World Policy Conference : Le Premier ministre Patrick Achi Abu Dhabi pour représenter le Chef de l’Etat Alassane Ouattara

01.10.2021

Par Yaya Kanté

Le Premier ministre Patrick Achi est à Abu Dhabi depuis hier Jeudi 30 septembre 2021, en vue de participer à la 14e rencontre de World Policy Conference(WPC). Patrick Achi, chef du gouvernement ivoirien a quitté Abidjan jeudi 30 septembre 2021, dans l'après midi pour Abu Dhabi où il doit représenter le Président de la République Son Excellence Monsieur Alassane Ouattara à la 14e rencontre de World Policy Conference(WPC).

Photo: DR

Le Premier ministre Patrick Achi est à Abu Dhabi depuis hier Jeudi 30 septembre 2021, en vue de participer à la 14e rencontre de World Policy Conference (WPC). Patrick Achi, chef du gouvernement ivoirien a quitté Abidjan jeudi 30 septembre 2021, dans l’après midi pour Abu Dhabi où il doit représenter le Président de la République Son Excellence Monsieur Alassane Ouattara à la 14e rencontre de World Policy Conference(WPC).

Le Premier ministre doit prendre la parole à cette rencontre qui réunit les décideurs et chercheurs de haut niveau du monde et à laquelle le Président de la République Son Excellence Monsieur Alassane Ouattara a été personnellement convié, comme par le passé. En effet, le Président Alassane Ouattara avait participé à la 5e édition tenue en 2012 à Canne en France. Par la suite , le chef de l’État s’était fait représenter par feu le Premier ministre Amadou Gon Coulibaly aux 11e et 12e éditions de WPC en 2018 et 2019.

Les assises de la WPC se tiennent du 1er au 3 octobre 2021 dans la capitale des Émirats Arabes Unis. Elles portent sur les politiques économiques pratiquées dans le monde. La Côte d’Ivoire qui est sur la voie de la transformation profonde de son économie est attendue à ce rendez-vous mondial.

La World Policy Conférence (WPC) a été fondée en 2008. Elle a pour mission de contribuer à promouvoir un monde plus ouvert, plus prospère et plus juste. Cela suppose un effort permanent pour comprendre la réalité des forces en jeu et leurs interactions, et pour réfléchir à l’adaptation pacifique de l’organisation des rapports interétatiques à tous les niveaux, dans le respect de la culture et des intérêts fondamentaux de chaque nation.

La réunion annuelle de la WPC a une taille limitée, pour permettre aux participants de développer entre eux des liens durables. Elle rassemble des personnalités de haut niveau, originaires des cinq continents – dirigeants politiques et économiques, chercheurs et journalistes – dans l’esprit de tolérance seul propice à la recherche du bien commun. Au-delà des participants, cette réunion a pour but d’aider tous les publics concernés à une époque de bouleversements incessants.

La conférence qui est à sa 14e édition est organisée par la Fondation WPC, une fondation suisse reconnue d’intérêt général dont le siège est à Genève.

Dans le cadre de ses objectifs, la Fondation s’assigne notamment la mission de financer et superviser la World Policy Conference, conférence internationale constituant une tribune d’échanges et de réflexions sur l’économie mondiale et les relations internationales, œuvrant notamment à l’évolution de grands principes de gouvernance internationale, en particulier dans le domaine de l’économie.

La World Policy Conference est une initiative de l’Ifri, l’Institut français des relations internationales créé par le professeur émérite français, Thierry de Montbrial en 1979. Classé ces trois dernières années dans le trio de tête des think tanks les plus influents au monde par le Global Go To Think Tank Index Report de l’Université de Pennsylvanie, l’Ifri occupe également en 2019 le 3e rang du classement général.

Source Primature

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14e édition de World Policy Conference : Le Premier ministre Patrick Achi à Abu Dhabi pour représenter le Chef de l’Etat

30.09.2021

Le premier ministre Patrick Achi

Par La Rédaction

Le Premier Ministre Patrick Achi a quitté Abidjan cet après-midi pour Abu Dhabi où il représentera le Président de la République Son Excellence Monsieur Alassane Ouattara à la 14e édition de World Policy Conference (WPC).

Le Premier Ministre prononcera un discours à cette importante rencontre qui réunit les décideurs et chercheurs de haut niveau du monde et à laquelle le Président de la République Son Excellence Monsieur Alassane Ouattara a été convié.

Le Président de la République Son Excellence Monsieur Alassane Ouattara a participé à la 5e édition tenue en 2012 à Canne en France.

Le Premier ministre Amadou Gon Coulibaly a représenté le Président de la République aux 11e et 12e éditions de WPC en 2018 et 2019.

Les assises de la WPC qui se tiennent du 1er au 3 octobre 2021 dans la capitale des Emirats Arabes Unis portent essentiellement sur les politiques économiques pratiquées dans le monde. La Cote d’Ivoire qui est sur la voie de la transformation profonde de son économie est très attendue à ce rendez-vous mondial.

Fondée en 2008, la World Policy Conference (WPC) a pour mission de contribuer à promouvoir un monde plus ouvert, plus prospère et plus juste. Cela suppose un effort permanent pour comprendre la réalité des forces en jeu et leurs interactions, et pour réfléchir à l’adaptation pacifique de l’organisation des rapports interétatiques à tous les niveaux, dans le respect de la culture et des intérêts fondamentaux de chaque nation.

La réunion annuelle de la WPC a une taille limitée, pour permettre aux participants de développer entre eux des liens durables. Elle rassemble des personnalités de haut niveau, originaires des cinq continents – dirigeants politiques et économiques, chercheurs et journalistes – dans l’esprit de tolérance seul propice à la recherche du bien commun. Au-delà des participants, cette réunion a pour but d’aider tous les publics concernés à une époque de bouleversements incessants.

La World Policy Conference est une initiative de l’Ifri, l’Institut français des relations internationales créé par le professeur émérite français, Thierry de Montbrial en 1979.

