Maroc: 50% des emplois actuels menacés par l’intelligence artificielle?

7.11.17

by SAMIR EL OUARDIGHI
Medias24 Afrique

L’intelligence artificielle impacte de plus en plus la vie quotidienne de la planète. Si elle représente une opportunité de nouveaux emplois dans le monde développé, l’IA menace les PVD et les pays émergeants, qui n’ont pas préparé leur reconversion dans les secteurs comme le textile ou l’offshoring ….

Lors de la 10ème édition de gouvernance mondiale de la World policy conférence qui s’est tenue à Marrakech du 2 au 5 novembre, un atelier d’experts s’est penché sur l’avenir du travail face aux avancées technologiques de l’intelligence artificielle qui se substitue à la main d’œuvre humaine.

Pour Masood Ahmed, ancien directeur du département Moyen-Orient et Asie du FMI, dans moins de 10 ans, l’IA va créer beaucoup d’emplois dans les pays développés tout en détruisant 50% des emplois dans les pays en voie de développement et les nations émergentes.

Inquiet, il pense que le développement de la robotisation a été anticipé par les nations avancées alors que les autres pays vont souffrir, car ils ne se sont pas préparés à reconvertir leur population.

Ainsi le Vietnam ou la Chine qui produisent plusieurs millions de baskets par an risquent de perdre de très nombreux emplois, car ils n’ont pas formé cette catégorie d’employés à de nouvelles compétences.

Les usines de textile au Maroc qui n’ont pas anticipé la robotisation en cours pourraient donc ne pas survivre, sachant qu’elles emploient, chacune, des milliers d’employés appelés à devenir inutiles.

Un autre de ses métiers de prédilection comme l’offshoring sera aussi impacté par le chômage car les call-center ne nécessiteront bientôt plus d’intervention humaine avec le développement croissant des algorithmes de communication.

Il faut donc revoir les systèmes d’éducation et de formation pour réussir la transition industrielle occasionnée par l’IA qui sera plus importante en termes de bouleversements humains que celle des 300 dernières années.
Sans agenda politique national permettant de s’adapter aux développements inéluctables de cette technologie qui menace des millions d’emplois, les experts pensent que les pays non préparés seront confrontés à des tensions sociales chez les jeunes incapables de s’insérer dans les métiers de pointe.

Moins pessimiste, la secrétaire générale adjointe de l’OCDE pense que ces craintes sont exagérées car certains métiers pourront être automatisés et d’autres pas. L’ancienne 1er ministre de Finlande avance que cette technologie va détruire des emplois tout en en créant beaucoup d’autres.

Tout comme son collègue, Mari Kiviniemi a donc recommandé de se préparer à une croissance des inégalités sur le marché du travail en adoptant des politiques publiques pour améliorer l’éducation de base dans les pays peu avancés.

World Policy Conference: l’Afrique a-t-elle un avenir?

7.11.17

By ZAKARIA BOULAHYA
Medias24 Afrique

La gouvernance mondiale était au cœur des débats de la 10e édition du “World Policy Conference” (WPC), qui s’est tenue à Marrakech du 3 au 5 novembre. Réunissant un panel éclectique de politiques, diplomates et acteurs économiques, cette édition a notamment abordé la question des opportunités d’investissement en Afrique.

Le continent a occupé une place centrale dans le message royal adressé aux participants: “Les grandes aspirations des citoyens, notamment africains, ne peuvent se concrétiser qu’à travers des programmes inclusifs de développement humain et économique, qui s’inscrivent dans une dimension régionale ou continentale”.
Avec 1,2 MM d’habitants, un PIB de 250 MM de dollars et un énorme potentiel de croissance, l’Afrique est à bien des égards le continent de l’avenir. “C’est la terre des superlatifs”, une formule de Thierry de Montbrial – fondateur du WPC, qui décrit avec justesse les opportunités que présente le continent. A condition de surpasser certains obstacles règlementaires et logistiques, tout en prêtant attention au maintien des équilibres macroéconomiques.

“Plusieurs pays africains entament des réformes courageuses, mais on constate un repli des investissements étrangers et un accroissement de la dette publique des Etats. Les déséquilibres macroéconomiques structurels démontrent que de nombreux pays africains n’ont pas retenu les leçons à tirer des programmes d’ajustement structurel” constate Jean-Michel Severino, président d’Investisseurs & Partenaires.

Si les Etats africains connaissent une certaine disparité aussi bien dans leur croissance qu’en termes de modèle économique, plusieurs intervenants considèrent le secteur privé comme la véritable locomotive du développement en Afrique.

“Il faut rompre avec la politique des investissements étatiques, qui ne font qu’aggraver la dette publique sans avoir de résultats probant en termes de création de richesse et d’emplois. La tendance peut être inversée en renforçant le rôle du privé, dont la dette est encore faible et ne représente que le tiers du PIB africain” souligne Rémy Rioux, DG de l’Agence française de développement.

Le privé à la rescousse?

Renforcer le rôle du privé semble, en théorie, une piste prometteuse pour relancer la croissance africaine. Encore faut-il mettre en place un cadre propice à l’épanouissement de ces entreprises. Forte de son expérience en Afrique, Miriem Bensalah – présidente de la CGEM, estime que plusieurs carences structurelles nécessitent une intervention volontaire des Etats africains:

– Le cadre légal et règlementaire est souvent flou, voire inexistant. Les procédures sont opaques, ce qui compromet la viabilité des investissements.

– Education: le manque de ressources humaines qualifiées oblige souvent les investisseurs – notamment marocains, à supporter des coûts élevés de formation.

– Energie: le coût est non-compétitif en Afrique, plus cher de deux à trois fois comparé au sud de l’Europe.

– Connectivité et logistique: seulement 20% des routes africaines sont goudronnées. De plus, les coûts logistiques sont exorbitants, atteignant jusqu’à 20% du PIB dans certains pays africains

– Absence de plateformes intégrées Plug & Play.

Autant de réformes à mener si l’on veut assurer un avenir aux millions de jeunes africains au chômage. En 2050, ils seront plus de 450 millions de demandeurs d’emploi. Or, les prévisions de croissance indiquent que seuls 250 millions de postes pourront être créés à cet horizon. Un gap conséquent qui entraînera certainement des flux migratoires, avec les problèmes qui vont avec…

World Policy Conference: Les incertitudes au Moyen-Orient

7.11.17

By Badra BERRISSOULE
Maghress

Incertitudes et divergences, le Proche-Orient questionne. La session dédiée aux tendances du Moyen-Orient était une des plus suivies à Marrakech lors de la 10e WPC. Depuis la chute de l’Union soviétique, cette région est entrée dans une zone de turbulences avec des conséquences dramatiques pour la plupart des pays de la zone, mais aussi pour l’Europe et pour le Monde.

Avec un plan de paix mis aux oubliettes, et de nouveaux acteurs comme l’Iran, la Russie et la Turquie, avec qui il faut aujourd’hui compter, la région, toujours plus divisée, peine à trouver son système de sécurité collective. Elle en aurait pourtant bien besoin.

Proposer un discours commun fédérateur
«Déjà, dans ce climat chaotique, nous ne devons pas dissocier le Maghreb et le Moyen-Orient», lance le chargé de mission au cabinet royal, Youssef Amrani. «Nous devons proposer un discours commun fédérateur, en particulier pour les jeunes et les femmes, et déconstruire celui du repli», ajoute-t-il.

«Ce qui passe notamment par l’emploi». Si ces pays, malgré les nombreuses crises traversées, ont montré leur résilience, ils n’ont par contre pas montrer leurs perspectives post-pétrolières, d’où les incertitudes. Le retour du fait national, soulevé par le journaliste et reporter de guerre au Figaro, Renaud Girard, pourrait à lui seul résumer la tendance actuelle au Moyen-Orient.

«Les Printemps arabes et le numérique ont fait que les populations ont été submergées par une vague religieuse sans précédent», dit-il. Du coup, deux forces se font face, celle favorable à la démocratie et celle au droit dicté par Dieu. «Mais ni l’une ni l’autre n’a gagné». Entre fracture religieuse chiite/sunnite, nouvelles alliances, unités territoriales en danger… «la grande puissance qui tire son épingle du jeu est la Russie de Poutine», insiste-t-il.

«La seule capable de mettre les rebelles syriens autour de la table. La réconciliation entre l’Arabie Saoudite et l’Iran passera par la Russie, qui occupe cette place de “puissant”, tenue par les Etats-Unis il y a 20 ans». Pour Stuart Eizenstat, associé au Covington and Burling LLP et ancien conseiller du Président Jimmy Carter et ancien Ambassadeur américain auprès de l’Union européenne, le Maroc est un des rares pays de la région à avoir accompli de grands progrès en matière de lutte contre l’extrémisme.

«La Monarchie marocaine joue le rôle de rempart contre le fondamentalisme», souligne-t-il. Il estime aussi que l’un des principaux objectifs de Trump est d’empêcher «la montée en puissance de l’armée iranienne dans la région». D’où la volonté de la Maison-Blanche de réviser les termes de l’accord sur le nucléaire iranien.

Plus de justice économique
Une des grandes difficultés de la région est le constat de perspectives économiques divergentes alors même que les besoins convergent. «Les questions économiques et financières, qui devraient être au centre des débats, sont marginalisées», estime l’ancien Ministre des Finances du Liban et actuel Directeur du Département Moyen-Orient et Asie centrale du FMI, Jihad Azour. En effet, si ces pays ont enregistré des taux de croissance acceptables, ils n’ont pas réussi à opérer une vraie transformation et à diversifier leurs économies.

Assèchement des liquidités, tensions diplomatiques, taux de chômage élevés, sont autant de risques qui émergent. Alors pour initier un taux de croissance plus élevé et surtout plus inclusif, Azour a quelques pistes. «Travailler sur les compétences en passant d’une éducation école/université à une éducation sur toute la carrière. Il s’agit également d’améliorer l’accès aux marchés, à la finance. Bref travailler à plus de justice économique».

FERTILISANTS : BONNE MOISSON D’OCP EN AFRIQUE

7.11.17

By Ayoub NAÏM
Les eco.ma

Plus de 4 milliards de dollars ont été investis en Afrique par le Groupe OCP. Le leader mondial des phosphates commence à concrétiser la révolution verte dans plusieurs pays du continent. Toutefois, un grand effort en matière d’investissement et de mise à niveau des infrastructures reste à fournir.

