How effective are the West’s sanctions on Russia?

COMMENT – The previous three Geoeconomic Briefing series discussed whether Russia’s invasion of Ukraine has aspects of a “new war.”

To better understand the conflict, it is also necessary to examine sanctions against Russia and the impact of such economic measures on Russian behavior.

When Russia was building up troops along its border with Ukraine ahead of its invasion of the country, the United States ruled out sending troops into Ukraine, giving up the option of hampering Russia’s invasion by use of force.

Instead, Washington threatened to impose severe economic sanctions as a means to prevent Russia’s actions.

It is not surprising that such threats of economic sanctions did not work as a deterrence. Generally speaking, economic sanctions are meant to appeal to economic rationality. They are aimed at urging a nation to stop taking certain actions because such measures, if put into practice, would lead to economic damage.

But a decision to start a war is not necessarily based on economic rationality, and Russia’s invasion of Ukraine is driven by Moscow’s national security interests and ambition to expand its territory, rather than by economic rationale.

This means it would have been difficult to deter Russia — which was trying to start a war under logic beyond economic rationality — with economic sanctions.

Read more about this comment written by Kazuto Suzuki on thejapantimes.

« Les fissures du pouvoir de Poutine »

ANALYSE – Il semble que le président russe ait omis de préparer un plan B cohérent en cas d’échec de son armée dans la soumission de l’armée ukrainienne.

Après vingt-deux ans d’un pouvoir sans partage à la tête de la Russie, Vladimir Poutine ne semble plus totalement en phase avec la réalité. Vendredi 30 septembre, dans une cérémonie grandiose organisée sur la place Rouge à Moscou, le président russe célébrait l’annexion à la Russie de quatre régions (oblasts) ukrainiennes. Mais, au même moment, face à une offensive éclair ukrainienne, l’armée russe s’enfuyait de la ville de Lyman (20.000 habitants avant la guerre), un nœud ferroviaire stratégique situé dans l’oblast de Donetsk, l’un des quatre prétendument annexés. Dans les stratégies d’extension territoriale des empires, le contrôle précédait normalement l’annexion. Dans son allocution du 30 septembre, Poutine a innové, en inventant l’annexion sans contrôle…

L’article écrit par Renaud Girard est à retrouver dans le FigaroVox.

Philipp Hildebrand : « Nous avons besoin que le monde politique fasse sa part »

« Le Conseil fédéral décidera à la fin du mois si la Suisse est capable d’organiser la COP31 »

Le conseiller fédéral Ueli Maurer a ouvert le grand rendez-vous de la finance durable Building Bridges en compagnie de son président Patrick Odier.

Le sommet de la finance durable Building Bridges a été officiellement lancé au CICG, à Genève, en présence du conseiller fédéral Ueli Maurer.

«Cette troisième édition se veut un événement phare et un catalyseur du changement. Aucun secteur ne peut y parvenir seul, nous avons tous un rôle à jouer dans cette transition», a souligné son président Patrick Odier devant la presse.

«La durabilité est notre mission pour la prochaine génération et Building Bridges est un excellent instrument pour atteindre cet objectif», a commenté Ueli Maurer.

Le conseiller fédéral a saisi l’occasion pour donner quelques précisions sur l’organisation de la COP 31 en 2026 en Suisse.

[…]

« Nous avons besoin que le monde politique fasse sa part »

Philipp Hildebrand, l’actuel vice-président de BlackRock, premier gestionnaire d’actifs au monde avec près de 10.000 milliards de dollars sous gestion, clôture la première journée de conférences.

«Nous avons un rôle majeur à jouer, mais nous ne pouvons pas régler le problème [du changement climatique]. Nous avons besoin que le monde politique fasse sa part. Ne nous considérez pas comme ceux qui vont forcer le changement. Mais nous pouvons être le catalyseur», souligne Philipp Hildebrand.

L’article est à retrouver sur le site d’AGEFI.

Industrie : la lutte pour la survie

ARTICLE – Avec la flambée des prix de l’énergie, la bataille pour la survie de l’industrie européenne est devenue une priorité. Pour la gagner et vaincre ceux qui rêvent de nous évincer, il faudra rester solidaire. Ce n’est pas gagné.

L’industrie européenne craque. Notre continent avait promis de se réindustrialiser après la crise du Covid, celle-ci ayant révélé des dépendances excessives à l’égard du reste du monde. Dans les puces électroniques, les batteries, les principes actifs pour les médicaments et l’on en passe, l’heure devait être à la reconquête. Avec pour objectif de retrouver de l’autonomie dans une panoplie d’industries critiques.

Retrouvez l’article écrit par Nicolas Barré dans Les Echos.

« Le gouvernement doit formuler sans tarder une stratégie de sortie du bouclier tarifaire »

Parce qu’il a limité la hausse des prix de l’énergie et donc de l’inflation, le « bouclier tarifaire » fait l’orgueil du ministre de l’économie, Bruno Le Maire.

Il faut dire que ses effets sont spectaculaires : certes en forte hausse, l’inflation en France demeure aujourd’hui sensiblement plus faible que chez nos voisins. Mesurée sur un an et sur une base harmonisée, elle a été en août de 6,6 % dans l’Hexagone contre 9,1 % dans l’ensemble de la zone euro, à peine moins en Allemagne et jusqu’à 25,2 % en Estonie.

Cet écart n’est pas entièrement dû à la politique du gouvernement (l’énergie, et en particulier le gaz, pèse plus lourd dans l’indice des prix en Estonie), mais celle-ci y concourt largement. L’Insee a calculé que sans le bouclier tarifaire l’inflation aurait été de 3,1 points plus élevée.

L’objectif premier du bouclier est social : il s’agit de protéger le pouvoir d’achat des ménages à faible revenu. Mais il est aussi économique, et Bercy ne fait pas mystère de sa volonté d’engranger des gains de compétitivité durables. L’occasion est belle : mettre à profit le choc pour dévaluer le taux de change réel vis-à-vis de nos partenaires.

Il y a dix ans tout juste, le rapport Gallois sommait le gouvernement d’abaisser les cotisations sociales pour gagner en compétitivité. On se rappelle la suite : CICE [crédit d’impôt pour la compétitivité et l’emploi] et pacte de responsabilité signaient bientôt la conversion de François Hollande à l’économie de l’offre. Ils opéraient ainsi un transfert massif vers les entreprises, dont les conséquences politiques allaient être terribles pour la gauche.

Lire la chronique complète sur le site du Monde.

« À Prague, de l’échec confédéral à la Communauté politique européenne »

«  La géopolitique de l’Europe a besoin d’une théorie des ensembles  »

François Mitterrand, 1990

La première réunion de préfiguration de la Communauté politique européenne se tient à Prague le 6 octobre 2022, convoquée par la présidence tchèque du Conseil de l’Union, sous la conduite du Président du Conseil Charles Michel2. Il s’agit de donner corps à la proposition formulée par le Président Emmanuel Macron lors de la session de clôture de la Conférence sur l‘avenir de l’Europe, le 9 mai à Strasbourg.

 «  En 1989, le président François Mitterrand ouvrit cette réflexion alors que l’Union soviétique se délitait en proposant la création d’une confédération européenne. Sa proposition n’eut pas de postérité. Elle était sans doute trop précoce. Elle associait la Russie à cette confédération, ce qui est bien entendu, fût très rapidement inacceptable pour les États qui venaient de se libérer du joug de l’Union soviétique. Mais elle posait une bonne question et cette question demeure : comment organiser l’Europe d’un point de vue politique et plus large que l’Union européenne ? C’est notre obligation historique que d’y répondre aujourd’hui et de créer ce que je qualifierai aujourd’hui devant vous une « communauté politique européenne ».

