autres encore estiment qu’une telle guerre est peu probable en l’absence d’une détérioration massive de la gouvernance économique mondiale. De toute façon, même si les instances du multilatéralisme résistent encore aux attaques du 45e Président américain, la question de survie du dollar en tant qu’unique monnaie de réserve mondiale est désormais posée. C’est dire l’urgence de «construire une gouvernance mondiale» qui ne soit pas soumise aux caprices d’une puissance dominante, quelle qu’elle soit.

Industrialisation accélérée de l’Afrique

L’Afrique a réalisé des efforts considérables avec une croissance qui oscille autour de 7 et 10% ces dernières années. Les IDE sont en nette croissance (42 milliards de dollars en 2017). Le taux de pauvreté a reculé (43% en 2012 à 35% en 2015), avec une baisse significative des conflits armés et une montée des libertés et réformes.

«C’est une Afrique montante et aspirante», analyse Amadou Gon Coulibaly, Premier ministre de la Côte d’Ivoire. Selon ce politique, certes le continent est sorti des conflits, mais il va falloir consolider cette stabilité politique. Aux yeux de Coulibaly, le continent noir a besoin de 100 milliards de dollars par an pour répondre à ses besoins d’infrastructures. L’Afrique possède 60% des terres arables non exploitées au monde. Plus encore, d’ici 2050, 1 personne sur 4 sera africaine, avec la plus importante main d’œuvre au monde!

«Des fondamentaux solides certes, car le continent dispose des fortes bases de la croissance et la prospérité mondiale, mais il y a encore des faiblesses, des risques et des limites. D’où des politiques et une meilleure gouvernance pour relever les défis d’un monde de moins en moins prévisible», insiste le Premier ministre.

Parmi les priorités du continent, il cite la stabilité politique, la paix et la sécurité. S’ensuit la réduction du gap en infrastructures en mobilisant davantage les ressources. Autre priorité, selon Coulibaly, l’éducation et la formation des jeunes de 6 à 16 ans, en mettant le focus sur la formation professionnelle et la technologie, le digital. Bien entendu, l’amélioration du climat des affaires est un préalable pour attirer les IDE. Enfin, le salut viendrait de l’industrialisation du continent. «La transformation économique du continent passe par l’industrialisation. Ce qui permettra de créer des emplois et monter dans la chaîne des valeurs».

World Policy Conference : Le Maroc, pôle de stabilité régionale

29 octobre 2018

Abdelkhalek Moutawakil, Labass.net

La 11è édition de la World Policy Conference (WPC) qui s’est tenue à Rabat du 26 au 28 octobre, avec la participation de responsables de nombreux pays, dont le ministre espagnol des Affaires étrangères, Josep Borrell et la Chef de la diplomatie autrichienne, Karin Kneissl, a insisté sur le rôle du Maroc en tant que pôle de stabilité régionale.

Cette 11ème édition de la WPC a réuni plus de 250 personnalités de haut niveau, de plus de 40 pays et de divers horizons, qui ont échangé les réflexions et les solutions sur les bouleversements que connaît le monde. Les échanges ont également porté sur les enjeux du commerce international, l’éducation, le développement de l’Afrique, les migrations, les questions énergétiques et le climat…

Fondé en 2008 par Thierry de Montbrial, président de l’Institut français des relations internationales (Ifri), cet événement international a été classé 3ème meilleure think tank au monde en 2017, d’après le Global Go-To Think Tanks Index de l’Université de Pennsylvanie.

Parmi les personnalités présentes à cette 11è WPC, Jean-Louis Bourlanges, député français, ancien membre de la Cour des comptes et député européen, Michael Lothian, membre de la Chambre des Lords, ancien député du parti conservateur, et Nicolas Véron, senior fellow à Bruegel et au « Peterson Institute for International Economics ».

En marge de la WPC, le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, Nasser Bourita a eu des entretiens avec la ministre autrichienne des affaires étrangères, Karin Kneissl, au cours desquels elle a notamment salué le leadership du Maroc en tant que pôle de stabilité régionale et de partenaire crédible et responsable.

Pour sa part, Nasser Bourita a souligné le rôle de l’Autriche qui a contribué au renforcement des relations Maroc-UE et au développement du dialogue euro-méditerranéen autour de plusieurs questions relatives au développement, à la sécurité, la paix, la migration et le crime organisé. Il a dans ce sens salué l’invitation du Maroc pour prendre part, en décembre prochain à Vienne, au travaux d’une rencontre sur l’Afrique et l’Europe.

La dimension humaine doit être placée au centre de la gouvernance mondiale

Publié par: Maroc diplomatique avec MAP   29 octobre, 2018

La dimension humaine doit être impérativement placée au centre de la gouvernance mondiale, a indiqué, dimanche à Rabat, l’ambassadeur itinérant de SM le Roi, Assia Bensalah Alaoui.

“La dimension humaine est souvent ignorée sinon bafouée face à la montée de la violence notamment chez les régimes autoritaires et les réseaux internationaux de criminalité”, a insisté Mme. Bensalah Alaoui, qui intervenait lors d’un débat à l’occasion de la 11ème édition de la World Policy Conference (WPC).

“La violence est également devenue une violence verbale voire factuelle chez certains leaders”, a-t-elle déploré, notant que cette violence engendre des divisions au sein de la nation, mais également entre les nations.

Qualifiant d’inadmissible toute forme de violence, notamment celle faite aux femmes, Mme Bensalah Alaoui s’est par ailleurs félicitée de l’attribution du prix Nobel de la paix à des femmes, la Yézidie Nadia Murad et la gynécologue congolaise Denis Mukwege, y voyant une manière de réparer les injustices subies par les femmes.