Classé ces trois dernières années dans le trio de tête des think tanks les plus influents au monde par le Global Go To Think Tank Index Report de l’Université de Pennsylvanie, l’Ifri occupe également en 2019 le 3e rang du classement général.

Note de presse de la Primature

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His Highness Sheikh Mohamed bin Zayed receives President of Rwanda

04.10.2021

His Highness Sheikh Mohamed bin Zayed Al Nahyan, Crown Prince of Abu Dhabi and Deputy Supreme Commander of the UAE Armed Forces, received President of Rwanda, Paul Kagame, who is visiting the UAE to participate in the 14th World Policy Conference (WPC), currently hosted by Abu Dhabi from 1st to 3rd October.

His Highness Sheikh Mohamed bin Zayed welcomed the Rwandan President and his delegation and stressed the attention attached by the UAE to its relations with Rwanda in particular and the African continent in general based on cooperation, joint work, investment in the available opportunities for the sake of development, welfare and peace for all.

They discussed bilateral relations between the two friendly countries in various fields, especially in economy, trade, investment and other sectors.

His Highness Sheikh Mohamed and Kagame tackled regional and global issues of mutual interest. They also exchanged views on the themes and main issues addressed by the WPC and its importance to support prosperity and stability at the regional and global levels.

Among those who attended the meeting were Sheikh Mohammed bin Hamad bin Tahnoun Al Nahyan, the Chairman of Abu Dhabi Airports Company (ADAC); Sheikh Shakhbout bin Nahyan bin Mubarak Al Nahyan, Minister of State; Ali bin Hammad Al Shamsi, Deputy Secretary-General of the Supreme National Security Council; Mohamed Mubarak Al Mazrouei, Under-Secretary of the Crown Prince Court of Abu Dhabi, and Hazaa Mohammed Khorsan Al-Qahtani, UAE Ambassador to the Republic of Rwanda.

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High Representative/Vice-President Borrell travels to Qatar, UAE and Saudi Arabia

30.09.2021

EU High Representative for Foreign Affairs and Security Policy/Vice-President of the European Commission, Josep Borrell, is travelling to Qatar, the United Arab Emirates and the Kingdom of Saudi Arabia today, 30 September, to Sunday, 3 October. This is his first official visit to the Gulf region as High Representative.

Today, High Representative Borrell is holding bilateral meetings in Doha, Qatar. He is scheduled to meet with Emir Sheikh Tamim bin Hamad Al Thani, as well as with Deputy Prime Minister/Foreign Minister, Sheikh Mohammed bin Abdulrahman Al Thani. They will hold a joint press conference after their meeting, at 12:00 CET. Josep Borrell will also meet with the Advisor for National Security to the Qatari Emir, Mohammed Bin Ahmed Al Misnad.

On Friday, 1 October, High Representative Borrell will be in the United Arab Emirates to participate in the World Policy Conference (WPC) in Abu Dhabi at 12.45 CET. The debates will be livestreamed on the WPC website. He will have bilateral meetings in the margins, including with Albanian Prime Minister Edi Rama.

On Saturday, 2 October, High Representative Borrell will travel on to the Kingdom of Saudi Arabia. On Sunday, 3 October, he will meet in Riyadh with the Secretary-General of the Gulf Cooperation Council (GCC), Nayef bin Falah Al-Hajraf, and with Saudi Foreign Minister, Faisal bin Farhan Al Saud. They will hold a joint press conference after their meeting, at around 13:00 CET. In the afternoon, the High Representative will also have bilateral meetings with the Minister of Trade and Information, Majid bin Abdullah Al Qasabi, and with the Yemeni President Abdrabbuh Mansur Hadi.

Audiovisual coverage will be available on Europe by Satellite. The High Representative’s remarks will be published on the EEAS website.

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« La patience stratégique » de la Chine face aux Américains

04.10.2021

Par la rédaction de Mondafrique


La conférence sur la gouvernance mondiale (WPC) organisée par l’Institut français des relations internationales (IFRI) a passé au crible le week-end dernier, à l’Emirates Palace d’Abou Dhabi, la montée en puissance de la Chine.

Abou Dhabi de Michel TOUMA

C’est dans le cadre de l’hospitalité émiratie que s’est poursuivie au fastueux Emirates Palace d’Abou Dhabi (Emirats arabes unis) la 14e session de la conférence internationale sur la gouvernance mondiale (World Policy Conférence, WPC), organisée – en dépit des contraintes dues à la Covid – par l’Institut français des relations internationales (IFRI). Près de 200 hauts responsables officiels, universitaires, experts et journalistes, venant des quatre coins du monde, ont participé à ces assises qui se sont poursuivies jusqu’au dimanche 3 octobre au soir.

Signe des temps : la place de plus en plus imposante qu’occupe la Chine sur l’échiquier international  Hiroyuki Akita, chroniqueur de Nikkei (Japon), a notamment relevé, d’entrée de jeu, trois facteurs qui caractérisent désormais l’influence chinoise grandissante. Il a souligné à ce propos que la nature de la rivalité sino-US a changé récemment. Avant la pandémie, cette rivalité se manifestait essentiellement dans le domaine des technologies de pointe. Mais avec l’apparition du coronavirus, ce bras de fer a pris une tournure politique, en ce sens que les Etats-Unis ont accusé pratiquement le régime communiste chinois d’être responsable de la pandémie, plus spécifiquement aux Etats-Unis.

Le deuxième facteur qui caractérise la nouvelle rivalité sino-américaine se manifeste au niveau de la place confortable qu’occupe désormais la Chine à l’échelle internationale du fait qu’elle se trouve dans une meilleure position que les pays occidentaux, a affirmé M. Akita qui indique à ce propos que l’armée chinoise a considérablement renforcé son potentiel militaire, plus particulièrement au niveau de ses forces navales avec le développement de ses sous-marins et ses navires de guerre.

