Sara Al Amiri emphasises public-private partnerships for UAE’s decarbonisation

ABU DHABI, 31st May, 2023 (WAM) – Sarah Al Amiri, Minister of State for Public Education and Advanced Technology, underscored the value of public-private partnerships and the role of ecosystems in the UAE’s ambitious decarbonisation efforts.
Speaking at the opening panel session of the Make it in the Emirates Forum, Al Amiri highlighted that decarbonisation, a top priority for the country, extends beyond sustainability, emphasising its pivotal role in fostering value creation, job opportunities, productivity and efficiency within the industrial sector.

The Minister called on governments to actively collaborate with the private sector, shedding light on the need for a “holistic” approach to unlocking the full potential of industrial growth enabled by R&D, technology and 4IR solutions.

« We work very closely with industrial players. The ministry does not operate as a traditional ministry; we operate in conjunction with our stakeholders, who have a seat at the table. This partnership creates and fosters the right blueprint for advancing the UAE’s industrial sector by integrating 4IR technologies across the production value chain, » said Al Amiri.

The panel session, titled ‘Industrial Competitiveness Through R&D and Technology,’ shed light on the critical role of supporting research and development endeavours in driving economic diversification and fostering growth within the industrial sector.

Joining Al Amiri on the panel were Malek Al Malek, CEO of Dubai Holding Asset Management (DHAM), Anna-Karin Rosén, Managing Director of Saab UAE, and Professor Erix Xing, President & University Professor at MBZUAI.

« Our ICV power has been cited internationally as one of the main enablers of our economic sector, including the industrial sector, » stated Al Malek, emphasising the importance of economic diversification and its enabling impact on the industrial sector. He noted that diversification has driven companies to expand their operations in the UAE, enhance competitiveness, and foster strategic partnerships.

Al Malek also referred to several success stories of companies that have “made it in the UAE” and have increased their presence. He cited these stories as proof of the UAE economy’s ability to transform ambitions into reality.

Highlighting the crucial role of universities in fostering innovation and shaping future trends across sectors, Professor Xing stated: « Universities provide an ideal environment to foster and stimulate innovation, enabling researchers to carry out their work and train their teams in a distinct setting. »

He noted also that universities must focus on foresight to help countries navigate the future and create national development strategies.

Echoing this sentiment, Al Amiri highlighted that the UAE’s focus on pioneering fields, like the space sector, hydrogen, and medtech showcases the country’s ability to navigate transformations and equip future generations of Emiratis with the necessary education and expertise to excel.

Discussing the importance of partnerships with academia and industries, Anna-Karin Rosén, Managing Director of Saab UAE, said, « I cannot overstate the strength of effective collaboration. Collaborating with the government is crucial, and we must also emphasize partnerships with academia and industries. Without the right people and proper funding in the areas where we need assistance, progress will be impeded. »

The Make it in the Emirates Forum is being hosted jointly by MoIAT, the Abu Dhabi Department of Economic Development and ADNOC. The forum has numerous corporate sponsors, including Diamond Sponsors such as Mubadala Investment Company, Emirates Steel Arkan, and Emirates Development Bank (EDB), as well as Gold Sponsors such as Aldar, Tawazun Council, KEZAD Group, Agthia, Edge, and PureHealth.

The event’s Silver Sponsors include First Abu Dhabi Bank (FAB), Dubai Investments, Al Masaood Energy, Emirates Global Aluminum, and Abu Dhabi Fund for Development (ADFD), while the Bronze Sponsors are Etihad Credit Insurance (ECI), Dubai Industrial City, Electro Mechanical Company, Mashreq Bank, Baker Hughes, National Oilwell Varco (NOV), Control Contracting and Trading (CCTC), Weatherford International, and Schlumberger.

Hazem Hussein/ Muhammad Aamir

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Message adressé par Thierry de Montbrial à Henry Kissinger à l’occasion de son 100e anniversaire

Cher Henry,

Vous n’étiez pas encore Secrétaire d’Etat. Vous n’aviez pas encore proclamé « l’année de l’Europe », qui devait enflammer votre collègue français Michel Jobert. Mais, comme « National Security Adviser », vous aviez déjà atteint la gloire, avec le voyage de Nixon en Chine ou encore les accords de Paris avec le Vietnam.

Ce n’est pas seulement comme intellectuel d’action que vous étiez une star dans le monde entier, mais aussi en raison de votre empathie naturelle qui vous portait avec succès vers les milieux les plus divers, jusqu’à Hollywood.

Pendant ce temps, il y avait un jeune Français qui avait commencé sa vie professionnelle comme économiste mathématicien. C’est au printemps 1973 que je me suis plongé dans l’univers des relations internationales lorsque Jobert – tout juste nommé ministre français des Affaires étrangères par le successeur du général de Gaulle Georges Pompidou – m’a demandé de mettre en place puis de diriger un « Centre d’Analyse et de Prévision » (CAP) auprès de lui, et en fait pas très loin du président de la République.

Au niveau qui à l’époque était le mien, c’est d’abord vers le National Security Council – auquel vous aviez imposé une nouvelle méthode de travail – qu’avec mon équipe nous nous sommes penchés pour construire notre CAP. Ma première grande lecture dans le domaine des relations internationales fut A World Restored : Metternich, Castlereagh and the Problems of Peace 1812-1822. Je fus d’autant plus sensible à votre approche du problème de la paix qu’en tant qu’économiste, j’étais un théoricien du concept d’équilibre. Du point de vue philosophique, j’en retrouvais les idées fondamentales dans votre thèse de Harvard. J’en tirais une immense satisfaction intellectuelle. Votre doctrine, si décriée par les idéologues de droite ou de gauche, aux Etats-Unis ou à l’extérieur, m’a toujours semblé conforme à la voie de la sagesse. Le principe sous-jacent au concept d’équilibre est qu’aucune paix durable – donc adaptable en fonction de l’évolution du contexte – n’est possible si les principaux acteurs du système international n’acceptent pas de reconnaître une place aux intérêts de leurs concurrents ou adversaires. Ceci même s’ils peuvent être en désaccord sur la nature de ces intérêts. Autrement dit, il faut admettre l’hétérogénéité idéologique du système international. Un équilibre international ou même régional, ce n’est pas seulement un rapport de force (Balance of power) mais un rapport d’intérêts (Balance of interests), soutenu par des règles du jeu (rules of the game). Il s’agit donc d’un double rapport qui, par voie de négociation perpétuelle comme disait Richelieu, doit être constamment ajusté. Je vois dans cette approche une forme de réalisme qu’il est faux de confondre avec le cynisme, comme l’ont trop souvent assuré vos adversaires et ceux qui ont cherché à vous contrer, non par la réflexion et les arguments, mais par la haine et par la violence.

Vous vous êtes toujours trouvé, comme ceux qui partagent votre façon de penser, devant une difficulté difficilement surmontable : la tendance naturelle de ceux qui parlent des relations internationales est de suivre la pente de l’éthique de conviction plutôt que celle de l’éthique de responsabilité (Max Weber). Vous avez toujours relativisé la tentation qu’a chacun d’essayer d’imposer ses intérêts en les masquant derrière le paravent de la morale.

Certains vous ont reproché de mépriser le droit international et de peu vous intéresser à ce que, depuis les années 1980, on appelle la « gouvernance mondiale ». Certes, rien ne vous a prédisposé au wilsonisme. Néanmoins, il me semble que si en effet l’idée d’une paix universelle par le droit reste une illusion, l’idéal d’une gouvernance mondiale dans le cadre de la Charte de l’ONU est compatible avec le concept d’équilibre des intérêts stabilisé par des règles du jeu. Je parle d’idéal, car dans ce domaine le chemin ne peut être que long, très long. C’est celui que nous avons emprunté avec la construction de l’Union européenne. C’est aussi celui que je crois discerner en observant l’évolution de votre pensée, à l’ère numérique. Il y a là en tous cas une voie que les personnes de bonne volonté, partout sur la planète, doivent approfondir tant sur le plan théorique que pratique.

Je reviens à mes jeunes années. Dès votre nomination comme Secrétaire d’Etat, nous avons établi un lien avec votre Policy Planning Staff et son directeur, Winston Lord, l’un de vos plus proches collaborateurs, ainsi qu’avec votre conseiller spécial Helmut Sonnenfeldt. J’ai rapidement noué des relations aussi amicales que fructueuses avec les deux, ainsi qu’avec l’adjoint de Winston Lord, Reginald Bartholomew. Grâce à eux, j’ai pu avoir l’impression de pénétrer un peu dans votre mode de fonctionnement, qui me fascinait.