D’autre part, l’ambassadeur itinérant de SM le Roi a mis en avant le lien entre la migration, l’identité et la diaspora, soulignant la nécessité de capitaliser la richesse de la diversité des cultures, qui peut être bénéfique non seulement aux pays d’accueil, mais également à ceux d’origine, comme c’est le cas avec la diaspora marocaine.

Pour sa part, le directeur de l’Observatoire “Pharos”, Pierre Morel, a jeté la lumière sur l’interaction directe entre la mondialisation et la réflexion identitaire.

L’identité est un concept complexe qui évolue avec le temps en fonction de multiples contextes, a précisé l’ancien représentant spécial de l’Union européenne pour l’Asie centrale et la crise en Géorgie, appelant à ne pas radicaliser l’identité et la ramener à une seule dimension.

La religion est un élément mobilisateur de la réflexion identitaire mais ne la définit pas à elle seule, a-t-il ajouté, préconisant “le pluralisme cultuel et religieux face à l’approche réductrice de l’identité et aux réductions auxquelles sont sujets les minorités religieuses”.

Ont notamment participé à ce débat, qui a été consacré à diverses thématiques allant de la conjoncture internationale à la globalisation des firmes internationales, le senior fellow à l’OCP policy center et ancien ministre de l’Economie et des finances, Fathallah Oualalou, le vice directeur de l’Institut d’Etat des relations internationales de Moscou (MGIMO), Artem Malgin, le Doyen de l’École d’affaires publiques et internationales d’IE University, Manuel Muñiz, et le Président émérite de la Fondation McCall MacBain, ancien Secrétaire général de l’OCDE, Donald Johnston.

La 11ème édition de la World Policy Conference a réuni plus de 250 personnalités de haut niveau, de plus de 40 pays et de divers horizons, en vue d’échanger les réflexions, préoccupations et solutions autour des bouleversements incessants que connaît le monde.

Les travaux de cette onzième édition ont porté sur les enjeux du commerce international, l’éducation, le développement de l’Afrique, les questions énergétiques et le climat, l’état de l’économie mondiale et d’autres sujets.

Fondé en 2008 par Thierry de Montbrial, président de l’Institut français des relations internationales (Ifri), cet événement international a été classé 3ème meilleure conférence de think tank au monde en 2017, d’après le Global Go-To Think Tanks Index de l’Université de Pennsylvanie.

Clôture à Rabat de la 11ème édition de la World Policy Conference

Maroc Diplomatique

Publié par : Beiblo Désiré

Date : 29 octobre, 2018

La 11ème édition de la World Policy Conference (WPC), a pris fin dimanche soir à Rabat, après avoir réuni, trois jours durant, un parterre de responsables politiques et économiques, d’experts et de leaders d’opinion de plus de 40 pays différents.

La WPC, qui a connu la participation de plus de 250 personnalités de haut niveau, a été l’occasion d’échanger les réflexions, d’exprimer les préoccupations et d’examiner les solutions autour des bouleversements incessants que connaît le monde.

S’exprimant à la clôture de l’édition 2018, le président de l’Institut français des relations internationales (IFRI) et fondateur de la WPC, Thierry de Montbrial, a indiqué que cette conférence mondiale vient renforcer la coopération “significative” avec le Maroc, saluant l’implication de l’ensemble des participants et la qualité des débats menés à cette occasion.

La WPC est plus qu’une simple conférence. C’est un haut lieu d’échange constructif et respectueux destiné à tisser des liens et capitaliser une richesse à la faveur de la diversité des points de vue et des opinions, a-t-il relevé.

Parmi les thèmes inscrits au programme de la WPC 2018, figuraient les futurs de la Russie, la religion et la politique en Chine, l’impact d’un monde connecté sur la gouvernance mondiale, les migrations et l’avenir du multiculturalisme, l’avenir de l’euro, la politique Trump, l’initiative “One Belt One Road”, les enjeux stratégiques de l’Europe et le problème de la Corée du Nord.

Les travaux de cette onzième édition ont également porté sur les enjeux du commerce international, l’éducation, le développement de l’Afrique, les questions énergétiques et le climat, l’état de l’économie mondiale et bien d’autres sujets.

Fondé en 2008 par Thierry de Montbrial, président de l’Institut français des relations internationales (Ifri), cet événement international a été classé 3-ème meilleure conférence de think tank au monde en 2017, d’après le Global Go-To Think Tanks Index de l’Université de Pennsylvanie.

Carlos Ghosn met le turbo à Somaca

L’économiste.com

Par Amin RBOUB | Le 29/10/2018 |

Doublement des capacités pour monter à 160.000 unités en 2022

Possibilité d’extension de Tanger avec des constructeurs de l’Alliance

Audacieux, réaliste et autocritique. Au lendemain d’une rencontre avec le Souverain, Carlos Ghosn, PDG de l’Alliance Renault-Nissan-Mitsubishi, dévoile de nouvelles ambitions au Maroc. Il s’agit d’une décision stratégique du constructeur français de doubler les capacités de production de Somaca à l’horizon 2022. C’était en marge de la 11e édition de la World Policy Conference, tenue du 26 au 28 octobre à Rabat. Le site industriel casablancais devra monter à 160.000 unités à l’horizon 2022.

Pour l’heure, la capacité de production de Somaca tourne autour de 80.000 véhicules (Logan, Sandero…). Le doublement des capacités vient en réponse à la demande croissante de véhicules de la gamme Global Access.  Cette décision vient aussi apporter un soutien indéfectible au plan d’accélération industrielle initié par le gouvernement marocain et renforcer le positionnement du Maroc en tant que base de production pour la gamme de véhicules produits à la fois à Tanger et à Casablanca.