D.R./IFM

La question centrale, alors posée, était de savoir comment organiser l’Europe, au sens de continent, sans tout faire reposer, de manière exclusive sur l’Union européenne. Le Kremlin a simplifié la donne en s’excluant de l’espace de civilisation européenne en recourant à la guerre, c’est dire en brisant le principe du «  plus jamais ça  » qui est le fondement de la réconciliation des pays européens de régime démocratique. La géographie de l’Europe contemporaine est dans sa politique – la démocratie – et la liste des pays invités regroupe l’ensemble des pays membres du Conseil de l’Europe, dans sa configuration de 2022.

Lire l’article complet sur le site du Grand Continent.

Russia’s covert operations working despite Ukraine troubles

COMMENT – Russia maintains its ability to sow strife in democratic countries through covert operations, even if President Vladimir Putin’s war machine fails in what he calls the “special military operation” in Ukraine.

Putin recently insisted that his war in Ukraine is going well and producing positive results for his country. “We have not lost anything and will not lose anything,” the Russian president said at the Eastern Economic Forum in Vladivostok on Sept. 7.

Read the article written by HIROYUKI AKITA on Nikkei Asia.

Lionel Zinsou : « L’Afrique n’est pas surendettée, l’Afrique est sous financée »

«Le monde entier avait prophétisé que l’Afrique allait être la victime du Covid. Ce fut finalement le continent le moins éprouvé». C’est par ces mots, en réponse à la question «où va l’Afrique? »que l’ancien premier ministre béninois Lionel Zinsou, ancien patron du fonds PAI Partners et co-fondateur de Southbridge Bank,  a ouvert  le 17 septembre 2022, le débat économique en marge de la célébration des dix ans de L’Economiste du Bénin, un journal parti du pays éponyme et aujourd’hui présent au Togo, au Niger et, entre autres, au Burkina Faso avec, insiste le fondateur, Léonard Dossou, “des ambitions  panafricaines”.

D’emblée, Lionel Zinsou met à nu l’échec des prévisions pessimistes qui ont fleuri jusqu’au sein des institutions spécialisées (OMS) et financières les plus prestigieuses (Banque Mondiale, FMI) sur l’apocalypse africaine.

«Au final, les conséquences ont été beaucoup plus limitées que la prophétie» déclare le conférencier louant la réactivité rapide des gouvernements africains qui ont travaillé en étroite concertation. Aussi, ni le Bénin, hôte de la célébration des dix ans de l’Economiste, encore moins l’Union économique et monétaire ouest africaine (UEMOA) n’est pas entré en récession. La raison ?

La résilience et l’ingéniosité africaine qui ont  permis au monde d’aboutir à l’instrument des émissions budgétaires de 650 milliards de dollars à travers les droits de tirage spéciaux (DTS). Cet  espace supplémentaire pour les budgets qui n’est  pas de la dette a été âprement négocié au niveau du G20. Dans ces DTS, l’Afrique avait son quota de 33 milliards de dollars avec une extension possible à 100 milliards  à travers le principe d’une  reallocation des parts des pays n’ayant pas besoin de ces liquidités, soit 3% du PIB. «Aujourd’hui, précise le conférencier, nous sommes à 90 milliards de dollars d’engagements envers l’Afrique».

Par la suite, l’Union Africaine a mis en place un mécanisme d’achat d’équipements anti -Covid-19 et de vaccins avec le soutien d’une facilité de Afreximbank. À la pandémie s’est ajoutée le bouleversement géopolitique en Europe de l’Est.

La crise ukrainienne a montré que le continent ne peut pas dépendre de l’extérieur sur un certain nombre de denrées de base. L’envolée des cours du pétrole accélère la transition énergétique.

Grand hic cependant du renouvelable en Afrique aux yeux de Lionel Zinsou, la lenteur dans les montages financiers des projets solaires et renouvelables. Ce volet s’étale sur quatre ans alors que le déploiement technique se fait en 6 mois. Ces lenteurs réduisent  l’avantage comparatif des  prix relatifs des énergies renouvelables comparés aux importations des hydrocarbures.

Pour sûr, la hausse actuelle des prix de l’Energie est une aubaine pour les pays africains exportateurs nets de pétrole. Mais là aussi, il faut le dire, l’avantage brut est rogné par la faible capacité de raffinage des pays africains confrontés aux problèmes de financement des raffineries.

Le sous financement de l’économie 

En fait, ajoutera Lionel Zinsou,  les pays africains mr sont  pas surendettés mais sont sous financés. Et de prendre l’exemple de son pays d’origine, hôte de la rencontre. «Le Bénin n’est pas surendetté en termes de dettes publiques. Quand on a une dette publique équivalent à 50% de PIB à des taux concessionnels sur des durées longues, on est sous endetté ». Depuis 2016, Cotonou est passée d’une dette en Franc CFA exigible en un an sur le marché financier de l’UEMOA à des horizons beaucoup plus long. L’exemple le plus parlant est l’eurobond à vocation sociale et environnementale émis en juillet 2021 avec une tranche à dix ans et une à trente ans. “Il s’est bien passé quelque chose entre un passif exigible à 10 ans et un à 30 ans. C’est une révolution financière”.

Bref, le vrai problème de l’Afrique réside dans le sous financement de l’économie. Les concours à l’économie du secteur bancaire et de la microfinance envers le secteur privé (qui représente 80% de la production des richesses ) et les ménages n’excède pas 37% du PIB en zone de l’Union économique et monétaire ouest africaine (UEMOA) contre 150% du PIB dans l’Union Européenne et plus de 200% aux Pays-Bas. “En Afrique, il y a trois pays convenablement financés au niveau du secteur privé. Le Maroc avec avec 110% du PIB, l’Egypte et  l’Afrique du Sud pour 90% du PIB ont des niveaux de financement compatibles avec les besoins de base”, estime l’ancien premier ministre.

Partout dans le monde sauf en Afrique subsaharienne, le premier poste d’emploi des ressources des banques est le crédit logement aux ménages. Seule une pellicule de 2% des ménages en bénéficie en Afrique Subsaharienne. Le deuxième poste des banques est le financement du fonds de roulement des entreprises, inexistant chez nous. Le troisième poste est le financement de l’investissement des entreprises également inexistant chez nous. Ne pouvant compter ni sur le financement bancaire ni sur la dynamique des marchés financiers comme aux USA, l’économie africaine reste sous-financée et devra puiser dans les dynamiques de convergence et d’intégration pour doper la mobilisation de l’immense potentiel de l’épargne intérieure africaine en s’inspirant des systèmes anglo-saxons de fonds de pension dont les mastodontes ivoiriennes, la Caisse Nationale de la Prévoyance Sociale (CNPS) et l’ Institution de Prévoyance Sociale-Caisse Générale de Retraite des Agents de l’Etat (IPS-CGRAE) constituent les formes les plus abouties en zone francophone.

Lire l’article original sur le site de Financial Afrik.

« La population russe est en train de lâcher prise »

Le géographe et essayiste Michel Foucher vient de publier un recueil d’articles récents sous le titre “Ukraine: une guerre coloniale en Europe”. Il fait le point sur l’évolution du conflit.

Géographe, essayiste et ancien ambassadeur, le Français Michel Foucher vient de publier un recueil d’articles récents sous le titre provocateur “Ukraine: une guerre coloniale en Europe”. Il nous confie son sentiment quant à l’évolution du conflit.

Quel est votre sentiment par rapport à la situation actuelle?

Celui qui gagne est celui qui ne perd pas. Jusqu’à présent, nous nous trouvions plutôt dans cette situation, qui s’explique par le fait qu’à la différence des soldats russes, les Ukrainiens ont quelque chose à défendre: leur nation, leur terre, leur émancipation nationale et qu’ils disposent de cette détermination qui a convaincu les Occidentaux de les aider militairement de façon efficace.

Les armées russes, elles, reculent. La question qui se pose désormais est celle de l’escalade.