«Nourrir le monde»: voici l’ambition affichée par le Groupe OCP pour l’Afrique. Depuis le lancement de sa stratégie continentale, plusieurs millions de tonnes de fertilisants ont été exportées, et plusieurs programmes d’accompagnement exécutés. Aujourd’hui, la première moisson est prometteuse. À l’occasion de la 10e édition du World Policy Conference, tenue du 3 au 5 novembre dernier à Marrakech, le PDG du géant mondial des phosphates, Mostafa Terrab, est revenu sur l’expérience du groupe dans le continent. OCP y a investi plus de 4 milliards de dollars en fertilisants. Et pour cause, le potentiel agricole est énorme avec pas moins de 60% des terres arables du monde. Chez certains pays africains clients du groupe, cela s’est traduit par un bond considérable dans la consommation d’engrais et de fertilisants. Entre 2015 et 2017, la Guinée a multiplié par 5,8 sa consommation, le Nigeria par 2,5 fois et l’Éthiopie a connu une hausse de 50% de l’utilisation de ce type de produits (voir infographie). D’ailleurs, ce pays a pratiquement réalisé 80% des objectifs de la déclaration d’Abuja sur les engrais en faveur de la révolution verte africaine.

Défis
Si les ambitions sont énormes, les défis le sont tout autant. «Les challenges sont en réalité perceptibles en termes de financement», souligne Mostafa Terrab, PDG du groupe OCP. Pour réaliser plus de croissance, l’Afrique a besoin d’améliorer son écosystème d’entreprises et de fournir un véritable effort sur le développement de l’infrastructure. «Ce n’est que de cette manière que nous réaliserons nos objectifs et ambitions en la matière», précise Terrab. Les débats des différents experts intervenant dans le cadre des deux panels consacrés au développement et à l’investissement en Afrique ont permis de relever les difficultés à ce niveau. «Il faut dire que plusieurs pays du Nord et institutions financières ont fait preuve de frilosité devant la révolution mobile en Afrique. Le même scénario est peut-être en train de se répéter avec l’agriculture», prévient le PDG d’OCP. L’effort est d’ailleurs soutenu pour le renforcement de certaines infrastructures comme les routes, les chemins de fer, l’électrification dans certains pays. Souvent, ces derniers ont recours à leurs fonds souverains pour financer de tels projets. Un investissement qui a permis de raviver des infrastructures parfois sous-exploités ou non exploités. «Après la surprise du mobile, nous pensons que l’agriculture sera la seconde vraie surprise. La révolution verte n’est malheureusement pas encore pleinement reconnue», souligne Terrab.

Rattrapage
Selon le président du Conseil économique, social et environnemental, Nizar Baraka, le continent doit absolument opérer un rattrapage sur le plan de l’infrastructure et de la couverture en électricité. «Il est important de veiller à assurer une interconnexion inter et intra-pays pour permettre d’améliorer le flux d’investissement et assurer ce développement du continent», explique l’actuel SG du Parti de l’Istiqlal à l’occasion d’une intervention dans le cadre du World Policy Conference. Selon les experts, le développement des infrastructures de base devraient particulièrement intéresser les investisseurs étrangers et grands bailleurs de fonds durant les prochaines années. Toutefois, selon Cheikh Tidiane Gadio, président de l’Institut des stratégies panafricaines (IPS) et ex-ministre des Affaires étrangères du Sénégal, l’Afrique ne doit compter que sur elle-même. «Ce qui est important, c’est que l’Afrique aide l’Afrique. Nous espérons que l’intégration prochaine du Maroc au sein de la CEDEAO permettra de secouer cette intégration régionale. Il faut changer de paradigme et arrêter les chevauchées solitaires», explique l’ex-officiel sénégalais. Le défi de la révolution verte est également environnemental. «Nous voulons que la corrélation entre agriculture et environnement ne soit pas négative. Nous avons soutenu la révolution verte en Amérique latine, notamment au Brésil et en Inde. Aujourd’hui, nous pensons que l’Afrique sera le continent qui nourrira le reste du monde», explique Terrab. Dans ce sens, le groupe OCP offre un large panel de produits personnalisés, en fonction des besoins et des réalités environnementales de chaque pays. «Il s’agit de formules de fertilisants spécialement conçues pour réduire considérablement l’impact environnemental», précise Terrab.

Karim El Aynaoui, DG d’OCP Policy Center

Gouvernance : «L’Afrique sera la Chine de demain»

Les Inspirations ÉCO : Dans quelle mesure la mise en place d’infrastructures opérationnelles et d’écosystèmes industriels permet-elle l’accompagnement du développement industriel et humain de l’Afrique ?

Karim El Aynaoui : La mise en place d’infrastructures efficaces est incontournable pour l’accompagnement de l’activité économique qui prospère dans les différentes régions du continent. Que ce soit une économie dynamique comme le Nigeria ou à bas revenu comme le Burkina Faso ou le Niger, les infrastructures routières, les dépôts de stockage, les chaînes logistiques permettent de véhiculer la production vers les lieux où la demande est importante. La présence de ce type d’équipement permet d’opérer une véritable baisse des prix dans ces régions. Ces équipements permettent d’assurer un développement agricole, de réussir l’intégration géographique, de concrétiser une certaine densité dans l’infrastructure de réseau et de permettre une diffusion des prix pour laquelle la technologie est un atout majeur. En gros, cela nous permet d’avoir des marchés unifiés. Ce raisonnement est également valable par grande région africaine et communauté économique régionale.


L’enjeu est également celui de la sécurité alimentaire…
Il est aujourd’hui clair que les réserves de production sur le plan mondial sont situées essentiellement en Afrique. Ce décollage agricole servira d’abord le marché local qui connaît une croissance démographique importante, qui se traduira par une hausse importante des besoins. L’Afrique est encore, aujourd’hui, un importateur net de produits alimentaires; ce développement agricole permettra non seulement de combler la demande locale, mais il renforcera également la capacité de l’Afrique à exporter massivement des produits agricoles. Cette ambition ne peut se réaliser sans un système financier efficient qui permet aux agriculteurs de se financer et un système d’assurances agricoles performant permettant de répondre aux sécheresses et aux chocs climatiques.

Le Maroc a, il y a quelques mois, décidé de revenir à sa famille africaine en réintégrant l’Union africaine et en engageant son adhésion à la CEDEAO. Cela ne permet-il pas, justement, de ressusciter une certaine gouvernance africaine ?

Je crois qu’il s’agit d’un juste retour de l’histoire. On ne change pas la géographie! Le Maroc est en Afrique pour des raisons à la fois historiques et économiques. Aujourd’hui, le continent africain est un véritable lieu de dynamique de croissance. Pendant longtemps, le Maroc était ancré dans l’Union européenne qui constituait le vrai relais de croissance. La dynamique de croissance a maintenant basculé en Afrique et le Maroc doit s’y intégrer. Nous sommes une petite économie et nous devons donc nous assurer une part d’export, mais nous sommes également porteurs de valeurs de paix, d’une société ouverte sur les partenariats de développement Sud-Sud, gagnant-gagnant. Tout cela s’inscrit dans le sens de l’histoire et cela ira en s’approfondissant. Le défi pour l’Afrique, dans les 30 prochaines années, sera de répondre aux besoins de 25 à 30 millions de jeunes qui arriveront sur le marché du travail. Il faut vraiment le voir comme une opportunité plutôt que comme un défi. Il est important pour l’Afrique de répondre aux besoins de cette société mais aussi d’apporter une contribution qui gagnera graduellement en importance pour l’économie mondiale. Cela suppose aussi de bonnes politiques publiques. Pour assurer cette intégration, il faut mieux s’organiser et cela passe par la stabilité, la sécurité et la mise en place de grandes infrastructures transnationales en matière de réseau électrique, de routes, de télécoms et autres. Le Maroc peut apporter sa contribution au même titre que les autres pays. C’est pour cela qu’il a décidé de revenir dans les institutions dans lesquels se dessine la gouvernance du continent.

Justement, nous ne sommes pas seuls en Afrique. D’autres pays sont déjà bien installés dans le continent. Croyez-vous au partenariat tripartite?

Après s’être tournés largement vers l’Asie et notamment la Chine, les pays avancés sont en train de réaliser l’importance de l’Afrique. Peut-être que la Chine de demain sera l’Afrique. Dans ce sens, ils voient dans certains pays comme le Maroc un véritable relais. Il s’agit d’un pays à revenu intermédiaire très connecté à l’Europe, très intégré de par ses différents accords commerciaux qui le lient à pas moins de 55 pays. Ils voient le Maroc, entre autres pays, une opportunité de s’insérer et de revenir en Afrique. La diversification des partenariats est aussi vraie pour l’ensemble du continent. N’oubliez pas qu’on a une présence grandissante de puissances comme la Chine, le Brésil, l’Inde et dans un moindre mesure la Russie. Cette diversification des partenaires globaux de l’Afrique a déjà commencé en réalité. C’est une évolution qui se poursuivra sans doute.

Βαρθολομαίος: Δυστυχώς η θρησκεία μετατράπηκε τον 20ό αιώνα σε όργανο επιβολής εξουσίας Δημοσιεύτηκε στις 7 Νοεμβρίου 2017 από Angel

07.11.17

από Angel, Exapsalmos

Η σημασία του διαλόγου των θρησκειών για την επικράτηση της ειρήνης και της καταλλαγής μεταξύ διαφορετικών λαών και πολιτισμών βρέθηκε στο επίκεντρο της ομιλίας που πραγματοποίησε ο Οικουμενικός Πατριάρχης Βαρθολομαίος κατά την έναρξη της 10ης διεθνούς Συναντήσεως του «World Policy Conference», η οποία ξεκίνησε τις εργασίες της το πρωί στο Μαρακές του Μαρόκου.

«Δυστυχώς η θρησκεία μετετράπη καθ΄όλη την διάρκεια του εικοστού αιώνα σε όργανο επιβολής εξουσίας, καταφέρνοντας να εκτρέψει ακόμα και αυτή τη φύση του θρησκευτικού λειτουργήματος: το να είναι δηλαδή παράγοντας ειρήνης, συμφιλιώσεως και διαλόγου», σημείωσε, μεταξύ άλλων, ο Οικουμενικός Πατριάρχης.
«Για να καταλάβουμε αυτό που συμβαίνει σήμερα στον κόσμο, πρέπει να αναλογιστούμε τον ρόλο της θρησκείας μέσα στην ανθρωπότητα. Αυτό που κάποιοι ονομάζουν “επιστροφή στην θρησκεία” ή “επιστροφή στον Θεό” μέσα σε μια κοινωνία “μετά-κοσμική” δεν είναι παρά η ενεργοποίηση μιας ουσιαστικής διάστασης της ανθρωπότητας που, αν και είναι πολύ στενά συνδεδεμένη με την ταυτότητα, δεν αποτελεί τόσο σημείο ταύτισης, όσο σημείο διάστασης μεταφυσικής και πνευματικής» πρόσθεσε ο Οικουμενικός Πατριάρχης.

Σημείωσε δε ότι «εξάλλου, η Αγία και Μεγάλη Σύνοδος της Ορθόδοξης Εκκλησίας, που έγινε τον Ιούνιο του 2016, μας υπενθύμισε τη σημασία του διαθρησκειακού διαλόγου: Ο ειλικρινής διαθρησκειακός διάλογος συμβάλλει στην ανάπτυξη αμοιβαίας εμπιστοσύνης, στην προώθηση της ειρήνης και της καταλλαγής».