Enfin, la grande question qui se pose depuis un certain temps est de savoir que faire pour juguler ce déferlement chinois. Le Japon et l’Australie ont tranché leur position à ce sujet en misant sur une alliance avec Washington, souligne M. Akita. Cette option paraît cependant plus difficile pour les petits pays.

La grave erreur de la Chine

Se voulant plus lucide et moins défaitiste, Renaud Girard, grand reporter au quotidien français Le Figaroa estimé de son côté que la Chine a commis « une grave erreur » en voulant s’imposer de manière prématurée sur la scène internationale. « La Chine a suivi une stratégie d’accommodement avec les puissances occidentales ainsi qu’avec certaines puissances asiatiques, dont notamment le Japon, a affirmé M. Girard. Elle a pratiquement acquis sa puissance technologique en tenant à l’égard de ces puissances le langage suivant, en substance : Nous n’avons pas beaucoup de moyens, aidez-nous. L’Occident a alors aidé la Chine à se développer, mais elle a tellement renforcé sa puissance qu’elle est devenue arrogante, ce qui n’est pas compatible avec le statut de puissance économique. Lorsqu’on bénéficie d’une puissance économique, on se montre humble ».

Pour M. Girard, « la Chine est sortie trop tôt du bois, et de ce fait, elle a raté l’occasion de consolider d’abord son emprise en Asie ». En cherchant de la sorte à s’imposer de façon prématurée, elle a suscité la crainte des pays d’Asie qui ont réclamé ainsi le soutien des Etats-Unis, a souligné le journaliste du Figaro, qui affirme dans ce cadre que « la Chine ne veut pas contrôler le monde, mais plutôt l’Asie ». « En sortant du bois trop tôt, ajoute-t-il, elle a commis l’erreur stratégique de faire peur aux pays d’Asie, ce qui a coupé court à toute possibilité de coopération régionale. Elle s’est aliénée de la sorte l’Australie et elle a perdu sur ce plan une manche avec l’Aukus (le pacte de sécurité pour la zone indo-pacifique conclu entre les Etats-Unis, la Grande Bretagne et l’Australie). Il reste qu’elle n’a pas perdu la bataille car elle pratique la politique de la patience stratégique et attend que les Etats-Unis finissent par se lasser, et dans le même temps, elle mène une cyberguerre ».

Un point de vue coréen

La position, délicate, de la Corée du Sud dans un tel contexte a été exposée par Lee Hye Min, ancien ministre adjoint sud-coréen du Commerce, qui a d’abord relevé que 13 pour cent des exportations de la Corée du Sud sont destinées à la Chine. Il a indiqué en outre que les Etats-Unis et la Chine sont « deux partenaires indispensables pour la Corée du Sud afin de faire face à la Corée du nord ». « L’ordre international que nous prônons, a-t-il précisé, ne devrait pas être exclusif. La Corée veut rester un allié des Etats-Unis sans pour autant susciter l’ire de la Chine ».

Ce débat a été marqué par une intervention très remarquée (par vidéoconférence) de l’ancien Premier ministre d’Australie, Kevin Rudd, qui a notamment dressé un tableau de la politique interne en Chine, soulignant que le parti communiste chinois a opéré depuis neuf ans un net virage à gauche, ce qui s’est traduit par une répression contre toute contestation qui atteint même des aspects de la vie privée visant, entre autres, les homosexuels et les internautes. Cette orientation, indique Kevin Rudd, a évidemment des conséquences en matière de politique étrangère en termes de renforcement du sentiment nationaliste face au Japon ou les pays occidentaux. Sans compter, à l’évidence, la mise en place d’une politique d’expansion en direction de l’Afrique.

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Coup d’envoi à Abou Dhabi de la conférence sur la gouvernance mondiale

01.10.2021

Par la rédaction de Mondafrique

Près de 200 personnalités internationales participent à la quatorzième édition de la World Policy Conference (WPC)

Abou Dhabi, de Michel TOUMA

L’émirat d’Abou Dhabi (Emirats arabes unis) accueille depuis ce matin, vendredi 1er octobre, la quatorzième édition de la conférence sur la gouvernance mondiale (World Policy Conference, WPC), organisée par l’Institut français des Relations internationales (IFRI), sous l’impulsion du fondateur et président de l’IFRI, Thierry de Montbrial.

Dans le cadre somptueux de l’Emirates Palace d’Abou Dhabi, près de 200 personnalités prestigieuses internationales, venant des quatre coins du monde, débattront pendant trois jours des grands thèmes de l’actualité mondiale dans différents domaines, dans l’esprit de la mission fixée par l’IFRI. Fondée en 2008, la WPC a pour but d’initier des débats et des échanges entre des experts et des hauts responsables de divers horizons afin de mieux comprendre les enjeux du monde moderne ainsi que la nature des rapports entre les acteurs internationaux, notamment les puissances moyennes, l’objectif étant de promouvoir une meilleure gouvernance mondiale.

Le nouveau monde

Cette quatorzième édition de la WPC sera axée sur des conférences et des tables rondes portant notamment sur des thèmes d’actualité « chaude », tels que l’évolution du monde après la pandémie de la COVID 19, les relations transatlantiques sous le mandat de Joe Biden, la réalité numérique à la suite de la pandémie, le positionnement de l’Europe dans la rivalité entre les Etats-Unis et la Chine, les nouveaux défis de la gouvernance au niveau sanitaire, la gestion des matières premières, de l’énergie, de l’environnement et du climat, le système monétaire international, la sécurité alimentaire, la conquête de l’espace, la conjoncture en Afrique (notamment le nord-ouest de l’Afrique), le Moyen-Orient en 2030, l’Afghanistan et le Sahel, la Chine et les nouvelles orientations de la politique étrangère dans l’Est de l’Asie et la zone indopacifique …