Poutine est un homme brutal et c’est sans doute la raison pour laquelle Biden lui a déjà répété plusieurs fois: “ne faites pas ça” à propos d’une tentation nucléaire ou chimique.

Nous en sommes là. Ce qui est certain, c’est que le soutien occidental va perdurer, mais, du côté américain, sur une ligne qui cherchera à éviter la confrontation directe. Un risque d’escalade reste néanmoins à craindre…

Lire l’entretien dans son intégralité sur le site de l’Echo.

« La Chine, lasse de la guerre de Poutine »

Vladimir Poutine et Xi Jinping, le 15 septembre 2022. ALEXANDR DEMYANCHUK/AFP

ANALYSE – L’aventurisme politique dont fait preuve le Kremlin représente tout ce que déteste le pouvoir chinois.

La réunion de Samarkand, du 15 au 16 septembre 2022, des pays membres de l’Organisation de coopération de Shanghaï (OCS, fondée au début des années 2000 par la Chine et la Russie, comme contrepoids aux organisations internationales occidentales) a montré que Vladimir Poutine avait encore des amis dans le monde, en dépit de son invasion militaire de l’Ukraine, déclenchée le 24 février 2022.

De fait, la Russie continue d’entretenir d’excellentes relations politiques et économiques avec les quatre puissances orientales majeures que sont la Turquie, l’Iran, l’Inde et la Chine. Ces pays estiment, comme la Russie, que l’Occident est illégitime à vouloir imposer au monde entier sa vision de la démocratie. Tous les cinq se sont montrés critiques de l’invasion anglo-saxonne de l’Irak de 2003 à prétention de changement de régime. Ils estiment que fut excessive l’extension à l’est de l’Otan après la dissolution du pacte de Varsovie puis de l’Union soviétique au début des années 1990.

Lire l’article en entier sur le site du Figaro.

Nardos Bekele-Thomas in : “Energize Africa Initiative Advances Youth and Women To Lead Developmental Strategies”

Nardos Bekele- Thomas, the AUDA-NEPAD Chief Executive Officer has remarked: “The Energize Africa initiative is about harnessing youths’ creativity and skills into the continent’s economic growth and development, whilst expanding income opportunities for the youth – through creation of jobs, innovation, and entrepreneurship.” She was speaking on the margins of the 77th United Nations General Assembly in New York. The Energize Africa initiative recognises that Africa’s youth and women – making up more than half of the continent’s populations – must be at the core of Africa’s economic growth and inclusive development strategies.

The African Union Development Agency-NEPAD in partnership with Afreximbank, co-launched the AUDA-NEPAD Energize Africa initiative last week. Moreover, Energize Africa’s focus is on young professionals to enhance public sector efficiency; stimulate solution-focused research and development, through innovation hubs, and; Entrepreneurshippportunities for Africa’s youthful populations for improved socio-economic well-being. Prof Benedict Okey Oramah, President and Chairman of Board of Directors, Afreximbank remarked that, “The Energize Africa collaboration is a demonstration of the partnership with AUDA-NEPAD towards ensuring that youth are at the core of our development.

The youth are indeed the leaders of tomorrow.” And recognising that the continent with the highest percentage of entrepreneurs among working- age adults is Africa, AUDA-NEPAD has designed the Energize Africa initiative as a continental platform of youth professionals, institutions, and facilities to strengthen innovative solutions, skills development, employment, and entrepreneurship. “If we do not harness the youth dividend, it will remain a “potential.” Energize Africa is an opportunity to invest in the future of Africa,” Dr Monique Nsanzabaganwa, Deputy Chairperson of the African Union Commission said during the high-level opening session of the launch event.

“My presence here today is meant to signal the political commitment of the African Union Commission to ensure we see change on the issue of youth employment in Africa, within the context of Agenda 2063,” Dr Nsanzabaganwa added. Several messages of support from Energize Africa patrons and champions were delivered during the launch. “Energizing Africa is indispensable to leverage Africa’s most valuable resource, its human capital. It is important for supporting start-ups to get on their feet and serve as long-term sources of innovation and growth – put simply, by giving young people a chance to design their future.

Let us join efforts to energize Africa and build, the Africa we want, to ensure that no one is left behind,” stated Amina J. Mohammed, Deputy Secretary-General of the United Nations in her message of support.

Hailemariam Desalegn, Former Prime Minister of Ethiopia remarked that, “Real consultation with youth to build viable programmes will be key to making Energize Africa a success.” While Ambassador Dr John N. Nkengasong, U.S. Global AIDS Coordinator and Special Representative for Global Health Diplomacy, U.S. Department of State congratulated the AUDA-NEPAD CEO on the launch of Energize Africa. He concurred with Ms Bekele-Thomas in highlighting the fact that the initiative promises to mobilise young people across the continent and to transform the public sector.

Elaborating on the context of Energize Africa in the African Continental Free Trade Area, the Secretary General of the AfCFTA Secretariat, Wamkele Mene said that “The African Continental Free Trade Area offers opportunities for seamless access to new markets, particularly in digital technologies.” The importance of strengthening relations between the private and public sectors in creating a brighter future for Africa’s youth was expounded on by Dr James Mwangi, CEO Equity Bank, who committed to also championing Energize Africa with AUDA-NEPAD. In addition, Messages of support for Energize Africa were also received from Jean Van Wetter, Director General of the Belgian Development Agency and Sebastian Ashong-Katai from Ecobank. The successful launch of Energize Africa concluded with the unanimous acknowledgement that youth are partners for the sustainable development, peace, and prosperity of Africa, with a unique contribution to make to the continent’s present and future development, continental leaders added.

 

Read the original article on the News Ghana website.

L’impasse énergétique

CHRONIQUE – Les marchés du gaz et de l’électricité, qui n’ont longtemps intéressé personne en Europe – seul le cours du baril de pétrole comptait -, sont devenus notre croix, estime Philippe Chalmin. Les entreprises prennent de plein fouet un choc énergétique d’une ampleur comparable à ceux de 1973 et de 1980.

En ce début d’automne, tous les yeux sont tournés vers des marchés, connus des seuls initiés il y a seulement encore trois ou quatre ans : ceux du gaz et de l’électricité en Europe.

Jusque-là, seul le prix du pétrole importait, donnait le « la » à la scène énergétique mondiale ; c’est lui qui avait déclenché les grands chocs des années1970 et 2008-2010. Le gaz naturel n’était qu’un lointain second, et ce d’autant que son abondance rassurait avec le développement de ces gaz de schiste que l’Europe pouvait alors s’offrir le luxe de snober.

Retrouvez la chronique de Philippe Chalmin dans Les Echos.

Olivier Blanchard : “Fed Splits the Difference on Labor Market Pain”

ARTICLE – Analysis by Jonathan Levin | Bloomberg

The Federal Reserve is inching toward acknowledging how painful its inflation fight is likely to be, but it’s still a lot closer to the optimists than the pessimists.

On a day when it raised interest rates by 0.75 percentage point to a range of 3% to 3.25%, the Fed also released economic projections showing that its median forecast for unemployment is 4.4% by the end of 2023, up from the current 3.7%, meaning more than a million fewer jobs as a result of its campaign. That marked an increase from previous projections in June that showed unemployment peaking around 4.1%, which were widely panned as unrealistic. Yet the numbers still look rosy compared with the labor-market damage that historically accompanies rounds of aggressive monetary policy tightening.

For the Fed, the projections are a balancing act between economics and public relations. The central bank is fighting the worst inflation in four decades, and economic orthodoxy suggests that the overheated labor market is creating upward pressure on wages and consumer prices. As that thinking goes, the only way to break the cycle is to send unemployment higher — a barbaric principle on the face of it that many Americans would deeply object to if they could see through the opacity of the central banking process and its web of economic jargon. Yet for better or worse, there’s virtually no hope that policy makers will concoct a better way of tackling inflation anytime soon.