Οπως τόνισε ο κ. Βαρθολομαίος «η Εκκλησία αγωνίζεται για να καταστήσει αισθητή την “άνωθεν ειρήνην” επί της γης. Η αληθινή ειρήνη δεν επιτυγχάνεται με την δύναμιν των όπλων, αλλά μόνον δια μέσου της αγάπης, ήτις “ου ζητεί τα εαυτής”. Ανάμεσα στους μεγάλους θρησκευτικούς θεσμούς, το Οικουμενικό Πατριαρχείο Κωνσταντινουπόλεως κατέχει, εκ της ιστορίας του, μία θέση ιδιαίτερη. Παρά το γεγονός ότι κατά τη διάρκεια δύο χιλιετιών αντιμετώπισε βαθιές ανατροπές και ρήξεις, οι οποίες υπήρξαν συχνά τραυματικές, το Πατριαρχείο μας παρέμεινε πάντοτε ενεργό, απόδειξη του ότι μπορεί να επιζήσει και να αποτελέσει φορέα πολιτισμού στο πέρασμα των αιώνων. Από την ύπαρξή της και μόνον, η Ορθόδοξη Εκκλησία συμβάλλει στο να δώσει νόημα και ελπίδα σε ένα κόσμο που αγωνιά, που αναζητεί σήμερα τον δρόμο του».

Ο μόνος θρησκευτικός ηγέτης που προσκλήθηκε
Αξίζει να σημειωθεί ότι ο Οικουμενικός Πατριάρχης είναι ο μόνος θρησκευτικός ηγέτης που προσκλήθηκε και εφέτος να μιλήσει στην έναρξη του «World Policy Conference». Προηγουμένως τους συμμετέχοντες υποδέχθηκε ο Πρόεδρος του Ιδρύματος IFRI (Institut Franҫais des Relations Internationales), που έχει την ευθύνη διοργάνωσης του εν λόγω Διεθνούς Συνεδρίου, κ. Thierry de Montbrial και αναγνώσθηκαν χαιρετισμοί του Βασιλιά του Μαρόκο Μοχάμεντ Στ’ και του Προέδρου της Γαλλικής Δημοκρατίας κ.Εμμανουέλ Μακρόν.

Στο Διεθνές Συνέδριο, οι εργασίες του οποίου θα ολοκληρωθούν την Κυριακή, 5 Νοεμβρίου, συμμετέχουν σημαντικές προσωπικότητες από τον πολιτικό, ακαδημαϊκό και επιχειρηματικό κόσμο. Τον Οικουμενικό Πατριάρχη, στην πρώτη επίσκεψή του στο Μαρόκο, συνοδεύουν ο Μητροπολίτης Γαλλίας Εμμανουήλ και ο κ.Παντελεήμων Βίγκας, Άρχων Μ. Χαρτοφύλαξ της Μ.τ.Χ.Ε.

Saâd Eddine El Othmani s’entretient à Rabat avec Ana Brnabić

7.11.17

by Le Matin

Le Chef du gouvernement, Saâd Eddine El Othmani, s’est entretenu, dimanche à Rabat, avec la présidente du gouvernement serbe, Ana Brnabić, des moyens à même de renforcer les relations de coopération entre les deux pays dans différents domaines. Lors de cette entrevue, les deux parties se sont félicitées du niveau des relations d’amitié liant le Maroc et la Serbie, indique un communiqué du département du Chef du gouvernement.

En visite au Maroc dans le cadre de sa participation à la dixième édition de la «World Policy Conference» (WPC) à Marrakech, Mme Brnabić a fait part de l’estime que porte son pays au Royaume du Maroc eu égard aux étapes qu’il a franchies sur la voie des réformes économiques et politiques, sous la conduite sage de Sa Majesté le Roi Mohammed VI. La présidente du gouvernement serbe a salué, par la même occasion, l’attachement du Maroc aux lois et aux normes internationales ainsi que son engagement permanent en faveur des différentes initiatives visant à promouvoir la paix et la sécurité et à assurer les conditions propices à la stabilité et au développement dans le monde.

Les principes d’une gouvernance mondiale légitime décortiqués à Marrakech

7.11.17

By Mokhtar Grioute
Le Matin

La dixième édition de la «World Policy Conference» (WPC) a eu lieu, du 3 au 5 novembre à Marrakech, avec la participation de quelque 400 leaders politiques, dirigeants d’entreprises, intellectuels et responsables religieux venus des quatre coins du globe.

Placé sous le Haut Patronage de S.M. le Roi Mohammed VI, cet événement d’envergure a été l’occasion de plancher sur les moyens à même d’améliorer la gouvernance mondiale et d’échanger sur ce qui divise pour tenter de résoudre les crises qui secouent la planète. Les sujets abordés avaient pour finalité, comme chaque année, d’éclairer et d’accompagner l’actualité, dont le développement en Afrique, l’intelligence artificielle et l’avenir du travail humain, les tendances au Moyen-Orient et l’Amérique et le monde un an après l’élection de Donald Trump.

La cérémonie d’ouverture de ce haut lieu de débat a été marquée par le message royal adressé aux participants et dans lequel le Souverain a notamment affirmé qu’«il est temps de reconfigurer les priorités stratégiques de la communauté internationale en reconsidérant l’apport de l’Afrique. À la lumière des récents développements et des avancées reconnues de l’Afrique, il est primordial que notre continent soit au centre d’un échiquier mondial redessiné et qu’il se fasse entendre sur la scène internationale», a dit Sa Majesté le Roi.

Dans un message similaire, le Président français, Emmanuel Macron, a, de prime abord, qualifié les autorités marocaines de «partenaires solides dans cette entreprise» dans la mesure où c’est la troisième fois que la WPC se déroule au Maroc sous le Haut Patronage de S.M. le Roi. Et d’ajouter : «L’ouverture du Maroc sur le monde, et notamment à l’Afrique, se renforce chaque année, recoupant les efforts français d’un lien d’intégration plus intense entre l’Europe et le continent africain». Il a également fait observer qu’il avait fait sien l’objectif de la WPC consistant à «réfléchir aux moyens de conserver une gouvernance mondiale raisonnablement ouverte et capable d’absorber les chocs tout en facilitant les changements désirables».

Dans son allocution d’ouverture, le président fondateur de la WPC, Thierry de Montbrial, avait rappelé l’état d’esprit du lancement en 2008 de cette Conférence annuelle qui se donne pour objectif de «contribuer à améliorer la gouvernance dans tous ses aspects en vue de promouvoir un monde plus ouvert, plus prospère, plus juste et respectueux des États». À son tour, l’archevêque de Constantinople, Bartholomée 1er, s’est attardé sur le rôle des religions dans la résolution des crises qui secouent le monde, notant à cet égard que le Maroc a été précurseur en matière de dialogue interreligieux. Tout en mettant en évidence les efforts du Royaume dans le domaine de la lutte contre le terrorisme et de l’instrumentalisation de la religion à des fins de destruction, il s’est réjoui de «la tenue de la WPC au Maroc, terre de paix et de dialogue interreligieux».

Le point d’orgue de cette édition, outre les 16 sessions plénières et les 4 ateliers, reste sans nul doute le débat ayant réuni la Première ministre serbe, Ana Brnabic, et son homologue albanais, Edi Rama, qui se sont retrouvés sur scène où ils ont abordé ce qui les divise dans la très sensible région des Balkans. L’autre point chaud qui fait sans arrêt débat à la WPC était la question du Moyen-Orient. Intervenant lors d’une session plénière consacrée à cette question, Youssef Amrani, chargé de mission au Cabinet Royal, a estimé que «le Moyen-Orient est appelé à se doter d’instruments novateurs pour pouvoir gérer cette étape charnière de son histoire, notamment en se dotant d’une véritable architecture de sécurité, et à promouvoir une intégration régionale efficiente et constructive pour un meilleur avenir de la région et de ses populations». Pour cela, la région «devrait promouvoir une stratégie commune pour faire face aux défis multiformes à travers notamment la promotion de politiques publiques ambitieuses et mieux adaptées au contexte et aux réalités socioculturelles et environnementales», a-t-il dit. Pour sa part, la présidente de la Confédération générale des entreprises du Maroc (CGEM), Miriem Bensalah-Chaqroun, a souligné que la croissance moyenne annuelle en Afrique était de 5% lors de la dernière décennie et que «le continent commence à offrir une visibilité aux investisseurs».

S’exprimant lors de la plénière intitulée «Investir en Afrique», elle a fait remarquer qu’avec «une expérience de 20 ans d’entreprises marocaines dans 30 pays africains, nous pouvons mesurer l’amélioration du paysage d’investissement (taxes et tarifs attractifs, réglementation, partenaires de co-investissement, stratégies sectorielles et administration plus réceptive)». Après avoir relevé que l’Afrique bénéficie d’un dividende démographique avec un terreau de talents et un marché de consommation intéressant, Mme Bensalah-Chaqroun a toutefois signalé que les investisseurs désireux de monter des projets dans le continent se trouvent désormais confrontés à quelques défis, dont l’absence d’un cadre législatif, le «Doing Business» ou la bureaucratie et le manque de ressources humaines qualifiées. Lui succédant, le PDG du Groupe OCP, Mostafa Terrab, a plaidé pour une corrélation en Afrique entre le développement de l’agriculture et la protection de l’environnement, comme c’est le cas pour le Maroc, estimant que l’un des problèmes majeurs du continent réside dans le financement de l’agriculture.

Youssef Amrani : «Le Moyen-Orient est appelé à se doter d’instruments novateurs pour pouvoir gérer cette étape charnière de son histoire»

7.11.17

By Le Matin

Le Moyen-Orient est appelé à se doter d’instruments novateurs pour pouvoir gérer cette étape charnière de son histoire, notamment en se dotant d’une véritable architecture de sécurité dans la région, a affirmé vendredi dernier, à Marrakech, Youssef Amrani, chargé de mission au Cabinet royal.

«Le Moyen-Orient est appelé à promouvoir une intégration régionale efficiente et constructive pour un meilleur avenir de la région et de ses populations», a ajouté M. Amrani lors d’une session plénière sous le thème «Tendances au Moyen-Orient» dans le cadre de la dixième édition de la World Policy Conference (WPC). Pour cela, le Moyen-Orient devrait promouvoir une stratégie commune pour faire face aux défis multiformes, et ce à travers la promotion de politiques publiques ambitieuses et mieux adaptées au contexte et réalités socioculturelles et environnementales de la région. Et de rappeler que justement, le Maroc a considéré les transformations en cours dans la région comme une opportunité. M. Amrani a conclu son intervention en soulignant que Sa Majesté le Roi Mohammed VI a appelé, lors de son dernier discours devant le Parlement, à faire du modèle de développement du Maroc un axe majeur du développement économique et social, mieux adapté aux besoins des Marocains.