«Si nous avons décidé de doubler les capacités de production de Somaca, c’est parce que le site industriel a déployé tous les efforts nécessaires pour devenir compétitif. Et le gouvernement marocain a facilité cette compétitivité», soutient Carlos Ghosn tout en confiant que le «gouvernement marocain était un tant soit peu inquiet que le développement du site de Tanger se fasse au détriment de Somaca».

Pour rappel, le Groupe Renault Maroc a produit près de  380.000 véhicules en 2017, répartis entre 300.476 unités à Tanger et 75.808 à Casablanca avec un volume global à l’export de l’ordre de 333.189 voitures livrées dans 74 pays. La filiale marocaine du constructeur français est aussi le numéro 1 des ventes sur le marché marocain (28,6% de part de marché pour Dacia et 14,4% pour Renault à fin septembre).

Pour le cas du site de Tanger, même s’il a atteint une forte capacité de plus de 340.000 unités (plus de 80% à l’export), il y a encore du potentiel à son extension, confirme Ghosn: «Comme le site de Tanger appartient au groupe Renault, la priorité en cas d’extension devra être accordée d’abord à Renault-Dacia. Mais le site est capable de servir n’importe quelle marque de l’Alliance (ndlr: Nissan et Mitsubishi), qui peuvent entrer en jeu… Il n’y a pas d’interdiction à ce que Nissan ou Mitsubishi le fassent. Mais pour l’heure, il n’y a pas encore de plan dans ce sens».

Sur l’électrique, le groupe Renault nourrit de fortes ambitions. Sauf que c’est encore prématuré pour le Maroc. «Aujourd’hui, il n’y a pas de plan pour le véhicule électrique à Tanger, aucune décision n’a encore été prise dans ce sens. Mais ce n’est pas exclu de le développer à l’avenir», soutient le top management. Il va sans dire que s’il y a une forte demande sur les véhicules électriques et si le Maroc met en place l’infrastructure et les subventions, le constructeur dit être prêt à investir sur la mobilité propre.

Pour l’heure, ce qui est très important et fondamental aux yeux du PDG Ghosn, c’est ce modèle de partenariat qui permet à l’Etat marocain de s’assurer de la compétitivité de son industrie. Et en même temps, le groupe Renault en tant qu’industriel qui s’assure de la compétitivité de ses sites. «C’est la condition de base du succès de nos usines», insiste Ghosn. Bien évidemment, les challenges restent encore multiples.

D’abord l’Etat marocain doit relever le défi d’optimiser l’attractivité des investisseurs (IDE) ainsi que les créations d’emplois  ou encore l’infrastructure… Quant au groupe Renault, son patron admet qu’il y a encore des gisements d’amélioration sur «l’intégration locale (voir encadré), la compétitivité, la qualité… Malgré le succès réalisé, il y a encore plein de choses à améliorer».

Et d’ajouter: «Nos équipes locale et régionale savent très bien que pour sécuriser l’avenir, il va falloir que l’on soit très exigeant sur notre propre performance», insiste Carlos Ghosn. Il en veut pour arguments que les sites de Tanger et Casablanca produisent essentiellement pour l’export pour 74 pays-marchés, dans une concurrence acerbe avec tous les grands constructeurs mondiaux. Autrement dit, pas droit à l’erreur. «Il faut que nous soyons au top niveau de la compétitivité de l’industrie mondiale», soutient le PDG.

En termes de bilan de l’expérience industrielle de Renault au Maroc, un satisfecit se dégage auprès de Ghosn dans le sens où l’automobile (composants et véhicules) est devenue le premier exportateur du Maroc, loin devant les phosphates. «C’est assez significatif.  Il y a 8 ans, il n’y avait pas d’industrie automobile au Maroc. Aujourd’hui, le pays est déjà un hub à l’export de véhicules. Et nous n’avons aucune objection à ce que d’autres constructeurs viennent s’implanter au Maroc. Mais nous ne voudrions pas qu’ils viennent à Tanger», glisse Ghosn, sourire en coin. L’arrivée de nouveaux constructeurs devra favoriser l’installation de fournisseurs tout autour ainsi que la localisation de pièces (intégration) ou encore les investissements en infrastructures, lesquels devront favoriser non seulement la production et l’emploi par milliers mais aussi l’export, fait valoir Carlos Ghosn.

Il enchaîne: «Nous sommes contents que la concurrence arrive. Mais c’est Renault qui a cru le premier au site Maroc. Nous avons bien vu avant tout le monde le potentiel du pays … Nous sommes les Ice Breakers. Il faut accorder du crédit à cela. Aujourd’hui, la production industrielle automobile au Maroc est à 100% réalisée par nous, l’export c’est nous et le marché marocain des voitures, c’est aussi nous. Il ne faut pas l’oublier, nous avons été les premiers à miser sur le Maroc. C’est nous qui avons amené les fournisseurs et qui avons rétabli la crédibilité du Maroc… Aujourd’hui, c’est Renault la réalité du Maroc, il faut l’admettre», fait valoir Ghosn en réaction à une question sur les ambitions supérieures annoncées par PSA (80% d’intégration locale à  terme, 200.000 moteurs et autant de véhicules).

Le dirigeant ne cache pas que le groupe au losange est en train de développer de nouveaux véhicules «très modernes» pour le renouvellement des gammes produites au Maroc. «Le site de Tanger est une usine moderne dans laquelle nous avons beaucoup investi. Elle est configurée pour fabriquer des produits modernes. Ce n’est pas une usine low cost, mais plutôt un site que nous voulons compétitif, à même de fabriquer tous types de produits, sans limitation aucune. Des véhicules que le Marocain préfère et que les marchés à l’export demandent».