 

Read more on The Washington Post.

Jean-Louis Bourlanges: «Ce qui m’inquiète, ce n’est pas l’UE, ce sont les Européens eux-mêmes»

ENTRETIEN – Président de la commission des affaires étrangères de l’Assemblée nationale, le député MoDem a siégé au Parlement européen de 1989 à 2007. Il répond aux attaques formulées contre l’Union européenne depuis trente ans. Selon lui, la guerre en Ukraine change la donne et remet l’enjeu de la puissance, que les 27 refusaient d’assumer, au centre des préoccupations. Il espère qu’elle sera l’occasion de forger une Europe authentiquement politique.

LE FIGARO. – Il y a trente ans, un référendum autorisait la ratification par la France du traité de Maastricht. Rétrospectivement, quel regard jetez-vous sur la campagne intense qui agita la France cette année-là? Le clivage entre «France du non» et «France du oui» ne se retrouve-t-il pas aujourd’hui dans l’opposition entre le bloc macroniste et le bloc populiste?

Jean-Louis BOURLANGES. – La fortune de l’idée européenne est indexée sur le niveau de menace extérieure pesant sur le continent. Le traité de Maastricht a été porté par les derniers développements de la guerre froide mais sa signature a coïncidé avec un brutal retournement de la conjoncture internationale. Démobilisés par leur victoire, les peuples se sont mis à ressentir la construction européenne comme une contrainte de moins en moins nécessaire.

Lire l’article sur le site du Figaro

https://www.lefigaro.fr/vox/monde/jean-louis-bourlanges-ce-qui-m-inquiete-ce-n-est-pas-l-ue-ce-sont-les-europeens-eux-memes-20220919

Iranian Cyber Attacked Aimed at Ruining Albania’s Digital Services; Rama

Prime Minister Edi Rama has declared that Albanians are Europeans and want to be part of the European Union as he spoke about the Iranian cyber attack against Albania, the desire for EU membership and other issues in an interview with Susanne Koebl and Walter Mayr of the well-known German newspaper “Der Spiegel”.

In the interview, Rama underlined that cyber attack’s goal was to destroy Albania’s entire system of digital services.

Meanwhile, he was asked about the situation with Russia and reiterated that Serbia cannot sanction it. Regarding the issue of Kosovo, Rama says that Serbia should recognize it, but Aleksandar Vucic cannot do it.

 

Part of the interview below:

DER SPIEGEL: Mr. Prime Minister, Albania severed diplomatic relations with Iran a few days ago. The diplomats had only 24 hours to leave the country. What is behind this?

Edi Rama: Iran attacked our country with a massive cyber attack. The goal was to destroy all the digital government services that we have built so hard over many years. Thanks to our IT specialists, experts from Microsoft and the US government, we were able to reduce the damage.

DER SPIEGEL: The background to the attack is, apparently, the presence of several thousand members of the Iranian opposition, who are actively working for regime change in Iran and cooperating with the US, the so-called People’s Mujahideen (MEK). In 2013, your country accepted the MEK from Iraq at the request of Washington. Would you prefer to leave this group today?

Edi Rama: No, Albania has a proud tradition of sheltering people in danger. And our strategic alliance with the US cannot simply mean that Washington always has our support. Sometimes we have to help the USA too. Albanians owe a lot to the Americans.

DER SPIEGEL: The war in Ukraine has changed the world and s now threatening the fragile peace in the Western Balkans. How deep is this divide?

Edi Rama: Very deep. More than 80 percent of Serbs think positively of how Putin is currently opposing the West, but in Albania his popularity is less than one percent. This is the result of a survey conducted by our government, immediately after the start of the war. Moscow’s influence in Serbia is storng, in the Serbian part of Bosnia-Herzegovina it is even very strong. Russia has a lot of influence on the Serbs. We must be aware that this influence can turn into something terrible.

DER SPIEGEL: What should we be prepared for?

Edi Rama: Putin would be happy if there was a conflict somewhere in the Balkans. The head of the Kremlin bullies and provokes wherever he can. In his speeches, Putin constantly refers to Kosovo, the most painful of the unresolved problems in the Balkans. We must at all costs prevent something bad from happening.

DER SPIEGEL: What do you advise?

Edi Rama: You can’t ask for much from Belgrade now. Everything can be turned upside down. Serbia, for exeample, cannot sanction Russia.

DER SPIEGEL: Putin likes to use the history of Kosovo as a template for the occupation of Crimea, Donetsk and Luhansk. Does he have the facts that NATO bombed Belgrade and invaded Kosovo without a UN mandate?

Edi Rama: The only reason there was no mandate was that Russia and China voted against it. The annexation of Crimea follows an imperialist model, like the attack on Ukraine, a sovereign and democratic country. The bombing of Belgrade and the liberation of Kosovo at that time, on the other hand, served the purpose of saving the population from ethnic cleansing. And the International Court of Justice finally confirmed Kosovo’s independence as an act of international law.

DER SPIEGEL: Has anything really changed in the Western Balkans in the last twenty years?

Edi Rama; The Balkans have always been a tense region, it is fragile. But I contend that the situation is better today than at any other time.

DER SPIEGEL: How can this be determined?

Edi Rama: Despite the differences, the six heads of government of the Western Balkans have agreed since a meeting in Berlin in 2014 that we must turn the tide of history together. It takes small steps to build a larger relationship, just as the Germans and French slowly moved toward complete peace after World War II.

DER SPIEGEL: Does this also apply to your relationship with Serbian President Aleksandar Vučić?

Edi Rama: Absolutelu. The history of Albanians and Serbs is a history of pain and blood. But when I was elected prime minister, I decided to go to Belgrade. My visit in 2014 was the first of an Albanian head of government to Serbia after 68 years. And then Vučić came to Tirana. This shows how far we have come.

DER SPIEGEL: Is there any hope for an agreement on the Kosovo issue.

Edi Rama: Regarding Kosovo, we agreed that we would disagree. I think that Serbia should recognize Kosovo. But Aleksandar Vučić cannot do that. But, at least we can talk about this topic. And we cooperate in projects like the Open Balkans.

DER SPIEGEL: A kind of mini-Schenghen between North Macedonia, Albania and Serbia?

Edi Rama: Yes, where all other Balkan countries are also invited. Vučić has thus accepted the border between Albania and Kosovo. A big step forward and a really big political achievement.

Read the article on the Albanian Daily News

https://albaniandailynews.com/news/iranian-cyber-attacked-aimed-at-ruining-albania-s-digital-services-rama

La Suède vire à droite

Les élections législatives confirment la banalisation du parti d’extrême droite mené par Jimmie Akesson. Des négociations s’ouvrent pour qu’il apporte son soutien au gouvernement que va former le leader du parti conservateur des Modérés, sans être invité à y participer pour autant.

« Maintenant nous allons remettre de l’ordre en Suède ! » a promis Ulf Kristersson, chef du parti conservateur des Modérés, qui va devoir composer le futur gouvernement de droite sorti des urnes dimanche. A l’issue de ce scrutin si serré qu’il a fallu trois jours pour comptabiliser les voix, la Suède vire à droite toute. Les Démocrates de Suède, un parti d’extrême droite qui a fait toute sa campagne sur l’immigration, la violence entre gangs et le pouvoir d’achat, a gagné 11 sièges (20,5 % des voix) et devient le premier parti de droite et le deuxième parti du pays.

Magdalena Andersson, la Première ministre, en a tout de suite tiré la leçon et annoncé sa démission mercredi soir. Très populaire, elle est pourtant parvenue à faire gagner des suffrages à son parti par rapport à 2018 (30,1 % des voix et 7 sièges de plus). « Les deux premiers partis du pays, les sociaux-démocrates et les Démocrates de Suède, ont progressé. C’est assez inhabituel pour un parti de gouvernement, et cela ne l’empêche pas de perdre le pouvoir », observe Douglas Brommesson, professeur de sciences politiques à l’université de Linnaeus.