Mon admiration n’a jamais été restreinte à l’extraordinaire synthèse entre la pensée et l’action que vous incarnez. Je me souviens de votre discours à l’Assemblée générale des Nations Unies en septembre 1974. Assis sur un fauteuil devant la première rangée de l’assistance, se trouvait un homme âgé et frêle, que je voyais de dos. Vous vous adressiez au monde, mais n’aviez de regard que pour lui. Cet homme était votre père. Cette scène m’a profondément ému. Très longtemps après, je vous l’ai racontée un soir, lors d’une réunion du Bilderberg. Il m’a semblé apercevoir quelques larmes dans vos yeux.

Notre première véritable rencontre grâce à Winston Lord et Helmut Sonnenfeldt, fut autour d’un « dîner de travail » en petit comité, le 30 septembre 1976. Je fus subjugué par la hauteur et la cohérence de vos analyses, mais aussi par votre bienveillance vis-à-vis du débutant que j’étais encore. C’est à cette occasion que j’ai compris que la gloire ne vous avait pas grisé. Par exemple, je ne vous ai jamais entendu parler de Jobert qu’avec bienveillance. Né Allemand, devenu une sommité aux Etats-Unis et dans le monde, je vous ai toujours vu respecter mon pays. Comme l’humour avait toujours sa place autour de vous, en ce jour de la fin septembre 1976, j’ai passé à Helmut ce billet : « HK would have been a very good Director of your Planning Staff ». Réponse de Helmut : « He will be available to you after January 20 ». Effectivement, quelques semaines après, Jimmy Carter était élu président des Etats-Unis.

Près d’un demi-siècle s’est écoulé depuis, au cours duquel, parfois avec nos épouses Nancy et Marie-Christine, nous n’avons cessé de nous voir et d’échanger nos vues sur les problèmes du monde, les grands et les petits, à Washington, New York ou Paris. Mais aussi à l’occasion de conférences internationales comme, environ 35 fois, le trop célèbre Bilderberg. Je n’ai cessé d’admirer votre capacité d’écoute, une forme d’humilité et une sensibilité surprenantes pour qui ne vous connaît pas. Votre exceptionnelle fidélité aussi envers vos amis n’est pas la moindre de vos qualités humaines. Marie-Christine et moi gardons un souvenir très fort de votre venue à Paris pour célébrer le centenaire de notre ami commun, le grand ambassadeur de France que fut François de Rose. C’était le 13 octobre 2010. Nancy et vous aviez organisé un dîner – celui-là aussi très restreint – en l’honneur de notre ami. Une soirée d’une grande densité affective. David Rockefeller, auquel beaucoup de beaux souvenirs me ramènent, était comme vous venu tout exprès de New York. En 1974, au Bilderberg, il m’avait présenté à son frère Nelson, une personnalité importante dans votre propre histoire. Vous aviez prononcé une allocution éblouissante. A propos de la Chine, vous aviez observé que la difficulté provenait de son manque d’expérience du vaste monde. Marie-Christine et moi nous souvenons aussi du charme et de la gentillesse de Nancy.

Alors que l’on célèbre votre propre centième anniversaire, vous continuez à scruter les évolutions de la planète et à inspirer celles et ceux qui cherchent à les comprendre pour mieux agir en vue d’éviter le retour aux grandes tragédies de l’histoire, comme celle qui a marqué votre enfance. Puisse l’autorité que vous confère votre carrière contribuer à éviter le pire.

Je m’associe avec joie aux vœux que vos amis et admirateurs vous adressent.

Thierry de Montbrial
Fondateur et président de l’Ifri
Membre de l’Académie des sciences morales et politiques

Kazuto Suzuki: « In a globalized world, countries stayed out of markets in pursuit of free trade and deregulation. »

QUOTE – FOCUS: G-7 courting of supply chain partners a crack at new order

The envisaged creation of a « mutually beneficial » partnership with developing nations for resilient supply chains is testimony to how the Group of Seven rich nations that have dominated international trade and finance is transforming itself to cope with what some experts call the « post-globalization » era.

Economic security is among the major G-7 agenda items this year under the presidency of Japan. Behind it lies a sense of alarm about China’s tighter grip on critical components that has threatened the national security of other major powers.

With less than a week to go until a summit in Hiroshima where Prime Minister Fumio Kishida’s middleman skills will be put to the test, the G-7 finance chiefs concluded their talks on Saturday with an agreement on the launch of the supply chain partnership by the end of this year.

While the G-7 members are united in punishing Russia for its unprovoked war on Ukraine, the group is grappling with the conundrum of not being too harsh nor too easy on Asian powerhouse China.

« The role of the G-7 has increased again, » said Martin Schulz, chief economist at Fujitsu. « The current technology confrontation, especially between the United States and China, and the Russian attack on the post-world war order require cooperation and a common position among the middle powers » in the group.

Even within the G-7, the United States is more aggressive about countering what Treasury Secretary Janet Yellen described as « economic coercion, » while Japan is seeking to take a balanced approach to China, an assertive neighbor but a key trading partner.

The G-7 plans to enable low- and middle-income countries to play bigger roles in the supply chains of critical components necessary for decarbonization, such as electric vehicle batteries, solar panels and rare earth materials.

The group’s members hope that developing nations will benefit from sustainable growth by fostering their own domestic industries through investment and financial aid, while the global push for carbon neutrality will gather momentum backed by stable supplies of components for clean energy.

« Throughout the pandemic, we have witnessed the adverse effects of supply chains excessively concentrated in one place, » Japanese Finance Minister Shunichi Suzuki told a press conference after the G-7 meeting.

While Japanese officials dismiss the idea that the supply chain partnership initiative is directly linked to China, experts say any diversification away from the world’s second-largest economy, or « de-risking, » is easier said than done.

« In a globalized world, countries stayed out of markets in pursuit of free trade and deregulation. We are in a post-globalized era when countries intervene for political and national security reasons, » said Kazuto Suzuki, a professor of international political economy at the University of Tokyo.

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Read the full article on Kyodo news.

Michael Yeoh: « ASEAN centrality is one of the most important challenges. »

QUOTE – Interests of people in focus at ASEAN meet

Leaders’ commitments at end of summit include greater connectivity, integration

The 42nd ASEAN Summit closed on Thursday with leaders of the regional bloc stressing their commitment to the interests of the common people, and stronger economic and digital connectivity.

Attention to the important issues includes the protection of migrant workers and victims of human trafficking, Indonesian President Joko Widodo told the media at the end of the two-day conference in Labuan Bajo, a popular tourist site on Flores Island, East Nusa Tenggara Province.

Indonesia chairs the Association of Southeast Asian Nations this year. The leaders at the summit also made a declaration on advancing regional payment connectivity and promoting local currency transactions. Seamless and secure cross-border payments, taking country circumstances into consideration, are to be facilitated.

They also agreed to encourage the use of local currencies for cross-border transactions in the region and support the establishment of a task force to explore the development of an ASEAN Local Currency Transaction Framework.

ASEAN must also enhance regional integration and find new ways to strengthen integration at all levels, said Michael Yeoh, president of the KSI Strategic Institute for Asia Pacific, on Thursday.

« ASEAN centrality is one of the most important challenges, » he told the 2023 ASEAN Leadership and Partnership Forum in Jakarta.

Senior officials, business executives and experts at the forum urged the delivery of actual benefits for local people while strengthening integration and stressing ASEAN centrality.

Mochamad Ridwan Kamil, governor of West Java, Indonesia’s biggest province, noted how regional blocs like ASEAN are part of « globalization 2.0 ». Kamil said globalization 2.0 is also about more local small and medium-sized enterprises expanding their businesses by going overseas. He said this is why he has established a training center in West Java to encourage more SMEs to use e-commerce so that they can export their products.

Arsjad Rasjid, chairperson of the Association of Southeast Asian Nations-Business Advisory Council, said the ASEAN economy has a growing impact on global trade. ASEAN countries are « broadly regarded as the future base of global production and consumption », or as the Indonesian government has defined it, « as a new epicenter of growth ».

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Who wins from US debt default? China.

Marcus Noland participated at the WPC 2019 in Marrakech.

ARTICLE – As the US stumbles toward a possible debt default, the economic risks are clear. In the worst case, it could set off a global financial conflagration, given the role of US Treasury bonds as the risk-free anchor of a vast network of global financial transactions. Even a last-minute avoidance of default could result in a downgrading of US debt and upward pressure on US interest rates, further stressing an already fragile banking system.

But an additional, and possibly underappreciated, reason to avoid default would be its deleterious impact on the US dollar’s key currency role and America’s standing in the world broadly and vis-à-vis China.