World Policy Conference. La gouvernance mondiale passée au crible

LesEco.ma

Écrit par Jihane GATTIOUI

Publication : 29 octobre 2018

Pendant trois jours, la onzième édition de la world policy conference a passé au crible des thèmes d’une actualité brûlante sur la gouvernance mondiale, dont les défis économiques des cinq prochaines années. L’émergence d’un nouveau leadership mondial s’impose. Il s’avère aussi nécessaire d’accélérer la révolution digitale.

S’achemine-t-on vers un nouveau multilatéralisme? Pourra-t-on faire face à une nouvelle crise financière? Comment identifier les facteurs de risque? Quelles sont les alternatives? Quels sont les défis pour l’Afrique ? Autant de questions, et bien d’autres, auxquelles ont tenté de répondre les intervenants de la World policy conference, dont la onzième édition s’est tenue les 26, 27 et 28 octobre à Rabat. Les défis sont de taille pour la gouvernance mondiale. L’un des enjeux majeurs que tous les pays doivent prendre en considération dans leur stratégie est sans conteste celui de la révolution digitale. On s’attend en effet à ce que la dimension technologique draine davantage de croissance pour l’économie mondiale au cours des années à venir. Le pari de la répartition équitable des bénéfices de cette nouvelle tendance sur tous les pays est loin d’être gagné. Même les pays les plus pauvres sont appelés à saisir les opportunités qu’offrent les nouvelles technologies. Il est grands temps de mettre fin aux réticences affichées de part et d’autre sur la place du digital dans l’économie et l’industrie. Rappelons à cet égard qu’en ce qui concerne le Maroc, ce débat est tranché sur le volet économique. Le ministre de l’Industrie, de l’investissement, du commerce et de l’économie numérique, Moulay Hafid Elalamy a récemment souligné que la transformation digitale et l’adaptation aux changements numériques accélérés s’imposaient pour le Maroc et l’Afrique. Des changements profonds sont en vue grâce au développement et à l’utilisation des NTIC.

Nouvelle voie

Un autre enjeu est de taille : la nécessité de faire émerger un nouveau modèle de multilatéralisme permettant d’atteindre les objectifs escomptés au niveau mondial. Ainsi, il s’avère aujourd’hui nécessaire de se frayer un nouveau chemin et de trouver une nouvelle voie et un ensemble de règles, de l’avis des observateurs internationaux. Les conflits actuels ne permettent pas d’assurer la stabilité économique et de réaliser les desseins souhaités en matière de développement. À ce titre, la guerre commerciale engagée par les Etats-Unis contre la Chine risque d’avoir des conséquences négatives sur l’économie mondiale. Cette sorte de guerre froide sino-américaine ne laisse pas les analystes indifférents. De grandes responsabilités incombent à ces géants mondiaux. La chine est appelée, entre autres, à faire davantage d’efforts en s’ouvrant aux investisseurs étrangers, tenant compte des plaintes des autres parties, mettant en place de nouveaux principes dont la neutralité en matière de concurrence et la partialité dans la résolution des conflits… S’agissant des Etats-Unis, la nouvelle politique de l’administration américaine, notamment sur le volet des mesures protectionnistes, est pointée du doigt. Rien ne laisse présager que le président américain va changer de position, du moins pour le moment. Les experts tirent la sonnette d’alarme quant au déficit en termes de leadership économique mondiale causé par le retrait des Etats-Unis. Aussi, est-il urgent que d’autres pays reprennent ce flambeau pour donner un coup de fouet à l’économie mondiale. A ce titre, les pays du G20 peuvent jouer ce rôle de leadership, d’après certains spécialistes. Le renforcement de la coopération et de la coordination internationale n’est plus désormais un choix, mais une nécessité pour éviter l’instabilité économique. Une nouvelle crise financière risque de secouer de plein fouet le monde même si certains spécialistes écartent cette possibilité dans les années à venir car le secteur financier a tiré les leçons nécessaires de l’expérience précédente. Mais, nombreux sont les économistes qui n’abondent pas dans la même veine. Les conséquences sont difficiles à présager car aucune crise ne ressemble à une autre. Les banques centrales doivent conjuguer leurs efforts pour éviter la reproduction du scénario de 2008. Une réflexion approfondie est à lancer pour identifier les facteurs d’une nouvelle éventuelle crise (la tension entre la Chine et les Etats-Unis, l’endettement élevé des pays, la récession dans certains pays…).

Les priorités pour l’Afrique  

Le continent africain fait face à de grands défis, à commencer par l’accélération du développement économique. Le premier ministre ivoirien, Amadou Gon Coulibaly, qui a salué la performance de l’économie africaine, estime que l’Afrique doit s’atteler sur plusieurs priorités. Il s’agit en premier lieu de la stabilité politique, de la paix et la sécurité. Ce sont des facteurs essentiels pour consolider le développement des pays africains. Il faut miser également sur la formation professionnelle pour relever le défi de l’emploi surtout des jeunes. L’innovation et la transformation numérique ne sont pas en reste. Tous les efforts seront vains sans l’amélioration du climat des affaires pour promouvoir les investissements nationaux et étrangers et transformer la structure de l’économie africaine.

Clôture à Rabat de la 11ème édition de la World Policy Conference… des participants de 40 pays (Vidéo)

Article 19 – 29.10.2018

La 11ème édition de la World Policy Conference (WPC), a pris fin dimanche soir à Rabat, après avoir réuni, trois jours durant, un parterre de responsables politiques et économiques, d’experts et de leaders d’opinion de plus de 40 pays différents.

La WPC, qui a connu la participation de plus de 250 personnalités de haut niveau, a été l’occasion d’échanger les réflexions, d’exprimer les préoccupations et d’examiner les solutions autour des bouleversements incessants que connaît le monde.