Mais le parti social-démocrate n’a pas d’alliés suffisants pour espérer monter une coalition. Ses alliés du Parti de gauche et du Parti du centre ont essayé, en vain, de nouvelles stratégies. Le Parti du centre est allé plus à gauche pour se rapprocher des sociaux-démocrates, et cela n’a pas fonctionné (6,7 %). Sa dirigeante Annie Lööf a démissionné mercredi. Le Parti de gauche a voulu atténuer son profil urbain pour aller vers de petites villes industrielles, sans grand succès non plus.

Soutien au parlement

Les Verts sont les seuls parmi les petites formations de gauche à avoir gagné deux sièges. A droite, tous les partis à l’exception des Démocrates suédois ont perdu des sièges. Les Libéraux ont tout de même fait mieux que prévu, car ils étaient à 2 % dans les sondages il y a seulement un an.

La nouvelle coalition comprendra a minima les Modérés et les Chrétiens-démocrates, l’entrée des Libéraux dépendra de l’accord passé avec les Démocrates de Suède avec qui les relations sont très tendues. Ces derniers, menés par Jimmie Akesson, devraient a priori être un soutien au parlement et s’abstenir d’entrer au gouvernement.

« La droite va négocier un accord avec les Démocrates de Suède, qu’elle a contribué à presque normaliser dans le paysage politique suédois. Cela ne devrait pas être long, il y a déjà un certain nombre de choses sur lesquelles ils se sont mis d’accord, comme le politique énergétique », indique Douglas Brommesson. La préservation de l’assurance maladie et de l’assurance chômage font partie des priorités du parti populiste qui veut être « la bonne conscience d’un gouvernement bourgeois » tandis que les Modérés militaient surtout pour des baisses d’impôts.

La majorité est très faible avec un écart de trois sièges au Parlement, ce qui rend le gouvernement très vulnérable, alors qu’il devra gérer une inflation historique et une grave crise de l’énergie. « La grosse partie des négociations va consister à cadrer le soutien des Démocrates de Suède et voir comment organiser le travail, reprend l’expert. Une façon serait de les accepter comme observateurs dans l’administration, pour qu’ils suivent bien le travail et ne s’opposent pas au Parlement. » Les Libéraux l’ont déjà fait avec les sociaux-démocrates, et les Verts aussi. En cas d’échec des négociations, Magdalena Andersson s’est dite ouverte à travailler avec la droite.

Lire l’article sur le site des Echos

https://www.lesechos.fr/monde/europe/la-suede-vire-a-droite-1788253

Philippe Baptiste dans : « Spatial: la France annonce un investissement “majeur” de 9 milliards d’euros sur trois ans »

La première ministre Elisabeth Borne (d), l'astronaute Thomas Pesquet (c) et le directeur du Cnes (Centre national d'études spatiales) Philippe Baptiste au Congrès international d'astronautique (IAC) à Paris le 18 septembre 2022
La première ministre Elisabeth Borne (d), l’astronaute Thomas Pesquet (c) et le directeur du Cnes (Centre national d’études spatiales) Philippe Baptiste au Congrès international d’astronautique (IAC) à Paris le 18 septembre 2022
afp.com – Emmanuel DUNAND

La France s’apprête à investir plus de 9 milliards d’euros dans le secteur spatial sur les trois prochaines années, enveloppe qui comprend pour beaucoup des crédits déjà votés, a annoncé dimanche Elisabeth Borne lors du Congrès international d’astronautique (IAC) à Paris.

“Au total, ce sont plus de 9 milliards d’euros que la France s’apprête à investir sur le secteur spatial dans les trois prochaines années, pour la recherche et notre industrie spatiale”, a déclaré la Première ministre à l’ouverture de l’IAC, qui rassemble jusqu’à jeudi plusieurs milliers de représentants de la communauté spatiale mondiale.

Ces investissements “majeurs” s’inscrivent dans le cadre de la stratégie spatiale définie par le président Emmanuel Macron en février dernier, a-t-elle souligné.

“La première stratégie, c’est de garder avec l’Europe notre autonomie d’accès à l’espace” et pour cela “nous avons besoin de moyens forts et d’une recherche de pointe”, a plaidé Mme Borne, détaillant les ambitions pour les lanceurs (Ariane 6), la compétitivité industrielle, l’exploration, le climat et la défense.

L’enveloppe de 9 milliards d’euros comprend les crédits du volet spatial du plan d’investissement France 2030 (1,5 milliard d’euros), ceux de la trajectoire de la loi de programmation pour la recherche votée jusqu’en 2030, les moyens “massifs” pour le Cnes (Centre national d’études spatiales) ainsi que ceux de la loi de programmation militaire 2019-2025 (5 milliards d’euros).

Est également incluse la prochaine contribution française au budget de l’Agence spatiale européenne (ESA), qui sera voté lors de la conférence ministérielle, en novembre, à Paris. Le budget exact de la France sera déterminé à cette occasion, a-t-on précisé à Matignon.

L’ESA compte demander à ses 22 Etats membres environ 18 milliards d’euros pour financer ses programmes sur les trois prochaines années.

Le président du Cnes, Philippe Baptiste, a salué une “véritable ambition de l’Etat pour le spatial qui se concrétise par cette trajectoire” chiffrée. “C’est une enveloppe ambitieuse, avec presque 25% d’investissements supplémentaires par rapport aux trois dernières années”, a-t-il dit à l’AFP.

L’enveloppe donnée par l’exécutif va “permettre à tout l’écosystème spatial – Cnes, industrie spatiale et communauté scientifique – de trouver la façon la plus efficace d’engager des crédits d’ici à la fin de l’année”, selon Jean-Marc Astorg, directeur de la stratégie de l’agence spatiale française.

Après son discours devant des milliers de délégués, la Première ministre est allée à la rencontre de responsables du Cnes, hôte de l’IAC, ainsi que de l’astronaute français Thomas Pesquet.

 

Lire l’article sur le site de TV5 Monde.

Josep Borrell, haut représentant de l’Union européenne : « Pour bien finir la guerre en Ukraine »

Après la contre-offensive ukrainienne dans la région de Kharkiv, Josep Borrell, le chef de la diplomatie européenne, tire trois leçons et estime que « l’espoir de mettre un terme à la guerre est peut-être en train de naître ». « C’est aux Ukrainiens et à eux seuls que reviendra le soin de définir les termes futurs de la paix », écrit-il.

Josep Borrell, haut représentant de l’Union européenne, mardi au Parlement européen à Strasbourg.
Josep Borrell, haut représentant de l’Union européenne, mardi au Parlement européen à Strasbourg. (Reuters/Yves Herman)

Haut représentant de l’Union européenne, Josep Borrell tire trois enseignements des récentes reconquêtes ukrainiennes dans la région de Kharkiv, face à l’occupant russe. Il estime que cette contre-offensive confirme que « ce sont désormais les forces ukrainiennes qui imposent leur tempo », que ce succès « valide les choix européens » et « qu’il nous faut renforcer notre soutien à l’Ukraine » dans la perspective d’une sortie du conflit. Voici sa tribune :

« La contre-offensive des forces ukrainiennes dans la région de Kharkiv n’est pas forcément annonciatrice d’un effondrement militaire imminent de la Russie. Les guerres sont cruelles et les surprises, bonnes ou mauvaises, nombreuses. Pourtant si la prudence s’impose, l’évolution de la situation ne saurait nous laisser indifférent. Elle nous oblige à en prendre la pleine mesure et à en tirer les premières leçons : j’en vois trois.