Parmi les hauts responsables et personnalités attendus à Abou Dhabi pour participer à cette conférence internationale, figurent notamment le président de la République de Rwanda, Paul Kagame, le Premier ministre de Côte d’Ivoire, Patrick Achi, le Premier ministre de la République d’Albanie, Edi Rama, l’ancien Premier ministre du Bénin, Lionel Zinsou, Bartholomew 1er, archévêque de Constantinople, le ministre saoudien des Affaires étrangères, le prince Faisal ben Farhan al-Saoud, Mariam al-Mheiri, ministre d’Etat des Emirats arabes unis pour la sécurité alimentaire et la gestion de l’Eau, Joseph Borrell Fontelles, Haut représentant de l’Union européenne pour les Affaires étrangères et la politique de sécurité, l’ancien ministre français des Affaires étrangères, Hubert Védrine, l’ancien Premier ministre d’Australie, Kevin Rudd, Khalifa Shaheen Almarar, ministre d’Etat des Emirats arabes unis, le président de l’Institut des études internationales et stratégiques de l’université de Pékin, Wang Jisi, Gilles Kepel, professeur à l’université de Paris, l’ancien vice-gouverneur de la Banque du Liban, Raëd Charafeddine, Riad Tabet, membre du directoire de l’IFRI, et Samir Nasr, président du centre libanais d’Etudes et consultations économiques (ECE).

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Crise transatlantique : le retour de la realpolitik


01.10.2021

La crise avec les Etats-Unis est l’occasion pour leurs alliés de retrouver des marges de manœuvre là où il y a désaccord et de réévaluer les termes de leurs soutiens et adhésions. Centré sur sa rivalité avec la Chine, Washington délaisse des espaces qui peuvent présenter des opportunités.

Le président américain, Joe Biden, lors de son discours à l'Assemblée générale des Nations unies, le 21 septembre dernier.Le président américain, Joe Biden, lors de son discours à l’Assemblée générale des Nations unies, le 21 septembre dernier. (REUTERS/Eduardo Munoz/)

Par Virginie Robert

La politique étrangère menée par Joe Biden a fait bouger les lignes avec une célérité inattendue et une brutalité certaine. Le manque d’égard de la Maison-Blanche , voire son cynisme, envers ses vieux alliés redonne, de fait, de la liberté d’action à ses partenaires. Les moyennes puissances doivent désormais faire la part de ce qu’elles attendent des Etats-Unis et de ce qu’elles peuvent faire sans eux, alors que s’organise son face-à-face avec la Chine.

Il faut faire un tri fondé « sur l’analyse objective de nos intérêts et de nos moyens », explique Thierry de Montbrial, fondateur de la World Policy Conference dont la quatorzième édition se tient à Abu Dhabi cette fin de semaine. La realpolitik fait son retour.

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« La Maison-Blanche est plus polie mais reste brutale »

01.10.2021

Pour Thierry de Montbrial, président-fondateur de l’Institut français des relations internationales et de la World Policy Conference qui se tient cette année à Abu Dhabi, la nouvelle donne mondiale impose à la France de revoir les fondements de sa politique étrangère. Il livre ici ses pistes.

Thierry de Montbrial, economiste et geopolitologue

Thierry de Montbrial, economiste et geopolitologue (Dominik BUTZMANN/LAIF-REA)

Quelle leçon pouvons-nous tirer de la crise transatlantique qui est née de la nouvelle alliance Aukus ?

Cet incident est un révélateur. La politique étrangère américaine est entrée dans une nouvelle phase depuis au moins Obama, pour des raisons objectives : la nécessité pour eux du « pivot » vers l’Asie. Ceux qui pensaient que l’élection de Joe Biden marquerait un retour au bon vieux temps se sont trompés. La Maison-Blanche est un peu plus polie, mais elle est brutale. Ce qui reste extraordinaire, c’est la parenthèse de 40 ans qu’a représentée l’Alliance atlantique, avec une continuité unique dans l’histoire des Etats-Unis.

De mon point de vue, la « mort cérébrale » de l’Alliance atlantique, comme le dit Macron, date de 1991 [NDLR : la dissolution de l’URSS]. On n’avait jamais vu une alliance survivre aussi longtemps après la disparition de sa cause originelle. Elle s’est maintenue parce qu’on a fait l’élargissement de l’Europe à marche forcée dans le cadre atlantique, ce qui en retour a été perçu comme une menace par la Russie. Pour les Américains, seules existent les « institutions euro-atlantiques ». L’Europe, c’est pour le marché. L’affaire des sous-marins a mis les contradictions au grand jour.

Que doit-on en tirer comme conclusion ?

 En politique étrangère, sur le long terme, on a le poids de son économie. Pour peser, il faut des moyens. Un pays incapable de mener ses réformes économiques ne peut pas maintenir indéfiniment « son rang », pour parler comme de Gaulle. Il faut donc, comme il l’a voulu en 1958, que la France reprenne la maîtrise de son destin économique. Sinon, sa crédibilité à l’intérieur même de l’Europe continuera de s’affaiblir. Faute de renverser le cours des choses, on ira de crise en crise.

Depuis la chute de l’Union soviétique, notre liberté d’action vis-à-vis des Etats-Unis n’a fait que diminuer. Il ne faut pas confondre la souveraineté, qui est une notion juridique, et l’indépendance, c’est à dire la capacité de résister aux forces qui nous entrainent là où on ne veut pas aller. Je crois nécessaire de procéder à une évaluation précise de la réalité de notre indépendance dans l’interdépendance, pour parler cette fois comme Edgar Faure, aussi bien au sein de l’Union européenne que de l’Alliance atlantique.

Concrètement, comment la France doit se positionner face à l’Aukus ?

Nous devons réfléchir au fondement même de notre politique étrangère, dont le narratif (membre permanent du Conseil de Sécurité, possession de l’arme nucléaire…) a peu changé depuis le général de Gaulle. Nous n’avons aucune raison de quitter l’Alliance atlantique, mais nous n’avons aucun intérêt à la voir se transformer en alliance anti-chinoise. Nous pouvons et nous devons contribuer à la liberté de navigation dans l’ Indo-Pacifique , mais l’Alliance atlantique n’est pas faite pour cela.