S’exprimant à la clôture de l’édition 2018, le président de l’Institut français des relations internationales (IFRI) et fondateur de la WPC, Thierry de Montbrial, a indiqué que cette conférence mondiale vient renforcer la coopération « significative » avec le Maroc, saluant l’implication de l’ensemble des participants et la qualité des débats menés à cette occasion.

La WPC est plus qu’une simple conférence. C’est un haut lieu d’échange constructif et respectueux destiné à tisser des liens et capitaliser une richesse à la faveur de la diversité des points de vue et des opinions, a-t-il relevé.

Parmi les thèmes inscrits au programme de la WPC 2018, figuraient les futurs de la Russie, la religion et la politique en Chine, l’impact d’un monde connecté sur la gouvernance mondiale, les migrations et l’avenir du multiculturalisme, l’avenir de l’euro, la politique Trump, l’initiative « One Belt One Road », les enjeux stratégiques de l’Europe et le problème de la Corée du Nord.

Les travaux de cette onzième édition ont également porté sur les enjeux du commerce international, l’éducation, le développement de l’Afrique, les questions énergétiques et le climat, l’état de l’économie mondiale et bien d’autres sujets.

Fondé en 2008 par Thierry de Montbrial, président de l’Institut français des relations internationales (Ifri), cet événement international a été classé 3-ème meilleure conférence de think tank au monde en 2017, d’après le Global Go-To Think Tanks Index de l’Université de Pennsylvanie.

+ La WPC reflète la place qu’occupe le Maroc à l’échelle internationale +

L’organisation à Rabat de la 11ème édition de la World Policy Conference « reflète la place qu’occupe le Maroc à l’échelle internationale » dans plusieurs domaines, a affirmé; dimanche, le ministre espagnol des Affaires étrangères, de l’Union européenne et de la Coopération, Josep Borrell.

« Je félicite le Maroc pour cette initiative la deuxième du genre dans le Royaume », a dit dans une déclaration à la MAP, M. Borrell, en visite dans le Royaume pour participer aux travaux de cette rencontre, organisée du 26 au 28 courant.

Se disant « très satisfait de la tenue et du déroulement de cette rencontre de très haut niveau », le chef de la diplomatie espagnole a souligné que cette rencontre, « nous a permis de renforcer davantage nos relations et de nouer de contacts avec plusieurs participants ».

Le responsable espagnol doit intervenir dimanche lors de la séance plénière portant sur « Europe: quelques enjeux stratégiques », aux côtés de Mme Karin Kneissl, ministre autrichienne des Affaires étrangères, de Jean-Louis Bourlanges, député français, ancien membre de la Cour des comptes et député européen, Michael Lothian, membre de la Chambre des Lords, ancien député du parti conservateur, et Nicolas Véron, senior fellow à Bruegel et au « Peterson Institute for International Economics ».

La 11ème édition de la World Policy Conference réunit plus de 250 personnalités de haut niveau, de plus de 40 pays et de divers horizons, en vue d’échanger les réflexions, préoccupations et solutions autour des bouleversements incessants que connaît le monde.

Les travaux de cette onzième édition portent également sur les enjeux du commerce international, l’éducation, le développement de l’Afrique, les questions énergétiques et le climat, l’état de l’économie mondiale et d’autres sujets.

Fondé en 2008 par Thierry de Montbrial, président de l’Institut français des relations internationales (Ifri), cet événement international a été classé 3ème meilleure conférence de think tank au monde en 2017, d’après le Global Go-To Think Tanks Index de l’Université de Pennsylvanie.

World Policy Conference : des ministres européens se penchent sur les enjeux stratégiques en Europe en matière des relations étrangères et la migration

28.10.2018

Atlas Info 

Des ministres européens ont examiné, dimanche à Rabat, les différents enjeux stratégiques en Europe en matière des relations étrangères et la migration.

Intervenant lors d’une séance plénière tenue dans le cadre de la 11-ème édition de la World Policy Conference (WPC), sous le thème “Europe: quelques enjeux stratégiques”, la ministre autrichienne des affaires étrangères Karin Kneissl a indiqué que la voie choisie par l’Union Européenne (UE) s’articule autour de l’établissement de réseaux plus étoffés entre l’UE et ses partenaires.

La ministre a également insisté sur le renforcement des partenariats pour une connectivité durable, notamment avec les pays asiatiques, précisant que cette approche pourrait relever des défis au profit des citoyens, tant en Europe qu’en Asie.

Ainsi et afin de tisser des partenariats stratégiques structurants, Mme Kneissl a souligné la nécessité d’appliquer les règles relatives à la transparence, notamment en ce qui concerne les modes de passation des marchés publics, appelant au respect des règles de la concurrence de la propriété intellectuelle et au partage des risques.

Après avoir mis l’accent sur les relations sino-européennes, la ministre autrichienne a estimé que l’Europe et la Chine s’entendent mutuellement sur des principes essentiels, tout en mettant en place une méthodologie qui respecte les intérêts des citoyens, relevant que leur initiative pourra développer la reconstruction d'”un multilatéralisme efficace” pour relever les défis actuels.

De son côté, le ministre des affaires étrangères espagnol, Josep Borrell a indiqué dans une déclaration à la MAP que cette séance se veut une occasion de discuter de la migration et de la coopération maroco-espagnole, relevant que la migration en provenance de l’Afrique subsaharienne représente un problème majeur pour l’Europe.

Évoquant le rôle majeur du Royaume dans le développement de l’Afrique, M. Borrell a souligné que l’Europe est tenue à prendre “beaucoup plus” au sérieux le continent africain, notant que “l’Afrique devrait être un objectif fondamental de l’action économique européenne.”