US DOLLAR DOMINANCE WOULD ERODE

The US dollar is the dominant global currency. It accounts for around 60 percent of official reserves and is used most widely for trade invoicing and financial transactions, though the dominance has been declining. During the late 1980s and into the 1990s, some observers believed that the Japanese yen might have been on a trajectory to supplant the US dollar as the key currency of the international financial system; similar interest surrounded the euro when it was established in 1999.

Now the spotlight is on China. It is the dominant trade partner of the Association of Southeast Asian Nations (ASEAN) and Central Asia, and it is not hard to imagine that as those trade flows grow, there will be rising interest in invoicing them in Chinese renminbi (RMB). Currency invoicing data are fragmentary, but it appears that by 2015, a quarter of Chinese trade was invoiced in RMB, making it the world’s second-most frequently used invoicing currency. The currency in which a country’s trade is invoiced influences the funding structure in its banking system and in turn the currency composition in its central bank reserves. So, expanded use of the RMB in trade should induce greater use in these other areas as well. Ancillary policies such as the creation of RMB exchanges and the development of a Chinese alternative to the SWIFT bank messaging system could encourage even greater use of the RMB, as could development of the eCNY, a central bank digital currency. These developments could greatly undermine the ability of the US to implement financial sanctions and prevent sanctions evasion by actors such as North Korea.

With the continued development of the euro, the world could be headed toward a system in which several major currencies are used in parallel, akin to what existed before the First World War. Barry Eichengreen, Arnaud Mehl, and Livia Chiţu argue that advances in financial technology will reduce the advantages of incumbency and make it easier for market participants to move between currencies, maintaining diversified portfolios.

In simple macroeconomic terms, such a development would not necessarily be a bad thing for the US economy. As Paul Krugman has pointed out, evidence that dollar dominance allows the US to maintain lower interest rates or more easily run trade or current account deficits is not overwhelming. Indeed, it can be a case of too much of a good thing: Foreign countries’ reserve accumulation and sovereign wealth funds are the biggest drivers of persistent trade surpluses, with the US running the biggest associated deficit.

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Read the full article written by Dr. Marcus Noland on the website of the Peterson Institute for International Economics.

Volker Perthes: « We must make sure that this war does not drag on. »

INTERVIEW – UN special envoy to Sudan Volker Perthes rejects accusations that the West is to blame for the current crisis in Sudan. In this interview with Kossivi Tiassou, he warns of « fortune seekers » and mercenaries from abroad joining the conflict while tens of thousands of Sudanese citizens flee their country

Mr Perthes, you arrived a few days ago in the Sudanese port of Port Sudan, from where people are trying to flee the fighting by ship. Civilians in Sudan are very frustrated. You were greeted on arrival by demonstrations. What message did you take with you?

Volker Perthes: We were not greeted by demonstrators, but by the governor of the Red Sea State, the federal state in which Port Sudan is situated. But you are right: a few days previously, about 150 people from a certain political camp demonstrated against both the presence of the UN and my presence. This is part of the political dispute here in Sudan between Sudanese parties and forces.

There is fighting in the capital, Khartoum, and in other parts of the country like Darfur or Kordofan. American intelligence predicts a drawn-out conflict. Do you agree?

Perthes: We in the United Nations are working together with other international partners, and especially with Sudanese society, to make sure that this war does not drag on. The first step must be a solid cease-fire. Not just a declaration of cease-fires, but a cease-fire with a monitoring mechanism.

From there, the next step must be towards talks between the fighting parties in the hope of re-establishing a functioning government in a more stable situation. American intelligence has its own assessments; I will not comment on those. But our goal is to prevent just that: a long war that would likely bring the country to the brink.

What role do Sudan’s northern neighbours, Egypt and Libya, play in all this? Some observers assume that the conflict cannot be resolved without Egypt and the Libyan General Khalifa Haftar, two supporters of the belligerent Sudanese generals Abdel Fattah al-Burhan and Mohamed Hamdan Daglo.

Perthes: Haftar is the supporter of one of the two parties, but he has no decisive role in this war. You are right to ask about the neighbouring states: Egypt, South Sudan, and others too. We need the contribution of these neighbouring countries for a solid solution, a solution that stabilizes the country. South Sudan has already been very active. The current cease-fire — which is not, however, being fully observed — was negotiated by Salva Kiir, the South Sudanese president. Egypt is also pushing for a cease-fire as a first step towards ending the war.

There is also speculation that mercenaries from the Russian Wagner Group, which is present in the country, are involved in this conflict. What can you tell us about this?

Perthes: I have no concrete evidence that there are Wagner mercenaries fighting in this war. I can neither confirm nor deny that.

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Read the full interview on Qantara.de.

Antoine Flahault : « Les non-vaccinés n’ont plus trop de soucis à se faire. »

ENTRETIEN avec Antoine Flahault, épidémiologiste et directeur de l’Institut de santé globale de l’université de Genève.

Considérez-vous, comme l’OMS, que le Covid n’est plus une urgence sanitaire mondiale ?

Oui, force est de constater, partout dans le monde, que le Covid n’est plus l’urgence de santé publique qu’elle fut un temps dans nos vies. Il n’y a plus de pays qui recourent aux confinements, aux quarantaines, ou imposent de contrôles sanitaires aux frontières vis-à-vis du Covid. L’urgence sanitaire mondiale aura duré trois ans ce qui fut particulièrement long. On estime que le Covid aura fauché près de 27 millions de vies pendant cette période, ce qui est considérable. Heureusement, le vaccin a changé la donne, et c’est l’une des raisons qui font qu’aujourd’hui on peut sortir de cette pandémie.

La situation est-elle la même sur tous les continents ?

La situation s’est beaucoup homogénéisée avec l’arrivée d’Omicron à la fin 2021 et sa kyrielle de sous-variants depuis. Actuellement les sous-variants de la série XBB dominent partout dans le monde, et continuent à causer des vagues de contaminations. Mais l’immunité vaccinale et celle laissée par les vagues répétées limitent beaucoup les formes graves qui conduisaient à une saturation des hôpitaux et parfois aussi des morgues. La situation épidémiologique est cependant moins précise aujourd’hui car la plupart des gouvernements ont levé la garde de la veille sanitaire et l’effondrement des tests ne permet plus de comparer la circulation virale actuelle avec celle des vagues précédentes.

Diriez-vous que la pandémie est terminée, ou pas ?

La notion de pandémie, même si cela peut surprendre, n’est pas dans le vocabulaire officiel du Règlement Sanitaire International, celui-là même qui régissait l’urgence de santé publique de portée internationale qui vient d’être levée par le directeur général de l’OMS à Genève. Le Dr Tedros avait cependant, sans réel fondement juridique, décidé de déclarer un état de pandémie le 11 mars 2020, notamment parce qu’il constatait que la communauté internationale ne se mobilisait alors pas suffisamment contre la vague pandémique partie de Chine. L’OMS aurait pu profiter de la fin de l’état d’urgence pour déclarer la fin de la pandémie, mais y a renoncé, probablement pour ne pas laisser croire que le virus était éliminé ou qu’il ne représentait plus de menace pour l’humanité. Le message de l’OMS est d’ailleurs très clair, si l’on est sorti de l’état d’urgence, en revanche on entre dans une phase postpandémique qui ne doit pas s’apparenter à la fin du problème causé par le SARS-CoV-2.

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Retrouvez l’intégralité de l’entretien sur ladepeche.fr.

Josep Borrell : la Chine est le pays « qui exerce la plus grande influence sur la Russie »

ENTRETIEN – Plus d’un an après le début de la guerre lancée par Vladimir Poutine contre l’Ukraine, le chef de la diplomatie européenne réaffirme son soutien à Kyiv, estimant que l’envoi d’armes et de munitions de la part des 27 était indispensable, à défaut de quoi, l’Ukraine pourrait tomber en quelques jours et devenir une « seconde Biélorussie ».

Retrouvez, ci-dessous, l’interview accordée par Josep Borrell à notre journaliste Méabh McMahon, dans le cadre du douzième forum de « l’état de l’Union » de Florence, en Italie début mai.

Méabh McMahon : Le monde n’est peut-être pas plus sûr qu’il ne l’était l’année dernière à la même époque. Comment s’est déroulée l’année pour l’Union européenne, et pour vous ?