Le directeur du département Moyen-Orient et Asie centrale au Fonds monétaire international (FMI), Jihad Azour, a souligné pour sa part, que le monde arabe est dans une économie post-pétrolière, qui exige une diversification de ses économies, notant que la jeunesse arabe ultra-connectée est capable d’opérer la transformation de la société à travers les nouvelles technologies. M. Azour a appelé à travailler sur les compétences et sur cette jeunesse en facilitant l’accès au financement pour les très petites et moyennes entreprises (TPME) et les startups, appelant à encourager l’initiative et le secteur privé, car, selon lui, «l’emploi au secteur public tue la croissance». De son côté, Stuart Eizenstat, associé au Covington and Burling LLP, a noté que le Maroc a accompli de grands progrès en matière de lutte contre l’extrémisme. «La monarchie marocaine joue le rôle de rempart contre le fondamentalisme», a-t-il dit. Concernant le conflit arabo-israélien, M. Eizenstat a relevé que c’est une priorité pour l’administration américaine actuelle, même si la colonisation israélienne complique et retarde toute solution de deux États.

À rappeler que c’est l’ancien ministre espagnol des Affaires étrangères et de la coopération Miguel Angel Moratinos qui assurait la modération de cette session plénière. Placée sous le Haut Patronage de S.M. le Roi Mohammed VI, la dixième édition de la World Policy Conference a offert l’opportunité de débattre des grands enjeux régionaux et internationaux. Cette rencontre internationale de grande envergure contribue également à améliorer la gouvernance dans ses dimensions de réflexion, de décision et de contrôle, afin de promouvoir un monde plus ouvert et plus respectueux de la diversité. Elle offre également l’opportunité d’une réflexion approfondie dans le cadre d’un débat constructif pour l’émergence d’idées nouvelles et de solutions susceptibles d’améliorer encore le modèle de développement des pays. Au programme de cette conférence figuraient pas moins de 16 sessions plénières portant notamment sur «L’avenir de l’Europe du Sud-Est», «Investir en Afrique», «Tendances au Moyen-Orient», «L’économie mondiale», «L’Amérique et le monde un an après l’élection de Donald Trump», «L’Union européenne et le monde», «le développement de l’Afrique», en plus de 4 ateliers sur «Finance et économie», «Énergie et climat», «La Chine» et «la Russie dans vingt ans». La cérémonie d’ouverture de cet événement a été marquée par un message royal adressé aux participants, dont lecture a été donnée par le conseiller du Souverain, M. Yassir Znagui.

Nizar Baraka : «S.M. le Roi Mohammed VI a fait du renforcement de la coopération Sud-Sud et de l’orientation vers l’Afrique un choix stratégique pour le Maroc»

7.11.17

By Le Matin

«Le Souverain a fait du renforcement de la coopération Sud-Sud et de l’orientation vers l’Afrique un choix stratégique pour le Maroc», a indiqué M. Baraka lors d’une session plénière sous le thème «Le développement de l’Afrique», dans le cadre de la dixième World Policy Conference (WPC), qui se tient du 3 au 5 novembre à Marrakech. M. Baraka a en outre souligné que le continent noir a un «potentiel énorme» pour se développer, à condition de relever plusieurs défis, liés à la sécuritaire et à la stabilité, la fragmentation, la démographie, les changements climatiques et à la la prospérité partagée.

À cet égard, le responsable marocain a appelé les États africains à mettre leur capital naturel au service du développement humain, rattraper le retard dans les infrastructures, accroître la connectivité et les échanges entre les pays africains (l’Afrique est le continent le moins intégré), améliorer le climat des affaires et réaliser l’autosuffisance alimentaire, sachant que 60% des terres arables se trouvent en Afrique. M. Baraka a aussi appelé à former cette jeunesse africaine pour relever les défis de l’économie du savoir et leur permettre de s’intégrer au nouveau modèle économique. Pour sa part, le président de l’Institut panafricain des stratégies (IPS) et ancien ministre des Affaires étrangères du Sénégal, Cheikh Tidiane Gadio, a souligné que l’adhésion du Maroc à la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (Cédéao) va permettre de transformer le fonctionnement de ce groupement économique et va faire bénéficier les pays membres de son expérience dans tous les domaines. Cheikh Tidiane Gadio a noté que le terrorisme se déplace en Afrique, un continent menacé par ce fléau auquel les États n’ont pas les moyens nécessaires pour trouver des réponses adéquates. «Nous avons besoin de solutions innovantes pour répondre au terrorisme, au défi sécuritaire et aux flux migratoires», a-t-il insisté.

L’ancienne Première ministre du Sénégal, Aminata Touré, a quant à elle souligné que l’Afrique subsaharienne est la deuxième région du monde qui a réalisé la croissance la plus rapide après l’Asie, grâce à la baisse des conflits et au retour de la stabilité, notant que «les élections démocratiques devraient devenir la norme en Afrique». «Les pays africains sont appelés à améliorer la bonne gouvernance et promouvoir le principe de corrélation entre la responsabilité et la reddition des comptes», a-t-elle soutenu, faisant remarquer que l’Afrique change de jour en jour, notamment avec l’émergence de nouveaux dirigeants africains jeunes ancrés dans leur culture et dotés d’une vision économique claire. Et de conclure que l’Afrique a besoin de modèles économiques différents.

L’ancien Premier ministre du Bénin, coprésident de la Fondation Africa France, Lionel Zinsou, a fait observer, à son tour, que l’Afrique est le continent le moins touché par la crise mondiale de 2008, phase pendant laquelle le continent noir a réalisé son décollage. Il a, en outre, mis en relief le rôle de la diaspora africain dans la réalisation de cette croissance soutenue. M. Zinsou a passé en revue un certain nombre de problèmes «communs» à tous les pays africains, dont le chômage, les besoins considérables en capitaux et en investissements, l’urbanisation galopante et une croissance sans emploi. «Nous avons un modèle unique où la croissance ne résout pas le chômage», a-t-il dit dans ce contexte.

Placée sous le Haut Patronage de S.M. le Roi Mohammed VI, la dixième édition de la World Policy Conference a offert l’opportunité de débattre des grands enjeux régionaux et internationaux. Au programme de cette conférence figuraient pas moins de 16 sessions plénières portant notamment sur «L’avenir de l’Europe du Sud-Est», «Investir en Afrique», «Tendances au Moyen-Orient», «L’économie mondiale», «L’Amérique et le monde un an après l’élection de Donald Trump», «L’Union européenne et le monde», «Le développement de l’Afrique», en plus de quatre ateliers sur «Finance et économie», «Énergie et climat», «La Chine» et «la Russie dans vingt ans». La cérémonie d’ouverture de cet événement a été marquée par le message royal adressé aux participants, dont lecture a été donnée par le conseiller du Souverain Yassir Znagui.

World Policy Conference: Comment dégager les opportunités de demain

7.11.17

By Badra BERRISSOULE
L’économiste.com

En trois jours, la World Policy Conférence (WPC) a fait un tour d’horizon complet sur les changements qui s’opèrent dans le monde: le conservatisme des USA et les conséquences de la politique de Donald Trump, la crise des Balkans, la division de l’UE, la sécurité en Asie, la montée en puissance de la Chine. Et d’autres sujets plus pointus, mais tout aussi importants comme la révolution numérique ou encore l’intelligence artificielle et sa menace sur l’avenir du travail humain.

La conférence n’a pas la prétention de résoudre les problématiques économiques et politiques, mais se propose de livrer des réflexions pour contribuer à une bonne gouvernance. A Marrakech, les participants s’inquiétaient davantage des virages de Trump. Tant sur le plan économique -où ils voient dans le protectionnisme américain un risque pour l’économie mondiale-, que sur sa politique étrangère où le personnage reste imprévisible.

Pour son 10e anniversaire, tout comme lors de son premier sommet il y a 10 ans, la WPC, fondée par Thierry de Montbrial, a choisi Marrakech pour tenir sa rencontre annuelle soutenue en cela par l’OCP Policy Center. Et tout naturellement, le décryptage de l’Afrique était au cœur du débat.

«Il est temps de reconfigurer les priorités stratégiques»
Dans son message adressé aux participants à la WPC, le Souverain marocain a été très clair: «Il est temps de reconfigurer les priorités stratégiques de la Communauté internationale en reconsidérant l’apport de l’Afrique. A la lumière des récents développements et des avancées reconnues du continent, il est primordial que notre continent soit au centre d’un échiquier mondial redessiné et qu’il se fasse entendre sur la scène internationale». L’occasion est saisie pour revenir sur le potentiel du continent, sa résilience face aux crises, mais aussi sur les défis.

Sans aller vers l’afro-pessimisme, Cheikh Tidiane Gadio, ancien Ministre des Affaires étrangères du Sénégal, rappelle que l’Afrique ne va pas aussi bien que semble laisser croire sa croissance. «Comment pourrait-on parler de croissance alors que le continent réalise un PIB de 2.500 dollars par habitant. Comment pourrait-on parler de sécurité alors que Bokoharam fait beaucoup plus de victimes que Daech et que la communauté internationale fait la sourde oreille. Comment pourrait-on parler de potentiel alors que l’Afrique est en train de perdre son plus grand atout, à savoir sa jeunesse qui émigre».

Lionel Zinsou, ancien Premier ministre du Bénin, rappelle de son côté que le continent doit chaque année absorber des millions de jeunes qui font leur entrée sur le marché du travail. Exercice très difficile! Alors faut-il tourner le dos à l’Afrique et ne plus y investir? Non! Aux yeux de tous les participants, le développement et l’organisation de l’Afrique représentent un enjeu planétaire.

Pour Miriem Bensalah, Présidente du patronat marocain, il y a trois défis à relever pour continuer les investissements économiques dans ce continent. Le premier est une régulation claire et une plus grande souplesse bureaucratique qui, en leur absence, compromettent la viabilité des investissements. Le deuxième défi concerne l’éducation car, l’Afrique manque cruellement de ressources qualifiées. Le 3e défi est celui de l’infrastructure où il existe un énorme déficit.

Révolution verte africaine
Malgré ces contraintes, le Maroc reste le deuxième investisseur africain en Afrique, comme le rappelle si bien Nizar Baraka, Président du Conseil économique, social et environnemental et les entreprises marocaines y croient. Parmi elles, l’OCP animé par le challenge de créer une véritable révolution verte africaine à l’instar de ce qui a été fait en Inde ou au Brésil. L’Afrique, qui compte plus de 65% des terres arables, sera dans les prochaines années le grenier du monde, rappelle Mostafa Terrab, PDG du Groupe OCP.