Le ministre espagnol a, a cet égard, mis l’accent sur l’importance de l’entraide pour résoudre le problème migratoire, estimant que la construction de mûrs frontaliers ne contribuent pas à mieux gérer les flux migratoires.

La 11ème édition de la World Policy Conference réunit plus de 250 personnalités de haut niveau, provenant de plus de 40 pays et de divers horizons, en vue d’échanger les réflexions, préoccupations et solutions autour des bouleversements incessants que connaît le monde.

Les travaux de cette édition portent sur les enjeux du commerce international, l’éducation, le développement de l’Afrique, les questions énergétiques et le climat, l’état de l’économie mondiale et d’autres sujets.

Fondé en 2008 par Thierry de Montbrial, président de l’Institut français des relations internationales (Ifri), cet événement international a été classé 3ème meilleure conférence de think tank au monde en 2017, d’après le Global Go-To Think Tanks Index de l’Université de Pennsylvanie.

Borrell: las devoluciones de irregulares marroquíes, un ejemplo para Europa

28.10.2018

EFE 

Las devoluciones a su país de los emigrantes marroquíes llegados irregularmente a España se desarrollan satisfactoriamente y constituyen una especie de ejemplo para los países europeos enfrentados a flujos migratorios similares, dijo hoy en Rabat el ministro español de Exteriores, Josep Borrell.

“Ojalá que Europa pudiese tener acuerdos que se cumplen como los que se cumplen con Marruecos, sería todo mucho más fácil”, dijo el ministro español, que participa este fin de semana en un foro de debate de política internacional organizado por el grupo de estudios marroquí World Policy Conference.

Borrell, que dijo no disponer de cifras de esas devoluciones, puntualizó que “es distinto el caso de los ciudadanos de terceros países”, es decir, los que llegan a España a través de Marruecos procedentes de países subsaharianos y que España ha comenzado a devolver a Marruecos desde el pasado agosto invocando un acuerdo firmado en 1992.

El ministro español dijo que Marruecos, a través de su ministro de Asuntos Exteriores, Naser Burita, con quien se reunió ayer, le “expresó su satisfacción por el papel jugado por España para conseguir que Europa mire a Marruecos y entienda que hay que ayudarlo (para) proteger sus fronteras y controlar el flujo migratorio”

El apoyo de España a Marruecos en la UE está plenamente justificado -argumentó Borrell- porque su control fronterizo “es para nosotros un valor añadido”.

En este sentido, confirmó que ese apoyo español ha conseguido que la UE comprometa para Marruecos 140 millones de ayuda para la gestión migratoria, 70 en ayuda financiera directa y otros 70 a través de la Fundación Internacional y para Iberoamérica de Administración y Políticas Públicas (FIIAPP, organismo público de cooperación).

“Ha costado sacudir las inercias administrativas en Bruselas -reconoció Borrell al respecto- y el ministro español me expresó su satisfacción y reconocimiento por el papel de España” al conseguir esa cifra.

También en referencia a la cuestión migratoria, Borrell se congratuló de que no existan en España corrientes xenófobas importantes, algo que “no es mérito de los gobiernos, sino de la gente”.

Comparada a otros países de Europa, dijo, “España es un país solidario con una sociedad que no se dedica a tirar piedras contra los emigrantes, sino que entiende que la emigración es un problema al que hay que hacer frente, pero también una fuente de oportunidades”.

El presidente del Gobierno español, Pedro Sánchez, tiene previsto viajar a Marruecos próximamente para participar en la cumbre convocada por la ONU en busca de un “pacto global sobre las migraciones”, convocado en Marrakech los próximos 10 y 11 de diciembre, según confirmó Borrell. 

 

Borrell pide a Marruecos responsabilidad en la peor oleada de llegada de pateras

28.10.2018

La Información

El ministro de Asuntos Exteriores, UE y Cooperación, Josep Borrell, y su homólogo de Marruecos, Nasser Bourita, han acordado avanzar en materia de cooperación migratoria sobre la base de la “responsabilidad compartida”, en el marco de una reunión mantenida el sábado en Rabat y en la que han tratado asuntos de actualidad internacional.

Un total de 43.467 inmigrantes y refugiados han alcanzado las costas españolas en lo que va de 2018, lo que significa una media de 152 llegadas por día, según cifras oficiales actualizadas a fecha 15 de octubre. Así, este año registra el récord de llegadas, superando las cifras durante la ‘crisis de los cayucos’ de 2006, cuando 39.180 personas alcanzaron España por vía marítima, principalmente a través de las Islas Canarias.

Según el Ministerio del Interior, las llegadas en embarcaciones a España han aumentado más de un 200% con respecto al mismo periodo de 2017, cuando se contabilizaron 14.195 entradas en 851 pateras hasta el 15 de octubre. La mayoría de las embarcaciones (41.646) han llegado a costas peninsulares y baleares; mientras que a Canarias llegaron 959; a Melilla 541; y a Ceuta 321. Todas las rutas han aumentado en más de un 50% en comparación al año pasado.

Sin embargo, en 2006 fueron las costas Canarias las que recibieron la mayor parte de las llegadas por mar (31.678), mientras que a las peninsulares y baleares llegaron 7.502, según datos del departamento que dirige Fernando Grande-Marlaska.

Por otro lado, los migrantes que han llegado en lo que va de año por vía terrestre a Ceuta y Melilla ascienden a 5.202, lo que representa un 5% más que el año pasado. En total, el número de llegadas de manera irregular a España asciende en 2018 a 48.669, un 154% más que en 2017, cuando llegaron 19.134 personas hasta el 15 de octubre.