Josep Borrell : L’année a été difficile, sans aucun doute, car elle a été marquée par l’arrivée soudaine d’une nouvelle guerre à nos frontières. Nous avons été très occupés à essayer de soutenir l’Ukraine. Mais nous avons aussi assisté à l’émergence de la Chine en tant que grande puissance, une puissance affirmée, dans un monde qui est en train de se fragmenter. D’autres pays, de grands pays très peuplés, se développent rapidement et ne veulent pas prendre parti dans la guerre ukrainienne. Bien qu’ils aient voté aux Nations unies contre l’invasion, ils ont aussi envoyé un message politique montrant qu’ils ont le sentiment que cette guerre n’était pas la leur. Cela est très mauvais pour nous. Les prix de l’électricité, de l’énergie et des denrées alimentaires ont immédiatement grimpé. Je pense donc que pour nous, Européens, cette année a été l’occasion de faire le point sur une réalité très complexe, un monde fragmenté où les deux superpuissances, les États-Unis et la Chine, s’affrontent. Et une fois de plus, la réalité dramatique d’une guerre à nos frontières qui nous a coûté beaucoup d’argent et qui a coûté des vies aux Ukrainiens.

Méabh McMahon : Avez-vous l’impression d’être devenu un diplomate de guerre ? De donner la priorité à l’Ukraine, et ne plus avoir le temps de vous occuper d’autres questions ?

Josep Borrell : Nous faisons plus que de la diplomatie. Mais en Ukraine, malheureusement, le temps des conversations diplomatiques sur la paix n’est pas encore venu. Nous en sommes à l’étape du soutien militaire pendant la guerre. Je me sens donc diplomate, mais aussi une sorte de ministre de la Défense de l’Union européenne, car j’ai passé une grande partie de mon temps à parler d’armes et de munitions. Je n’aurais jamais pensé passer autant de temps à réfléchir au nombre de tirs d’artillerie que je peux fournir, que nous, Européens, pouvons fournir aux Ukrainiens.

Méabh McMahon : Effectivement, l’an dernier, à la même époque, nous parlions beaucoup de sanctions. Aujourd’hui, comme vous le dites, l’UE se concentre davantage sur la défense. Lorsque vous vous réunissez à huis clos avec les ministres, avez-vous l’impression que l’UE est en mode guerre ?

Josep Borrell : La guerre nous a unis. Il n’y a rien qui puisse vous unir plus qu’un ennemi, une menace, et le sentiment d’être confronté à une menace. C’est une menace existentielle réelle, nous a unis plus que n’importe quel discours, n’importe quelle approche théorique sur la nécessité de l’intégration. Et il a également uni l’Occident. La relation transatlantique n’a jamais été aussi forte qu’aujourd’hui.

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Retrouvez l’intégralité de l’entretien sur Euronews.

Gilles Kepel : « La crise au Soudan, signe de la fin du leadership américain dans la région »

TRIBUNE -Le directeur de la chaire Moyen-Orient Méditerranée à l’École normale supérieure analyse les conséquences de la guérilla qui a débuté le 15 avril. Selon lui, ce conflit met en doute la capacité des Etats-Unis à assurer la sécurité de ses alliés au Moyen-Orient.

La guérilla soudanaise, qui fait rage entre deux factions militaires depuis le 14 avril et a tourné au désastre humanitaire dès la première semaine d’affrontements, témoigne du désordre qui se répand au Moyen-Orient dans la foulée du conflit ukrainien ainsi que de l’affaiblissement croissant du leadership américain. Le Soudan avait galvanisé les espoirs des démocrates du monde entier quand son peuple fit tomber en avril 2019 le dictateur Omar al-Bashir, après un quart de siècle de pouvoir durant lequel il fut incriminé par la Cour Internationale de Justice pour crimes de guerre, génocide et crimes contre l’humanité.

Retrouvez la tribune complète de Gilles Kepel sur le site de FigaroVox.

Local solutions should come first in Syria

ARTICLE – Since Saudi Foreign Minister Prince Faisal bin Farhan’s visit to Damascus last week, the discourse in the international community has centered on whether or not to talk to Bashar Assad. Actually, what the international community should do is move from a normative discourse to a more practical one. It should talk to whoever makes a difference on the ground.

The UN-backed meetings in Geneva are not representative of the people, nor can they make a difference on the ground. Assad, despite the claim he has control over 70 percent of the country, in reality has no real control over any part of the country. His army is nothing but a collection of gangs and fragments ruled by Assad-affiliated warlords that take the name “shabiha.” The only two legions that have a cohesive command and control structure are the 4th Armored Division of Maher Assad, which is under Iranian control, and the Tiger Forces commanded by Suhail Al-Hassan that take orders directly from the Russian base of Hmeimim.

So, even if Assad agreed to anything, would he be able to enforce it? Not really. On the other hand, the opposition that meets in Geneva, how much are they in touch with the people on the ground? Again, if they agree to anything, could they enforce it on the ground? Is the armed opposition accountable to them? Not really, the armed opposition is as fragmented as the Syrian army and is only accountable to its foreign backers.

This is only regarding the domestic actors. If we talk about the regional and global players, the situation gets even more complicated. Can we have an agreement whereby the US, Russia, Turkey, Saudi Arabia, Jordan, Israel and Iran are all on the same page regarding Syria? Very unlikely.

There is no one solution for the entirety of Syria simply because the landscape is not the same in the different parts of the country. The landscape in the northeast is different from Idlib, which is also different from the southwest and the areas bordering Lebanon. The actors are also different. Jordan is very active in the southwest because it is next to its borders, whereas it has no presence in Idlib.

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Read the article written by Dania Koleilat Khatib on Arabnews.

Antoine Flahault : « Il est probable que la diffusion de ce nouveau variant soit très sous-estimée. »

CITATION – Covid-19 : le variant baptisé « Arcturus » détecté en France, attention à ce nouveau symptôme observé chez des enfants

C’est un ennemi silencieux qui fait toujours parler de lui. Le Covid-19 n’est pas près de « disparaître ». Parole de l’Organisation Mondiale de la Santé qui indiquait cette semaine que « plusieurs pays constatent un regain et, au cours des quatre dernières semaines, 14 000 personnes ont succombé à cette maladie », même si le nombre de décès causés par le virus a chuté de 95% depuis le début de l’année.

Le SARS-CoV-2 se rappelle désormais à notre – mauvais – souvenir avec l’apparition d’un nouveau variant. Cette nouvelle souche, détectée en premier lieu en Inde descend de la lignée désormais connue d’Omicron. XBB.1.16 – aussi baptisé « Arcturus » – a été observé pour la première fois en Inde en janvier dernier. Selon les autorités sanitaires sur place, ce variant est à l’origine d’un rebond viral particulièrement important, incitant par ailleurs le pays à relancer la production de vaccins. Par ailleurs, le port du masque est de nouveau de rigueur dans les lieux clos…

Détecté dans une trentaine de pays

Cette nouvelle souche a été détectée dans une trentaine de pays du monde entier. Des cas de contaminations ont été identifiés aux États-Unis, au Japon, en Australie… et même en France, comme l’indiquent nos confrères de TF1. Dans l’Hexagon, dix personnes auraient été infectées par cette nouvelle souche selon la base de données publique Gisaid (pour « Global Initiative on Sharing Avian Influenza Data »). « Il est probable que la diffusion de ce nouveau variant soit très sous-estimée, commente pour sa part le Pr. Antoine Flahault, épidémiologiste et directeur de l’Institut de Santé globale à l’université de Genève. L’OMS suit la propagation de ce nouveau variant d’Omicron d’aussi près que possible, ce qui n’est pas aisé, tout le monde ayant largement baissé la garde de sa veille sanitaire. »

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Retrouvez l’intégralité de l’article sur le site de Ladepêche.fr.

The Economic Threat of Undisciplined Geopolitical Primacy

ARTICLE – Over the past few years, national-security experts and economic policymakers have found themselves at odds over the best approach to international relations. While geopolitical considerations are currently dominating the discussion, economists must continue to voice their concerns about the long-term costs of fragmentation.

PARIS – In recent weeks, there has been no shortage of speeches by prominent leaders discussing their countries’ relationships with China and the potential economic fallout of geopolitical fragmentation. This is a welcome, if much-belated, discussion. But it must address a fundamental question: Can rivalry and economic integration coexist and, if so, under which terms? The answer will determine the fate of the global economy.

In February 2020, Jennifer Harris and Jake Sullivan published an article highlighting the need for a shift in economic thinking. When it came to managing globalization, they noted, foreign-policy professionals have largely deferred to the “small community of experts who run international economic affairs.” They urged national-security specialists to step up, recommended a proactive stance on public investment, and advocated a more guarded approach to trade opening.

Geopolitics and international economics have long operated under two distinct paradigms. Foreign-policy experts often see global politics as a zero-sum game in which one country’s gain is another’s loss. By contrast, economists tend to focus on the potential for mutual gains from multilateral cooperation and market-led integration. These contradictory paradigms were married to each other by the shared belief that trade and openness were in the best interest of the United States. America’s hegemonic status had its drawbacks, but the benefits outweighed the costs.