Et la fertilisation est le pilier majeur dans le développement de son agriculture. «Le groupe phosphatier y investit plus de 4 milliards de dollars en fertilisants mais, pour réaliser plus de croissance, nous avons besoin d’écosystèmes d’entreprises et d’infrastructures, qui nous permettront de réaliser nos objectifs en la matière». Bonne nouvelle: grâce aux investissements de l’OCP, une voie ferrée inutilisable depuis 25 ans a été remise sur les rails et désenclave toute une région dans son périmètre.

Les recommandations royales
A l’ouverture de cette 10e édition de la WPC, le Souverain a tenu à donner sa vision pour l’Afrique à travers la lettre royale lue en son nom par son conseiller Yassir Znagui. On retiendra notamment son plaidoyer pour l’accompagnement de cette Afrique qui a su se forger sa propre destinée, à la faveur de réformes structurelles audacieuses engagées. «Il est de notre devoir de promouvoir des stratégies novatrices et des politiques ambitieuses, fondées sur les succès d’ores et déjà acquis et s’inspirant d’initiatives mondiales réussies, adaptées à la diversité de nos réalités sociales, économiques et culturelles», insiste le Souverain. Par ailleurs, la richesse de l’Afrique en capital humain constitue, aujourd’hui, une opportunité unique pour son développement… la jeunesse africaine, loin de constituer un handicap, s’avère un atout majeur.

World Policy Conference: Les incertitudes au Moyen-Orient

7.11.17

by Badra BERRISSOULE
L’économiste.com

Incertitudes et divergences, le Proche-Orient questionne. La session dédiée aux tendances du Moyen-Orient était une des plus suivies à Marrakech lors de la 10e WPC. Depuis la chute de l’Union soviétique, cette région est entrée dans une zone de turbulences avec des conséquences dramatiques pour la plupart des pays de la zone, mais aussi pour l’Europe et pour le Monde.

Avec un plan de paix mis aux oubliettes, et de nouveaux acteurs comme l’Iran, la Russie et la Turquie, avec qui il faut aujourd’hui compter, la région, toujours plus divisée, peine à trouver son système de sécurité collective. Elle en aurait pourtant bien besoin.

Proposer un discours commun fédérateur
«Déjà, dans ce climat chaotique, nous ne devons pas dissocier le Maghreb et le Moyen-Orient», lance le chargé de mission au cabinet royal, Youssef Amrani. «Nous devons proposer un discours commun fédérateur, en particulier pour les jeunes et les femmes, et déconstruire celui du repli», ajoute-t-il.
«Ce qui passe notamment par l’emploi». Si ces pays, malgré les nombreuses crises traversées, ont montré leur résilience, ils n’ont par contre pas montrer leurs perspectives post-pétrolières, d’où les incertitudes. Le retour du fait national, soulevé par le journaliste et reporter de guerre au Figaro, Renaud Girard, pourrait à lui seul résumer la tendance actuelle au Moyen-Orient.

«Les Printemps arabes et le numérique ont fait que les populations ont été submergées par une vague religieuse sans précédent», dit-il. Du coup, deux forces se font face, celle favorable à la démocratie et celle au droit dicté par Dieu. «Mais ni l’une ni l’autre n’a gagné». Entre fracture religieuse chiite/sunnite, nouvelles alliances, unités territoriales en danger… «la grande puissance qui tire son épingle du jeu est la Russie de Poutine», insiste-t-il.

«La seule capable de mettre les rebelles syriens autour de la table. La réconciliation entre l’Arabie Saoudite et l’Iran passera par la Russie, qui occupe cette place de “puissant”, tenue par les Etats-Unis il y a 20 ans». Pour Stuart Eizenstat, associé au Covington and Burling LLP et ancien conseiller du Président Jimmy Carter et ancien Ambassadeur américain auprès de l’Union européenne, le Maroc est un des rares pays de la région à avoir accompli de grands progrès en matière de lutte contre l’extrémisme.

«La Monarchie marocaine joue le rôle de rempart contre le fondamentalisme», souligne-t-il. Il estime aussi que l’un des principaux objectifs de Trump est d’empêcher «la montée en puissance de l’armée iranienne dans la région». D’où la volonté de la Maison-Blanche de réviser les termes de l’accord sur le nucléaire iranien.

Plus de justice économique
Une des grandes difficultés de la région est le constat de perspectives économiques divergentes alors même que les besoins convergent. «Les questions économiques et financières, qui devraient être au centre des débats, sont marginalisées», estime l’ancien Ministre des Finances du Liban et actuel Directeur du Département Moyen-Orient et Asie centrale du FMI, Jihad Azour. En effet, si ces pays ont enregistré des taux de croissance acceptables, ils n’ont pas réussi à opérer une vraie transformation et à diversifier leurs économies. Assèchement des liquidités, tensions diplomatiques, taux de chômage élevés, sont autant de risques qui émergent. Alors pour initier un taux de croissance plus élevé et surtout plus inclusif, Azour a quelques pistes. «Travailler sur les compétences en passant d’une éducation école/université à une éducation sur toute la carrière. Il s’agit également d’améliorer l’accès aux marchés, à la finance. Bref travailler à plus de justice économique».

Ολοκληρώθηκε η επίσκεψη του Οικουμενικού Πατριάρχη στο Μαρόκο

6.11.2017
Από το Πατριαρχείο Αλεξανδρείας

Ολοκληρώθηκε η επίσκεψη του Παναγιωτάτου Οικουμενικού Πατριάρχου κ.κ. Βαρθολομαίου στη πόλη Marrakech του Μαρόκου, η οποία πραγματοποιήθηκε το 3ήμερο 3-5 Νοεμβρίου ε.έ. στο πλαίσιο της 10ης Διεθνούς Συναντήσεως του “World Policy Conference ” που διοργανώθηκε από το Γαλλικό Ινστιτούτο IFRIS. Τον Πατριάρχη προέπεμψε στο Διεθνές Αεροδρόμιο “Menara” ο οικείος ποιμενάρχης, Μητροπολίτης Καρθαγένης, Υπέρτιμος και Έξαρχος Βορείου Αφρικής κ.Μελέτιος, εξ ονόματος και του Μακ. Αλεξανδρινού Προκαθημένου κ.κ.Θεοδώρου Β’ και ο Επίτιμος Πρόξενος της Τουρκίας στο Marrakech κ.Mehmet Dalkir. Ας σημειωθεί, ότι ήταν η πρώτη επίσκεψη Οικουμενικού Πατριάρχου στο Μαρόκο, στη διάρκεια της οποίας απέδωσαν τις δέουσες τιμές ο Εξοχ. Πρέσβυς της Ελλάδος στο Rabat κ.Παναγιώτης Σαρρής, ο Πρόεδρος της Ελληνικής Κοινότητος Καζαμπλάνκας κ.Κων/νος Πιστικός και Έλληνες Ομογενείς.

Boris Vallaud répond à DSK et à ses propos “d’outre tombe” sur la mort du PS

6.11.2017
by RTL

Quelques jours après avoir annoncé la mort imminente du PS, Dominique Strauss-Kahn s’est fait tacler par Boris Vallaud, porte-parole du groupe Nouvelle Gauche, dénonçant des propos “d’outre tombe”.

Le porte-parole du groupe Nouvelle Gauche (PS) à l’Assemblée, Boris Vallaud, a critiqué lundi l’ancien ministre Dominique Strauss-Kahn et ses “commentaires” de “voix d’outre tombe”. L’ancien patron du FMI avait affirmé samedi 4 novembre qu’il était “temps que le PS disparaisse”.

“Ce parti qui est le mien -et je le dis avec tristesse, mais c’est comme ça- n’a pas su accompagner la mondialisation, se transformer quand le monde se transformait”, avait déclaré l’ancien patron du FMI et ancien ministre Dominique Strauss-Kahn depuis Marrakech où se tenait la World Policy Conference.
“Je n’ai pas l’habitude de commenter les commentaires et en particulier quand c’est des voix d’outre tombe”, a répliqué Boris Vallaud sur France 2. “Ce qui m’intéresse, c’est savoir ce que l’on fait après une défaite monumentale (…) et dont on peut se demander si ce n’est pas (la défaite) d’une offre politique, et de la social-démocratie, ce qui est bien plus grave”, a-t-il poursuivi. “Il y a ceux qui font le choix des funérailles, moi je fais le choix de la refondation”, a lancé le député des Landes.

Mutations considérables
“Le problème est peut-être que le Parti socialiste a accompagné la mondialisation, au lieu de se poser la question de ce tournant de la mondialisation, (…) de la réorganisation du capitalisme, qui a fait beaucoup de victimes, car ce qui a gagné dans la bataille politique et culturelle, c’est le néolibéralisme”, a-t-il regretté. “Le problème, c’est la volonté ou non d’avoir prise sur les événements pour que la vie des gens change”, a-t-il affirmé.

“Nous sommes face à des mutations considérables”, a-t-il assuré, citant les “mutations environnementales” et “mutations du travail”, sujet “absent des discussions du gouvernement”. “Le grand sujet ce n’est pas la simplification du droit du travail c’est comment on crée des protections nouvelles, comment on crée un système qui nous permet d’affronter ce qui est majeur aujourd’hui, cette incertitude, gérer les transitions professionnelles, être capable de se former tout au long de sa vie”, a-t-il jugé, refusant une “société des mini-jobs” et souhaitant que “le pouvoir politique, la décision” ait “encore une place”.

Strauss-Kahn : “il est temps que le PS disparaisse”

6.11.2017
by AFP

Dominique Strauss-Kahn, ancien ministre PS de l’Economie, estime qu'”il est temps” que le parti socialiste “disparaisse”, dans une interview pour la World Policy Conference, à laquelle il participait samedi à Marrakech (Maroc).
“Ce parti qui est le mien – et je le dis avec tristesse – mais c’est comme ça, n’a pas su accompagner la mondialisation, se transformer quand le monde se transformait et donc il est temps qu’il disparaisse”, assène Dominique Strauss-Kahn.
Il est “temps qu’une autre force peut-être avec une partie des mêmes membres, apparaisse”, ajoute-t-il,
Et l’ancien directeur général du Fonds monétaire international (FMI) d’insister : “Je crois que le PS n’a pas d’avenir et je crois que c’est une bonne chose, que le temps est venu de renouveler le centre-gauche français.”
Interrogé sur le chef de l’Etat français, Dominique Strauss-Kahn estime que Emmanuel Macron “est en train d’agir étonnamment bien”.
Si Emmanuel Macron “saisit bien sa chance, il peut faire en cinq ans beaucoup de changements en France qui n’ont pas existé pendant les trente précédentes années”, conclut Dominique Strauss-Kahn.
La World Policy Conference (WPC), organisée par l’Institut français des relations internationales (Ifri), est une rencontre internationale dédiée à la gouvernance mondiale, associant une centaine de participants.