Nous ne sommes évidemment pas équidistants entre les Etats-Unis et la Chine, mais les intérêts français ou européens sont loin d’être identiques aux intérêts américains. Et en matière de sécurité, l’instabilité de notre voisinage au Sud et à l’Est devrait constituer notre préoccupation principale. L’essentiel des maigres moyens dont nous disposons doit être concentré dans ces directions.

Les Britanniques, qui sont géographiquement en Europe, ne font pas cette analyse, puisqu’ils rejoignent cette alliance ?

Pendant quelques décennies, une partie de l’opinion anglaise a sincèrement voulu jouer le jeu européen. Mais la Grande-Bretagne est une île attirée par le grand large et par les terres anglophones. Boris Johnson essaye de rejouer la partie de la relation spéciale avec les Etats-Unis. Les Anglais ne se sont jamais sentis complètement à l’aise en Europe.

Les plus européens d’entre eux n’ont jamais partagé la vision des pères fondateurs de l’Union européenne. Cela dit, nous conserverons beaucoup d’intérêts communs, comme la liberté de navigation. Nous n’avons pas besoin de l’ Aukus , qui est une institution anglo-américaine pur sucre.

Selon vous, quelle serait la priorité pour l’Europe en termes de politique étrangère : définir sa position par rapport à la Chine, sa politique indo-pacifique ou construire son autonomie stratégique ?

L’expression autonomie stratégique reflète actuellement un rêve plus qu’une réalité. Elle heurte les Allemands attachés à l’Alliance atlantique comme à un totem. En pratique il faut commencer par identifier clairement les intérêts stratégiques que les membres de l’Union européenne ont vraiment en commun, et nous entendre sur les priorités. Les Polonais et les Français, par exemple, ne voient pas les choses de la même manière.

Donc, plutôt Chine ou indo-pacifique ?

Nous devrions nous intéresser prioritairement aux risques liés à l’instabilité de notre voisinage. Il n’en est pas moins vrai qu’au-delà le maintien de la liberté de navigation par exemple est fondamentale. Nous ne pouvons y contribuer que marginalement par rapport aux Etats-Unis, en contrepartie de quoi nous devons assumer davantage la charge de notre sécurité sur nos flancs. Tel devrait être le véritable « partage du fardeau » que réclament les Etats-Unis, et non la soumission à leurs vues.

Quant à la Chine, on en revient toujours au même point. Les Allemands y ont des intérêts commerciaux ; ils vont tout faire pour les ménager. Comme ils le font avec la Russie. Aucun pays en Europe ne veut être acculé à un affrontement brutal avec la Chine. Comment donc faire face aux pressions américaines ? D’où l’importance de récupérer une certaine liberté d’action.

 Pourquoi ne pas suivre la stratégie anti-chinoise américaine ? C’est une menace plus grande que l’Union soviétique des années 1990, qui était moribonde.

La menace soviétique était objective après la Seconde Guerre mondiale. L’Alliance atlantique fut un grand succès parce que les Etats-Unis avaient évidemment intérêt à ce que le continent européen ne tombe pas sous la coupe des Soviétiques. La question posée actuellement par la Chine est très différente. Où se trouve aujourd’hui la menace chinoise sur l’Europe ? Les Européens ont des intérêts à défendre. Il faut commencer par bien les identifier. Nous n’avons pas besoin d’une alliance militaire pour cela. Plus tard, tout dépendra des circonstances.

Mais si la liberté de navigation, et donc de commerce, est menacée en Asie du Sud-Est ?

Le fameux article V du traité de l’Atlantique Nord stipule que si l’un des Etats membres est attaqué, les autres doivent faire ce qu’ils peuvent pour le défendre. Mais l’extension subreptice de la puissance n’est pas une attaque. Une éventuelle invasion de Taïwan par la Chine serait d’une tout autre nature et aurait d’immenses conséquences internationales. Mais ce genre de risque ne doit pas conduire les Européens à s’écarter de leurs priorités dictés par la géographie.

C’est pourtant la question qu’a posée Theresa May à Boris Johnson, après le ralliement à Aukus ?

Je suis convaincu depuis longtemps que la question de Taïwan est une question majeure pour les prochaines années. Elle est au coeur de la rivalité sino-américaine. Les Européens pèsent peu – je ne dis pas rien – dans cette affaire. En revanche, ils doivent s’intéresser de près, par exemple, à la compatibilité de la politique étrangère du président Erdogan avec le maintien de la Turquie dans l’Alliance atlantique. Intéressons-nous de plus près à notre périphérie ! Notre flanc sud, l’Afrique du Nord, le Sahel, le golfe de Guinée… Notre flanc sud-est qui est le Moyen-Orient. Et bien sûr notre flanc Est, c’est-à-dire le monde ex-soviétique.

En France, nous avons un héritage diplomatique et militaire remarquable mais l’état de notre économie limite nos moyens. Du point de vue de nos capacités, Taïwan n’est pas une priorité en matière de sécurité et de défense. Au niveau européen, il faut rechercher avec nos partenaires quels sont nos intérêts vraiment communs. Il faut retourner à la base. Et ne pas nous laisser vassaliser par les Etats-Unis, dont les erreurs au Moyen-Orient depuis quarante ans ont contribué à notre affaiblissement.

Joe Biden menace-t-il davantage la stabilité du monde que Donald Trump ?

La décision de retrait d’Afghanistan répond à la lassitude des Etats-Unis. Ils l’ont fait, mal, et sans consulter personne. Ceux qui s’en remettent durablement aux Etats-Unis pour leurs intérêts vitaux le font à leurs risques et périls. Trump pouvait faire n’importe quoi. Biden est beaucoup plus prévisible. Le bulldozer américain est engagé à 100 % sur la question chinoise et tentera d’écraser tout ce qui se met en travers.