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Read the article written by Jean Pisani-Ferry on the Project Syndicate website.

Renaud Girard : « Les deux guerres de Vladimir Poutine »

Publié 

Renaud Girard. Jean-Christophe MARMARA/Le Figaro

CHRONIQUE – L’Occident est à fond avec l’Ukraine, mais le reste du monde s’abstient de condamner la Russie, quand il ne souhaite pas secrètement sa victoire.

Le 24 février 2022, la Russie de Vladimir Poutine s’est lancée dans une guerre d’invasion, afin de soumettre l’Ukraine à ses vues. Cette guerre ne s’est pas déroulée comme le président russe l’avait imaginé. L’armée ukrainienne a résisté avec une vaillance que Poutine n’avait pas anticipée, tandis que l’armée russe montrait au monde entier sa désorganisation, son indiscipline. Les Russes n’ont pas réussi une seule avancée significative depuis le mois de mars 2022.

Les Ukrainiens, équipés et renseignés par les Occidentaux, se révélant imbattables sur le terrain, Poutine a alors lancé une deuxième guerre, cette fois idéologique, médiatique et diplomatique. Elle est dirigée contre ce qu’il appelle l’«Occident collectif».

Comme l’armée russe ne l’emporte pas, comme Vladimir Poutine n’atteint pas le but affiché de son «opération militaire spéciale» (la «dénazification» du gouvernement de Kiev, c’est-à-dire un changement de régime), on peut dire qu’il est en train de perdre sa première guerre.

Lire l’article en entier sur le site du Figaro.

Volker Perthes cited in « No sign Sudan warring parties ready to ‘seriously negotiate’ »

UN envoy to Sudan says that both sides in the conflict believe that ‘a military victory over the other is possible’.

There are no signs that the warring parties in Sudan are ready to seriously negotiate an end to fighting, the UN envoy to the country has said, as a shaky 72-hour ceasefire was partially holding, though armed clashes were reported in strategic locations in the capital Khartoum and elsewhere.

UN envoy to Sudan Volker Perthes told a UN Security Council meeting in New York City on Tuesday that both sides in the conflict believe that they can secure a victory.

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Read the full original article on AlJazeera.

Why Japan and the G7 must take notice of the Global South

With Japan set to host the Group of Seven summit in May in the atomic-bombed city of Hiroshima, abolishing nuclear weapons will be one of the key agenda items, alongside various other issues.

The most pressing issue will be for G7 leaders to show their commitment to uniting and continuing to support Ukraine. However, the ties among G7 nations and the group’s global influence are not necessarily self-evident. Japan must make efforts to demonstrate these.

Growing significance of G7

In the past 40 years or so, the G7’s presence in the global economy has constantly been declining due to the stable economic growth of emerging countries in regions such as Asia and Africa.

The G7 countries occupied 61% of the global economy in 1980, but that proportion dropped to 43% in 2021.

Furthermore, among the Group of 20 nations, if you compare the combined gross domestic product of the G7 major industrialized countries — Britain, Canada, France, Germany, Italy, Japan and the United States — with the combined GDP of the so-called Emerging Seven (E7) countries — Brazil, China, India, Indonesia, Mexico, Russia and Turkey — the G7 was 3.2 times bigger than the E7 in 2008 when the G20 was set up. But it is estimated that the GDP of the E7 will exceed that of the G7 in 2030.

The G7’s shrinking share of the global economy inevitably means the group’s influence will weaken.

However, it is also true that the value of the G7 is being recognized again.

This is because the U.N. Security Council is not functioning fully to stop Russia’s invasion of Ukraine, with Moscow having veto powers over any resolution put to the U.N. as one of the five permanent members of the council.

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Read the comment written by Yuichi Hosoya on Japan Times.

When ‘liberal democracies’ turn against freedom

Prince Michael of Liechtenstein at 2015 WPC

Will a wave of civil disobedience push back technocracies’ turn toward state dominance?

Winston Churchill once famously said that “democracy is the worst form of government except for all those other forms that have been tried.” It is a privilege to live in countries that uphold democratic values, where individuals can freely express themselves without fear of arrest. However, democracy and freedom, like any valuable asset, are not inherent or guaranteed. They require constant vigilance from a free populace to protect them.

In today’s increasingly technocratic world, there is a growing tendency to categorize systems, developments and events. This may seem convenient: it saves us from the effort of thinking critically and analyzing situations from multiple perspectives, and seemingly frees us from assuming burdensome responsibilities. When things do not go as planned, it is easy to avoid accountability by saying, “Nobody could have known.” Furthermore, this categorization often sidesteps meaningful debate, as distinctions between what is necessary or unnecessary, right or wrong, and good or bad become blurred.

In the realm of governance systems, we often see categorizations such as “good” liberal democracies, “illiberal” democracies considered renegades, and “bad” authoritarian systems. Within Europe, most EU member states are viewed as liberal democracies, while Hungary and Poland are sometimes singled out as renegades. Russia and Belarus, on the other hand, are often labeled as authoritarian systems.

Democracy’s goal

A robust democracy goes beyond just holding elections every four years. It is crucial that there are effective checks and balances among the three branches of government – judicial, legislative and executive. A democracy is only worthwhile when it safeguards those principles so eloquently set in the United States Declaration of Independence: life, liberty and the pursuit of happiness. Upholding individual freedoms, as well as fostering trust between the people and their elected representatives, are essential ingredients.

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Read the full comment written by Prince Michael of Liechtenstein on GIS reports.

L’Inflation Reduction Act américain pousse à s’interroger sur la stratégie de l’Union européenne en matière climatique

La politique climatique américaine (400 milliards de dollars de subventions en dix ans) pose un grave problème de compétitivité à l’Europe, qui doit éviter tout à la fois l’ornière du protectionnisme et la naïveté, analyse l’économiste dans sa chronique.

En 2019, l’Union européenne (UE) paraissait assurée de pouvoir compter pour longtemps sur un gaz russe abondant et bon marché. C’est dans ce contexte qu’elle a lancé son Pacte vert. De cette initiative, elle attendait d’abord l’affirmation d’un leadership mondial sur le climat, mais elle espérait aussi le gain d’avantages concurrentiels dans les produits et les industries de demain.

Le pari valait la peine d’être tenté, mais la stratégie de transition reposait beaucoup sur le gaz : celui-ci se substituerait, dans un premier temps, au fioul et au charbon, et, en attendant qu’hydrogène et stockage de l’électricité d’origine renouvelable aient trouvé leur modèle économique, il y serait fait appel dans les périodes sans soleil ni vent.

Mais, aujourd’hui, l’interruption des livraisons russes oblige l’UE à se passer du gaz beaucoup plus rapidement que prévu. Baisse de la demande et recours au gaz naturel liquéfié ont permis d’éviter les pénuries, mais le coût de l’énergie pour les usages industriels est aujourd’hui deux fois plus élevé qu’outre-Atlantique. L’Europe fait donc face à un problème de compétitivité aggravé et très probablement durable.

L’autre changement dans le paysage est le virage pris par les Etats-Unis avec l’Inflation Reduction Act (IRA) de 2022. Pour mettre fin au blocage qui prévalait au Congrès, l’administration Biden et la majorité démocrate ont fait le choix d’une stratégie climatique qui repose exclusivement sur les subventions. Ne sont prévus ni fiscalité carbone, ni obligations réglementaires, ni élimination des énergies fossiles. L’administration fait le pari que, si les entreprises y sont suffisamment encouragées, elles investiront dans les technologies vertes.

Ambitions revues à la baisse

L’IRA prévoit ainsi, en matière climatique, des subventions et des crédits d’impôt d’un montant de 400 milliards de dollars sur dix ans, selon les estimations du Congressional Budget Office, et peut-être du double, selon celles du Credit Suisse – le coût total dépendra du succès des dispositifs mis en place.

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Retrouvez l’intégralité de la tribune sur le site du Monde.

Un an après, la guerre en Ukraine bouleverse les équilibres du Moyen-Orient

La guerre en Ukraine rebat radicalement les cartes au Moyen-Orient, analyse le directeur de la chaire Moyen-Orient Méditerranée à l’École normale supérieure. L’influence russe y prospère désormais grâce à une nouvelle forme d’«anti-impérialisme», ajoute-t-il.

Cet article a aussi été publié sur le site américain al-monitor.com. Gilles Kepel est politologue, spécialiste de l’islam et du monde arabe, est éditorialiste pour Al-Monitor et directeur de la chaire Moyen-Orient Méditerranée à l’École normale supérieure.