PS: Faure et Vallaud taclent DSK et ses commentaires “d’outre-tombe”

6.11.2017
by AFP

Des responsables socialistes ont attaqué lundi Dominique Strauss-Kahn, Boris Vallaud assimilant ses “commentaires” à des “voix d’outre-tombe” et Olivier Faure critiquant le “nihilisme” de l’ancien ministre, “guidé plus par la rancœur que par la raison”.

L’ancien patron du FMI et ancien dirigeant socialiste avait affirmé samedi qu’il était “temps que le PS disparaisse”. “Ce parti qui est le mien – et je le dis avec tristesse, mais c’est comme ça – n’a pas su accompagner la mondialisation, se transformer quand le monde se transformait”, avait-t-il déclaré depuis Marrakech où se tenait la World Policy Conference.

“Je n’ai pas l’habitude de commenter les commentaires et en particulier quand c’est des voix d’outre-tombe”, a répliqué Boris Vallaud sur France 2.
“C’est toujours gênant d’entendre des gens qui sont guidés plus par la rancœur que par la raison”, a de son côté tancé le président du groupe Nouvelle gauche à l’Assemblée nationale, Olivier Faure, ajoutant: “si Dominique Strauss-Kahn n’a pas pu concourir à l’élection présidentielle, le Parti socialiste n’y est pas pour grand chose”.

“Aujourd’hui, le voir éteindre la lumière en partant parce qu’il n’est plus lui-même dirigeant de ce parti, ça a quelque chose de très triste, parce que c’est une intelligence, un talent, et qu’il est aujourd’hui dans une forme de nihilisme qui est difficilement compréhensible”, a regretté le député.
“Qui était le PS ces dernières années ? Qui a conduit le PS jusqu’ici ? Dominique Strauss-Kahn et d’autres. Donc voir cette génération expliquer que finalement elle a échoué, et que parce qu’elle a échoué on doit tout arrêter, ça a quelque chose de très difficile à comprendre”, a-t-il critiqué.
Boris Vallaud a affirmé vouloir “faire le choix de la refondation” plutôt que “des funérailles”.”Ce qui m’intéresse, c’est savoir ce que l’on fait après une défaite monumentale (…) et dont on peut se demander si ce n’est pas (la défaite) d’une offre politique, et de la social-démocratie, ce qui est bien plus grave”.

“Le problème est peut-être que le Parti socialiste a accompagné la mondialisation, au lieu de se poser la question de ce tournant de la mondialisation, (…) de la réorganisation du capitalisme, qui a fait beaucoup de victimes, car ce qui a gagné dans la bataille politique et culturelle, c’est le néolibéralisme”, a regretté M. Vallaud.

Devant des “mutations considérables” du monde du travail, “le grand sujet ce n’est pas la simplification du droit du travail c’est comment on crée des protections nouvelles”, a-t-il jugé.
“Il faut une nouvelle génération, y compris sur cette question de la mondialisation, (…) mais on ne peut pas laisser pour acquis le fait que le néolibéralisme l’a emporté définitivement. Il y a eu des combats très difficiles au siècle passé contre le capitalisme, et si aujourd’hui nous avons un modèle qui (…) mêle à la fois l’économique et le social, c’est parce qu’il y a des femmes et des hommes qui ont choisi de se battre, et qui ont réussi à construire un rapport de force avec le capital pour imposer des droits”, a de son côté expliqué Olivier Faure.

Davutoglu: Tant qu’Assad reste en place, les réfugiés ne retourneront pas en Syrie

6.11.17

By Michel Touma

La nouvelle de la démission du Premier ministre libanais Saad Hariri est tombée comme un couperet, non seulement pour la délégation libanaise présente à la conférence sur la gouvernance mondiale (World Policy Conference, WPC) qui se tient depuis vendredi dernier à Marrakech au Maroc, mais également pour nombre de personnalités politiques étrangères de haut rang participant aux travaux de ce forum de dialogue et de débats, organisé par l’Institut français des relations internationales (IFRI) sous l’impulsion de son fondateur et directeur, Thierry de Montbrial.

Au cours d’un des déjeuners-débats qui marque comme à l’accoutumée la WPC, l’ancien Premier ministre de Turquie, Ahmet Davutoglu, a ainsi souligné que la démission de M. Hariri représente l’un des exemples qui illustrent le caractère totalement imprévisible des développements dans la région, et le monde en général, depuis quelque temps. Faisant un parallèle avec d’autres phases de la conjoncture internationale qui était jadis régie par des règles du jeu plus ou moins rationnelles et bien définies, M. Davutoglu a notamment déclaré : « Nous sommes confrontés tous les jours à des développements majeurs qui augmentent l’incertitude et l’inquiétude. Nul ne peut désormais faire une analyse rationnelle de la conjoncture », donnant en exemple la démission de M. Hariri.

Le débat avec M. Davutoglu a évidemment fourni l’occasion de soulever le problème des réfugiés syriens. L’un des membres de la délégation libanaise, Riad Tabet, consultant international et membre de l’IFRI, lui a notamment demandé si la communauté internationale devait continuer à financer l’aide humanitaire aux réfugiés syriens dans les pays d’accueil ou plutôt financer leur retour en Syrie. Sans répondre directement à la question, M. Davutoglu a relevé qu’il n’y a pas de stratégie internationale concernant les déplacés qui ont fui la guerre en Syrie. « Il est devenu urgent d’organiser une conférence internationale sur les réfugiés syriens », a-t-il répondu, tenant à souligner que « tant que le régime Assad reste en place, les réfugiés ne retourneront pas ».

Le Qatar et le Hamas
Cette idée de développements imprévisibles qui bouleversent subitement la conjoncture du moment et qui plongent souvent dans le flou les analystes les plus chevronnés et même les responsables politiques les mieux placés est revenue sur le tapis au cours d’un autre débat dont l’invité d’honneur était le ministre des Affaires étrangères du Qatar, cheikh Mohammad ben Jassem al-Thani. Le président de l’Institut d’Israël et ancien ambassadeur d’Israël aux États-Unis, Itamar Rabinovich, a ainsi soulevé le cas de la réconciliation entre le Hamas et l’Autorité palestinienne – inconcevable il y a quelques mois. M. Rabinovich a notamment demandé au ministre qatari quelle sera la position de son pays après le rapprochement entre le Hamas et l’Égypte, sachant, a-t-il souligné, que le Qatar appuyait le Hamas à différents niveaux. Sur un ton courtois, cheikh al-Thani a répondu : « Le Qatar n’appuyait pas le Hamas, mais plutôt la population de Gaza, et votre gouvernement (israélien) était informé de l’aide que nous apportions aux Gazaouis. »

Abordant ensuite le dossier de la guerre syrienne, le ministre qatari a rappelé qu’au début de la crise, « la population manifestait pacifiquement pour réclamer des réformes et davantage de justice, mais le régime a réagi en bombardant les manifestants ». « La répression exercée par le régime a fait 500 000 tués et a provoqué l’exode de 15 millions de Syriens », a rappelé le chef de la diplomatie qatarie. Et concernant le contentieux de son pays avec l’Arabie saoudite, il a déploré sur un ton serein, sans se lancer dans une quelconque polémique, ce qu’il a présenté comme une attitude irrationnelle des dirigeants wahhabites, réaffirmant toutefois que le Qatar reste ouvert à tout dialogue constructif pour mettre fin à la crise avec ses voisins du Golfe.

DSK accable le PS, les socialistes répliquent en ordre dispersé

6.11.2017
by Ouest France

Les propos de Dominique Strauss-Kahn sur la disparition du Parti socialiste ont irrité au sein d’une formation politique toujours pas remise de sa déroute à l’élection présidentielle et aux législatives. Plusieurs membres du PS ont pris la parole dans le week-end pour commenter la sortie de DSK.
C’est à Marrakech, ville chère à son coeur, que Dominique Strauss-Kahn a pris un malin plaisir à se payer ses amis socialistes, samedi.
Pour l’ancien patron du FMI, qui s’exprimait en marge d’un colloque organisé par la World Policy Conference, « il est temps » que le PS « disparaisse ». Car « ce parti qui est le mien – et je le dis avec tristesse – mais c’est comme ça, n’a pas su accompagner la mondialisation, se transformer quand le monde se transformait ».

Certains gardent le silence
Si le Parti socialiste n’a pas réagi officiellement, et que plusieurs de ses figures – Bernard Cazeneuve, Stéphane Le Foll… – n’ont pas jugé opportun de s’exprimer sur les propos d’un ancien camarade, de nombreux membres du parti ont répliqué à DSK depuis samedi.
« Propos incroyables de la part de DSK à qui le PS a tout donné. Drôle de génération qui veut tout voir disparaître après elle… », a tweeté le député Luc Carnouvas.

Luc Carvounas
✔@luccarvounas
Propos incroyables de la part de #DSK à qui le #PS a tout donné. Drôle de génération qui veut tout voir disparaître après elle… https://twitter.com/bfmtv/status/926849102133985280 …
17:44 – 4 nov. 2017

« Voix d’outre-tombe »
« C’est toujours gênant d’entendre des gens qui sont guidés plus par la rancoeur que par la raison », regrette Olivier Faure, président du groupe Nouvelle gauche à l’Assemblée nationale.
« Aujourd’hui, le voir éteindre la lumière en partant parce qu’il n’est plus lui-même dirigeant de ce parti, ça a quelque chose de très triste, parce que c’est une intelligence, un talent, et qu’il est aujourd’hui dans une forme de nihilisme qui est difficilement compréhensible », estime le député.
« Je n’ai pas l’habitude de commenter les commentaires et en particulier quand c’est des voix d’outre-tombe », a de son côté répliqué le député Boris Vallaud, sur France 2.

Caroline Roux
✔@Caroline_Roux
.@BorisVallaud “J’ai pas l’habitude de commenter les commentaires, en particulier quand c’est une voix d’outre-tombe” #DSk #Les4V @telematin
07:42 – 6 nov. 2017

« Le PS n’est pas en bonne santé »
Marie-Noëlle Lienemann, vice-présidente PS du Sénat, concède à DSK que « le PS n’a pas d’avenir comme parti de centre gauche ! Mais il y a besoin d’un Parti clairement socialiste ».

MN Lienemann
✔@mnlienemann
Un point d’accord avec DSK, le PS n’a pas d’avenir comme parti de centre gauche! Mais il y a besoin d’un Parti clairement socialiste.
16:42 – 4 nov. 2017

Ségolène Royal reste mesurée. « Je n’aime pas les phrases assassines et définitives », a jugé l’ancienne candidate PS à la présidentielle, sur RTL, tout en reconnaissant que « le PS n’est pas en bonne santé ».

Le Grand Jury
✔@LeGrandJury
#LeGrandJury Est-ce que le PS est mort ? “Je n’aime pas les phrases comme cela mais, il n’est pas en bonne santé”, dit @RoyalSegolene
12:53 – 5 nov. 2017

Rappelons que le siège du parti, rue de Solférino, à Paris, est en vente, et que plusieurs dizaines de licenciements sont en cours.