Un pays ne peut déléguer à personne ses intérêts vitaux. S’il est coincé, il choisit un protecteur et, en ce cas, en accepte les conditions, quelles qu’elles soient. En sommes-nous à ce point ? Je ne crois pas. Et devons-nous abandonner l’idéal d’une Europe moins dépendante ? Certainement pas.

Pour retrouver du poids diplomatique, la France et l’Europe doivent donc renforcer leur force économique ?

Aujourd’hui, la France est une grande puissance moyenne. Le nouveau non-alignement, c’est faire entendre la voix de ceux qui ne veulent pas devenir les vassaux des Etats-Unis ou de la Chine, même si évidemment dans notre cas nous sommes beaucoup plus proches des Américains. Nous avons encore de beaux restes. Si nous, Français, et nous, Européens, voulons prétendre à un rôle de leader des puissances moyennes, nous devons valoriser notre modèle d’une puissance démocratique et non impérialiste.

L’incident des sous-marins peut provoquer un réveil. Elle nous oblige à sortir de notre naïveté vis-à-vis des Etats-Unis. La tradition industrielle, diplomatique et militaire française a encore des racines vigoureuses. Le déclin n’est pas irréversible. Les Allemands peuvent eux aussi participer au projet d’une Europe plus européenne : à la manière de Jean Monnet, celle des petits pas. Quant à nous, pratiquons la modestie ambitieuse !

 Nicolas Barré et Virginie Robert

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Jean-Paul Villain

Director of the Strategy and Planning Department, Abu Dhabi Investment Authority (ADIA). Mr. Villain is also a permanent invitee to ADIA’s Investment Committee. He began his career as an Assistant Professor of Finance at Paris University, before joining Banque Paribas in 1971 as a Portfolio Manager and later Head of Investments in the Asset Management Department. He joined ADIA in 1982, as Regional Manager for Europe before being appointed as a Senior Fund Manager for all financial assets. He returned to Paribas in 1987 to become the first Chief Executive Officer and Chief Investment Officer of the newly created Paribas Asset Management Company. In 1992, he re-joined ADIA as Regional Manager for European Assets before being promoted in 1995 to the position of Advisor and then Senior Advisor for Investment Strategy. He then became Head of the Tactical Asset Allocation Unit and later Head of the Strategy Unit. Mr. Villain is a member of the Investment Committee of the Abu Dhabi Benefits and Retirement Fund, the pension fund of the citizens of Abu Dhabi. From 2004 to 2013 he was a Director of the Abu Dhabi Commercial Bank (ADCB) and a Governor of the British Community School in Abu Dhabi (BSAK). In 2007, the President of the French Republic made him Chevalier de la Légion d’ Honneur. In 2014 he was made Officer of the British Empire by Her Majesty the Queen of England. In December 2020 the President of the French Republic promoted him to “ Officier de la Legion d’Honneur”. He was educated in Paris in Politics, Economics and Sciences (Applied Mathematics).

Ahmed Ali Al Sayegh

Minister of State to the United Arab Emirates Cabinet since September 2018. With three decades of international experience and business leadership, H.E. supports the government actively in initiatives and efforts that drive the nation’s economic diversification plans and the sustainable future of the UAE. H.E. holds a number of positions including: Chairman of Abu Dhabi Global Market (ADGM), Board Member of Abu Dhabi Development Fund, Board Member of Etihad Aviation Group, Deputy Chairman of Emirates Nature – WWF and serves as the co-Chair of the UAE-UK Business Council.

Khalifa Shaheen Almarar

His Excellency Khalifa Shaheen Almarar was appointed Minister of State of Foreign Affairs and International Cooperation in the United Arab Emirates in February 2021, after serving as Assistant Minister for Political Affairs at the Ministry of Foreign Affairs and International Cooperation and Director of the Department of International Organizations at the Ministry of Foreign Affairs in Abu Dhabi. Previously, he served as Ambassador Extraordinary and Plenipotentiary of the United Arab Emirates to the Republic of Turkey, to the Islamic Republic of Iran, to the Syrian Arab Republic, and as a Non-Resident Ambassador to the Republic of Armenia.

Sheikh Shakhbut bin Nahyan Al Nahyan

His Excellency Sheikh Shakhbut bin Nahyan Al Nahyan was appointed at the Federal Government as Minister of State in the Ministry of Foreign Affairs and International Cooperation in February 2021. Previously, H.E. has served as UAE ambassador to the Kingdom of Saudi Arabia. He played a vital role in fostering and developing mutual relations, enhancing bilateral cooperation in various fields, and realizing the common interests of people of the two brotherly countries. Before that, H.E. has served in the Ministry of Foreign Affairs and International Cooperation.

Hend Al Otaiba

Her Excellency Hend Al Otaiba was named Ambassador of the United Arab Emirates to France in July 2021. Previously, she led the UAE Foreign Ministry’s (MoFAIC) Strategic Communications Department, where she was responsible for representing the country’s foreign policies, serving as the principal point of contact for international media, and overseeing the communications efforts of the UAE’s diplomatic missions. Ambassador Al Otaiba joined MoFAIC in April 2017 as an advisor to the Foreign Minister. She was appointed to establish and head the Strategic Communications Department in 2019. Previously, she served as Director of Communications at Abu Dhabi Media, following a period managing cultural programs at the Abu Dhabi Tourism and Culture Authority, during which she worked on the Louvre Abu Dhabi. She received her Master’s degrees from the Paris Sorbonne Abu Dhabi and the UAE National Defense College.

Salem Mohammed Al Zaabi

Director of the Department of International Security Cooperation at the Ministry of Foreign Affairs and International Cooperation, United Arab Emirates. He started his diplomatic career as UAE Defense Attaché to France and a Liaison officer to NATO,  before being assigned as the Commander of the Signals Corps and then the Director of Training in the Armed Forces GHQ, and finally as the Executive Director for Policy and Cooperation in the Ministry of Defense before retiring in the rank of a Major General and joining the Ministry Of Foreign Affairs and International Cooperation in the beginning of 2017. 