Un an après le début de la guerre en Ukraine, une série de secousses ont ébranlé les fondements du système d’alliances moyen-orientales. Nombre d’États appartenant au «Sud global», dont des pays arabes considérés jusqu’alors comme pro-occidentaux, ont refusé de voter à l’ONU pour condamner l’invasion russe. Et quand les États-Unis ont demandé à l’Arabie saoudite d’augmenter sa production de pétrole pour faire baisser les cours du brut, affaiblir Moscou et soulager l’Europe, Ryad a refusé de servir de variable d’ajustement du marché – ou de «producteur élastique» – et a maintenu les prix élevés. Même l’État hébreu a joué sa partition en solo, refusant de fournir à l’Ukraine la technologie de son « Dôme de Fer » pour arrêter les missiles…

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Retrouvez l’intégralité de la tribune sur le site du Figaro.

Bogdan Klich : « Si nous n’aidons pas les Ukrainiens aujourd’hui, il n’y aura personne pour nous aider demain »

TRIBUNE – L’ancien ministre polonais de la défense estime, dans une tribune au « Monde », que la guerre menée par la Russie en Ukraine a cimenté l’unité occidentale et qu’il serait utile d’accélérer la procédure d’adhésion de Kiev à l’Union européenne.

La Russie a déclenché une guerre effroyable dont l’objectif est de détruire l’Etat ukrainien et d’anéantir la population du pays. Mais le plan stratégique du Kremlin va au-delà : il vise aussi à déstabiliser l’Europe et à paralyser l’OTAN. Nous sommes les prochains sur la liste. Les pays démocratiques ont compris trop tard ce que signifiait ce danger mortel. Et c’est pourquoi, aujourd’hui, les images de Marioupol en ruines ressemblent à celles d’Alep.

Les soldats russes commettent tous les jours des crimes de guerre. Ils exécutent des prisonniers de guerre et des civils désarmés. Ils violent des femmes et des enfants. Ils détruisent des villes entières. Moscou a déporté des milliers d’Ukrainiens vers l’Extrême-Orient et le nord de la Russie. Les auteurs de ces crimes révoltants doivent être poursuivis devant la Cour pénale internationale de La Haye. Mais qu’en est-il du crime d’agression ? Il doit être jugé par un tribunal spécial mis en place par la communauté internationale, conformément au droit international.

En mars 2022, le Conseil européen a adopté une « boussole stratégique » destinée à renforcer la politique de sécurité et de défense de l’Union européenne (UE). Ce plan d’action ambitieux, décliné en plus de 80 points, est crucial dans la mesure où une Europe dotée de capacités de défense renforcées contribuera à améliorer la sécurité globale.

Les défis qui nous attendent ne se limitent toutefois pas à cela. Pour l’instant, nous avons réglé la question la plus importante, en définissant les principaux piliers de notre approche commune :capacité de déploiement rapide, exercices conjoints et préparation aux missions extérieures ;renforcement des capacités d’échange de renseignements et de cyberdéfense.

« La menace la plus importante »

Depuis le début de la guerre, le 24 février 2022, l’UE et ses Etats membres ont versé à l’Ukraine 19,7 milliards d’euros d’aides, plus 3,1 milliards d’euros au titre de la Facilité européenne pour la paix afin de soutenir les forces armées ukrainiennes. L’UE a également instauré une mission d’assistance militaire afin de former 15 000 soldats ukrainiens dans plusieurs Etats membres. Et, pour la première fois de son histoire, elle a accepté de financer la livraison d’armes à un pays en guerre. Un tel soutien européen à un pays partenaire aurait été impensable jusque-là.

Les Européens ont également compris que, sans une OTAN efficace, placée sous la direction des Américains, il n’y aura pas de sécurité en Europe. Il est essentiel d’articuler les plans d’action européens avec ceux de l’OTAN, qui a adopté, en juin 2022 à Madrid, un nouveau concept stratégique en remplacement de celui qui fut approuvé au sommet de Lisbonne, en 2010.

Dans ce nouveau concept stratégique, les alliés réaffirment leur volonté de réagir rapidement aux nouveaux risques pour la sécurité et estiment que la Russie « constitue la menace la plus importante et la plus directe ». Ce diagnostic a conduit l’OTAN à renforcer sa présence militaire sur le flanc oriental de son territoire, c’est-à-dire à déployer des groupements tactiques multinationaux en Bulgarie, en Hongrie, en Roumanie et en Slovaquie, et à faire passer les forces à haut niveau de préparation de 40 000 soldats actuellement à environ 300 000.

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Retrouvez l’intégralité de la tribune sur le site du Monde.

A Nobel Peace Prize Winner Sees Perils in the West ’s Focus on Ukraine War

ARTICLE – Juan Manuel Santos, a former president of Colombia, said the Ukraine war was “sucking all the energy” away from fighting other challenges, including climate change.

MUNICH — A Nobel Peace Prize winner from South America has warned that the West’s heavy focus on Russia’sinvasion of Ukraine risks alienating much of the rest of the world, which is dealing with the consequences of high erenergy and food prices stemming from the war.
“Ukraine is sucking all the energy, when there are more than 100 conflicts currently in the world,” said Juan Manuel Santos, the former president of Colombia. “There is a dissonance here” with the global south, he said. “And if this war prolongs itself, the risk of finding less and less support for it is very real.”

Mr. Santos spoke to The New York Times over the weekend on the sidelines of the Munich Security Conference, where leaders from the United States and other Western nations. He said that he told Ukraine’s president, Volodymyr Zelensky, during a visit to Kyiv in August “that you have to do more outside Europe to find and maintain support in Latin America and Africa,” given the economic costs of the war to the world’spoor.

Mr. Santos said that there is general recognition that Russia is the aggressor in Ukraine. “But realities change theperceptions of people,” he went on. “They’re concerned about the price of oil and lack of food. And when you say that,well, ‘Brazil can invade Colombia,’ they laugh, because it’s a hypothetical. They want their food.”

Other leaders in Munich also expressed worries about perceptions of the war in the global South, but Mr. Santos was considerably blunter about the extent of the problem.

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Read the article written by Steven Erlanger on The New York Times.

Arabs should send a peacekeeping force to Syria

ARTICLE – Following this month’s devastating earthquake, the UAE was the first Arab country to send its foreign minister to Damascus to express support to Bashar Assad. This move was a follow-up to the UAE policy to open up to Assad. Similarly, Turkiye has been warming to the Assad regime. The two countries have different objectives. Turkish President Recep Tayyip Erdogan, who is facing an uphill battle, wants an election stunt, while the UAE wants to contain Iran’s presence in the region. However, Assad is neither willing nor capable of delivering on this objective, hence they need to play it smart.

Erdogan’s rapprochement with Assad is aimed at countering the Turkish opposition parties that state that, if they were to win the election, they would normalize with Assad and ensure that the Syrian refugees in Turkiye go back home. On the other hand, Erdogan and Assad have a common enemy: the Syrian Democratic Forces. The various negotiations between Assad and the SDF have failed. Erdogan sees in Assad a potential partner who can facilitate any potential assault on the northwest of Syria. While Iran publicly praises the potential rapprochement between Syria and Turkiye, in reality it dreads it. Any normalization with Turkiye would mean less influence for Iran.

The Turks are sending mixed signals. They say Erdogan is ready to meet with Assad, while also saying that any normalization would have to abide by UN Security Council Resolution 2254. The opposition criticizes Erdogan by saying that the return of refugees can only be secured through an agreement with Damascus. However, this is illogical, as Assad cannot provide the basic condition for their return, which is a safe environment. There is nothing called the Syrian Arab Army. The army is a loose coalition of warlords; it is not a cohesive structure with clear control and command. The only two real legions are the 4th Armored Division led by Maher Assad, which takes orders from the Iranians, and the Tiger Forces that take orders from the Russian Hmeimim airbase.

Assad’s forces cannot deploy all over Syria and other Arab countries definitely do not trust him enough to give him the funds and equipment to beef up his military. They do not trust him due to the Iranian connection. In order for Gulf countries to fully normalize with Assad, he needs to downgrade his ties with Iran. However, the case of Sudan’s Omar Bashir will send an alert to Assad. Bashir gave up on relations with Iran but he was still deposed. The same could happen with Assad. So, guarantees are needed that he will limit the Iranian presence in Syria.

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Read the article written by Dania Koleilat Khatib on Arab news.

Michel Foucher : « C’est la première fois que l’extension du projet européen est contrée par les armes »

La guerre déclenchée par la Russie en Ukraine est aussi une réponse à la politique d’élargissement et d’influence de l’Union européenne. Pour le géographe Michel Foucher, la menace russe accélère la demande de protection européenne des Etats d’Europe orientale et “l’UE n’a plus le choix, sauf à renoncer à ses valeurs”.