“النهار” في مؤتمر السياسة العالمية في مراكش الشرق الأوسط عالم من الفوضى والمخاطر

6.11.17

By An-Nahar

حضرت الملفات الساخنة والتحديات التي تواجه العالم مرة جديدة في أعمال مؤتمر السياسة العالمية “World Policy Conference” الذي ينعقد على مدى ثلاثة ايام في طبعته العاشرة في مراكش برعاية العاهل المغربي…

La religione ha un solo messaggio

Bartolomeo alla World Policy Conference di Marrakech

06.11.17

By L’Osservatore Romano

«La legittimità delle religioni oggi dipende dal loro atteggiamento chiaro rispetto alla protezione della libertà e della dignità umane, come principi fondatori nell’istituzione della pace»: lo ha ribadito il patriarca ecumenico Bartolomeo, arcivescovo di Costantinopoli, intervenendo alla decima edizione della World Policy Conference, che si è svolta a Marrakech, in Marocco, dal 3 al 5 novembre. «Nessuna sfida, sia essa personale o internazionale, troverà soluzione nella solitudine e nell’isolamento. Abbiamo bisogno gli uni degli altri, poiché siamo esseri di relazione, esseri di comunione che, a seconda di come ci rapportiamo, diventiamo dei veri attori di pace», ha detto il primate ortodosso.

La World Policy Conference è stata lanciata nel 2008 dall’Istituto francese delle relazioni internazionali su iniziativa del suo fondatore e presidente, Thierry de Montbrial. L’obiettivo è quello di promuovere, con il coinvolgimento di esperti e leader delle più diverse branche, una riflessione sistematica tesa all’organizzazione di una gouvernance mondiale adattata alle realtà del ventunesimo secolo. Nel suo discorso di apertura, de Montbrial ha messo a confronto il passato e il futuro, «due placche tettoniche»: il primo, «con le sue innumerevoli tracce e risalite occasionali alla memoria, con credenze ancorate nelle profondità dell’umanità», il secondo, «con le sue prodigiose trasformazioni e fantastiche elucubrazioni, come l’uomo totalmente soppiantato dalle macchine da lui stesso create nell’attesa di metamorfizzarsi in Dio». Presente e passato: «Il loro conflitto può condurre al meglio o al peggio. L’umanità ha ancora la possibilità di scegliere la sua strada, a condizione — ha concluso — di cercare sempre un equilibrio fra i due versanti del presente e di non cedere mai all’eccesso».

Alla conferenza ha inviato un messaggio anche il presidente della Repubblica francese, Emmanuel Macron, sottolineando tre sfide fondamentali di oggi: quella dello sviluppo, quella dell’educazione e della salute, quella del clima.

Avec sa “voix d’outre-tombe”, DSK agace au PS

6.11.2017
by A.R.

L’ancien directeur du Fonds monétaire international Dominique Strauss-Kahn est sorti de sa réserve samedi 4 novembre, en marge d’une table ronde à la World Policy Conference de Marrakech.
L’ex-ministre PS de l’Economie a pu confier lors d’une interview tout le bien qu’il pense d’Emmanuel Macron, selon lui “en train d’agir étonnamment bien”. Si le chef de l’Etat “saisit bien sa chance, il peut faire en cinq ans beaucoup de changements en France qui n’ont pas existé pendant les trente précédentes années”, a-t-il dit.

“Il est temps que le PS disparaisse”
Dominique Strauss-Kahn s’est toutefois montré plus réservé sur l’avenir du PS, qu’il souhaitait représenter à la présidentielle de 2012 :
“Ce parti qui est le mien – et je le dis avec tristesse, mais c’est comme ça –, n’a pas su accompagner la mondialisation, se transformer quand le monde se transformait et donc il est temps qu’il disparaisse.”
Il est “temps qu’une autre force peut-être avec une partie des mêmes membres, apparaisse”, a-t-il ajouté.
Sans surprise, la prophétie n’a pas franchement séduit à gauche.
Boris Vallaud, député PS des Landes, a ainsi répondu sur France 2 qu’il n’avait “pas pour habitude de commenter les commentaires, et en particulier quand c’est des voix d’outre-tombe”.

“Guidé par la rancœur”
“C’est toujours gênant d’entendre des gens qui sont guidés plus par la rancœur que par la raison”, a de son côté tancé le président du groupe Nouvelle Gauche à l’Assemblée nationale, Olivier Faure, ajoutant :
“Si Dominique Strauss-Kahn n’a pas pu concourir à l’élection présidentielle, le Parti socialiste n’y est pas pour grand-chose. Aujourd’hui, le voir éteindre la lumière en partant parce qu’il n’est plus lui-même dirigeant de ce parti, ça a quelque chose de très triste, parce que c’est une intelligence, un talent, et qu’il est aujourd’hui dans une forme de nihilisme qui est difficilement compréhensible.”
Et de demander : “Qui était le PS ces dernières années ? Qui a conduit le PS jusqu’ici ? Dominique Strauss-Kahn et d’autres. Donc voir cette génération expliquer que finalement elle a échoué, et que parce qu’elle a échoué on doit tout arrêter, ça a quelque chose de très difficile à comprendre.”
Et de tweeter, avec une pointe de perfidie :

Même constat chez le sénateur Rémi Féraud, cité par “le Figaro” :
“Je partage son constat quand il dit que le PS n’a pas su se transformer mais ce qui m’indigne, c’est qu’il veuille qu’il disparaisse parce que lui-même n’a pas réussi à le réformer.”
Dans les colonnes du même quotidien, Luc Carvounas, député du Val-de-Marne, conclut : “Qu’il nous laisse tranquilles il nous avait déjà suffisamment écœurés en 2011.”

PS: Faure et Vallaud taclent DSK et ses commentaires «d’outre-tombe»

6.11.2017
by AFP

Des responsables socialistes ont attaqué lundi Dominique Strauss-Kahn, Boris Vallaud assimilant ses «commentaires» à des «voix d’outre-tombe» et Olivier Faure critiquant le «nihilisme» de l’ancien ministre, «guidé plus par la rancœur que par la raison».
L’ancien patron du FMI et ancien dirigeant socialiste avait affirmé samedi qu’il était «temps que le PS disparaisse». «Ce parti qui est le mien – et je le dis avec tristesse, mais c’est comme ça – n’a pas su accompagner la mondialisation, se transformer quand le monde se transformait», avait-t-il déclaré depuis Marrakech où se tenait la World Policy Conference.

«Je n’ai pas l’habitude de commenter les commentaires et en particulier quand c’est des voix d’outre-tombe», a répliqué Boris Vallaud sur France 2.
«C’est toujours gênant d’entendre des gens qui sont guidés plus par la rancœur que par la raison», a de son côté tancé le président du groupe Nouvelle gauche à l’Assemblée nationale, Olivier Faure, ajoutant: «si Dominique Strauss-Kahn n’a pas pu concourir à l’élection présidentielle, le Parti socialiste n’y est pas pour grand chose».

«Aujourd’hui, le voir éteindre la lumière en partant parce qu’il n’est plus lui-même dirigeant de ce parti, ça a quelque chose de très triste, parce que c’est une intelligence, un talent, et qu’il est aujourd’hui dans une forme de nihilisme qui est difficilement compréhensible», a regretté le député.
«Qui était le PS ces dernières années ? Qui a conduit le PS jusqu’ici ? Dominique Strauss-Kahn et d’autres. Donc voir cette génération expliquer que finalement elle a échoué, et que parce qu’elle a échoué on doit tout arrêter, ça a quelque chose de très difficile à comprendre», a-t-il critiqué.

Boris Vallaud a affirmé vouloir «faire le choix de la refondation» plutôt que «des funérailles».«Ce qui m’intéresse, c’est savoir ce que l’on fait après une défaite monumentale (…) et dont on peut se demander si ce n’est pas (la défaite) d’une offre politique, et de la social-démocratie, ce qui est bien plus grave».
«Le problème est peut-être que le Parti socialiste a accompagné la mondialisation, au lieu de se poser la question de ce tournant de la mondialisation, (…) de la réorganisation du capitalisme, qui a fait beaucoup de victimes, car ce qui a gagné dans la bataille politique et culturelle, c’est le néolibéralisme», a regretté M. Vallaud.
Devant des «mutations considérables» du monde du travail, «le grand sujet ce n’est pas la simplification du droit du travail c’est comment on crée des protections nouvelles», a-t-il jugé.

«Il faut une nouvelle génération, y compris sur cette question de la mondialisation, (…) mais on ne peut pas laisser pour acquis le fait que le néolibéralisme l’a emporté définitivement. Il y a eu des combats très difficiles au siècle passé contre le capitalisme, et si aujourd’hui nous avons un modèle qui (…) mêle à la fois l’économique et le social, c’est parce qu’il y a des femmes et des hommes qui ont choisi de se battre, et qui ont réussi à construire un rapport de force avec le capital pour imposer des droits», a de son côté expliqué Olivier Faure.

World Policy Conference : un monde imprévisible au coeur des débats de la World Policy Conference

6.11.2017

Au deuxième jour de sa 10ème édition, la World Policy Conference s’est attachée à débattre d’un monde de plus en plus imprévisible. Le Grand Rabin de France, Haïm Korsia, l’ex ministre guinéen Kouressy Condé, aujourd’hui président de l’African Crisis Group (ACG), John Sawers , ancien patron des services secrets britanniques ou Patrick Pouyané, président-directeur général de Total, évoquent cette évolutions et ses conséquences. Au Maroc où Thierry de Montbrial, fondateur et président de la WPC reçoit plus de 400 participants, la religion, Donald Trump et le climat étaient au cœur des échanges.

Le ZaPolitique : des élus PS taclent DSK et ses commentaires “d’outre-tombe”

6.11.2017
by Le Point.fr

VIDÉO. Le Point.fr vous propose un zapping des déclarations politiques. Au programme ce lundi, les propos de l’ancien ministre sur le PS font polémique.

Des responsables socialistes ont attaqué ce lundi Dominique Strauss-Kahn, Boris Vallaud assimilant ses « commentaires » à des « voix d’outre-tombe » et Alexis Bachelay critiquant l’« inélégance » de l’ancien ministre, qui « enterre ses anciens camarades ».
L’ancien patron du FMI et ex-dirigeant socialiste avait affirmé samedi qu’il était « temps que le PS disparaisse ». « Ce parti qui est le mien – et je le dis avec tristesse, mais c’est comme ça – n’a pas su accompagner la mondialisation, se transformer quand le monde se transformait », avait-il déclaré depuis Marrakech où se tenait la World Policy Conference.