Encuentro en Rabat

Borrell ha sido uno de los asistentes a la World Policy Conference en Rabat para discutir los principales desafíos que afronta la comunidad internacional. Aprovechando este viaje, los jefes de la diplomacia de España y Marruecos han mantenido una reunión bilateral.

Los ministros han repasado cuestiones de interés común “reafirmando el compromiso de seguir profundizando las excelentes relaciones entre España y Marruecos y su carácter estratégico”, según un comunicado del Ministerio de Exteriores español. Asimismo, han acordado seguir impulsando la alianza entre la UE y Marruecos y entre Europa y África.

En el ámbito migratorio, Borrell y Bourita han apelado a la cooperación, tanto en el plano bilateral como multilateral, sobre el “principio de la responsabilidad compartida”, especialmente con vistas el foro de la ONU que acogerá Marrakech en diciembre. Exteriores también ha confirmado que, entre los asuntos de interés regional tratados en el encuentro, han figurado las crisis de Libia y Siria y la cuestión del Sáhara Occidental.

 

Marruecos agradece a España su ayuda por el dinero que la UE otorgará para frenar la migración

28.10.2018

Francisco Peregil, El Pais 

El ministro de Exteriores marroquí, Naser Burita, expresó este fin de semana en Rabat a su homólogo español, Josep Borrell, su “satisfacción y reconocimiento” por el papel que ha jugado España en la partida de 140 millones de euros que la Comisión Europea se ha comprometido a otorgar a Rabat para ayudarle a frenar la migración clandestina.

Borrell visitó Rabat con motivo de un debate sobre gobernanza global en la XIª World Policy Conference, foro organizado por un centro de análisis marroquí. En la noche del sábado al domingo cenó con su homólogo marroquí, a quien ya había visitado el 28 de junio. Borrell destacó que España ha desempeñado un papel “importante” a la hora de conseguir que se empiece a ayudar a Marruecos. “Se empezó hablando de 70 millones y ahora hemos llegado a una cifra de 140, mitad en ayuda presupuestaria directa y mitad a través de organizaciones de cooperación”, indicó Borrell. “Ha costado sacudir las inercias administrativas de Bruselas, pero todo el mundo ha puesto buena voluntad. Y el ministro me ha expresado su satisfacción y reconocimiento por la ayuda que le ha prestado España”.

Las autoridades marroquíes se han mostrado hasta el momento muy cautelosas a la hora de expresar su agradecimiento al Gobierno español en ese apartado. Tanto es así que, hasta el momento ninguna autoridad se había pronunciado al respecto. No obstante, Borrell no desaprovechó la oportunidad, como suele ser habitual con todos los responsables españoles de Exteriores que visitan Rabat, de alabar el compromiso de Marruecos en la lucha contra la inmigración. “Marruecos es un país que tiene una capacidad organizativa y administrativa muy grande. Pero todo lo que hace para proteger sus fronteras y atender los flujos migratorios le cuesta. Y en la medida en que eso tiene un valor añadido para los europeos es lógico que contribuyamos a asumir este coste. ¿No lo hacemos con Libia, no lo hacemos con Turquía? Están en su derecho de reclamar atención. Y España ha sido el país que ha conseguido que esa atención se les preste”.

En el clima de “excelentes relaciones” que las autoridades españolas aseguran mantener con Marruecos sorprendió que el pasado 2 de agosto Rabat cerrase de forma unilateral el puesto aduanero comercial marroquí de Beni Enzar, fronterizo con Melilla. La medida tiene más calado simbólico, en cuanto al desplante que sufrió la diplomacia española, que perjuicio económico, ya que el cierre de esa aduana terrestre apenas afecta a los intereses de unas 20 familias, según fuentes de la Delegación del Gobierno de Melilla. Pero ese puesto fronterizo venía funcionando desde 1958 y las autoridades españolas acordaron en septiembre formar junto a Marruecos un grupo de trabajo para hallar una solución.

“Ya saben que hay un grupo de trabajo que se creó a finales de septiembre”, indicó Borrell cuando se le preguntó sobre el estado de las negociaciones. “Y tienen que empezar a moverse para abordarlo”. Borrell reconoció que el grupo aún no se ha reunido. “Ya saben ustedes que un mes tampoco es tanto tiempo para la velocidad con la que se abordan algunos problemas. Para nosotros es importante y estamos poniendo toda la amistosa presión que podemos para ya que tenemos un grupo de trabajo, este grupo se reúna”.

Borrell: Las devoluciones de irregulares marroquíes, un ejemplo para Europa

28.10.2018

EFE

Las devoluciones a su país de los emigrantes marroquíes llegados irregularmente a España se desarrollan satisfactoriamente y constituyen una especie de ejemplo para los países europeos enfrentados a flujos migratorios similares, dijo hoy en Rabat el ministro español de Exteriores, Josep Borrell.

“Ojalá que Europa pudiese tener acuerdos que se cumplen como los que se cumplen con Marruecos, sería todo mucho más fácil”, dijo el ministro español, que participa este fin de semana en un foro de debate de política internacional organizado por el grupo de estudios marroquí World Policy Conference.

Borrell, que dijo no disponer de cifras de esas devoluciones, puntualizó que “es distinto el caso de los ciudadanos de terceros países”, es decir, los que llegan a España a través de Marruecos procedentes de países subsaharianos y que España ha comenzado a devolver a Marruecos desde el pasado agosto invocando un acuerdo firmado en 1992.

El ministro español dijo que Marruecos, a través de su ministro de Asuntos Exteriores, Naser Burita, con quien se reunió ayer, le “expresó su satisfacción por el papel jugado por España para conseguir que Europa mire a Marruecos y entienda que hay que ayudarlo (para) proteger sus fronteras y controlar el flujo migratorio”

El apoyo de España a Marruecos en la UE está plenamente justificado -argumentó Borrell- porque su control fronterizo “es para nosotros un valor añadido”.