Michel Foucher est un homme occupé et pressé, enchaînant dans la même journée une réunion de travail à , un cours à l’INSP (Institut national du service public, ex-ENA) devant les auditeurs du Cycle des hautes études européennes (CHEE), puis une conférence-débat en soirée. Occupé et pressé, il l’est depuis longtemps, compte tenu de ses nombreuses fonctions et aujourd’hui encore pour délivrer son analyse de la guerre en Ukraine. Docteur d’Etat en géographie, enseignant et essayiste, Michel Foucher fut aussi conseiller d’Hubert Védrine, alors ministre des Affaires étrangères, et ambassadeur de France en Lettonie (2002-2006), au moment où la république balte intégrait l’Union européenne et l’Otan. Fin connaisseur de l’Europe orientale, expert des questions d’Etats et de frontières, ainsi que des représentations géopolitiques, il nous fait part de son analyse de la guerre en Ukraine et de ses implications territoriales.

Toute l’Europe : L’une des justifications de Vladimir Poutine, de l’invasion russe en Ukraine, pose la question de la frontière. La Crimée et le Donbass sont-elles historiquement des régions russes ? A partir de quelle date peut-on tracer une frontière ukrainienne ?

Michel Foucher : L’Ukraine est un Etat-nation tard venu et on peut dire qu’il n’y avait jamais eu d’Etat ukrainien avant 1991 [déclaration d’indépendance de l’Ukraine le 24 août 1991 NDLR], car ce fut une terre de confins contrôlée pendant des siècles par la Pologne, la Russie, l’Empire ottoman et l’Autriche-Hongrie. La péninsule de Crimée a été conquise en 1783, contre les Tatars qui l’habitaient, sous la protection de l’Empire ottoman. Le sud de l’Ukraine actuelle était une terre de steppe dévastée par une succession de 11 guerres russo-ottomanes entre la fin du XVIe siècle et 1878 et repeuplée sous Catherine II [impératrice de Russie, règne de 1762 à 1796 NDLR] avec des agriculteurs étrangers : ce fut la Nova Rossia [Nouvelle Russie NDLR].

La région minière et industrielle du Donbass a été intégrée à l’Ukraine, sous Lénine, lors de la formation de l’Union soviétique, afin d’y incorporer des ouvriers et mineurs bolchéviques pour diminuer le poids de la paysannerie, jugée réactionnaire. La Crimée faisait alors partie de la République fédérative de Russie. Et c’est Nikita Khrouchtchev [premier secrétaire du Parti communiste de l’Union soviétique, NDLR], natif d’Ukraine, qui inclut la Crimée dans la république fédérée d’Ukraine en 1954. Cette réalité a été reconnue par Moscou en 1991 et en 1994, puis annulée par l’annexion de la Crimée en 2014, point de départ du conflit en cours.

En 2005, Vaclav Havel (homme de lettres, président de la République fédérale tchèque et slovaque 1989-1992 et de la République tchèque 1993-2003) déclarait dans Le Monde : “Le jour où nous conviendrons dans le calme, où se termine l’UE et où commence la Russie, la moitié de la tension disparaîtra”. 17 ans plus tard, cette tension mène à la guerre…

Il n’a pas été possible de convenir dans la sérénité de cette limite. Et l’annexion de la Crimée, ainsi que le séparatisme de l’extrême-est du Donbass furent la réponse de Moscou à la révolution pro-européenne de Maïdan (2014). Il ne faut pas se tromper, il s’agit donc bien d’une guerre non déclarée entre l’Union européenne, qui a octroyé le statut de candidat à l’Ukraine, et la Russie. Et c’est bien la première fois que l’extension du projet démocratique européen est contrée par les armes. Mais soulignons qu’avant tout, c’est l’affirmation nationale de l’Ukraine qui est combattue par une Russie impériale. Et là, ce n’est pas la première fois qu’une nation doit s’émanciper par les armes d’un centre impérial dominateur. C’est un trait constant de la formation des Etats-nations européens.

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Retrouvez l’interview de Michel Foucher sur le site de Toute l’Europe.

À Taïwan, faire nation face à la Chine

ENTRETIEN – Les anticipations vont bon train quant aux futurs agissements de Pékin sur Taïwan. Interrogé par le Sénat étasunien, Ely Ratner, chargé des questions d’Asie-Pacifique au ministère de la Défense, affirme que Pékin avait bien « l’intention » d’attaquer l’île. Comment penser le nationalisme à Taïwan ?

Avec
  • Jean-Pierre Cabestan Directeur de recherche au CNRS rattaché à l‘Institut français de recherche sur l’Asie de l’est de l’INALCO

La Chine, a-t-elle l’intention d’attaquer l’île de Taïwan ? Pékin se réarme massivement et ne se cache pas son souhait de faire revenir Taïwan dans le giron chinois. La Chine pourrait être tentée de suivre l’exemple de la Russie et attaquer un voisin longtemps considéré comme illégitime. Mais dans le même temps, Taïwan connaît un regain de nationalisme. En décembre, les autorités ont annoncé un allongement du service militaire obligatoire sur l’île, de manière à rééquilibrer un rapport de force pour le moment nettement à l’avantage de la Chine.

Cette décision est appuyée par la population, qui considère majoritairement que le service militaire est jusqu’à présent trop court. Mais sur quoi se fonde le nationalisme taïwanais ? Et quels sont les ressorts de l’identité nationale de l’île ?

À Taïwan, un nationalisme ambigu et nuancé

Le nationalisme taïwanais est civique. Un sentiment qui s’identifie avant tout à Taïwan comme un bastion insulaire, sans pour autant couper les ponts avec la nation chinoise. Ce nationalisme s’inscrit surtout en opposition à la République populaire de Chine, mais pas à la Chine, et encore moins contre la république de Chine, antérieure à la révolution de 1949. Nuancé, le nationalisme taïwanais recouvre différentes tendances plus ou moins indépendantistes. On retrouve les partisans du Kuomintang qui restent attachés à une certaine idée de la Chine, à sa culture et son Histoire. À l’inverse, les soutiens du parti au pouvoir à Taipei, le Parti démocrate Progressiste, prônent une indépendance nette. Pour autant ces deux tendances convergent autour de la volonté d’autonomie et du rejet de l’autoritarisme de la République populaire de Chine.

« Parmi les jeunes, la pratique du Taïwanais recule et c’est le mandarin qui l’emporte. Cela montre encore plus cette ambiguïté, plus civique que politique et culturelle. Car culturellement, la plupart des Taïwanais se rattachent à la civilisation et à la culture chinoise. Mais le Parti communiste n’a pas le monopole de la culture chinoise. »

Une ambition : détacher l’île de la nation chinoise ?

Le parti au pouvoir développe un récit qui détache Taïwan de la nation chinoise. Toutefois, l’histoire est complexe et la figure de Tchang Kai Chek est peu fertile pour faire émerger des récits nationalistes derrière lesquels s’unir. La figure de ce dernier est associée à la loi martiale, à l’oppression et à la sinisation de l’île lorsqu’il s’y réfugie en compagnie de ses hommes en 1949. Face à cette image autoritaire, PDP puise dans les racines ethniques de l’île et célèbre le caractère austronésien de ses descendants. Une donnée paradoxale dans la mesure où seulement 2 % de la population taïwanaise peut être considérée comme descendante de cette ethnique du Pacifique polynésien, contre 98 % de descendants Han, de Chine.

Le facteur essentiel de cette autonomisation reste la démocratisation, qui représente l’instrument de la singularisation de l’identité propre de Taiwan. Grâce à l’éducation et les réformes de son armée, Taïwan entend élargir le spectre de sa capacité de dissuasion conventionnelle. Aujourd’hui, l’identité taïwanaise domine et continue de s’affirmer…

Retrouvez l’entretien avec Jean-Pierre Cabestan sur France Culture (Radio France).

With Battles Looming, Ukraine’s Allies Meet to Plan Arms Supply

ARTICLE – One of Ukraine’s biggest problems in fighting the Russian invasion is a basic one: It is firing artillery rounds much faster than its Western backers are producing them.

As Ukraine urged its citizens to flee a hotly contested city in the east, the country’s allies worked on Tuesday to come up with ways to provide Kyiv with the basic supplies it will need for the larger battles looming ahead — especially artillery shells.

The allies, meeting in Brussels, discussed ways to ramp up production as stockpiles dwindle, but warned that it is a problem not easily solved.

“The current rate of Ukraine’s ammunition expenditure is many times higher than our current rate of production,” Jens Stoltenberg, the secretary general of the North Atlantic Treaty Organization, said in advance of the meeting. “This puts our defense industries under strain.”