Ermal Dredha

Ambassador of the Republic of Albania to Abu Dhabi, United Arab Emirates. Mr. Dredha joined the Ministry of Foreign Affairs in 2001. During his career, he has carried out different positions in MOFA. From 2010 until 2013 he served as State Protocol Director to Albanian MOFA, and from 2013 to 2016 as Consul General of the Republic of Albania to Bari, Italy. From 2016 up to today is serving as Albanian Ambassador to the United Arab Emirates. He holds a MA in International Relations from Tirana University.

Nada Mourtada-Sabbah

Secretary-General of the University Leadership Council of the UAE. She was one of the dozen pioneer faculty members present at the creation of the American University of Sharjah, where she was subsequently elected by her peers as President of the University Faculty Senate, served as the Chairperson of the Department of International Studies, and was named as the founding Vice Chancellor for Development and Alumni Affairs of the American University of Sharjah, serving as pillar of institutional advancement of the university and senior faculty in international law, until she assumed the Secretariat General of the ULC. She has held visiting professorships at leading universities and research institutions in the US and Europe, including the University of California, the University of Michigan, the Center for Congressional and Presidential Studies of American University, and the Congressional Research Service of the US Congress. Her books include Globalization and the Gulf (UK: Routledge) and The Supreme Court of the United States Political Doctrine (UC Berkeley Press). She has been invited as a member of the board of Amideast, a member of the board of Catholic University of Saint Benedict’s, and a member of the Commission for the Safeguard of the National Monuments of France, amongst other prestigious boards.

Khaldoon Khalifa Al Mubarak

His Excellency Khaldoon Khalifa Al Mubarak is Managing Director and Group Chief Executive Officer of Mubadala. Through organic growth, acquisition and merger, Mubadala has become a $282 billion business with assets in more than 50 countries across six international offices. In addition to his commercial responsibilities, Khaldoon holds a number of UAE Government and Abu Dhabi Government responsibilities, including: a Member of the Abu Dhabi Executive Council since 2006; a Founding Member of Abu Dhabi’s Supreme Council for Financial and Economic Affairs; the Presidential Special Envoy to China since 2018; and the Founding Chairman of the Abu Dhabi Executive Affairs Authority.

Abdul Aziz Al Ghurair

His Excellency Abdul Aziz Al Ghurair is the Chairman of the Board of Directors of Mashreq. Previously, H.E. was the CEO of Mashreq for nearly 30 years and under his leadership, Mashreq has grown from a small local bank to a leading customer centric financial institution in the region known for its innovative products and services. Furthermore, H.E. is also a member of the Board of Directors of Abdullah Al Ghurair Group of Companies, one of the biggest and most successful business groups in the United Arab Emirates and the Middle East, with operations spanning more than 20 countries and business roots stretching back half a century.

Faruk Tuncer

Co-Founder and Chief Executive Officer of Polyteia. An entrepreneur and public policy professional passionate about the way technology is going to transform governments and cities. Polyteia enables city leaders with data-empowered governance solutions. His previous work experience ranges from non-profit sector to public sector. He has worked as a project manager for the LEAD Academy, a Berlin based social-startup promoting leadership for the public good. He is also a partner at Quinoa, a German social enterprise that focuses on offering an alternative educational model for children coming from disadvantaged backgrounds.

Zaki Laïdi

Former Personal Advisor to the High Representative and Vice President of the Commission EEAS. He has been a Professor at Sciences Po for over 20 years. He previously served as Special Advisor to Pascal Lamy, European Commissioner for Trade, and later as Strategic Advisor to the French Prime Minister from 2014 to 2017. Founder of the think tank Telos, he was Executive Director of the French think tank En Temps Réel. His fields of research are Europe as a global actor, trade and politics, and global politics. He is a prolific writer: he is the author of numerous books, academic papers, articles, comments in the press, etc. He was awarded the Légion d’honneur. He has a Ph.D. in International Relations from Sciences Po Paris.

Sarah Al Amiri

Her Excellency Sarah bint Yousef Al Amiri is the UAE Minister of State for Advanced Technology and Chairwoman of the UAE Space Agency. In her role as Minister of State for Advanced Technology, H.E. spearheads the UAE Ministry of Industry and Advanced Technology’s efforts to empower the adoption of Fourth Industrial Revolution technologies and promote research and development in the advanced science and technology sector, to create new industries that drive the shift towards a knowledge-based economy. This, in turn, contributes to the overall mandate of the Ministry to strengthen the UAE’s industrial base, ensure in-country value, and raise the competitiveness of local industries. As Chairwoman of the UAE Space Agency, H.E. is responsible to oversee the Agency’s mandate of pioneering the space sector, ensuring its contribution to the national economy and to the UAE’s sustainable development. Prior to her Ministerial role, H.E. was the Director of Research and Development at MBRSC, where she established the Centre’s Knowledge and Research Department and put in place product assurance and functionality systems. She was also involved in DubaiSat-1 and DubaiSat-2, and in the project development for KhalifaSat. H.E. Sarah Al Amiri holds a Bachelor’s and a Master’s degree in Computer Engineering from the American University of Sharjah.

Patrick Achi

Prime Minister of the Republic of Côte d’Ivoire since March 2021. He previously served as Secretary General of the Presidency and then Minister of State. He was also simultaneously Executive Secretary of the National Council for Economic Policy in charge of the 2030 Strategic Plan and the 5-year government program “Côte d’Ivoire Solidaire 2021-2025”. Prior to that, he served as Minister of Economic Infrastructure. Before joining the public service, acquired significant experience in the private sector both as an entrepreneur and consultant in strategy and management. He holds a master’s degree in physics from the University of Cocody in Côte d’Ivoire, an engineering degree from the École supérieure d’électricité (Supélec) and a master’s degree in management from Stanford University.