Si l’Ukraine n’a pas encore gagné la guerre, la Russie est sans doute en train de la perdre

La première est tout d’abord de confirmer la détermination du peuple ukrainien, de son armée et de ses dirigeants à poursuivre le combat pour chasser l’agresseur de son territoire. Les attaques menées avec succès depuis l’été en Crimée et dans le Sud ont clairement démontré qu’après avoir subi, ce sont désormais les forces ukrainiennes qui imposent leur tempo. À l’Est, où l’oblast de Kharkiv est virtuellement libéré, au sud où l’offensive difficile contre Kherson se poursuit inlassablement. La rapidité avec laquelle les forces ukrainiennes ont progressé, la retraite des forces d’occupation abandonnant un imposant matériel, la démoralisation des soldats russes issus de régions périphériques pauvres de la Russie sont autant d’éléments qui montrent que si l’Ukraine n’a pas encore gagné la guerre, la Russie est sans doute en train de la perdre.

Le second enseignement de cette donne est de valider les choix européens faits depuis le 24 février :  ne pas prendre part directement au conflit mais mobiliser des ressources économiques et militaires massives pour permettre aux Ukrainiens de recouvrer leur souveraineté bafouée. Le tout sur la base d’une solidarité européenne très forte. Pour la première fois depuis la création de l’Europe, un fonds intergouvernemental européen a commencé à financer militairement un État en guerre. Ceux qui en France et ailleurs désespéraient de voir un jour naître une Europe capable de parler le langage de la puissance devraient donc s’en réjouir. Nous avons marqué un point. Mais il nous faudra en marquer bien d’autres encore pour que l’Europe reprenne confiance en elle en tant qu’acteur stratégique et que le reste du monde la prenne enfin au sérieux en matière de sécurité et de défense.

Les sanctions ont fondamentalement permis à l’Europe de désincarcérer sa politique russe de sa prison énergétique

Les bons choix de l’Europe n’ont d’ailleurs eu pour symétrique que les erreurs de Poutine qui aura méthodiquement bâti un modèle d’addiction de l’Europe à son énergie abondante et bon marché. C’est pour cela d’ailleurs que lorsque l’on m’interroge sur l’effet des sanctions ma réponse est de dire : elles ont fondamentalement permis à l’Europe de désincarcérer sa politique russe de sa prison énergétique. À y regarder de plus près, on notera peu de précédents historiques ou tout un ensemble régional est parvenu à se libérer aussi vite d’une contrainte économique aussi forte. Notre dépendance vis-à-vis de la Russie menaçait notre indépendance et notre sécurité. Nous sommes en train d’y mettre un terme de façon radicale.

La troisième leçon concerne les perspectives de sortie du conflit. Celui-ci n’est hélas pas terminé. Et rien ne serait plus dangereux que de s’abandonner à un optimisme exagéré succédant à un pessimisme injustifié.

Il nous faut à cette fin renforcer notre soutien à l’Ukraine en répondant à ses besoins militaires et économiques considérables. Car ne nous faisons aucune illusion. Poutine ne cédera pas de bonne grâce. Et la guerre peut durer longtemps. Bien sûr après la guerre viendra la paix. Mais il faut d’abord bien finir la guerre avant de pouvoir faire la paix. C’est aux Ukrainiens et à eux seuls que reviendra le soin de définir les termes futurs de celle-ci. On peut néanmoins imaginer qu’elle impliquera logiquement le retrait du territoire ukrainien, la mise à contribution financière de l’agresseur à la reconstruction d’un pays qu’il a systématiquement cherché à détruire, la reconnaissance morale et pénale par leurs responsables des crimes de guerre dont nous ne connaissons malheureusement pas encore toute l’ampleur. Si la guerre n’est pas finie, l’espoir d’y mettre un terme est peut-être en train de naître sur le terrain militaire. »

Lire la tribune sur le site du JDD.

Europe’s Energy Myopia

OPINION – French President Emmanuel Macron’s opposition to the completion of the Midi-Catalonia pipeline is symptomatic of a broader problem in Europe. Even as they all face spiking energy prices, EU members cannot seem to shake their every-country-for-itself mentality.

MADRID – As summer turns to autumn in Europe, the stakes of the continent’s energy crisis are rising fast, with no end in sight. While the proximate cause of the current price spike is the war in Ukraine, its roots run much deeper. In fact, it was the inevitable result of European inaction and tunnel vision – specifically, its  to build a true energy union and its single-minded focus on implementing the European Green Deal.

Read this article written by Ana Palacio on Project Syndicate.

Briefing by Special Representative of the Secretary-General, Volker Perthes, to the Security Council

Thank you, Madam President,

Members of the Security Council,

Since my last briefing in May, Sudan has seen new political developments but also a continued deterioration of the socio-economic situation. Security incidents affecting civilians have increased across the country. Humanitarian needs are growing exponentially.

The overall situation will continue to worsen unless a political situation is found to restore a credible, fully functioning civilian-led government: A government that can re-establish the authority of the state across the country and create the conditions for a resumption of international cooperation, including debt relief. Such a solution is by no means guaranteed. But there is a chance to reach a political agreement that would inaugurate a new transitional period towards democratic governance.

Excellencies,

Next month, on 25 October, the military coup in Sudan will be one year old. The past ten months have been marked by recurrent protests against the coup. 117 people have been killed, and thousands injured in the context of these protests. At the same time, efforts to realize the goals of the revolution of 2018 have continued, particularly among youth, women, trade unions and professional associations. A recent noteworthy event was the formation of a new, independent journalists’ syndicate whose members not only asserted their right to form an association but also elected their council and president through competitive voting for the first time in 33 years.

At the same time, elements of the former regime which were displaced by the revolution are gradually returning to the political scene, to the administration, and to the public space.

With regard to the political process, some important decisions have been taken by the military, and some promising developments have happened among civilians. On July 4, the President of the Sovereign Council, General Abdelfattah Burhan, announced the military’s intention to withdraw from politics. And while large parts of the public doubted that the military leadership meant what it said, the announcement did generate momentum among civilian forces, and four/five major initiatives aimed at reaching a common “civilian” vision have emerged in response.

Last Saturday, the initiative of the Bar Association presented the outcome of their work on a draft constitutional framework to the Trilateral Mechanism. The draft was explicitly endorsed by the parties behind two other major initiatives, which means that the Bar Association initiative now gathers a broad spectrum of civilian forces around one vision, including the parties of the Forces for Freedom and Change-Central Committee on which the government of former prime minister Hamdok had relied, relevant parties not included in that government like the Democratic Unionist Party, and Juba Peace Agreement signatories still present in today’s Sovereign Council.

The Trilateral Mechanism, consisting of UNITAMS, the African Union and IGAD, has engaged with all initiatives. We have facilitated meaningful participation of women; we have provided constitutional expertise to those who have requested such assistance; and we are currently in the process of comparing the constitutional and political visions that have been issued. Almost all stakeholders, including notably the military, have expressed that they want the Trilateral Mechanism to play a role – either in bringing the different initiatives together, coming up with bridging proposals, or eventually mediating an agreement with the military.

Madam President,

I am actually encouraged by the degree of commonality in the current debate in Sudan. There are important differences, no doubt, about the institutional division of powers, particularly the role of the military. But the gaps have narrowed, and there is wide-ranging consensus now, among other things, on the need for a civilian head of state, an independent prime minister, and a cabinet of experts or technocrats, not party leaders. There is also consensus that the issue of transitional justice needs to be high on the list of priorities.

So there is an opportunity to end the crisis, which military and civilian forces need to grasp. And while any political agreement needs to be Sudanese-owned, the Trilateral Mechanism stands ready to convene the parties around one text so as to bridge remaining differences.

Excellencies,

As the political stalemate continues, the human rights situation has also not improved. Since my last briefing, 20 protesters were killed and at least 1,700 injured. I have more than once deemed it necessary to publicly condemn the excessive use of force by security forces as well as their targeting of health facilities and medical staff.