En este sentido, confirmó que ese apoyo español ha conseguido que la UE comprometa para Marruecos 140 millones de ayuda para la gestión migratoria, 70 en ayuda financiera directa y otros 70 a través de la Fundación Internacional y para Iberoamérica de Administración y Políticas Públicas (FIIAPP, organismo público de cooperación).

“Ha costado sacudir las inercias administrativas en Bruselas -reconoció Borrell al respecto- y el ministro español me expresó su satisfacción y reconocimiento por el papel de España” al conseguir esa cifra.

También en referencia a la cuestión migratoria, Borrell se congratuló de que no existan en España corrientes xenófobas importantes, algo que “no es mérito de los gobiernos, sino de la gente”.

Comparada a otros países de Europa, dijo, “España es un país solidario con una sociedad que no se dedica a tirar piedras contra los emigrantes, sino que entiende que la emigración es un problema al que hay que hacer frente, pero también una fuente de oportunidades”.

El presidente del Gobierno español, Pedro Sánchez, tiene previsto viajar a Marruecos próximamente para participar en la cumbre convocada por la ONU en busca de un “pacto global sobre las migraciones”, convocado en Marrakech los próximos 10 y 11 de diciembre, según confirmó Borrell.

Borrell se reúne en Rabat con su homólogo marroquí

28.10.2018

EFE 

El ministro español de Asuntos Exteriores, Josep Borrell, se reunió hoy en Rabat con su homólogo marroquí, Naser Burita, con ocasión de la celebración en la capital marroquí del World Policy Conference, foro fundado por un centro de estudios marroquí para debatir temas geopolíticos y económicos.

Borrell, que llegó esta mañana a Rabat acompañado de un reducido equipo de la diplomacia española, participará mañana en una mesa redonda sobre “Europa: desafíos estratégicos”, una de las distintas mesas de debate en que se divide el foro.

Esta es la segunda visita de Borrell a Rabat en cuatro meses, pues sigue a la que el ministro hizo el pasado 28 de junio y en la que la cuestión migratoria estuvo en el centro de sus conversaciones con Burita.

En estos cuatro meses transcurridos, ese mismo tema migratorio se ha convertido en el centro de las relaciones entre España y Marruecos y aún entre las de Europa y Marruecos, dominada por la exigencia de Marruecos de recibir más fondos europeos para controlar mejor sus fronteras y evitar así las salidas masivas de emigrantes desde su territorio hacia Europa.

El ministro de Asuntos Exteriores, Unión Europea y Cooperación se reúne en Rabat con Nasser Bourita, ministro de Asuntos Exteriores y Cooperación Internacional, en los márgenes de la “World Policy Conference”

28.10.2018

La Moncloa 

El ministro de Asuntos Exteriores, Unión Europea y Cooperación ha sido invitado a participar en la  “World policy conference”, conferencia que se celebra en Rabat del 26 al 28 de octubre, organizada para discutir los principales desafíos que afronta la comunidad internacional.

​Con ocasión de esta conferencia el ministro Josep Borrell  ha mantenido ayer sábado 27 de octubre un encuentro con su homólogo marroquí, Nasser Bourita.

Los ministros han hecho un repaso de la evolución de los principales temas de interés para ambos países reafirmando el compromiso de seguir profundizando las excelentes relaciones entre España y Marruecos  y su carácter estratégico.

Coincidieron en la necesidad de impulsar el partenariado euromediterráneo y de trabajar juntos  para intensificar las relaciones entre la UE y Marruecos y entre Europa y África. También han intercambiado opiniones sobre asuntos de  interés regional como las crisis en Libia y Siria así como sobre la cuestión del Sahara Occidental.

Los ministros acordaron seguir avanzando en la cooperación migratoria, tanto en el plano bilateral como multilateral, sobre el principio de la responsabilidad compartida, especialmente con vistas a la conferencia de Naciones Unidas sobre el Pacto global para las migraciones que tendrá lugar en Marrakech el próximo mes de diciembre.

Borrell y su homólogo marroquí apelan a la «responsabilidad compartida»

28.10.2018

Europa Press 

El ministro de Asuntos Exteriores, UE y Cooperación, Josep Borrell, y su homólogo de Marruecos, Nasser Bourita, han acordado seguir avanzando en materia de cooperación migratoria sobre la base de la “responsabilidad compartida”, en el marco de una reunión mantenida el sábado en Rabat y en la que han tratado asuntos de actualidad internacional.

Borrell ha sido uno de los asistentes a la World Policy Conference organizada entre el 26 y el 28 de octubre en Rabat para discutir los principales desafíos que afronta la comunidad internacional. Aprovechando este viaje, los jefes de la diplomacia de España y Marruecos han mantenido una reunión bilateral.

Los ministros han repasado cuestiones de interés común “reafirmando el compromiso de seguir profundizando las excelentes relaciones entre España yMarruecos y su carácter estratégico”, según un comunicado del Ministerio de Exteriores español. Asimismo, han acordado seguir impulsando la alianza entre la UE y Marruecos y entre Europa y África.

En el ámbito migratorio, Borrell y Bourita han apelado a la cooperación, tanto en el plano bilateral como multilateral, sobre el “principio de la responsabilidad compartida”, especialmente con vistas el foro de la ONU que acogerá Marrakech en diciembre.

Exteriores también ha confirmado que, entre los asuntos de interés regional tratados en el encuentro, han figurado las crisis de Libia y Siria y la cuestión del Sáhara Occidental.