Haruka Sakamoto

Primary care physician and senior fellow at the Tokyo Foundation for Policy Research. She got her M.D from Sapporo Medical University and worked as a physician at St Luke’s International Hospital in Tokyo for several years. She then got a scholarship from the World Bank and got her MPH at the Harvard T.H Chan School of Public Health and PhD in public health at the University of Tokyo in 2021. From 2011-2013 and 2016, she worked at the international cooperation department, Ministry of Health, Labour and Welfare of Japan, where she was deeply involved in health policy activities in Japan. As part of the work, she participated in WHO meetings, G7 meetings, and bilateral cooperation activities through JICA (Japan International Cooperation Agency). She’s also currently working as associate professor at the Tokyo Women’s Medical University, senior manager at the Health and Global Policy Institute (HGPI). Her current research focuses on health system strengthening, health care financing, and politics in global health.

Sheikh Nahayan Mabarak Al Nahayan

His Excellency Sheikh Nahayan Mabarak Al Nahayan has occupied the position of Minister of Tolerance and Coexistence since October 2017. H.E. Sheikh Nahayan joined the Federal Government in 1990 and held a number of portfolios including Minister of Higher Education and Scientific Research, Minister of Education, and Minister of Culture and Knowledge Development. H.E. Sheikh Nahayan was also the Chancellor of United Arab Emirates University from 1983 to 2013; Chancellor of Higher Colleges of Technology from 1988 to 2013; and President of Zayed University from 1998 to 2013.

Ebtesam Al Ketbi

President and Founder of the Emirates Policy Center, which is one of the most important think tanks in the Arab World. Dr. Al Ketbi is a Professor of Political Science at the United Arab Emirates University. In recognition of her role and the great respect she enjoys as part of the distinguished elite in the UAE and the Gulf region, Dr. Al Ketbi was appointed in 2015 as member of the Consultative Commission of the Cooperation Council of the Arab States of the Gulf (GCC). She was also chosen in 2018 in the list of 50 Most Influential Women in the Arab World. In 2019, Dr. Al Ketbi received the Women Super Achiever Award during the World Women Leadership Congress. In 2021, she was chosen as an advisor in the Global Commission for Post-Pandemic Policy.

Hiroyuki Akita

Foreign & Security Affaires Commentator of Nikkei. He entered Nikkei in 1987 and served in various positions, including Correspondent at the Beijing Bureau (1994-98), Staff Writer of the Political News Dept. (1998-2002), and Chief Correspondent at the Washington, D.C., Bureau (2002-06). He worked at Leader Writing Team of the Financial Times in London (16/10-12). He was also an Associate of the Program on US-Japan Relations at Harvard University (2006-2007). Mr. Akita is the author of two books about US-China-Japan relations (Nikkei, 2008, 2016). He received the Vaughn-Uyeda Memorial International Journalistic Prize in March 2019 for his exceptional international reporting. Mr. Akita graduated from Jiyu Gakuen College in 1987 and received an M.A. in International Relations from Boston University in 1991.

Dritan Tola

Ambassador of Albania to France, and non-resident to Monaco and Portugal, Representative at the International Organization of La Francophonie. He worked for a long period of time for the European Union, notably at the European Commission and the European External Action Service, where he was in charge of political issues and European and regional developments. He chaired the ad hoc Committee on Accession and Changes to the Statute of La Francophonie and is a founding member of the Group of Francophone Ambassadors of France, of which he was elected Vice Chairman three times. He has been Chairman or member of steering committees of various international organs and programs in the field of development and democratization.

Isabelle Tsakok

Isabelle Tsakok, development practitioner, policy analyst, researcher, and teacher, is a Senior Fellow at the Policy Center for the New South. She grew up in the Republic of Mauritius, a multilingual, multi-ethnic and multi-cultural society. She holds a PhD in Economics from Harvard University, and a BA in Philosophy/Economics from the London School of Economics. As World Bank staff and consultant, she has focused on agricultural and rural development including on issues of agricultural transformation, food security, and poverty reduction. She has worked in most regions of the developing world, including Africa – North and South of the Sahara; Asia – South, Southeast and East; and Latin America. She has taught courses on agricultural policies and institutions at the World Bank; the School of Agricultural and Rural Department, Renmin University of China; the School of International and Public Affairs (SIPA), Columbia University; and the Université Polytechnique Mohamed VI, Morocco. Her publications address issues of methodology of partial equilibrium analysis for assessing agricultural policies and distortions; and of agricultural transformation from smallholder, subsistence to demand-driven commercial farming. Her latest book publication is Success in Agricultural Transformation: What it Means and What Makes it Happen (Cambridge Univ. Press, 2011).

Mina Al-Oraibi

Editor in Chief of The National newspaper, a daily English language regional newspaper based in Abu Dhabi. An Iraqi-British journalist, Mina has over 18 years of experience covering Middle Eastern, European and American affairs. She has conducted multiple high profile interviews including with Iraqi Prime Minister Mustafa AlKadhimi, US Secretary of State Mike Pompeo, former President of the World Bank Jim Yong Kim and former UK Prime Minister Tony Blair. Previously, she was a Senior Fellow at the Institute for State Effectiveness (ISE) and a Yale World Fellow.

Mariam Al Mheiri


Minister of Climate Change and Environment of the UAE. In this capacity, she leads the Ministry’s mission of spearheading the UAE’s drive to mitigate and adapt to the impacts of climate change, protect the country’s ecosystems, and enhance its food and water security through developing and implementing effective measures, policies, and initiatives. Prior to her current role, Her Excellency Mariam Almheiri was appointed as Minister of State for Food and Water Security. Her responsibilities included monitoring national food stocks and water supply, channeling investments in food and water technology innovation, and building international partnerships in this area. Previously, Her Excellency Mariam Almheiri held the post of Minister of State for Food Security, where she oversaw the development of the necessary infrastructure to achieve the country’s food security objectives in line with the UAE Centennial 2071.