The political crisis in Khartoum also contributes to instability in the rest of the country. Peace talks between the government and the SPLM/N that were paused in the summer of 2021 have not resumed. Particularly worrisome is the surge of violence in Darfur and the Blue Nile. From May to August, UNITAMS documented 40 incidents of inter-communal violence resulting in the deaths of more than 300 civilians.

National and local authorities including the Commander of the Rapid Support Forces, leaders of the Juba Peace signatories, regional and state governors, Native Administration, and civil society leaders, have all made attempts at brokering reconciliation agreements in Darfur and the Blue Nile, but the sustainability of these agreements remains uncertain in the absence of effective state authority. I urge all communities to refrain from hate speech, which is increasingly fueling communal tensions. And I urge the authorities to urgently address protection gaps. There should be no doubt that the responsibility for the protection of civilians rests on their shoulders.

Madam President,

The lack of implementation of the Juba Peace Agreement continues to contribute to instability. Protocols to address the drivers of the conflict in Darfur, including wealth sharing, justice, land issues, and the return of IDPs, remain unfulfilled. In the absence of a political agreement, it will be difficult to advance these issues.

One positive step, as mentioned by the Permanent Representative of Sudan in the last session, was the graduation on 3 July of the first batch of 2,000 fighters from the Juba Peace Agreement signatories for the Joint Security Keeping Force in Darfur. The UN has contributed to the training of these forces on human rights and international humanitarian law. But this graduation was only a first step. The Force has not actually been fully established with matching numbers of soldiers from the regular forces. And it has yet to be deployed. I urge the authorities to begin with the deployment of these forces, and thereby improve the protection of the population.

Madam President,

Humanitarian needs are now at record levels due to the combination of ongoing political instability, economic crisis, a rise in intercommunal violence, poor harvests, and now floods. 11.7 million people are facing acute hunger and this number is growing. While the UN and partner organizations managed to reach 7.1 million people in need since January, the 2022 Humanitarian Response Plan is only funded at 32 per cent, less than a third.

Members of the Security Council,

In this challenging context, the United Nations has been working with partners to strengthen community stabilization efforts and resilience building. Integrated programmatic approaches supported by the Peacebuilding Fund have been put in place to address risks induced by climate change and food insecurity in Darfur.

UNITAMS and the UN family also continue to offer support to national and state authorities in the implementation of the National Plan for the Protection of Civilians. And UNITAMS continues to advise and train Sudanese Police Forces in community policing, addressing sexual and gender-based violence, and the protection of civilians. Workshops and trainings over the past few months have involved more than 400 police personnel and 1,100 community members, usually in cooperation with the Sudanese police, other UN agencies, civil society, and the respective state prosecutor’s offices.

And the Permanent Ceasefire Committee, chaired by UNITAMS, has continued to engage in order to de-escalate tensions, resolve disputes between signatory parties to the Juba Peace Agreement, and undertake capacity-building activities with local authorities. It has conducted investigations following formal requests from the parties, including after the conflict in Kerenik and El Geneina in April this year.

Excellencies, let me sum up:

Nearly a year after the military takeover of 25 October, Sudan still lacks a fully functional and legitimate government. The decision of the military to withdraw from politics and the recent initiatives by civilian forces offer a window of opportunity for both the military and political forces to reach an agreement on the way forward. Time is of essence however: the longer political paralysis exists, the more difficult it will become to return to the “transition” which UNITAMS is mandated to assist. I urge all actors to seize the opportunity and reach an agreement on a solution that enjoys legitimacy in the eyes of Sudanese women and men.

We, the United Nations and our partners in the Trilateral Mechanism, remain steadfast in our efforts in that direction. I count on this Council and the broader international community to back our efforts and to offer coordinated support to Sudan at this critical time.

Thank you, Madam President.

Read the original speech on the website of Reliefweb.

The Dangerous Decade

A Foreign Policy for a World in Crisis

“There are decades where nothing happens, and there are weeks where decades happen.” Those words are apocryphally attributed to the Bolshevik revolutionary (and Foreign Affairsreader) Vladimir Lenin, referring to the rapid collapse of tsarist Russia just over 100 years ago. If he had actually said those words, Lenin might have added that there are also decades when centuries happen.

The world is in the midst of one such decade. As with other historical hinges, the danger today stems from a sharp decline in world order. But more than at any other recent moment, that decline threatens to become especially steep, owing to a confluence of old and new threats that have begun to intersect at a moment the United States is ill positioned to contend with them.

On the one hand, the world is witnessing the revival of some of the worst aspects of traditional geopolitics: great-power competition, imperial ambitions, fights over resources. Today, Russia is headed by a tyrant, President Vladimir Putin, who longs to re-create a Russian sphere of influence and perhaps even a Russian empire. Putin is willing to do almost anything to achieve that goal, and he is able to act as he pleases because internal constraints on his regime have mostly disappeared. Meanwhile, under President Xi Jinping, China has embarked on a quest for regional and potentially global primacy, putting itself on a trajectory that will lead to increased competition or even confrontation with the United States.

Read the entire article on the website of Foreign Affairs.

Era of ‘cold peace’ dawns on Japan-China relations

Two nations face challenge of uneasy coexistence amid rising tensions

Japanese Prime Minister Fumio Kishida, left, and Chinese President Xi Jinping. The era of “cold peace” dawns upon the two nations as they try to maintain good relations. (Source photos by AP)

TOKYO — Japan and China will mark the 50th anniversary since the normalization of diplomatic ties on Sept. 29. The five decades in between have seen a dynamic relationship that has been guided by their changing and often divergent world views and strategies.

The two are now entering an era of “cold peace.” It will not be the chilly confrontation similar to that of the U.S. and former Soviet Union during the Cold War. And of course, it will not be a period of armed conflict like the years from the late 1930s until 1945. It will instead be a time when Japan and China try to coexist peacefully as they deal with simmering tensions and potential confrontation.

Read the original article on the Nikkei website.

« Le cartel émergent des sanctionnés »

Publié 

Renaud Girard. Jean-Christophe MARMARA/Le Figaro

CHRONIQUE – La géopolitique de demain sera celle de l’affrontement entre le bloc occidental et le cartel des sanctionnés.

Au cours des trois dernières décennies, les États-Unis d’Amérique ont eu de plus en plus recours, dans leur politique étrangère, aux sanctions économiques. S’appuyant sur l’hégémonie financière du dollar, elles sont même devenues leur arme majeure, depuis que les stratèges américains ont, après les échecs afghan, irakien et libyen, renoncé aux expéditions militaires de changement de régime.

Aujourd’hui, cette politique de sanctions s’applique principalement à quatre pays autoritaires, tous dotés (ou en passe de l’être) de l’arme nucléaire: la Russie, la Chine, la Corée du Nord, l’Iran. Ayant surestimé ses forces et échoué dans son «opération militaire spéciale» en Ukraine, Vladimir Poutine essaie de se refaire une santé géopolitique en suscitant un cartel des sanctionnés. C’était tout le sens de son Forum économique de l’Est (FEE), organisé à Vladivostok, que le président russe est allé ouvrir le 7 septembre 2022.

Lire l’article en entier sur le site du Figaro.

Ukraine’s Sudden Success Could Bolster Europe’s Support — and Morale

“It’s not for nothing.” Ukraine’s backers say that an offensive over the weekend shows Western military aid is helping, and that it’s time to supply more sophisticated weaponry.

BRUSSELS — A sudden Ukrainian success on the battlefield provided a boost not only to Ukrainians but to their supporters in Europe, who face a difficult winter of soaring energy prices and inflation.

The ability of the Ukrainian military to use its Western-supplied arms to great advantage against Russia will likely increase the pressure on countries like Germany to supply more sophisticated, heavier weapons like tanks, analysts say.