The American defense secretary, Lloyd J. Austin III, speaking to reporters in Brussels after a meeting of the 54-nation Ukraine Defense Contact Group, said it was also critical to train Ukrainian soldiers to use the equipment allies have already agreed to provide, as fighting intensifies. Russia is seen as ramping up a major new offensive in eastern Ukraine, and Mr. Austin said the United States expects Ukraine to conduct a new counteroffensive in the spring.

“That’s just weeks away — so we have a lot to get done,” Mr. Austin said.

He said the military officials meeting in Brussels had decided to focus on training the Ukrainians to fight a coordinated infantry campaign that used less artillery fire, easing the strain on supplies. As it stands now, Ukrainian and Russian troops are firing thousands of howitzer rounds at each other every day, along a front line more than 600 miles long, U.S. officials say.

Whatever plans Ukraine’s allies arrive at by the end of meetings that conclude on Wednesday, it appeared clear that they would be too late to help the city of Bakhmut, where Russian forces appeared close to their first significant victory in months after a drawn-out battle that has cost untold lives on both sides.

On Tuesday, the Ukrainian authorities stepped up efforts to persuade the few thousand remaining civilians to leave Bakhmut, adding to signs that Kyiv may be preparing to retreat from a city it has defended fiercely for months. The city, which had a prewar population of around 70,000, has steadily been emptying as the fighting has intensified. Fewer than 5,000 residents are still there, about 140 of them children, local officials estimate.

Now Ukraine wants them to leave, too.

A spokesman for the armed forces, Col. Serhiy Cherevaty, said on Ukrainian television that soldiers need to keep their focus on building defensive lines. But he also said that part of the reason for the order a day earlier barring civilians, including aid workers, from entering the city was to keep military operations secret.

As a prize, Bakhmut offers little in the way of strategic value for either Moscow or Kyiv. Its significance comes more from the amount of blood spilled to claim it.

“Even if Bakhmut were to fall, it would not have a strategic impact on the overall war,” said the National Security Council spokesman, John Kirby. “I would go so far as to say it won’t even have necessarily a strategic impact on the fighting in that part of the country.”

In Brussels, Western officials deflected questions about whether Ukraine would win its campaign to secure still more powerful weapons to use against its Russian enemy.

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Read the entire article written by Steven Erlanger on The New York Times.

Jean Pisani-Ferry dans Sens Public sur « Le partage des richesses »

Sens public

Encore beaucoup de questions et de mystères autour des ballons et autres Objets volants non identifiés abattus ces derniers jours au-dessus du territoire nord-américain. Qui espionne qui ? Quelles conséquences sur les relations entre la Chine et les Etats-Unis ? Espionnage militaire et économique sont-ils liés ? On tente d’y voir plus clair dans la première partie de Sens Public.

Et puis, pour notre second débat, on parle du partage des richesses, un thème d’actualité, puisque les partenaires sociaux ont annoncé vendredi un accord sur l’intéressement et la participation des salariés aux bénéfices des entreprises. Comment mieux partager la valeur créée par les entreprises ? Faut-il aller plus loin en lançant comme le Crédit Mutuel ou la Maif, un dividende écologique et sociétal pour financer des startups ou des associations ? Réponse avec nos experts.

Les invités :
Jean Pisani-Ferry
Fonction
Jean-François HUCHET
Président de l’INALCO
Jérôme CLECH
Enseignant en prospective et stratégie à Sciences Po Paris
Nicolas THERY
Président du Crédit Mutuel Alliance Fédérale
Cécile Duflot
Directrice générale d’Oxfam France
Valérie Niquet
Spécialiste de l’Asie à la Fondation pour la Recherche Stratégique
Retrouvez l’émission à laquelle a participé Jean Pisani-Ferry sur le site de Public Sénat.

Entretien avec Jean-Pierre Cabestan sur la situation à Hong Kong

ENTRETIEN. Hong Kong : le régime chinois cadenasse le procès de quarante-sept démocrates

Le plus grand procès intenté contre des opposants politiques par les autorités chinoises à Hong Kong s’est ouvert lundi 6 février et va durer quatre mois. Quarante-sept militants démocrates accusés d’avoir voulu renverser l’exécutif vont comparaître. Entretien avec Jean-Pierre Cabestan, chercheur à Asia Centre à Paris, en résidence à Hong Kong.

Le sort de l’opposition politique semble scellé à Hong Kong, avec l’ouverture du plus grand procès dirigé contre des militants pro-démocratie, lundi 6 février. À la barre, le gouvernement pro-Pékin du territoire ne sera sans doute pas tendre avec ceux qu’il accuse d’avoir essayé de renverser le pouvoir.

Ils sont quarante-sept dans le box du tribunal : des journalistes, des universitaires, des anciens leaders de partis démocrates… Ils ont tous été arrêtés en 2021 au motif d’avoir organisé des élections législatives officieuses, un an auparavant. Piloté par le Parti communiste chinois, le gouvernement hongkongais venait de promulguer la loi sur la sécurité nationale, qui a interdit les scrutins aux formations démocrates locales. Vingt-cinq ans après la rétrocession du territoire à Pékin par les Britanniques (1997), la diversité politique a été balayée par le régime de Xi Jinping.

Entretien avec Jean-Pierre Cabestan, sinologue et chercheur à Asia Centre à Paris, en résidence à Hong Kong depuis vingt ans.

Dans quelle atmosphère s’ouvre ce procès majeur ?

Ce procès politique suscite pas mal de réactions et il est très suivi par les diplomates qui sont en poste ici. Il n’y a pas beaucoup d’espoir, car les procureurs sont très remontés contre les accusés. Ils leur reprochent d’avoir tenté de provoquer un coup d’État alors que l’opposition essayait de rendre son pouvoir le plus visible possible dans les limites légales qui lui sont accordées.

Il y avait des militants socio-démocrates devant le tribunal. L’un d’entre eux a été repoussé par la police parce qu’il tenait une pancarte. Un autre, qui a enlevé son masque, a pris une amende. Aucune manifestation n’a été autorisée, de toute façon, depuis le début de la crise du Covid, en 2020. Apparemment, il y a aussi des personnes qui ont acheté des tickets officiels pour remplir la salle d’audience. Le gouvernement veut empêcher les opposants d’accéder à la salle. Cela a entraîné des réactions négatives de la part des membres de la Ligue des socio-démocrates (LSD), qui ont eu des problèmes avec la police à l’entrée du tribunal.

Qui va juger les quarante-sept accusés ?

Comme c’est une affaire de sécurité nationale, les juges ont été choisis par le chef de l’exécutif. C’est là que se trouve la grande entorse à l’État de droit : il n’y a pas de jury ! Les juges sont des gens qui sont prêts à travailler pour Pékin, on peut le dire franchement. C’est un tribunal politique qui pratique une justice d’exception.

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Retrouvez l’intégralité de l’entretien sur le site de Ouest France.

Why the world needs Indo-Pacific Charter

COMMENT – Japan must play key role in drawing up new global security framework

TOKYO — Nearly a year has passed since Russia invaded Ukraine. With Moscow continuing its brutal assault on Ukrainian civilians and infrastructure, there is little hope of a cease-fire, let alone a peace agreement.

One thing, however, has become clear: Moscow’s aggression against Ukraine is likely to end in failure, leaving Russia history’s big loser. It is high time for the major powers to begin laying out a vision of a new world order for when the shooting stops.

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Read the article written by Hiroyuki Akita on Nikkei Asia.

« Séisme en Turquie et en Syrie, quelles conséquences géopolitiques ? »

TRIBUNE – Outre leur terrible bilan humain, les séismes auront également de lourdes répercussions géopolitiques, analyse le directeur de la chaire Moyen-Orient Méditerranée à l’École normale supérieure qui rappelle que la région frontalière syro-turque est l’un des principaux foyers de tensions au Moyen-Orient.

Le tremblement de terre qui a ravagé la Turquie orientale et le Nord-Ouest syrien dans les petites heures de lundi 6 février a causé un traumatisme dans la région et une grande inquiétude en Europe.

Le nombre de morts s’élève déjà à 21.000 personnes, et des milliers de bâtiments ont été aplatis comme des châteaux de cartes, car beaucoup ne respectaient pas les normes de construction antisismique, d’autant moins dans la Syrie dévastée par une décennie de guerre civile et de mauvaise gouvernance. De nombreuses équipes de sauveteurs et du matériel ont été envoyés sur place par les gouvernements européens, mais se sont heurtés aux problèmes géopolitiques qui caractérisent la région impactée.

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Retrouvez la tribune écrite par Gilles Kepel sur le site de Figaro Vox.