« Je n’ai pas l’habitude de commenter les commentaires, et en particulier quand c’est des voix d’outre-tombe », a répliqué Boris Vallaud sur France 2. « Je trouve ça inélégant et même ingrat de la part de Dominique Strauss-Kahn d’enterrer ses anciens camarades », a de son côté critiqué sur LCI Alexis Bachelay, membre du bureau national du PS.

« Qui a conduit le PS jusqu’ici ? »

Olivier Faure, président du groupe Nouvelle Gauche à l’Assemblée nationale, a aussi dénoncé les propos de l’ex-candidat à la présidentielle de 2012 : « C’est toujours gênant d’entendre des gens qui sont guidés plus par la rancœur que par la raison », a-t-il dit, ajoutant : « Si Dominique Strauss-Kahn n’a pas pu concourir à l’élection présidentielle, le Parti socialiste n’y est pas pour grand-chose. » « Aujourd’hui, le voir éteindre la lumière en partant parce qu’il n’est plus lui-même dirigeant de ce parti, ça a quelque chose de très triste, parce que c’est une intelligence, un talent, et qu’il est aujourd’hui dans une forme de nihilisme qui est difficilement compréhensible », a regretté le député.

Avant de contre-attaquer : « Qui était le PS ces dernières années ? Qui a conduit le PS jusqu’ici ? Dominique Strauss-Kahn et d’autres. Donc voir cette génération expliquer que, finalement, elle a échoué et que, parce qu’elle a échoué, on doit tout arrêter, ça a quelque chose de très difficile à comprendre. » Boris Vallaud a, lui, affirmé vouloir « faire le choix de la refondation » plutôt que « des funérailles ». « Ce qui m’intéresse, c’est savoir ce que l’on fait après une défaite monumentale (…) et dont on peut se demander si ce n’est pas (la défaite) d’une offre politique et de la social-démocratie, ce qui est bien plus grave. »

« S’il n’y avait pas eu l’affaire du Sofitel, le sort de la gauche aurait peut-être tourné différemment »

6.11.2017
by Françoise Fressoz

Dans sa chronique, Françoise Fressoz, éditorialiste au « Monde », revient sur les propos tenus par DSK qui a estimé qu’« il était temps » que le PS « disparaisse ».

Chronique. C’est peu de dire qu’il les a énervés. Tous ! Même la sénatrice socialiste Marie-Pierre de la Gontrie, qui fut l’une de ses groupies, est sortie de ses gonds. « Etant donné la situation dans laquelle il a mis les socialistes, je lui suggère de nous dispenser de ses avis et de ne pas désespérer à nouveau ceux qui veulent reconstruire ! », s’est-elle insurgée.

Quand Dominique Strauss-Kahn se permet de faire la leçon à ses amis, lorsqu’il déclare, comme il l’a fait, samedi 4 novembre, à Marrakech en marge de la World Policy Conference, qu’« il est temps » que le Parti socialiste « disparaisse » parce qu’il n’a pas su « accompagner la mondialisation » ni « se transformer quand le monde se transformait », il est logique que lui reviennent en boomerang les accusations d’agression sexuelle à New York qui l’ont empêché de se porter candidat à la primaire socialiste, un certain 14 mai 2011.

Mais dans les règlements de comptes, rien n’est jamais simple : si la parole de DSK compte encore, malgré le lourd passif qui lui vaut aujourd’hui d’être le paria du PS, c’est précisément parce que, s’il n’y avait pas eu l’affaire du Sofitel, le sort de la gauche aurait peut-être tourné différemment.

C’est ce que l’ancien ministre de Lionel Jospin plaide en filigrane, comme une tentative de réhabilitation, et ce qu’il dit ne peut être passé sous silence tant le bilan des six années qui ont suivi son retrait est accablant pour le PS : en 2017, François Hollande, qui avait prétendu le remplacer, n’a pas été en mesure de se représenter. Benoît Hamon, qui symbolisait la fronde, a été distancé de plus de 4,8 millions de voix par Jean-Luc Mélenchon et de plus de 6,3 millions par Emmanuel Macron. Le PS a été broyé, ses députés ont été laminés.

Emmanuel Macron se situe dans sa filiation
La faute à qui ? Lorsqu’il reproche aux socialistes de n’avoir pas voulu voir… [DISPONIBLE EN EDITION ABONNES]

Les commentaires de DSK sur le PS irritent ses camarades socialistes

6.11.2017
by Michaël Bloch

Dominique Strauss-Kahn a critiqué le PS samedi depuis Marrakech. Une déclaration qui a agacé ses camarades socialistes.

Depuis 2011 et son arrestation à New York pour une affaire de viol (les charges ont finalement été abandonnées), Dominique Strauss-Kahn s’exprime rarement dans les médias. Il l’a pourtant fait samedi à Marrakech à l’occasion de la World Policy Conference. “Ce parti qui est le mien – et je le dis avec tristesse, mais c’est comme ça – n’a pas su accompagner la mondialisation, se transformer quand le monde se transformait”, a samedi l’ancien patron du FMI à propos du PS. Une déclaration qui a fait sursauter les membres de la nouvelle génération du Parti socialiste.

Pour Olivier Faure, DSK “se trompe de rancoeur”
“Je n’ai pas l’habitude de commenter les commentaires et en particulier quand c’est des voix d’outre tombe”, a répliqué lundi matin Boris Vallaud sur France 2. “Ce qui m’intéresse, c’est savoir ce que l’on fait après une défaite monumentale […] et dont on peut se demander si ce n’est pas [la défaite] d’une offre politique, et de la social-démocratie, ce qui est bien plus grave”, a-t-il poursuivi. “Il y a ceux qui font le choix des funérailles, moi je fais le choix de la refondation”, a encore lancé le député PS des Landes.
“Le problème est peut-être que le Parti socialiste a accompagné la mondialisation, au lieu de se poser la question de ce tournant de la mondialisation, […] de la réorganisation du capitalisme, qui a fait beaucoup de victimes, car ce qui a gagné dans la bataille politique et culturelle, c’est le néolibéralisme”, a-t-il regretté.
Le patron des députés socialistes, Olivier Faure a lui commenté : “Triste de voir DSK se tromper de rancoeur. Le PS n’est pour rien dans son abandon de la vie politique…”

Pour Luc Carvounas, ancien soutien de Manuel Valls et candidat déclaré à la direction du Parti socialiste, DSK fait partie d’une génération “qui veut tout voir disparaître après elle”.

Interrogé par Le Figaro, le porte-parole du PS, Stéphane Denaja flingue, lui, la réputation de DSK : “La violence et l’indécence, on avait compris que ça caractérisait DSK. En pleine séquence ‘Balance ton porc’, sa sortie est surprenante, vu à quoi son nom est rattaché.”

Président Macron appelle au rendez-vous pour la reconstitution du GPE

6.11.17

By Partenariat Mondiale pour L’Education

Dans un message aux participants à la World Policy Conference à Marrakech, le président français Emmanuel Macron a souligné que les innombrables défis de court terme auxquels fait face le monde n’iront qu’en se multipliant si la communauté internationale ne traite pas les problèmes de fond. L’un de ces défis est celui de l’éducation et de la santé. Il a appelé la communauté internationale à être au rendez-vous en février 2018 à Dakar pour la reconstitution du Partenariat mondial pour l’éducation que la France coprésidera avec le Sénégal.

Lire l’article sur La Tribune

TS.ELBEGDORJ ATTENDS WORLD POLICY CONFERENCE

6.11.17

By B.Tugsbilig
MONTSAME

Ulaanbaatar /MONTSAME/ The Tenth Edition of the World Policy Conference took place in Marrakech, the Kingdom of Morocco on November 3-5.

At the invitation of the WPC Foundation, former President of Mongolia Ts.Elbegdorj joined the discussion on security, future technology, energy, water and environment. The annual conference on global governance involved over 200 policy makers and scholars. Mongolia first attended the conference in 2008.

The World Policy Conference aims to contribute to improving all aspects of governance with a view to promoting a world that is more open, prosperous, fairer and more respectful for the diversity of States and nations.

Le Chef du gouvernement s’entretient à Rabat avec la présidente du gouvernement serbe

6.11.17

By Maroc.ma

Le Chef du gouvernement, Saâd Eddine El Othmani s’est entretenu, dimanche à Rabat, avec la présidente du gouvernement serbe, Ana Brnabić, des moyens à même de renforcer les relations de coopération entre les deux pays dans différents domaines.

Lors de cette entrevue, les deux parties se sont félicitée du niveau des relations d’amitié liant le Maroc et la Serbie, indique un communiqué du département du Chef du gouvernement.

En visite au Maroc dans le cadre de sa participation à la 10ème édition de la “World Policy Conference” (WPC) à Marrakech, Mme Brnabić a fait part de l’estime que porte son pays pour le Royaume du Maroc eu égard aux étapes qu’il a franchies sur la voie des réformes économiques et politiques, sous la conduite sage de Sa Majesté le Roi Mohammed VI.

La présidente du gouvernement serbe a salué, par la même, l’attachement du Maroc aux lois et aux normes internationales ainsi que son engagement permanent en faveur des différentes initiatives visant à promouvoir la paix et la sécurité et à assurer les conditions propices à la stabilité et au développement dans le monde.

De son côté, M. El Othmani s’est félicité de la qualité des relations d’amitié unissant le Maroc et la Serbie et de leur coordination au niveau bilatéral, régional et dans les différents foras internationaux, en mettant en avant l’attachement des deux pays à un ensemble de valeurs communes, notamment le respect de la souveraineté et de l’unité du pays.

A cette occasion, le Chef du gouvernement a mis l’accent sur la nécessité de hisser les échanges commerciaux au même niveau de la relation politique entre les deux pays, tout en appelant au renforcement des partenariats fructueux entre les opérateurs économiques respectifs.

M. El Othmani a également appelé à organiser un forum des hommes d’affaires des deux pays et à saisir les opportunités importantes d’investissement qui se présentent dans différents secteurs, notamment la technologie agricole avancée, les énergies renouvelables, l’industrie automobile et aéronautique, les technologies vertes ainsi que d’autres domaines faisant l’objet de stratégies ambitieuses de la part des deux pays.

Il a, par ailleurs, mis en avant les dimensions de la politique africaine du Maroc qui participe de l’attachement du Royaume au droit des peuples à un développement global, à la sécurité et à la stabilité.

Dans le cadre de cette politique, engagée sous la conduite sage de SM le Roi, des centaines de projets de développement ont été lancés et mis en oeuvre dans plus de 40 pays africains, ce qui consacre la place du Maroc en tant que carrefour entre l’Afrique et l’Europe, a-t-il poursuivi.

Les deux parties ont, par ailleurs, exprimé leur volonté commune de mettre en oeuvre les conventions de partenariat entre le Maroc et la Serbie et d’élargir la coopération à d’autres domaines de développement.

Ces entretiens se sont déroulés en présence de la secrétaire d’État auprès du ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale et de l’ambassadrice de Serbie au Maroc.

MAP: 05/11/2017