“The Ukrainian counterattack demonstrates to people that it helps, what we are doing — the money and the arms supplies — that it’s not for nothing,” said Sven Biscop, director for Europe of the Egmont Institute, a Brussels research group.

Read the article on The New York Times.

Michel Foucher: «Les Russes veulent consolider leurs gains sur le plan juridique, avant de les perdre»

ENTRETIEN – Alors que l’armée ukrainienne a entamé une contre-offensive, le parti Russie Unie de Vladimir Poutine a proposé un vote sur le rattachement à la Russie des territoires ukrainiens occupés. Le géographe voit dans ce référendum un habillage que personne ne reconnaîtra.

FIGAROVOX. – En pleine contre-offensive militaire ukrainienne, le parti de Vladimir Poutine, Russie Unie, a proposé ce mercredi d’organiser le 4 novembre des référendums dans les territoires ukrainiens occupés par les forces russes pour les rattacher à la Russie. Comment lire cette proposition?

MICHEL FOUCHER. – J’y vois une certaine confusion parce que ce sont des propositions que l’on a reportées, et d’autre part, cela paraît relever d’initiatives locales. Dans la région de Kherson, le responsable adjoint du gouvernement d’occupation avait proposé cela avant de demander une pause. À ces initiatives s’ajoutent celles de Moscou, preuve que l’entreprise de Poutine est de rassembler le monde russe dont fait partie la petite Russie. Cela signifie l’Ukraine, ce qui confirme l’objectif central du Kremlin dans cette offensive, donc rassembler le monde russe de gré ou de force.

Lire l’entretien sur le site du Figaro.

Thierry de Montbrial : « Les États-Unis ont repris en main la destinée de l’Europe »

La guerre menée par la Russie en Ukraine a permis aux États-Unis de se poser en protecteurs du continent mais aussi de renforcer leur influence au détriment de la volonté d’autonomie stratégique des Européens. À l’occasion de la publication du Ramses, ouvrage prospectif de l’Institut français des relations internationales, son président, Thierry de Montbrial, fait part de ses inquiétudes.

Recueilli par Jean-Christophe Ploquin

La Croix : La guerre d’Ukraine reste contenue dans l’est et le sud de ce pays depuis plusieurs mois. Existe-t-il toutefois un risque d’extension du conflit ?

Thierry de Montbrial : Tout d’abord, cette guerre montre que la formule de Clausewitz, «La guerre n’est que la continuation de la politique par d’autres moyens », reste universelle. Le droit international est une digue qui n’arrête pas ceux qui croient pouvoir payer le prix du sang pour ce qu’ils croient être leurs intérêts vitaux. Une extension territoriale de la guerre d’Ukraine paraît peu vraisemblable à court terme, en raison d’un rapport de force insuffisamment favorable aux Russes.

Lire l’entretien complet sur le site de La Croix.

Climate and development go hand in hand for Egypt, minister says before Cop27 talks

Egypt is convening a gathering of African ministers of finance, economy and environment in Cairo today, 60 days before the UN Cop27 climate summit.

The meeting is part of the country’s push to frame Cop27 as an “African Cop”, which seeks to address the needs and aspirations of African countries, in addition to ensuring a global move “from pledges to implementation”.

Speaking to The National on the eve of the International Co-operation Forum, which Egypt is also hosting this week, Egypt’s Minister of International Co-operation Rania Al Mashat said “climate action has to be nationally motivated”, and for Egypt, “climate and development come hand in hand”.

“Development projects in Egypt have had climate action at their heart since 2014,” she said.

One example of this is the recently launched programme “NWFE”, a subset of Egypt’s 2050 climate strategy that was announced last July.

Read the entire article on the site of the National.

Deciphering the West’s strategic goals in Ukraine war

The Israeli occupation must not be forgotten

The Jerusalem municipal planning and building committee this week approved the construction of new homes for Jewish settlers in the Givat HaShaked neighborhood, which will straddle the Green Line. The development will be built next to the Palestinian quarter of Beit Safafa. When I called my Palestinian friend Hani to inquire about the issue and how to stop it, he told me he was rushing to meet the lawyer who is “the man” to handle such delicate missions.

Hani started talking about his friend Daniel Seidemann, an American Israeli in Jerusalem. Hani explained that Seidemann, the son of a young Jew who lived in Nazi Germany and fled to the US as the Second World War broke out, truly understands the concept of displacement, so he really understands what Palestinians are going through.

The turning point in his life came in 1991, when the government of Israel approved a settlement in the neighborhood of Silwan, to the south of the Old City of Jerusalem, in the shadow of Al-Aqsa. He was asked by a member of the Knesset to challenge the decision in the Supreme Court. He then discovered that there was a covert illegal campaign to take properties from their lawful owners and give them to settlers. This is when Seidemann started his war against injustice — an injustice inflicted by his own people on the Palestinians.

Hani said: “Whenever he looks out of his window, he says ‘40 percent of the people I see are occupied by me, by my people, and have no political rights, while I do’.”

Every time a new settlement is built, it makes any political settlement more elusive. Seidemann thinks the occupation is as harmful to Israel as it is to Palestine. Either Israel ends the occupation, or the occupation will end Israel. He is not only working for the Palestinians, but also for his own people and his own family. He wants his children to live in a decent society. The only way to have a reconciliation between the two peoples is for borders to be drawn and for Israel to no longer rule over Palestinian lives.

However, Hani laments that many people in Israel do not even think there is an occupation — the concept is slipping out of the public discourse, which is really dangerous. He also explains that, while the current government of Prime Minister Yair Lapid is less malicious than those headed by Benjamin Netanyahu, it has less cohesion. Therefore, many things can happen, even if not approved by Lapid. Hani explained that, despite all Netanyahu’s faults, he had everything under his control. This is not the case with the current government, which is more of a loose association of ministers, some of which are very pro-settlements, such as Ze’ev Elkin, the minister of housing and construction.

Talking with admiration about his dear friend, Hani told me about Seidemann’s struggle to prevent a family in Silwan from being evicted from their home. He fought for 19 years but ultimately the family was evicted. He also fought to have schools built for Palestinians in East Jerusalem. This is a fight Seidemann has been involved in for 10 years and he has partially succeeded.

Hani told me that Seidemann, a secular Jew, is working against the weaponization of religion. He also understands the significance of Al-Aqsa for Muslims around the world and he understands how the erosion of the status quo by Jewish extremists and Israeli nationalists, as well as the shows of Jewish triumphalism, nurture a feeling of violation among Palestinians and Muslims.

He added that Seidemann was now preparing for his biggest battle, which is to prevent the construction of the E-1 settlement. Every single American president and European leader has been against this settlement since it was first proposed in the early 1990s. If it is approved, then the two-state solution is finished, as this settlement will be deep in East Jerusalem and will fracture the West Bank in a way that means creating a Palestinian state will be impossible. However, now that the world is preoccupied with so many disasters, occupation is no longer a priority or even a subject of discussion. The extremists in Israel might take this opportunity to get the settlement approved.

After he finished speaking about Seidemann, I asked my friend: “And we Arabs, what are we doing to help Daniel and his ilk?” Hani answered while sounding disappointed: “Nothing.” But why nothing? Don’t we have countries that have diplomatic relations with Israel? Weren’t the Abraham Accords marketed as a step toward peace? Why don’t we promote people such as Seidemann, and encourage and support him? Why don’t we inject an end to the occupation in the process of normalization?

Arabs should not forget to stress the end of the occupation because, if we forget about this issue, it will come back and haunt us. Promoting people such as Seidemann inside Israel would be the best way to prevent that. Now, with normalization, Arabs are on the Israeli chessboard, and this is their chance to make the right move. To do that, they need to engage with people such as Seidemann.

Read the article on the website of Arab News.